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Le président de la république : «Le secteur du BTP est un pilier de la croissance économique»

Le président de la république : «Le secteur du BTP est un pilier de la croissance économique»Sahara Médias - Dans son discours ce lundi à l’ouverture des travaux des états généraux du secteur des bâtiments et des travaux publics a évoqué trois axes essentiels, la situation du secteur, son importance et son avenir, la situation des prix et les mesures prises dans ce domaine et enfin la concertation entre les acteurs politiques du pays.

A propos du premier point le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani a dit que ce secteur est l’un des piliers de la croissance économique, car il apporte une contribution significative au produit intérieur brut, à la création d’emplois, à l’attractivité d’investissement, au soutien des capacités de production ainsi qu’à la construction d’infrastructures soutenant les services de base.

Le secteur joue un rôle de premier plan dans la réalisation de notre objectif central, vers lequel nos différentes politiques publiques sont orientées, à savoir l’amélioration des conditions de vie des citoyens et le renforcement de leur résilience face aux différentes crises.

A propos du deuxième point le président Ghazouani a révélé la création d’un mécanisme national d’importation des marchandises et produits de base, et de les fournir au citoyen à des prix abordables, loin de la spéculation, pour être un outil régulateur et un facteur de stabilisation pour le marché. Enfin s’agissant du troisième point, le chef de l’état a appelé à se concerter et profiter des expériences de chacun.

« Une démarche créative, que nous adoptons régulièrement dans notre approche de gestion des affaires publiques, comme en témoignent les prochaines concertations nationales, qui n’excluront personne et n’interdiront pas un sujet afin d’aboutir ensemble aux meilleures solutions possibles face aux divers défis.

Source : Sahara Médias

Au Soudan, l'armée dénonce une tentative de coup d'État

Au Soudan, l'armée dénonce une tentative de coup d'ÉtatFrance24 - Un groupe, non identifié à ce stade, aurait tenté de prendre le pouvoir lundi lors d'un putsch visant le gouvernement de transition, à annoncé l'armée mardi.

Le Soudan a échappé à une tentative de coup d'État, lundi 20 septembre, a annoncé mardi l'armée dans un communiqué lu à la télévision nationale, précisant que les autorités maîtrisent la situation, sans donner d'informations sur l'identité des auteurs du complot.

Mohamed al Faki Suleiman, porte-parole du conseil de transition dirigeant le pays, a déclaré à Reuters que la tentative de putsch avait eu lieu lundi et que les interrogatoires des suspects allaient bientôt débuter.

Selon une source gouvernementale ayant requis l'anonymat, les putschistes ont notamment tenté de prendre le contrôle de la radio publique à Omdurman, qui fait face à la capitale Khartoum sur la rive opposée du Nil.

"Il y a eu une tentative de coup d'État manquée, le peuple doit y faire face", ont rapporté les médias d'État. Par ailleurs, une source militaire haut placée a déclaré qu'un groupe d'officiers était "impliqué dans la tentative", mais qu'il avait été "immédiatement suspendu".

Mardi, la circulation dans le centre de Khartoum semblait fluide, y compris autour du quartier général de l'armée. Les services de sécurité soudanais ont toutefois bloqué le principal pont reliant Khartoum à sa ville jumelle d'Omdourman, de l'autre côté du Nil.

Une transition fragile

La tentative de coup d'État visait le gouvernement de transition soudanais mis en place après l'éviction en mars 2019 du président Omar el-Béchir, renversé après trente ans de règne sans partage.

Le Soudan connaît depuis une transition fragile caractérisée par des difficultés économiques et de profondes divisions politiques. Ces derniers mois, le gouvernement a entrepris une série de réformes économiques difficiles pour pouvoir bénéficier d'un programme d'allègement de la dette du Fonds monétaire international (FMI).

Ces mesures comprenant la réduction des subventions et l'instauration d'un flottement contrôlé de la monnaie locale ont été jugées trop sévères par de nombreux Soudanais. Des manifestations sporadiques ont récemment eu lieu dans tout le pays pour protester contre les mesures soutenues par le FMI et l'augmentation du coût de la vie.

Avec AFP et Reuters

 

Mali: à mots couverts, le Premier ministre évoque la société paramilitaire russe Wagner

Le Premier ministre malien Choguel Maïga, ici le 6 juin 2021.Au moment de recevoir deux associations de la société civile du Mali, vendredi 17 septembre, le Premier ministre Choguel Maïga a fait allusion à une éventuelle collaboration de son pays avec la société militaire privée russe Wagner, sans citer son nom. Il a également critiqué l'action des forces internationales au Mali, ou du moins affirmé les limites de leurs actions.

