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Santé en Afrique

Ebola : l'unique patient identifié au Sénégal a été guéri

Une affiche sur les mesures de prévention contre le virus Ebola, Dialadiang, Sénégal.Le jeune Guinéen qui avait introduit au Sénégal l'unique cas confirmé de virus Ebola est guéri, a annoncé mercredi le ministère sénégalais de la Santé. Étudiant à Conakry, le jeune homme était soigné à l'hôpital Fann de Dakar.

"Nous avons effectué des examens de contrôle à deux reprises. Il (le malade) n'a plus le virus. Il est guéri", a déclaré à la presse docteur Pape Amadou Diack, directeur de la santé au ministère éponyme, précisant qu'il s'agissait d'un "cas importé".

Premier cas au Sénégal

Après plusieurs fausses alertes, le Sénégal était devenu fin août, avec la découverte du cas de cet étudiant guinéen, le cinquième pays touché par l'épidémie de fièvre hémorragique en Afrique de l'Ouest. Ce dernier est entré dans le pays juste avant la fermeture des frontières avec la Guinée le 21 août. Il avait échappé à la surveillance des autorités sanitaires guinéennes, qui avaient ensuite alerté le Sénégal, selon Dakar.

Soixante-sept personnes ayant été en contact avec le malade "bénéficient d'un suivi bi-quotidien" à Dakar, selon le ministère, qui précise également que deux cas suspects se sont finalement révélés négatifs.

Ouverture d'un "corridor humanitaire"

Le Sénégal a annoncé lundi l'ouverture prochaine d'un "corridor humanitaire" pour permettre l'accès des organisations internationales aux pays touchés par Ebola depuis son territoire.


Source : Jeuneafrique.com

 

Ebola : l'Union africaine se réunit en urgence à Addis-Abeba

Ebola : l'Union africaine se réunit en urgence à Addis-Abeba

Réuni en urgence lundi à Addis-Abeba, le Conseil exécutif de l'Union africaine (UA) doit notamment aborder l'utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures de frontières à l'encontre des pays les plus touchés par Ebola.

Le Conseil exécutif de l'Union africaine (UA) se réunit en urgence ce lundi 8 septembre à Addis Abeba pour discuter d'une stratégie commune face à Ebola. L'UA discutera notamment de l'utilité des mesures de suspensions de vols et de fermetures de frontières à l'encontre des pays les plus touchés.

Cette réunion intervient au lendemain de l'annonce par les États-Unis d'une mobilisation de leurs moyens militaires, dont des unités de mise en quarantaine, pour aider les pays d'Afrique à lutter contre le virus en Afrique.

Ces pays - principalement la Guinée, la Sierra Leone et le Liberia- "font des progrès significatifs" dans la lutte contre la maladie, a dit le président américain, Barack Obama, dans une interview diffusée dimanche sur la chaîne NBC. "Mais ils n'avaient pas les infrastructures sanitaires adéquates.

Et maintenant, ce problème, qui aurait pu être résolu, est hors de contrôle parce que les malades ne sont pas mis en quarantaine comme ils devraient l'être. Les gens ne sont pas formés comme ils devraient l'être. Il n'y a pas assez de personnels de santé publique".


"Nous allons devoir envoyer des éléments militaires américains pour, par exemple, installer des unités de mise en quarantaine et des équipements, afin d'assurer la sécurité des équipes médicales qui arrivent du monde entier", a annoncé Barack Obama.

"Mais même en faisant cela, plusieurs mois vont passer avant que le problème ne soit sous contrôle en Afrique (...). Et si rien n'est fait maintenant et si (le virus) se répand en Afrique et dans d'autres régions du monde, le virus pourrait muter", a-t-il prévenu.

"Il se transmettrait plus facilement et représenterait un réel danger aux États-Unis", a-t-il averti, tout en assurant qu'à court terme, que les Américains n'avaient rien à craindre.

Les Centres fédéraux de contrôle et de prévention des maladies (CDC) devaient envoyer 50 experts en août. Et l'agence américaine de développement (USAID) a débloqué le 9 août 12 millions de dollars, ce qui s'est déjà traduit par la livraison de tonnes d'équipements médicaux, comme des abris temporaires, des unités de purification d'eau et des gants ou combinaisons de protection.

