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Faits Divers

Irak: 30 morts et 50 blessés dans l'attentat à la bombe la nuit de l’Aïd à Bagdad

Irak: 30 morts et 50 blessés dans l'attentat à la bombe la nuit de l’Aïd à Bagdad Agence Anadolu - Les autorités irakiennes ont annoncé le bilan de 30 morts et 50 blessés, à la suite d'un attentat-suicide qui avait visé un marché populaire dans l'est de la capitale, Bagdad, dans la nuit de l'Aïd al-Adha.

Une source médicale gouvernementale a déclaré, lundi soir, à l'Agence Anadolu (AA) que l'explosion avait fait 30 morts et 50 blessés à Sadr City, à l'est de la capitale, Bagdad.

La cellule des médias de sécurité (affiliée au ministère de la Défense) a déclaré mardi dans un communiqué : "Après avoir finalisé les rapports techniques des légistes et experts en explosifs, et mené des examens techniques sur la scène du crime, il a été constaté que l'explosion avait été causée par un terroriste kamikaze portant une ceinture explosive".

"L’attentat a fait 30 morts et plus de 50 blessés", a-t-elle ajouté.

Et de poursuivre : "Les services de renseignement ont commencé à collecter des informations précises pour traquer les éléments terroristes criminels qui ont commis cet acte terroriste afin de les traduire en justice et qu'ils puissent être punis".

La cellule de sécurité avait précédemment signalé, lundi soir, qu'il y avait eu des victimes, mais sans fournir un bilan de l'attentat à la bombe, revendiqué par l'organisation terroriste Daech.

Le Premier ministre, Mustafa Al-Kazemi, avait ordonné lundi, selon un communiqué, d’arrêter le commandant des forces de l’ordre (sans le nommer) chargé de sécuriser le marché "Al-Waheilat", et une enquête a été ouverte sur les circonstances de l’attentat.

À la fin de l’année 2017, Bagdad a annoncé sa victoire sur Daech, en restaurant sa souveraineté sur les territoires que l’organisation terroriste contrôlait depuis l'été 2015, dont la superficie égalait environ les tiers de l'Irak.

Cependant, l'organisation maintient toujours des cellules dormantes dans de nombreuses régions du pays, et lance sporadiquement des attaques sanglantes.

* Traduit de l’arabe par Mounir Bennour

Mali : des hommes armés non identifiés enlèvent deux mauritaniens et trois chinois

Mali : des hommes armés non identifiés enlèvent deux mauritaniens et trois chinoisAMI - L’attaque armée contre un chantier au Mali a conduit à l'enlèvement de cinq personnes.


L'attaque armée contre le chantier de travaux publics menée aujourd'hui entre les villes de Kala et de Nara en territoire malien, par des hommes armés non identifiés, a abouti à l'enlèvement de deux Mauritaniens et de trois Chinois. Les hautes autorités mauritaniennes qui prennent l’affaire très au sérieux la suivent de très près.

Pour rappel, un chantier de travaux publics entre la ville de Kala et celle de Nara en territoire malien a été attaqué aujourd'hui samedi par des hommes armés non identifiés. Ce chantier est co-encadré par ATTM et une société chinoise.

Source : AMI

Le Calame - L'insécurité aux confins de la ville

Faits divers... Faits divers... Faits divers... Faits divers...Au cours des deux semaines passées, Nouakchott a connu une période de calme relatif. La nouvelle stratégie sécuritaire adoptée par les autorités paraissait positive, les malfaiteurs en liberté apparemment contraints à se terrer, aucune plainte ni déclaration déposées à la police.

Mais voici que s’élèvent, ces jours derniers, les voix d’habitants de certains quartiers périphériques demandant aux autorités d’examiner leur situation. On entend ainsi dire, à « Gazret Chebab », fameux quartier strié de ruelles étroites où la police craint de s’aventurer, que la plupart des récidivistes de la ville s’y seraient repliés, y faisant jour et nuit la loi.

Et de braquer et délester tout passant du contenu de ses poches, parfois même ses habits ; et de cambrioler les commerces et habitations sans crainte... Postées aux grands carrefours de la zone, les patrouilles de gendarmerie laissent les rues intérieures à la merci des malfaiteurs.

