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Dossiers dans le Monde

L'accord de surveillance des activités nucléaires de l'Iran a expiré

Visite du réacteur nucléaire d'Arak par l'agence de l'énergie atomique iranienne, le 23 décembre 2019 (illustration).Le président du Parlement iranien, le conservateur Mohammad Bagher Ghalibaf, a annoncé que conformément à une loi votée par les députés, l'Iran limitera sa coopération avec l'Agence internationale de l'énergie atomique.

La fin de cette coopération signifie que l'agence internationale n'aura plus accès aux images des caméras installées dans les sites nucléaires iraniens.

Cette annonce du président du Parlement intervient en pleine discussion entre l'Iran et les grandes puissances pour faire revivre l'accord nucléaire. Ces négociations actuellement en cours à Vienne ont pour objectif la fin des sanctions américaines imposées contre l'Iran depuis 2018. Et en contrepartie, l'Iran acceptera de limiter de nouveau son programme nucléaire, notamment l'enrichissement d'uranium à 60%.

Le Parlement avait accordé un délai de trois mois afin que les États-Unis lèvent les sanctions pour qu'en contrepartie l'agence internationale continue à avoir accès aux caméras de surveillance installées dans les sites nucléaires. Ce délai a pris fin et les négociations n'ont toujours pas abouti.

Le président Hassan Rohani a déclaré de son côté que les négociations se poursuivront jusqu'à ce qu'un accord soit obtenu à Vienne. La déclaration du président du Parlement vise donc à faire pression sur les pays occidentaux, en particulier les États-Unis, pour que les sanctions soient levées le plus rapidement possible.

Le chef de l'AIEA donnera ce dimanche une conférence de presse sur la surveillance du programme nucléaire iranien afin de donner « des développements relatifs au travail de surveillance et de vérification de l'AIEA dans la République islamique d'Iran », a annoncé le gendarme onusien dans un communiqué.

Source : RFI

En Afrique, un début d’année meurtrier pour les Casques bleus de l’ONU

ONU Info - Les Nations Unies ont condamné les récentes attaques meurtrières perpétrées contre ses opérations de paix au Mali et en République centrafricaine (RCA). Neuf Casques bleus, tous issus de pays africains contributeurs de troupes, ont été tués dans ces deux pays d’Afrique de l’Ouest et centrale depuis le début de l’année.

Les missions de paix onusiennes au Mali (MINUSMA) et en RCA (MINUSCA) ont commencé l’année 2021 en payant un lourd tribut. Cinq Casques bleus sont morts au Mali et quatre autres ont été tués en République centrafricaine au cours des sept derniers jours.

Ces multiples attaques meurtrières ont été fermement condamnées par le Secrétaire général de l’ONU, António Guterres, le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies, Volkan Bozkir, le chef des opérations de paix onusiennes, Jean-Pierre Lacroix, ainsi que par les membres du Conseil de sécurité qui ont tous présenté leurs condoléances aux familles et aux gouvernements des victimes.

Après la dernière attaque meurtrière contre des Casques bleus perpétrée lundi en RCA, M. Lacroix a appelé sur Twitter toutes les parties au conflit à cesser la violence et souligné que « ces crimes ne resteront pas impunis ».

Ce lourd bilan « démontre une fois de plus l’environnement difficile dans lequel les forces de maintien de la paix des Nations Unies s’acquittent de leur mandat de protection des populations et de soutien aux processus de paix », a déclaré Stéphane Dujarric, le porte-parole du Secrétaire général de l’ONU, précisant que ces tâches sont devenues plus complexes dans le contexte de la pandémie mondiale.

Le Président de l’Assemblée générale des Nations Unies s’est dit consterné par le meurtre de ces neuf Casques bleus de la MINUSMA et de la MINUSCA en moins d’une semaine. « Notre courageux personnel des Nations Unies risque sa vie pour protéger les civils, soutenir les processus politiques, stabiliser les pays en transition et faciliter l'aide humanitaire. Ils ont besoin de notre soutien », a rappelé M. Bozkir.

Malgré les progrès réalisés dans la réduction du nombre de victimes parmi les Casques bleus, ces récents incidents montrent que les menaces continuent à leur égard. « Nos efforts collectifs pour garantir la sécurité des Casques bleus, y compris à travers notre engagement dans l’initiative Action pour le maintien de la paix, doivent se poursuivre avec détermination », a insisté le porte-parole du Secrétaire général.

L’Afrique, premier théâtre d’opération des missions de paix de l’ONU

L’Afrique demeure le premier théâtre d’opération des missions de paix de l’ONU. Six des 12 opérations de paix dirigées par les Nations Unies sont déployées sur le continent africain, en République démocratique du Congo (RDC), en RCA (MINUSCA), au Mali, au Sahara occidental (MINURSO), au Soudan du Sud (MINUSS) et à Abyei, un territoire disputé entre le Soudan et le Soudan du Sud.

La MINUSMA et la MINUSCA font partie des missions onusiennes qui ont connu le plus grand nombre de victimes parmi les Casques bleus : 209 d’entre eux sont morts au Mali et 104 ont été tués en RCA.

Comme le montre la nationalité des Casques bleus tués depuis le début de cette année, les soldats de la paix tués sont principalement issus de pays africains contributeurs de troupes. Les cinq Casques bleus tués au Mali étaient tous ivoiriens tandis que les quatre morts en RCA venait de quatre pays africains : le Burundi, le Gabon, le Maroc et le Rwanda.

Par la voix de son porte-parole, le Secrétaire général de l’ONU a rendu hommage « au service, au sacrifice et à l’altruisme des femmes et des hommes qui servent ou qui ont perdu la vie en servant sous la bannière des Nations Unies dans certains des endroits les plus dangereux du monde ».

Source : ONU Info

Climat : le patron de l'ONU appelle à "réparer la planète"

Climat : le patron de l'ONU appelle à Euronews - 2020 est l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées sur terre.

C'est ce qui ressort du rapport annuel de l'Organisation météorologique mondiale (OMM) publié ce mercredi. L'année n'est pas encore terminée, mais déjà, les climatologues tirent la sonnette d'alarme...

2016, 2019, 2020 : les températures moyennes ne cessent de grimper, ce qui éloigne un peu plus l'objectif fixé lors de l'Accord de Paris en 2015, à savoir limiter la hausse des températures à 1,5°C.

"C'est suicidaire"

Ce triste constat a amené, une nouvelle fois, le patron de l'ONU à lancer un appel planétaire.

António Guterres, secrétaire général de l'ONU : "Pour le dire simplement, l'équilibre de la planète est rompu. L'humanité fait la guerre à la nature. C'est suicidaire. La nature riposte toujours. Et elle le fait avec de plus en plus de force et de furie."

Le patron de l'ONU a fait un parallèle avec l'épidémie de coronavirus. Pour la pandémie, on finira pas avoir un vaccin, a-t-il dit. Mais pour le climat, "il n'existe aucun vaccin" ! Il appartient donc à chacun de "réparer la planète", selon ses termes.

Canicules, sécheresses, inondations, cyclones et ouragans... les signes du dérèglement climatique sont des plus en plus visibles, avec de lourdes conséquences : des populations obligées d'émigrer et une sécurité alimentaire compromise pour des millions de personnes.

Par Olivier Peguy avec AFP, AP

 

Interpol à Nouakchott

Interpol à NouakchottL'Authentique - Une mission d’Interpol séjourne depuis près d’une semaine à Nouakchott où elle mène une enquête portant sur des voitures haut de gamme qui ont disparu ces derniers mois d’Europe.

Il s’agit de véhicules Tout terrains qui seraient entrés en Mauritanie par le Port de Nouakchott ou à partir de la frontière de Rosso, via le Port de Dakar. Pour les limiers, ce serait un important réseau de trafiquants constitués de Mauritaniens, de Sénégalais, de Gambiens et de Maliens qui serait derrière ce trafic.

Ils auraient profité de la période de forte pandémie du covid et du couvre-feu instauré dans certains pays d’Europe, pour mener leurs opérations.

De sources dignes de foi, certains d’entre eux seraient déjà identifiés puisque dénoncés par leurs complices résidant en Europe, d’autres, notamment, les points focaux installés dans les pays cibles, restent encore inconnus.

