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La Mauritanie à la recherche d’un partenaire pour le projet gazier du champ « BANDA »

La Mauritanie à la recherche d’un partenaire pour le projet gazier du champ « BANDA »Sahara Médias - Le conseil des ministres mauritanien a approuvé mardi, lors de sa réunion, un projet de décret autorisant la dérogation à la procédure d’appel à la concurrence sur une zone du domaine pétrolier relative au champ gazier de Banda.

Ce champ connaissait des difficultés à convaincre les investisseurs à cause des conditions difficiles mises en place par les autorités.

Le projet de décret propose de mettre en place un processus de sélection d’un Opérateur pour signer un contrat d’Exploration-Production sur Banda en vue de développer le projet pour la production d’énergie GTP et toutes autres utilisations du gaz y compris le gaz naturel liquide.

Le champ BANDA est situé à 53 kilomètres à l’ouest des côtes mauritaniennes, sur une profondeur de 1200 mètres.

Le gouvernement mauritanien avait conclu l’année dernière un accord avec une société danoise pour le démontage du champ considéré improductif.

Le conseil des ministres a par ailleurs deux autres projets de décrets, le premier portant approbation de l’Avenant N°1 au contrat d’Exploration-Production portant sur le Bloc C-15 du Bassin Côtier, signé le 30 juin 2021 entre l’Etat Mauritanien et la Société Total E&P Mauritanie.

Le second projet de décret porte approbation de l’Avenant N°1 au contrat d’Exploration-Production portant sur le Bloc C-31 du Bassin Côtier, signé le 30 juin 2021 entre l’Etat Mauritanien et la Société Total E&P Mauritanie.

Source : Sahara Médias

Tabaski : le prix du mouton explose

Tabaski : le prix du mouton exploseLe Calame - A quelques 48 heures de l’Aid El kebir, les pères de familles s’arrachent les cheveux pour satisfaire les besoins divers de la famille, parmi lesquels figure, en bonne place, le mouton du sacrifice. Selon diverses sources concordantes, les prix ont fini d’exploser depuis quelques jours. Ils oscillent entre 40 et 120 mille le mouton.

Pourtant au marché de bétail qui s’étale du carrefour Nancy d’El Mina au château d’eau du quartier, ce sont des milliers de tête de moutons qui sont alignés par les revendeurs venus en majorité de l’est du pays.

Les camions-remorques n’arrêtent pas de déverser les cargaisons de moutons. Arrivés de tous les quartiers de la capitale, les citoyens ont commencé à tâter le terrain depuis 3 jours déjà. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les ovins sont onéreux. Il faut donc marchander dur avant d’acquérir son mouton. Il y en aura certes pour toutes les bourses, mais certains ont le complexe d’acheter des petits moutons.

Selon un revendeur de la zone de Timbedra rencontré au marché de bétail, « les prix sont élevés à cause du transport et de l’aliment du bétail sur le site, seuls les nantis peuvent fêter, les autres doivent se contenter du minimum ».

Face à cette situation, certains pères de familles préfèrent attendre la nuit de la fête ou très tôt le matin, le jour J pour aller s’approvisionner. Leur calcul est simple, craignant de ne pas pouvoir leur « stock », le jour de fête, certains seront contraints de le brader avant de rentrer chez eux.

Une stratégie qui ne paie pas toujours, mais ils font avec. Le mieux en tout cas, en cette période de pandémie, est de faire selon ses moyens, pour comme on le dit, dormir tranquille.

Source : RFI

Fin de la rencontre mauritano-malienne pour réactiver le corridor Nouakchott-Bamako

Fin de la rencontre mauritano-malienne pour réactiver le corridor Nouakchott-BamakoAMI - Les travaux de la rencontre Mauritano-malienne sur la redynamisation du corridor Nouakchott-Bamako ont été clôturés, vendredi à Nouakchott sous la supervision du ministre de l'Équipement et des Transports M. Mouhamedou Ahmedou Mhaimid et de son homologue malienne Mme Dembele Madina Sissoko.

Cette rencontre bilatérale vise à promouvoir le corridor Nouakchott-Bamako en vue d'un partenariat économique durable.

