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Politique dans le Monde

Le Maroc signe avec Israël une déclaration pour établir « sans délai » des relations diplomatiques « complètes »

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Le Maroc signe avec Israël une déclaration pour établir « sans délai » des relations diplomatiques « complètes » Agence Ecofin - Mardi, Tel Aviv et Rabat ont inauguré leur premier vol commercial direct. Après une rencontre au sommet entre représentants israéliens, américains et marocains, une déclaration tripartite a été signée pour confirmer le rapprochement diplomatique entre l’Etat hébreu et le royaume chérifien.

Israël et le Maroc continuent le processus de réchauffement de leurs relations, officiellement entamé il y a quelques jours. Mardi 22 décembre, ils ont signé un accord pour établir rapidement des relations diplomatiques « complètes ».

Selon la déclaration, les deux pays ont convenu de « reprendre sans délai les contacts officiels pleins et entiers entre homologues marocains et israéliens et d’établir des relations diplomatiques complètes, pacifiques et amicales ».

Le document pose les fondements d’une redynamisation de la coopération entre les deux pays. Il englobe plusieurs secteurs tels que le commerce, les finances et les investissements, l'innovation et la technologie, l'aviation civile, les visas et les services consulaires, le tourisme, l'eau, l'agriculture et la sécurité alimentaire entre autres.

Cette déclaration intervient alors que les deux pays ont inauguré leur premier vol commercial direct le 22 décembre, avec à son bord Jared Kushner, conseiller du président américain Donald Trump.

Son arrivée à Rabat en compagnie du conseiller israélien pour la sécurité nationale, Meir Ben-Shabbat, souligne le rôle important qu’ont joué les USA dans ce rapprochement diplomatique qui a également eu pour implication, la reconnaissance par Washington, de la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara occidental.

« Les Etats-Unis encourageront le développement économique et social avec le Maroc, y compris sur le territoire du Sahara occidental », souligne à cet effet la nouvelle déclaration tripartite.

Et d’ajouter : « A cette fin, [les Etats-Unis] ouvriront un consulat sur le territoire du Sahara occidental, à Dakhla, pour promouvoir les opportunités économiques et commerciales en faveur de la région ».

Moutiou Adjibi Nourou

 

Poutine signe une loi donnant une immunité à vie aux anciens présidents

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Poutine signe une loi donnant une immunité à vie aux anciens présidentsLe Figaro - Avec ce nouveau texte, un ex-président russe ne pourra plus être poursuivi pour des actes commis pendant et hors de son mandat. Il ne pourra pas non plus être arrêté par la police, subir un interrogatoire ou être perquisitionné.

Vladimir Poutine a signé mardi 22 décembre une loi qui offrira aux anciens présidents russes une immunité à vie, et non plus uniquement concernant les actes effectués dans l'exercice de leur fonction.

Ce nouveau texte dispose qu'un ex-président russe «ne peut être poursuivi pénalement ou administrativement». Il ne peut pas, par ailleurs, être arrêté par la police, subir un interrogatoire ou être perquisitionné.

La précédente version du texte offrait déjà une immunité aux anciens présidents russes, mais précisait que cette dernière ne s'appliquait qu'aux actions effectuées pendant leur passage au pouvoir.

Cette nouvelle loi fait partie des amendements constitutionnels validés cet été lors d'un vote national qui a également donné au président Poutine la possibilité de rester au pouvoir jusqu'en 2036.

Un ancien président russe peut toujours être privé de son immunité dans le cas d'accusations «de haute trahison ou d'autres crimes graves», confirmées par les Cours suprêmes et constitutionnelles, puis validées par les deux tiers des membres des Chambres basse et haute du Parlement. Le nouveau texte indique aussi que les anciens présidents bénéficieront d'un siège à la Chambre haute du Parlement, ce qui leur offre également une immunité.

Ces amendements, qui portent «sur les garanties d'un président de la Fédération russe n'exerçant plus ses fonctions, et les membres de sa famille», ne précisent néanmoins pas clairement que les proches d'ex-chefs d'État bénéficieront également d'une protection identique.

Le mois dernier, ces modifications avaient alimenté des rumeurs supposant un possible départ de Vladimir Poutine pour raisons de santé, des informations démenties par le Kremlin.

Par Le Figaro avec AFP

 

Mali : l'armée accusée de crimes de guerre, des groupes armés de crimes contre l'humanité

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Mali : l'armée accusée de crimes de guerre, des groupes armés de crimes contre l'humanitéFrance24 - Un rapport des Nations unies transmis mi-décembre au Conseil de sécurité accuse l'armée du Mali de "crimes de guerre" et des groupes armés de "crimes contre l'humanité".

L'armée malienne a commis des "crimes de guerre" et plusieurs groupes armés des "crimes contre l'humanité", indique la Commission internationale sur le Mali établie par l'ONU dans un rapport transmis aux membres du Conseil de sécurité et obtenu en exclusivité par l'AFP.

Sans être la seule, l'armée malienne figure au premier rang des accusés de cette commission, qui estime avoir recueilli "des motifs raisonnables de croire" qu'elle a "commis des crimes de guerre", selon ce rapport de près de 350 pages, qui prône la création d'une Cour spécialisée dans les crimes internationaux.

Établie en janvier 2018, cette commission, composée de la Suédoise Lena Sundh, du Camerounais Simon Munzu et du Mauricien Vinod Boolell, a enquêté sur la période 2012-2018. Elle a remis mi-2020 son rapport au Secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, qui l'a transmis la semaine dernière aux 15 membres du Conseil de sécurité.

Interrogé par l'AFP, le service de communication de l'ONU n'a pas fait de commentaire sur le texte, qui n'a pas encore été rendu public.

En 2012, les militaires maliens s'étaient emparés du pouvoir par un coup d'État censé enrayer la déroute de l'armée face aux rebelles indépendantistes et jihadistes dans le Nord, mais qui l'a en fait précipitée, plongeant le pays dans une crise qui se poursuit.

Plusieurs signataires de l’accord de paix accusés de "crimes de guerre"

En 2012-2013, les forces de sécurité et de défense se sont rendus coupables d'"assassinats" visant "particulièrement les membres des communautés touareg et arabe", les associant aux rebelles indépendantistes et aux groupes jihadistes.

Après l'apparition en 2015 d'un groupe jihadiste emmené par le prédicateur peul Amadou Koufa, les peuls du centre du Mali ont été victimes d’amalgames : "les assassinats commis par les forces armées maliennes ont de plus en plus visé les membres de (cette) communauté", dit le texte.

Plusieurs signataires de l'accord de paix, dont les ex-rebelles du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA) et le groupe pro-gouvernemental "Gatia", sont également responsables de "crimes de guerre", selon la Commission.

Elle a en outre accusé de "crimes contre l'humanité" d'autres acteurs du conflit, notamment des groupes armés jihadistes dont l'influence et la violence ne cessent de s'étendre dans la sous-région, mais aussi de la milice Dan Nan Ambassagou, qui s'est érigée en défenseure des dogons dans le centre du Mali et est accusée de massacres de villageois peuls.

À la différence d'autres rapports, les conclusions de cette commission peuvent constituer une base légale pour de futurs procès.

Avec AFP

 

Soudan: les États-Unis octroient «l'immunité souveraine» à Khartoum

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Vue aérienne de Khartoum, Soudan.Il s'agissait d'une mesure attendue après le retrait du Soudan de la liste américaine des pays soutenant le terrorisme, la semaine dernière. Le Congrès des États-Unis a finalement octroyé ce lundi 21 décembre « l'immunité souveraine » à Khartoum et voté une assistance financière au pays.

Un texte de dernière minute qui a été voté lundi 21 décembre soir par les deux Chambres du Congrès américain. Il avait été ajouté, avec d'autres dispositions, au gigantesque texte de la loi de finances de fin d'année, qui inclut notamment un plan de relance pour faire face à la pandémie de Covid-19.