Devant ses hôtes, le Premier ministre malien part d’un postulat : « Si, de la même façon que certains partenaires ont décidé de quitter certaines localités, ils décident de partir demain, qu'est-ce qu'on fait ? » Sans la citer nommément, Choguel Maïga parle de la France, qui a annoncé le retrait de ses troupes de plusieurs localités du nord du Mali.

Ensuite, le chef du gouvernement ne prononce pas le nom de la société militaire privée russe Wagner, qui a recours au mercenariat. Mais il glisse : « Il y a des zones abandonnées qu'il faut occuper aujourd'hui. On ne peut pas les laisser vides. [...] On ne peut pas nous interdire d'acheter du matériel à un pays avec lequel on a un accord parce qu'un autre ne veut pas. On ne peut pas nous empêcher d'envoyer des gens être formés dans un pays donné parce qu'un autre pays ne veut pas. On est obligé de nous interroger : ne faut-il pas avoir de plan B ? »

Et, probablement pour réconforter sa posture, il établit un bilan plutôt négatif de l’action des forces internationales au Mali : « Le terrorisme s'est étendu. L'autorité et la souveraineté de l'État ne sont pas restaurées partout. » Choguel Maïga termine ses propos sur le sujet sécuritaire par un nationalisme affiché. Ainsi pour n’avoir pas été associé aux discussions, le Mali aurait récemment refusé à l’ONU l’augmentation du nombre de casques bleus présents sur son territoire.

Source : RFI

Crise des sous-marins australiens: «Nous avons été francs, ouverts et honnêtes» dit Canberra

Le ministre australien de la Défense, Peter Dutton (notre photo), a récusé dans une interview à Sky News, les accusations françaises de traîtrise: «Nous avons été francs, ouverts et honnêtes». Dans l’affaire des sous-marins, Jean-Yves le Drian a accusé, samedi 18 septembre au soir,  l’Australie de duplicité et estimé qu’il y avait désormais une crise avec ce pays, mais également les États-Unis. C’est justement dans ce pays que se trouve actuellement le ministre australien de la Défense, Peter Dutton, qui, pour sa part, assure que son gouvernement a toujours été franc et honnête avec la France.

Le gouvernement australien persiste et signe, dit notre correspondant à Sydney, Grégory Plesse. Cette fois-ci par la voix de son très droitier ministre de la Défense, Peter Dutton, qui a récusé dans une interview à Sky News, les accusations françaises de traîtrise : « Nous avons été francs, ouverts et honnêtes. Nos préoccupations sont sur la place publique, tout le monde peut les vérifier. D’ailleurs, les Français étaient tellement inquiets qu’ils ont envoyé un amiral pour nous rencontrer il y a deux semaines. »

La technologie française ne répondait pas aux besoins australiens

Il a par ailleurs ajouté que même si la France avait été disposée à partager avec les Australiens sa technologie nucléaire - Paris reprochant entre autres à Canberra de ne même pas avoir posé la question - celle ci n’aurait pas pu répondre aux besoins de l’Australie. « Nous n’avons pas d’industrie nucléaire dans notre pays, indique Dutton. Or, le modèle français, le modèle Barracuda, doit être rechargé tous les 7 à 10 ans. Alors qu'avec la technologie employée par les Britanniques et les Américains, le réacteur reste opérationnel pendant toute la durée de vie du sous marin, soit 35 ans. »

S'exprimant sur la chaîne de télévision France 2, samedi 18 septembre, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian avait évoqué une « crise grave » et dénoncé une « duplicité » de Canberra et Washington. « Il y a eu rupture majeure de confiance, il y a eu mépris donc ça ne va pas entre nous », a encore déclaré le ministre français.

Avec ses homologues indien et japonais, le Premier ministre Scott Morrison australien, qui signale ne pas regretter « la décision de faire passer l'intérêt national de l'Australie en premier », se rendra à Washington la semaine prochaine pour une réunion du Quad, cette alliance dans l’Indo-Pacifique dont la France ne fait pas partie.

Un contrat qui inquiète

En Asie du sud-est, cependant, le contrat de sous-marins nucléaires passés entre l’Australie, les États-Unis et le Royaume-Uni inquiète les pays voisins, souligne notre correspondante dans la région, Gabrielle Maréchaux. Dans cette zone prise en étau entre l'influence du géant américain et du voisin chinois, la Malaisie et l’Indonésie ont ainsi communiqué leurs inquiétudes sur cette nouvelle course à l’armement.

La peur ancienne qui ressurgit cette semaine, c'est celle d’être le terrain de jeu préféré de la rivalité Chine - États-Unis sans n’avoir rien souhaité de tel. Du temps de Donald Trump, le nerf de la guerre était surtout économique ; sous Joe Biden, il pourrait être plus sécuritaire, après le contrat d’armement passé entre les États-Unis et l’Australie.

