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Politique dans le Monde

Le président Macron sur la liste des cibles potentielles du logiciel espion Pegasus

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Des numéros du président français Emmanuel Macron et de membres du gouvernement figurent sur une liste de cibles potentielles du logiciel Pegasus.Des numéros du président français Emmanuel Macron et de membres du gouvernement figurent sur une liste de cibles potentielles du logiciel Pegasus, utilisé par certains États pour espionner des personnalités, a déclaré mardi Laurent Richard, directeur de l'organisation Forbidden Stories, confirmant une information du journal Le Monde.

Selon le journal Le Monde, l'un des numéros de téléphone du président Emmanuel Macron, ainsi que celui de l'ancien Premier ministre Édouard Philippe et de 14 membres du gouvernement, figurent « dans la liste des numéros sélectionnés par un service de sécurité de l'État marocain, utilisateur du logiciel espion Pegasus, pour un potentiel piratage ».

Le numéro du président Macron aurait été saisi en mars 2019 par un opérateur au sein des services du royaume chérifien.

« On a trouvé ces numéros de téléphone, mais on n'a pas pu faire d'enquête technique évidemment sur le téléphone d'Emmanuel Macron » pour vérifier s'il a été infecté par ce logiciel et donc « cela ne nous dit pas si le président a été réellement espionné », a expliqué le directeur de Forbidden Stories, sur la chaîne d'info LCI. Mais selon lui, que le président ait été ou pas espionné, cela « montre en tout cas qu'il y a eu un intérêt de le faire ».

« Si les faits sont avérés, ils sont évidemment très graves. Toute la lumière sera faite sur ces révélations de presse », a réagi la présidence, interrogée par l'AFP pour savoir si le chef de l'État avait été « potentiellement espionné » via Pegasus.

De son côté l'entreprise israélienne NSO - qui commercialise Pegasus - assure que jamais le président français n'aurait pu être pris pour cible, mais là encore impossible de vérifier les dires, car la firme n'a pas accès aux données de ses clients.

Dans un communiqué transmis au « Projet Pegasus », NSO affirme que : « Emmanuel Macron n’a pas, et n’a jamais été, une cible ou sélectionné comme telle par des clients ». Mais NSO ne précise pas sur quoi se base cette affirmation.

Une affaire qui suscite l'embarras...

Embarras d'abord parce que le Maroc est un allié indéfectible de la France. C'est à Rabat qu'Emmanuel Macron a effectué son premier déplacement hors d'Europe après son élection, dans la continuité de ses prédécesseurs, et le chef de l'Etat français garde d'étroites relations avec le royaume. Selon nos informations, le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a reçu lundi soir son homologue marocain.

Embarras aussi parce qu'Emmanuel Macron pourrait avoir fait preuve d'imprudence en continuant à utiliser le téléphone qu'il avait avant son arrivée au pouvoir en plus des téléphones cryptés mis à sa disposition.

Des vérifications sont menées pour détecter si le logiciel Pegasus a bien été utilisé sur le téléphone du président.

D'autres politiques français ont été ciblés...

Parmi eux, le ministre des Affaires étrangères Jean-Yves le Drian, l'ex-ministre de l'Intérieur Christophe Castaner ou encore le ministre de l'Économie Bruno Le Maire. Des parlementaires ou personnalités politiques françaises sont également ciblés.Oui l'ancien Premier ministre Edouard Philippe ainsi que 14 membres de son gouvernement

Egalement ciblés, des proches du chef de l'Etat comme Alexandre Benalla ou son conseiller Afrique Franck Paris. Chez la plupart, c'est pour le moment silence radio, seul l'ancien ministre François de Rugy a réagi en demandant des « explications » au Maroc. Pour sa part l'ancien patron des députés En Marche Gilles Le Gendre, lui aussi ciblé, « dénonce l'extrême gravité de cet espionnage à grande échelle ».

10 000 numéros mis sur écoute par le Maroc

Selon les enquêteurs des différents médias qui ont travaillé sur cette affaire Pegasus, on le rappelle, l'Etat marocain est un utilisateur de ce logiciel espion. Ce que Rabat a démenti lundi. Le Maroc aurait mis sur écoute environ 10 000 numéros dont 10% en France.

Autre information concernant le Maroc, venant cette fois de la cellule d'investigation de Radio France, partenaire du consortium de médias internationaux, le roi Mohammed VI lui-même et son entourage serait sur la liste

Forbidden Stories et l'association Amnesty International ont obtenu une liste de 50 000 numéros de téléphone sélectionnés par les clients de NSO depuis 2016 pour une surveillance potentielle et l'ont partagée avec un consortium de 17 médias qui ont révélé son existence dimanche.

L’espionnage entre États, une pratique qui n’est pas nouvelle

Après la chancelière allemande Angela Merkel et l'ancienne présidente du Brésil Dilma Rousseff, des documents de la NSA mis en ligne en 2015 par WikiLeaks révèlent l'étendue de la surveillance du renseignement américain en France. Paris, le plus vieil allié des États-Unis comme aime le souligner à l'époque l'ancien président Barack Obama.

Pendant au moins six ans, trois présidents, Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont été écoutés. Mais aussi toutes les strates de l'administration française : des ministres aux conseillers, en passant par les diplomates.

Après ces révélations, la Maison Blanche est contrainte de préciser à la présidence française qu'elle n'est plus écoutée. Barack Obama promet même d'en finir avec ces pratiques. L'affaire fait grand bruit, elle suscite un embarras diplomatique, des discussions qualifiées de « franches » entre les deux dirigeants, mais pas de véritable brouille.

À Berlin aussi, l'enquête est classée rapidement. « L'espionnage entre amis ça ne se fait pas », avait déclaré à l'époque la chancelière. Pourtant, ce renseignement a toujours existé et l'ensemble des pays espionnés a choisi de faire profil bas.

Source : RFI

Argentine: l'ex-président Macri visé par une enquête pour livraison d’armes aux militaires boliviens

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En Argentine, une procédure judiciaire a été ouverte contre l’ex-président de centre droit Mauricio Macri et deux de ses anciens ministres. En Argentine, une procédure judiciaire a été ouverte contre l’ex-président de centre droit Mauricio Macri et deux de ses anciens ministres. Ils sont accusés d’avoir livré clandestinement à la Bolivie des armes destinées à réprimer des manifestations en novembre 2019, alors que l’armée s’était emparée du pouvoir et que le président Evo Morales avait dû quitter le pays.

Le scandale de la livraison clandestine d'armes par l'Argentine aux militaires boliviens qui avaient déposé Evo Morales après les élections contestées de 2019 prend de l'ampleur. L'affaire a été révélée le 9 juillet, suite à la découverte à l'ambassade d'Argentine à La Paz d'une lettre de remerciements du commandant en chef de l'armée de l'air bolivienne de l’époque pour le matériel livré, des cartouches, du gaz lacrymogène et des grenades anti-émeutes, manifestement destiné à réprimer les manifestations favorables à Morales.

Macri dément

Le chargement en question a quitté l'Argentine et est arrivé en Bolivie sans avoir été déclaré, le 12 novembre 2019, sur la fin de la présidence de Mauricio Macri. Une partie de ces armes a été retrouvée dans un dépôt de la police à La Paz cette semaine. Suite à une plainte déposée par le gouvernement d'Alberto Fernández, l’actuel chef de l’État argentin, un procureur a décidé vendredi 16 juillet d'ouvrir une procédure judiciaire à l'encontre de l’ex-président et de ses ministres de la Sécurité et de la Défense de l’époque.

D'autres inculpations pourraient suivre. Il n'est pas exclu que Macri soit également poursuivi en Bolivie, où une enquête a aussi été ouverte. Pour l'heure, Macri, qui se trouve en Europe, et ses anciens ministres nient tout en bloc.

Source : RFI

Troubles à Cuba : le régime cubain et Washington s’accusent mutuellement

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Troubles à Cuba : le régime cubain et Washington s’accusent mutuellementLe Monde - C’est une mobilisation inédite à Cuba, où les seuls rassemblements autorisés sont d’ordinaire ceux du Parti communiste (PCC, unique).

Excédés par la crise économique, qui a aggravé les pénuries d’aliments et de médicaments et poussé le gouvernement à couper l’électricité plusieurs heures par jour, des milliers de Cubains sont sortis spontanément dimanche 11 juillet dans les rues de dizaines de villes et villages du pays, aux cris de « Nous avons faim », « Liberté » et « A bas la dictature ».

Au lendemain de ces manifestations, le président cubain, Miguel Diaz-Canel, a accusé le gouvernement américain de mener « une politique d’asphyxie économique pour provoquer des troubles sociaux » dans l’île.

