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Faits Divers

États-Unis: Bill et Melinda Gates continuent à gérer leur fondation, malgré leur divorce

Bill Gates, the Microsoft founder-turned philanthropist (pictured February 2018), and his wife Melinda are divorcing after a 27-year-marriageAprès 27 ans de mariage, le milliardaire et cofondateur de Microsoft Bill Gates et son épouse Melinda Gates annoncent leur séparation. Dans un communiqué commun, le couple déclare qu'ils vont divorcer sur Twitter. Ils restent toutefois aux manettes de leur fondation philanthropique.

« Après mûre réflexion beaucoup de travail sur notre relation, nous avons pris la décision de mettre fin à notre mariage ». C’est avec ce communiqué posté sur twitter que Bill Gates annonce sa séparation d’avec sa femme Melinda : la fin d’un mariage de 27 ans après s’être rencontrés à Microsoft et avoir élevé 3 enfants et lancé leur fondation.

Cette fondation est d'ailleurs la plus emblématique et la plus importante de la philanthropie privée mondiale. Elle a dépensé quelque 53 milliards de dollars en 20 ans et emploie près de 1 600 personnes, selon son site officiel.

Mais s’ils ne peuvent plus vivre ensemble Bill et Melinda vont continuer de travailler ensemble la fondation Bill et Melinda Gates va en effet demeurer et continuer sa mission précise le communiqué. Avec ses 50 milliards de fonds, cette fondation va donc poursuivre son travail sur la santé, l’éducation et surtout le changement climatique.

Pour le reste Melinda et Bill demandent que leur espace d’intimité soit respecté. Mais comme après le divorce de Jeff Bezos, PDG d’Amazon, en 2019, beaucoup de questions se posent déjà dans les médias américains sur le sort de sa fortune du 4e homme le plus riche de la planète.

Mackenzie Scott, l'ex-femme de Jeff Bezos est devenue à l'issue du procès la 3e femme la plus riche du monde avec 38 milliards de dollars. Le patron des médias australien, Rupert Murdoch a, lui, déboursé près de 2 milliards de dollars lors de sa séparation avec son épouse Anna. Sur la base de l’accord entre les époux Bezos, Melinda Gates pourrait donc, se retrouver à la tête, d’une sacrée fortune.

Source : RFI

 

Nouadhibou : La nuit des longs couteaux

Faits divers... Faits divers... Faits divers... Faits divers...Le Calame : La capitale économique Nouadhibou connaît ces temps-ci une hausse sans précédent de la criminalité. Certes cette grande ville en fut toujours un pôle : le meurtre du jeune Ould Jelvoun en 2019 et celui de la jeune fille restent dans les mémoires ; en 2009, un vieux gardien avait été décapité par des étrangers appartenant à une secte vaudou qui avaient éparpillé ses membres en différents endroits...

Cette ville industrielle et portuaire reçoit des centaines de subsahariens en route vers l'Europe. Ces expatriés agissent comme chez eux, leurs papiers sont rarement contrôlés, leur grande majorité n'a pas de permis de résidence et nombre d’entre eux se livrent à tout genre d'activités illicites...

Malgré les efforts des forces de sécurité, Nouadhibou est notamment une plaque tournante des stupéfiants et de l'alcool. En ce mois béni du Ramadan, un évènement hors du commun a tenu en haleine les autorités et l'opinion publique.

Très tôt dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24, vers vingt-trois heures, Abderrahmane passe non loin de la résidence du wali, en plein centre-ville, la rue grouille de monde. Apparemment drogués, trois individus de teint foncé armés de longs poignards et de machettes l’attaquent.

L'un d'eux tente de lui subtiliser son portable. Il résiste, un second le poignarde au bras avant de fuir car des passants accourent. Abderrahmane est conduit à l'hôpital et y reçoit des soins appropriés.

