Fri10222021

Last update09:23:53 AM GMT

Back Culture Culture

Dossier

Mauritanie : le début du couvre-feu repoussé à minuit à partir de jeudi 9 septembre

  • PDF

Mauritanie : le début du couvre-feu repoussé à minuit à partir de jeudi 9 septembreAlakhbar - Le début du couvre-feu en Mauritanie a été repoussé de 20h à minuit à partir du jeudi 9 septembre. Les horaires du couvre-feu sont désormais de minuit à 6h du matin.

Le couvre-feu, qui a été instauré le 19 mars dernier, a été plusieurs fois ajusté, ou suspendu en fonction de l’évolution de la pandémie. A ce jour, la Mauritanie compte 34.408 cas confirmés de COVID-19 dont 742 décès et 32.062 guérisons.

Source : Alakhbar

Retrait de 600 soldats tchadiens du G5 Sahel: il y a «des défis économiques»

  • PDF

Retrait de 600 soldats tchadiens du G5 Sahel: il y a «des défis économiques»RFI Afrique - Le contingent tchadien déployé dans la zone des trois frontières (Mali, Niger, Burkina Faso) qui était de 1 200 hommes a été réduit de moitié.

La raison invoquée par les autorités tchadiennes est un redéploiement stratégique afin de rendre la force G5 Sahel plus opérationnelle sur le théâtre des opérations lutte contre le terrorisme. Ce retrait laisse-t-il un vide sur le terrain ? Pas forcément, répond Abdoulaye Barry, chercheur, spécialiste du sahel, joint par Kpénahi Traoré :

« Le bataillon tchadien est venu avec des moyens militaires très lourds, notamment des chars à chenilles qui ne peuvent pas se déplacer facilement dans le Sahel face à des terroristes qui utilisent des motos et des pick-up. Il y a la dimension économique aussi, il est très difficile d’entretenir parce que le G5 est confronté à des défis économiques. »

« Mieux adaptée au défi »

« Donc aujourd’hui, poursuit Abdoulaye Barry, on redimensionne la force pour la rendre mieux adaptée au défi, avec des moyens légers et du même type que ceux que les terroristes utilisent sur le terrain. Aujourd’hui effectivement, le seul problème qui se pose, c’est qu’on est en saison des pluies, donc les terrains sont vraiment impraticables dans cette zone-là. Vous avez vu aujourd’hui, les attaque se sont multipliées, l’année dernière effectivement on a eu un répit car les deux groupes islamistes, le GSIM et l’État Islamique étaient en train de se combattre, mais cette année, les combats ont diminué d’intensité sur le terrain et donc les terroristes ont le temps d’attaquer. »

Par RFI

SOS Esclaves plaide pour l’accès à l’état-civil des victimes de l’esclavage

  • PDF

SOS Esclaves plaide pour l’accès à l’état-civil des victimes de l’esclavageLe Calame - Les obstacles administratifs résultant de procédures complexes d’enrôlement à l’etat-civil ont été au centre d’une journée de sensibilisation sur la nécessité de l’accès à l’etat-civil aux victimes de l’esclavage tenue ce 16 août 2021 à Nouakchott.

Organisée par SOS Esclaves, avec l’appui de l’ambassade des Etats Unis d’Amérique en Mauritanie, cette journée s’inscrit dans le cadre d’un projet global visant à permettre aux victimes de l’esclavage de disposer de pièces d’etat-civil.

Ont pris part à cette journée, le président de la Fondation Sahel Brahim Bilal Ramdhane, le secrétaire général de la CGTM Samory Ould Bèye, Mme Hapsatou Cheikh Bocoum, représentante de la Commission nationale des droits de l’homme, des cadres de SOS Esclaves et le directeur adjoint des droits de l’homme Mohamed Ould Saleck.

La séance était présidée par le troisième vice-président de SOS Esclaves, Abdellahi Ould Nagi. Dans son discours, il a rappelé la nécessité de faire enrôler les victimes d’esclavage et du reste de tous les mauritaniens non sans évoquer les actions entreprises par son organisation.