« Nous avons informé des gendarmes », affirment plusieurs femmes, « qu'une bande était en train de braquer les passants et mais ils n'ont pas accepté d'intervenir ! »Même topo en certains coins de Tarhil. Au quartier secteur 6 de Mellah, des chefs de famille se sont rassemblés pour déclarer que des voyous occupent certaines rues dès19h pour braquer et agresser tout passant.

Le voleur de Timbedra

Timbedra, une ville du Hodh ech-Charghi est connue pour son originalité et sa valeur culturelle. C'était la capitale de l'émirat du Hodh fondé par le prince Ely ould Mohamed Mahmoud ould M'haimid à la fin de la grande épopée « Oulad M'barek ».

Une paisible ville qui vivait, jusqu'à une période récente, le plus naturellement possible, malgré le passage de l'axe bitumé, classique facteur de changement de mœurs et d'aliénation... On y croise parfois des émigrés maliens en route pour Nouakchott et, parfois, l'Eldorado européen… Des vols et cambriolages y sont commis de loin en loin…

Mais voici qu’une série de cambriolages vient d’y être enregistrée tout au long du mois dernier : un commerce dévalisé quasiment chaque quarante-huit heures, trois magasins du marché central mis à sac au cours d’une seule nuit ! Les premières enquêtes du commissariat n'ont pas porté fruit.

Le wali du Hodh Ech-Charghi forme alors une commission présidée par le commissaire qui n'était pas sur place lors de la première enquête. Les investigations conduisent à un suspect :un mécanicien malien établi dans la ville depuis quelques mois et qui semblait sans problèmes.

Son audition permet d’établir son implication dans tous ces cambriolages commis sans laisser de traces. L’homme est un repris de justice malien condamné à de lourdes peines dans son pays. Évadé de prison, il a fui vers notre pays… sans parvenir à s’y assagir, malheureusement pour lui.

Opération « coup de poing »

Suite aux séries de crimes perpétrés tout dernièrement, les autorités ont décidé d'assainir la ville. Beaucoup de réseaux et filières de drogue, soum-soum et autres stupéfiants, ont été démantelés.

Ces jours-ci, c'est au tour des réseaux pervers ! La plupart des maisons closes d'El Mina, Sebkha, Capitale et Ksar ont été investies et fermées ; des dizaines de personnes arrêtées dont plusieurs étrangers ; un réseau de mauritaniennes prostituant des mineures mis hors d’état de nuire ; les fameux appartements L’oréal et autres investis à Dar Naïm, Arafat et Toujounine ; les tristement célèbres de Tevragh Zeïna pas plus épargnés par la police… Et l’on se prend à espérer continuité dans l’action.

Mosy

Kobeni : 41 personnes arrêtées après les manifestations de vendredi

Kobeni : 41 personnes arrêtées après les manifestations de vendrediSahara Médias - Les autorités mauritaniennes de la ville de Kobeni ont arrêté tôt ce samedi 41 personnes soupçonnées d’être impliquées dans les violences intervenues lors des manifestations vendredi dans cette ville de l’est mauritanien, pour protester contre la pénurie d’eau et les délestages.

Selon le correspondant de Sahara Medias au Hodh El Gharbi quatre filles figurent parmi les personnes arrêtées aux côtés de 37 jeunes. Ces arrestations sont intervenues après l’arrivée dans la ville du wali du Hodh El Gharbi Mohamed El Moctar O. Abdi et les responsables des forces militaires et sécuritaires vendredi soir.

Une autre unité mobile de la garde nationale, relevant du groupement pour le maintien de l’ordre et la sécurité est également arrivée dans cette localité frontalière avec le Mali.

Dès son arrivée à Kobeni, le wali a tenu une réunion avec les autorités sécuritaires et civiles de la ville qui s’est prolongée jusqu’à tard dans la nuit.

Selon les sources de Sahara Medias, il a été décidé, au cours de cette réunion qui s’est achevée à 1H du matin, toute la fermeté avec tout mouvement qui menacerait la sécurité et la quiétude des populations et d’ouvrir une enquête à propos des actions subversives de vendredi.

Il a été décidé d’arrêter toutes les personnes suspectées d’avoir pris part aux actions subversives.

