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Rétrospective 2020 : L’année Corona !

Rétrospective 2020 : L’année Corona !Eveil Hebdo - Dans quelques jours, l’année 2020 se terminera comme elle avait commencé, en l’occurrence sous le signe de mesures restrictives partout dans le monde, en général et en Mauritanie, en particulier, à cause du Coronavirus, la COVID 19.

Une pandémie qui aura marquée cette année et dont on se souviendra incontestablement dans les annales de l’histoire, comme « l’année Corona ». Vous l’aurez compris, faire une rétrospective de l’année 2020, risque de se résumer aux différentes péripéties liées à la gestion de cette maladie apparue pour la première fois en décembre 2019 en Chine, avant de se répandre à travers le monde avec les conséquences que l’on connait.

Dans notre pays, dès le mois de mars, les autorités ont pris des mesures pour faire face à la propagation du virus : fermeture de toutes les frontières (aériennes et terrestres), imposition de mesures de distanciation sociale et/ou physique, interdiction de tous les rassemblements, instauration d’un couvre-feu sur tout le territoire national de 18 h jusqu’à 6 h du matin, limitation de la circulation entre les wilayas au seul transport de marchandises...

Parallèlement à cela, des mesures sociales ont été prises pour atténuer les effets de cette crise sanitaire mondiale sur les ménages les plus vulnérables. Le gouvernement a ainsi mis en place des mesures exceptionnelles pour faire face à la propagation du Coronas mais aussi d’en minimiser les conséquences sur les populations.

Le budget alloué à cet effet est d’un montant de 5 milliards d’ouguiyas anciennes pour soutenir 30 000 familles les plus pauvres du pays. Malheureusement, la mise en œuvre de cet ambitieux programme n’a pas été à la hauteur des espérances. L’interventionnisme et le favoritisme ont ainsi conduit à l’exclusion sans aucune explication de milliers de familles remplissant pourtant tous les critères et qui avaient été recensées.

Les déboires de Mohamed Ould Abdel Aziz

Malgré tout, l’année 2020 ne s’est pas résumée chez nous à cette pandémie. La vie a continué à suivre son cours « presque normal ». Ainsi, l’Assemblée Nationale a poursuivi ses activités habituelles et a même mis en place une Commission d’Enquête Parlementaire pour passer au peigne fin la gestion des dix années de pouvoir de l’ex-Président.

Là aussi, ce dossier puise son origine en 2019, lorsque Mohamed Ould Abdel Aziz a voulu reprendre les rênes de l’UPR, quelques mois après avoir quitté le pouvoir. Ce qui n’aurait pas été du goût de son successeur et ami de 40 ans, Ould Ghazouani. Très vite la machine s’est mise en marche. Après des semaines d’audition de plusieurs dizaines de responsables de l’ancien régime, l’enquête a été bouclée et le dossier transmis à la justice.

Et pour la première fois dans l’histoire du pays, un ex-Président de la République s’est retrouvé en garde-à-vue pendant plusieurs jours, interrogé par des hommes qui, quelques mois auparavant, tremblaient à la simple évocation de son nom. D’autres, qui l’adulaient et le suppliaient de se présenter à un troisième mandat, le considérant comme le « sauveur », se sont retournés contre lui en le qualifiant de tous les noms d’oiseaux.

Le plus zélé parmi ces « transfuges » a été incontestablement Sidi Mohamed Ould Maham, ancien chef de file des « députés frondeurs », surnommés « bataillon parlementaire », qui avaient contribué à l’arrivée au pouvoir de Ould Abdel Aziz, ancien ministre de la communication et porte-parole du gouvernement, ancien secrétaire général de l’UPR, il s’est transformé à une vitesse d’éclair, en un opposant farouche contre celui qui l’a littéralement « créé ».

