Wed09222021

Last update09:23:53 AM GMT

Back Tribune Libre

Tribune Libre

Ce que je pense – le carrefour si fréquent, participer ou pas à un scrutin « joué d’avance »

Ce que je pense – le carrefour si fréquent, participer ou pas à un scrutin « joué d’avance »

Apparemment, la situation mauritanienne n’est pas nouvelle. Depuis qu’en 1991, après treize ans de règne autoritaire et parfois sanglant, les militaires putschistes ont accepté de « jouer le jeu démocratique », d’organiser des élections et de permettre des partis politiques, la suspicion s’est aussitôt faite sur les conditions pratiques des scrutins.


Elles ont toujours paru suspectes, précisément parce que si le pouvoir y consent, c’est qu’il y trouve son avantage, le moyen de se perpétuer au pouvoir. Donc, le boycott en réponse. Mais il n’a jamais été total.

Ahmed Ould Daddah de retour au pays l’a enfreint, doublant donc Messaoud Ould Boulkheir qui s’y tenait selon les décisions du Front uni de l’opposition d’alors : il s’en est fait un ennemi définitif, ce qui aujourd’hui encore est une des plaies de la vie publique mauritanienne, cette inimitié mutuelle.

Chbih fut candidat en 1997. Chacun y alla en Novembre 2003 – juste dix ans, présage d’une chute moins de deux ensuite après un énième triomphe, ce qui ne semble pas frapper Mohamed Ould Abdel Aziz – et chacun y alla en Juillet 2009, alors même que toutes les conditions exigées pendant les mois qui suivirent le putsch n’étaient manifestement pas remplies : seul l’héroïque Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi avait rempli la sienne, par civisme et abnégation.

Et les élections de 2006-2007, censément exemplaires furent organisées en chronologie étrange et en latitude laissée à tout indépendant des partis « classiques » de courir sa chance, faute que les militaires aient pu décemment revenir sur leur parole de ne pas concourir à l’élection :

le piège s’organisa dès ce moment avec l’étrangeté de prévoir le résultat du 25 Mars puisque la compensation des perdants sembla avoir été organisée d’avance : position du responsable de celui disposant du plus grand nombre de siècles au Parlement, même s’il n’en fait pas partie (ce qui désignait déjà Ahmed Ould Daddah) mais qui fut laissée à la ratification du vainqueur. De la même manière furent pourvues la présidence de l’Assemblée et la primature.

Deux confirmations aujourd’hui. La première est que le tenant du pouvoir est assurément gagnant quelle que soit la date constitutionnelle ou pas du scrutin. Depuis l’administration coloniale, la dépendance d’une majorité écrasante de la population mauritanienne vis-à-vis de l’Etat quelqu’en soit le chef force les consciences et le vote.

Pour être civique en Mauritanie, en Afrique, il faut un héroïsme et un degré de culture politique et économique dont les pays développés, par exemple mon cher pays, la France, ne sont manifestement pas ou plus capables. Qu’ils ne parlent donc pas d’exemple.

La seconde est que l’opposition ne s’unit jamais durablement, car elle ne sait pas prendre l’initiative. Et la seule qui était possible depuis 2008 était de tenir une ligne, une seule : certainement celle d’un rétablissement, au besoin conditionné et consensuel, de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi.

A défaut de ce rétablissement et puisqu’une autre élection s’était tenue légalement du fait de sa courageuse abdication, il fallait, il faut encore que tous les opposants désignent – tout de suite, maintenant – un candidat unique pour la prochaine élection présidentielle.

Celui-ci sera donc – tout de suite, maintenant – le « challenger » permanent de Mohamed Ould Abdel Aziz, le porte-parole permanent des populations se reconnaissant peu à peu en lui, et lui confiant leurs souhaits à proportion qu’ils sont déçus par « le président des pauvres », l’incarnation pour l’étranger et les partenaires de la Mauritanie d’un pays qui peut se redresser et qui en a déjà l’âme, et qui en reconstituera les moyens. Alors, la partie deviendrait égale.

Idéalement, le processus – pour passer de la dictature et du cynisme à l’air libre de la sincérité –devrait être le gouvernement de transition et de consensus justement proposé depuis des mois par Messaoud Ould Boulkheir. De manière précisément à ce que l’administration territoriale – enfin – ne pèse plus sur les comportements électoraux. Rêve ?

Le système du parti unique de l’Etat, avec Moktar Ould Daddah avait traité le problème franchement. Oui, l’administration oriente les élections et anime la population, donc un parti unique, donc des scrutins joués d’avance, certes, mais le consensus constamment recherché et dont les élections ne sont que la traduction une fois qu’il est obtenu, et la démocratie s’inventant au jour le jour dans un système de gouvernement très délibératif permettant toutes les évolutions institutionnelles et tous les débats.

L’absence de votation en Bureau politique, sauf – exemple a contrario – lors de la crise d’Octobre 1963 qui conduit au congrès historique de Kaédi… faisait que le Président lui-même pouvait sans déchoir être convaincu par des opinions majoritairement contraires à celle qui était la sienne initialement en entrant en salle du Conseil ou du Bureau politique.