Il y a deux mois, c’est ce réseau qui a été ébranlé à Dakar après qu’un jeune artiste sénégalais de renommée internationale ait été interpellé et interrogé sur un véhicule qu’il aurait payé à 95 millions de FCFA et qui aurait été volé d’Europe.

Il y a quelques semaines, on se rappelle que des véhicules avaient été réquisitionnés au Port de Nouakchott par les Autorités portuaires après des soupçons de trafic illégal.

De sources informées, la mission d’Interpol s’est déjà présentée sur les lieux dans son enquête. Rien n’a encore filtré dans cette affaire où l’importateur serait le neveu d’un ministre du gouvernement, lequel a d’ailleurs été aperçu plusieurs fois au Port pour démêler cette affaire.

AB

Lutte contre l'Immigration irrégulière : l'Espagne va mener des patrouilles aériennes depuis la Mauritanie

Lutte contre l'Immigration irrégulière : l'Espagne va mener des patrouilles aériennes depuis la Mauritanie Ndar Info - L'immigration irrégulière vers les îles Canaries a connu une augmentation notable pendant ces dernières semaines, ce qui a provoqué la perte d’un nombre important de vies humaines.

Dans le cadre de la collaboration entre la Mauritanie et l'Espagne et afin de renforcer les capacités des forces mauritaniennes impliquées, un avion de surveillance maritime de la Garde Civile espagnole a été déployé à Nouakchott, sous le Protocole de coopération bilatérale, renseigne un communiqué parvenu à NDARINFO.

L'avion, de type C-235, équipé de caméras et de radars permettant d'identifier un navire à une certaine hauteur effectuera quotidiennement des patrouilles de surveillance maritime dans lesquelles sont intégrés le personnel de l'Armée de l'Air mauritanienne et du Service des Garde-côtes, qui est responsable de sa coordination opérationnelle.

Ces patrouilles conjointes surveilleront les eaux sous juridiction mauritanienne afin de localiser rapidement les embarcations impliquées dans la traite d’êtres humains et de transmettre les données aux Garde-côtes afin d’organiser et coordonner les moyens maritimes et les secours.

Le dispositif s'est déjà avéré efficace avec la localisation et l'interception conjointe d'une embarcation qui avait quitté Nouakchott et naviguait au nord, loin de la côte, avec 50 personnes à bord, indique la note de l'Ambassade d'Espagne à Nouakchott.

Source : Ndar Info

 

Daech confirme la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi et désigne son successeur

Daech confirme la mort de son chef Abou Bakr al-Baghdadi et désigne son successeurLe groupe État islamique (Daech) a confirmé dans un communiqué ce jeudi le décès de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, qui est mort dimanche lors d'un raid américain en Syrie. Daech lui a également désigné un successeur, du nom d'Abi Ibrahim Al-Hachimi Al-Qourach.

Donald Trump a annoncé mardi qu'un successeur potentiel d'Abou Bakr al-Baghdadi avait été "éliminé" par les troupes américaines, en faisant vraisemblablement référence à la mort dimanche du porte-parole de l'EI, Abou Hassan al-Mouhajir. La tâche de Baghdadi sera complexe alors que le mouvement djihadiste a dû, après ses défaites militaires, se dissoudre en une multitude de cellules clandestines en Syrie et en Irak, avec des communications difficiles dans des pays en plein chaos.

Le corps de Baghdadi immergé en mer

Dimanche, le président Trump avait annoncé la mort du chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi lors d'une opération militaire américaine dans le nord-ouest de la Syrie, menée dans la nuit de samedi à dimanche.Il avait livré un récit détaillé du raid au cours duquel Baghdadi avait été acculé par les forces américaines puis s'était fait sauter avec sa ceinture d'explosifs.

Le corps du chef de l'EI a été immergé en mer, a dit lundi un responsable du Pentagone, une sépulture maritime choisie pour éviter qu'une éventuelle tombe ne devienne un lieu de pèlerinage.

Source : L’Express.fr

 

Mortelles frappes aériennes de la coalition sur la capitale yéménite, Sanaa

mediaAu moins 6 civils ont été tués et des dizaines blessés ce matin, jeudi 16 mai, à Sanaa, la capitale du Yémen tenue par les rebelles houthis. La coalition menée par l'Arabie saoudite a mené une série de raids aériens en représailles à des attaques contre ses installations pétrolières.

Les bombardements ont touché la capitale du Yémen, Sanaa, et ses environs, tôt ce matin. Des images d'immeubles détruits et de victimes circulent sur les réseaux sociaux. La coalition menée par l'Arabie saoudite affirme avoir visé des sites des rebelles houthis. Ces derniers avaient revendiqué des attaques aux drones contre des installations pétrolières saoudiennes, dans la région de Riyad. Il s'agit donc clairement de représailles.

L'Arabie saoudite accuse également l'Iran d'être derrière ces attaques contre le pétrole saoudien, car Téhéran soutient les rebelles houthis, des chiites. Depuis 2015, les Saoudiens ont pris la tête d'une coalition pour venir en aide au gouvernement yéménite dans sa lutte contre ces rebelles chiites, qui ont pris la moitié du pays dont la capitale Sanaa.

L'Arabie saoudite et l'Iran, les deux grands pays rivaux de la région, se livrent ainsi une guerre par procuration au Yémen, un conflit meurtrier qui a fait au moins 10 000 morts et provoqué une grave crise humanitaire.

Source : RFI

 

Burkina Faso: quatre otages libérés, deux militaires français tués

Deux otages français, une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne ont été libérés lors d'une opération des forces françaises au nord du Burkina Faso. Au cours de cette intervention, deux militaires ont été tués, a fait savoir l'Élysée. Les deux Français avaient été enlevés le 1er mai dernier dans le parc national de la Pendjari dans le nord du Bénin où ils effectuaient une excursion.

Dans son communiqué, l'Élysée annonce la libération des deux touristes français enlevés mercredi dernier dans le nord du Bénin, dans le parc de la Pendjari, situé à la frontière avec le Burkina Faso où sont implantés plusieurs groupes jihadistes. L'opération a également permis de libérer une citoyenne américaine et une ressortissante sud-coréenne, explique Paris.

C'est une opération menée la nuit dernière au Burkina Faso qui a permis ces libérations. Deux militaires français ont été tués dans l'opération, Cédric de Pierrepont et Alain Bertoncello, tous deux officiers mariniers au sein du commandement des forces spéciales, poursuit le communiqué. Quatre ravisseurs sont aussi morts lors de cette libération.

Attendus ce week-end à Paris

Cette opération a été menée avec la coopération des autorités burkinabè et béninoises ainsi que celle de l'armée américaine selon les autorités françaises. Il n'y a pas plus de précisions pour l'instant sur l'identité des assaillants. La ministre française des Armées, Florence Parly, parle de terroristes dans son communiqué sans pour autant les nommer.

Depuis le début de la semaine, les autorités françaises comme les autorités béninoises avaient complètement verrouillé la communication autour de la disparition des deux touristes français. Et pour cause, expliquait le porte-parole de la présidence béninoise Wilfried Houngbédji, « nous savons qu'il y a encore des vies en jeu dans cette affaire ». Les deux touristes français ont donc été retenus en otage un peu plus d'une semaine. Et leur guide a été tué, son corps retrouvé près de la frontière avec le Burkina Faso.

Pour les familles des otages français, la nouvelle de leur libération est « un soulagement ». Les deux hommes sont attendus ce week-end à Paris. Le président français Emmanuel Macron « se félicite de la libération » de ces « quatre otages au Sahel ».

L’Élysée ne donne aucun détail sur les circonstances de la disparition des deux Français. À aucun moment, Paris ne dit s'il s'agit ou non d'un enlèvement lié à la présence de plusieurs groupes jihadistes dans la région. Et du côté de ces organisations terroristes, il n'y a d'ailleurs eu aucune revendication.

Source : RFI

 

Al-Qaïda-mère soutient l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé »

Al-Qaïda-mère soutient l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé »L’organisation Al-Qaïda-mère a fait une déclaration dans laquelle elle soutient ce qu’elle l’opération « Al-Qods ne sera pas judaïsé ».