Cette loi a été rendue possible par d'âpres négociations ce week-end entre des élus démocrates et la Maison Blanche. Les premiers souhaitaient protéger les procédures judiciaires de leurs électeurs victimes du 11-Septembre, visant potentiellement le Soudan. La Maison Blanche, sous la pression des Israéliens, voulait au plus vite normaliser les relations entre le Soudan et Israël, clairement conditionné par Khartoum à l'octroi d'une immunité judiciaire pour son gouvernement.

Plan de relance significatif

Un compromis a donc été trouvé. « L'immunité souveraine » est en effet octroyée au gouvernement soudanais pour toute nouvelle procédure antiterroriste, mais à l'exclusion des procédures déjà en cours pour le 11-Septembre. Les 350 millions de dollars placés par le Soudan sur un compte séquestre pour les victimes d'attentats impliquant le Soudan peuvent désormais être débloqués. Et 150 millions de dollars additionnels sont mis à disposition pour les victimes africaines naturalisées américaines.

En contrepartie, les États-Unis octroient un allègement de 111 millions de la dette soudanaise envers ses créanciers américains, 120 millions d'assistance pour le paiement de sa dette envers le Fonds monétaire international (FMI), et 700 millions de dollars d'aide directe à son économie. Un plan de relance significatif, auquel ne manque plus maintenant que la signature du président sortant, Donald Trump.

Source : RFI

Le Tchad accusé d’ingérence en Centrafrique

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Le Tchad accusé d’ingérence en CentrafriqueDW - Plusieurs sites et médias centrafricains accusent le Tchad de dépêcher un contingent de militaires en renfort aux groupes armés opposés au régime de Bangui.

Cette énième accusation d’ingérence du Tchad dans le conflit en Centrafrique inquiète plus d’un Tchadien. François Djekombé est le Président du parti Union sacrée pour la République (USPR), un parti d’opposition.

"Nous sommes très inquiets car la vie des Tchadiens en République centrafricaine pourrait être menacée. En tant qu’acteur politique, tout ce que nous voulons c’est que l’ONU et les autres organisations internationales qui militent pour la paix puissent faire en sorte que ce pays voisin qui a été longtemps instable puisse retrouver la paix et la quiétude.

Au-delà de la guerre entre le camp Bozizé et le camp Touadéra, ce sont les intérêts des grandes puissances qui se jouent. Il s’agit de la France et de la Russie.''

Beaucoup redoutent le scénario de 2013/2014. À cette époque, de nombreux Tchadiens vivant en Centrafrique avaient été pris à parti par des Centrafricains qui accusaient le Tchad de soutenir des groupes rebelles opposés au régime de Bozizé et de Michel Djotodia.

"Entre 1996 et 1997, le président Ange Félix Patassé a fait appel à l’armée nationale tchadienne pour mater une mutinerie. Ensuite en 2003 lorsque François Bozizé a raté son putsch contre Anges Félix Patassé, il a dû son salut en fuyant vers le Tchad.

Là également, les gens avaient dit que c’est grâce à l’armée nationale tchadienne aux côtés des troupes de Bozizé que le Président Patassé a été renversé après.

Et en 2013, lorsque Bozizé a été renversé par un groupe hétéroclite, les Tchadiens ont été visés. Je pense que le Tchad n’a pas intérêt à s’immiscer dans les affaires intérieures de la République centrafricaine‘’, explique l’analyste politique Narcisse Laldjim.

Réaction du gouvernement tchadien

Pour le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement tchadien , Cherif Mahamat Zen, ce sont des accusations dénuées de tout fondement.

"Le Tchad ne doit pas servir de bouc émissaire aux acteurs politiques centrafricains incapables de trouver la solution pour une sortie de crise dans leur pays.

Depuis le retrait des contingents tchadiens de la Mission des nations unies en Centrafrique (MISCA) en 2014, aucun soldat tchadien n’a franchi la frontière entre le Tchad et la RCA.

Ce sont des accusations qui ne méritent même pas une réaction de votre part, parce qu’elles ne sont fondées sur aucune preuve. J’apporte un démenti catégorique."

Ces interminables conflits armés en République centrafricaine depuis 2003 ont fait fuir près de 20 000 Centrafricains au Tchad.

Source : DW

Sahara : la contre-offensive des lobbies algériens à Washington

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Sahara : la contre-offensive des lobbies algériens à WashingtonJeune Afrique - Les réseaux d’Alger dans la capitale américaine n’ont pas manqué de réagir à la reconnaissance, par Washington, de la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

Lorsque l’Algérie lui a renouvelé son contrat de lobbying en mai 2020, pour une somme avoisinant les 30 000 euros par mois, le lobbyiste américain David Keene n’imaginait sans doute pas que l’administration Trump ferait, quelques mois plus tard, un choix particulièrement défavorable à son client en reconnaissant la souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.

Une décision accompagnée d’une promesse d’investissements au Maroc à hauteur de 3 milliards de dollars et de la livraison d’équipements militaires américains pour 1 milliard de dollars.

Sans compter l’annonce diplomatique de Rabat, qui a décidé dans la foulée de normaliser ses relations avec Israël. De quoi faire du royaume le partenaire privilégié des États-Unis en Afrique du Nord. À n’en pas douter une mauvaise nouvelle pour Alger, dont le lobbyiste américain est chargé de promouvoir le rôle régional dans la capitale américaine.

Un accord « immoral »

Concrètement, le travail de David Keene se focalise sur deux principaux aspects : convaincre les Américains de l’importance de l’Algérie dans le domaine de la défense, et contrecarrer l’influent lobbying marocain à Washington. Dans ce contexte, Keene a attendu quelques jours avant de réagir à la reconnaissance de l’administration américaine de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Dans le conservateur Washington Times, il attaque ouvertement Donald Trump, le secrétaire d’État Mike Pompeo et Jared Kushner « pour un accord immoral, honteusement cynique qui ternit l’héritage du président ». On l’aura compris, la rupture entre le pourtant républicain David Keene et le président sortant est consommée. Il marche ainsi sur les traces de son principal allié dans le dossier algérien, l’ex-conseiller à la sécurité nationale John Bolton, proche de David Keene et en conflit avec Trump depuis qu’il a été limogé en septembre 2019. S’il n’est pas lui-même directement un lobbyiste de l’Algérie, John Bolton a longtemps soutenu la tenue du référendum d’autodétermination et a participé à l’élaboration du plan James Baker II en 2003, lequel prévoyait la mise en place d’une autorité provisoire autonome.

Suite à l’annonce de la reconnaissance américaine, les deux hommes sont montés au créneau pour expliquer en quoi elle était une erreur. Pour Bolton, s’exprimant dans Foreign Policy, « elle met fin à trois décennies de soutien américain à l’autodétermination par le biais d’un référendum lui permettant de décider du futur statut de son territoire ».

« La meilleure chose à faire pour Biden, argumente l’ancien conseiller de Donald Trump, serait d’annuler la décision relative à la souveraineté marocaine (…) Si Biden veut faire un revirement de 180 degrés, il devra le faire immédiatement après son installation, cela minimisera les dégâts. » John Bolton déplore notamment le fait que ni l’Algérie ni la Mauritanie n’ont été consultés, et assure que la décision de Donald Trump constitue une menace pour la stabilité de la région.

« Les droits du peuple sahraoui ont été échangés »

David Keene, lui, s’en prend plus directement au Maroc, qui « dépense des millions de dollars auprès de lobbyistes afin d’empêcher les États-Unis de se ranger du côté des Sahraouis. Leur théorie étant que si le roi tient bon suffisamment longtemps, le monde finira par lâcher cette dernière colonie d’Afrique ». Dans une tribune publiée le 11 mai, toujours dans le Washington Times, David Keene faisait d’ailleurs l’éloge du président Abdelmadjid Tebboune, dont il qualifie les réformes de « courageuses » et « pleines de bons sens ».

Outre le dossier du Sahara, Keene œuvre pour faire entendre la voix algérienne dans le domaine de la défense. Ce vrai conservateur, qui fut aussi le président de la National Rifle Association (NRA, l’influent lobby des porteurs d’armes), jouit toujours d’une aura certaine après son fait d’armes de 2013, lorsqu’il avait réussi à faire rejeter par le Sénat le projet de loi fédéral sur le contrôle des armes à feu.