L'engagement américain marque une nouvelle étape dans la mobilisation internationale contre la pire épidémie d'Ebola de l'histoire.

La Commission européenne s'est, elle, engagée vendredi à débloquer 140 millions d'euros contre Ebola. L'enveloppe permettra de renforcer l'offre de services publics et de soutenir directement les systèmes de soins dans les pays les plus affectés.

L'argent européen sera aussi utilisé pour améliorer les systèmes d'eau et d'assainissement, et installer sur place des laboratoires mobiles pour mieux détecter le virus et former plus de personnels médicaux.

D'autres institutions, comme la Banque mondiale et l'OMS, ont annoncé cet été des financements d'urgence.

Source : Jeune Afrique

 

Alerte Info - Chaude alerte à l’Ebola à Ziguinchor: un malade en provenance de la Mauritanie sème la psychose

Alerte Info - Chaude alerte à l’Ebola à Ziguinchor: un malade en provenance de la Mauritanie sème la psychose

Un ressortissant Bissau-Guinéen en provenance de la Mauritanie a installé ce mardi matin 2 septembre la psychose à la gare routière de Ziguinchor, dans le sud du Sénégal, a rapporté PressAfrik.

"Le suspectant de porter le virus (Ebola), chauffeurs, clients, vendeurs, tous pris de panique, se sont mis à le fuir. Alertées les autorités médicales se sont rendues sur les lieux", explique le site sénégalais.

Selon PressAfrik qui cite le médecin-chef de la région médicale de Ziguinchor, Dr Maodo Malick Diop, ce Bissau-Guinéen "venait de la République de Mauritanie où il était depuis quatre (4) ans. Il est tombé malade là-bas depuis une semaine. Ses parents lui ont demandé de rentrer à Bissau. C’est comme ça qu’il a transité au niveau de la gare routière".

Contacté par la Radio Futurs Médias (RFM, une radio privée), ce médecin a assuré qu’il ne s’agissait pas d’un cas d’Ebola. Néanmoins, le malade et son accompagnant ont été mis en quarantaine mais ils devaient rentrer chez eux ce mardi, indique PressAfrik.

(Avec PressAfrik)

Source : Rédaction Cridem

 

Après un premier cas avéré d’Ebola, le Sénégal se veut rassurant

Au Sénégal, les autorités assurent multiplier les mesures de surveillance pour circonscrire le premier cas de fièvre Ebola, qui a été confirmé vendredi. Le service d’hygiène a désinfecté la maison dans laquelle a séjourné ce malade. Ses proches ont été placés en quarantaine et bénéficient d’une surveillance médiale quotidienne.

 

« Le patient placé actuellement en unité d’isolement va très bien », assure Papa Amoudou Diack, le directeur général de la Santé sénégalaise. Même la fièvre, le seul symptôme d’Ebola que cet étudiant guinéen présentait lors de son admission au service des maladies infectieuses de l’hôpital Fann de Dakar, a aujourd’hui disparu. « Actuellement, il prend juste un traitement par voie orale », précise Papa Amoudou Diack.

 

Si son cas est aujourd’hui rassurant, les autorités sanitaires sénégalaises disent également surveiller de près toutes les personnes avec lesquelles il a pu être en contact. « Il faut dire qu’il a eu à fréquenter un poste de santé, il a pris un véhicule de transport en commun. Nous avons essayé de suivre son itinéraire pour identifier tous les sujets-contacts. Aujourd’hui, ils sont surveillés pour parer à toute éventualité. Nous avons identifié surtout trois personnes dans son entourage immédiat qui peut-être étaient beaucoup plus en contact », indique encore le directeur général de la Santé.

 

« Etre vigilant »

 

Plus généralement, tout le personnel de santé est sensibilisé aux risques de contamination. Car sur les 1 500 victimes du virus en Afrique de l’Ouest, 120 sont des agents sanitaires. Là encore, Papa Amoudou Diack se veut rassurant : « Je pense qu’avec la sensibilisation, les formations, les équipements mis à la disposition du personnel, je crois qu’on peut dire que la sécurité est pratiquement assurée. Il reste maintenant à être vigilant et à avoir de bons comportements ».