Le mot « nucléaire » fait peur

Lors d’un échange avec son homologue australien, le Premier ministre malaisien a ainsi assuré craindre que cette nouvelle alliance entre l’Australie et l’Amérique n’incite d’autres puissances à agir de manière plus agressive dans la région, faisant ainsi implicitement référence à Pékin. Si le mot « nucléaire » fait ainsi peur aujourd'hui, il est aussi en opposition avec les positions de l’Asean, qui depuis le traité de Bangkok de 1995 s’est engagée à faire de la région une zone exempte d’arme nucléaire,

Jusqu’alors l’Australie semblait être sur la même ligne, a rappelé de son côté le communiqué de presse des autorités indonésiennes en mentionnant le traité d’amitié et de coopération et son engagement pour la sécurité régionale. Le manque de transparence et de communication de la part de l’Australie semble enfin également avoir particulièrement irrité l’Indonésie. On rappelle dans ce pays des précédents diplomatiques : la création d’une base militaire américaine à Darwin en 2011 avait ainsi déjà mis l’Indonésie devant le fait accompli, et froissé ses dirigeants.

Source : RFI

Algérie: drapeaux en berne et deuil «a minima» pour Abdelaziz Bouteflika

À Alger, les drapeaux sont en berne, samedi 18 septembre, au lendemain de la disparition de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika à l'âge de 84 ans.Le décès de l'ancien président Abdelaziz Bouteflika, vendredi 17 septembre, n'a pas suscité beaucoup de commentaires, que ce soit des autorités ou de la presse. Le gouvernement algérien n'a pas décrété de deuil national ni bouleversé le quotidien des citoyens et des citoyennes, samedi, tout en préparant discrètement les obsèques de celui qui fut, par quatre fois, président de la République.

Abdelaziz Bouteflika sera enterré à la mi-journée dimanche 19 septembre, dans le carré des Martyrs du cimetière d'El-Alia, à l'est d'Alger, auprès des héros de l'indépendance et de tous ses prédécesseurs. Le drapeau national restera en berne pendant trois jours, jusqu'à lundi inclus, partout dans le pays, sur décision du président Abdelmajid Tebboune. Et son frère Saïd pourrait même être autorisé à quitter la prison, où il est détenu officiellement pour des faits de corruption, pour rejoindre sa sœur Zhor et son frère Nacer lors de la mise en terre.

 

Voilà pour le dispositif officiel. Malgré ses vingt ans passés à la présidence et son très long parcours politique, le décès d'Abdelaziz Bouteflika n'est pas traité comme un événement majeur en Algérie. Samedi, il n'a fait l'objet que d'un entrefilet sur le site d'El-Moujahid, le quotidien gouvernemental, après avoir été annoncé par un modeste bandeau défilant, la veille, sur les antennes de la télévision publique. Selon l'AFP, radios et télévisions « s'en tenaient toujours à une brève, sans lui consacrer d'émission spéciale ».

« Bouteflika incarne un système qui a été honni par le peuple »

Saïdi Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de défense des droits de l'homme, « ne se réjouit pas de la mort d'une personne, quelle qu'elle soit ». « Mais pour le peuple algérien, Bouteflika fait partie du passé. Pour nous, il était absent depuis pratiquement 2013, depuis son quatrième mandat. Il n'a pas adressé la parole au peuple algérien durant tout un mandat. Il faut quand même rappeler qu'en 2019, Bouteflika a été démis par le peuple », confie-t-il, rappelant que l'ancien chef d'État « incarne un système qui a été honni par le peuple ».

« Bien sûr, c'est un événement. Mais aujourd'hui, le peuple algérien s'occupe plus du quotidien : la situation des libertés, le nombre de détenus d'opinion, la situation sociale, le pouvoir d'achat qui se dégrade de plus en plus, la pandémie, le changement climatique, les incendies... », reprend Saïdi Salhi.

Malgré tout, des messages de condoléances sont parvenus du monde entier. Le roi du Maroc, Mohammed VI, a ainsi adressé un message au président algérien Abdelmajid Tebboune et à la famille du défunt pour leur faire part de « ses vives condoléances et sa sincère compassion ». Un message remarqué alors que l'Algérie et le Maroc traversent une grave crise diplomatique, notamment autour de la souveraineté du Sahara occidental. En parallèle, d'après le site en arabe Sabqpress, la famille Bouteflika a reçu toute la journée de samedi la visite d'éminentes personnalités du Front de Libération nationale (FLN).