Au Sénat, David Keene pourra aussi compter sur le soutien du sénateur de l’Oklahoma, Jim Inhofe. L’homme, critique acharné des politiques de contrôle des armes, a qualifié de « choquante et profondément décevante » la décision de Donald Trump sur le Sahara. « Je suis attristé du fait que les droits du peuple sahraoui ont été échangés » a-t-il réagi le jour de l’annonce du président américain.

Inquiétude sur l’activisme russe

En février 2019, le sénateur s’était rendu en Algérie, où il avait, à la tête d’une délégation de congressistes américains, rencontré l’ex-Premier ministre Ahmed Ouyahia, avant une visite dans le camp de réfugiés sahraouis, situé à Tindouf. Surtout, Jim Inhofe est le président du Comité des forces armées du Sénat américain, une position qui lui permet de mettre en avant la coopération américano-algérienne en matière de défense.

Dans ce domaine, les États-Unis ont salué l’Algérie comme « un partenaire engagé dans la lutte contre le terrorisme » lors de la visite, à Alger fin septembre, du général Stephen Townsend, le commandant de l’Africom. Inquiète de l’activisme de la Russie dans la région, les États-Unis tenteraient ainsi de détacher quelque peu Alger de Moscou. Cette approche ne devrait pas changer avec l’arrivée au pouvoir de Joe Biden, selon une source proche du Pentagone plaidant pour une poursuite des échanges avec l’Algérie.

Reste que sur la question du Sahara, il semble peu probable que le nouveau président fasse machine arrière. De ce point de vue, les tribunes des lobbyistes hostiles à la décision de Trump résonnent comme un chant du cygne.

Par Pauline Karroum - à Washington

 

États-Unis: Joe Biden nomme une Amérindienne à la tête du ministère de l’Intérieur

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Deb Haaland, membre de la tribu Laguna Pueblo, était l’une des deux premières Amérindiennes élues à la Chambre des représentants. À la tête du ministère de l’Intérieur, elle sera notamment chargée des ressources naturelles. De nouvelles nominations inédites dans le cabinet de Joe Biden ont été annoncées par la presse américaine. Celle d’un Afro-Américain à la tête de l’agence pour la protection de l’environnement et d’une parlementaire amérindienne désignée ministre de l’Intérieur, un vaste département chargé des ressources naturelles. Si cette nomination est confirmée par le Sénat, Deb Haaland sera la première femme autochtone à intégrer un cabinet américain.

Deb Haaland, membre de la tribu Laguna Pueblo, avait déjà fait l’histoire en arrivant au congrès en 2018. Elle était l’une des deux premières Amérindiennes élues à la Chambre des représentants. Mère célibataire de 60 ans, elle a vaincu l’alcoolisme, connu la pauvreté, et perce un nouveau plafond de verre en intégrant le cabinet de Joe Biden.

Deb Haaland faisait partie de cette vague de femmes candidates au Congrès pour s'opposer à la politique du président Donald Trump. Au ministère de l’Intérieure, elle sera notamment chargée de la gestion des parcs nationaux et des réserves indiennes.

Deb Haaland devra aussi appliquer le programme du président élu pour lutter contre le changement climatique. Joe Biden a notamment promis d’interdire les nouveaux forages pétroliers ou gaziers sur les terres fédérales. 120 chefs de tribus indiennes avaient signé une pétition pour exhorter Joe Biden à « faire l'Histoire » en désignant Deb Haaland à ce poste, crucial pour les quelque 600 tribus reconnues aux États-Unis.

Un gouvernement qui « ressemble à l'Amérique »

Cette nomination est aussi une concession à l’aile gauche du parti démocrate qui la réclamait. Conjuguée à l’arrivée de Michael Reagan, un Afro-Américain, à la tête de l’Agence de la protection de l’environnement, la nomination de Deb Haaland est un signal fort : ce sont les membres des communautés les plus affectées par la pollution qui seront chargés de la réguler. Après sa victoire, Joe Biden avait promis un gouvernement « qui ressemble à l'Amérique ».

Kamala Harris deviendra le 20 janvier la première femme à accéder à la vice-présidence et Joe Biden a nommé l'ancien général afro-américain Lloyd Austin au Pentagone, l'Américaine d'origine asiatique Katherine Tai représentante au Commerce et comme ministre des Transports, Pete Buttigieg, premier membre ouvertement homosexuel d'un cabinet présidentiel américain.

Source : RFI

Macron positif au Covid-19: plusieurs personnalités contraintes de s'isoler

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Le président français Emmanuel Macron, lors d'une prise de parole avant une réunion avec le Premier ministre portugais Antonio Costa, à Paris, le 16 décembre 2020.Le président français Emmanuel Macron a été testé positif au Covid-19, jeudi 17 décembre, après avoir eu des symptômes, a annoncé le palais présidentiel de l'Élysée. Le chef de l’État va désormais s'isoler pendant sept jours. De nombreux autres responsables politiques, nationaux et internationaux, se sont immédiatement placés à l’isolement après des contacts avec lui, dont les Premiers ministres français, espagnol et portugais. Brigitte Macron, elle, a été testée négative mardi.

Après le diagnostic établi par « des tests RT-PCR réalisés dès l'apparition de premiers symptômes », le chef de l'État « s'isolera pendant sept jours », comme le veut la règle. Mais il « continuera de travailler et d'assurer ses activités à distance », ajoute la présidence dans un communiqué, donc en visioconférence et par téléphone.

Son agenda est évidemment bousculé : le chef de l’État devait se rendre au Liban mardi et mercredi prochains, un déplacement qui est annulé. Il devait également passer un réveillon avec les militaires français de la Force intérimaire des Nations unies au Liban (Finul), et rencontrer de nouveau les dirigeants libanais.

Emmanuel macron ne peut plus sortir de l'Élysée avant Noël ce qui ne l'empêche pas de se montrer au travail. Après l'annonce de la contamination du président, son entourage veut tuer dans l'œuf l'idée d'un président en retrait de ses fonctions à cause du Covid-19 et donner l'image d'un président au travail malgré tout. Illustration concrète : il participait ce 17 décembre à midi comme prévu au déjeuner de travail à l'occasion du Conseil présidentiel pour le développement. Mais en visioconférence. Il sera aussi présent à distance à une table ronde dans l’après-midi. Si les déplacements sont annulés, ses rendez-vous sont donc maintenus. Le conseil des ministres aura bien lieu lundi prochain, là encore en visioconférence.

Cas contact d’Emmanuel Macron, le Premier ministre Jean Castex s'est, lui aussi, placé à l'isolement préventif, « bien qu'il ne présente aucun symptôme de la maladie », a annoncé Matignon, confirmant les propos du président du Sénat, Gérard Larcher, à l'ouverture d'une séance ce jeudi. À la table du Conseil des ministres ce mercredi 16 décembre, le chef du gouvernement devait présenter la stratégie vaccinale de la France devant la Chambre haute.

Le ministre de la Santé, Olivier Véran, a prononcé le discours à sa place. Il a dit avoir une « pensée particulière » pour le président de la République.

Dans la foulée, Jean Castex a été testé négatif, mais continuera en isolement, a annoncé Matignon. « Un nouveau test sera réalisé à J+7 conformément au protocole sanitaire », précisent ses services.

Pedro Sanchez, Antonio Costa, Richard Ferrand : vers un « cluster » à l’Élysée ?

Après cette annonce, la question d’un cluster à l’Élysée commence à se poser, au fur et à mesure des annonces d’isolement. Mardi 15 décembre, de nombreux responsables, dont les présidents des groupes à l'Assemblée nationale, y ont justement déjeuné avec le président.

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, présent lors de ce rendez-vous et assis en face du chef de l’État, est également cas contact et s’est isolé, a indiqué jeudi la présidence de l'institution dans un communiqué. De plus, Valérie Rabault (PS) ou Olivier Becht (Agir ensemble) ont annulé leurs rendez-vous ou se sont isolés, ont indiqué à l'AFP des sources parlementaires.