Dans une allocution retransmise à la télévision et à la radio, le dirigeant communiste, entouré de plusieurs de ses ministres, a assuré que son gouvernement essaie d’« affronter et de vaincre » les difficultés face aux sanctions américaines, renforcées depuis le mandat du président américain Donald Trump (2017-2021).

« Que cherchent-ils ? Provoquer des troubles sociaux, provoquer des incompréhensions » chez les Cubains, mais aussi « le fameux changement de régime », a dénoncé le président cubain. Ceux derrière ces manifestations « ont obtenu la réponse qu’ils méritaient et ils vont continuer à l’avoir, comme au Venezuela », grand allié de Cuba, a-t-il ajouté.

La Russie met en garde contre toute « ingérence étrangère »

Dans un communiqué, le président américain, Joe Biden, a appelé « le régime cubain à entendre son peuple et à répondre à ses besoins ». « Nous nous tenons aux côtés du peuple cubain et de son appel vibrant à la liberté », a-t-il ajouté.

« Nous soutenons le droit des peuples à s’exprimer de manière pacifique et nous demandons aux autorités d’autoriser ces manifestations et d’écouter le mécontentement des manifestants », a, quant à lui, déclaré le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, à l’issue d’une réunion des ministres des affaires étrangères européens à Bruxelles.

L’Internet mobile arrivé fin 2018 à Cuba, qui a permis dimanche la diffusion en direct d’une quarantaine de manifestations antigouvernementales à travers l’île, restait coupé lundi matin. Les rues de La Havane étaient toujours sillonnées par la police et l’armée, ont constaté des journalistes, mais le calme est revenu après les échauffourées de la veille qui ont conduit à plusieurs dizaines d’arrestations. S’il a reconnu « l’insatisfaction » que peuvent ressentir certains Cubains, Miguel Diaz-Canel a aussi donné aux révolutionnaires « l’ordre de combattre » ces rassemblements dans la rue.

Grand soutien des autorités cubaines depuis l’époque soviétique, la Russie a mis en garde lundi contre toute « ingérence étrangère » dans cette crise. « Nous considérons comme inacceptable toute ingérence étrangère dans les affaires intérieures d’un Etat souverain et toute autre action destructrice qui favoriserait la déstabilisation de la situation sur l’île », a déclaré dans un communiqué le ministère des affaires étrangères russe. « Nous sommes convaincus que les autorités cubaines prennent toutes les mesures nécessaires pour rétablir l’ordre public dans l’intérêt des citoyens du pays », a ajouté Moscou, disant « suivre de près l’évolution de la situation à Cuba et aux alentours ».

Mexico offre son aide

Le président mexicain, Andres Manuel Lopez Obrador, a lui rejeté toute approche « interventionniste » pour la situation à Cuba et offert d’envoyer de l’aide humanitaire. Le Mexique peut « aider en fournissant des médicaments, des vaccins, tout ce qui est nécessaire, ainsi que de la nourriture, car la santé et la nourriture sont des droits humains fondamentaux » qui ne nécessitent pas « une gestion politique interventionniste », a déclaré le dirigeant de gauche.

Dimanche soir, le gouvernement américain avait prévenu qu’il « condamnerait fermement tout acte de violence ou qui viserait à prendre pour cible les manifestants pacifiques qui exercent leurs droits universels », selon un tweet du conseiller américain à la sécurité nationale, Jake Sullivan.

« Le conseiller à la sécurité nationale de la Maison Blanche n’a pas l’autorité politique ni morale pour parler de Cuba », a réagi lundi le chef de la diplomatie cubaine, Bruno Rodriguez, sur Twitter. « Son gouvernement a consacré des centaines de millions de dollars pour la subversion dans notre pays et il impose un blocus génocidaire, principal responsable des carences économiques », a-t-il ajouté.

Relations diplomatiques au plus bas

Les relations diplomatiques entre Cuba et les Etats-Unis, après une brève réconciliation entre 2014 et 2016, sont au plus bas depuis le mandat de Donald Trump, qui a renforcé l’embargo en vigueur depuis 1962, dénonçant des violations des droits de l’homme et le soutien de La Havane au gouvernement de Nicolas Maduro au Venezuela. Ces sanctions, ainsi que l’absence de touristes due à la pandémie, ont plongé Cuba dans une profonde crise économique et généré un fort malaise social, suivi de près à Washington et sur le continent américain.

Les manifestations sont par ailleurs survenues dans un contexte de forte hausse des cas de coronavirus sur l’île, avec chaque jour de nouveaux records de contaminations. Au total, Cuba a recensé officiellement 238 491 cas dont 1 537 décès, pour 11,2 millions d’habitants.

Une situation qui a poussé de nombreux Cubains à utiliser le mot-clé #SOSCuba sur les réseaux sociaux, pour demander qu’une aide humanitaire extérieure soit autorisée par le gouvernement.

Le Monde avec AFP

Haïti: Claude Joseph prend en main le gouvernement après l'assassinat de Jovenel Moïse

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Claude Joseph (d.) aux côtés du président Jovenel Moïse (c.) à Port-au-Prince en mai 2021.L'onde de choc se ressent toujours en Haïti plus de 24 h après l'assassinat du président Jovenel Moïse. Le Premier ministre par intérim Claude Joseph semble pour l'instant aux commandes du pays.

Claude Joseph est le sixième Premier ministre à Haïti en quatre ans. Il avait normalement quitté la primature et félicité son successeur nommé ce lundi 5 juillet par le président. Mais ce dernier n'a finalement pas pu prendre ses fonctions avant la mort de Jovenel Moïse. Claude Joseph prend donc les rênes avec peu de légitimité, souligne Marie Normand, du service International de RFI.

Sa première décision a été de déclarer l'état de siège sur l'ensemble du territoire, ce qui donne concrètement à l'exécutif des pouvoirs renforcés en matière de perquisition et également d'interdiction de réunion. Il a aussi décrété quinze jours de deuil national en hommage à Jovenel Moïse jusqu'au 22 juillet.

Crise de légitimité et guerre des gangs

Claude Joseph n'a pas été confirmé par le Parlement, puisque celui-ci est caduc depuis janvier 2020, faute d'élections législatives tenues en temps et en heure. « Il est un Premier ministre de facto, il n'est pas question de se rabattre sur un quelconque article de la Constitution pour parler de sa légitimité, insiste Laënnec Hurbon, sociologue et directeur de recherche au CNRS, sur l'antenne de RFI. Il y a une crise de légitimité. »

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Cette crise politique avait déjà court à l'issue des deux premières années de son mandat. Le président Jovenel Moïse était contesté. Le pays faisait alors face à une très forte inflation. Il y a aussi un rapport de la Cour des comptes qui le met en cause dans une affaire de possibles détournements de fonds. Dès lors, les appels à sa démission se multiplient ainsi que des mouvements sociaux comme « pays lock » (pays bloqué, en créole) qui paralyser le pays fin 2019. Sa légitimité même au pouvoir était contestée cette année. Une partie de l'opposition estimait qu'il aurait dû quitter le pouvoir dès le mois de février 2021.

L'assassinat est aussi intervenu, alors que depuis plus d’un mois les gangs contrôlent totalement plusieurs quartiers pauvres de Port-au-Prince. Cette mainmise et les affrontements entre bandes armées empêchent d’accéder par la route à toute la moitié sud du pays. Donc cette crise politique sécuritaire est complexe et surtout elle est lourde de conséquences pour la population haïtienne. Elle aspire à vivre une vie décente sans la mainmise des gangs et sans la corruption et l’impunité qui la privent du strict minimum.

Appel au calme du Conseil de sécurité

Par ailleurs, le Conseil de sécurité de l'ONU va se réunir d'urgence sur la situation haïtienne. Dès mercredi soir, ses 15 membres ont adopté une déclaration à l'unanimité. Ils réclament que les auteurs de l'assassinat du président haïtien soient rapidement traduits en justice pour ce « crime odieux ». Le Conseil de sécurité a aussi « lancé un appel véhément à tous les acteurs politiques en Haïti afin qu'ils s'abstiennent de tout acte violent, ou de toute incitation à la violence ».