 

Cette vigilance, elle est désormais exercée dès l’aéroport international de Dakar où les contrôles ont été renforcés, la fermeture des frontières décidée par Dakar n’ayant pas suffi. « À chaque fois qu’un avion atterrit, des équipes contrôlent la température et mènent un interrogatoire. Une autre équipe est présente lors des formalités de police. Nous avons pu aménager des espaces d’isolement pour le placement en quarantaine de personnes suspectes ou malades. Et le Samu national est également présent à l’aéroport, prêt à intervenir à tout instant pour procéder à des évacuations, effectuer des prélèvements ou pour toute autre question urgente », détaille Papa Amoudou Diack.

 

À Dakar, l'information est passée

 

Assise sur un tabouret, Aïssatou fait griller des beignets sur une voie passante. C’est à la télévision radio que cette femme d’âge mûr a entendu parler d’un cas confirmé de virus Ebola à Dakar. Depuis, elle a sensiblement modifié ses habitudes : « Il y a plein d’habitudes que j’ai abandonnées : serrer la main, faire des accolades, me rendre dans des regroupements… J’évite tout cela », explique-t-elle.

 

Aïssatou affirme avoir appris ces gestes à travers un spot télévisé diffusé régulièrement sur la chaîne d’information publique. Malgré cela, cette mère de famille estime que la sensibilisation sur cette maladie n’est pas suffisante. « Il n’y a pas assez de sensibilisation parce qu’en réalité, affirme-t-elle. Beaucoup de gens ne savent pas ce qu’est cette maladie. Ils entendent parler de cela, mais ils n’y connaissent rien. Donc il faut une sensibilisation dans les quartiers, il faut rencontrer les gens pour leur expliquer les symptômes de cette maladie, ce qu’on doit faire pour éviter d’être contaminé ».

 

À quelques encablures, Sécoura Koné, qui tient un pressing, se montre très averti sur ce phénomène. « Si on voit quelqu’un qui semble être malade, on va de suite en parler et appeler l’État », assure-t-il.

 

 

Ce père de famille raconte être maintenant obligé de passer les mains dans une bassine d’eau de Javel pour rentrer chez lui. Une mesure de sécurité imposée par sa femme.

rfi

Ebola au Sénégal : l’itinéraire du Guinéen porteur du virus révélé

Depuis la confirmation vendredi de la présence à Dakar d'un étudiant guinéen infecté par le virus, les autorités sénégalaises et guinéennes ont tenté de retracer son itinéraire pour stopper une éventuelle propagation de la maladie.

Le Dr Daogo Sosthène Zombre, coordonnateur OMS/Ebola en Guinée a mené des investigations dans la famille de l'étudiant porteur du virus qui a importé la maladie au Sénégal. Le malade est actuellement en quarantaine au centre hospitalier de Fann à Dakar.

Contaminé par son frère

« Un étudiant guinéen de l’université du général Lansana Conté de Sonfonia de la faculté de sociologie ayant séjourné à Forecariah (à la frontière avec la Sierra Leone) dans sa famille a eu un contact le 8 août avec son frère malade venant de la Sierra Leone, rapporte le médecin. Ce dernier est décédé le 10 août à Laya, la préfecture de Forecariah. Son enterrement a eu lieu le 11 août. »

L’étudiant guinéen a quitté le 15 août la Guinée après avoir participé à l’enterrement de son frère pour se rendre en vacances au Sénégal.

« Le 15 août, poursuit le Dr Daogo Sosthène Zombre, l’étudiant guinéen a commencé à présenter des signes de la maladie. Quatre membres de sa famille ont été transférés au centre de traitement de Donka, à Conakry, le 26 août. La mère de l’étudiant et une de ses filles y sont décédées. Deux de ses frères ayant eu des échantillons positifs sont actuellement isolés au centre de traitement d’Ebola de l’hôpital Donka. »

En mars dernier, le Sénégal avait décidé de fermer sa frontière dès l’annonce de l’existence d’une épidémie de fièvre Ebola en Guinée voisine. Début mai, après plusieurs semaines de surveillance, Dakar avait décidé de rouvrir sa frontière.