De même pour le ministre Marc Fesneau et le collaborateur du président Alexis Kohler, d’après nos informations. À l’inverse de Damien Abad (LR), qui n'est, lui, pas cas contact, car trop trop loin du chef de l’État lors de cette rencontre.

Un conseil de défense s’y était également réuni ces derniers jours, et Emmanuel Macron a également rencontré de nombreux dirigeants étrangers.

Parmi eux, le Premier ministre portugais Antonio Costa, qui s’est rendu à l’Élysée mercredi 16 décembre. Il a annulé tous ses déplacements.

« Je préfère prendre mes précautions et me mettre à l'isolement », Damien ABAD, député LR.

Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez a annoncé l’interruption de toutes ses activités publiques, après avoir déjeuné avec le président français lundi 14 décembre. Il « respectera une quarantaine jusqu'au 24 décembre, date à laquelle se seront écoulés dix jours depuis sa rencontre avec le président Macron à Paris », ont indiqué ses services au palais de la Moncloa dans un communiqué.

Pareil du côté du président du Conseil européen, Charles Michel, qui a rencontré Emmanuel Macron lundi à Paris. « Pas considéré comme un contact proche »par les autorités françaises, il « a été testé négatif mardi », mais « va se mettre à l'isolement » par « mesure de précaution », a annoncé un porte-parole de l'UE.

L'épouse d'Emmanuel Macron, Brigitte, « ne présente aucun symptôme », a précisé son cabinet. Elle a été testée négative au Covid-19 mardi avant d'effectuer une visite dans un service pédiatrique de l'hôpital Saint-Louis, à Paris.

Boris Johnson souhaite « un prompt rétablissement » à son « ami Emmanuel Macron »

Le Premier ministre britannique, Boris Johnson, a souhaité jeudi « un prompt rétablissement » à son « ami Emmanuel Macron », a-t-il tweeté en français.

Je suis désolé d’apprendre que mon ami @EmmanuelMacron a été testé positif à la Covid-19. Nous lui souhaitons tous un prompt rétablissement.

Début septembre, Jean Castex s’était également inquiété après avoir rencontré le directeur du Tour de France, Christian Prudhomme, testé positif au Covid-19 peu après. Mais les deux avaient respecté les gestes barrières lors de la rencontre, évitant ainsi toute contamination.

Reste encore la question : comment et quand Emmanuel Macron a été contaminé ? On l'ignore encore.

Source : RFI

Maroc : le Polisario perd l’un de ses soutiens européens

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Le député européen Joachim Schuster.Joachim Schuster a annoncé le 15 décembre sa décision de quitter la direction de l’intergroupe parlementaire « Paix pour le peuple sahraoui » du Parlement européen. En cause : la stratégie de confrontation choisie par le Polisario.

Joachim Schuster, le président de l’intergroupe parlementaire « Paix pour le peuple sahraoui » au Parlement de l’Union européenne, a annoncé le 15 décembre sa décision de quitter la direction du groupe parlementaire. Le groupe a été lancé en février 2020 et réunit une soixantaine de députés européens.

« Le but [de ce groupe] était d’encourager l’Union européenne à développer – main dans la main avec l’Union africaine – une approche plus active et constructive du conflit (…) » écrit-il dans un courrier diffusé le jour même.

Erreur stratégique

« Les conditions de ces objectifs ont considérablement changé avec la fin du cessez-le-feu. Même s’il y a eu plusieurs violations de l’accord de cesser-le-feu par le Maroc (…), je considère la décision du Front Polisario de mettre fin au cesser-le-feu comme une erreur stratégique », explique le député européen du Parti social-démocrate allemand.

Je ne crois pas que cela serve le peuple sahraoui

« Je ne vois pas comment cela peut promouvoir une solution au conflit », argue-t-il, craignant au contraire que le conflit en sera « sérieusement exacerbé ». « Je ne crois pas que cela serve le peuple sahraoui. »

 

Le groupe parlementaire avait condamné dans un communiqué l’action militaire du Maroc dans la région de Guerguerate le mois dernier, ainsi que « la construction d’un mur dans une région qui fait clairement partie du territoire du Sahara occidental ». Il avait appelé le Maroc à « se retirer immédiatement de la zone tampon de Guerguerate ».

Un jour avant l’annonce de Joachim Schuster, le groupe parlementaire européen avait également dénoncé la décision américaine de reconnaître la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

Source : Jeune Afrique

 

États-Unis: les grands électeurs confirment la victoire de Biden, Trump parle encore de fraudes

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Le président-élu Joe Biden s'adresse à la nation, après la confirmation officielle de sa victoire à la présidentielle par le collège électoral, à Wilmington, dans le Delaware, le 14 décembre 2020.Alors qu’il s’agissait jusqu’ici d’une pure formalité, les grands électeurs américains ont confirmé ce lundi 14 décembre l’élection de Joe Biden à la présidence des États-Unis avec 306 votes contre 232 pour Donald Trump. Le résultat sera proclamé le 6 janvier prochain au Congrès, même si le président sortant refuse toujours de le reconnaître. Le président-élu s’est exprimé à l’issue de ce vote formel, célébrant l’intégrité des institutions, dénonçant les attaques de Donald Trump contre le système électoral et appelant les Américains à tourner la page.

« Une fois de plus en Amérique, la constitution et la volonté du peuple l’emportent », a entamé Joe Biden avant de célébrer le sens civique des Américains venus voter en nombre record malgré la pandémie. Le président-élu a aussi dénoncé avec sévérité les manœuvres du camp présidentiel pour tenter de renverser le verdict des urnes.

« Aux États-Unis, les politiciens ne prennent pas le pouvoir : le peuple le leur accorde. La flamme de la démocratie a été allumée dans ce pays il y a longtemps. Nous savons maintenant que rien, pas même une pandémie ou un abus de pouvoir, ne peut éteindre cette flamme. »

« Signal clair » de la Cour suprême

Joe Biden a notamment cité les efforts de Donald Trump et des nombreux élus républicains qui se sont tournés vers la Cour suprême pour tenter d’invalider le scrutin. « La Cour a envoyé un signal clair au président Trump : qu’elle ne participerait pas à cet assaut sans précédent contre notre démocratie. »

Mais Joe Biden a aussi appelé les Américains à tourner la page, à s’unir notamment contre la pandémie. Le président élu a rappelé que les États-Unis avaient franchi ce lundi le cap des 300 000 morts dus au coronavirus.

Une fois de plus en Amérique, la constitution et la volonté du peuple l’ont emporté. Notre démocratie bousculée, testée, menacée, a prouvé sa résilience, sa vérité et sa force. Le vote du collège électoral aujourd’hui reflète le fait que même au cœur d’une crise sanitaire inédite, le peuple a voté. A voté en nombre record. Un nombre si élevé que cette élection est désormais la plus claire démonstration de la volonté réelle du peuple américain, l’une des plus incroyables démonstrations du sens civique dans notre pays. Cela devrait être célébré, pas attaqué. Ce qui bat fort dans le cœur du peuple américain est ceci : la démocratie, le droit d’être entendu, que chaque vote compte, le droit de choisir les dirigeants de cette nation, de nous gouverner nous-même. En Amérique, les politiciens ne prennent pas le pouvoir : le peuple le leur accorde.

Source : RFI

Droits humains. Plusieurs personnalités italiennes rendent leur Légion d’honneur à la France

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Droits humains.Plusieurs personnalités italiennes rendent leur Légion d’honneur à la FranceCourrier International - Après que l’écrivain Corrado Augias a rendu sa distinction à l’État français, d’autres Italiens ont déclaré qu’ils suivraient son exemple, afin de protester contre la Légion remise par Emmanuel Macron au chef de l’État égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi.

Un mouvement qui puise ses racines dans les rapports compliqués entre Rome et Le Caire, sur fond d’assassinat politique. La polémique s’est déclenchée avec une semaine de retard, mais elle ne cesse de prendre de l’ampleur. Le lundi 7 décembre, lors de sa visite officielle en France, le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi a reçu la Légion d’honneur en présence de son homologue français, Emmanuel Macron.