Une demi-heure plus tard au quartier Kraa Ennesrani – une appellation commémorant le passage des avions de l'Aéropostale de Mermoz et Saint-Exupéry – deux jeunes hommes sont grièvement blessés par encore trois malfaiteurs. Les deux blessés sont admis en urgence à l'hôpital.

Vers minuit, le jeune Mohamed Moctar Bouderbala vient juste de fermer son échoppe à proximité de l'école 8. Marchant dans la rue, le voilà soudain entouré par trois lascars machette au poing. Ils le délestent du contenu de ses poches… avant de le poignarder et fuir ! Les premières personnes accourues au secours ne peuvent malheureusement que constater le décès de l’infortuné.

Vers une heure, Mohamed ould Jiyed assis devant son domicile au quartier 5ème robinet, discute au téléphone quand les trois malfaiteurs le rouent de coups de machette, avant de ramasser son téléphone, vider ses poches et disparaître. Évacué d'urgence, le pauvre meurt avant d'atteindre l'hôpital.

Alerte générale ! Les autorités administratives et judiciaires se rendent sur les lieux des crimes et à l'hôpital pour dresser les constats. La direction régionale de la Sûreté ordonne une enquête immédiate.

Le DRS en personne veille toute la nuit pour la superviser et en rendre compte au wali dans toutes ses étapes. Très tôt suivie, la piste conduit à une cabane dans un des quartiers périphériques de Tarhil, à côté des Cabanons.

La voilà cernée puis investie, trois jeunes hommes en sont extirpés et conduits, menottes aux poignets, au commissariat central. Ebbe ould Boubacar, natif de Sélibaby en 2000, Sidi ould Ahmed Vall et Henoune ould Moustapha, tous deux nés en 2002 à Nouadhibou, avouent avoir perpétré les cinq agressions sous l’emprise d’une bouteille d'eau de Cologne achetée chez un boutiquier de la ville. On arrête celui-ci.

Le carnage de Nouadhibou servira-t-il de leçon aux autorités pour accentuer leurs efforts dans la lutte contre le trafic des drogues trop souvent impliquées dans les crimes ? Les peines judiciaires doivent être aussi plus dures envers ceux qui osent tuer de sang-froid.

Lors de la traditionnelle grâce présidentielle, les responsables chargés d’en cibler les bénéficiaires doivent veiller à en écarter rigoureusement les assassins et violeurs entachés de sang.

La bande de la terreur neutralisée

Au cours des deux premières semaines du mois d'Avril courant, les habitants d'El Mina et de Sebkha ont vécu dans la terreur plusieurs nuits durant. Une bande composée de plus de trente jeunes délinquants dirigée par des récidivistes sortis de prison faisait des dizaines de victimes.

On les voyait à circuler très tôt, armés de poignard, machette, couteau et tournevis, braquant tout passant. Qui ose tenir tête est battu rudement, parfois grièvement blessé. Ils attaquent des marchés au moment de leur fermeture et en amassent un gros butin. Plaintes et déclarations pleuvent aux commissariats.

Des patrouilles arrêtent quelques suspects mais les agressions et braquages se poursuivent. Une famille victime de cette dangereuse bande prend alors contact avec un parent membre de la brigade « Police secours ». Celle-ci tend un piège qui permet d'épingler un bon tiers de la bande dont ses deux principaux chefs.

L'arrestation de leurs complices n’a plus été qu’une question de temps. Une vingtaine de ces malfrats est aujourd’hui écrouée, la plupart du reste sous contrôle judiciaire. Les habitants d'El Mina et de Sebkha poussent de gros ouf de soulagement.

Mosy

 

Nouakchott : Deux meurtres au même moment

Le Calame : Le taux de criminalité est à son comble dans les grandes villes du pays. À Nouakchott, les crimes sont devenus habituels, pour les habitants de certains quartiers où l’on assiste quotidiennement à toutes sortes de ses manifestations. Le nombre de ceux déjà commis au cours du premier trimestre de la présente année dépasse celui de l'année passée. Dimanche fut particulièrement tragique en deux quartiers non loin du centre-ville, en milieu de journée, alors que la circulation battait son plein et les rues grouillaient de monde. Il y a un mois, deux autres quartiers de la ville avaient connu un vendredi similaire.