 

La maison de l'étudiant désinfectée

Conséquence de ce premier cas avéré au Sénégal, les autorités affirment être passées d’un stade de prévention à un dispositif de surveillance pour contenir l’épidémie. Tout l’enjeu pour les agents présents sur le terrain, c’est d’abord de circonscrire les risques de propagation de la maladie. Selon plusieurs sources, la maison dans laquelle logeait l’étudiant a été désinfectée et évacuée par le service d’hygiène. Son entourage a été placé en quarantaine et bénéficie d’une surveillance médicale.

D’après le ministère de la Santé, une équipe restreinte s’est lancée dans un travail de recherche épidémiologique. Le but est de répertorier toutes les personnes qui ont été en contact avec le patient, au moment où il pouvait transmettre la maladie.

Vigilance également, dans les centres de santé, où médecins et infirmiers ont été sommés de porter des gants à l’accueil des patients. « Nous avons commandé des moyens de protection, ainsi que des kits de prélèvement », affirme un responsable du ministère de la Santé.

Malgré ces assurances, les syndicalistes demandent toujours plus de moyens logistiques pour éviter tout risque de contamination des personnels de santé. « Il faut distribuer des masques de protection et continuer les formations des agents sur le port et le déshabillage des tenues de protection », avertit Mballo Dia Thiam, le secrétaire général du Syndicat unique des travailleurs de la santé. Depuis

 

le mois de mars, ce syndicaliste plaide pour un recrutement plus important des agents de santé dans les structures médicales.

Urgent - le Sénégal enregistre son premier cas Ebola

C'est confirmé le Sénégal a enregistré son premier cas de malade du virus Ebola. Il s'agit d'un ressortissant Guinéen qui est en vacances sur notre sol. Il est actuellement interné au service des maladies infectieuses de Fann. Le ministre de la Santé, Awa Marie Coll Seck va bientôt donner les détails de cette malheureuse nouvelle.

 

L’importante déclaration que le Ministre de la Santé, Awa Marie Coll Seck doit faire dans quelques minutes est pour annoncer le premier cas de malade du virus Ebola au Sénégal.

La fièvre hémorragique a pu transpercer nos frontières malgré la décision de fermeture. La personne atteinte est d'origine guinéenne. Elle est venue en vacances au Sénégal en emportant dans ces bagages le virus. Elle est actuellement internée au service des maladies infectieuses de l'hôpital de Fann.

Le gouvernement avait fait cette assurance à savoir qu’il jouerait à fond la carte de la transparence. Ceci, après les cas suspects de l’hôpital Fann et celui de Ourossogui qui s’étaient avérés finalement négatifs.

Le Ministre de la Santé et de l’Action sociale fera face dans quelques minutes à la presse Nationale et Internationale. La salle de conférence du Ministère où ces lignes sont écrites, est présentement envahie par des journalistes des médias nationaux et internationaux.

PressAfrik détenait l'information depuis hier. Sa source à l'hôpital Fann est formelle. Toutefois avec le caractère très sensible de la question, nous ne pouvions donner l'information. Et pourtant, nous avions tenté de joindre les autorités du Ministère de la Santé comme le Directeur de la Prévention, Dr El Hadji Mamadou Ndiaye qui est hors du pays et la cellule de communication. Mais, nos tentatives ont été vaines, certainement, la nouvelle devrait être annoncée par la plus haute autorité comme le disait le docteur Dayi Ka du service des maladies infectieuses de l'hôpital Fann.

Ibrahima Lissa FAYE

 

Pressafrik

Un membre de MSF dans un centre de traitement à Kailahun (Sierra Leone)

Un membre de MSF dans un centre de traitement à Kailahun (Sierra Leone).Un expert de l'Organisation mondiale de la santé, opérant en Sierra Leone pour lutter contre l'épidémie d'Ebola, a contracté le virus à l'origine de la fièvre hémorragique, selon un communiqué publié dimanche par l'OMS.

Selon un porte-parole de l'OMS à Genève, il s'agit d'un expert en épidémiologie. C'est la première fois, ajoute l'OMS, qu'un membre de ses équipes sur le terrain est infecté par le virus. Aucune indication n'a été fournie par l'organisation concernant son âge ou sa nationalité.

La personne "reçoit le meilleur traitement possible", et une évacuation vers un autre centre de soins est envisageable. Depuis le début de l'épidémie d'Ebola, l'OMS a déployé environ 400 personnes dans les régions d'Afrique occidentale touchées, soit la Guinée, le Liberia, le Nigeria et la Sierra Leone.