Dans une déclaration faite à l’AMI, le wali du Hodh El Gharbi a dit que «la situation sécuritaire est sous contrôle, que le gouvernement mauritanien place la sécurité et la quiétude du citoyen au premier rang de ses priorités et que toutes les libertés publiques sont garanties tant qu’elles sont dans le cadre légal en vigueur».

Le wali a enfin exhorté les habitants de Kobeni à faire preuve de responsabilité et à éviter tout ce qui est de nature à porter atteinte aux services de l’Etat et à ses institutions qui sont, en fait, un patrimoine pour tous les mauritaniens dont la raison d’être est le progrès et la stabilité de la nation.

Ould Abdi a rencontré les Imams, les notables et les dirigeants d’opinion de la ville et les a informé que l’état garantissait à tous la liberté d’expression mais qu’il demeure intransigeant face à tout comportement qui menace la sécurité et la quiétude.

Source : Sahara Médias

 

Algérie: sous le sable, les déchets nucléaires français

Début de la piste Tanezrouft au sud de Reggane en Algérie. (Image d'illustration)C’est un des enjeux majeurs de la réconciliation des mémoires entre la France et l’Algérie. Un sujet resté longtemps enterré dans les sables du Sahara : la pollution du Sud algérien par les essais nucléaires français. Plus de cinquante ans après le dernier essai en 1966, Alger vient de créer une agence pour la réhabilitation des sites des anciens essais nucléaire

De 1960 à 1966, l'armée française a procédé à 17 essais nucléaires dans le Sud algérien, sur les sites de Reggane et In Ekker. À l'époque, Albdekrim Touhami, natif de Tamanrasset, était adolescent. In Ekker est à 150 kilomètres au Nord. Il se souvient de l'installation de la base militaire française, perçue alors comme une source bienvenue d'emplois.

« Pour nous, c’était une aubaine. Tout le monde accourait pour avoir un poste de manœuvre ou de travailleur simple sur le chantier. Loin de nous l’idée que cette bombe allait être une catastrophe pour la région. On nous a dit : "Voilà, la bombe va éclater de telle heure à telle heure. Vous allez peut-être sentir des secousses comme une sorte de séisme. Mais n’ayez crainte, il n’y aura pas de problème." »

Quinze ans après Hiroshima et Nagasaki, la dangerosité de l’arme nucléaire est connue. Le Sud algérien est choisi pour mener ces essais, car la zone est considérée comme assez désertique comparée aux Alpes du Sud ou à la Corse, tout en étant proche de la métropole française. La France veut démontrer rapidement sa capacité à utiliser la bombe dans un contexte de guerre froide et de course à la dissuasion nucléaire.

« La France voulait rattraper les autres puissances nucléaires qu’étaient les États-Unis, la Russie et le Royaume-Uni, pour rester dans ce qu’on appelait à l’époque "la cour de grands". Ce qui explique en partie que ce qui était prioritaire, c’était le résultat, pas la préoccupation liée à l’impact environnemental ou aux dégâts collatéraux pour les populations. La priorité c’était de faire péter la bombe », rappelle Patrice Bouveret, co-fondateur de l’Observatoire de l’armement, un centre d’expertise indépendant.

Une zone très polluée

En 1962, l'Algérie devient indépendante. Les essais continuent. Une majorité, onze, a été réalisée entre 1962 et 1966 et donc avec l’accord des nouvelles autorités algériennes. Systématiquement, les déchets engendrés par ces essais sont enterrés, explique Jean-Marie Collin porte-parole de Ican-France (Campagne Internationale pour l'Abolition des Armes Nucléaires) qui a publié une étude avec Patrice Bouveret, « Sous le sable, la radioactivité ! ».

« Très clairement, la France a une volonté d’enfouissement, souligne Jean-Marie Collin. Elle considère le désert comme un océan, un océan de sable, et elle enterre tout ce qui est susceptible d’être contaminé. L’indépendance algérienne et le fait que la France ait quitté l’Algérie dans des conditions un peu compliquées, cela n’a pas joué en faveur d’une dépollution. Bien au contraire, on a laissé encore plus de déchets. »

Des déchets qui vont du simple tournevis au char exposé pour tester la résistance de l'équipement militaire à la bombe atomique. Autre pollution liée aux essais nucléaires, celle, accidentelle, lors de l'essai souterrain Berryl en 1962.