L’opération Al-Qods ne sera pas judaïsé consiste à cibler les pays arabes et islamiques qui entretient ou veulent entretenir des relations avec l’Etat hébreux, selon la déclaration d'Al-Qaïda-mère reçue à Alakhbar.

L’organisation djihadiste rappelle que "l’opération a été lancée par les moudjahidines de la Corne de l’Afrique à Nairobi au Kenya contre les croisés et les Américains" et précise qu'ils ont été suivis par le groupe Cavaliers du désert du Maghreb islamique à Aguelhok au Mali contre le Tchad.

Al-Qaïda-mère indique que «la question d’Al-Qods est primordiale (...) Nous ne tolérerons jamais son judaïsation».

Source : Alakhbar (Mauritanie)

 

L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EI

L'Irak a jugé plus de 600 étrangers pour appartenance à l'EIPlus de 600 étrangers, quasiment tous des femmes, ont été jugés en Irak durant l'année écoulée pour appartenance au groupe Etat islamique (EI), a indiqué aujourd'hui la justice irakienne, ajoutant qu'une centaine d'autres devaient encore comparaître.

L'Irak a déclaré fin 2017 la "victoire" sur l'EI mais continue de juger quasi-quotidiennement des accusés parmi les quelque 20.000 personnes arrêtées pour suspicion de terrorisme depuis la percée djihadiste de 2014.

En tout, "616 hommes et femmes, accusés d'appartenance à l'EI ont été jugés" cette année et "508 ont été condamnés en vertu de la loi anti-terrorisme" qui prévoit jusqu'à la peine de mort, a détaillé dans un communiqué le juge Abdel Settar Bayraqdar, porte-parole du Conseil supérieur de la magistrature.

Parmi eux, a-t-il ajouté sans toutefois détailler leurs peines, figurent "466 femmes et 42 hommes, ainsi que 108 mineurs - 31 garçons et 77 filles". En outre, "99 personnes, dont 73 femmes" subissent encore des interrogatoires du parquet ou ont vu leur procès s'ouvrir récemment, selon le juge Bayraqdar.

Deux tribunaux jugent les affaires de terrorisme en Irak, l'un à Tel Keif, près de Mossoul (nord) - l'ancienne "capitale" irakienne du "califat" autoproclamé de l'EI -, et l'autre à Bagdad, où la Cour pénale centrale s'occupe notamment des étrangers et des femmes.

La plupart des condamnées sont Turques ou originaires des anciennes républiques de l'Union soviétique. Une Allemande a également été condamnée à la peine capitale, de même qu'un Belge et un Russe. En outre, trois Français - deux femmes et un homme - ont été condamnés à la prison à vie.

Source : Le Figaro (France)

 

 

Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty International

Droits de l’homme : la Mauritanie parmi les mauvais élèves africains, d’après Amnesty InternationalSi plusieurs pays d’Afrique sont réputés être dévoreurs des droits de l’homme, il est de ceux qui fournissent des efforts. Ainsi que l’a constaté cette année, Amnesty International.

L’humanité célèbre ce 10 décembre, la 70è édition de la journée internationale des droits de l’homme. L’occasion pour des institutions de l’ONU et des organisations de la société civile du monde entier de faire le point sur l‘évolution de la situation des droits de l’homme à travers la planète.

Si en Afrique, la situation est souvent des plus déplorables, il est des pays dans le continent qui s’efforcent de sortir du lot des prédateurs des droits humains. Et si c'était une émulation, c’est l‘Éthiopie qui occuperait la première marche du podium.

Amnesty international (AI) met en avant la libération des prisonniers politiques, la levée d’interdiction de beaucoup de partis d’opposition considérés auparavant comme des organisations terroristes de multiples gestes d’apaisement faits par le Premier ministre Abiy Ahmed depuis son arrivée au pouvoir en avril dernier.

Mais, il n’y a pas que l‘Éthiopie. D’autres pays africains ont, selon AI, réalisé des progrès en matière de respect des droits humains. C’est le cas de l’Angola où Rafael Marques et Mariano Brás deux journalistes pourfendeurs du régime de Luanda, ont été acquittés des charges d’injure et de diffamation qui pesaient sur eux au temps de José Eduardo dos Santos.

Cerise sur le gâteau, Rafael Marques a été récemment reçu en tête-à-tête par le chef de l‘État angolais, Joao Lourenço pour débattre des mesures contre la corruption qui mine la société angolaise à tous les niveaux ou presque. Un « noble geste » salué par le journaliste anti-corruption.

Cameroun, RDC, Togo,….mauvais élèves

S’agissant des mauvais élèves, l’ONG de défense des droits humains épingle des pays comme le Togo, le Cameroun, la Mauritanie et la RDC. Et chacun d’eux a sa part d’incriminations. La RDC est citée comme prédatrice des droits de l’homme à cause de multiples répressions sanglantes (près de 7 morts en janvier par exemple) de manifestations pacifiques.

Quant au Togo, AI évoque l’arrestation des militants de l’opposition lors des manifestations. Et comme en RDC ou dans bien de pays africains, les manifestations pacifiques sans mort d’hommes sont quasiment rares comme les beaux jours. Deux personnes ont par exemple péri samedi dernier du fait de la répression « sauvage » des manifestations contre les législatives du 20 décembre.

Pour le Cameroun, AI se réfère entre autres au cas de Franklin Mowha, président de l’ONG Frontline Fighters for Citizen Interests (FFCI). Également membre du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale ( REDHAC), Franklin Mowha menait des activités de monitoring des violations des droits de l’homme en lien avec la crise anglophone. Mais, il manque à l’appel depuis août dernier. C’est une « probable disparition forcée », conclut l’institution.

À propos de la Mauritanie, il s’agit de l’arrestation en août dernier de 13 militants de l’ONG anti-esclavagiste Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) pour « usage de la violence ».

Reste à savoir s’il y aura davantage d’améliorations en 2019.

Source : Vonews

 

Le Lifeline a accosté au port de La Valette à Malte

mediaLe navire humanitaire Lifeline et ses 233 migrants sont arrivés ce mercredi soir dans le port de La Valette, sur l'île méditerranéenne de Malte. C'est un accord entre plusieurs pays européens qui a permis de mettre un terme à l'attente des passagers et de l'équipage.

Les passagers du Lifeline peuvent enfin fouler la terre ferme. Après une semaine d'attente en Méditerranée, le bateau de l'ONG allemande du même nom s'est amarré à l'un des quais du port de La Valette, la capitale maltaise, où il sera autorisé à débarquer les migrants qu'il a secourus au large de la Libye.

La nuit dernière, l'équipage du navire humanitaire avait réitéré sa demande d'entrer à Malte, précisant que des personnes à bord souffraient du mal de mer. Etat membre de l'Union européenne, Malte a finalement autorisé le bateau à accoster, en concertation avec d'autres pays de l'UE.

« Un enfant parmi les 233 passagers débarqués du navire humanitaire Lifeline, à La Valette »

Les migrants du Lifeline devraient être accueillis par huit pays européens : Malte, la France, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, le Luxembourg, la Belgique et les Pays-Bas.

Un important dispositif de sécurité entourait le navire à quai ce mercredi soir. Les autorités maltaises vont maintenant pouvoir commencer les examens médicaux et les formalités concernant les migrants.

Ainsi s'achève l'odyssée en mer des passagers du Lifeline, mais peut-être aussi du navire lui-même. Le Premier ministre maltais Joseph Muscat a annoncé que le navire serait placé sous séquestre. Il affirme que le capitaine du bateau a « violé les lois internationales ». Cette critique ressemble à celle formulée par le président français Emmanuel Macron. Selon lui, l'ONG allemande Lifeline est intervenue « en contravention avec toutes les règles » parce qu'elle n'a pas remis les migrants secourus aux gardes-côtes libyens.

Source : RFI

 

Crise des migrants: le silence assourdissant des responsables africains

Crise des migrants: le silence assourdissant des responsables africainsIl n’y a pas eu de réactions de responsables politiques africains à la triste odyssée des quelque 600 migrants, dont de nombreux Africains, pris en charge par l’Aquarius cette semaine et qui ont débarqué ce dimanche matin dans le port de Valence sur la côté méditerranéenne de l'Espagne.