Au cours des six derniers mois, plus de 225 personnes travaillant dans le secteur de la santé ont contracté le virus Ebola, et près de 130 en sont morts.


Source : Jeuneafrique.com

 

A Kailahun, les chants bercent l'agonie des malades d'Ebola

A Kailahun, les chants bercent l'agonie des malades d'EbolaRien ne distingue Kailahun d'autres bourgades commerçantes de Sierra Leone. Rien, sinon la dizaine de barrages à franchir pour y accéder, depuis la mise en quarantaine du cœur de la "zone contaminée" par l'épidémie d'Ebola, l'équivalent biologique d'une zone irradiée.

Depuis le placement en isolement, annoncé le 7 août, de Kailahun et de la localité voisine de Kenema, dans l'est où se concentrent la majorité des plus de 800 cas recensés dans le pays, dont 348 mortels, nul n'y entre ni n'en sort sans dérogation expresse.

Après le départ de la capitale, Freetown, à quelque 300 kilomètres, Kailahun surgit au bout de sept à dix heures, en fonction des intempéries, mais aussi de l'humeur des policiers et soldats en faction aux neuf barrages désormais dressés sur le trajet.

L'autoroute bordée de palmiers et de savane se transforme en piste boueuse traversant des marécages infestés de crocodiles, des forêts de teck et d'acajous du Sénégal où nichent des oiseaux.

Aux barrages, l'accueil est moins pittoresque. Les policiers bombardent les passagers de questions, exigeant les documents d'accréditation avant de les laisser continuer. Une fois sur trois, il faut se plier à un lavage des mains au chlore et à une prise de température.

"Nous sommes tristes de voir tant de nos frères et sœurs mourir", confie Ahamadou, un policier posté à la limite entre les districts de Kenema et Kailahun.

"Nous avons besoin d'un vaccin. C'est la seule chose qui arrêtera cela", veut-il croire.

Mais dès l'entrée à Kailahun, où chacun connaît quelqu'un qui est mort d'Ebola, impossible d'échapper à la terrible réalité de l'épidémie.

"On ne peut pas faire mumuse ici: sinon le virus vous tue. Une erreur, un faux mouvement, et vous êtes mort", prévient un responsable humanitaire.

Pourtant, les enfants jouent bruyamment au milieu des chants des oiseaux, faisant rouler des pneus usés sur la boue rougeâtre. A côté, des adultes changent de l'argent ou négocient de l'essence au marché noir, au milieu des rires.

Bien que la maladie se transmette par les liquides corporels, les habitants se pressent sur les places de marché et la ville résonne des chants de prières nocturnes pour conjurer Ebola.

- "Parfois ils meurent tous" -

Mais dans le centre de traitement de Médecins sans frontières (MSF), où l'insouciance s'efface devant la mort et la souffrance, règnent une discipline et une rigueur dignes d'un camp militaire.

Chacun suit les instructions à la lettre, chaque patient ou soignant étant classé par lieu et par habillement en fonction de son niveau de risque.

Quelque 15. 000 litres d'eau et 2. 000 litres de chlore sont consommés chaque jour pour le lavage des mains et des vêtements. Une énorme fosse sert à l'incinération de tous les effets présentant un danger de contamination.

Les cas confirmés d'Ebola sont nourris par un complexe circuit garantissant que les non contaminés ne soient jamais exposés.

L'épidémie laisse peu de place au sentiment entre personnel soignant et patients: les malades quittent le centre avec un certificat de guérison, ou dans des sacs mortuaires désinfectés.

"Parfois, ils meurent tous. Parfois, seuls les parents guérissent. Et le plus souvent, tous les parents décèdent et seul un enfant survit", raconte Géraldine Bégué, 31 ans, une infirmière anesthésiste luxembourgeoise.

La plupart de ses patients souffrent de diarrhées aiguës, de vomissements et de douleurs atroces, atténués par la morphine et le tramadol.

"Ebola est vraiment un sale virus", soupire cette jeune femme, qui a quitté son travail en Suisse pour venir dans ce centre.