Il s’agit aussi d’encourager les opérateurs maliens à entreprendre en les faisant assister par les autorités mauritaniennes notamment contre les fausses facturations des droits fiscaux mais également d’améliorer la fluidité du trafic routier et d’accéléreer la circulation des biens et des personnes sur le corridor routier Bamako-Nouakchott.

Intervenant au cours de la clôture de rencontre le ministre de l'Équipement et des Transports M. Mohamedou Ahmedou Mheimid a insisté sur la nécessité d’accorder la priorité aux échanges commerciaux avec le Mali, à la redynamisation des transports dans le corridor Nouakchott - Bamako en plus de la création d’un comité de suivi des différentes questions afférentes à ce corridor.

Pour sa part, la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembele Madina Sissoko a déclaré que les résultats de cette rencontre témoignent de la détermination de deux pays à faire du corridor Nouakchott-Bamako un axe privilégié pour les échanges commerciaux entre les deux pays.

Elle a exprimé sa satisfaction pour la mise en place d’un comité de suivi de la mise œuvre des recommandations formulées pour continuer à perpétuer la recherche de solutions concertées aux défis auxquels les deux pays sont confrontés, tout en saluant la coopération bilatérale en matière de transports routiers et de transit maritime.

 

Les revenus de l’activité aurifère traditionnelle a généré en deux ans 328 milliards d’anciennes ouguiyas

Les revenus de l’activité aurifère traditionnelle a généré en deux ans 328 milliards d’anciennes ouguiyasSahara Médias - Le directeur général de la société MAADEN MAURITANIE, Hamoud O. M’Hamed a déclaré que la valeur ajoutée de l’activité traditionnelle pour l’extraction de l’or a augmenté lors des deux années 2020-2021 a dépassé 244 milliards d’anciennes ouguiyas et les revenus ont dépassé 328 milliards d’anciennes ouguiyas, selon le rapport annuel de la banque centrale de Mauritanie, soit une augmentation de 278% par rapport à 2019.

Ould M’Hamed qui s’exprimait à l’occasion du lancement par le ministère du pétrole, des mines et de l’énergie d’un ensemble d’équipements et d’aménagements dans le centre minier Cheikh Mohamed El Mamy, appartenant à la société MAADEN, a révélé que les opportunités d’emplois directes ont dépassé 52.000 et les opportunités indirectes 220.000 selon une étude menée par un expert agréé.

Le ministère du pétrole, des mines et de l’énergie a lancé vendredi les travaux pour la réalisation du centre minier Cheikh Mohamed El Mamy appartenant à la société MAADEN dans la moughata de Chami, un projet financé par la société à hauteur d’un milliard trois cents millions d’anciennes ouguiyas.

Le projet prévoit le forage de 6 puits artésiens, des bureaux pour la société MAADEN MAURITANIE et pour la gendarmerie nationale dans ce centre, la construction de 40 latrines, la délimitation de la superficie exploitée dans le centre.

S’ajoute à cela la réalisation d’une bretelle en terre battue entre Tasiast et Tijirit, dans les wilayas de Dakhlet Nouadhibou et l’Inchiri, d‘une longueur de 69 kilomètres, au lieu de 160 km auparavant.

Source : Sahara Médias

La Mauritanie augmente de 3% à 6,5% les redevances de l'exploitation de l'or

La Mauritanie augmente de 3% à 6,5% les redevances de l'exploitation de l'orXinhuanet - Au terme de douze mois de négocions, la Mauritanie et la société canadienne Kinross Gold Corporation, qui exploite la mine d'or de Tasiast dans le nord-est du pays, sont parvenues à un accord augmentant graduellement la redevance minière de 3% à 6,5% en faveur de l'Etat, a indiqué le ministère du Pétrole, des Mines et de l'Energie dans un communiqué diffusé ce jeudi.

Kinross Gold Corporation exploite la mine depuis 2010 à travers sa filiale Tasiast Mauritanie Limited S.A (TML S.A) qu'elle détient à 100%, rappellent des observateurs locaux.

L'accord donne également à la Mauritanie la possibilité de nommer des membres observateurs au Conseil d'Administration de TML S.A "afin de permettre un suivi immédiat des décisions pour accroître la transparence".