De son côté, Washington, très influent en Haïti, appelle à maintenir les élections présidentielle et législatives, prévues le 26 septembre. Interrogé sur RFI, Frédéric Thomas, chercheur au sein du Centre tricontinental (Cetri) de Louvain-la-Neuve, estime que ce délai n'est pas réaliste : « Il y a eu plus de 10 000 personnes déplacées à cause des affrontements entre bande armées et plus de 150 personnes tuées. On est avec un Conseil électoral, provisoire, illégal et illégitime, une défiance de la population, une impasse politique, des élections à moins de 100 jours et les États-Unis continuent d'appeler à ces élections. Ce sont véritablement leurs élections et pas celles de la population haïtienne qui appelle à une transition qui ne permette pas que le statu quo demeure. »

Ils n’ont pas tué le président, ils ont tué le pays ! Parce que tout le monde, qu’on aime le président ou pas, tout le monde va souffrir de ce qui vient de se passer en Haïti.

Source : RFI

Territoires palestiniens : manifestation à Ramallah pour demander le départ de Mahmoud Abbas

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Territoires palestiniens : manifestation à Ramallah pour demander le départ de Mahmoud AbbasRFI - Samedi 3 juillet, des centaines de Palestiniens ont appelé à nouveau au départ de Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne, lors d'une nouvelle manifestation à Ramallah.

Une manifestation pour protester contre la mort du célèbre militant Nizar Banat, qui parlait haut et fort de la corruption du gouvernement, battu à mort après avoir été arrêté par l’Autorité palestinienne. A Hebron, au contraire, des manifestants pro-Fatah, le parti de Mahmoud Abbas, se sont rassemblés « en soutien au président » des images que le gouvernement a massivement partagé sur les réseaux sociaux.

Sur la place al Manara, une grande pancarte blanche, et en lettres capitales rouge : « Abbas dégage », et des centaines de manifestants palestiniens scandant « à bas le régime militaire », « Non aux assassinats politiques ».

Contrairement à la semaine dernière, sur la place, les forces de sécurité ne sont pas là en civil parmi la foule, mais à proximité de la Muqata, le palais présidentiel, se dresse une importante présence policière qui bloque la route des manifestants. La colère est là, explique un palestinien d’une quarantaine d’année, préférant garder l’anonymat.

« L'assassinat de Nizar Banat, c’est la face émergée de l'iceberg. Il y a une corruption énorme dans le gouvernement, ils sont exclus, ils ignorent ce qu’est la légitimité ? Nous, on veut dissoudre le gouvernement et on veut des élections. Pour que le peuple puisse choisir à nouveau ses dirigeants qui les représentent, car autrement, cela n’a aucune valeur ».

La famille de Nizar Banat, mort la semaine dernière, est en tête du cortège elle réclame une enquête internationale, accuse les forces de sécurité palestiniennes de l'avoir assassiné. Une chose est sûre, tous les manifestants s’accordent sur une chose : que l’Autorité Palestinienne rende des comptes après ce qui est arrivé au célèbre militant.

Avec notre correspondante dans les Territoires Palestiniens,
Alice Froussard

 

Le chef du gouvernement d'Israël Yaïr Lapid en visite aux Émirats, une première

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Le chef du gouvernement d'Israël Yaïr Lapid en visite aux Émirats, une premièreRFI - L’ancien Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu en a rêvé, son successeur, le chef du gouvernement par alternance et également ministre des Affaires étrangères, Yaïr Lapid, l’a fait.

Il devient ce mardi 29 juin le premier haut responsable israélien à effectuer une visite officielle aux Émirats arabes unis. Les deux pays ont normalisé leurs relations il y a près d’une année, en août 2020. Le ministre des Affaires étrangères Yaïr Lapid, s’envole donc pour une visite de deux jours à l’invitation de son homologue émirien, cheikh Abdallah ben Zayed Al-Nahyane.

Au programme de cette visite « qualifiée d’historique », l’inauguration de l’ambassade d’Israël à Abu Dhabi, et l’ouverture d’un consulat à Dubaï. Avant lui, à maintes reprises, l’ancien Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a tenté de décrocher son billet pour le Golfe, sans succès.

Ses plans ont d’abord été contrecarrés par le Covid-19, en fin d’année dernière. Mais par la suite, alors que l’État hébreu était engagé en pleine campagne électorale, ce sont les Émiriens qui n’ont pas souhaité le recevoir.

Face à son insistance, Abu Dhabi a fait comprendre, de manière diplomatique, qu’elle refusait d’interférer dans les élections législatives israéliennes.

Car Benyamin Netanyahu avait un objectif caché. Il souhaitait à travers un déplacement aux Émirats cueillir les fruits de la normalisation en passant pour le « faiseur de paix », aux yeux des Israéliens, à la veille du vote.

Finalement, c’est son opposant Yaïr Lapid, arrivé il y a quelques jours à peine au pouvoir, qui décroche sa photo aux côtés des cheikhs du Golfe.

Avec notre correspondant à Jérusalem,
Sami Boukhelifah

Les États «doivent cesser de nier» le racisme et commencer «à le démanteler», selon l'ONU

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Les États «doivent cesser de nier» le racisme et commencer «à le démanteler», selon l'ONULe Figaro - Les États doivent prendre des «mesures immédiates» contre le «racisme systémique» dont sont victimes les Noirs, a réclamé Michelle Bachelet, Haute-commissaire de l'ONU aux droits de l'Homme lundi, quelques jours après la condamnation aux États-Unis du policier qui a tué George Floyd.

«Seules les approches qui s'attaquent à la fois aux lacunes endémiques des forces de l'ordre et au racisme systémique - et à ses origines - rendront justice à la mémoire de George Floyd et de tant d'autres dont la vie a été perdue ou irrémédiablement affectée», a déclaré Michelle Bachelet, lors de la publication d'un rapport du Haut-commissariat demandé par le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU, en référence à l'Afro-Américain devenu le symbole des victimes des violences policières et raciales aux États-Unis après son meurtre le 25 mai 2020.

«Il existe aujourd'hui une possibilité d'importance capitale de marquer un tournant pour l'égalité et la justice raciales », relève encore ce rapport.

Vendredi 25 juin, Derek Chauvin, le policier blanc qui a écrasé le cou de George Floyd sous son genou pendant de longues minutes, a été condamné à 22 ans et demi de prison, une peine lourde et rare aux États-Unis qui reflète l'impact planétaire du drame.

Le meurtre de George Floyd et «les manifestations de masse» qui l'ont suivi partout dans le monde constituent en effet un moment «décisif dans la lutte contre le racisme» dont il faut se saisir, souligne d'ailleurs le Haut-Commissariat aux droits de l'Homme.

Cette mobilisation a permis «une prise de conscience longtemps retardée du racisme et a placé au centre des débats le caractère systémique du racisme», souligne Michelle Bachelet dans le communiqué accompagnant le rapport.

Ce racisme systémique induit que les populations africaines ou d'ascendance africaine se retrouvent marginalisées économiquement et politiquement, n'ont pas le même accès que les autres à l'éducation ou à des soins de santé de qualité, ou se retrouvent sous-représentées dans la société.

À cet égard, le rapport appelle les États à «adopter des mesures mobilisant l'ensemble des pouvoirs publics» dans des plans dotés de «ressources suffisantes».

Par Le Figaro avec AFP

Colonialisme : l'Allemagne reconnaît avoir commis «un génocide» en Namibie

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Colonialisme : l'Allemagne reconnaît avoir commis «un génocide» en NamibieLe Figaro - Le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas a salué la conclusion d'un «accord» avec la Namibie après plus de cinq ans d'âpres négociations sur les événements survenus dans ce territoire africain colonisé par l'Allemagne entre 1884 et 1915.

L'Allemagne a pour la première fois reconnu vendredi 28 mai avoir commis «un génocide» contre les populations des Hereros et Namas en Namibie pendant l'ère coloniale et va verser au pays plus d'1 milliard d'euros d'aides au développement.

«Nous qualifierons maintenant officiellement ces événements pour ce qu'ils sont du point de vue d'aujourd'hui: un génocide», a déclaré le ministre allemand des Affaires étrangères Heiko Maas dans un communiqué. Cette reconnaissance par Berlin constitue un «premier pas dans la bonne direction», a estimé le gouvernement namibien.

Heiko Maas salue dans sa déclaration la conclusion d'un «accord» avec la Namibie après plus de cinq ans d'âpres négociations sur les événements survenus dans ce territoire africain colonisé par l'Allemagne entre 1884 et 1915. Les colons allemands avaient tué des dizaines de milliers d'Hereros et de Namas lors de massacres commis entre 1904 et 1908, considérés par de nombreux historiens comme le premier génocide du XXe siècle.

«À la lumière de la responsabilité historique et morale de l'Allemagne, nous allons demander pardon à la Namibie et aux descendants des victimes» pour les «atrocités» commises, a poursuivi le ministre.