Création d’une Haute Cour de Justice

Sur le même registre, le Conseil constitutionnel a jugé conforme à la Constitution la création de la Haute Cour de justice (HCJ). Celle-ci complète l’arsenal juridique du pays au moment où l’ancien président Mohamed ould Abdel Aziz fait l’objet d’une enquête pour corruption et mauvaise gouvernance. Ainsi, le Conseil constitutionnel a déclaré conforme à la Constitution, la loi organique du 27 juillet 2020, instituant la Haute Cour de justice (HCJ), à travers un arrêt rendu jeudi 5 novembre.

Le juge constitutionnel avait été saisi pour se prononcer sur la validité de cette loi le 10 août 2020, conformément à l’article 86 de la Constitution. En déclarant conforme la loi organique de juillet 2020, le Conseil constitutionnel a tenu à rappeler dans le dispositif de sa décision, la première du genre dans l’histoire judiciaire, politique et parlementaire du pays, « les règles en la matière fixées par le Code de procédure pénal (CPP), en particulier celles garantissant les droits de la défense ».

La Haute Cour de justice est prévue par l’article 92 de la Constitution mauritanienne adoptée en juillet 1991 et ses différentes retouches. Cette disposition stipule notamment « qu’il est institué une Haute Cour de justice. Celle-ci est composée de membres élus en leur sein par l’Assemblée nationale et des magistrats de l’ordre judiciaire. Une loi organique fixe la composition, les règles de fonctionnement et la procédure applicable devant la Haute Cour de justice ».

Cette juridiction est compétente pour juger le président de la République, en cas de haute trahison, et les membres du gouvernement, pour des infractions d’atteinte à la sûreté de l’Etat.

Retour des exilés

Comme souvent le « malheur des uns fait le bonheur des autres », les déboires de Ould Aziz sont concomitants au retour d’exil de ses opposants contre lesquels il avait émis des mandats d’arrêt internationaux. Ainsi Mohamed Ould Bouamatou et Limam Chavi ont pu revenir au pays après plusieurs années d’errance à l’étranger. Rentré le 18 octobre dernier à Nouakchott après douze ans d’exil Moustapha Ould Limam Chaavi a même été reçu en novembre par le Président de la République, Mohamed Ould Cheiklh Ghazouani.

Pénurie de Fruits et légumes

La Mauritanie a connu une pénurie sans précédent de fruits et légumes à cause de la fermeture de la frontière avec le Maroc. En effet, la Mauritanie qui importe ces produits à partir du Maroc a été une victime collatérale du conflit entre ce pays et le Front Polisario, dont des éléments ont fermé l’unique point passage entre les deux pays. Ce point de passage, appelé Guergarate, se trouve en plein Sahara Occidental, à 55 kilomètres de Nouadhibou.

Des dizaines de camions marocains, qui se dirigeaient vers la Mauritanie et d’autres pays de l’ouest africain, ont été ainsi bloqués durant plusieurs jours au grand dam des importateurs des pays destinataires. Il a fallu une opération de l’armée marocaine pour que les choses reviennent à la normale. Jusqu’à quand ? En tout cas cet incident a mis à nu la fragilité de notre système économique et l’échec des politiques agricoles mises en œuvre depuis des décennies qui n’ont même pas permis jusqu’à présent de garantir ne serait-ce que notre consommation domestique en fruits et légumes !

Candidature de Ould Yahya à la présidence de la CAF

Il y a encore quelques années, notre pays était un nain dans le monde du football. Sans devenir un géant, nous avons néanmoins franchi de grands pas dans le développement de ce sport dans notre pays. Ce serait donc l’apothéose et une véritable consécration si le principal artisan de ces progrès est élu à la présidence de la Confédération Africaine de Football pour laquelle il s’est porté candidat.

Ailleurs dans le monde

En Afrique, l’année a été marquée par les 3èmes mandats d’Alpha Condé en Guinée et d’Alassane Ouattara en Côte d’Ivoire, entrainant des manifestations qui ont causé des centaines de morts dans le deux pays. Mais, l’événement le plus marquant à l’internationale cette année 2020 aura été la défaite de Donald Trump aux élections présidentielles en Amérique, et surtout son refus de reconnaitre la victoire de son adversaire Jo Biden.