La Coordination de l’opposition démocratique a énoncé de la manière la plus précise et la plus lucide les conditions – minimales – pour que des élections soient honnêtes. Avec force Ahmed Ould Daddah les a rappelées en réponse cinglante aux appels de Mohamed Ould Abdel Aziz, pas même capable d’adresser personnellement son message à un « chef de file de l’opposition démocratique », institution certes démodée et dépassée mais existant encore et rendant statutaires les rencontres.

Ne pas s’y tenir, c’est évidemment confirmer la jurisprudence de vingt-deux ans : l’union des opposants ne tient jamais devant les initiatives du pouvoir et surtout la perspective des élections. Tawassoul a une occasion unique de montrer que convictions islamistes et démocratie sont bien le visage de la religion et de la politique en République Islamique de Mauritanie.

S’en tenir loyalement aux décisions de boycott arrêtées depuis longtemps en conférence des présidents de parti : pas de surprise. Mais le calcul qu’être, en participant, les champions de tout et de tous face à la dictature, tandis que seront absents de la campagne les autres partis les plus importants ou dont les chefs sont les plus respectables et notoires, est à très courte vue. Le pouvoir ne sera pas gagné ainsi, et la Mauritanie même en parti unique de l’Etat n’a jamais été gouvernée qu’en coalition de fait.

La transgression du boycott va provoquer une scission de Tawassoul entre démocrates, loyaux à la Coordination, et islamistes se croyant en Turquie, en Tunisie, en Egypte, exemples peu concluants, et surtout situation pas du tout mauritanienne. Tawassoul y perdra, Mohamed Ould Abdel Aziz y gagnera, se posant en rempart contre les islamistes – que seule la démocratie, celle incarnée pendant quinze mois par Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, avait légalisés contre les militaires, version Maaouyia Ould Sid’Ahmed Taya ou Ely Ould Mohamed Vall – contre les « terroristes » potentiels, interprétation des « Occidentaux ». Belle posture, mais pauvre pays ! celui de mon adoption puisqu’il m’a adopté depuis 1965.

Pour l’opposition, les oppositions. Seule logique, le boycott. Puis la candidature pré-proclamée et unique. Et les « dialoguistes » ne doivent pas avoir pour impératif une démocratie que manifesterait « la plus large participation » (Mustapha Ould Abeïderrahmane), mais une démocratie sincère que la réalisation des conditions posées par la Coordination peut seule introduire.

Pour Mohamed Ould Abdel Aziz, c’est tout simple. Le gouvernement de consensus sera formé par Ahmed Ould Daddah et la garantie de sincérité du processus de retour à la démocratie sera donnée par Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi auquel le putschiste de 2008, traître à celui qui l’avait maintenu, promu et qui avait placé lui et ses amis en toutes places, présentera des excuses publiques.

L’ancien président supervisera l’ensemble des institutions, des opérations et des contrôles nationaux et internationaux de l’élection, de quelque nature qu’elle soit : parlementaire, municipale, présidentielle. Les excuses vaudront pour tout le peuple mauritanien et pour tout le passé des militaires en politique : il sera dit solennellement qu’ils ne sont plus « les détenteurs en dernier recours de la souveraineté nationale » comme ils le prétendent à chacun de leur coup.

Naturellement, terminant son mandat, leur version actuelle, Mohamed Ould Abdel Aziz n’en sollicitera plus aucun. Pas davantage aucun des hiérarques du conseil de défense nationale s’étant substitué pour la montre à la junte et à ses auto-appellations, en feint respect de la Constitution. L’ancien président supervisera l’ensemble des institutions, des opérations et des contrôles nationaux et internationaux de l’élection, de quelque nature qu’elle soit : parlementaire, municipale, présidentielle.

Et « l’opposant historique » rachètera son soutien mal inspiré et mal motivé aux putschistes pendant leurs premiers mois en n’étant que primus inter pares dans le gouvernement d’union nationale : son expérience, son prestige, son autorité, son nom-même feront le reste pour l’appréciation ds Mauritaniens. Viendra alors après un quinquennat de réhabilitation de la politique et surtout de l’économie et de la société (puisque tout régime putschiste fait renaître les tensions ethniques et les pratiques sociales les plus contraires à l’unité et à l’intérêt de la nation mauritanienne)… la relève des générations. Elle est attendue.

Est-ce rêver ? Plutôt que d’ « une balle amie », la raison, sinon la conversion.

Bertrand Fessard de Foucault (Source Cridem)

 

Nouakchott : Manifestation des femmes contre « l’insécurité généralisée »

Mercredi 08 mai, 200 à 300 femmes ont fait sit-in devant le ministère de l’intérieur à Nouakchott pour dire « Non à l’insécurité et aux viols. » Elles ont répondu à l’appel de la coordination des femmes de l’opposition démocratique mauritanienne (Nidal).

Ce sit-in de protestation contre « l’insécurité généralisée » a enregistré la présence de femmes politiques, de la société civile et des étudiantes. « Il y a une recrudescence de la violence, une violence meurtrière sans précédent qui est due à l’absence de l’Autorité publique » a déclaré Kadiata Malick Diallo, député de l’UFP.