Une vaste sensibilisation est menée à cet effet avec les organisations de la société civile en prélude à un large plaidoyer qui sera mené par SOS Esclaves, Fondation Sahel, AMDH, AFCF, Kavana et la CLTM auprès du Chef de l’Etat, du premier ministre, du ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation et des chancelleries. Il s’agira d’interpeller les autorités à la nécessité d’assouplir les conditionnalités d’accès l’etat-civil.

Les conditions d’enrôlement sont très drastiques voire irréalisables, ont affirmé plusieurs intervenants lors de la rencontre. Selon eux, il urge de réparer ces anomalies qui menacent la cohésion sociale et entraînent un déséquilibre total. D’autant que de milliers de personnes sont aujourd’hui dans l’incapacité de se faire enrôler et sont inexistants, à l’état-civil.

De nombreux citoyens n’ont pas pu mener à bien la procédure d’enrôlement biométrique à l’état-civil qui a débuté en 2011. La procédure complexe d’enrôlement à l’état-civil limite les inscriptions de certains enfants à l’école publique et les empêche de passer des examens nationaux ou de profiter des opportunités offertes. La situation est plus dramatique pour les victimes d’esclavage. De nombreux cas ont été relatés durant la journée par les participants.

Face à cette situation, SOS Esclaves et ses partenaires projettent de mettre en ligne une pétition pour un assouplissement des conditionnalités.

Source : Le Calame.info

Nouvelle attaque dans l'ouest du Niger: au moins 37 civils tués

  • PDF

Des habitants d'un village de la région de Tillabéri, dans l'ouest du Niger après une attaque d'hommes armés le 8 mai 2020.Une attaque d'hommes armés venus à moto a eu lieu ce lundi 16 août dans le village de Darey-Daye dans la région nigérienne du Tillabéri. Plus de 37 victimes civiles sont à déplorer, dont quatre femmes et treize mineurs. Un événement qui n'est pas isolé dans cette région, où les jihadistes ont connu de sérieux revers ces derniers mois.

C’est en début d’après-midi, ce lundi 16 août que les habitants du village de Darey-Daye à environ 300 kilomètres au Nord de Niamey ont été surpris dans leurs champs par un groupe d’hommes armés non identifiés, selon notre correspondant à Niamey, Moussa Kaka. Plusieurs témoignages évoquent des assaillants arrivés à moto, qui ont ouvert le feu sur tout ce qui bouge, sans distinction.

Un bilan provisoire selon des sources sécuritaires fait état de 37 tués dont 13 mineurs et quatre femmes. Les victimes sont essentiellement des jeunes partis dans les champs pour des travaux communautaires. Il y a une semaine exactement, quinze autres paysans du village de Falanzandan ont été tués par des hommes armés non identifiés. « On ne les connaît pas. Ils viennent faire leur attaque, ils tirent, et ils partent », témoigne une autorité locale jointe par RFI. « La chose est inacceptable, la chose est très grave, s'insurge-t-il. Les bandits armés, là. Ils ont tué tous les hommes du village. Le 13 mars dernier, ils ont tué 37 hommes. Il n'est rien resté, sauf les femmes et les enfants. »

Insécurité grandissante

Selon lui, les femmes ne veulent plus aller aux champs, et il y a des chances que les gens fuient le village. « Il n'y a aucun moyen, là-bas, de se déplacer, poursuit-il. Il n'y a pas à manger. Ils vont quitter là-bas, pour aller à Bani Bangou. Moi-même, je n'ai pas de moyen de rester là-bas dans le village. parce que depuis que ces affaires ont commencé, moi j'ai déménagé. Qu'on nous donne des bases de militaires dans la zone. tant que ces bases-là ne sont pas présentes, les gens ne vont pas rester. »

Depuis quelques semaines, la situation dans le nord de la région de Tillabéri, voisine du Mali, ne fait que se dégrader. Des assaillants à moto pullulent partout malgré une forte présence militaire. Selon plusieurs observateurs, les jihadistes massacrent de plus en plus de villageois depuis que plusieurs de leurs hauts cadres ont été neutralisés par l’armée nigérienne et ses partenaires. Selon Human Rights Watch (HRW), 420 civils ont été tués dans l'Ouest du Niger depuis le début de l'année.