Toute l'équipe, composée de volontaires expatriés, de spécialistes de la prophylaxie, de personnel de soutien et d'infirmières locales, travaille d'arrache-pied, le plus souvent pour alléger les souffrances des malades sans parvenir à les sauver.

Sur près de 200 cas confirmés, 52 ont néanmoins survécu.

Placée dans la zone à haut risque, Sia Lavalley, 30 ans, a peu de chance de faire partie de ceux-là. Son mari et son fils de sept ans sont déjà morts dans le centre.

"J'ai mal aux articulations, qu'ils sont en train de soigner", confie-t-elle à l'AFP de derrière deux barrières de plastique qui constituent une zone protectrice d'environ un mètre.

"Mais ce qui fait le plus mal", assure-t-elle, "c'est de voir les autres enfants gambader, malades d'Ebola".

Source : Jeuneafrique.com

 

Le virus Ebola pourrait se propager "comme un feu de forêt"

Le virus Ebola totalise 1.201 cas dont 672 mortels. © CELLOU BINANI / AFPL'évolution de l'épidémie, qui a fait plus de 670 morts dans trois pays et qui continue de s'étendre, inquiète les autorités de santé américaines.

Le virus mortel Ebola pourrait se propager "comme un feu de forêt", ont prévenu lundi 28 juillet les autorités de santé américaines, demandant aux personnes voyageant en Afrique de l'ouest de prendre un maximum de précautions alors que sévit la pire épidémie de l'histoire.

"La probabilité de voir cette épidémie se propager au-delà de l'Afrique de l'ouest est très basse", a estimé Stephan Monroe, des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC).

Mais la situation "évolue rapidement" et les CDC doivent être prêts à faire face à la possibilité qu'un voyageur malade propage la maladie aux Etats-Unis.

"Interrompre chaque source de transmission"

"Notre inquiétude est que l'épidémie soit 'réensemencée' ailleurs, comme un feu de forêt peut se répandre en partant d'un seul arbre, avec des étincelles", a ajouté Stephan Monroe.

"C'est clairement ce qui s'est produit au Liberia", a-t-il ajouté en constatant que ce pays n'avait pas constaté de cas d'Ebola durant 21 jours, la durée maximale d'incubation, mais que de nouveaux cas étaient malgré tout apparus.

"Il y a eu des cas 'réensemencés' par des personnes qui ont traversé la frontière, donc jusqu'à ce que nous puissions identifier et interrompre chaque source de transmission, nous ne serons pas en mesure de contrôler l'épidémie", a-t-il encore insisté.

La réponse à cette épidémie sera plus un marathon qu'un sprint", a conclu Stephan Monroe.

Lundi, le Liberia a annoncé la fermeture d'une partie de ses frontières pour tenter d'enrayer la propagation de cette épidémie de fièvre Ebola qui a fait plus de 670 morts dans trois pays et qui continue de s'étendre, avec le premier cas confirmé au Nigeria la semaine dernière.

Cette épidémie, en cours depuis le début de l'année, s'est déclarée en Guinée avant d'affecter le Liberia puis la Sierra Leone, trois pays voisins qui, au 23 juillet, totalisaient 1.201 cas dont 672 mortels, selon le dernier bilan de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS).

Deux Américains, dont un médecin, engagés dans la lutte contre l'épidémie au Liberia ont été contaminés. Ils ont été placés en quarantaine.

Le virus Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les liquides biologiques ou les tissus de personnes ou d'animaux infectés. La fièvre hémorragique qu'il provoque se manifeste par des hémorragies, des vomissements et des diarrhées. Son taux de mortalité peut aller de 25 à 90% chez l'homme et il n'y a pas de vaccin homologué contre elle.

Source : Le Nouvel Observateur (France)

 

Ebola. Le virus est "hors de contrôle" en Afrique de l'Ouest

 

 

 

L'épidémie de fièvre Ebola qui sévit en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone, est "hors de contrôle" , selon Médecins sans frontières.

Le dernier bilan de cette vague, la plus meurtrière depuis la première apparition de la maladie en Afrique centrale en 1976, s'élève à 350 morts depuis le mois de février, selon l'Organisation mondiale de la santé.

Risque d'une propagation à d'autres zones

Le virus n'avait jamais été décelé dans cette région d'Afrique, ce qui complique les opérations sanitaires, selon MSF.