Elle a ajouté « dans certains quartiers populaires de Nouakchott, les autorités limitent la circulation des citoyens. Des le crépuscule, les gens ne peuvent sortir de chez eux de crainte d’être raflés. Et, c’est au moment ou la circulation est entravée par ces rafles qu’il y a des crimes des meurtres et des viols. »

Yaye N’daw Coulibaly, sénatrice de Tawassoul a elle déclaré « nous avons rencontré le Wali de Nouakchott après le meurtres de Penda Sogué (Une jeunes femmes enlevée, violée et assassiné récemment a Nouakchott) pour attirer son attention sur l’insécurité grandissante. Il avait promis d’agir mais nous constatons que la situation s’aggrave. »

Pour Marieme Mint Bilal du RFD, « le phénomène de l’insécurité progresse et les femmes en sont les premières victimes. » A la manifestation, il y avait aussi des responsables de la société civile, notamment de l’AFCF et AMSME, deux organisations très actives dans la lutte contre la violence faite aux femmes. Khadijettou Sakho, membre de MSME a elle aussi déploré l’absence de mesures efficaces après la manifestation contre le viol de Penda Sogué.

Source : Cridem

 

 

 

 

 

Valeurs morales et corruption

Au moment ou les plumes et les langues se délectent a dénoncer la gabegie qui semble gangrener tout le système Mauritanien :

 

Administration, banques, entreprises industrielles et minières, pêches, éducation, sante, Fondations et Ongs de bienfaisance , institutions religieuses, judiciaires ,parlementaires et même l’armée , il n’est que devoir de rappeler les valeurs et prohibitions fondamentales qui nous tiennent si respectées, sur le droit chemin (Morale) ou si négligées nous en détournent (corruption) .

I les définitions générales & Consensus autour d’une terminologie : Valeur : ce que vaut une personne ou une chose. Cette notion de « valeur » est souvent un jugement objectif ou subjective et donc à ce titre positive ou négative ;

En réalité il faut retourner aux « trois axes du code synthétique » de Claude-Jean Bertrand (La déontologie des Médias, que sais-je ?;PUF,Paris.) pour cerner cette notion des valeurs en général.

1-1 Le premier axe concerne les Valeurs Fondamentales, en particulier le respect de la vie ;

1-2 Le deuxième est la promotion de la solidarité entre les humains.

1-3 Le troisième a trait aux Prohibitions Fondamentales que sont :

- L’interdiction de mentir;
- L’interdiction de s’approprier le bien d’autrui;
- L’interdiction de faire souffrir inutilement.

Morale : ensemble des règles qui doivent diriger l’activité libre de l’homme.

Corruption : action de corrompre ; action de soudoyer quelqu’un pour le faire manquer à son devoir. Ces trois concepts et définitions sont inséparables de ces concepts qui leur sont liés :

Mœurs : habitudes considérées par rapport au bien ou au mal dans la conduite de la vie ; coutumes et usages d’un pays ou d’un peuple.

Altération (comme synonyme de corruption) : modification de bien en mal ; dégradation. Et surtout de deux notions intimement liés à Valeur morale et à la corruption :

- L’éthique : Ethique stricto sensu et déontologie : différences et similitudes. « science de la morale » nous dit un dictionnaire pour l’éthique. C’est trop court ! « théorie des obligations morales qui régissent une profession » nous dit un autre comme définition de la déontologie. Consultons les nuances entre les termes pour des spécialistes du journalisme, domaine où les deux termes se chevauchent, se confondant même quelquefois.

- Le professeur en communication, François-Xavier Alix affirme : « …Alors que l’éthique intervient comme puissance de questionnement de l’ensemble du processus de l’information, la déontologie revêt la portée limitée d’une morale propre à l’activité journalistique… » Inutile de préciser que le terme journalistique peut être remplacé par tout autre qualificatif. (Une éthique pour l’information, de Gutemberg à Internet ; l’Harmattan, Paris, Montréal, 1997.)

- Un autre professeur, marocain celui là : Jamal Eddine NAJI (in Médias et journalistes, publications Université Mohammed V, Rabat, 2002.) indique : « Qu’entend on par éthique en comparaison avec déontologie ? Il arrive souvent qu’on confonde les deux, qu’on utilise l’un à la place de l’autre.(pensez qu’en arabe le mot « ‘’ akhlaqiat’’désigne à la fois déontologie, morale et, par extension éthique pour qui existe pourtant le mot ‘’qiyam ’’ valeurs » ) . Qu’est ce à dire alors par ’’ déontologie’’ ?

Si l’éthique est toujours une morale culturelle héritée, et souvent immémoriale, le code déontologique est un code moral dans lequel une corporation se définit des règles de conduite, des normes de comportement.

– Le professeur Henri Pigeat, face à la possible confusion entre les termes « éthique et déontologie » écrit : « …La déontologie ne peut se définir qu’en fonction de ses objectifs et ne serait concevable sans une réflexion éthique. A l’éthique revient ce qu’il faut faire et pourquoi. Elle ne peut que se référer à des valeurs qui transcendent la profession… » (Médias et déontologie, règle de jeu ou jeu sans règles. Paris, PUF ? 1997.)

- La bonne gouvernance : « L’Ethique est un vecteur de développement industriel et social, mai aussi et surtout un exemple de bonne gouvernance, de transparence dans la gestion, de justice et d’équité à l’égard des employés, de respect de l’environnement, etc. » Deux observations méritent d’être soulignées à cet égard : - ses buts, la finalité de l’ éthique est ‘’ bonne gouvernance ’’, ’’transparence dans la gestion,’’ ‘’ respect de l’environnement’’ etc.