En effet, un candidat à l’élection présidentielle – président sortant de surcroit – qui refuse de reconnaitre sa défaite et qui crie à la fraude, ses enfants et sa famille qui attaquent son adversaire à travers les réseaux sociaux, ses partisans qui appellent à la mobilisation et parfois même à l’insurrection, des hommes armés dans les rues, des craintes d’une guerre civile de la part de la communauté internationale et des médias... est un scénario auquel on a fini par s’habituer en Afrique, ou dans une quelconque république bananière en Amérique Latine, mais pas aux Etats Unis d’Amérique où Donald Trump semble s’être trompé de continent.

Disparition d’anciens présidents

Cette année 2020 a été enfin marquée par la disparition de plusieurs anciens chefs d’Etats africains qui ont, chacun à sa manière, marqué l’histoire de leur pays : Moussa Traoré, le tombeur de Modibo Keita qui est resté au pouvoir de 1968 à 1991, et Amadou Toumané Touré, initiateur de la démocratie au Mali, Jerry Rawlings au Ghana, Sidi Ould Cheikh Abdallahi premier Président démocratiquement élu en Mauritanie, Mamadou Tandia inventeur d’une « rallonge de mandat » au Niger, Pierre Bouyoya au Burundi.

Sikhousso

 

Au Nigeria, Boko Haram revendique l’enlèvement de centaines de lycéens

Au Nigeria, Boko Haram revendique l’enlèvement de centaines de lycéensLe Monde Afrique - Au moins 333 adolescents sont portés disparus depuis l’attaque de leur pensionnat à Kankara, dans le nord-ouest du pays.

Abubakar Shekau, leader de Boko Haram, a revendiqué mardi l’enlèvement de plusieurs centaines de lycéens dans le nord-ouest du Nigeria, dans une zone éloignée de leur bastion, marquant un tournant important dans l’expansion du groupe djihadiste. Au moins 333 adolescents sont portés disparus depuis l’attaque de leur pensionnat à Kankara, dans l’Etat de Katsina, dans la nuit du vendredi 11 au samedi 12 décembre.

Plus d’une centaine d’hommes armés à moto ont attaqué cette école publique rurale et alors que certains lycéens ont réussi à s’échapper, d’autres ont été rattrapés, séparés en plusieurs groupes et emmenés par des assaillants, selon des habitants contactés par l’Agence France-Presse (AFP).

Bien que ce kidnapping de masse ait ravivé le spectre de l’enlèvement de Chibok, en 2014, lorsque 276 jeunes filles avaient été enlevées lors d’un examen, il a d’abord été attribué à des « bandits » agissant a priori sans motivation idéologique ni religieuse.

En effet, les kidnappings contre rançon sont monnaie courante dans cette partie du Nigeria, où des groupes armés terrorisent les populations, volent leur bétail et leur village pour des raisons financières.

Mais mardi matin, dans un message vocal diffusé sur les canaux traditionnels du groupe, le leader historique de Boko Haram a revendiqué l’enlèvement des lycéens à Katsina. « Je suis Abubakar Shekau et nos frères sont derrière l’enlèvement à Katsina », a-t-il fait savoir.

De nombreux observateurs avaient mis en garde contre un possible rapprochement de ces « bandits » criminels avec les groupes djihadistes qui étendent leur influence dans toute la région sahélienne, du centre du Mali au lac Tchad (nord du Cameroun).

« Il y a eu des informations selon lesquelles des anciens combattants qui ont quitté Boko Haram ou l’Iswap [Etat islamique en Afrique de l’Ouest] ont désormais rejoint les rangs des bandits dans le nord-ouest » du Nigeria, explique Idayat Hassan, experte en sécurité au Centre pour la démocratie et le développement (CDD-West Africa), un think tank établi à Abuja : « D’autre part, nous avons vu certains groupes prêter allégeance à Shekau ces derniers mois. »

« Infiltration djihadiste »

Un constat partagé par Nnamdi Obasi, chercheur nigérian pour l’International Crisis Group (ICG), qui avait publié un rapport, en mai, s’inquiétant de l’expansion de l’influence des groupes djihadistes à travers tout le nord du Nigeria, et notamment dans les Etats du Nord-Ouest (Katsina, Zamfara, Sokoto, Kaduna…). « Depuis début 2019, les gouverneurs de ces Etats ont prévenu [le pouvoir central] de l’infiltration djihadiste du groupe de Boko Haram dans la région », rappelle M. Obasi.