La même situation d’insécurité grandissante est observée dans la zone de Tilia, la région de Tawa où il y a quelques semaines, un camp des forces spéciales nigériennes a été construit par la coopération allemande.

Source : RFI

L'accord de surveillance des activités nucléaires de l'Iran a expiré

  • PDF

Visite du réacteur nucléaire d'Arak par l'agence de l'énergie atomique iranienne, le 23 décembre 2019 (illustration).Le président du Parlement iranien, le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé que conformément à une loi votée par les députés, l'Iran limitera sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

La fin de cette coopération signifie que l'agence internationale n'aura plus accès aux images des caméras installées dans les sites nucléaires iraniens.

Cette annonce du président du Parlement intervient en pleine discussion entre l'Iran et les grandes puissances pour faire revivre l'accord nucléaire. Ces négociations actuellement en cours à Vienne ont pour objectif la fin des sanctions américaines imposées contre l'Iran depuis 2018. Et en contrepartie, l'Iran acceptera de limiter de nouveau son programme nucléaire, notamment l'enrichissement d'uranium à 60%.

Le Parlement avait accordé un délai de trois mois afin que les États-Unis lèvent les sanctions pour qu'en contrepartie l'agence internationale continue à avoir accès aux caméras de surveillance installées dans les sites nucléaires. Ce délai a pris fin et les négociations n'ont toujours pas abouti.

Le président Hassan Rohani a déclaré de son côté que les négociations se poursuivront jusqu'à ce qu'un accord soit obtenu à Vienne. La déclaration du président du Parlement vise donc à faire pression sur les pays occidentaux, en particulier les États-Unis, pour que les sanctions soient levées le plus rapidement possible.

Le chef de l'AIEA donnera ce dimanche une conférence de presse sur la surveillance du programme nucléaire iranien afin de donner « des développements relatifs au travail de surveillance et de vérification de l'AIEA dans la République islamique d'Iran », a annoncé le gendarme onusien dans un communiqué.

Source : RFI

Affaire de Ouadane : « SOS Esclaves n’a jamais triché », rappelle Boubacar Messaoud

  • PDF

L’affaire de l’esclavage  signalée   à Ouadane (Adrar) alimente une polémique entre SOS Esclaves dont la coordination de cette région a révélé l’affaire d’une Haratine offerte en dot et la commission nationale des droits de l’homme (CNDH) qui nie l’existence des faits. Et pour tirer les choses au clair  et éclairer l’opinion nationale et internationale, SOS Esclaves a tenu une conférence de presse ce mardi 6 avril à son siège social, situé à la Socogim PS. Devant un parterre de membres d’organisations  de défense des droits de l’homme, le président Boubacar Messaoud a tenu à préciser que ‘’SOS Esclaves, tout le long de son combat contre l’esclavage et ses pratiques, n’a jamais triché,  elle n'a jamais exhibé  ou dénoncé un cas d'esclavage  sans disposer de preuves;  nous ne sortons pas les gens de la servilité si elles n’en veulent pas, mais nous y contribuons par la sensibilisation et la prise de conscience des victimes.’’