Le meurtre de Sebkha

Dimanche 21 Mars vers 15 h, l'axe  qui relie le cinéma El Veth au carrefour Sabah est bondé de monde, comme d'habitude à cette heure. Habillé d'un boubou et d'une culotte, un jeune homme passe hâtivement du côté des jardins maraîchers. Il semble inquiet et jette de fréquents coups d'œil derrière lui. Arrivé en face de l'usine de savons, le voilà rejoint en courant par un autre jeune homme habillé à l'européenne qui l'attrape au collet. Les coups commencent à pleuvoir sous les yeux indifférents des passants. Une violente bagarre les oppose pendant un bon quart d'heure, sans que personne n'intervienne ni n'informe la police. Celui qui porte le boubou encaisse plusieurs coups. Il finit par sortir un couteau et en assène plusieurs coups à son antagoniste qui s'écroule en sang, tandis que l'autre prend ses jambes à son cou... Le cadavre a été évacué vers l’hôpital à bord d'une charrette avant l'arrivée de la police.

Drame à Cité-plage

Au même moment, un cinquantenaire portant un sac marche dans une rue de Cité-plage. Une Toyota Corolla de couleur beige sans plaques d'immatriculation s'arrête tout près. Son chauffeur se couvre le visage à l'aide de son boubou et reste au volant, tandis que son passager descend pour essayer de soutirer le sac que porte l'homme. Mais ce dernier résiste et ne lâche pas son bien. L’agresseur le poignarde légèrement au bras. En vain. Un second coup plus violent lui donne cependant gain de cause et les bandits s’enfuient à bord de leur véhicule. Hélas,          le coup a sectionné une artère principale et c’est une terrible hémorragie. Le pauvre homme ne peut être secouru à temps et meurt  un peu plus tard, vidé de son sang. La police est venue accomplir les formalités de constat et  évacuer le cadavre.

Les enquêtes

La DRS de Nouakchott-Ouest a chargé une commission d'enquête d'élucider ces deux meurtres. Celle-ci est présidée par le commissaire de Tevragh Zeina3, épaulé par le fameux brigadier Sidi ould Moubarak et ses hommes, tous fins limiers à la traque des criminels. À Sebkha, le cadavre est vite identifié :c’est un multirécidiviste appelé Bolla. La piste de son meurtrier est presque tout aussi vite levée car des témoins ont pu donner sa description. Un portrait-robot est dressé dare-dare, il conduit à un autre repris de justice relâché tour juste de prison : Abdallahi « malien ». Ils s'étaient disputés, comme d'habitude, autour d'un butin saisi lors d'une série de braquages les jours passés.  « Malien »est épinglé le même soir vers vingt heures. Quant au meurtre du vieil homme, un indice permet de suivre une piste vers un « Michelin », réparateur de pneus en jargon populaire. Celui ci déclare que deux suspects à bord d'une Toyota Corolla de location lui avaient demandé d'enlever les plaques d'immatriculation qu'ils lui ont confiées avec les pièces du véhicule. Et les enquêteurs de prendre contact avec l'agence de location qui leur communique aussitôt le nom et le numéro du téléphone d'Abderrahmane, un jeune récidiviste venant de Nouadhibou où il avait séjourné en prison. Le même jour vers dix-huit heures, un appartement de location du quartier Centre émetteur est cerné puis investi. Deux jeunes hommes sont cueillis en compagnie d'une jeune fille. Conduit au commissariat, leurs auditions permettent de tout éclaircir. Abderrahmane est le neveu de l'homme assassiné. Il est arrivé de Nouadhibou avec son complice Ahmed Salem ould Mohamed Mahmoud – lui aussi récidiviste – quelques jours plus tôt et ont décidé de louer voiture et appartement pour mener la belle vie, en ne comptant que sur les braquages et autres délestages des sacs aux passants. Ils ont emmené une jeune prostituée pour leur tenir compagnie et faire croire au gérant des appartements qu'elle est la femme de l'un d'eux. Durant les deux premiers jours, ils ont réussi à accumuler suffisamment de butin pour payer l'appartement et les premières dépenses. Dimanche, ils ne se sont réveillés que vers quatorze heures. En quête de butin pour couvrir les dépenses de la journée, les voilà à tomber sur leur première proie: Sidi ould Abdessalam… l'oncle maternel d'Abderrahmane !Et ce dernier d’ordonner à son complice de lui soutirer son sac plein d'argent de la CAPEC, suppute-t-il, ‘’je vais me couvrir le visage pour qu'il ne me voie pas". Après la reconstitution du meurtre et l'instruction du dossier, les deux bandits sont placés au centre de confinement avant incarcération.