Et ce, alors que cette triste épopée provoquait une tension politique en Europe. Pas un homme politique africain n'a réagi se désole Ali Bensaad, un des meilleurs connaisseurs des migrations dans les régions du Maghreb et du Sahel.

Ce silence d'un continent est assourdissant et n'est pas nouveau, nous explique le chercheur Ali Bensaad, un des meilleurs connaisseurs des migrations dans les régions du Maghreb et du Sahel. Et il illustre le mépris des gouvernants pour les populations, leurs populations...

« Lorsque Kadhafi réprimait très sévèrement les populations africaines, aucun dirigeant n’avait protesté. Ils étaient tous des clients bien rémunérés du dirigeant libyen. Ils avaient tous la langue - si je peux dire -, liée. Et si je peux dire, ce même silence qui se perpétue c’est en fait cette incapacité, finalement, à prendre en charge et à défendre leurs citoyens.

Cette immigration est d’abord la manifestation de l’incurie de ces dirigeants qui n’arrivent pas à retenir leurs jeunes. Et ce n’est pas seulement vrai de l’Afrique noire. C’est aussi vrai de tout le Maghreb. Et les chefs d’Etat africains ne peuvent pas se disculper de la responsabilité de la gestion de leur pays. C’est d’abord la vie des Africains qui n’a aucun prix par rapport à leurs dirigeants.

Regardez comment on en tue dans les affrontements ! C’est quasiment le quotidien !

Et il y en a qui meurent en bateau, mais il y en a qui meurent dans des bateaux pour traverser les fleuves à l’intérieur même de l’Afrique, par centaines. On tire sur les manifestants, etc.

Donc, la vie n’a pas de prix pour les dirigeants africains, effectivement, déjà en Afrique même et donc elle en a encore moins à l’extérieur. Et la façon dont tous ces dirigeants s’accrochent au pouvoir, aussi mourants soient-t-ils – nous avons l’exemple de l’Algérien Bouteflika –, montre le profond mépris.

A cette échelle-là on peut l’élargir dans cette façon de voir tout le reste du peuple. Un pays est vu comme un patrimoine, comme une propriété. Et donc, les gens qui vivent ou meurent, ça [passe] par pertes et profits ».


Source : RFI

 

 

La COP23 pour concrétiser l'accord de Paris sur le climat

La COP23 pour concrétiser l'accord de Paris sur le climatLa 23eme conférence de l'ONU sur les changements climatiques (COP23) s'est ouverte lundi à Bonn en Allemagne.

Organisée par les îles Fidji, la conférence se tient en Allemagne pour des raisons de logistique. L'archipel du Pacifique n'étant pas en mesure d'accueillir l'ensemble des délégués attendus.

Cette « COP23 », prévue jusqu'au 17 novembre au siège de la Convention climat de l'ONU, rassemblera les représentants de près de 200 pays, dont les Etats-Unis, donnés partants par le président Donald Trump.

L'ouverture de cette conférence a été marquée par un vibrant appel lancé pour agir plus fortement contre le dérèglement du climat.

"Notre demande collective au monde est qu'il maintienne le cap fixé à Paris" avec l'accord adopté fin 2015 contre le réchauffement planétaire, a dit le Premier ministre fidjien, et président de la COP23, Frank Bainimarama lors de la cérémonie d'ouverture.

Source : BBC Afrique

 

Groupe 5 du Sahel : Le Conseil de sécurité pourrait réviser sa position

G5 Sahel: «Le Conseil de sécurité peut peut-être réviser sa position»Au Mali, le représentant spécial de l'ONU a présenté le contenu de la nouvelle résolution de l'ONU qui prolonge le mandat de la mission onusienne dans le pays, la Minusma.

La résolution évoque, notamment, une collaboration renforcée avec la force antiterroriste du G5 Sahel. Lancée il y a quelques semaines, cette armée transnationale a bien du mal à trouver les financements nécessaires.

Un peu plus de 420 millions d'euros par an, c'est ce que va coûter cette force transnationale du G5 Sahel, qui, sur le papier, a tout pour être un outil efficace de lutte contre le terrorisme.

Mais l'ONU, sous la pression des Etats-Unis, ne donnera pas un sous à cette nouvelle armée. La résolution 23 59 ne fait que saluer la création de cette force et ne lui concède, en aucun cas, un mandat onusien.

Pour le représentant de l'ONU au Mali, Mahamat Saleh Annadif, tout n'est pas perdu et le Conseil de sécurité pourrait réviser sa position. « En lisant la résolution, le paragraphe 8 demande au secrétaire général des Nations unies de lui faire rapport dans les quatre mois qui suivent pour lui dire quelles sont les difficultés et quels correctifs est-il possible de faire pour que cette force puisse réellement répondre à ses objectifs. C’est vrai que, jusque-là, ce qu’on a dit aux pays du G5 Sahel, c’est de commencer avec ce qu’ils ont. Après les quatre mois, le Conseil de sécurité peut peut-être réviser sa position. Je reste optimiste », a-t-il déclaré.

Le Conseil de sécurité réexaminera donc le cas de la force du G5 Sahel avant la fin de l'année. Avant cela, une conférence des donateurs aura lieu, les dates restent à préciser. Pour l'instant, il reste 90 % du budget du G5 Sahel à financer.

Source : RFI

 

Sur la piste des armes de Daech

De nombreuses armes utilisées par Daech proviennent des Balkans.ENQUETE - Des experts européens inventorient le matériel abandonné par le groupe Etat islamique en Irak et en Syrie. Ce travail met en lumière le rôle trouble joué par l’Arabie saoudite, qui a acquis une partie de cet arsenal dans les Balkans.

Berlin, quartier de Wedding, refuge de nombreuses familles venues du Moyen-Orient. Au coin d’une rue, dans un immeuble des années 1970, plusieurs dissidents des forces de Damas sont réunis ce lundi 19 juin. Dans l’appartement, une carte de Syrie ainsi que des photos de sites archéologiques ont été scotchées aux murs et la télévision diffuse les chaînes d’information arabes. Autour d’une table, nous retrouvons ces anciens militaires, exfiltrés ici, en Allemagne : Montasser Darwish, ex-général de l’armée de l’air syrienne ; Mohamed Al-Kasim, chef de l’Armée syrienne libre pour la zone sud du pays ; et Mahmoud Saudi, ancien patron des services de sécurité pour la ville de Hama. Tous trois connaissent le régime de Bachar El-Assad de l’intérieur et souhaitent ardemment le départ du président syrien mais aussi la défaite de Daech. Ces jours-ci, les forces démocratiques syriennes arabo-kurdes participent à l’offensive pour libérer Raqqa, fief de l’organisation islamiste dans le pays. Au détour de la conversation, le trio évoque la crise entre l’Arabie saoudite et le Qatar, la première accusant avec solennité son rival d’avoir équipé, et peut- être armé, l’organisation Etat islamique (EI). Des éclats de rire résonnent, renvoyant ces deux États dos à dos, à leurs stratégies, à leur cynisme.

Sur les armes, une histoire indélébile

Les armes trouvées sur les champs de bataille sont comme des livres ouverts. Elles portent, inscrites dans l’acier, une histoire indélébile. Laquelle contredit les versions simplistes, en révèle parfois une autre, plus complexe, et ici, plus embarrassante pour les Saoudiens. Depuis des mois, les légions de Daech perdent du terrain, évacuent des faubourgs, des villages. Dans leur précipitation, les combattants abandonnent des caisses de munitions, encombrantes, impossibles à transporter dans l’urgence. Alors, en Irak comme en Syrie, les Kurdes de la milice YPG ou les forces antiterroristes du gouvernement de Bagdad les saisissent dans des caches improvisées, des caves, des garages, des cuisines. Le grand public l’ignore : les fusils d’assaut, les lance-missiles portatifs ou les obus possèdent un numéro de série frappé dans le métal, un pedigree, une signature riche de significations.