Très choqué par les propos du président de la commission nationale des droits de l’homme, Me Ahmed Salem Bouhoubeyni qui a dépêché une mission d’enquête sur les lieux sans associer SOS, Boubacar Messaoud dira que ‘’la CNDH cherche la notoriété sur le dos de SOS Esclaves, elle veut la détruire, elle  n’y parviendra pas parce que si nous avons résisté à tous les aléas, c’est parce notre combat est juste, c'est parce que nous œuvrons pour une Mauritanie où tous les citoyens vivent égaux devant tout’’. Le président  de la CNDH a montré son véritable visage, déplore Boubacar Messaoud qui rappelle sa fierté d'être descendant d'esclave. "Si certains se gênent ou traînent encore le complexe d'être issus de familles esclaves, moi, j'en suis fier", se réjouit Ould Messaoud.

Ces précisions faites, la parole a été donnée au point focal de SOS en Adrar. Aziza Brahim  a raconté avec certitude et conviction, le processus de révélation de l’affaire en  citant les faits, leur date et  toutes les  personnes impliquée dans l’affaire  du mariage de Ouadane, de Moima, une esclave offerte en dot, conformément  à la pratique courante dans la contrée. Et d’ajouter que ‘’les personnes impliquées dans cette pratique d’esclavage se sont présentées à  nos  locaux d’Atar pour se plaindre de la divulgation  de l’affaire de Ouadane et pour nous affirmer, en présence de témoins, ici présents  que Moima  est leur esclave. Nous n'avons pas nié avoir révélé  cette affaire et sommes prêts à en repondre. Voilà les faits, rien n’a été inventé, et depuis cette visite,  personne d'autre n’est venu nous demander ou enquêter sur cette affairé’’,  conclut  Aziza Brahim.

Source : Le Calame

Affaire des terres de Feralla : Les représentants des propriétaires jugent la solution de l’Etat « partisane »

  • PDF

Le Calame : Les représentants du collectif des propriétaires de la cuvette de Koylal, située dans les encablures du village de Feralla, département de M’Bagne ont déclaré qu’ils rejettent la solution préconisée par le gouvernement parce qu’elle est « partisane ».

Ils tenaient, ce samedi 20 mars, une conférence de presse, au siège du FONADH pour informer l’opinion nationale et internationale de l’expropriation de leur terre par l’Etat mauritanien au profit des prétendus rapatriés du Sénégal, indique d’emblée, Cherif Bâ, porte-parole du collectif.

Dans un exposé introductif, M Cherif Bâ, entouré des membres de la délégation venue de M’Bagne et comprenant Thiam Moussa Mamadou et de Moussa Sabirine, a brossé le processus d’expropriation de la cuvette entamée en 1990 dans la foulée des évènements de 1989. « Pour exproprier les populations, l’Etat avait usé de la présence des rapatriés du Sénégal dans la zone alors qu’il s’agit de populations originaires des villages voisins comme Debay Doubel, M’Bagne, Bakhde, de Hijaj, lesquelles ont partagé avec nous, tout depuis la nuit des temps et qui disposent de leurs propres terres ». Si on a installé ces populations et créé une coopérative dénommée Ibn Khaldoum, c’est pour provoquer les propriétaires traditionnels et semer les germes de la tension », a-t-il ajouté. Il rappelle qu’à l’époque, « personne ne pouvait s’y opposer sans risque d’être expulsé, emprisonné, humilié ou exécuté. »

Poursuivant son propos, il martèle : « la preuve est là, le gouvernement reprend l’aménagement en pleine période de culture grâce au projet PARIIS, financé par la Banque mondiale, sans en parler aux propriétaires riverains. » Comme cela ne suffisait pas, embraye M Bâ, « le représentant du ministère de l’intérieur, Birane Wane vient proposer aux propriétaires traditionnels de partager leurs terres avec la coopérative Ibn Khaldoum qui dispose d’un titre foncier sur la cuvette », avant d’ajouter que « notre position ne favorise pas le consensus, il faut céder une partie de ces terres aux autres, ce que nous avons rejeté catégoriquement », rapporte M. Bâ

Cherif se félicite de la position de la Banque Mondiale, bailleur de fonds du projet PARIIS dont la mission s’est rendue récemment sur les terres en question pour écouter les différentes parties et dont le communiqué va dans le sens de l’apaisement.