« Si on faisait des essais, c’est parce qu’on ne maîtrisait pas totalement cette technologie nucléaire et donc il y a eu des accidents qui ont fait dégager de la lave radioactive, poursuit le porte-parole d'Ican-France. L’essai concerné, c’était en 62. Nous, on y était en 2007. Les scientifiques ont mesuré la radioactivité qui était extrêmement forte et ils nous disaient : "Il ne faut pas rester plus de vingt minutes sur place, si on ne veut pas absorber de la radioactivité dangereuse pour l’organisme". »

Une seule victime indemnisée

Des roches contaminées restées à l'air libre, dans des zones de passage. Du sable contaminé disséminé par les vents au-delà des frontières algériennes, au Niger voisin notamment. Depuis une quinzaine d'années, dans le secteur de Tamanrasset et avec très peu de moyens, Abdelkrim Touhami et son association Taourirt tente de dresser un bilan sanitaire.

« Nous avons appris que beaucoup de gens sont décédés de morts suspectes, confie-t-il. Les gens s’éteignaient peu à peu. Des bébés naissaient avec des malformations. Des cancers se sont déclarés au travers de cette catastrophe. »

À ce jour, aucun recensement officiel des personnes exposées, qu’elles soient françaises ou algériennes. Une seule victime algérienne a été indemnisée dans le cadre de la loi Morin (2010). Le décret du 31 mai créant en Algérie une agence de réhabilitation des sites des essais est une étape importante pour Jean-Marie Collin d'Ican-France

« Jusqu’à présent, explique-t-il, l’État algérien créait une certaine zone de surveillance sur ces sites, mais il n’y avait jamais eu d’action pour protéger ces zones afin d’éviter tout accès véritablement. Ce décret engage la possibilité que des organisations internationales comme des États puissent venir aider à la réhabilitation de ces sites d’essais nucléaires. Ce que l’on a dans le même temps, ce sont des discussions entre la France et l’Algérie, révélées officiellement en avril, alors qu’officiellement jusque-là, ces discussions n’existaient pas officiellement. »

Ces discussions se sont déroulées dans le cadre du groupe de travail franco-algérien sur les essais nucléaires, créé en 2008 sous la présidence de Nicolas Sarkozy. Cet enjeu de la réhabilitation a aussi été inscrit dans le rapport de Benjamin Stora sur la réconciliation des mémoires entre la France et l’Algérie. Alger doit ratifier avant mi-octobre le Tian, le Traité pour l’interdiction des armes nucléaires, dont la France n’est pas signataire.

Les partisans de la réhabilitation des anciens sites des essais nucléaires souhaitent l’envoi d'une mission conjointe franco-algérienne pour cartographier les sites pollués pour les circonscrire, pour à terme les traiter afin que les habitants ne soient plus exposés à la radioactivité.

Source : RFI

Déferrement de cinq personnes en prison, dont un ex député, à la suite d’un tir de balle à Nouakchott

Déferrement de cinq personnes en prison, dont un ex député, à la suite d’un tir de balle à NouakchottEssirage - Le tribunal relevant de Nouakchott Sud a déféré le mercredi 23 juin courant, cinq personnes dont un ancien parlementaire mauritanien, tous accusés de diverses charges, en prison, ont révélé des sources généralement bien informées.

Les prévenus ont été placés en détention dans l’attente d’une enquête les visant dont l’usage et la vente sans permis d'armes.

L’affaire remonte à l’incident survenu à Nouakchott, à la suite de la balle tirée selon les sources précitées, par un député répondant au nom de Moustapha sur un homme dit Ahmed Baba.

Un tir qui s’est soldé par une blessure grave ayant conduit à l’admission d’Ahmed Baba en salle de réanimation où il a commencé à se remettre lentement.

Six personnes ont été interpellées dans le cadre de l’instruction, en plus de la personne blessée.