Le président nigérian, Muhammadu Buhari, qui est lui-même originaire de Katsina et qui était d’ailleurs en visite chez lui au moment de l’enlèvement, a condamné l’attaque et ordonné le renforcement de la sécurité dans toutes les écoles. Les établissements scolaires ont également été fermés. L’armée a affirmé lundi avoir localisé « le repaire des bandits », ajoutant qu’une opération militaire était en cours.

La situation sécuritaire s’est largement détériorée dans le nord du Nigeria depuis l’élection de M. Buhari, en 2015. Musulman originaire du nord du pays, il avait pourtant fait de la lutte contre Boko Haram sa priorité.

La semaine dernière, le chef de l’Etat, âgé de 77 ans, avait annoncé qu’il s’exprimerait devant l’Assemblée nationale pour s’expliquer au sujet de l’insécurité rampante qui gagne le pays, avant de faire marche arrière. « L’Assemblée nationale n’a aucun pouvoir constitutionnel pour faire la leçon au président en son rôle de commandant général des forces armées », a justifié le ministre de la justice, Abubakar Malami.

Le conflit djihadiste a fait 36 000 morts, essentiellement dans le nord-est du pays, sur les pourtours du lac Tchad, et plus de 2 millions de personnes ne peuvent toujours pas regagner leur foyer. Il s’est étendu au Tchad, au Cameroun et au Niger.

Le Monde avec AFP

Afrique de l’Ouest et centrale : l’OIM appelle à aider des milliers de migrants vulnérables

Afrique de l’Ouest et centrale : l’OIM appelle à aider des milliers de migrants vulnérablesONU Info - L’Organisation internationale pour les migrations (OIM) a lancé, lundi, un appel de 100 millions d’euros pour continuer à fournir une protection urgente aux migrants vulnérables originaires d’Afrique de l’Ouest et centrale qui tentent souvent d’atteindre l’Europe en traversant la mer Méditerranée.

Cet appel de l’OIM intervient alors que le financement au titre du Fonds fiduciaire de l’Union européenne (UE) arrive à son terme et suscite « de vives inquiétudes quant au sort de dizaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants vulnérables ».

Sans cette aide de l’UE, « ces migrants auraient pu être laissés dans des conditions très périlleuses, dans des centres de détention et laissés pour morts dans le désert, ou vivant dans des environnements extrêmement difficiles propices à la traite et au trafic, sans aucune alternative sûre pour améliorer leur vie et celle de leur famille », a déclaré le Directeur général de l’OIM, António Vitorino, dans un communiqué publié par l’agence onusienne.

Lancée en décembre 2016, dans le cadre du Fonds d’affectation spéciale d’urgence de l’UE pour l’Afrique, l’initiative conjointe UE-OIM pour la protection et la réintégration des migrants rassemble 26 pays africains, l’UE et l’OIM autour d’un objectif commun : faire en sorte que les migrations soient plus sûres, mieux informées et mieux gérées, tant pour les migrants et leurs communautés que pour les pays d’accueil.

Depuis son lancement, au moins 77.000 ressortissants d’Afrique de l’Ouest et centrale ont bénéficié d’une aide au retour volontaire, dont quelque 68.000 ont reçu une assistance vitale à la réintégration adaptée à leurs besoins et à leurs vulnérabilités pour les aider à reconstruire leur vie, notamment ave un soutien économique, des conseils, un soutien en matière de santé mentale et psychosocial.