Abondant dans le même sens, Thiam Moussa Mamadou et Moussa El Hadj Sabirine ont déploré l’attitude des bénéficiaires du projet en question avec lesquels « nous avons vécu depuis belle lurette et qui n’ignorent pas que les terres nous appartiennent et qui, soutenus par les autorités, sont venus en force de M’Bagne, de Doubel, de Hijaj, de Bakhde comme pour nous provoquer ; nous n’avons jamais eu de problèmes de cohabitation avec les populations Haratines avant les évènements de 1989 et depuis, force est de constater que le pouvoir les instrumentalise pour nous exproprier, ce que nous n’allons jamais accepter, parce que ces terres ont été acquises au prix du sang ; nous disons et répétons que nous nous attendons à tout, cette forfaiture ne passera pas, nous mettons le gouvernement en garde contre les énormes risques de l’escalade qu’il est en train de créer, nous sommes mauritaniens, nous aussi ». Intervenant, un représentant de la communauté de Dar El Barka, venu témoigner sa solidarité aux propriétaires de Koylal a fait avoir que ce qui s’est passé hier à Dar El Barka peut survenir, à tout moment et partout dans la vallée ; il leur a demandé de ne pas céder à provocation du pouvoir qui cherche à créer la zizanie entre les populations de la zone et les Haratine. N’acceptez pas de nous faire diviser, vous qui avez vécu depuis la nuit du temps », a-t-il martelé.

« Alors que beaucoup de partis politiques et de mouvements de la société civile sont venus nous soutenir sur le terrain, nos acteurs politiques et nos élus ont choisi de faire profil bas, ce que nous ne pouvons pas comprendre parce que nous avons toujours répondu à leur appel pendant les élections et avons les mêmes terres et les mêmes problèmes », indique Moussa Sabirine qui appelle les bénéficiaires à ne pas sacrifier les bons rapports presque familiaux, de voisinage et d’entr’aide entre les populations locales.

Créée en 1990, la Coopérative Ibn Khaldoum recense 160 membres, tous rapatriés et issus des villages voisins de la cuvette, affirment les représentants des propriétaires.

A la question de savoir ce que les représentants sont venus chercher à Nouakchott, s’ils souhaitaient rencontrer les ministres impliqués voire le chef de l’Etat, Cherif Bâ répond : « nous n’avons pas besoin de les rencontrer parce que nous connaissons déjà leur position, leur solution est partisane ; nous sommes venus informer l’opinion nationale et internationale. » Dans ce cadre, précise-t-il, nous avons rencontré les partis politiques de la majorité et de l’opposition, certaines chancelleries basées à Nouakchott.

Rappelons que c’est en pleine saison de culture que les responsables du projet PARIIS ont choisi de reprendre les travaux d’aménagement de la cuvette, après près de dix ans d’interruption. Et pour manifester leur opposition, les populations des villages voisins des contrées de Yirlabe et de Hebibaye, propriétaires de ces terres ont choisi de tenir un sit-in sur les lieux lequel a été dispersée la manifestation par les forces de l’ordre. Et depuis lors, elles se battent pour mettre fin à ce qu’elles qualifient d’ « expropriation déguisée», craignant que le site ne tombe sous peu, entre les mains d’agrobusiness.

Il est à regretter que le gouvernement se prend toujours mal avec l’exploitation des terres de la vallée, il y a toujours eu un déficit sinon une absence totale de communication avec les populations locales qui crient à l’« expropriation et à la provocation ». Faire un développement sans les intéressés est toujours contreproductif. « Si vous voulez aider quelqu’un, demandez-lui d’abord ce qu’il veut», disait un grand penseur.

Signalons que la cérémonie s’est déroulée en présence des élus dont Nafissa Bâ, députée de Tawassoul, du maire de Niabina/Garlol, Aliou Sarr, du coordinateur de SPD, Bala Touré et des acteurs de la société civile dont Sarr Mamadou, secrétaire exécutif du FONADH.