Cinq d’entre elles ont été déférées en prison alors que deux autres dont l’hospitalisé ont été mis sous contrôle judiciaire.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

 

Les États-Unis commémorent les 100 ans du massacre de Tulsa dans l’Oklahoma

Dans le quartier Greenwood de Tulsa le 28 mai 2021 avant la commémoration du 100e anniversaire du massacre.Considéré comme l’un des pires massacres d’Afro-Américains par des émeutiers blancs, le massacre de Tulsa de 1921, véritable déchaînement de violence meurtrière aurait coûté la vie à entre 100 et 300 personnes. Ce mardi 1er juin, le président américain Joe Biden doit se rendre à Tulsa alors que les Afro-Américains non armés blessés ou tués par des policiers continuent de faire les gros titres aux États-Unis.

Selon le rapport daté de 2001 de la Commission d'Oklahoma sur les émeutes raciales de Tulsa, entre 100 et 300 personnes seraient mortes, parmi lesquels de nombreuses femmes et de nombreux enfants. Un chiffre revu à la hausse en 2001, alors qu’en 1921 les autorités parlaient de seulement 45 morts. Le massacre de Tulsa entre le 31 mai et le 1er juin 1921 reste considéré comme l’un des pires à l’encontre de la communauté afro-américaine.

Cent ans plus tard, trois survivants du massacre sont encore en vie. Ils réclament justice. Violet Fletcher, 107 ans, a témoigné devant le Congrès, il y a une dizaine de jours. Elle avait sept ans à l’époque du massacre de Tulsa rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Elle se souvient du déchainement de violence qui a pendant longtemps été ignoré aux États-Unis. Un siècle plus tard, Violet réclame des réparations : « Je suis ici pour réclamer la justice et je demande à mon pays de reconnaitre ce qui s’est passé à Tulsa en 1921. Je n’oublierai jamais la violence de cette foule blanche quand on a quitté ma maison. Je vois toujours ces hommes noirs se faire tirer dessus, ces corps noirs alignés dans la rue, je sens toujours l’odeur de la fumée et vois toujours le feu, je vois toujours les commerces noirs brûler, j’entends les cris. Je revis ce massacre chaque jour. »

Pas de compensations pour les survivants ou leurs descendants

En plus des victimes dont on ne connaîtra jamais le chiffre exact, car de nombreux corps ont été jetés dans la rivière, brûlés ou enterrés dans des fosses anonymes, le quartier de Greenwood, surnommé le Black Wall Street en raison de sa prospérité florissante, fut en grande partie détruit. Plus de 1 200 bâtiments selon certains chiffres. 6 000 personnes furent par la suite arrêtées et des milliers d’autres se retrouvèrent sans abris.

Cent ans après, des organisations, à l’image de Human Rights Watch, réclament toujours des réparations que ce soit de la ville de Tulsa ou de l’État de l’Oklahoma. Les autorités municipales se sont focalisées sur la construction d’un centre historique, le Greenwood Rising, qui a coûté plus de 30 millions de dollars.

Cet argent aurait pu être dépensé autrement, estime Human Rights Watch. Violet Fletcher, les deux autres survivants ainsi que les descendants des victimes du massacre n’ont jamais touché un sou. Ils dénoncent l’exploitation de leur terrible histoire par la municipalité. En 2021, la question des inégalités raciales reste toujours d’actualité aux États-Unis. Et les plaies n'ont t

Source : RFI

Le « fou » du marché est un dealer

Le « fou » du marché est un dealerL'Authentique - « Cheikh le fou » !... Toutes les femmes étalagistes du marché central de Nouakchott, le connaissent, les commerçants aussi. Connu particulièrement dans les allées du grand marché de Nouakchott, Cheikh le fou est ce jeune homme continuellement habillé en loques, qui reniflait à merci une bouteille de diluant qu’il tenait à son nez et qui apostrophait les usagers du marché central pour quémander des pièces de monnaie.

Celui-là que tout le monde prenait pour un fou, un détraqué mental, n’est autre qu’un dealer. Mardi dernier, il a été arrêté, en flagrant délit de vente de drogue. Accusé par un de ses jeunes clients que la Police avait interpellé quelques jours auparavant, Cheikh avait été suivi pendant toute la journée par des Policiers de Arafat.