Le financement de cet appel de l’OIM permettra d’apporter une assistance directe à plus de 12.000 migrants et de leur permettre de retourner chez eux. Il aidera également à la réintégration d’au moins 24.000 personnes revenues d’Afrique du Nord, de l’Ouest et centrale, et d’Europe.

L’aide permettra également des opérations de recherche et de secours humanitaire dans le désert du Sahara ainsi qu’une aide humanitaire après le débarquement le long de la route de la Méditerranée occidentale.

Déjà 500 morts en 2020 sur la route migratoire vers les îles Canaries

Pendant la période la plus difficile de la crise de la Covid-19 en avril, un fonds a été créé et a aidé près de 5.000 migrants en leur fournissant des soins de santé et des couloirs humanitaires lorsque les voies de mobilité ont été interrompues en raison de la pandémie.

Plus de 26.000 migrants bloqués ont été aidés par le programme de recherche et de sauvetage dans le désert de l’OIM. Au cours des quatre dernières années, l’agence onusienne a pu intervenir rapidement à la faveur de ses centres de transit situés au Niger, au Mali et au Burkina Faso, le long des principaux couloirs migratoires. L’OIM estime ainsi avoir « sauvé des vies et offert aux migrants des alternatives sûres et dignes ».

« De nombreux migrants n’ont pas les moyens financiers et administratifs de rentrer chez eux lorsqu’ils veulent terminer leur voyage », a indiqué Christopher Gascon, Directeur régional de l’OIM pour l’Afrique de l’Ouest et centrale.

« Souvent, la seule option qui leur reste est de tenter la dangereuse traversée de la Méditerranée », a-t-il ajouté.

Or « de nouvelles routes vers l’Europe, souvent dangereuses, s’ouvrent ou se réactivent constamment », déplore M. Gascon. « Nous assistons aujourd’hui à un nombre croissant de départs vers les îles Canaries. Cette route maritime a déjà coûté la vie à plus de 500 migrants cette année ».

Source : ONU Info


Climat : le patron de l'ONU appelle à "réparer la planète"

Climat : le patron de l'ONU appelle à Euronews - 2020 est l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées sur terre.

C'est ce qui ressort du rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) publié ce mercredi. L'année n'est pas encore terminée, mais déjà, les climatologues tirent la sonnette d'alarme...

2016, 2019, 2020 : les températures moyennes ne cessent de grimper, ce qui éloigne un peu plus l'objectif fixé lors de l'Accord de Paris en 2015, à savoir limiter la hausse des températures à 1,5°C.

"C'est suicidaire"

Ce triste constat a amené, une nouvelle fois, le patron de l'ONU à lancer un appel planétaire.

António Guterres, secrétaire général de l'ONU : "Pour le dire simplement, l'équilibre de la planète est rompu. L'humanité fait la guerre à la nature. C'est suicidaire. La nature riposte toujours. Et elle le fait avec de plus en plus de force et de furie."

Le patron de l'ONU a fait un parallèle avec l'épidémie de coronavirus. Pour la pandémie, on finira pas avoir un vaccin, a-t-il dit. Mais pour le climat, "il n'existe aucun vaccin" ! Il appartient donc à chacun de "réparer la planète", selon ses termes.

Canicules, sécheresses, inondations, cyclones et ouragans... les signes du dérèglement climatique sont des plus en plus visibles, avec de lourdes conséquences : des populations obligées d'émigrer et une sécurité alimentaire compromise pour des millions de personnes.

Par Olivier Peguy avec AFP, AP

 

Le Global Terrorism Index 2020 classe la Mauritanie parmi les pays les plus sûrs

Le Global Terrorism Index 2020 classe la Mauritanie parmi les pays les plus sûrsLa Mauritanie figure dans la catégorie des pays les moins impactés par le terrorisme, selon l’Indice mondial du terrorisme (GTI) qui est cette année à sa huitième édition.

Cet indice annuel est élaboré par le principal groupe de réflexion de l’Institute of Economics and Peace (IEP) et constitue la source d’information la plus complète sur les tendances mondiales du terrorisme.