Pour faire parler cet ADN, des enquêteurs sont dépêchés sur le terrain au gré de l’évolution des combats et des stocks abandonnés par le groupe djihadiste. Ces experts en équipements militaires et en balistique identifient avec minutie les matériels, les évaluent et les inventorient, reconstituent leur parcours, sollicitent les fabricants et les gouvernements des pays dans lesquels ils sont produits. Leur but : mieux connaître Daech et dévoiler les trafics grâce auxquels l’organisation a prospéré sur le plan militaire, au point de longtemps tenir en échec la coalition internationale. Depuis juillet 2014, la société Conflict Armament Research alimente ainsi une base de données spécialisée. Ou comment ficher les armes utilisées par l’EI. Cette plateforme baptisée iTrace a été créée à l’initiative de l’Union européenne. James Bevan, le fondateur de Conflict Armament Research, s’intéresse plus particulièrement aux conditions dans lesquelles ces engins ont pu passer à l’ennemi. Ses onze experts en balistique écument l’Irak, la Syrie ou la Libye. En trois ans, ils ont déjà étudié et indexé 75.000 armes appartenant aux terroristes.

Des armes venues des Balkans

Partout, leur constat est le même. Certes, une partie de cet arsenal date des années 1980 et de la guerre Iran-Irak. Plus surprenant, les soldats de l’organisation terroriste manient aussi du matériel performant produit entre les années 2004 et 2015 par des industriels de la défense installés dans les Balkans. Au moment où l’agglomération de Mossoul est progressivement libérée, le général Yahya Rasool, porte-parole du ministère de la Défense à Bagdad, explique au JDD que les forces spéciales irakiennes n’ont pas achevé de lister les armes prises à Daech depuis le début de la bataille. Cependant, "il y en a une grande quantité, de toutes les origines", confirme-t-il, avant de préciser : "Et parmi elles, certaines sont de fabrication très récente." Dans la cité même, un journaliste de la chaîne libanaise AlMayadeen signale la présence de matériel en bon état, venant d’Europe centrale, dans les immeubles et les pâtés de maisons abandonnés depuis peu. À 3.000 kilomètres de là, en Libye, où les groupes de l’EI reculent, les observations ne varient guère. Les adjoints du général Abdulraziq Nadori, commandant les troupes du gouvernement de Tobrouk, assurent avoir fait de pareilles trouvailles, en particulier lors de la bataille pour la libération de Benghazi. Avec le temps, l’histoire des engins de mort se révèle aux experts.

« Il y a une grande quantité d'armes, de toutes les origines »

Selon des données de la base iTrace, près de la ville de Baqr, en Irak, ce sont des roquettes antichars PG-7VM qu’utilisaient les soldats du califat. De manière certaine, ces projectiles modernes capables de percer le blindage des véhicules de la coalition ont été produits en 2010 en Bulgarie, à 250 kilomètres de Sofia. Leur numéro de série a permis de remonter jusqu’à l’usine du groupe Arsenal JSCo, près de la ville de Kazanlak. Dans les environs de Tikrit, en Irak, les armureries désertées par Daech recèlent des balles confectionnées en Serbie. Un poinçon atteste qu’elles proviennent de l’entreprise serbe Prvi Partizan AD, basée à Uzice, à 200 kilomètres au sud de Belgrade, et ont été fabriquées en 2009. Ces munitions-là, de type 7,62 X 54 mm R, imaginées au temps de l’Union soviétique, sont prisées des snipers en raison de leur longue portée et peuvent également approvisionner des mitrailleuses.

Ailleurs, les forces de la coalition ont confisqué des centaines d’AK-47, l’arme la plus répandue au monde. Depuis des décennies, l’entreprise russe Kalachnikov Group, à l’origine de sa mise au point en 1947, n’en produit plus. Mais nombre de sociétés la copient, en proposent des versions améliorées. Certains de ces fusils d’assaut pris à Daech, en particulier dans le nord de l’Irak, ont été assemblés dans les ateliers d’Arsenal JSCo, la société bulgare, en 2004. Sollicité par le JDD, son responsable, Hristo Ibouchev, un entrepreneur formé à HEC en région parisienne, n’a pas donné suite. L’un de ses cadres nous a cependant confié qu’il avait une grande habitude des commandes de Riyad à acheminer, "officiellement", en Arabie saoudite, même si personne n’était dupe de leur destination finale.

Des contrats saoudiens, des intermédiaires du Qatar

La présence de ces équipements récents entre les mains des terroristes n’étonne pas les spécialistes. La société britannique Armament Research Services emploie des experts en matériel de guerre et effectue régulièrement des missions pour le compte des Nations unies ou d’Amnesty International. Son directeur, Nic Jenzen-Jones, atteste lui aussi l’utilisation par Daech d’armes récentes fabriquées en Europe centrale. La plupart du temps, celles-ci arrivent jusqu’aux frontières des zones de guerre à la faveur de contrats signés entre les entreprises des Balkans et des représentants de l’Arabie saoudite, pour la majorité d’entre eux, mais aussi, dans une moindre mesure, d’intermédiaires venus du Qatar. Dans les pays d’Europe de l’Est, les proportions prises par ce commerce inquiètent. En Bosnie Herzégovine, les journalistes du site Organized Crime and Corruption Reporting Project se sont les premiers penchés sur ces activités générées par Riyad et portant sur des engins aux normes des armées du pacte de Varsovie, tels les AK-47. Jamais auparavant les monarchies du Golfe n’avaient pris l’habitude de faire leurs emplettes dans ces contrées en sélectionnant ce type de produits. Les régiments réguliers d’Arabie saoudite et du Qatar s’entraînent et se battent, en effet, avec des systèmes différents, aux normes de l’Otan.

« Les délais sont trop courts et les quantités trop spécifiques entre le moment où ces stocks quittent des entrepôts d’Europe centrale et celui où ils sont identifiés sur le terrain entre les mains de Daech »

Sur leur site, les investigateurs de Sarajevo ont mis en ligne un reçu signé du ministère saoudien de la Défense, daté du 28 mai 2013, qui valide la réception de plusieurs tonnes de ces armes confectionnées en Serbie – on y voit notamment transiter deux millions de cartouches de type 7,62 X 54 mm R, semblables à celles utilisées par les snipers de Daech près de Tikrit. Pour les organismes chargés de surveiller les transferts d’armes au niveau mondial, la multiplication des contrats entre l’Europe de l’Est et le Golfe relève d’une tendance de fond. Le 6 mars, à Bruxelles, le Conseil de l’Union européenne publiait ses traditionnels tableaux des exportations de matériels de guerre pour chaque pays membre. À cause du délai de certification des chiffres, ce document aride de 505 pages fournit des données validées jusqu’en 2015 seulement. Mais avec un souci d’exhaustivité. À sa lecture, on note, au chapitre de la Bulgarie, une hausse spectaculaire des ventes vers les pays du Golfe, Arabie saoudite en tête.

Les commandes de Riyad à Sofia, qui plafonnaient en 2013 à 1,2 million d’euros, ont grimpé à 85 millions d’euros en 2014, pour atteindre 92 millions en 2015. Soit une hausse de 7.500 % en trois ans, pour les seuls échanges saoudo-bulgares. Les achats portent sur des armes légères, fusils d’assaut, fusils longue portée, lance-grenades, lance-roquettes personnels. Globalement, entre 2014 et 2015, le ministère de la Défense bulgare a enregistré une croissance de 59 %, en lien avec le conflit en Irak et en Syrie. Sur la même période, la Serbie, qui ne compte pas parmi les membres de l’Union, n’a pas communiqué de données aussi précises. Mais les autorités de Belgrade ont reconnu un essor des ordres d’achats de Riyad, à travers 35 contrats passés en 2015.

Des stocks d'armes qui posent question

Ces transactions épousent la logique de la politique prônée par Washington. En 2009, un ancien militaire et ex-ambassadeur des États-Unis en Bulgarie, James Pardew, coordonnait auprès de l’Otan les programmes d’assistance pour l’Irak. À cette période, il suggérait déjà de se tourner vers les entreprises bulgares pour outiller les milices adoubées par la coalition. Dans un télégramme diplomatique confidentiel dévoilé par WikiLeaks, il invitait à prendre attache avec Arsenal JSCo et transmettait même les coordonnées téléphoniques des bureaux. Parce que "la société est reconnue pour la production des fusils d’assaut de type kalachnikov", écrivait-il. Les monarchies pétrolières du Golfe, en passant massivement des ordres d’achats en Bulgarie et dans les Balkans, ont, semble-t-il, suivi le conseil. Mais la possession par les soldats de Daech d’armes provenant de ces transactions soulève la question de leur distribution sur le terrain, et de leur suivi, à partir des localités proches des postes-frontières turcs, jordaniens et saoudiens, où elles sont transmises. Affrontements, embuscades, braquages sur la frontière turque, saisie d’arsenaux de l’armée irakienne ou des milices chiites… On songe naturellement à du matériel tombé accidentellement entre de mauvaises mains, à la faveur du chaos régnant sur place. Mais pour certains chargements, un autre scénario prévaut.