C’est dans un coin de rue, alors qu’il venait juste de livrer de « la marchandise » à un de ses clients, qu’il a été arrêté. Dans les poches de ses habits, la Police retrouva 10 cornets de drogue et un montant de 50 000 MRO.

Conduit au commissariat, Cheikh a d’abord essayé de conduire ses hôtes en barque en « refaisant le fou », mais très vite, sous la menace de brimades policières, il revint à la raison. A la surprise générale, il s’exprimait comme tout le monde, reconnaissant les faits portés contre lui.

Devant le Juge qui devrait l’entendre dans le courant de la présente semaine, Cheikh pourrait être amené à dénoncer ses clients, aussi bien ceux qui l’approvisionnaient que ceux qui se procuraient auprès de lui la drogue.

AB

Nouakchott, la ville de tous les dangers

Nouakchott, la ville de tous les dangersLe Calame - Jusqu'à la décennie 80-90, notre capitale comptait parmi les villes les plus paisibles et sûres du Monde. On pouvait sortir faire une ballade ou un tour à n'importe quelle heure de la nuit sans risque. La plupart des commerces restaient ouverts. On pouvait laisser des biens dans la rue sans que de personne ne mette la main dessus.

Ce n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui. Le crime et la délinquance ont atteint des sommets. Les autorités font pourtant de leur mieux pour y mettre terme ou du moins les diminuer. Malgré toutes les mesures sécuritaires prises en ce sens, la dernière fête d'El Fitr fut chaude et mouvementée.

Des dizaines de personnes braquées, agressées et délestées de ce qu'elles détenaient dans la majeure partie des quartiers de la ville, les jours passés ; plusieurs viols ; personnes poignardées et blessées, parfois gravement, voitures volées…

À Dar El Barka, c’est un jeune épicier seul au petit matin de la fête qui reçoit une visite indésirable. Trois voyous, visage masqué et machette au poing, le blessent grièvement et emportent sept cent mille MRO.

À Teyaret, Abdallahi marche dans une rue très tôt la nuit quand un type l'interpelle et lui met une machette à la gorge. « Suis-moi sans hésiter, sinon, couic ! » Et de passer son doigt au cou pour le lui signifier, avant de l'emmener dans une ruelle sombre où trois autres bandits les attendaient.

Et voilà Abdallahi délesté de son argent et ses téléphones ! Ils s'emparent aussi de ses habits et chaussures, le laissant en simple caleçon. L'un d'eux propose de le tuer et de le jeter dans un tas d'ordures proche. Heureusement, celui qui semble être le chef refuse l’invite qui a terriblement effrayé le pauvre homme...

À Arafat, l'hôpital de l'Amitié a reçu la veille de la fête plusieurs blessés à l’arme blanche, certains en état critique. Ils disent tous avoir été attaqués par des motards qui frôlent les gens pour les poignarder sans s'arrêter ni rien leur prendre.

Un seul but, semble-t-il : terroriser. La police enquête... À El Mina et Sebkha, le reste de la bande des soixante a repris ses activités les jours précédant la fête. Plusieurs commerçants des divers marchés braqués et parfois agressés.

Les bandits ont subtilisé un million des poches d'un boutiquer qui a eu cette malchance de garer son véhicule à côté d’eux, dans une ruelle loin du marché pour éviter l'encombrement de la circulation. Les auteurs de ce braquage ont fini par être retrouvés mais pas l'argent.

À Tin Soueïlim, de jeunes voyous sèment la terreur dans les quartiers Zaatar et Dispensaire. Ils ont failli tuer le jeune Brahim qui passait la veille de la fête dans une ruelle jouxtant l'enceinte de l'ancienne poste.

Un gosse l'interpelle. « Hé, les jeunes te disent de les attendre ! » Brahim continue son chemin sans répondre. Le gosse le frappe au dos. Il réagit en le giflant violemment. Sept djenks surgissent alors et commencent à le tabasser.

Il résiste vaillamment et distribue généreusement ses coups. Mais le voilà pris au cou par derrière ! On lui met à la gorge un long poignard qui le blesse légèrement, puis on lui vide les poches qui contenaient deux mille MRO et son téléphone. « File sans se retourner ! » Cette bande continue à sévir dans le coin malgré l’accumulation des plaintes à la police.

Mosy