Mosy

Maroc : un jihadiste appelle au carnage depuis l’Allemagne

L’ex-détenu salafiste Mohamed Hajib.Mohamed Hajib, ex-détenu et figure du salafisme marocain, a appelé publiquement ses compatriotes désireux de se suicider à commettre des attentats au Maroc. Les autorités allemandes n’ont, pour l’heure, pas réagi.

Dans une vidéo diffusée sur sa chaine YouTube début mars, Mohamed Hajib, ex-détenu au Maroc entre 2010 et 2017 pour terrorisme, appelle ses compatriotes qui voudraient en finir avec la vie à le faire avec « honneur » et de façon « utile ». Comprendre : plutôt que de se donner la mort, commettre des attentats-suicides.

« Si vous avez dépassé la peur de mourir au point de vouloir mettre fin à vos jours, alors faites-le en hommes et en femmes dignes de ce nom, et emportez avec vous ces « chiens » qui vous entourent », les interpelle-t-il dans ses vidéos diffusées depuis l’Allemagne, où il vit et dont il possède la nationalité. « Plutôt que de perdre inutilement la vie et de vous présenter devant Dieu en suicidés (considéré comme un péché majeur chez les musulmans comme dans toutes les religions monothéistes, ndlr), servez une cause juste et mourrez avec honneur et dignité, en martyrs ».

Incitations au terrorisme

Des incitations au terrorisme qui ne sont pas passées inaperçues, et qui ont provoqué de vives réactions, y compris du côté de la mouvance salafiste marocaine. « Tu es un lâche terroriste ! », s’est ainsi indigné Bouchta Charef, son ex-compagnon de cellule, pointant au passage les méthodes de Hajib, ancien volontaire du jihad en zone pakistano-afghane.

Selon Bouchta Charef, celui qui se présente comme un adepte de la mouvance prosélyte Jamaat Al Tabligh irait jusqu’à tatouer son corps à l’aide de henné et de ghassoul (argile) pour simuler des traces de torture de la part des autorités marocaines. Il évoque par ailleurs des liens de l’ex-condamné pour terrorisme avec Al-Qaïda.

Malgré l’aspect alarmant de ces appels au meurtre, Mohamed Hajib continue de couler des jours tranquilles en Allemagne. Du côté des autorités allemandes, aucune réaction n’a d’ailleurs été enregistrée jusque-là.

Malgré l’aspect alarmant de ces appels au meurtre, Mohamed Hajib continue de couler des jours tranquilles en Allemagne

L’homme n’en est pourtant pas à coup d’essai : condamné pour « constitution d’une bande criminelle » et libéré en 2017 (après que le Groupe de travail sur la détention arbitraire de l’ONU se soit mobilisé en sa faveur), il s’est déjà illustré sur sa page Facebook et sa chaine YouTube à plusieurs reprises en se livrant au « takfir » –pratique qui consiste à désigner comme « mécréants » ou « apostats » les musulmans qui n’adhèrent pas au dogme salafiste, et donc à rendre leur mise à mort « licite ».