James Bevan confirme que ses experts de terrain réussissent à retrouver un grand nombre de documents contractuels, dès lors qu’il s’agit de produits fabriqués à partir des années 2000. "Nous avons commencé à voir des choses étranges il y a environ deux ans, avec des armes récentes provenant de pays d’Europe centrale et commandées par des agences saoudiennes." Le spécialiste exclut, dans plusieurs cas, des transferts accidentels ou des prises de guerre au coup par coup : "Les délais sont trop courts et les quantités trop spécifiques entre le moment où ces stocks quittent des entrepôts d’Europe centrale et celui où ils sont identifiés sur le terrain entre les mains de Daech." À Berlin, dans le quartier de Wedding, les militaires proches de l’Armée syrienne libre ne sont pas surpris. Mohamed Al-Kasim a personnellement assisté à des livraisons sur la route qui relie la frontière jordanienne à la région de la Ghouta, près de Damas. Il balaie l’éventualité d’une responsabilité de la famille royale saoudienne. Mais ses compagnons nuancent : "Au sommet de l’État saoudien, dans le premier cercle de pouvoir, les responsables veulent vraiment écraser Daech, c’est net. En revanche, au-dessous, il y a des soutiens. Certaines tribus ainsi que des hommes d’affaires considèrent ces gens comme des frères. Ils interviennent pour les aider et leur envoient de l’argent."

« Nous avons besoin d’exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et le Qatar qui continuent à apporter un soutien financier et logistique à l’État islamique »

Voici résumé, en quelques mots, le paradoxe des accusations de l’Arabie saoudite envers le Qatar. Ces deux pays sont les seuls à adhérer au wahhabisme, version archaïque d’un islam prétendument pur, adepte d’une application stricte de la charia, diffusé dans la péninsule arabique par un extrémiste religieux du XVIIIe siècle, Abd El-Wahhab. Mais depuis 2013, une autre organisation, aux velléités étatiques, se réclame également du wahhabisme : Daech. Faisant planer le risque d’une sécession à l’intérieur de cette branche de l’islam radical. Dans une interview télévisée en janvier 2016, Adel Al-Kalbani, une personnalité religieuse saoudienne, imam de la mosquée du roi Khaled à Riyad, a reconnu la nécessité d’un examen de conscience : "Ces terroristes ont défini leur idéologie à partir de ce qu’il y a écrit dans nos propres manuels, à partir de nos propres principes." Ses déclarations suivaient de quelques jours la publication du n° 13 de Dabiq, l’organe de propagande de Daech, qui appelait les wahhabites à se détourner de la monarchie saoudienne. De quoi séduire des chefs de tribu et des personnalités du monde des affaires, critiques à l’égard de la famille régnante. Sur les champs de bataille, ces subtilités expliquent comment des groupuscules djihadistes, tel le Front Fatah Al-Cham composé d’anciens d’Al-Qaida, ont pu obtenir quantité d’armes récentes, avant de rejoindre plus tard les rangs de l’État islamique. Au point d’être mieux équipés que les légions de l’Armée syrienne libre ou des milices kurdes YPG, pourtant alliés des Occidentaux au sol.

La légèreté coupable des Américains

Lors de la dernière campagne présidentielle américaine, à l’automne 2016, le piratage de la messagerie de Hillary Clinton avait dévoilé des e-mails dans lesquels ces dangereuses accointances étaient mises en question. Dans un mémo privé consacré à la situation au Moyen-Orient, John Podesta, ex-chef de cabinet de Bill Clinton et ancien conseiller de Barack Obama à la Maison-Blanche, écrivait à l’ancienne secrétaire d’État : "Nous avons besoin d’utiliser notre diplomatie et aussi les moyens plus classiques des services de renseignement pour exercer des pressions sur l’Arabie saoudite et le Qatar, qui continuent à apporter un soutien financier et logistique à l’État islamique." À Washington, le 6 juin, au  lendemain des contrats faramineux (400 milliards de dollars) annoncés entre Donald Trump et le roi Salman et quelques jours avant les accusations de Riyad contre le Qatar, le service de recherche du Congrès a rendu un rapport de 42 pages sur l’allié saoudien. Citant des sources diplomatiques américaines, l’auteur note que, en dépit des efforts sérieux de la famille Al Saoud, "l’Arabie saoudite abrite encore des individus et des entités qui servent de soutiens financiers aux groupes extrémistes sunnites". Mais le royaume n’est pas le seul fautif.

Dans son rôle de chef d’orchestre des opérations alliées contre l’EI, le département américain de la Défense fait preuve, lui-même, d’une coupable légèreté. Ainsi, un audit parlementaire du 25 mai attire l’attention des élus sur la gestion peu scrupuleuse de l’aide militaire aux Irakiens et aux Kurdes. Au cours des années budgétaires 2015 et 2016, le Pentagone a dépensé 2,3 milliards de dollars à ce titre, alloués par la Chambre des représentants et le Sénat. Or, si la plupart des acquisitions de matériel militaire sont correctement renseignées, leur livraison et leur répartition sur le terrain, en Irak ou au Kurdistan, demeurent pour l’essentiel inconnues. Un portail Web créé pour la circonstance, dont l’accès est restreint, a pourtant été mis en fonction afin que les élus américains puissent avoir une visibilité sur ces transports. Sans résultat. Au Pentagone, les responsables des opérations en Irak s’en sont excusés, invoquant la complexité d’utilisation de la plateforme Internet. Avec le plus grand sérieux, ils reconnaissent leur difficulté à en comprendre le mode d’emploi.

Par Guillaume Dasquié

Source : JDD (France)

 

L'armée russe affirme avoir probablement tué le chef de l'EI

L'armée russe affirme avoir probablement tué le chef de l'EIL'armée russe a affirmé vendredi avoir probablement tué en Syrie le chef du groupe État islamique (EI), Abou Bakr al-Baghdadi, lors de bombardements fin mai par son aviation visant une réunion de hauts dirigeants de l'organisation jihadiste près de Raqa.

Un porte-parole de la coalition internationale menée par les États-Unis, le colonel Ryan Dillon, a indiqué ne pas être en mesure de confirmer pour le moment la mort du chef de l'EI.

Aussi puissant que discret et déjà donné pour mort dans le passé par les Américains, al-Baghdadi a fait de l’État islamique une organisation redoutée et responsable de multiples attentats sanglants à travers le monde.

L'annonce de Moscou intervient alors que l'organisation jihadiste est en passe d'être chassée de Mossoul, son principal fief en Irak, et que l'étau se resserre autour de sa "capitale", la ville de Raqa en Syrie.

Des bombardiers et des avions d'attaque au sol russes ont visé une réunion à laquelle "se trouvait le dirigeant de l’État islamique Abou Bakr al-Baghdadi", qui aurait été éliminé dans le bombardement, a indiqué le ministère russe de la Défense dans un communiqué, en précisant que les Américains avaient été prévenus de l'opération.

Selon le communiqué de Moscou, le commandement du contingent militaire russe en Syrie, basé à Hmeimim, a "reçu fin mai des informations sur la tenue dans la banlieue sud de Raqa d'une réunion de dirigeants de l'organisation terroriste État islamique".

"La vérification des informations a permis d'établir que le but de cette rencontre était l'organisation de convois de sortie pour les combattants de Raqa via le +corridor sud+", indique l'armée russe.

Après un vol de reconnaissance d'un drone, des avions Su-34 et Su-35 ont effectué des frappes le 28 mai entre 0H35 et 0H45 heure de Moscou (soit le 27 mai entre 21H35 et 21H45 GMT).