Une cérémonie qui s’est déroulée dans la discrétion la plus totale, mais malgré les précautions adoptées les images de cette scène ont fini par filtrer dans les médias.

Voilà qui a provoqué une série de réactions indignées, en France, mais aussi à l’étranger.

Dans ce contexte, l’écrivain italien Corrado Augias a décidé d’exprimer sa réprobation par un geste à forte valeur symbolique : remettre à la France sa Légion d’honneur. Ses raisons, l’homme les explique dans une lettre ouverte publiée (en français) par le journal de centre gauche La Repubblica :

"Monsieur l’Ambassadeur, je vous rends les insignes de la Légion d’honneur. Quand elle me fut accordée, le geste m’émut profondément. J’ai toujours considéré votre pays comme une sœur aînée de l’Italie et comme ma seconde patrie, j’y ai vécu longtemps, je compte bien continuer à le faire. Je vous remets donc ces enseignes avec douleur, j’étais fier de montrer le ruban rouge à la boutonnière de ma veste."

Beniamino Morante

Plusieurs ONG dénoncent "le tapis rouge" de la France au président égyptien Sissi

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Plusieurs ONG dénoncent France24 - Les défenseurs des droits humains se disent "stupéfaits de voir le tapis rouge déroulé" aux pieds du président égyptien à Paris.

Ils demandent que la France, à l'occasion de la visite d'Abdel Fattah al-Sissi de dimanche à mardi, "passe des discours aux actes" et conditionne son soutien militaire à l'Égypte à la libération des prisonniers politiques. Une visite d'État qui ne passe pas pour plusieurs ONG.

Alors que le président égyptien se rend à Paris, à partir du dimanche 6 jusqu'au mardi 8 décembre, une vingtaine d'organisations non gouvernementales appellent à manifester devant l'Assemblée nationale, mardi à 18 h, pour dénoncer "le partenariat stratégique entre la France et l'Égypte au nom de la lutte antiterroriste".

"On est stupéfait que la France déroule le tapis rouge à un dictateur alors qu'il y a plus de 60 000 détenus d'opinion aujourd'hui en Égypte", a déclaré à l'AFP Antoine Madelin, un des responsables de la FIDH (Fédération internationale des droits humains), une des organisatrices de la manifestation.

La venue d'Abdel Fattah al-Sissi prévoit notamment une procession militaire des Invalides à l'Élysée, un passage par l'Arc de Triomphe ainsi que des rencontres au plus haut niveau politique.

Dans leur appel, les ONG fustigent un pouvoir égyptien qui "se sert abusivement de la législation antiterroriste pour éradiquer le travail légitime en faveur des droits humains et supprimer toute dissidence pacifique".

En visite au Caire début 2019, Emmanuel Macron avait demandé au président égyptien de "protéger les droits humains". Il y a eu depuis "une escalade dans la répression" pour aboutir à "la situation la plus grave de l'histoire moderne de l'Égypte", selon Antoine Madelin. "Les avocats, les journalistes, les défenseurs des droits humains y sont poursuivis, harcelés, réprimés".

Pour ce responsable de la FIDH, "passer du discours aux actes" signifie "arrêter les ventes d'armes et de matériel de surveillance électronique par des sociétés françaises dans les conditions actuelles, au risque sinon de se retrouver complices de la répression".

La France devant les États-Unis pour les ventes d'armes à l'Égypte

L'ONG s'est félicitée de la libération, annoncée jeudi, de trois dirigeants de l'organisation égyptienne EIPR, après un appel de 17 ONG internationales et de personnalités comme les actrices Scarlett Johansson et Emma Thompson.

Mais "l'Égypte reste une dictature, si deux ou trois personnes sont libérées aujourd'hui, d'autres seront arrêtées la semaine prochaine", selon la FIDH.

Selon les défenseurs des droits, avec 1,4 milliard d'euros en 2017, la France devance désormais les États-Unis pour les ventes d'armes à l'Égypte.

Céline Lebrun est l'épouse de l'Égypto-Palestinien Ramy Shaath, une des figures du Printemps arabe cairote de 2011, en détention "préventive" depuis son arrestation le 5 juillet 2019. "Son dossier est complètement vide, les accusations (de "troubles contre l'État") sont dénuées de tout élément de preuve", explique cette enseignante en sciences politiques à l'AFP.

La détention provisoire de Ramy Shaath a été renouvelée à 19 reprises en 17 mois, Céline Lebrun n'a pu l'avoir au téléphone que deux fois, la première en mai 2020 et en août. Il est emprisonné avec 13 codétenus dans une cellule de 25 m² : "Il dort à même le sol sur des couvertures" alors que sa santé est précaire.

Obtenir des avancées pour les droits humains

Au-delà de son mari, Céline Lebrun évoque les "milliers de personnes détenues sans preuves ou pour des charges liées au terrorisme alors que les Nations unies ont critiqué l'utilisation par l'Égypte de cette législation". Elle attend du président Macron et des responsables politiques, que Sissi rencontrera à Paris, "un message fort et cohérent" aboutissant à la libération de son "époux et des autres prisonniers d'opinion égyptiens".

Pour cette enseignante, la France et l'Union européenne et les institutions internationales "détiennent des moyens pour faire entendre raison à l'Égypte".

Les défenseurs des droits recommandent de conditionner toute aide à l'Égypte à des avancées en matière de droits de l'Homme, comme a promis de recommencer à le faire le président-élu américain, Joe Biden.

Quant à la conviction de la France que l'Égypte de Sissi serait un "facteur de stabilisation régionale", les défenseurs des droits s'inscrivent en faux. "J'ai l'impression que l'Égypte ressemble de plus en plus à une cocotte minute prête à exploser", estime Céline Lebrun, alors que des acteurs de la société civile comme son mari pourraient "canaliser une opposition pacifique et démocratique".

Avec AFP

L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing est mort

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L’ancien président français Valéry Giscard d’Estaing.L'ancien président Valéry Giscard d'Estaing, âgé de 94 ans, est décédé, mercredi 2 décembre au soir, « entouré de sa famille » dans sa propriété d'Authon, dans le Loir-et-Cher, a appris l'AFP auprès de son entourage

« Valéry Giscard d'Estaing s'est éteint mercredi 2 décembre dans sa maison familiale du Loir-et-Cher. Son état de santé s'était dégradé et il est décédé des suites du Covid-19 », a écrit sa famille dans un communiqué transmis à l'AFP.

L'ancien chef de l'État (1974-1981) avait été hospitalisé à plusieurs reprises ces derniers mois pour des problèmes cardiaques.

M. Giscard d'Estaing, qui séjournait depuis le début du confinement dans sa résidence de campagne à Authon, avait été admis quelques jours dans le service de cardiologie de l'hôpital de Tours du 15 au 20 novembre pour une insuffisance cardiaque.

Il avait auparavant été hospitalisé quelques jours mi-septembre à l'hôpital Georges-Pompidou à Paris pour une légère infection aux poumons. Mais les médecins avaient écarté une infection au coronavirus.

M. Giscard d'Estaing, qui a fêté ses 94 ans le 2 février, a déjà été hospitalisé à Pompidou en cardiologie à plusieurs reprises il y a quelques années pour la pose de stents.

Plus jeune président de la Ve République lorsqu'il est élu en 1974, Valéry Giscard d'Estaing avait fait l'une de ses dernières apparitions publiques le 30 septembre 2019, lors des obsèques à Paris d'un autre président de la République, Jacques Chirac, qui fut son Premier ministre de 1974 à 1976.

« Conformément à sa volonté, ses obsèques se dérouleront dans la plus stricte intimité familiale », a précisé sa famille dans un communiqué.

Source : RFI

États-Unis: Wally Adeyemo, un avocat d’origine nigériane, nommé secrétaire adjoint au Trésor

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Le siège du département du Trésor américain, à Washington.Âgé de 39 ans, Wally Adeyemo est né au Nigeria et a été élevé aux États-Unis. Il a été nommé, ce lundi 1er décembre, par le président élu, Joe Biden. Il est le premier secrétaire adjoint au Trésor afro-américain.