« L'épidémie est hors de contrôle », selon le directeur des opérations de MSF, Bart Janssens. « Avec l'apparition de nouveaux foyers en Guinée, en Sierra Léone et au Libéria, le risque d'une propagation à d'autres zones est aujourd'hui réel. »

Le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah, a rejeté les déclarations de MSF, déclarant qu'elles ne reflétaient pas la réalité de la situation : « Aujourd'hui, nous avons tous nos contacts sous contrôle et nous les surveillons régulièrement ».

MSF apelle à la mobilisation

Mais pour Médecins sans frontières, « l'OMS, les autorités des pays touchés et des pays limitrophes doivent déployer des efforts à la hauteur de l'ampleur de cette épidémie. Il faut notamment mettre à disposition du personnel médical qualifié, organiser des formations à la prise en charge de l'Ebola et intensifier le suivi des contacts et la sensibilisation auprès des populations ».

'Ebola': Mise en garde de l'organisation 'Médecins Sans Frontières'

L’Algérie menacée par la pandémie virale 'Ebola': Mise en garde de l'organisation 'Médecins Sans Frontières'

L’organisation des médecins sans frontières (MSF), a averti contre toute propagation de l’épidémie du virus tueur, ‘’Ebola’’, dans les pays du Sahel, et l’Afrique du Nord ; une épidémie qui avance progressivement vers la frontière Sud de l’Algérie, après l’enregistrement d’un bon nombre de cas au Mali, distant que de 17 Km de la frontière nationale.

Il a été également recensé d’autres cas en Mauritanie, ainsi que dans d’autres pays qui ont connu la propagation du virus tels que, la Guinée qui a déclaré l’état d’alerte pour éradiquer l’épidémie qui menace la vie de millions de personnes.

Selon cette organisation, au moins 90 personnes ont péri suite à l’épidémie, dans les pays frontaliers avec l'Algérie, et elle prévoit d’ailleurs sa propagation rapidement dans les prochains jours, en insistant sur la nécessité pour les pays de la région à prendre les mesures nécessaires pour prévenir sa propagation.

Les régions du sud du pays, sont les plus vulnérables à l'épidémie, du fait qu’elle recensent le plus de réfugiés en provenance de pays africains pour fuir la guerre et la pauvreté, ainsi que les immigrants illégaux qui se glissent sur le territoire national sans restrictions ou conditions, et ne sont pas soumis à une surveillance médicale, et qui ont été estimées en 2013 , à 10 mille personnes, ce qui confronte le pays à beaucoup de risques ».

« Le virus Ebola », qui s'est répandue dans les régions tropicales du continent africain, se manifeste par une fièvre «infectieuse», et d'autres symptômes semblables à la grippe, avec des maux de tête, des nausées, et le virus peut causer l'inflammation du foie de la personne malade, et peut entrainer la mort de 90% des personnes infectées, où les spécialistes ont avertis sa transmission par le sang ou d'autres sécrétions.

La Mauritanie et le Mali, ont immédiatement réagi, pour prendre les mesures nécessaires pour la prévention contre tout imprévu, après l'annonce d’un nombre de décès dans la région du Sahel, il a été également attribué des numéros de téléphone pour signaler des cas suspectées d’infection, et en raison de l'absence de moyens adéquats, ces pays, ont envoyé des échantillons de prises de sang aux Etats unis, prises sur des personnes soupçonnées d'avoir été contaminées, et même les pays occidentaux ont commencé à prendre des précautions, alors que la France a mis les avions en provenance de Guinée en quarantaine après que des personnes ont été soupçonnées d’être contaminées par l’épidémie, ce qui a conduit également le Sénégal à la fermeture de sa frontière avec la Guinée, et a également annulé toutes les activités qui ont été programmées avec ce pays frontalier .

Il a également annoncé par le Ministère de la santé de l'Arabie Ministère, le refus d’octroi de visa pour le Hadj et Omra, pour tous ceux qui viennent de la Guinée, en raison de la propagation de la maladie du virus Ebola, d'autant plus qu'il n'a pas de remède jusqu'à présent.