Dans un «geste de reconnaissance des immenses souffrances infligées aux victimes», le pays européen va soutenir la «reconstruction et le développement» en Namibie via un programme financier de 1,1 milliard d'euros, a-t-il ajouté, précisant qu'il ne s'agissait pas de dédommagements sur une base juridique. Cette somme sera versée sur une période de 30 ans, selon des sources proches des négociations, et doit profiter en priorité aux descendants de ces deux populations.

Les crimes commis pendant la colonisation empoisonnent depuis de nombreuses années les relations entre les deux pays. Privés de leurs terres et de leur bétail, les Hereros s'étaient révoltés en 1904 contre les colons allemands, faisant une centaine de morts parmi ces derniers. Envoyé pour mater la rébellion, le général allemand Lothar von Trotha avait ordonné leur extermination. Les Namas s'étaient soulevés un an plus tard et subirent le même sort.

Au total, au moins 60.000 Hereros et environ 10.000 Namas perdirent la vie entre 1904 et 1908. Les forces coloniales allemandes avaient employé des techniques génocidaires: massacres de masse, exil dans le désert où des milliers d'hommes, femmes et enfants sont morts de soif, et camps de concentration comme celui tristement célèbre de Shark Island.

Par Le Figaro avec AFP

 

Israël-Gaza: l'ONU lance une enquête sur les atteintes aux droits humains

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Israël-Gaza: l'ONU lance une enquête sur les atteintes aux droits humainsLe Point - Le Conseil des droits de l'homme de l'ONU a lancé jeudi une enquête internationale sur les atteintes aux droits humains commises dans les territoires palestiniens occupés et en Israël depuis avril, mais aussi sur les "causes profondes" des tensions.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a immédiatement dénoncé une "décision honteuse" qui "encourage les terroristes dans le monde entier".

En revanche, le mouvement islamiste palestinien Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, a "salué" la décision du Conseil des droits de l'homme et l'Autorité palestinienne y voit "un pas en avant" dans la protection des droits humains des Palestiniens.

Plus tôt, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l'homme, Michelle Bachelet, avait soutenu devant le Conseil, réuni en session extraordinaire, que les récentes frappes israéliennes sur Gaza peuvent constituer des crimes de guerre "s'il s'avère" que les civils ont été touchés "sans distinction".

Elle avait indiqué ne pas avoir vu de preuve de la présence de groupes armés ou d'action militaire dans des bâtiments visés par Israël à Gaza, une des justification de l'Etat hébreu pour les détruire.

Mme Bachelet avait également souligné que les tirs de milliers de roquettes du mouvement islamiste palestinien Hamas "ne font pas de distinction entre les objets militaires et civils, et leur utilisation constitue donc une violation manifeste du droit humanitaire international".

La réunion, qui portait sur les atteintes aux droits humains dans les territoires palestiniens occupés, y compris à Jérusalem-Est, et en Israël, était organisée à la demande du Pakistan, en tant que coordinateur de l'Organisation de la coopération islamique, et des autorités palestiniennes.

Une résolution adoptée avec 24 voix pour, 9 contre et 14 absentions, lance une "commission d'enquête internationale indépendante et permanente" chargée d'examiner les atteintes au droit international humanitaire et aux droits de l'homme ayant abouti aux récentes tensions israélo-palestiniennes.

L'Autorité palestinienne a qualifié de "minorité ammorale et du mauvais côté de l'histoire" les pays opposés à la résolution.

Du 10 au 21 mai, 254 Palestiniens ont été tués par des frappes israéliennes dans la bande de Gaza, parmi lesquels 66 enfants et des combattants, selon les autorités locales. En Israël, les tirs de roquettes depuis Gaza ont fait 12 morts dont un enfant, une adolescente et un soldat, d'après la police.

Causes profondes

La portée de la résolution dépasse largement le récent conflit.

Le texte demande que la commission étudie "toutes les causes profondes des tensions récurrentes, de l'instabilité et de la prolongation du conflit, y compris la discrimination et la répression systématiques fondées sur l'appartenance nationale, ethnique, raciale ou religieuse".

L'enquête doit se concentrer sur l'établissement des faits et collecter les preuves et éléments qui pourraient être utilisés dans le cadre de poursuites judiciaires et, dans la mesure du possible, identifier les coupables pour qu'ils puissent être jugés.

Le ministre des Affaires étrangères palestinien Riyad al-Maliki, qui s'est adressé à l'assemblée en ligne, a accusé Israël d'avoir instauré "un régime d'apartheid basé sur l'oppression du peuple palestinien" et son "déplacement forcé".

Il a revendiqué "le droit (des Palestiniens ndlr) de résister à l'occupation" et a affirmé que "les colons doivent être mis sur la liste des terroristes".

L'ambassadrice d'Israël auprès de l'ONU à Genève Meirav Eilon Shahar a accusé le Hamas d'avoir "initié ce conflit".

Une première

C'est la première fois que le Conseil met sur pied une commission d'enquête avec un mandat sans durée fixée à l'avance.

Le mandat d'autres commissions, comme celle sur la Syrie, doit être renouvelé tous les ans.

Certains pays, comme la France, ont déploré que le mandat de la commission soit "trop large" et son objectif "trop indéterminé", mais la résolution a recueilli un large soutien auprès des pays africains et latino-américains.

Le Premier ministre israélien voit dans ce vote la confirmation "de l'obsession anti-Israël flagrante du conseil des droits de l'Homme".

Israël est le seul pays avec un point fixe à l'ordre du jour de chaque session du Conseil. Neuf des trente sessions extraordinaires organisées par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU depuis sa création en juin 2006 ont porté sur Israël.

Le chef d’état-major des armées françaises : « il se pourrait qu’on reste au Sahel encore dix ans »

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Le chef d’état-major des armées françaises : « il se pourrait qu’on reste au Sahel encore dix ans »Sahara Médias - Dans un entretien accordé samedi au journal français « le figaro », le chef d’état-major des armées françaises François Lecointre, a déclaré que « l’engagement militaire européen au Sahel africain demeurera encore dix ans et probablement plus qu’aujourd’hui ».

Le général Lecointre a encore dit que l’Europe accueille actuellement une mission pour l’entraînement de l’armée malienne, et qu’il est encore nécessaire d’élargir les objectifs afin de passer de l’étape de l’entraînement à la reconstruction de l’armée pour ne pas dire sa construction ».

« Nous devons passer de missions qui pourraient paraitre limitées à des missions de coopération structurelle dans le domaine militaire. »

Des pays européens (Suède, Italie, Tchéquie et Estonie) participent à des forces spéciales sur le terrain aux côtés des forces françaises dans le cadre de l’opération TOKOBA, dans le triangle frontalier entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso, la zone la plus dangereuse au Sahel.

La France compte sur cette force pour partager avec ses partenaires européens le poids de la guerre contre les groupes islamistes armés liés à Al Qaida et à l’organisation de l’état islamique.

Le général Lecointre a ajouté que sans une action commune dans la région du Sahel « la situation y sera anarchique, avec des vagues de migrations clandestines impossibles à circonscrire qui vont perturber la stabilité de nos pays européens. »

Le chef d’état-major des armées françaises estime que les critiques à l’endroit de la France évoquant « une nouvelle colonisation » diminueront, elle qui déploie plus de 5000 soldats pour combattre le terrorisme au Sahel africain une fois que l’Europe prendrait les initiatives.

Pour le général Lecointre ces accusations seront moindres si la proposition venait de l’Europe et pas de la France, même si l’action de celle-ci répondait à une sollicitation des pays du Sahel.

Il est nécessaire, selon lui, que les pays membres se partagent les efforts pour consolider la force, ajoutant que l’Europe a ses faiblesses notamment dans la lenteur dans la prise de décisions mais qu’elle compte également des points forts.

Outre l’action militaire, a encore dit le chef d’état-major des armées françaises, l’Europe en a d’autres sur le plan de la gouvernance et le développement, afin d’aider ces pays à asseoir des structures plus fortes et leur permettre d’avoir leur destin en main.

La France avait déjà exprimé sa volonté de réviser sa présence militaire dans la région du Sahel africain, une position ajournée plus d’une fois.

Source : Sahara Médias

Conflit israélo-palestinien : Joe Biden pour la solution à deux États

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Conflit israélo-palestinien : Joe Biden pour la solution à deux ÉtatsLe Point - « Le changement est que nous avons toujours besoin d'une solution à deux États. C'est la seule solution. »

Joe Biden s'est prononcé vendredi soir, au lendemain de l'annonce d'un fragile cessez-le-feu, en faveur de la solution à deux États qu'il estime être le seul moyen pour mettre fin au conflit israélo-palestinien.