Ces menaces perpétrées depuis l’Allemagne surviennent dans un contexte de tensions diplomatiques entre Rabat et Berlin. Une note de Nasser Bourita, le ministre marocain des Affaires étrangères, qui a fuité le 1er mars évoquait des « malentendus profonds » entre les deux pays. Parmi eux, la question du Sahara, des soupçons d’ingérence de fondations allemandes présentes au royaume et le cas justement de Mohamed Hajib, à propos duquel les autorités marocaines estiment que l’Allemagne se montre peu coopérative.

Ce laxisme allemand face aux jihadistes ne concerne pas que le Maroc ou le cas Mohamed Hajib. L’émission « Enquête exclusive » de la chaîne française M6 lui a même consacré un volet dimanche 7 mars, où l’on a pu voir d’anciens bourreaux de Daech, dont le tristement célèbre « Samir », coupeur de tête qui jouait au football avec les têtes de ses victimes, vivre dans l’impunité la plus totale.

Source : Jeune Afrique

 

Le fugitif « Ramdhane » repris

Le Calame : Depuis presque un mois, une bande de malfaiteurs sévissait aux alentours des quartiers poteaux 11, 12, 13 et 14 d'Arafat. Plusieurs personnes braquées et agressées, des villas et commerces dévalisés, des dizaines de plaintes et déclarations déposées à la police. Il ya deux semaines, une patrouille du commissariat de police Arafat 3 arrête un suspect, pris la main dans le sac en plein cambriolage. Embarqué au commissariat, il est aussitôt identifié : « Driss », principal lieutenant du fameux Dah« Lekhal », jeune frère du terrible Abdallahi « Lekhal » qui croupit au pénitencier d'Aleg. Les aveux de Driss permettent d'épingler Dah et un autre appelé Ramdhane. Gardés tous trois en garde-à-vue le temps de l'instruction de leur dossier puis déférés au parquet de la wilaya-Sud, les voilà en route pour la prison de Dar Naïm. Mais, en cette période de pandémie, ils doivent obligatoirement passer quinze jours dans un centre de confinement avant d'être incarcérés. Trois jours plus tard, Ramdhane y profite d'un moment d'inattention de la garde pour prendre la poudre d'escampette... La traque commence… Il y a quarante-huit heures, la police le déniche dans une cabane isolée au quartier Tarhil. Et le voilà illico remis en confinement ! Cette fois-ci, sous bonne garde, nous précise une source pénitentiaire.

Agression au collège Riyad 4

La violence en milieu scolaire s’est malheureusement beaucoup développée depuis quelques temps. Les dealers et autres trafiquants de drogue n’y cessent de chercher à faire goûter, par tous les moyens, leur camelote aux innocents adolescents pour les transformer en toxicomanes. Le nombre de consommateurs de leurs produits a de ce fait considérablement augmenté dans nos établissements scolaires et le crime y est devenu routinier, surtout à Nouakchott. Les braquages et agressions sont désormais au quotidien de certains lycées et collèges. Au lycée arabe, les filles  attendant un transport pour rentrer chez elles sont souvent braquées. On les déleste de leurs téléphones et maigres sommes. « Je ne peux hélas pas appliquer toute la rigueur requise », regrette la directrice du collège voisin, « parce que la majorité des élèves sont armés de couteaux ».

L'opinion publique garde en mémoire le tragique meurtre au collège Dar Naïm 2, l'année dernière. Un jeune y fut assassiné tout simplement parce qu'il ne voulait pas se séparer de son beau téléphone. Le jeudi 11 vers 13 heures au collège Riyad 4, un certain Yacoub ould Alioune discute avec des collègues devant le collège. Arrive un jeune homme qui semble sous l'effet de stupéfiants ou « mgeinzi » en jargon délinquant. Il ne fait pas partie des élèves de l'établissement. Une altercation l'oppose à Yacoub, bagarre… Yacoub cogne dur et prend le dessus. Le nouveau venu tire un couteau et lui en assène plusieurs coups au côté gauche du bas-ventre. Le jeune homme s'écroule dans le sang et le malfaiteur prend la fuite. On évacue le blessé d'urgence à l'hôpital de l'Amitié, il y est placé en réanimation et serait toujours vivant, aux dernières nouvelles. Le criminel court toujours.