- En toute franchise ce terme de ‘’ bonne gouvernance’’ est une véritable panacée qui implique la bonne gouvernance, la bonne gestion, la justice, l’équité à l’égard des employés, le respect de l’environnement et les autres pertinents, ‘’ principes et valeurs‘’

1- La gouvernance veut dire littéralement « gestion menée avec rigueur ». ‘’ La bonne gouvernance’’ est l’action d’assurer cette gestion dans les règles de l’art.

2- Avançons en comparant toutes les définitions actuelles de la gouvernance, mais aussi un survol historique de cette gouvernance et les étonnantes mutations de ses définitions. Même si le terme ’’ gouvernance’’ est très ancien, il a signification précise et particulière depuis 1988.

La définition générale en anglais est la suivante : « l’ordre ou la manière de gouverner, d’exercer le contrôle ou l’autorité sur les actions des sujets ; un système de règlements.» La définition française est ainsi qu’il suit : « la gouvernance, c’est le processus par lequel une organisation ou une société se pilote et se dirige. »

Le centre parlementaire canadien est encore plus précis : « la gouvernance réfère à la quête moderne de l’autorité politique, du pouvoir politique, du pouvoir légitime en tant q’influence de contrôle ou de direction dans la société et le monde. Le mot renvoie aux autorités gouvernementales et non -gouvernementales et en particulier aux rapports entre eux ».

La Banque Mondiale a défini la sienne conformément à ses préoccupations :

a) ‘’ macro’’ : la modernisation de l’administration publique dans le contexte de la gouvernance ;

b) ‘’ mezzo’’ : l’aspect normatif de la bonne gouvernance portant sur les dimensions politiques, économiques et administratives ;

c) ‘’ micro’’ : le développement participatif, les droits de la Personne et la démocratisation (légitimité, imputabilité, transparence.) Le spécialiste américain Steve Rosell pense que « …les défis lancés par l’ère de l’information ont transformé le système de gouvernance qui est devenu dépolarisé, décentralisé, coopératif et adaptatif. » auxquels il faut, peut être, ajouter : participatif.

A ce titre la gouvernance concerne l’ensemble des secteurs, gouvernementaux, (niveaux national, régional et local), non -gouvernementaux (sociétés et institutions privées, corporations, associations de la société civile) et l’ensemble des acteurs de l’auto -gouvernance (citoyens simples, fonctionnaires.)

Et la bonne gouvernance s’impose à tous les niveaux à tous les acteurs de la scène nationale, régionale ou locale.

- Au niveau national :

a)L’administration qui est le garant de la continuité nationale doit se distinguer par : la neutralité ; l’impartialité; la transparence de la gestion des ressources humaines et matérielles du pays et être servie par des fonctionnaires vertueux et conscients que la chose publique est sacrée et que le service public est un sacerdoce.

b) la justice doit être basée sur des lois générales et servie, par des juges compétents et consciencieux et par des auxiliaires avertis de la législation et de la réglementation.

c) les acteurs économiques doivent être soucieux de concourir au développement durable du pays et à son indépendance financière et à sa santé économique et financière.

d) Les acteurs sociaux doivent défendre les avantages sociaux sans perdre de vue leur responsabilité dans la croissance économique équilibré du pays et la préservation d’un climat social apaisé).

Le mouvement associatif doit se renforcer et approfondir son expérience et étendre ses actions d’éducation civique et de base et son apport caritatif f) Les acteurs politiques (gouvernement, partis politiques de la majorité et de la minorité) doivent, au delà de leur ambition de conquérir ou maintenir le pouvoir, veiller à entretenir des rapports conviviaux empreints de la volonté de protéger la paix civile, la sécurité, le progrès économique et social et l’indépendance nationale, etc.

Cette même action de renforcement de la bonne gouvernance est encore plus impérative au niveau régional et local au bénéfice et par les municipalités, les communautés de base et autres associations régionales et locales. Même les individualités ont un rôle cardinal dans cette propagation de la bonne gouvernance en respectant et en faisant respecter lois, codes et règlements, en respectant et protégeant la nature, en refusant tout encouragement passif ou actif de la corruption, du laxisme des fonctionnaires, de l’incivilité pour les devoirs fiscaux, et du détournement des biens sociaux de la collectivité, etc.

De ces deux définitions nous pouvons cerner la “ bonne gouvernance” en une série de qualificatifs et une autre de formes : a) La série de qualificatifs de la gouvernance. – dépolarisé : elle cesse de ne concerner que “gouvernement,” que le seul “Etat”, “ administration”, “ autorités” etc. La gouvernance n’est plus l’affaire d’un seul pôle officiel, elle est désormais une exigence multipolaire.

- décentralisé : c’est un nouveau pôle de l’exigence de bonne gouvernance. Cette décentralisation, en Mauritanie présentement, se limite aux mairies. Demain ; peut être son champs d’application sera plus étendu.

- Coopératif : impliquant une interaction entre tous les concernés par la bonne gouvernance, acteurs que nous étudierons sommairement plus loin.