Le pays bénéficie aussi de l'effacement de 74 millions de dollars de dettes qu'il devait à Kinross Gold Corporation dans le cadre du régime d'exonération de carburant.

Toutefois, la Mauritanie devra rembourser à Kinross Gold Corporation, sur une période de 5 ans, un montant de 40 millions de dollars "tels que dus et confirmés par lettre du ministère des Finances en date du 12 mai 2015".

En revanche, Kinross Gold Corporation est contrainte de verser à la Mauritanie un montant de 10 millions de dollars à la signature de l'accord et un autre montant annuel d'1 million de dollars pour le renforcement de capacités durant la période d'exploitation.

La société va désormais renforcer le contenu local en s'impliquant davantage dans le domaine du développement local et national.

Grâce à l'accord, les redevances minières, versées par TML S.A au trésor public mauritanien, passent de 16 millions de dollars américains en 2019 à 36 millions de dollars américains en 2020, soit une augmentation annuelle de 20 millions de dollars.

Les réserves de la mine de Tasiast sont estimées à plus de 179,5 tonnes, ce qui équivaut à environ 6.330 millions d'onces d'or.

Les retombées escomptées de la mine pour la période allant jusqu'à 2033 sont de l'ordre de 1,55 milliard de dollars au prix moyen de l'or à 1.600 dollars l'once, ce montant pourra atteindre les 2 milliards de dollars si l'or dépasse 1.800 dollars l'once, selon les statistiques de Tasiast Mauritanie Limited S.A.

Agence de presse Xinhua

 

Mauritanie : arrivée de nouveaux opérateurs d’Internet pour concurrencer Mauritel, Mattel et Chinguitel

Mauritanie : arrivée de nouveaux opérateurs d’Internet pour concurrencer Mauritel, Mattel et Chinguitel Les opérateurs téléphoniques, Mauritel, Mattel et Chinguitel, ont payé « l’année en cours » 967 millions d’ouguiyas anciennes, a révélé lundi 12 juillet, le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration, Abdelaziz Ould Dahi.

M. Dahi a fait cette révélation, à l’Assemblée nationale, lors d’une question orale posée par le député Ishagh Mohamed Ahmed Miské relative à la situation des communications dans notre pays et au respect des cahiers de charges par les opérateurs.

« Les amendes infligées aux entreprises de télécommunications s'élevaient à 6 millions et 230 mille MRO en 2004, alors qu'en 2014, c'est-à-dire après la promulgation de la loi modifiant la loi sur les communications électroniques, elles s'élevaient à 436 millions MRO, atteignant au cours de l'année écoulée à un milliard et 882 millions MRO, notant qu’au total les amendes de l'année en cours s'élevaient à 967 millions MRO jusqu'en juin dernier », a indiqué Abdelaziz Ould Dahi.

« L’Autorité de régulation travaille actuellement sur une étude visant à augmenter la pénalité annuelle des violations des procédures par les opérateurs de 2% à 5%, et à introduire des sanctions dissuasives qui incluent la suspension partielle ou totale des licences, la réduction de leurs périodes ou de la portée ou le retrait définitif », a-t-il ajouté.

Le ministre a, par ailleurs, annoncé l’arrivée de nouveaux opérateurs d'Internet [qui] ont obtenu des licences conformément au système de licence en vigueur.

« [Ils] vont fournir très prochainement leurs services, ce qui ne manquera pas de renforcer la compétitivité et d’avoir un impact positif sur la qualité des services et des communications dans le pays », a indiqué le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

Hausse des prix de produits vitaux et mutisme des autorités

Hausse des prix de produits vitaux et mutisme des autoritésLe Calame - Depuis la fin du mois de Ramadan, les prix des produits vitaux, comme l’huile, le riz et le sucre ont connu des hausses inexpliquées et inquiétantes sur le marché.

En quelques jours, le prix du bidon de 20 litres d’huile est passé de 10 à 14 mille Ouguiya, celui du sucre de 10 mille à 11 mille Ouguiya voire 12 mille, le sac de 50 kg de riz se négocie, quant à lui, à plus de 14 mille Ouguiya.