La Mauritanie occupe la 135ème place sur 163 pays avec un score de 0, soit dans la catégorie des pays les plus surs. Alors que les pays du Sahel connaissent de très nombreuses attaques terroristes, la Mauritanie n'a pas été touchée depuis 2011, rappelle-t-on.

Selon le même rapport, classé à la 102ème place, le Royaume du Maroc voisin a gagné 10 places dans le classement mondial et figure en conséquence dans la catégorie des pays les moins impactés par le terrorisme.

L’Algérie se classe troisième (65e rang mondial) avec un score de 2,696, suivie de la Tunisie (49e avec un score de 3,858) et de la Libye (16e avec un score de 6,25).

Les pays les plus touchés par le terrorisme sont: l’Afghanistan qui arrive à la première place avec un score de 9,595 sur 10. Viennent ensuite l’Irak avec un score de 8,682, le Nigeria (8,314), la Syrie (7,778), la Somalie (7,645), le Yémen (7,581), le Pakistan (7,541).

À l’échelle mondiale, les décès attribuables au terrorisme ont diminué pour la cinquième année consécutive en 2019, pour s’établir à 13.826, soit une baisse de 15% par rapport à l’année précédente.

63 pays ont enregistré au moins un décès lié au terrorisme, le nombre le plus faible depuis 2013.

La baisse du terrorisme s’est accompagnée d’une réduction de l’impact économique mondial du terrorisme, qui a diminué de 25% pour s’établir à 16,4 milliards de dollars américains en 2019. Comparativement à d’autres formes de violence comme les homicides, les conflits armés et les dépenses militaires, le terrorisme représente un faible pourcentage du coût total de la violence à l’échelle mondiale, qui était de 14,5 billions de dollars américains en 2019.

Cependant, les véritables répercussions économiques du terrorisme sont beaucoup plus importantes car ces chiffres ne tiennent pas compte des répercussions indirectes sur les entreprises, les investissements et les coûts associés aux organismes de sécurité dans la lutte contre le terrorisme.

Rappelons que les pays sont classés du «pays le plus impacté» (score : 10) au «pays le moins impacté» (score: 0) par le terrorisme.

Les indicateurs comprennent le nombre d’incidents terroristes, de décès, de blessures et de dommages matériels.

Par La rédaction de Cridem, avec Agences

 

Sahara occidental: scènes de vie sur la route de la Mauritanie

Sahara occidental: scènes de vie sur la route de la MauritanieTV5 MONDE - Trois motels, trois cafés, deux stations-services, trois épiceries et un coiffeur...

Dans le hameau poussiéreux de Guerguerat, à l'extrême sud du Sahara occidental, toute la vie tourne autour de la frontière avec la Mauritanie, sur la seule route reliant le Maroc et l'Afrique de l'Ouest. "Il n'y a rien d'autre ici", souligne l'épicier le plus prospère de Guerguerat, le Marocain Aziz Boulidane.

Cet homme entreprenant a aménagé une petite terrasse devant sa boutique pour servir des cafés aux routiers et aux voyageurs de passage, à proximité de la douane marocaine qui contrôle les poids-lourds en transit.

C'est ce point frontalier, situé au coeur d'une zone désertique aride et caillouteuse, proche du littoral atlantique, qui a récemment cristallisé les tensions entre le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario, nouvel épisode d'un long conflit sur le devenir de l'ancienne colonie espagnole du Sahara occidental.

L'armée marocaine s'est déployée le 13 novembre dans la zone-tampon contrôlée par l'ONU pour "sécuriser" un passage crucial pour le commerce. Un groupe de militants indépendantistes sahraouis bloquaient depuis environ trois semaines la route construite, selon eux, en violation de l'accord de cessez-le-feu de 1991 signé sous l'égide de l'ONU après 15 ans de combat.

Depuis, le Maroc a conforté ses positions sur le terrain en protégeant le passage par un mur de sable surveillé par les militaires et en terrassant le dernier tronçon de route qui se réduit à un entrelacs de pistes de sable.