Mosy

 

 

Mauritanie: 11 morts dans un accident sur la route de Boutilimit

ALAKHBAR (Nouakchott) - Onze personnes sont mortes et cinq autres blessées dans un accident de la route, survenu ce mercredi près de la ville de Boutilimit, située à 154 km au sud-est de la capitale Nouakchott.

Deux véhicules de type Renault sont entrés en collision sur la Route de l’espoir (PK 88) qui traverse Boutilimit reliant Nouakchott aux willayas de l’Est du pays.

Les blessées ont été évacués à l’hôpital de Ouad Naga à l'Est de Nouakchott.

Source : Alakhbar.info

La grâce présidentielle sans raison en Mauritanie

Vieille habitude à l'occasion des fêtes religieuses ou nationales, le chef de l'État publie un décret  graciant un certain nombre de prisonniers de droit commun non liés à des crimes, notamment de sang, afin de les encourager à se repentir dans une vie d'honnêtes citoyens. Le choix est ordinairement établi à partir de critères bien déterminés par le ministère de la Justice : bonne conduite en prison et purge de plus des deux tiers de la peine, condamnation pour bagarre, petit vol ou escroquerie, voire homicide involontaire. Les grands bandits multirécidivistes – et meurtriers pour la plupart – n'ont jamais bénéficié de la moindre grâce ailleurs dans le Monde. Mais, en Mauritanie, malheureusement si.

C’est en toute  bonne foi que le président de la République fait d’abord connaître sa décision globale de grâce et ordonne au ministre de la Justice de lui en présenter le détail ;ce dernier transmet l’ordre au Parquet qui en charge divers responsables judiciaires et pénitenciers – régisseurs de prison, greffiers et huissiers, tous censés techniquement compétents à bien cibler les prisonniers.  Des avocats usent de leurs relations avec ces responsables avec le dessein de faire relâcher le maximum de leurs clients… pour la plupart des bandits et assassins de grands chemins.  Les hauts responsables ne suivent donc pas directement la préparation de la grâce présidentielle et se contentent de croire les critères de sélection appliquées à la lettre. Mais les régisseurs et greffiers subissent toutes sortes de pressions de la part des parents, amis et collègues pour faire relâcher X ou Y condamné pour quelque abominable crime dont il n'a même pas encore purgé deux ou trois ans de peine. « Enregistre son nom dans la liste et le tour est joué ! » Une fois celle-ci complète, elle ne sera contrôlée par quiconque et publiée telle quelle. Voilà comment l'opinion publique se retrouve-t-elle, à chaque grâce présidentielle, scandalisée par le nombre de grands récidivistes libérés de prison. Et très inquiète car une recrudescence du crime va toujours s'en suivre. Celui qui découpa sa femme à la machette en 2014 venait d’être gracié la veille. Ould Varwi qui tua une commerçante au marché Capitale en 2016, avait été aussi relâché sur grâce présidentielle. Nombre d’autres meurtres ont été commis par de tels récidivistes qui n’auraient jamais dû sortir avant le terme de leur peine. Et tandis que les condamnés pour petit délit ou blessure involontaire ne profitent quasiment jamais du pardon, les lobbies et mafias qui protègent les vrais malfaiteurs ont tous les moyens pour faire gracier le maximum de ceux-ci...