- Adaptatif : en ce sens que sa souplesse rend cette gouvernance compatible avec tous les cas de figure.

- Participatif : cette notion de “participation” est un attribut essentiel de la bonne gouvernance par l’implication démocratique et volontaire de tous ( notamment des communautés de base et de la société civile), loin de la soumission généralisée au pouvoir régalien de la puissance publique. b) Les genres de gouvernance.

- “La bonne gouvernance gouvernementale”, celle qui a trait aux comportements souhaitables de la part du gouvernement et des administrations centrales, régionales et locales de l’Etat et des entités décentralisées.

- “La bonne gouvernance non -gouvernementale ”, celle traitant des comportements positifs exigés des partis, syndicats, entreprises, corporations, ONG, coopératives, communautés de base, etc.

- “La bonne auto -gouvernance”, celle des comportements individuels corrects des personnes physiques (commun des citoyens, fonctionnaires subalternes etc.)

Mais, abstraction faite des séries de qualifications ou de genres, la bonne gouvernance se distingue par de grandes orientations :

- la priorité donnée à la justice, aux lois et règlements.

- Le respect des droits de l’Homme et de la stricte observance de l’équité.

- Le respect de la chose publique.

- La lutte contre la pauvreté.

- La protection de la faune et de la flore et des paysages naturels.

- La transparence de la gestion économique et de l’administration politique.

- L’implication des entités décentralisées, de la société civile et des communautés de base dans la prise de décision et de la gestion de leurs affaires. En effet, en réalité la bonne gouvernance couvre tout un espace et notamment le ‘’ respect de la légalité‘’, ‘’ respect des droits des employés‘’, ‘’ la lutte contre la corruption‘’, ‘’ la transparence dans la gestion‘’ etc. et des conditions pré requises pour atteindre ces objectifs.

Heurs et malheurs de cette bonne gouvernance à travers l’historique suivant : D’après Ali Kazangicil, secrétaire général du Conseil international des sciences sociales, le mot ‘’gouvernance ‘’ remonterait au XIIIe siècle en anglais, espagnol, français et portugais. Mais le substantif était simple synonyme de gouvernement (il le reste en anglais dans le Webster : « l’art ou le processus de gouvernement » ).

Chronologiquement la gouvernance d’entreprise apparaît la première vers 1930, c’est la ‘’corporate governance’’ de Ronald COASE, prix Nobel de la paix en 1992. Puis « les adeptes de la démocratie participative » l’utilisent à partir de 1980. Le terme est ensuite « emprunté » par les techniciens de la modernisation de la gestion publique locale, urbaine surtout.

Enfin, à partir de 1989, interviennent « les agents décisifs de la vulgarisation du terme », représentés par les grandes institutions d’aide au développement, la Banque mondiale entre autres. Cette année là « …paraît un document de la Banque (mondiale) faisant état d’une ‘’ crise de gouvernance’’ dans les pays de l’Afrique sub-saharienne… » (l’Afrique sub-saharienne : de la crise à une croissance durable, Washington, Banque mondiale, 1989.)

La confirmation de l’usage du ‘’terme fétiche du lexique politique’’ suivant l’expression de M. Guy Hermet, directeur de recherche émérite à la Fondation nationale française des sciences politiques, in « Démocratisation, droits de l’homme et gouvernance », Paris, Presses de Sciences Po, 2003, sera définitivement consacré avec « Governance and Developement, Washington, World Bank, 1992.

Et en juin 2002 la boucle est bouclée avec le document « Plan d’action pour l’Afrique » du G8 où les pays les plus riches décident de concentrer leur aide « sur les pays qui se montreront attachés politiquement et financièrement à la bonne gouvernance… » Bouclons, à notre tour, la boucle après ce fastidieux, mais fort instructif à notre avis, détour.

II Les sujets- cibles sont les Quatre communautés socio- culturelles mauritaniens ( Hassanophones, Hal poularen, soninké ou Wolofs) qui partagent de fortes similitudes, en raison du métissage racial, la commune religion et une cohabitation millénaire et qui présentent aussi bien de différences…

Mohamed Said Hamody

Source : Adrar Info (Mauritanie)

Hommage posthume à mon père, Ghaly Ould Abdel Hamid

 

 

Le bureau exécutif de la Ligue Mauritanienne des Droits de l'Homme a rendu hommage à Ghaly Ould Abdel Hamid, dans l’après-midi du mercredi 09 janvier 2013,  à travers une cérémonie organisée à l'Hôtel Wissal. Cette cérémonie a regroupé la famille, les amis d'El marhoum, les militants des droits de l'homme et les membres de la société civile. Natif du Tagant Ghaly Ould Abdel Hamid est titulaire d'une licence en droit, diplôme qu'il a obtenu à l'université Mohamed V. Brillant professeur de droit à l'université de Nouakchott, où il enseignait aussi, l'histoire des idées politiques, il s'occupait en parallèle de ses sociétés qu'il avait créées  avant de poursuivre ses études supérieures au Maroc. C'est en mars 1986 que Ghaly Ould Abdel Hamid a crée la Ligue Mauritanienne des Droits de l'Homme, affiliée à la Fédération Internationale des Droits de l’Homme, dont il fut le premier président, élu à l’unanimité, à l'issue d'une assemblée générale. De cette date jusqu’à 2002, d'assemblée générale, en assemblée générale, Ghaly Ould Abdel Hamid est élu et réélu à l'unanimité Président de cette organisation pionnière des droits humains en Mauritanie. Durant ses mandats Ghaly Ould Abdel Hamid a été élu Vice- Président de l'union inter-africaine des droits de l'Homme et a présidé la première rencontre inter-maghrébine des droits de l'Homme. Pionnier de son état, Ghaly Ould Abdel Hamid était le directeur de publication de l'un des premiers journaux indépendants, le journal Al Bayane de 1991 à 1993. Il était parmi les premiers professeurs à l’université de Nouakchott à sa création, dans les années 80 et membre fondateur du Lion’s Club doyen, affilié au Lion’s Club International.