« Il n'y a pas de changement dans mon engagement pour la sécurité d'Israël, point à la ligne. Pas de changement du tout », a ajouté le président américain, qui s'exprimait depuis la Maison-Blanche à l'occasion de la visite du président sud-coréen.

Le président américain a aussi annoncé son intention de mettre en place une aide financière « majeure » avec le soutien de la communauté internationale pour « reconstruire Gaza », mais « sans donner au Hamas l'opportunité de rebâtir son système d'armement ». « J'ai fait savoir aux Israéliens que j'estimais très important qu'ils mettent fin à ces affrontements à Jérusalem entre communautés qui sont le fait d'extrémistes des deux bords », a par ailleurs ajouté Joe Biden.

Nouveaux affrontements après le cessez-le-feu

Les violences qui ont éclaté dans des villes mixtes en Israël et à Jérusalem-Est sont dues principalement aux menaces d'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons juifs. Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken se rendra au Moyen-Orient « dans les prochains jours », a annoncé jeudi le département d'État, après l'annonce du cessez-le-feu.

Malgré la trêve, de nouveaux affrontements ont éclaté vendredi entre fidèles palestiniens et policiers israéliens sur l'esplanade des Mosquées, troisième lieu saint de l'islam, à Jérusalem-Est, secteur palestinien occupé par Israël, faisant une vingtaine de blessés parmi les Palestiniens.

Depuis le 10 mai, les violences ont fait plus de 243 morts côté palestinien, dont 66 enfants, et 12 côté israélien, parmi lesquels un enfant israélien de 6 ans et une adolescente arabe israélienne de 16 ans et son père.

AFP

 

Royaume-Uni: mort du prince Philip, époux de la reine Elisabeth II

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Le prince Philip, en octobre 2018.Philip, époux de la reine d'Angleterre, est mort ce vendredi 9 avril au matin à l'âge de 99 ans, a annoncé le palais de Buckingham. Discret, il avait vécu tout au long de sa vie dans l’ombre de sa femme.

Philip Mountbatten, prince de Grèce et du Danemark, est né le 10 juin 1921 à Corfou, en Grèce. Fils du prince André de Grèce et de la princesse Alice de Battenberg, petit-fils du roi George Ier de Grèce, il était le benjamin d’une fratrie de cinq enfants avec ses quatre sœurs : Marguerite, Sophie, Théodora et Cécile. Il était également apparenté à la reine Victoria.

Si la vie de la reine d’Angleterre est bien connue, celle de son époux l’est un peu moins. Pourtant, il est celui à avoir occupé le plus longtemps le rôle de consort du Royaume-Uni, accompagnant pendant près de soixante-dix ans Elisabeth II lors de ses déplacements.

Une enfance tumultueuse

Face à l'instabilité politique qui règne en Grèce, les parents de Philip ont été contraints de quitter le pays en 1922. Pourtant issu d'une famille royale, c'est sans argent que Philip s’exile en France, à Saint-Cloud, auprès de la princesse Marie de Bonaparte, épouse de l’un des frères du père du prince Philip et descendante de Napoléon Ier.

Peu de temps après, la mère de Philip, atteinte de schizophrénie, finit par être internée, tandis que son père fait sa vie dans le sud de la France, obligeant Philip à grandir loin des siens dans plusieurs internats. D’abord en Angleterre, puis en Allemagne et enfin en Écosse. Ses sœurs, elles, ont fait leur vie en Allemagne après avoir épousé des aristocrates allemands, proches d’Adolf Hitler.

En 1939, Philip rejoint la Royal Navy et c’est à cette occasion qu’il rencontre la princesse Elisabeth, alors adolescente, avant de partir servir pour la Seconde Guerre mondiale. Cette date marque la vraie première rencontre entre les deux futurs époux et ce que la reine décrira plus tard comme « un coup de foudre pour le prince Philip ».

Sa vie avec Elisabeth Windsor

En 1945, commence alors l'histoire d'amour entre Philip et Elisabeth, ce qui ne plaît pas forcément à la famille royale et notamment à la « reine mère ». La raison ? Les origines grecques de Philip et le fait qu’il ne soit pas de nationalité anglaise. Un autre point dérange aussi : les positions bien trop à gauche et modernes de Philip alors que la famille royale est attachée aux traditions.

En 1946, Philip a demandé la main d’Elisabeth au roi, tout en renonçant à son allégeance pour la couronne grecque, à son titre de prince. Il demandera également à être naturalisé.

Le mariage est ensuite célébré en l’abbaye de Westminster le 20 novembre 1947. La cérémonie sera d’ailleurs intégralement diffusée sur les ondes du monde entier. Après leur union, Philip devient le duc d’Édimbourg, comte de Merioneth et baron de Greenwich.

Quatre enfants naissent de l'union du prince Philip et de la reine Elisabeth : Charles (prince de Galles), Anne (princesse royale), Andrew (duc d'York) et Edward (comte de Wessex).

La vie du couple va changer lorsqu'en 1952, le roi George VI, père d'Elisabeth, décède brutalement et propulse Elisabeth Windsor sur le trône à seulement 26 ans et contraint Philip à quitter la Royal Navy pour soutenir sa femme.

Dès la première apparition du couple après la disparition du roi, Philip restera « deux pas derrière la reine », une position publique qu'il gardera tout au long de sa vie.

Dans l'ombre de la reine d'Angleterre

Depuis le couronnement de la reine en 1952, jusqu'à sa retraite en août 2017, le prince Philip a secondé Elisabeth II dans de nombreuses sorties publiques et engagements officiels : 22 219 très exactement. Il enregistre ainsi le record de longévité des princes consorts britanniques avec plus de six décennies à être dans l'ombre de la reine.

En 1956, le prince Philip a lancé le Prix international du duc d'Édimbourg qui récompense l'accomplissement d'adolescents et de jeunes adultes. D'abord destiné au Royaume-Uni, ce programme s'étend aujourd'hui sur 144 pays. Très engagé, le prince Philip a également soutenu près de 800 associations et a participé à la création en 1961 de la première organisation mondiale de protection de l'environnement, WWF, dont il en sera le président pour le Royaume-Uni pendant vingt ans.

Malgré sa grande discrétion, la reine Elisabeth II dira du prince Philip qu'il était « sa force et son soutien ». Le 20 novembre 2017, le couple royal avait fêté ses 70 ans de mariage.

Source : RFI

Nucléaire iranien: une première journée «constructive» à Vienne pour sauver l'accord

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Ce 6 avril, les États toujours parties à l’accord, Russes, Chinois, Européens et Iraniens se sont réunis pour évoquer la levée des sanctions américaines et le retour de l’Iran au respect de ses engagements.L’ensemble des signataires de l’accord sur le nucléaire iranien, conclu en 2015 à Vienne, étaient de nouveau réunis dans la capitale autrichienne ce 6 avril, y compris les États-Unis qui ont quitté l’accord en 2018. Un premier pas diplomatique pour tenter de remettre l’accord sur les rails. Si Américains et Iraniens ne discutent pas directement ensemble, cette première journée a été « constructive » selon Enrique Mora, le secrétaire général adjoint du Service d'actions extérieures de l'Union européenne.

Dans la même ville mais pas dans la même salle. À Vienne, les États-Unis et l’Iran ne négocient pas directement, mais par l’intermédiaire des autres signataires de l’accord, Européens en tête. Ce mardi, les États toujours parties à l’accord - Russie, Chine, UE et Iran - se sont réunis pour évoquer d’une part la levée des sanctions américaines, rétablies en 2018 et, d’autre part, le retour de l’Iran au respect de ses engagements, dont il s’est progressivement affranchi depuis 2019.

Une réunion « fructueuse » selon l'ambassadeur russe auprès des organisations internationales à Vienne. Mikhail Ulyanov a expliqué que deux groupes d'experts doivent travailler sur ces deux aspects, ils sont chargés d'identifier les mesures concrètes à prendre par Washington et Téhéran pour rétablir la pleine mise en œuvre de l’accord.

Les discussions vont donc se poursuivre dans la capitale autrichienne ces prochains jours. Enrique Mora, qui a présidé la réunion de ce mardi au nom de l’Union européenne, intensifiera, de son côté, à Vienne, les contacts séparés avec toutes les parties, y compris les États-Unis.