Au total, l'armée russe affirme avoir tué une "trentaine de chefs de guerre et jusqu'à 300 combattants" et plusieurs "hauts dirigeants" de l'EI. Elle évoque notamment Souleimane al-Chawakh, le "chef de la sécurité" d'al-Baghdadi, l'"émir" de Raqa Abou al-Hajji al-Masri et l'"émir" Ibrahim Nayef al-Hajj.

- Déjà donné pour mort -

Cette annonce intervient alors que l'étau se resserre sur les combattants de l'EI à Raqa, leur bastion en Syrie, contre lequel ont lancé une offensive les forces démocratiques syriennes, une alliance arabo-kurde antijihadiste soutenue par les États-Unis.

Les combats s'y poursuivent sur les fronts nord, ouest et est de la ville, mais l'avance des forces antijihadistes a été freinée ces derniers jours par des contre-offensives de l'EI. Les affrontements continuaient vendredi dans plusieurs quartiers.

L'armée syrienne est également entrée dans la région de Raqa le 6 juin, gagnant depuis du terrain face aux jihadistes dans l'ouest et le sud-ouest, soutenue par d'intenses bombardements russes.

L'armée russe avait déjà annoncé avoir frappé les 25, 29 et 30 mai des unités de l'EI tentant de fuir la ville par le Sud en direction de la cité antique de Palmyre, sous contrôle des forces du gouvernement syrien. Elle avait également frappé l'organisation par des missiles de croisière Kalibr, une première depuis novembre 2016.

La coalition internationale anti-jihadistes avait promis en mars lors d'une réunion d'éradiquer la "menace planétaire" du groupe État islamique et de son chef Abou Bakr al-Baghdadi, pour la capture duquel Washington offre 25 millions de dollars.

Le Secrétaire d’État américain Rex Tillerson avait alors prédit la "mort" prochaine d'al-Baghdadi, assurant que ce n'était "qu'une question de temps".

Abou Bakr al-Baghdadi a fait sa seule apparition publique connue en juillet 2014 à Mossoul en Irak. En turban et habit noirs, barbe grisonnante, il avait proclamé le "califat" sur les vastes territoires conquis par l'EI.

De son vrai nom Ibrahim Awad al-Badri, le discret chef de l'EI serait né en 1971 dans une famille pauvre de la région de Bagdad. Passionné de football, il a échoué à devenir avocat puis militaire avant d'étudier la théologie.

C'est lors de l'invasion américaine de l'Irak en 2003 qu'il créé un groupuscule jihadiste sans grand rayonnement avant d'être arrêté et emprisonné dans la gigantesque prison de Bucca.

Libéré faute de preuves, il rejoint un groupe de guérilla sunnite sous tutelle d'Al-Qaïda et en prend la tête quelques années plus tard. Profitant du chaos de la guerre civile, ses combattants s'installent en Syrie en 2013 avant une offensive fulgurante en Irak.

Le groupe, rebaptisé État islamique, supplante Al-Qaïda, et ses succès militaires initiaux et sa propagande soigneusement réalisée attirent des milliers de partisans du monde entier.

Déjà donné pour mort par les Américains, il n'a plus donné signe de vie depuis un enregistrement audio diffusé en novembre 2016, peu après le lancement de l'offensive de l'armée irakienne sur le bastion des jihadistes à Mossoul.

Source : Romandie News (Suisse)

 

Afghanistan: les talibans sèment la mort dans un camp militaire

mediaLe bilan s'est alourdit dans le nord de l'Afghanistan, près de Mazar-e-Charif, après l'attaque d'une base militaire afghane, revendiquée par un commando taliban. Il y aurait plus de 100 morts - jusqu'à 140 selon Reuters - et de nombreux blessés selon les autorités. Cette attaque est l'une des plus meurtrière qu'a connu le pays et intervient plus d'un mois et demi après celle perpétrée contre l'hôpital militaire de Kaboul, attaque revendiqué par l'organisation Etat islamique.

Des murs de béton criblés de balles, couverts de grandes traces de sang... Ces images de la base militaire de Balkh sont rediffusées depuis ce matin sur les chaines de télévisions afghanes.

Depuis l'attaque perpétrée hier par un commando taliban, les réactions se multiplient ainsi que les condamnations. « Cette attaque contre le 209e corps d'armée montre la nature barbare des talibans », a réagi vendredi le général américain John Nicholson, commandant des forces de la mission Resolute Support de l'Otan en Afghanistan.

Les premiers témoignages cités par les médias donnent quelques détails sur le déroulement de l'attentat. Selon certains, des hommes lourdement armés, en uniforme, dans des humvees, véhicules de transport militaires, arrivent à la base de Balkh en début d'après-midi et lancent l'assaut. A l'intérieur, comme chaque vendredi à cette heure-ci, la plupart des soldats finissent de déjeuner au réfectoire ou sont en train de prier à la mosquée. C'est là que les assaillants ouvrent le feu. Un officier afghan blessé dans l'attaque a raconté que les soldats avaient été saisis par la confusion, ignorant qui les attaquaient. « C'était le chaos et je ne savais pas quoi faire. On entendait partout des coups de feu et des explosions », a-t-il dit.

L'attaque va durer près de cinq heures. Les forces armées afghanes en viendront à bout abattant sept des insurgés, deux autres se font exploser, un homme est arrêté selon les autorités.

Cette attaque est l'une des plus meurtrières perpétrées dans le pays. Le 8 mars dernier, l'hôpital militaire de Kaboul avait été ciblé par les jihadistes de l'OEI et avait fait près de 50 morts. En visant la base de Balkh, et son 209e corps d'armée, l'un des plus importants du pays, les talibans ont une nouvelle fois montré leur capacité à porter des coups majeurs aux emblèmes du gouvernement afghan.

Source : rfi.fr

 

Expulsion des Etats Unis Rapatriement de Mauritaniens des USA

Expulsion des Etats Unis Rapatriement de Mauritaniens des USAIls sont plusieurs dizaines de citoyens mauritaniens résidant jusque-là aux USA, qui devraient se retrouver dans les prochains jours en Mauritanie. Il s’agit de personnes qui tombent subitement sous le durcissement des critères d’expulsion d’étrangers de la nouvelle administration Trump.

Plusieurs dizaines de mauritaniens attendent d’être rapatriés au pays. Les Mauritaniens tombent comme tous les autres immigrés aux USA, sous le durcissement de la nouvelle administration américaine qui a décidé de bouter hors de son pays, non seulement, les sans papiers en situation irrégulière ou ceux ayant commis des crimes mais aussi les auteurs de petits délits.

Si les Mauritaniens sont autant concernés par ces opérations de refoulement, c’est que la nouvelle administration américaine, ne fait plus de différence dans les choix des personnes ciblées.

Sont désormais visés par les expulsions, les étrangers qui sont en détention ou même ceux qui sont en liberté provisoire, ceux qui ont postulé pour avoir des titres de séjour, (comme par exemple dans la catégorie asile, après examen de leur dossier s’il y a des gens qui sont déboutés, ils sont versés dans la catégorie des illégaux).

Et ils seraient très nombreux les Mauritaniens qui tomberaient dans cette dernière grille. Toutefois, de sources dignes de foi, la Mauritanie compterait beaucoup moins de personnes ciblées par cette opération que tous les pays d’Afrique. Il faut dire que le Nigeria devrait accueillir 600 de ses ressortissants, la Côte d’Ivoire, 1475, le Mali 863 et le Sénégal, 530.

Il faut dire que ces dernières années, les Mauritaniens ont été très nombreux à se rendre aux USA, qui pour suivre des études, qu’ils abandonnent finalement pour du travail, qui pour l’aventure, et qui pour la recherche d’un cadre de vie meilleur que celui du pays.

Les Mauritaniens constitueraient la communauté africaine la moins nombreuse aux Etats Unis avec près de 3000 personnes ! Nombreuses sont les familles restées en Mauritanie qui sont ainsi entièrement prises en charge par leur fils parti aux USA. La question qui se pose est de savoir comment elles vivront le retour de ce fils au pays.

Selon ces mêmes sources, parmi les Mauritaniens expulsés des USA, figure une bonne partie qui n’aurait jamais vu la Mauritanie. La question qui se pose alors est de savoir s’il s’agit de Mauritaniens authentiques ou de citoyens qui se seraient procuré la nationalité mauritanienne pour se rendre aux États-Unis.