Wally Adeyemo est né au Nigeria et il a grandi à Los Angeles, en Californie. Sur le plan universitaire, ce jeune a fait un parcours sans faute : il est diplômé en arts de l'université de Berkeley et de l'école de droit de Yale.

« Wally », comme on le surnomme, a connu une ascension discrète, mais fulgurante, sous l'administration de Barack Obama, qui a largement mis en avant son expertise en politique macroéconomique. En effet, en 2015, Barack Obama l’avait nommé conseiller national à l'économie.

Wally Adeyemo avait alors cumulé plusieurs fonctions stratégiques : directeur adjoint du Conseil économique national, conseiller à la sécurité nationale et chef de cabinet au bureau de la protection financière des consommateurs.

Après le départ de Barack Obama de la Maison Blanche, Wally Adeyemo a été recruté par un organisme privé pour donner des conseils sur la politique macroéconomique et la géopolitique à des hommes d'affaires et à des ONG. Finalement, le 1er août 2019, il avait été nommé à la tête de la fondation Barack Obama.

À l'annonce de sa nomination comme secrétaire adjoint au Trésor ce lundi, Wally a affiché une ambition : celle de reconstruire l'économie américaine.

Source : RFI

Iran: un assassinat qui risque de compliquer la tâche de Biden

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(ARCHIVES) Photo remise par l'US Navy du porte-avions USS Nimitz et du croiseur USS Philippine Sea dans le détroit d'Ormuz le 18 septembre 2020L'assassinat d'un scientifique iranien du nucléaire, attribué à Israël, risque d'attiser les tensions dans la région et de compliquer la tâche du président élu américain Joe Biden, qui a signalé son intention de reprendre le dialogue avec Téhéran.

L'Iran a accusé vendredi Israël d'avoir voulu semer le "chaos" en tuant Mohsen Fakhrizadeh, 59 ans, un scientifique de haut rang du programme nucléaire iranien, laissant entendre que l'Etat hébreu a agi avec la bénédiction des Etats-Unis.

Washington n'a pas commenté officiellement cette opération, mais le président sortant Donald Trump a retweeté un article et des commentaires sur l'affaire.

M. Trump a sorti son pays de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, au nom d'une politique de "pression maximale" contre l'Iran, que son gouvernement est déterminé à appliquer jusqu'à la fin de son mandat.

Le chef de la diplomatie américaine Mike Pompeo, qui vient d'effectuer une visite en Israël, a encore imposé vendredi de nouvelles sanctions économiques contre quatre sociétés chinoises et russes accusées d'avoir soutenu le développement du programme nucléaire iranien.

"Cette administration est là jusqu'au 20 janvier" et "elle continuera à mettre en oeuvre ses politiques jusqu'à la fin", a assuré récemment un haut responsable du département d'Etat, qui a requis l'anonymat.

"J'espère que ce rapport de forces favorable que l'administration tente tellement d'obtenir", le prochain gouvernement américain "en fera bon usage pour pousser les Iraniens à se comporter comme un pays normal", a-t-il ajouté.

- "Sabotage de la diplomatie" -

Mais pour la plupart des analystes américains, l'assassinat de Mohsen Fakhrizadeh est dangereux et affaiblit la position de Joe Biden qui, désireux de rompre avec l'unilatéralisme de Donald Trump, a dit vouloir offrir "à l'Iran une voie crédible de retour à la diplomatie" en vue d'une réintégration des Etats-Unis à l'accord sur le nucléaire iranien.

Pour John Brennan, ancien patron de la CIA, c'est un "acte criminel et extrêmement dangereux", qui risque d'entraîner des "représailles létales et une nouvelle phase de conflit régional".

M. Brennan, qui était à la tête de l'agence de renseignement américaine de 2013 à 2017, sous la présidence de Barack Obama et alors que Joe Biden était vice-président, a exhorté l'Iran à "résister à l'envie" d'exercer des représailles et d'attendre "le retour de dirigeants américains responsables sur la scène internationale".

Alors que les Etats-Unis ont envoyé dans le Golfe le porte-avions USS Nimitz, tout en assurant que cela n'avait rien à voir avec l'assassinat du scientifique iranien, l'Allemagne a mis en garde samedi contre "une nouvelle escalade de la situation" tandis que les Nations unies ont exhorté les parties "à la retenue".

"A quelques semaines de l'entrée en fonction du nouveau gouvernement aux Etats-Unis, il s'agit de conserver les marges existantes de dialogue avec l'Iran afin de pouvoir régler par la négociation le conflit sur le programme atomique iranien", a indiqué à l'AFP un porte-parole du ministère des Affaires étrangères allemand.

Un avis partagé par Ben Friedman, professeur à la George Washington University, pour qui cet assassinat "aidera probablement l'aile dure en Iran qui veut des armes nucléaires". C'est aussi "un acte de sabotage visant la diplomatie et les intérêts des Etats-Unis", a-t-il tweeté.

"C'est une action scandaleuse, destinée à saper les relations diplomatiques entre un nouveau gouvernement américain et l'Iran", a estimé pour sa part Ben Rhodes, ancien conseiller diplomatique de Barack Obama. "Il est temps que cette escalade continue cesse".

Certains pourtant voient dans cette opération un levier que le gouvernement Biden pourrait utiliser dans d'éventuelles discussions avec Téhéran.

"Il reste encore deux mois avant que Joe Biden prenne ses fonctions", a noté Mark Dubowitz, directeur du centre de réflexion conservateur Foundation for Defense of Democracies. "C'est bien suffisant pour que les Etats-Unis et Israël infligent des dommages sévères au régime en Iran et donner des moyens de pression à l'administration Biden".

Source : AFP

États-Unis: Trump quittera la Maison Blanche si la victoire de Biden est confirmée

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Le président américain Donald Trump lors d'une visioconférence pour présenter ses voeux de Thanksgiving aux forces armées, à la Maison Blanche le 26 novembre 2020.Au moment de présenter ses voeux aux forces armées pour la fête de Thanksgiving, le président américain sortant a fait un pas de plus vers l'acceptation de sa défaite. Joe Biden et sa femme Jil ont quant à eux livré leur premier message de Thanksgiving aux Américains. Dans ce clip vidéo diffusé sur Internet, le futur couple présidentiel a appelé à éviter les grands rassemblements familiaux pour limiter la propagation du coronavirus.

La fête de Thanksgiving est toujours spéciale pour la nombreuse famille Biden, qui aime se retrouver, affirme Joe, installé dans un canapé de sa résidence de Willmington avec Jill, sa femme. Mais cette année, explique-t-il avec un regard bienveillant sur fond de musique douce au piano, la situation est différente : « Cette année, nous allons rester dans le Delaware avec juste un petit groupe de proches à la table familiale. Je sais que ce n’est pas comme cela que nous espérions passer les fêtes. Mais c’est un sacrifice que toutes nos familles peuvent et devraient faire pour sauver des vies ».

À son tour, la future première dame des États-Unis, Jill Biden, enseignante de profession, prend la parole pour remercier les travailleurs essentiels : « Nous sommes reconnaissants envers les millions d’Américains qui travaillent en première ligne pendant cette pandémie. Ceux qui soignent nos malades, ceux qui nous apportent notre nourriture et ceux qui éduquent nos enfants ».

Le couple présidentiel a aussi livré un hommage aux familles endeuillées par le coronavirus. « Joe et moi connaissons la douleur de cette chaise vide », explique Jill Biden, la main posée sur Joe Biden.

« Quelque chose de très difficile à accepter »

Pendant ce temps, à Washington, on ne trouve aucun message de Donald Trump aux Américains. Le président est encore occupé à crier à la fraude électorale sans aucune preuve. Il a néanmoins promis aux journalistes de quitter le Maison Blanche si le collège électoral confirmait la victoire de Joe Biden.