Interrogé, un boutiquier de la banlieue explique que les grands commerçants décident à leur guise de faire valser les étiquettes parce que personne ne se plaint et les autorités ne disent rien pour endiguer le phénomène.

En effet, ajoute un père de famille, ces trois produits sont incontournables, une famille se doit d’en disposer au quotidien mais aujourd’hui, ils sont presque inaccessibles, personne ne se plaint et les autorités ne pipent mot, nous sommes comme abandonnés à nous-mêmes.

Selon diverses sources concordantes, nombre de familles ne réussissent plus à assurer qu’un seul repas par jour, ceci dans le meilleurs des cas. Et comment ? Avec de nombreuses acrobaties. Les pères et les mères de familles dont certains sont des retraités sont obligés de se livrer à de petits boulots pour pouvoir chauffer la marmite.

En plus de petites AGR, les mères de famille se transforment en domestiques, en laveuses de linge pour assurer le quotidien. Et avec la presque disparition des boutiques EMEL et l’arrêt de celles ouvertes pendant le mois de Ramadan dernier, les familles démunies ne savent plus à quel saint se vouer. Certains citoyens se rabattent sur les stocks obtenus auprès des boutiques de l’opération Ramadan, revendus, au vu des autorités, près du grand carrefour Foire. On y trouve exposés du riz, de l’huile et du Célia, à des prix légèrement différents de ceux pratiqués dans nos marchés et boutiques du coin.

Face à cette situation de pauvreté et du silence incompréhensible des autorités, les citoyens démunis sont devenus comme des chameaux qui, en dépit de leurs cris et protestations quand on les charge de marchandises, finissent toujours par se lever.

Rappelons qu’en Tunisie, en décembre 1983, l’augmentation du prix d’une baguette de pain avait entraîné des émeutes qui se sont soldées par 150 morts – que Dieu nous en préserve, puis le renvoi du ministre de l’intérieur, une semaine plus tard.

Source : Le Calame.info

Confrontée à une "détérioration sans précédent", la SOMELEC va être démembrée en deux nouvelles sociétés

Confrontée à une Confrontée à une « détérioration sans précédent », la Société Mauritanienne d'Electricité (SOMELEC) va être démembrée en deux nouvelles sociétés, l’une pour la production et l’autre pour la distribution.

L’annonce a été faite mercredi 30 juin par le ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie, Abdessalem Ould Mohamed Saleh. Face à la presse et sans détours, le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, Abdessalem Ould Mohamed Saleh, a mis le doigt dans la plaie en évoquant l’état des lieux de la Somelec.

« 50 % de la production de l’entreprise est perdue, gaspillée. Naturellement, cette baisse influe sur les performances financières de la société et a obligé l’Etat à augmenter son capital à hauteur de 100 milliards d’ouguiyas », a indiqué Abdessalem Ould Mohamed Saleh, lors d’une conférence de presse en amont du Conseil des Ministres.

Le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a également pointé du doigt « l’absence de vision » qui a eu un impact majeur sur l’état actuel de cette société publique ainsi que son « système informatique qui date du siècle dernier ».

Dressant « un bilan peu reluisant de la situation du secteur » de l’électricité notamment de la Somelec, le ministre a indiqué que son département entend mettre en œuvre une feuille de route « pour améliorer la gestion et le rendement » de la Somelec.

Evoquant « le déséquilibre constaté dans la mise en œuvre du programme d’investissements » au niveau de l’entreprise, le ministre a déclaré qu’un milliard d’ouguiyas a été injecté sur la production et la distribution de l’électricité aux citoyens, mais essentiellement à Nouakchott et à Nouadhibou.

« Le programme d’assainissement et de transformation de la Somelec, ambitionne d’ici 2030, de fournir un accès à l’électricité à tous les citoyens. Afin d’y parvenir, des réformes importantes doivent être menées. Parmi elles, la révision du statut des travailleurs non permanents, la réduction de la tarification ainsi qu’un toilettage des finances de la SOMELEC. Tout ceci, conduira inéluctablement, au démembrement de la SOMELEC pour créer en lieu et place, deux nouvelles sociétés, l’une pour la production et l’autre pour la distribution », a affirmé Abdessalem Ould Mohamed Saleh.