L'opération a été menée "dans l'intérêt de l'Afrique, du Maroc et des pays du Nord", a assuré le Premier ministre marocain, Saad-Eddine El Othmani, qui s'est rendu sur place pour la première fois vendredi, en même temps qu'une délégation d'hommes politiques.

- "Porte sur l'Afrique" -

"Le poste-frontière a un important poids économique et génère d'importants revenus", explique El Fekir Khattat, un élu municipal qui décrit fièrement sa région comme "la porte du Maroc sur l'Afrique".

L'intervention de l'armée marocaine "va renforcer l'attractivité économique", dit-il.

L'élu table sur la construction de deux zones industrielles "pour valoriser l'activité commerciale" générée par la route et pour "créer de l'emploi" dans cette région désertique et peu peuplée.

Rabat a déjà mené plusieurs grands chantiers dans ce territoire riche en eaux poissonneuses et en gisements de phosphate.

Le Front Polisario, lui, dénonce "le pillage des ressources naturelles appartenant au peuple sahraoui".

C'est en 2017, année de la réintégration du Maroc dans l'Union africaine, que le roi Mohamed VI débloque sept milliards d'euros d'investissements pour transformer cette partie du Sahara en "hub économique".

Deux des projets, représentant chacun une enveloppe de près d'un milliard d'euros, concernent l'aménagement d'une "voie express" nord-sud sur un millier de km et la transformation du port de Dakhla en "hub maritime régional", pour desservir le nord du Maroc, les ports de l'ouest africain et les Canaries.

- "Point stratégique"-

Daouda Sene, le gérant de l'hôtel Barbas, le plus vieil établissement de la région de Guerguerat, se flatte de travailler dans "un point stratégique sur le plan international".

"C'est par là que passent tous les Européens et tous les Africains qui veulent partir en Afrique de l'Ouest", souligne le Sénégalais de 46 ans, qui a été recruté il y a quelques mois pour "améliorer l'image et le niveau" du motel, situé à Bir Gandouz, à 80 km au nord de la frontière.

En temps normal, son établissement accueille "toutes les nationalités": Maliens, Sénégalais, Ivoiriens, Mauritaniens, Gambiens, Marocains, pour ce qui concerne le transport et le commerce; Français, Espagnols, Portugais ou Chinois pour les voyages de loisirs, le tourisme ou la pêche.

Mais ces derniers mois, l'activité a pâti de la fermeture des frontières liée à la pandémie de Covid-19, puis des blocages du Front Polisario sur la route.

"Avant, l'hôtel marchait bien, mais le chiffre d'affaires a baissé", regrette le gérant.

Il reste cependant persuadé que le bourg de Bir Gandouz, qui compte actuellement un millier d'âmes, deviendra un jour un grand centre touristique et commercial, "plus grand que le port de Dakhla".

Actuellement, quelque 200 camions empruntent quotidiennement la "Nationale 1" que traversent parfois des dromadaires élevés librement dans le désert.

Par Fadel SENNA, Hicham RAFIH

AFP

 

Après la réouverture de la frontière, les Mauritaniens appellent à la retenue

Vidéo. Après la réouverture de la frontière, les Mauritaniens appellent à la retenueLe360afrique - Les Mauritaniens appellent à la retenue et la sagesse, pour préserver le principe du libre trafic des marchandises, après la réouverture d'El Guerguerat.

Les réactions continuent en Mauritanie après l’opération de l’armée marocaine, qui a libéré le passage frontalier d'El Guerguerat. Celui-ci était obstrué par les manœuvres provocatrices des séparatistes du front Polisario depuis prés d’un mois.

Kissima Diagana, journaliste, analyse globalement ces derniers événements comme une conséquence des succès diplomatiques du Maroc, avec l’ouverture par les pays d’Afrique subsaharienne, de consulats dans les villes de Dakhla et Laâyoune.

Il s’agit de la Guinée Bissau, de la Guinée équatoriale, du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire... Le Polisario entend ainsi perturber la libre circulation des marchandises à la frontière pour gêner l’approvisionnement du marché mauritanien et celui de la Cédéao en fruits et légumes, en guise de représailles.