Est-il prêt à admettre formellement sa défaite si le collège des grands électeurs confirme que le démocrate Joe Biden sera le prochain président américain ? « Ce sera quelque chose de très difficile à accepter, parce que nous savons qu'il y a eu une fraude massive », a répondu Donald Trump.

Quittera-t-il alors la Maison Blanche le 20 janvier, jour de la prestation de serment du prochain président des États-Unis ? « Bien sûr que je le ferai. Et vous le savez », a-t-il lâché du bout des lèvres.

Ces mots, dans la bouche de Donald Trump, ont de l'importance, car son refus d'admettre la victoire de son adversaire est unique dans l'histoire du pays. Même si le passage de relais entre lui et Joe Biden au début de l'an prochain ne fait déjà plus guère de doute. Le collège des grands électeurs se réunira le 14 décembre pour désigner officiellement le vainqueur de l'élection. Ce devrait être une formalité.

Source : RFI

Trump impose jusqu'à 15 000 dollars de caution aux ressortissants de 15 pays africains

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Trump impose jusqu'à 15 000 dollars de caution aux ressortissants de 15 pays africainsFrancetvinfo - La nouvelle mesure, qui concerne les voyageurs d'affaires et les touristes, prendra effet dès le 24 décembre.

C'est le dernier cadeau du président sortant Donald Trump à une quinzaine de pays africains. La nouvelle règle (texte dans son intégralité en anglais) pourrait obliger certains touristes africains à payer jusqu’à 15 000 dollars en caution. Les pays concernés : l'Angola, le Burkina Faso, le Tchad, la République démocratique du Congo, Djibouti, l'Érythrée et la Gambie, la Guinée-Bissau, le Liberia, la Libye, la Mauritanie, le Soudan, Sao Tomé-et-Principe, le Cap-Vert et le Burundi.

Cette nouvelle mesure de six mois, du 24 décembre 2020 jusqu'au 24 juin 2021, viserait à décourager les touristes de rester aux Etats-Unis après l'expiration de leur visa.

Caution

Donald Trump a fait de la restriction de l’immigration un axe central de son mandat. Cette dernière règle permettra aux agents consulaires américains d'exiger des touristes et des voyageurs d'affaires originaires de pays dont les ressortissants avaient un "taux de dépassement de séjour" de 10% ou plus en 2019 de payer une caution remboursable de 5000, 10 000 ou 15 000 dollars.

Historiquement, les agents consulaires américains ont été découragés d'exiger des voyageurs qui se rendent aux États-Unis de déposer une caution, une démarche "fastidieuse", selon la règle temporaire. Cette disposition concerne d'autres pays comme l’Afghanistan, le Bhoutan, l’Iran, la Syrie, le Laos ou le Yémen.

Durcissement

Donald Trump avait durci les lois sur l'immigration et l'accueil des réfugiés dès sa prise de fonction. En janvier 2017, Donald Trump a interdit par décret (lien en anglais) l'entrée aux États-Unis des ressortissants de sept pays musulmans : l'Irak, la Syrie, la Libye, le Soudan, l'Iran, le Yémen et la Somalie.

Le président élu Joe Biden s’est engagé à revenir sur bon nombre des politiques d’immigration de son prédécesseur républicain. Cela risque de prendre des mois, voire des années.

Franceinfo avec Reuters

Pourquoi la visite du Premier ministre israélien en Arabie saoudite est historique

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La visite du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou au prince héritier d'Arabie saoudite, Mohamed Ben Salman, a déjà fait couler beaucoup d'encre. Notre journaliste spécialiste des questions internationales Didier François nous explique les enjeux de cette rencontre loin d'être anecdotique.

A l'étranger, une visite a déjà fait couler beaucoup d'encre cette semaine : celle du Premier ministre israélien en Arabie Saoudite. Benyamin Netanyahou a rencontré lundi le prince héritier du Royaume, Mohamed Ben Salman. C'est historique, et loin d'être anecdotique.

Le rêve de MBS : renforcer l'Arabie saoudite face à l'Iran

C’est même un véritable renversement stratégique de la part de l’Arabie Saoudite… Ou plus exactement de la part de son prince héritier, le bouillonnant Mohammed Ben Salman, plus connu sous ses initiales "MBS". Capable du meilleur - comme par exemple accorder aux femmes une ébauche de droit vote ou l’autorisation de conduire une voiture sans être obligatoirement accompagnée d’un homme - mais également du pire - comme ordonner aux sbires de ses services secrets d’assassiner un opposant, Jamal Khashoggi, dans les locaux de son consulat, en Turquie, puis de le faire découper en morceaux et jeter dans un puit.

Car en fait le rêve de MBS, c’est de transformer son royaume en une puissance régionale capable de faire pièce à l’Iran, qui est à la fois son voisin et son ennemi juré. Et cela quel qu’en soit le prix à payer : à ce titre, nouer une alliance de revers avec Israël est donc une option tout à fait pragmatique et parfaitement acceptable par le jeune prince. D’autant qu’au-delà de l’apport militaire - loin d’être négligeable - l’Etat hébreu pourrait devenir à terme un partenaire économique et technologique de tout premier ordre pour moderniser le Royaume.

Pourquoi Riyad dément la visite

Mais "MBS" n’est pas encore totalement aux manettes. Et c’est ce qui explique la communication un peu embarrassée du palais, qui a nié la rencontre lorsqu’elle a été rendue publique, lundi, par la presse israélienne. Parce que nominalement, c’est évidemment le roi Salman, père de "MBS", qui reste le monarque régnant, gardien des lieux saints. Et il ne veut pas entrer dans l’Histoire comme le roi qui aura vendu Jérusalem et trahit le plan de paix arabe élaboré par les Saoudiens et qui conditionne la reconnaissance d’Israël à la création d’un Etat palestinien.

"MBS", ce qui l’inquiète, lui, c’est le départ de Donald Trump, son plus fervent soutien. Et l’arrivée à la Maison Blanche d’un Joe Biden qui s’est toujours déclaré horrifié par l’assassinat de Jamal Khashoggi. Un rapprochement acté avec Israël avant l’intronisation du nouveau président est pour MBS une question de survie politique. Car il espère ainsi s’attirer les bonnes grâces du Congrès américain. Et surtout cimenter définitivement l’alliance anti-iranienne voulue par Donald Trump. Avec à ce stade, aux côtés d’Israël et de l’Arabie Saoudite, les Emirats Arabes Unis, le Bahreïn et le Soudan.

Par Didier François

Source : Europe 1

 

«Enquête russe» aux États-Unis: Donald Trump gracie son ex-conseiller Michael Flynn

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 Michael Flynn, en 2017, à Washington.Le 25 novembre, Donald Trump a annoncé avoir accordé une grâce à son ancien conseiller à la Sécurité nationale Michael Flynn, le premier de ses proches mis en cause dans le cadre de l'enquête russe, un geste qualifié d'« abus de pouvoir » par les démocrates.

L'ancien général de 61 ans Michael Flynn avait plaidé coupable en 2017 d'avoir menti à la police fédérale au sujet de ses contacts avec un diplomate russe. Sa peine n'avait jamais été prononcée en raison de nombreux rebondissements dans cette affaire extrêmement politisée.

Le président américain a finalement décidé d'y mettre un terme définitif, en usant de son droit de grâce avant son départ de la Maison Blanche, le 20 janvier. « C'est mon grand honneur d'annoncer que le général Michael Flynn a bénéficié d'une grâce complète », a-t-il tweeté.

« Donald Trump a régulièrement abusé de son pouvoir pour récompenser ses amis ou protéger ceux qui l'ont couvert, a immédiatement dénoncé l'élu démocrate Adam Schiff, qui dirige la commission du Renseignement de la Chambre des représentants. Sans surprise, Trump s'en va comme il est venu : corrompu jusqu'à la moelle ».

La clémence du président « met un terme à des poursuites politiques et sans relâche d'un homme innocent », a au contraire justifié la porte-parole de la Maison Blanche, Kayleigh McEnany, en présentant Michael Flynn comme « victime d'une tentative coordonnée de renverser l'élection de 2016 ».