Source : lecalame.info

Transport terrestre: 87% des accidents de la route sont causés par un facteur humain (ministère)

  • PDF

Transport terrestre: 87% des accidents de la route sont causés par un facteur humain (ministère)AMI - Un atelier de sensibilisation sur la sécurité routière a pris fin, vendredi matin. La rencontre de deux jours, visait à sensibiliser sur le fait que le facteur humain, représente 87% des causes d’accidents de la route. Selon les organisateurs, l’atelier aura permis d’attirer l’attention sur la nécessité d’éveiller les consciences à travers des sensibilisations.

« Un secouriste dans chaque véhicule », c’est le thème retenu pour cet atelier organisé par l’Autorité de Régulation et d’Organisation du Transport routier, en collaboration avec la Délégation générale à la Protection civile et la Gestion des crises.

Il a réuni autour de la table, des chauffeurs professionnels, des représentants des fédérations, des représentants communaux, des membres de la société civile ainsi que des différents démembrements de l’Etat concernés par la question.

« Cet atelier vise à réduire le nombre d’accidents de la route en Mauritanie », a souligné le conseiller technique du ministre de l’Équipement et des Transports en charge du Transport terrestre, M. Mohamed Lemine Ould Cheikh Abdallahi. Selon lui, « les statistiques indiquent que 87% des accidents sont dues à un facteur humain, d’où la nécessité de mettre l’accent sur la sensibilisation ».

Avant de finir, le conseiller technique a rappelé que cet atelier entre dans le cadre de la stratégie nationale de la sécurité routière du gouvernement. Depuis sa mise en œuvre , « on a constaté durant la période 2019-2020, une nette réduction des accidents » affirme le conseiller. Pour lui, c’est à la conjugaison des efforts de tous les acteurs qu’on doit ce résultat.

Outre l’aspect sensibilisation, le débat a également porté sur la législation et la réglementation. La possibilité d’établir un permis qui fonctionne avec un système de points a été abordé. Il en est de même pour la révision de quelques dispositions du code la route.

En outre, le ministère a annoncé la phase pilote d’un système qui permet à n’importe quel internaute, d’identifier les zones dangereuses sur les routes nationales. Ce mapping se fera sur la base de données, qui seront recueillies, notamment les statistiques qui mettent en exergue le nombre d’accidents qu’il y a eu dans un endroit déterminé.

Enfin, les deux organisateurs se sont engagés à mettre tout en œuvre, afin que les recommandations soient matérialisées en actes.

Source : AMI

Loi sur les associations, fondations et réseaux : Quid des « associations cartables » ?

  • PDF

Loi sur les associations, fondations et réseaux : Quid des « associations cartables » ?Le Calame - Le gouvernement mauritanien a fait approuver par l’Assemblée nationale une loi sur les associations, fondations et réseaux. Le texte a été voté le 11 Janvier dernier. Composé de soixante-douze articles qui définissent l’association, les règles régissant sa fondation, ses engagements et les cas éventuels de suspension de ses activités et de sa dissolution, ce texte entend mettre de l’ordre dans la pléthore de nos associations.

Ce qui avait poussé feu le directeur du Calame, Habib Ould Mahfoudh à parler d’« associations-cartables ». Mais la loi va-t-elle mettre de l’ordre… ou accentuer le désordre ? Les associations de la Société civile ont poussé comme des champignons dans les années 90.

C’était la course au récépissé, perçu comme une espèce de sésame à subventions, aides et autres appuis. Pour pouvoir « octroyer des marchés » à leurs proches et amis, les responsables d’ONG ou projets de l’État les encourageaient à se constituer en associations. C’était très facile.

Le financement se retrouvait ordinairement partagé entre le président de l’association et le responsable du projet bien au fait des mécanismes de suivi-évaluation. Corruption à grande échelle...