On sait que pendant les moments de braise, quelques étrangers avaient largement profité de la situation en Mauritanie pour se procurer des papiers qui leur permettaient d’obtenir le statut de réfugié politique ou de droit de l’homme à l’étranger. Il faut dire que les personnes ciblées sont d’abord conviées à prendre l’avion et au cas où elles refuseraient d’obtempérer, l’usage de la force n’est pas exclu.

C’est ce qui s’est produit hier dimanche pour des Sénégalais expulsés des USA et qui ont refusé de s’exécuter. De sources dignes de foi, ces derniers ont été rapatriés dans des conditions particulièrement difficiles, après qu’ils eurent été mis dans des sacs et jetés à l’intérieur de l’avion qui les a reconduits à Dakar.

Dans un tweet de fin de semaine dernière, Donald Trump se réjouit de cette vague d’arrestations, conséquence du traité qu’il a signé il y a trois semaines.

Source : L’Authentique (Mauritanie)

Climat: des chefs d'Etat à la tribune de la COP22, une semaine après l'élection américaine

Climat: des chefs d'Etat à la tribune de la COP22, une semaine après l'élection américainePrès de 180 responsables - chefs d'Etat et ministres - des pays signataires de l'accord de Paris viennent à partir de mardi à la tribune de la conférence de l'ONU sur le climat, une semaine après l'élection de Donald Trump, futur président climato-sceptique.

Nous attendons qu'ils rappellent qu'ils sont prêts à continuer l'action et à l'accélérer, et qu'ils envoient un message fort à Trump et au reste du monde, a déclaré Célia Gautier, du Réseau Action Climat (900 ONG).

Sont attendus le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon, le roi du Maroc Mohammed VI, puis François Hollande, président de la France où se scella fin 2015 l'accord de Paris contre le réchauffement planétaire.

Se succèderont une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement, dont de nombreux leaders africains comme le Soudanais Omar El-Béchir réclamé par la Cour pénale internationale pour crimes de guerre au Darfour.

La présidente chilienne Michelle Bachelet ou l'émir du Koweit sont aussi annoncés. Les interventions de tous les pays continueront jusqu'à mercredi.

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry fera un discours soulignant l'urgence de l'action climatique, a dit son négociateur climat Jonathan Pershing.

Il est peut-être encore plus important d'être à Marrakech maintenant, avait dit M. Kerry à la presse, après l'élection de Trump à la tête du 2e pollueur mondial.

Le magnat new-yorkais, qui pendant sa campagne avait qualifié le réchauffement de canular et promis de relancer la production américaine de charbon, n'a depuis son élection encore rien dit sur ce thème.

M. Pershing a dit ignorer quand l'équipe chargée d'assurer la transition dans les prochaines semaines, allait arriver.

Ce que je sais en revanche, c'est (...) la puissance du mouvement (pour le climat) et l'élan énorme créé à Paris, a-t-il dit à la presse lundi, convaincu que cet effort mondial va perdurer, quels que soient les gouvernants.

- 'Une question de survie' -

L'élection surprise de Donald Trump, au 2e jour de la COP22, a plongé dans la stupeur les participants, qui depuis attendent de voir ce que le républicain compte faire.

A ce stade 109 Etats, dont les Etats-Unis, l'UE, l'Inde, le Japon, ont ratifié l'accord qui a vu la communauté internationale s'engager à réduire les émissions de gaz à effet de serre, sources du dérèglement. Une dizaine l'ont fait depuis l'élection de Trump, dont l'Australie.

Parmi les grands émetteurs, la Russie manque encore à l'appel.

Intervenant lundi à la COP22, le négociateur chinois Xie Zhenhua, a de nouveau rappelé l'engagement de son pays: Répondre au défi du changement climatique est notre responsabilité commune et partagée.

Premier émetteur mondial, la Chine a, en lien avec les Etats-Unis de Barack Obama, largement contribué à permettre l'accord de Paris, et est aujourd'hui le premier investisseur dans les énergies renouvelables.

La communauté internationale s'est engagée à limiter sous 2° la hausse du réchauffement, prometteur, au-delà, d'impacts désastreux et irréversibles pour les hommes comme pour les écosystèmes.

Mais à ce stade les engagements pris par chaque Etat pour limiter les émissions sont insuffisants.

Les représentants de la communauté internationale sont réunis à Marrakech jusqu'à vendredi, pour tenter d'avancer sur les procédures permettant de suivre et renforcer ces actions nationales.

Pays développés et en développement doivent en outre encore s'accorder à Marrakech sur la feuille de route garantissant que les premiers verseront bien aux seconds l'aide promise pour soutenir leurs politiques climatiques.

Les financements climatiques sont une question de survie pour nous, a redit lundi le président du groupe des pays les moins avancés, Tosi Mpanu-Mpanu, insistant sur l'aide permettant d'affronter les impacts du réchauffement. Sur ce point aussi, les chefs d'Etat et de gouvernement seront attendus pendant ces deux jours.

Source : Romandie News

 

 

Les terroristes d’AQMI ne sont pas tous de ânes

Les terroristes d’AQMI ne sont pas tous de ânesLes spécialistes du terrorisme qui prennent les allumés du djihad pour des débiles mentaux devraient renouveler leurs grilles de lecture.

En surfant sur l’effroi provoqué par les attentats à répétition des deux principales enseignes du terrorisme mondial, Daech et AQMI, les politiques, mal conseillés par les services anti terroristes, servent trop souvent une vision caricaturale du djihadiste.

Les néo conservateurs américains des années Bush avaient déjà popularisé le concept de « guerre au terrorisme », ce néologisme qui permet de ne pas réfléchir. Sans doute François Hollande a compris l’avantage d’user et d’abuser de cette rhétorique guerrière. Histoire de mettre un peu de viagra dans ses courbes de sondages, mais pour si peu de temps….

Buté, analphabète et demain « apatride », le djihadiste se battrait avant tout pour une meilleure part du marché local. Cette vision a pu avoir une part de pertinence, voici quinze ans, quand les leaders du GSPC, pourchassés par l’armée algérienne, avaient migré vers le désert sahélien, épicentre des trafics. Ces islamistes aguerris ne disposaient que de peu de ressources, il leur fallut, sans prendre de gants, se faire une place au sein des filières locales, souvent avec la bénédiction d’Alger qui savait offrir quelques gâteries aux plus conciliants.

Changer de logiciel

Face à la progression foudroyante d’un idéologie djihadiste tous terrains, du Moyen Orient aux banlieues françaises en passant par Bamako, Abidjan, Niamey, il faudrait mieux changer de logiciel. A moins de croire comme le Premier ministre français, Manuel Valls, entre deux effets de manche, que comprendre la violence djihadiste, c’est déjà l’excuser.

La violence djihadiste ne se situe plus seulement, tant s’en faut, au seul croisement de la criminalité et du terrorisme. Après l’attaque dimanche dernier contre les touristes qui se reposaient en toute tranquillité sur les plages ivoiriennes, nos ennemis d’AQMI ont pondu un communiqué. C’est le signe qu’ils savent écrire et qu’ils ont un message à faire passer.

Ce qu’ils dénoncent, avec leurs méthodes barbares, ce sont les "interventions armées" de la France; d’autres qui ont lieu en Palestine, au Yémen, en Somalie; la « colonisation » des terres; la complicité enfin de l’armée tricolore avec « le Mali raciste », leur façon de dénoncer certains exactions commises par une population majoritairement noire contre les touaregs et les arabes.

Le propos, hélas, trouve un certain écho. Hors de question, naturellement, d’y répondre avec un revolver dans les reins. Mais François Hollande et les ministres qu’il envoie à Abidjan ne doivent plus seulement parler sécurité. Ils doivent aussi se placer sur ce terrain proprement politique et trouver les mots pour expliquer à l’opinion publique mondiale les raisons des interventions militaires que la France mène sur cinq théâtres d’opération (1).

Sans être djihadiste, on commence à ne pas en comprendre toute la logique vertueuse.

(1) Ces intervenions militaires supposent que 35000 militaires soient mobilisés, et non 10000 comme on le lit souvent, si l’on compte aussi tous les soldats qui sont en repos, ou qui s’occupent en amont de la logistique ou de la gestion

Source : Mondafrique