Donald Trump a toujours accusé les démocrates d'avoir orchestré l'enquête sur les soupçons d'entente entre Moscou et son équipe de campagne. Celle-ci s'est conclue sur une absence de preuves de collusion, mais six de ses collaborateurs ont été inculpés pour des charges diverses par les enquêteurs. Parmi eux, le général Flynn avait participé à la campagne du républicain et avait ensuite eu des échanges confidentiels avec l'ambassadeur russe à Washington, Sergueï Kisliak en décembre 2016.

Devenu conseiller à la Sécurité nationale, il avait été interrogé en 2017 par la police fédérale mais il avait dissimulé ces contacts. Il avait rapidement dû démissionner pour avoir également menti au vice-président Mike Pence. Il avait ensuite accepté de plaider coupable de parjure et de coopérer avec l'enquête russe.

En mai, le ministère de la Justice, dirigé par Bill Barr, un des plus solides défenseurs de Donald Trump, avait décidé d'abandonner les poursuites contre lui, un geste rarissime quand l'accusé a reconnu ses torts. Celles-ci auraient pu être rouvertes par l'administration de Joe Biden, mais le pardon

Le président iranien appelle Biden à renouer les relations d'avant-Trump

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Le président iranien appelle Biden à renouer les relations d'avant-TrumpLe Figaro - Le président iranien Hassan Rohani a invité le président élu américain Joe Biden à ouvrir une nouvelle page avec l'Iran en revenant à la «situation qui prévalait» avant Donald Trump.

«L'Iran et les États-Unis peuvent tous deux décider et annoncer qu'ils reviendront à la situation qui prévalait avant le 20 janvier 2017», date de l'entrée en fonctions de M. Trump à la Maison Blanche, a déclaré M. Rohani en conseil des ministres mercredi 25 novembre.

«La politique du gouvernement de la République islamique, c'est : respect des engagements contre respect des engagements, actes contre actes, réduction de la tension contre réduction de la tension, respect en échange du respect», a dit M. Rohani.

«S'il y a une telle volonté chez les futurs dirigeants américains, je pense qu'il sera très facile de résoudre» de nombreux problèmes, a affirmé le président, pour qui un retour à la situation d'avant-Trump pourrait «changer complètement le cours des choses».

Ennemis de plus de 40 ans, la République islamique et Washington ont rompu leurs relations diplomatiques en 1980. L'Iran et les États-Unis étaient néanmoins parvenus à se rapprocher à la faveur de l'accord international sur le nucléaire iranien conclu à Vienne en 2015, sous la présidence de M. Rohani et lorsque Barack Obama était à la Maison Blanche.

Mais M. Trump a sorti son pays de ce pacte en 2018 au nom d'une politique de «pression maximale» contre l'Iran à coups de sanctions économiques punitives ayant plongé la République islamique dans une violente récession. En riposte, Téhéran s'est désengagé de la plupart de ses engagements clef pris à Vienne, et dans ce climat de tensions exacerbées, l'Iran et les États-Unis se sont retrouvés à deux reprises au bord de la guerre depuis juin 2019.

Depuis l'annonce de la victoire de Joe Biden à l'élection américaine du 3 novembre, le gouvernement de M. Rohani multiplie les signes d'ouverture vis-à-vis de l'ex-vice-président de Barack Obama, qui a exprimé le souhait de faire revenir son pays à l'accord de Vienne. Le guide suprême iranien a néanmoins mis en garde mardi contre l'«espoir» d'une «ouverture» avec l'Occident, estimant qu'«on ne peut pas faire confiance aux étrangers».

Par Le Figaro avec AFP

Syrie : le chef de la diplomatie et pilier du régime Walid Mouallem est mort

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Syrie : le chef de la diplomatie et pilier du régime Walid Mouallem est mortFrance24 - Chef de la diplomatie syrienne depuis 2006, Walid Mouallem est décédé lundi à l'âge de 79 ans.

Pilier du régime syrien, il est parvenu à conserver son portefeuille durant la guerre malgré de multiples remaniements. Le régime syrien a perdu un de ses piliers. Le chef de la diplomatie Walid Mouallem, en poste depuis 2006, est décédé lundi à l'âge de 79 ans.

Visé par des sanctions américaines et européennes après le début du conflit en Syrie en 2011, le diplomate au verbe lent n'a eu de cesse d'accuser les Occidentaux d'ourdir des "complots" contre son pays, pour expliquer une guerre complexe et dévastatrice ayant fait plus de 380 000 morts. Il est resté en poste durant toute la guerre malgré les remaniements.

Aucune information sur son successeur

Sans préciser les causes de son décès, le gouvernement a annoncé la mort du ministre, dont l'état de santé se dégradait depuis quelque temps. En 2014, il avait subi une opération à cœur ouvert à l'hôpital américain de Beyrouth.

Le Premier ministre Hussein Arnous a salué le parcours d'un "diplomate chevronné" ayant "défendu sa patrie dans les arènes internationales et régionales".

Aucune information n'a filtré sur son successeur. Les obsèques ont eu lieu dans l'après-midi à Damas, où il est né, en présence de plusieurs ministres et responsables, dont le vice-ministre des Affaires étrangères, Fayçal Al-Mokdad, selon l'agence officielle Sana.

La dernière apparition publique de Walid Mouallem remontait à mercredi dernier, à l'occasion d'une conférence organisée à Damas sur le retour des millions de réfugiés ayant fui les combats. L'air affaibli, le diplomate à la silhouette corpulente avait dû être épaulé par deux hommes pour entrer dans la salle.

La Russie salue un "ami sincère"

La Russie, soutien indéfectible du régime Assad, a salué un "diplomate expérimenté" et déploré la perte d'"un partenaire très fiable et un ami sincère". Walid Mouallem "comprenait l'importance des relations syro-russes", a assuré le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Mikhaïl Bogdanov.

Le chef de la diplomatie iranienne, Mohammad Javad Zarif, dont le pays est aussi un allié du régime syrien, a rappelé que Walid Mouallem avait "joué un rôle important dans le service et la défense des intérêts nationaux et de la sécurité de son pays".

Le président libanais, Michel Aoun, et le sultanat d'Oman ont également présenté leurs condoléances aux autorités syriennes.

Diplômé en économie, Walid Mouallem avait débuté en 1964 au ministère des Affaires étrangères, où il avait ensuite gravi les échelons jusqu'à devenir un pilier du régime.

Tout au long de la guerre, déclenchée par la brutale répression de manifestations prodémocratie, il avait régulièrement rappelé que Bachar al-Assad resterait à son poste. Il avait aussi été l'un des premiers responsables syriens à qualifier les opposants au régime de "terroristes". Les gouvernements se sont succédé sans que lui ne perde son portefeuille. En 2012, il avait aussi été nommé vice-Premier ministre.

Des sanctions de Washington

S'exprimant toujours d'un ton calme, d'une voix monocorde, ce mastodonte de la diplomatie martelait inlassablement la même rhétorique vis-à-vis des Occidentaux, les accusant d'avoir provoqué le conflit et de soutenir des "terroristes".

En conférence de presse, il avait habitué les journalistes à son sarcasme et à ses remarques acerbes. Interrogé en septembre 2019 sur le chef de la diplomatie américaine, Mike Pompeo, il avait répondu : "Qui est Pompeo ? Je ne le connais pas."

Quelques mois après le début de la guerre, Washington avait adopté des sanctions contre lui, l'accusant de répéter "la rengaine du complot international" et d'essayer "de masquer les actes horribles du régime".

Walid Mouallem avait été ambassadeur à Washington de 1990 à 1999, selon Sana. À l'époque, il avait participé à des pourparlers entre la Syrie et Israël, qui n'ont jamais abouti. Sa carrière prolifique de jeune diplomate l'aura mené notamment en Arabie saoudite, en Espagne et en Angleterre.

Durant la guerre, ses visites officielles se sont limitées principalement aux pays alliés, Russie et Iran en tête.

Marié et père de trois enfants, il est l'auteur de quatre ouvrages d'histoire, notamment sur la Syrie ou la cause palestinienne.

Avec AFP