Une étape « bienvenue », selon Washington

Cette discussion à Vienne, même s’il ne s’agit pas de pourparlers directs avec les Iraniens, est une étape bienvenue, constructive et potentiellement utile. L’utilité de ces discussions à Vienne, c'est qu’elles permettent des interactions en temps réel, entre les États-Unis et les Iraniens, avec des messages qui font l’aller-retour grâce à nos alliés et partenaires, donc oui nous voyons cela comme une étape constructive et très bienvenue. Ce qui est sur la table à Vienne aujourd’hui et pour les jours qui viennent ce sont des discussions indirectes sur cette première phase : que doit faire l’Iran pour se conformer à l’accord sur le nucléaire et que doivent faire les États-Unis pour tenir leurs engagements dans le cadre de cet accord. Cette tâche elle seule ne sera pas facile, cela ne va pas être simple, ces discussions sont compliquées, mais encore une fois, nous sommes encouragés par le fait qu’elles aient lieu. Parce que c’est une première étape nécessaire pour parvenir à notre objectif.

Source : RFI

Nucléaire iranien: les États-Unis rejoignent les pourparlers

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Le porte-parole du département d'État américain Ned Price à Washington, le 31 mars 2021.Les États-Unis ont annoncé ce vendredi leur participation la semaine prochaine à Vienne à des pourparlers avec les grandes puissances signataires de l'accord de 2015 sur le nucléaire iranien, tout en restant « ouverts » à des discussions « directes » avec l'Iran.

Les États-Unis participeront mardi prochain à Vienne à des pourparlers pour tenter de sauver l'accord sur le nucléaire iranien. Ces négociations, pour le moment indirectes, réuniront tous les signataires de l'accord – Iran, États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni et Allemagne. Washington dit par ailleurs rester « ouvert » à des discussions « directes » avec l'Iran.

« Les principaux sujets qui seront évoqués sont les mesures nucléaires que l'Iran doit prendre pour respecter à nouveau pleinement les termes » de l'accord international de 2015, « et les mesures de levée des sanctions que les États-Unis doivent prendre pour les respecter à nouveau aussi », a précisé le porte-parole de la diplomatie américaine Ned Price.

Celui-ci a prévenu que les États-Unis ne s'attendaient pas « à une percée immédiate » mais plutôt à des « discussions difficiles ». « Mais nous pensons que c'est une avancée salutaire », a-t-il ajouté.

C'est un pas important parce qu'en effet on voit que les deux acteurs du dossier, donc les États-Unis et l'Iran, acceptent de renégocier les obstacles qui sont pour le moment sur l'accord sur le nucléaire, mais c'est un premier pas qui demande a être concrétisé par la suite. On est en fait au début d'un nouveau processus.

Les grandes puissances encore membres de l'accord censé empêcher l'Iran de se doter d'une bombe atomique ont tenu vendredi une réunion virtuelle organisée par l'Union européenne avec Téhéran. C'était la première depuis l'élection de Joe Biden aux États-Unis, qui n'étaient toutefois pas représentés, les Iraniens refusant à ce stade une rencontre directe avec le pays ennemi.

L'ex-président américain Donald Trump a retiré son pays de cet accord en 2018 et a rétabli toutes les sanctions des États-Unis contre l'Iran, qui en retour a commencé à s'affranchir des restrictions à son programme nucléaire en enrichissant par exemple une quantité d'uranium largement supérieure à la limite autorisée.

Le nouveau président américain, lui, s'est dit prêt à revenir dans l'accord si Téhéran revient aussi dans les clous de ses engagements, mais les deux pays se renvoient la balle quant à celui qui devra faire le premier pas. L'Iran demande la levée des sanctions américaines alors que les signataires de l'accord demandent à Téhéran de cesser de dépasser les lignes rouges prévues par le compromis nucléaire de 2015. Tout l'enjeu est donc de coordonner les gestes de désescalade.

Les étapes en fait elles sont assez claires du côté iranien. On a vu récemment qu'il y avait un enrichissement de l'uranium qui avait été porté à des niveaux qui avaient été portés au-delà de l'accord sur le nucléaire, donc c'est revenir à un niveau tel qu'il est permis par l'accord [...] Pour les États-Unis, les mesures sont un peu plus nombreuses parce qu'il y a eu énormément de sanctions qui ont été mises en place par l'ancienne administration Trump.

Source : RFI

Birmanie: la Chine rejette l'idée de sanctions malgré les craintes de l'ONU d'une «guerre civile»

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Le Conseil de sécurité s'est réuni mercredi en urgence et à huis clos pour évoquer la situation en Birmanie.L'ambassadeur chinois au Conseil de sécurité de l'ONU a déclaré,, mercredi 31 mars, lors d’une réunion d’urgence consacrée à la Birmanie que, pour Pékin, les sanctions ne feraient qu’aggraver la situation. Cette position de la Chine, membre permanent, rend très improbable la prise de mesures.

« Un bain de sang est imminent », a pourtant prévenu émissaire de l'ONU en Birmanie, lors d'une réunion à huis clos du Conseil de sécurité mercredi, estimant le risque de « guerre civile » élevé. « La cruauté des militaires est trop grave et de nombreuses organisations armées ethniques manifestent clairement leur opposition, renforçant le risque de guerre civile à un niveau sans précédent », a déclaré Christine Schraner Burgener, exhortant le Conseil « à envisager tous les moyens à sa disposition pour prendre des mesures collectives et faire ce qu'il faut », « afin d'éviter une catastrophe multidimensionnelle au cœur de l'Asie ».

Mais pour la Chine, pas question d'imposer des sanctions aux militaires birmans. Selon Pékin, elles « ne feraient qu'aggraver la situation », a déclaré mercredi l'ambassadeur chinois à l'ONU, Zhang Junet, lors de cette réunion d'urgence de demandée par le Royaume-Uni. Pékin, premier soutien de la Birmanie, prône de « revenir à une transition démocratique dans ce pays ». Si le diplomate a exprimé la préoccupation de la Chine face à la situation en Birmanie, « la violence et les effusions de sang ne servent les intérêts de personne, et c'est le peuple de la Birmanie qui en souffre », a-t-il pointé, espérant que « toutes les parties en Birmanie pourront garder leur calme, faire preuve de retenue et prendre des mesures avec une attitude constructive pour désamorcer et calmer la situation ».

Dissensions diplomatiques

Si les États-Unis et le Royaume-Uni viennent d'annoncer une nouvelle salve de sanctions, la Chine et la Russie ont refusé jusqu'à présent de condamner officiellement le putsch. À l’issue de la réunion, l’ambassadrice de Grande-Bretagne Barbara Woodward a quant à elle réitéré la détermination du Conseil de sécurité à obtenir la fin des violences et le retour de la démocratie dans le pays.

« L’envoyée spéciale a été très claire dans la description de ce qui se passe sur le terrain en Birmanie, et c’est très inquiétant, a-t-elle souligné. Cela n’est pas seulement épouvantable en raison des tueries y compris d’enfants, mais aussi en raison des détentions arbitraires, des violations des droits humains et de la pression à la frontière qui accroît la violence. Je pense que je peux dire que le Conseil a été uni dans sa condamnation de ce qui se passe. Donc nous continuons de discuter des prochaines étapes, nous avons une série de mesures à notre disposition, mais l’essentiel est d’obtenir la fin des violences, la libération de ceux qui sont détenus de manière arbitraire et le retour de la Birmanie sur le chemin de la démocratie et de la stabilité. Ce sont les objectifs sur lesquels nous sommes concentrés et que nous allons discuter entre membres du Conseil. Nous allons nous assurer que le Conseil parlera et tiendra aussi compte des points de vue de ceux qui sont dans la région. »

Source : RFI

Joe Biden chute plusieurs fois dans l'escalier d'Air Force One

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Élu à la tête de la première puissance mondiale au mois de novembre 2020, Joe Biden est, à 78 ans, le président le plus vieux de l'histoire des États-Unis. Les réseaux sociaux ont droit à un rappel de cet âge avancé dans une vidéo dévoilée ce vendredi 19 mars. Dans celle-ci, le successeur de Donald Trump est aperçu gravissant les marches d'Air Force One. De dos, le chef d'État trébuche et chute une première fois ces escaliers. Un simple accident qui est suivi de deux autres chutes avant même que l'ex-sénateur du Delaware ne puisse rejoindre son siège à bord de l'avion présidentiel.

Joe Biden semble ensuite reprendre son souffle le temps de quelques secondes avant de continuer à grimper les escaliers, ses deux mains s'aggripant aux rampes se situant à sa gauche comme à sa droite. Arrivé au sommet des marches, l'époux de Jill Biden adresse ensuite un salut militaire, masqué, aux journalistes et photographes encore présents sur le tarmac avant de tourner les talons, l'air de rien. Si tout le monde aurait pu être victime de la même déconvenue, ces images de l'intéressé pourraient bien alimenter les spéculations autour de son état de santé physique comme mentale.