Les participants ayant pris la parole ont rendu de vibrants hommages aussi émouvants les uns, les autres, dans une atmosphère émotionnelle, où les intervenants sont restés dignes dans leur douleur. L’idée de faire vivre la mémoire de Ghaly, au sein de la société, au sein, surtout des organisations des droits humains, amplement formulée, de part et d’autre, amènera l’assistance à penser à la nécessité de créer un prix Ghaly Abdel Hamid, pour les droits de l'Homme.

Après une brève biographie présentée par le président de la cérémonie, l'ambassadeur Mohamed Saïd Ould Homody, Bâ Mariem Koita, président de la commission nationale des droits de l'Homme a présenté Ghaly Ould Abdel Hamid en ces termes:" En des mots simples et vrais, Ghaly est caractérisé par trois mots, l'altruisme, le don de soi et la générosité. Ghaly était un homme juste, Ghaly était un homme bon... un homme solide. Tout le monde se souviendra, en Mauritanie, des trois combats qu'il a menés et qu'il a gagnés. Celui en faveur de la protection des droits de l'Homme, tout le monde se souviendra que Ghaly, en véritable soldat, avec quelques compagnons, a été l’un des tous premiers à se lever pour dire que nous ne pouvons pas accepter ce qui se passe dans notre pays. Quelles que soient les pressions, Ghaly a su résister et mener son combat. Tout le monde se souviendra quand il s'est agi de construire la démocratie dans les années 90, il était le premier soldat chez qui se forgeaient et se formaient les premiers départs. Tout le monde se souviendra aussi qu'il était un parfait combattant pour la liberté. C'était un homme libre, il est né libre, il se comportait comme un homme libre et il créa une plume d'homme libre. Il a été l'un des tous premiers initiateurs de la presse indépendante. Nous avons tous appris à être polémiques, nous avons tous appris à être critiques à partir des premières lectures que nous offrait son journal Al Bayane et d'autres journaux qui suivront par la suite. Nous savons que dans la sous-région, il était parmi les consciences éclairées que tout le monde respectait. Il aura contribué à la création des ligues africaines des droits de l'Homme dans les différents pays de la sous-région et parfois au Maghreb. Il aura été aussi celui, qui, après les avoir créées, fera en sorte de les fédérer pour que ces différentes ligues, collectivement réunies, puissent avoir un pouvoir de pressions sur les administrations dans le sens d'un meilleur suivi. Soyons dignes de l'espoir que Ghali nous a donné, soyons fiers du fait que nous avons eu Ghaly sur notre terre, soyons dignes de respecter sa voie, parce qu'il nous a transmis des valeurs impérissables".
Cheikh Tourad Ould Abdel Malick, représentant du commissariat aux droits de l'Homme, présenta les condoléances du gouvernement à la famille et aux proches de Ghaly Abdel Hamid. Il a loué les efforts du défunt et son militantisme sans précédent qui l'ont conduit à créer le premier organe des droits de l'Homme en Mauritanie. Il a demandé à l'assistance de respecter le droit à la mémoire, cher aux militants des droits de l'Homme.

Aminetou Mint El Moctar, présidente de l'AFCF a suggéré une commémoration annuelle à l'occasion du 29 décembre à la mémoire de Ghaly Ould Abdel Hamid.

Maître Yarba Ould Ahmed Saleh ami de longue date, décrira Ghaly comme une personnalité altruiste, généreuse et courageuse. Il mettra en exergue la compassion de l'homme qui s’appropriait la douleur des autres, se rappelant une rencontre entre Ghali, lui, et une veuve des victimes des années 90, où il n'a pu finir l'entretien, tellement il avait mal .

De son combat effréné pour la préservation des droits de l'Homme, Maitre Yarba dira qu'il a observé une lutte sans merci contre la torture en Mauritanie. Il a crée la LMDH pour ce faire. Toujours dans un souci de préserver les droits humains, il s'est aussi investi dans la promotion de la liberté d'expression, loin de prétendre une formation journalistique ou de vouloir tirer profit. En 1989, il était le premier à dénoncer les exactions commises à l'époque aussi bien au Sénégal qu'en Mauritanie. En 1991, il s'est levé contre les crimes qui ont engendré veuves et orphelins, ce qu'il lui a valu d'être banni, car, à l'époque, son courage était rarissime. Pourtant, aujourd'hui l'opinion nationale et les pouvoirs publics lui ont donné raison après tant d'années...