Un voleur remet une arme à la police

Au cours d’une des dernières nuits, un appel masqué sonne au numéro vert de la permanence à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). « C'est un voleur qui vous parle », annonce le correspondant. « Nous ne sommes pas là pour blaguer », répond l’agent. « Ce n’est pas une blague et ne cherchez pas à me piéger, je connais toutes vos astuces ». L'officier de permanence fait signe au policier de couper la communication. Ce dernier hésite et lui fait signe d'attendre un peu pour voir de quoi il s'agit. L'homme à l'autre bout du fil les informe alors qu'il a une importante communication à leur faire. « Vas-y, on t’écoute ! – Je suis le chef d'une bande de cambrioleurs. Il ya quelques jours, nous avons réussi un coup au domicile de telle famille au quartier Lycée Bouhdida. Je sais qu’il y a parmi vous un parent de ces gens ». Et le policier concerné de se rappeler alors dudit cambriolage. « Que veux-tu ? », demande-t-il au voleur. « Nous y avons trouvé une arme à feu, un fusil de chasse (Bouvelka). Je veux vous le remettre car je ne sais pas m'en servir et je crains que mes hommes l'utilisent mal. – Ok, amène-le, tu n'auras pas de problèmes. –Hé ! Tu ne m’auras pas comme ça, je t'ai déjà dit, mets-toi bien ça dans la tête ! – Comment  vas-tu donc faire pour remettre l'arme ? – Le fusil est déjà déposé entre les branches d'un grand arbre au côté Est du lycée Bouhdida ».Et de couper sans plus tarder la communication. On téléphone aussitôt au commissariat de police Toujounine 1  qui envoie dare-dare des agents récupérer l'arme exactement à l’endroit indiqué par le voleur. La famille avait déjà fait la déclaration de vol audit commissariat.

Mosy

 

Teyarett: Les habitants de la poche 10 protestent contre l'attribution de leurs terrains à des influents

Teyarett: Les habitants de la poche 10 protestent contre l'attribution de leurs terrains à des influentsAl-akhbar - Les habitants du secteur dit poche 10, relevant de la moughataa de Teyarett, à Nouakchott Nord, ont protesté le mardi 16 février courant, devant le ministère de l’habitat, de l'urbanisme et de l’aménagement du territoire, contre l’attribution de leurs parcelles de terrain à des personnalités influentes et des hommes d’affaires.

« Nous n’avons ménagé aucun effort pour éviter de déranger le gouvernement, mais la ministre de l’habitat a persisté dans sa volonté despotique, après sa tentative d’exproprier les parcelles pour le compte d’hommes puissants », dit Savia Mint Mohamed Moustapha.

Elle a qualifié également de surprenant et d’inacceptable, la conduite de la ministre, relative à la démolition des habitations du secteur précité et la remise des parcelles à des tiers, appelant le Président Mohamed Ould Ghazouani à la révoquer de ses fonctions.

Mahmoud Allah Ould Cheikh, l’une des victimes de la poche 10, affirme pour sa part, qu’ils détiennent des documents et un plan architectural confirmant la reconnaissance du ministère de tutelle de leur droit de propriété du secteur, accusant la ministre d’octroyer les terrains à un proche.

Les habitants de la poche 10 avaient initié leur mouvement de protestation dénonçant la démolition de leurs maisons, au cours de la période de l’ex Premier ministre Ismail Bedda Ould Cheikh Sidiya, rappelle-t-on.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

 

1269 cas de violence envers les femmes et les enfants en 2020

Les organisations non gouvernementales qui s'occupent des affaires sociales ne chôment pas. Après la publication  des rapports de plusieurs d'entre elles sur les viols au cours de l'année passée, voilà l'Association mauritanienne de la santé de la Mère et de l'Enfant qui vient de présenter le sien. Il fait état de 1269 cas de violence contre les femmes et les enfants au cours de l'année 2020. 351 ont été suivi de viols : 14 perpétrés sur des enfants de moins cinq ans ; 62 entre onze et seize ans ; 129  entre seize et dix-huit ans ; 146 au-delà. On compte 21garçons en ce triste lot.

Sur sa page électronique, l’association déplore que ses violences soient trop souvent taboues dans la société mauritanienne et insiste sur la nécessité de changer les mentalités, afin d’exiger, de tous, le respect de la spécificité de la femme et de l’enfant et d’en préserver partout les droits.

Mosy

Source : lecalame.info