De nombreux soucis de santé

Des soupçons qui pourraient aussi connaître un nouveau souffle à la suite d'un commentaire teinté de malice de Vladimir Poutine. Traité de "tueur" par son homologue américain, celui-ci a répliqué dans une déclaration retransmise à la télévision russe. "C'est celui qui dit qui l'est", a-t-il déclaré avec un sourire en coin ce jeudi 18 mars. Souhaitant peut-être se moquer davantage de Joe Biden, il lui a ensuite souhaité "une bonne santé, sans ironie aucune", et surtout sans en dire davantage. Rappelons que l'ancien vice-président de Barack Obama a survécu à deux attaques cérébrales, une embolie pulmonaire et une thrombose veineuse dans les années 1980.

Il est aussi soigné pour un mauvais cholestérol, prend des anticoagulants et souffre même d'un rhume des foins et de reflux d'acides, selon les informations de Laurence Haïm pour Radio Classique. À noter enfin que, pour le décrédibiliser et le tacler sur son âge, ses détracteurs n'hésitent pas à l'affirmer proche de la sénilité. Ce à quoi Joe Biden a répondu au mois de juin 2020 avec un rapport médical complet rédigé par son propre médecin depuis 2009, Kevin O'Connor. Aucune inquiétude d'après ce dernier : l'homme politique est dans un état stable.

Source : Yahoo France

Guerre des mots entre Chine et États-Unis pour le premier face-à-face de l'ère Biden

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La ville d'Anchorage en Alaska, tournée vers le Pacifique, a été choisie comme un terrain plus neutre que Washington ou Pékin pour ce séminaire sur deux jours. Mais face caméras, Pékin et Washington ont publiquement étalé leurs profonds désaccords.C'était le premier tête-à-tête de l’ère Biden entre la Chine et les États-Unis. Une rencontre tendue entre le chef de la diplomatie américaine, Anthony Blinken, et son homologue chinois, Yang Jiechi, dans la ville d’Anchorage. Ce jeudi 18 mars, dès l’ouverture de ce sommet de deux jours en Alaska, Pékin et Washington ont publiquement étalé leurs profonds désaccords.

La ville d'Anchorage avec ses températures polaires, tournée vers le Pacifique, a été choisie comme un terrain plus neutre que Washington ou Pékin pour ce séminaire sur deux jours. Mais d’emblée, les discussions commencent mal : c’est une joute verbale face caméra entre deux superpuissances.

Le chef de la diplomatie américaine évoque d’abord ses « profondes inquiétudes » sur le sort des musulmans ouïghours dans Xinjiang, que Washington qualifie de « génocide ». Sans plus de pincettes, Anthony Blinken enchaîne tous les sujets qui fâchent : Hong Kong, Taïwan et les cyberattaques aux États-Unis. « Chacun de ces actes menace l'ordre fondé sur des règles qui garantit la stabilité mondiale », accuse le secrétaire d'État.

Réponse cinglante de Yang Jiechi, conseiller d'État chargé des affaires étrangères : « La Chine est fermement opposée aux ingérences américaines dans les affaires intérieures de la Chine. Nous prendrons des mesures fermes en représailles », prévient-il.

Pékin dénonce les dernières sanctions américaines

Pour le plus haut responsable du Parti communiste chinois pour la diplomatie, Washington n’a pas de leçon à donner à Pékin en matière de droits de l’homme ou de démocratie. Les États-Unis feraient mieux de s’occuper de leurs propres problèmes de racisme, estime Yang Jiechi, en citant l'exemple du mouvement Black Lives Matter.

Le ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, a également dénoncé les dernières sanctions américaines, annoncées à la veille de cette réunion, contre la reprise en main de Hong Kong par Pékin. « Ce n'est pas comme cela que l'on accueille ses invités », a-t-il protesté.

Autre scène étonnante : quand les médias sont invités à quitter la pièce, la délégation chinoise ironise sur la liberté de la presse aux États-Unis. D’un geste de la main, Anthony Blinken rappelle alors les journalistes avant de répondre aux diplomates chinois. Les États-Unis, dit-il, « n’ignorent pas leurs problèmes, ils n’essaient pas de faire comme s’ils n’existaient pas ou de les cacher sous le tapis ».

Coopérer face aux défis communs malgré les tensions

Le rendez-vous d'Anchorage intervient au retour d'une visite d'Antony Blinken au Japon et en Corée du Sud, deux alliés clés. Le secrétaire d'État avait mis en garde la Chine contre toute tentative de « coercition » et de « déstabilisation » de la région.

L'équipe Biden, qui reprochait à l'administration Trump son isolement sur la scène mondiale et une diplomatie à la fois véhémente et brouillonne, assure vouloir être plus méthodique pour « coopérer » face aux défis communs comme le réchauffement climatique. Et surtout pour remporter la compétition stratégique avec la Chine, érigée en « plus grand défi géopolitique du XXIe siècle ».

Le conseiller de la Maison Blanche pour la sécurité nationale, Jake Sullivan, a ainsi assuré que les États-Unis ne voulaient pas d'un « conflit » avec la Chine, mais étaient « ouverts à une compétition rude ».

Finalement, Yang Jiechi a invité les États-Unis à abandonner leur mentalité de guerre froide. Ces discussions entre chefs de la diplomatie chinoise et américaine en Alaska sont prévues pour durer deux jours.

Source : RFI

 

Qualifié de «tueur» par Joe Biden, Vladimir Poutine lui propose une discussion «en direct»

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Russie Vladimir Poutine présidentAlors que Joe Biden ne regrette pas d'avoir qualifié son homologue russe de « tueur », selon son porte-parole, Vladimir Poutine affirme ne pas vouloir couper les ponts avec le président américain. Bien au contraire, le président russe propose à Joe Biden de discuter le plus rapidement possible et il propose non pas une rencontre, mais une conversation téléphonique qui serait retransmise en direct.

Une proposition surprenante de la part du président russe qui ne semble pas avoir été vraiment choqué par les déclarations de Joe Biden.

Plus tôt dans la journée, Vladimir Poutine avait traité sur le ton de la plaisanterie les accusations proférées par son homologue américain, en utilisant une formule de cour de récréation. « C’est celui qui dit qui est », a ainsi déclaré Vladimir Poutine, en ajoutant « nous voyons toujours en l’autre nos propres caractéristiques ».

Ce jeudi soir le président russe propose donc à Joe Biden une conversation qui serait retransmise en direct : « Cela serait intéressant pour le peuple russe, pour le peuple américain et pour beaucoup d’autres pays ».

Un format inhabituel que Vladimir Poutine propose d’organiser le plus tôt possible : « Je veux me reposer dans la taiga ce week-end explique le président russe, donc ça pourrait être soit vendredi soit lundi ».

Une façon pour le moins décontractée de renouer le dialogue avec le président américain. « Nous pouvons et nous devons maintenir nos relations afin d’éviter ce genre d’altercation indirecte », ajoute le président russe qui évoque plusieurs sujets de discussions : les relations bilatérales bien sûr, mais aussi les conflits régionaux et la lutte contre le coronavirus…

Avec le rappel de l’ambassadeur russe aux Etats-Unis tout le monde s’attendait ici à Moscou à une réaction très dure très virulente du Kremlin. Vladimir Poutine, qui adore surprendre ses adversaires et les prendre à contre-pied, a donc décidé de faire tout l’inverse et de proposer ce dialogue à Joe Biden, qui est plus dans un format totalement inhabituel.

Source : RFI

Dassault meurt dans le crash de son hélicoptère

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Le député du parti de droite Les Républicains (LR) Olivier Dassault arrivant à l'Élysée à Paris, le 19 juin 2019.Olivier Dassault est décédé dimanche dans un accident d'hélicoptère. Député de l'Oise, il était le petit-fils de Marcel Dassault, le fondateur de la société Dassault aviation. Il était âgé de 69 ans.

C'est dans le crash de l'hélicoptère dans lequel il avait pris place qu'Olivier Dassault est mort dimanche soir. L'accident s'est produit vers 18h près de Deauville dans le Calvados. De sources proches de l'enquête, le pilote de l'appareil est également décédé dans l'accident, il n'y aurait eu personne d'autre à bord.

Fils de Serge Dassault et petit-fils de Marcel Dassault, il était l'héritier de l'un des plus célèbres groupes d'aviation français fondé après la guerre et dans lequel il avait exercé des responsabilités, notamment en tant que directeur de la stratégie des avions civils.