Sarr Mamadou responsable du forum des organisations nationales des droits de l'Homme (FONADH) dit avoir connu Ghaly Ould Abdel Hamid en 1993 à Banjul, lors de la tenue de la session africaine des droits de l'homme et des peuples, alors vice-président de l'inter-africaine des droits de l'homme." J''étais déporté et je dirigeais la délégation des réfugiés mauritaniens, Ghali m'a abordé, il m'a écouté et m'a soutenu dans la cause des réfugiés. Durant toute la nuit, ensemble, lui et moi avions rédigé la première plainte contre la Mauritanie. Depuis lors, à chaque fois que nous avons rencontré Ghali, dans des rencontres internationales, il venait vers nous, plaidait notre cause, pendant que les membres de la délégation mauritanienne, y compris ministres et premier ministre nous évitaient comme des pestiférés. Ghaly était un combattant des justes causes, il était l'un des rares mauritaniens à avoir eu le courage de dénoncer ce qui s'est passé en 1989 en Mauritanie. La Mauritanie vient de perdre un Grand Monsieur".

Membre fondateur de la LMDH, actuel Secrétaire Général, Maître Mohamdy Ould Babah, s'est dit honoré d'avoir accompagné Ghaly Ould Abdel Hamid dans la longue lutte pour préserver les droits de l'homme en Mauritanie à un moment où la scène politique avait le plus grand besoin de tribune pour véhiculer une conscience juste.

Nana Mint Cheikhna parlera d’une grande âme qui dédaigne le factice du monde d’ici-bas. « J’aurais souhaité que cette cérémonie se soit déroulée de son vivant. Pourquoi, à chaque fois, nous perdons les meilleurs parmi nous, et nous n’en souvenons qu’après leur mort »
Cheikh Saad Bouh Kamara dira « je tiens à préciser que le défunt et moi partagions trois espaces convergents. D’abord, le lien de parenté, parce que je suis descendant de Sidi Abdoullah Ould El Hadj Brahim, ensuite le militantisme au sein des organisations des droits de l’Homme, puisque nous sommes parmi les pionniers de cette longue marche qui a commencé et qui se poursuivra. Nous avons été des collègues, comme enseignants à l’université de Nouakchott lors de sa création en 1981-82. Ce que je retiens du défunt c’est comme le disait Frantz Fanon -chaque génération doit dans une relative opacité découvrir sa mission, la remplir ou la trahir- je peux dire que les mots de Frantz Fanon ont eu des pratiques en Mauritanie à travers l’exercice et la pratique du défunt Ghaly Abdel Hamid. Nous avons une lourde responsabilité, celle de poursuivre son combat ; notre combat. Je vous prie d’essayer d’être chacun un soldat, un combattant de cet exercice dont parlait l’un d’entre nous et ce devoir de mémoire exercé pour le bien-être des hommes et des femmes de notre pays et de notre continent. »

Momma Ould Ely Cheikh présenta les condoléances au nom de la famille Ehl Momma et à son nom personnel, avant de poursuivre que Ghaly Abdel Hamid était pour lui un grand frère et un grand ami d’une humilité et d’une courtoisie hors du commun. Dans un ton émotif et digne, il adressera des prières au défunt et à toute la Mauritanie.

Sedena Ould Yahya très affecté, a essayé de rappeler une belle amitié indéfectible et les qualités de l’homme qui semble lui manquer à jamais. Il s’est engagé solennellement de se rapprocher davantage de ses enfants et proches, le restant de sa vie.

Mohamed Vall Oumeir «  La relation de Ghaly Abdel Hamid avec la presse a commencé depuis le journal Mauritanie Demain, il l’a commencé, pas parce qu’il croit qu’il peut jouer un rôle, c’est parce qu’il croit profondément que le plus grand danger que connait la presse à l’époque et toujours, est l’instrumentalisation des acteurs politiques. Il trouvait qu’il était de son devoir et de celui de tout un chacun d’aider la presse à être indépendante. Il m’a appris beaucoup de choses. Il n’a jamais demandé quoique ça soit à l’un de nous, alors qu'il était directeur de publication, aucune directive, aucune ingérence. C’est quelqu’un d’un courage exceptionnel, c’est quelqu’un qui a su sortir du lot. Il avait un rôle central de facilitateur, il savait écouter tout le monde et ne prenait jamais de position contre quelqu’un. Il était capable de faire converger tout le monde. Il a su défendre les droits de l’Homme et dénoncer les exactions. En 89, il n’y avait pas que les sénégalais qui étaient mis à la porte, il n’y avait pas que les sénégalais qui ont souffert, Il y a eu aussi des mauritaniens. Et c’est grâce à des gens comme Ghaly Ould Abdel Hamid qu’on ne peut pas dire aujourd’hui que ce qui c’est passé était un conflit ethnique. Aujourd’hui on parle d’erreurs d’un régime, d’erreurs commises par un régime. Je voudrais enfin suggérer qu’il y ait un prix des droits de l’Homme, appelé « prix Ghaly Abdel Hamid » Suggestion exprimée et saluée déjà dans les coulisses par les participants.
Ghaly Ould Abdel Hamid est quelqu’un qui n’est pas raciste et se distingue  par la tolérance, il a su nous montrer la voie de la solidarité et de la compassion, dira Boubacar Ould Messeoud.
Mohamed Abdellahi Bellil qui a décrit le défunt comme étant toujours égal  à lui-même ; généreux, simple et agréable s’est aussi exprimé dans la poésie mauritanienne avant de lancer : « Je voudrais partager avec vous une idée née, dans la salle qui consiste à organiser dorénavant une journée nationale des droits de l’Homme, elle sera l’occasion de plébiscite et de mémoire. A la fois, nous allons échanger sur les conditions des droits de l’Homme, à la fois, nous allons décerner le prix Ghaly Abdel Hamid, des droits de l’homme et à la fois nous rendrons hommage aux personnes vivantes et décédées qui se sont sacrifiées pour la cause des droits de l’Homme, à l’image de notre ami et frère, décédé le 29 décembre 2012, Me Ghaly Ould Abdel Hamid. »