Le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a annoncé qu’une table ronde avec les différents partenaires de la Mauritanie sera organisée prochainement. « La stratégie orientant les actions du secteur de l’électricité est restée la même ces 20 dernières années. La stratégie en question a été élaborée en 1998 tandis que le code de l’électricité lui, a été approuvé en 2001. Les deux ne sont plus adaptés aux réalités actuelles », a rappelé le ministre.

Régulièrement, les mauritaniens vivent au rythme des coupures d’électricité récurrentes.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

Mauritanie: un désastre écologique frappe le Banc d’Arguin

Mauritanie: un désastre écologique frappe le Banc d’ArguinSenalioune - Le drame s’est manifesté pour la première fois depuis le dimanche 20 juin courant au parc du banc d’Arguin, après la constatation des premiers échouages massifs et mystérieux sur près de 5 km de la plage, de milliers de poissons appartenant à plus d’une cinquantaine d’espèces.

L’alerte fut aussitôt donnée et des enquêtes diligentées par les organismes spécialisés locaux en la matière ayant permis d’arriver à des constats dont la localisation du site d’échouage situé entre sur la plage entre les Caps Tafarit et Tagarit, les espèces les plus touchées (le lasser africain, l’éthmalose, les sardinelles, les poissons chats et les carangidés).

Les causes de l’échouage demeurent toujours inconnues, selon un communiqué publié par le Parc National du Banc d’Arguin (PNBA) à cet effet, selon lequel, les investigations se poursuivent, afin d’identifier la cause des échouages des poissons en si grandes quantités, promettant d’informer le public de tout nouveau élément permettant de cerner les origines de cette catastrophe écologique maritime.

Pour des raisons préventives face à un désastre toujours incompréhensible, l’Administration du PNBA a décidé, à titre de mesure conservatoire, la fermeture temporaire du campement touristique d’Arkeiss et l’usage de la plage entre les Caps Tafarit et Tagarit en plus de l’organisation d’une campagne de nettoyage de la dite plage au parc Banc d’Arguin.

Une catastrophe qui n’est pas sans précédent

Un échouage semblable, mais ayant concerné cette fois une seule espèce à près de 99%, à savoir le mulet noir, à la différence du présent cas du PNBA où 53 espèces ont été identifiées, avait eu lieu en septembre dernier.

Les investigations menées à l’époque avaient conduit les experts des catastrophes maritimes à privilégier l’hypothèse d’un échouage massif dû à un manque d’oxygène.

Fin avril dernier, les équipes de surveillance d’une autre réserve naturelle protégée mauritanienne, à savoir le parc national de Diawling, sis plutôt, dans la partie de la côte sud mauritanienne, près de la frontière avec le Sénégal, avaient découvert quant à eux l’échouage d’une baleine (rorqual) de 22 mètres de long, rappelle-t-on.

Connue depuis ces dernières décennies pour être l’une des côtes les plus poissonneuses du monde, mais fortement exposée à la pèche illicite menée par de gros chalutiers asiatiques ainsi que menacées par les impacts environnementaux qui accompagnent les perspectives de l’exploitation du gaz offshore, les eaux territoriales mauritaniennes, présentent probablement au fur et à mesure du rêve de l’Etat pétrolier, les risques sérieux pour la faune aquatique dont les espèces avaient émigrer des autres océans pour élire domicile dans son paisible large.

Non loin de cet environnement maritime en forte ébullition, rappelons la vive polémique ayant opposé la semaine passée le géant gazier et pétrolier British Petroleum à Unearthed, la branche médiatique de l’ONG internationale Greenpeace, lorsque cette dernière à accusé le plan d’action de BP pour le champ gazier « Sénégalo-mauritanien » Great Tortue Ahmeyim (GTA) phase 1 de ne pas refléter « les bonnes pratiques internationales pour aider à protéger la biodiversité marine dans la zone d’emprise du projet ».

Rétorquant la société affirme dans un droit de réponse sa conviction que « l’activité de la pêche peut durablement coexister avec nos opérations », rappelant également son étude d’impact environnemental et social est également arrivée à la même conclusion.

Par Oumlbenina Mint Bamba