S’engager à mettre de l’ordre dans cette fourmilière est une bonne chose. Pourvu que les mécanismes de contrôle et de suivi ne suivent cette corruption et que les nombreuses organisations ne mutent pas comme la COVID 19 : Les Mauritaniens sont très forts en matière de contournement de textes !

Le nouveau texte abroge et remplace la loi 64.098 du 9 Juin 1964 relative aux associations ainsi que ses modifications ultérieures. Il se conforme désormais à l’esprit de la Constitution du 20 Juillet 1991 modifiée.

Parmi les innovations, on peut noter l’introduction du système déclaratif en lieu et place de l’autorisation préalable, le renforcement du contrôle, les voies de recours en cas d’abus de pouvoir, une réglementation complète sur les régimes de nullité, de suspension et de dissolution des associations.

Il permet également à celles-ci de bénéficier, bien évidemment sous certaines conditions, d’appuis techniques publics, privés et étrangers ; notamment pour les associations signataires d’accord–cadre et accord de siège avec l’État.

Les associations étaient jusque là soumises à une autorisation de l’Administration, c’est-à-dire du ministère de l’Intérieur dont les services pouvaient, sans la refuser expressément, laisser les dossiers pourrir dans leurs tiroirs, s’octroyant ainsi la possibilité de sévir en cas d’activités organisées par des associations en attente de récépissé.

L’« appartenance à une association non autorisée » ou participation à « manifestation non autorisée » furent souvent brandies par les autorités administratives et les forces de l’ordre pour interdire et disperser un rassemblement public.

Certaines organisations comme « Touche pas à a Nationalité » (TPMN) et « Initiative pour la Résurgence de Mouvement Abolitionniste » (IRA) en ont fait les frais.

Une avancée

On comprend donc qu’elles se soient réjouies, par la voix de leur président, respectivement Dia Alassane et Biram Dah Abeid, de l’adoption de ladite nouvelle loi. Selon maître Mine Abdoullah, président de l’association « Publiez ce que vous payez » (PCVP), ce texte constitue une avancée qui devrait améliorer le fonctionnement de la Société civile, élément essentiel de tout État de droit. Pour autant que ces associations assument véritablement leur mission : constituer un contre-pouvoir, moyen de pression et voix des sans voix ; et non des outils pour s’enrichir.

La députée Kadiata Malick Diallo reste, elle, très prudente, pour ne pas dire sceptique. Car l’Administration détient toujours le droit d’autoriser ou non les manifestations des associations, restreignant ainsi leur liberté d’expression. Cette crainte a d’ailleurs été exprimée par les députés lors de la discussion du texte.

Ils ont voté les amendements apportés par la commission de la Justice, de l’Intérieur et de la Défense, sur les articles 2, 9, 10, 23, et 30 du projet de loi, visant, dans l’ensemble, à préciser davantage le contenu de ces dispositions. Parmi les points soulevés par les représentants du peuple, on note ainsi :

- la possibilité pour le gouvernement de retirer le projet en vue de l’améliorer et d’approfondir la concertation avec les acteurs du champ associatif afin de l’adapter aux exigences d’une société civile opérant dans un État démocratique ;

- la problématique des conditions et exigences en matière d’organisation requises par le texte et la dichotomie entre ceux qui y voient un excès préjudiciable vidant la loi de sa substance et ceux, au contraire, qui estiment qu’elle encourage les véritables associations travaillant avec sérieux et constitue un mécanisme approprié contre la dilution de l’action associative ;

- l’éventualité de voir certains concepts et expressions trop vagues (les coutumes, la haine, la menace de l’ordre public, etc.) interprétées de manière à restreindre la liberté d’action des organisations de la société civile ;

- la nécessité de veiller à professionnaliser davantage l’action associative, de l’éloigner de la politique et de ne pas lier les procédures d’application du présent projet de loi aux textes réglementaires qui pourraient porter atteinte à la marge de liberté dont disposent les associations.

DL