Mohamed Ould Mohamed El Hassen dira que la générosité de Ghaly ne s’est pas éteinte avec son décès. Il  nous a laissé un grand héritage, traduit par trois belles leçons de la vie. La première est de dire la vérité au moment opportun. Ghali a toujours su dire courageusement la vérité, aujourd'hui, cette vérité lui donne raison.

La deuxième leçon est celle du détachement. Non seulement, il n'était pas intéressé par les biens des autres, mieux encore, il était détaché de ses propres intérêts. Avec Ghaly, nous avons appris que le matériel n’est pas une fin en soi. Il a une particularité qui lui est propre dans sa génération et dont peu de gens en Mauritanie s’en ont fait sienne. Très jeune, il était déjà homme d’affaires prospère, il a relégué toute sa fortune au second plan pour partir à l’étranger faire des études supérieures. Cette quête du savoir malgré les gros moyens de l'homme démontre encore son intelligence, car il ne suffit pas d'être riche quand on est pas instruit.

La troisième leçon est de pouvoir défendre ses positions modérément, sans passion, sans se faire des ennemis. Ghaly était dans le mouvement des Kaddihines sans que cela ne se sache, parce qu’il était patriote discret, convaincu de son patriotisme jusqu’à ce qu’il soit parti. Il a toujours défendu ses principes et valeurs, sans heurter ou léser quiconque.

Aboubecrine Ould Dahoud, neveu d'El marhoum et porte-parole de la famille, a remercié les officiels présents et tous participants pour leurs belles interventions auxquelles il souscrit. Il a précisé que Ghaly Ould Abdel Hamid s’est toujours refusé de collaborer avec les différents régimes. Plusieurs postes de responsabilités lui ont été proposés, il les a tous refusés par principe et pour rester juste dans la défense des nobles causes qui étaient sa priorité.

La cérémonie a été clôturée par une minute de silence où la Fatiha a été lue à la mémoire de Ghaly Ould Abdel Hamid.

Comme l'a dit Khattar Ould Alioune, aussitôt la triste nouvelle apprise:le Hatem de ce pays nous a laissés orphelins... Nous sommes à Allah et à Lui nous revenons.

Aïcha El Ghaly Abdel Hamid

 

Après la sortie du Président de la République, des valises se défont!

D'aucuns disent que la veille de la sortie audio-télévisée du Président Mohamed Ould Abdel Aziz, les leaders de l'opposition qui avaient défilé au palais ocre, ont nourri de gros "faux" espoirs. D'ailleurs, des rumeurs persistantes selon lesquelles un gouvernement politique aurait lieu à l'occasion du 1er anniversaire de l'investiture du Président de la République, ont ouvert les appétits. C'est à cette occasion justement, qu'il a été signifié sans équivoque à l'opposition qu'elle ne participera guère au pouvoir exécutif. Le Président a invité l'opposition à jouer son rôle, tout en promettant de l'aider pour ce faire.

Lire la suite...

Côte d'Ivoire : la démocratie au bazooka?

Dans les conditions actuelles où l'on est sommé de choisir une partie contre l'autre selon l'impératif de la lutte à mort, il est difficile de dire quoi que ce soit sur la crise ivoirienne, ses causes historiques, ses significations pour l'Afrique postcoloniale, les modalités de sa possible résolution et ses conséquences sur l'équilibre de la sous-région sans susciter un déchaînement incontrôlé de passions, voire la violence des partisans des deux camps.

Lire la suite...

Présidentielle sénégalaise: Mutisme honteux des partenaires du Sénégal

Honteux est le mutisme les dirigeants des pays de la sous-région, ceux des pays amis et partenaires du Sénégal, particulièrement la France et l'Union Africaine qui cautionnent par leur silence le coup d'Etat constitutionnel et les violences que connait ce pays frère et ami. Le Sénégal, pays respectueux des droits de l'Homme, exemple patent de la démocratie en Afrique, toujours resté à l'abri des coups d'Etat mérite aujourd'hui l'attention de tous. Tous ces efforts ne peuvent rester vains!
Le peuple sénégalais, connu pour son civisme, sa patience et sa bravoure ne mérite pas le traitement que lui inflige le président Wade, qu'il a pourtant porté à la présidence de la République, à un moment où leur pays avait inscrit son nom en lettres d'or dans l'histoire à travers une alternance exemplaire.

Lire la suite...