Il estime que la Mauritanie doit jouer un rôle diplomatique plus actif pour une solution pacifique de nature à préserver la libre circulation des personnes et des marchandises, conformément aux principes du droit international.

Mohamed Eka, journaliste, constate les graves perturbations causées à l’approvisionnement du marché mauritanien en fruits, légumes et la forte hausse des prix suite au blocus d'El Guerguerat.

Il appelle à la mesure, à la retenue et à une solution diplomatique, de nature à préserver le principe de la libre circulation des personnes et des biens.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

 

Interpol à Nouakchott

Interpol à NouakchottL'Authentique - Une mission d’Interpol séjourne depuis près d’une semaine à Nouakchott où elle mène une enquête portant sur des voitures haut de gamme qui ont disparu ces derniers mois d’Europe.

Il s’agit de véhicules Tout terrains qui seraient entrés en Mauritanie par le Port de Nouakchott ou à partir de la frontière de Rosso, via le Port de Dakar. Pour les limiers, ce serait un important réseau de trafiquants constitués de Mauritaniens, de Sénégalais, de Gambiens et de Maliens qui serait derrière ce trafic.

Ils auraient profité de la période de forte pandémie du covid et du couvre-feu instauré dans certains pays d’Europe, pour mener leurs opérations.

De sources dignes de foi, certains d’entre eux seraient déjà identifiés puisque dénoncés par leurs complices résidant en Europe, d’autres, notamment, les points focaux installés dans les pays cibles, restent encore inconnus.

Il y a deux mois, c’est ce réseau qui a été ébranlé à Dakar après qu’un jeune artiste sénégalais de renommée internationale ait été interpellé et interrogé sur un véhicule qu’il aurait payé à 95 millions de FCFA et qui aurait été volé d’Europe.

Il y a quelques semaines, on se rappelle que des véhicules avaient été réquisitionnés au Port de Nouakchott par les Autorités portuaires après des soupçons de trafic illégal.

De sources informées, la mission d’Interpol s’est déjà présentée sur les lieux dans son enquête. Rien n’a encore filtré dans cette affaire où l’importateur serait le neveu d’un ministre du gouvernement, lequel a d’ailleurs été aperçu plusieurs fois au Port pour démêler cette affaire.

AB

Lutte contre l'Immigration irrégulière : l'Espagne va mener des patrouilles aériennes depuis la Mauritanie

Lutte contre l'Immigration irrégulière : l'Espagne va mener des patrouilles aériennes depuis la Mauritanie Ndar Info - L'immigration irrégulière vers les îles Canaries a connu une augmentation notable pendant ces dernières semaines, ce qui a provoqué la perte d’un nombre important de vies humaines.

Dans le cadre de la collaboration entre la Mauritanie et l'Espagne et afin de renforcer les capacités des forces mauritaniennes impliquées, un avion de surveillance maritime de la Garde Civile espagnole a été déployé à Nouakchott, sous le Protocole de coopération bilatérale, renseigne un communiqué parvenu à NDARINFO.

L'avion, de type C-235, équipé de caméras et de radars permettant d'identifier un navire à une certaine hauteur effectuera quotidiennement des patrouilles de surveillance maritime dans lesquelles sont intégrés le personnel de l'Armée de l'Air mauritanienne et du Service des Garde-côtes, qui est responsable de sa coordination opérationnelle.

Ces patrouilles conjointes surveilleront les eaux sous juridiction mauritanienne afin de localiser rapidement les embarcations impliquées dans la traite d’êtres humains et de transmettre les données aux Garde-côtes afin d’organiser et coordonner les moyens maritimes et les secours.

Le dispositif s'est déjà avéré efficace avec la localisation et l'interception conjointe d'une embarcation qui avait quitté Nouakchott et naviguait au nord, loin de la côte, avec 50 personnes à bord, indique la note de l'Ambassade d'Espagne à Nouakchott.

Source : Ndar Info