Source : RFI

La CEDEAO tarde à accepter le retour de la Mauritanie à l'organisation

La CEDEAO tarde à accepter le retour de la Mauritanie à l'organisationEssahraa - La Mauritanie avait formulé en 2017, à l'intar du Maroc et de la Tunisie, une demande d’adhésion à la Cedeao, avec le statut d’observateur et de membre associé.

Quatre ans après, la situation reste floue, rapporte le magazine Jeune Afrique, selon lequel, aucune réponse ne profile à l’horizon. Concernant la Mauritanie, le pays membre de la Cedeao jusqu’en 2000 a multiplié les allers-retours pour intégrer l'organisation sous-régionale.

Au printemps 2017, Nouakchott a signé un accord avec la Cedeao portant sur la libre circulation des biens et des personnes entre le pays et les 15 États membres de la communauté, avec un retour dans la zone de libre-échange ouest-africaine prévu en janvier 2019.

Cet accord devait encore faire l’objet d’une validation lors du prochain sommet de la Cedeao, en juin de la même année.

La CEDEA est réticente à accepter l'adhésion de la Mauritanie comme membre de la zone de libre-échange ouest-africaine, a affirmé un expert au confrère panafricain, soulignant que le pays a été invité à revoir l'accord et à rédiger une nouvelle demande d'adhésion.

La Mauritanie avait quitté la Cedeao en 2000 pour se consacrer à la construction de l’Union du Maghreb Arabe. Mais ces espoirs se sont évaporés et le projet maghrébin s'est transformé en projet mort-né.

Source : Essahraaa

« Alpha Condé demeurera en Guinée » : les putschistes ne lâchent rien

« Alpha Condé demeurera en Guinée » : les putschistes ne lâchent rienDeutsche Welle - Après le départ de la mission de la Cédéao, le CNRD, la junte militaire au pouvoir, a affirmé que le président guinéen déchu resterait au pays.

Ce vendredi, le chef de l'Etat ghanéen Nana Akufo-Addo, dont le pays assure la présidence tournante de la Cédéao (Communauté économique des États de l'Afrique de l'Ouest), et son homologue ivoirien, Alassane Ouattara, ont présenté à la junte (désormais connue sous le nom de CNRD, Comité national du rassemblement et du développement) les exigences pour l'organisation d'élections dans les six mois.

Le chef de l'Etat ivoirien a d'ailleurs déclaré qu'il avait rencontré Alpha Condé, le président renversé le 5 septembre dernier par la junte militaire :

"Nous avons eu un excellent séjour à Conakry. Je voudrais remercier mon jeune frère, le président Doumbouya, président du CNRD et dire que nous avons eu un excellent entretien", a estimé Alassane Ouattara. "Le président Nana Akufo-Addo que j'ai accompagné vient de vous dire l'essentiel: nous avons aussi rencontré mon frère Alpha Condé qui va bien et nous garderons le contact. Merci au peuple de Guinée."

Alpha Condé restera au pays, insiste le CNRD

Dès le départ des deux chefs d'Etat, le CNRD a publié un communiqué, qui a été lu à la télévision publique par la porte-parole, le Lieutenant-Colonel Aminata Diallo :

"Contrairement à de prétendues rumeurs qui font état de négociations entre le CNRD et la Cédéao, relatives à une éventuelle sortie hors du territoire de l'ancien président de la République, le CNRD et son président, le Colonel Mamady Doumbouya, tiennent à rassurer l'opinion nationale et internationale : l'ancien président de la République, Professeur Alpha Condé, est et demeurera en Guinée. Nous ne céderons à aucune pression. Il bénéficiera d'un traitement humain digne de son rang dans son pays."

Retour d'exil de quatre opposants politiques

Ibrahima Diallo, Sekou Koundouno, Fode Sanikayi Kouyate et Alpha Midiaou Bah dit Djani Alfa - ces quatre figures de la mobilisation contre un troisième mandat du président aujourd'hui déchu Alpha Condé ont été accueillis triomphalement à leur retour d'exil ce samedi à l'aéroport de Conakry. "Honneur aux patriotes", pouvait-on notamment lire sur des pancartes brandies par la foule de centaines de personnes qui les a attendus pendant de longues heures. Ce retour au pays fait écho à la libération d'opposants la semaine dernière.

Certains portaient des tee-shirts rouges du FNDC (Front national pour la défense de la Constitution), coalition de mouvements politiques et de la société civile qui a mené la contestation contre le troisième mandat, tandis que d'autres arboraient le rouge, jaune et vert du drapeau guinéen.

Le retour d'Ibrahima Diallo, Sékou Koundouno, Fode Sanikayi Kouyate et Alpha Midiaou Bah dit Djani Alfa a été salué par des cris de "liberté" et de "merci au colonel Doumbouya".

Par Ali Farhat (avec agences)