Olivier Dassault faisait partie des plus grandes fortunes françaises. Son patrimoine avait été évalué à 5 milliards d'euros en 2020 par le magazine Forbes.

Emmanuel Macron lui a rendu hommage dans un tweet.

« Je pense à sa famille et à ses proches qui doivent ressentir une terrible douleur », a réagi le président de l'Assemblée nationale Richard Ferrand sur Cnews. De nombreuses personnalités de droite lui ont également rendu hommage.

Une enquête judiciaire pour homicide involontaire a été ouverte, a annoncé le parquet de Lisieux.

Source : RFI

France: débat parlementaire sur les politiques françaises au Sahel

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France: débat parlementaire sur les politiques françaises au SahelRFI Afrique - Un débat sur les politiques françaises au Sahel se tient, ce jeudi 4 mars, à l'Assemblée nationale. Des discussions auxquelles assistera notamment la ministre des Armées, Florence Parly.

Car l'opération Barkhane devrait être largement évoquée par les députés : certains partis demandent, par exemple, que le maintien des missions militaires françaises à l'étranger soit désormais voté par le Parlement.

C'était le 22 avril 2013. Un peu plus de trois mois après le lancement de l'opération Serval au Mali, les parlementaires français approuvaient la prolongation de la mission militaire. Huit ans plus tard, Serval est devenue Barkhane et le Parlement n'a plus été consulté. En effet, la Constitution ne l'impose pas.

Et c'est un problème, selon le député La France insoumise Bastien Lachaud : « Il n’est pas possible que le président, seul, décide de l’envoi des troupes et de leur maintien sur place. On parle quand même de 55 morts, de centaines de blessés, de plusieurs milliards d’euros, tout cela à la simple discrétion d’une personne, le président, sans aucun débat démocratique. » Un vote tous les trois mois ?

Les Insoumis aimeraient ainsi un vote tous les trois mois. Mais pour Sereine Mauborgne, députée de la majorité et co-rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée sur l'opération Barkhane, ce contrôle parlementaire est compliqué à mettre en place : « En termes d’affichage vis-à-vis de l’ennemi qu’on combat, vis-à-vis de nos forces, parce que les militaires ont besoin de visibilité dans leurs actions, ça voudrait dire qu’on ralentit les apports en matériel, parce qu’il y aurait une incertitude sur l’issue du vote, ça ne me paraît pas très rationnel en fait. »

Pour la députée, une alternative pourrait être la consultation du Parlement à chaque changement de législature. Mais une consultation sans vote contraignant.

Source : RFI Afrique

Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine française

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Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine françaiseFrance24 - Un budget en hausse, un recentrage sur les pays d’Afrique subsaharienne, une priorité accordée aux dons plutôt qu’aux prêts, la France veut réformer son aide au développement.

L’Assemblée nationale a adopté, mardi, en première lecture, un projet de loi dans ce sens. Avec cette nouvelle doctrine, Paris compte se distinguer du modèle chinois et regagner en influence sur le continent.

C’est une promesse vieille de plus d’un demi-siècle. En 1970, les pays de l’ONU s’engageaient à consacrer 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide au développement (APD). Cinquante ans plus tard, la France n’a toujours pas tenu parole, mais les choses pourraient bientôt changer sous la pression des députés.

L’Assemblée nationale a en effet voté, mardi 2 mars, un texte visant à porter l'aide publique au développement à 0,55 % du revenu national brut à la fin du quinquennat en 2022. Les députés ont aussi inscrit dans la loi que la France "s'efforcera" en "2025" de consacrer "0,7 % de son revenu national brut" à l’APD.

“L’inscription dans la loi de cet objectif des 0,7 % est un pas en avant extrêmement important, explique à France 24 Louis-Nicolas Jandeaux. Cependant, cet objectif aurait mérité une rédaction plus claire et s’accompagner d’une trajectoire détaillée”, nuance le porte-parole d’Oxfam France et de coordination SUD, une organisation qui regroupe 170 ONG de solidarité internationale.

Si la France respectait cette trajectoire, elle irait au-delà des engagements des États membres de l'UE, qui visent l'échéance de 2030, même si certains pays comme le Luxembourg ou les pays scandinaves - les meilleurs élèves de l'APD - dépassent déjà l'objectif.

“Emmanuel Macron a régulièrement plaidé pour un monde plus solidaire. Le président de la République s’est notamment exprimé en faveur de l’annulation des dettes des pays africains. En tant que leader sur ces questions de multilatéralisme, la France se doit d’être au rendez-vous”, ajoute Louis Nicolas Jandeaux. La solidarité internationale n’a jamais été aussi nécessaire qu’actuellement. On voit bien que les grands enjeux sont tous interconnectés. La pandémie de Covid-19 en est la preuve flagrante”.

Nouvelles priorités

Selon les ONG, cette nouvelle ambition française est d’autant plus importante que d’autres pays, jusqu’ici en pointe dans le domaine, se désengagent. C’est le cas du Royaume-Uni, qui va réduire son aide en 2021, en raison de l'impact financier de la crise sanitaire.

De son côté, l'APD française a atteint 10,9 milliards d'euros en 2019, 12,8 milliards en 2020 et poursuivra sa hausse cette année.

Au-delà de l’augmentation de son budget, la France veut donner une nouvelle orientation à son aide. Les crédits vont ainsi être recentrés sur les pays d’Afrique subsaharienne et Haïti. Le projet de loi définit clairement les nouvelles priorité : lutte contre la pauvreté, santé, climat, éducation et égalité femmes/hommes.

Pour gagner en efficacité, deux branches essentielles de la politique de développement vont également être réunies. Ainsi Expertise France, l’agence de coopération technique, dont 60 % de l’activité se concentre en Afrique, va intégrer l’Agence Française de développement. D’un côté, l’AFD réalise des prêts ou génère des enveloppes de dons, de l’autre France Expertise mobilise des spécialistes sur des projets liés à la santé ou encore au développement durable.

“C’est un modèle très original, proche de ce que font les Japonais par exemple", analyse Jérémie Pellet joint par France 24. Cela répond à la nécessité de concilier les moyens humains et financiers. Cela sert surtout à mieux répondre et plus directement aux besoins des pays avec lesquels on travaille”, se réjouit le directeur d’Expertise France.

Autre nouveauté, les députés veulent un mécanisme pour "restituer" aux "populations", sous forme de projets de développement, les avoirs confisqués par la justice française dans les affaires dites de "biens mal acquis" de dirigeants étrangers.

“Le sujet est tellement moralement connoté qu’il est presque impossible d’être contre, réagit auprès de France 24 Magali Chelpi-den Hamer, chercheuse à l’Iris, responsable du programme Humanitaire et Développement. Cependant, je pense que le volume concerné va rester faible, je ne suis donc pas sûre qu’il faille penser à un mécanisme pesant administrativement”.

"Guerres de modèle et d’influence"

Avec cette réforme de l’AFD, la France entend redonner à l’aide au développement un rôle central dans sa politique étrangère et redorer son image en Afrique.

Pour cela, la nouvelle doctrine consiste à privilégier les dons plutôt que les prêts. L’objectif affiché est de se distinguer de la Chine, régulièrement accusée par les Occidentaux de financer de grands projets d'infrastructures par des prêts qui fragilisent des pays déjà lourdement endettés.

Cependant, la France est pour le moment loin d’être exemplaire sur le sujet. Selon Oxfam, 50 % de l’aide française brute bilatérale s’est effectuée sous forme de prêts en 2018. Dans un rapport de la même année, l’OCDE invitait la France à “accroître la part des dons par rapport aux prêts, conformément à l’ambition affichée de soutenir les pays fragiles et les moins avancés”.

“Les pays occidentaux utilisent aussi le levier de la dette pour gagner en influence dans les pays africains, mais à la différence de ce que fait la Chine, la forte idéologie derrière est d’éviter des pratiques de surendettement”, précise Magali Chelpi-den Hamer, qui rappelle également qu’une grande partie des flux financiers entre la Chine et les pays africains échappent à tout contrôle. En juin 2019, une étude sur les prêts de la Chine à l’étranger assurait que 50 % des prêts chinois aux pays en développement ne sont pas déclarés au Fonds monétaire international ou à la Banque mondiale.

Interrogé sur France Inter à la mi-février, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, l’assumait sans détour : "On est entrés dans des guerres de modèle et d’influence" avec la Chine.

Après son examen à l’Assemblée nationale, ce projet de loi dit de “programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales” sera présenté au Sénat et devrait être son adopté cet été.

Texte par : Grégoire SAUVAGE