Pour rappel, l'Algérie a connu l'émergence de cas d’épidémie du paludisme, en octobre dernier, après le déplacement de l'équipe nationale de Football et ses fans au Burkina Faso, suscitant la panique au milieu de la société.

Source : Reflexion (Algerie)

 

Guinée : l'aéroport de Conakry mobilisé contre la propagation d'Ebola

Des ouvriers charge du matériel pour l'ONG Médecins Sans Frontières à l'aéroport de Conakry.La mobilisation sanitaire s'est renforcée samedi à Conakry pour empêcher la propagation du virus Ebola hors de Guinée avec le déploiement d'équipes médicales à l'aéroport alors que les autorités appelaient au calme après l'attaque d'une ONG dans le sud du pays par des familles inquiètes.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) et l'ONG Médecins d'Afrique ont déployé une équipe médicale à l'aéroport de Conakry pour "contrôler" les passagers et s"'assurer" qu'ils ne sont pas porteurs du virus Ebola en sortant le pays, a constaté l'AFP. Cette équipe, déployée depuis jeudi, se relaie par groupe de quatre 24 heures sur 24. Elle doit être rejointe par un renfort sanitaire français.

Interrogé par l'AFP, Patrice Loua, membre de l'ONG africaine, a expliqué que l'équipe avait pour mission de "contrôler tous les passagers qui veulent sortir du pays (...) nous les soumettons à une série de questionnaires, à un interrogatoire" médical précis sur d'éventuels symptômes. "Si nous décelons un cas suspect, nous faisons appel à l’un des deux grands hôpitaux de Conakry" pour des examens médicaux supplémentaires, a-t-il affirmé.

Selon lui, "s’il est avéré que le suspect présente des signes, il est immédiatement retenu et soumis à un traitement pour éviter la propagation de l’épidémie hors de nos frontières".

Equipe de l'institut Pasteur

Ce dispositif doit être secondé par des médecins français notamment dans les prochaines 24 heures. La ministre française des Affaires sociales, également en charge de la santé, Marisol Touraine, a indiqué samedi que des équipes médicales françaises vont être déployées à l'aéroport de Conakry "pour limiter au maximum" le risque d'une arrivée sur le sol français du virus Ebola apparu en janvier en Afrique de l'Ouest.

"Des équipes de l'Institut Pasteur, des médecins d'organisations non gouvernementales qui sont sur place pour surveiller la manière dont se déroulent les embarquements, ce sont des procédures jugées les plus efficaces face au risque lié à un virus", a-t-elle déclaré lors d'une visite au centre médical d'urgence de l'aéroport parisien Roissy-Charles-De-Gaulle. "La meilleure façon de lutter contre ce virus, c'est d'éviter sa propagation", a-t-elle insisté, en affirmant toutefois qu'il n'y avait "pas de malade atteint du virus Ebola sur le territoire français aujourd'hui". "Nous ne devons pas être inquiets au-delà de la précaution nécessaire qui s'impose", a-t-elle insisté.

Plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest sont mobilisés contre cette épidémie de fièvre hémorragique partiellement due au virus Ebola, qui a fait 86 morts en Guinée, après l'annonce jeudi de premiers cas suspects au Mali, après le Liberia et la Sierra Leone. Les 86 décès en Guinée font partie d'un bilan global de 137 cas enregistrés depuis janvier, essentiellement dans des préfectures de la Guinée forestière (sud et sud-est), selon le dernier bilan des autorités guinéennes.

Incident dans un centre de MSF

Selon les spécialistes, l'isolement des malades confirmés et des cas suspects est l'unique moyen de casser la chaîne de transmission du virus. Cette mise à l'écart est souvent mal comprise dans certaines communautés où obligations sociales et rites traditionnels sont importants.

A Macenta, dans le sud-est de la Guinée, des habitants s'opposant à la mise en isolement d'un des leurs s'en sont pris à un site de Médecins sans frontières (MSF), une ONG très active sur le terrain l'épidémie "Vendredi, il y a eu un incident au centre de traitement d'Ebola à Macenta dirigé par MSF. Les activités (y) sont actuellement suspendues", a déclaré à l'AFP le porte-parole de MSF en Guinée, Sam Taylor.

L'incident a éclaté après que quelques habitants "sont devenus inquiets, puis agressifs" à l'encontre de l'ONG, "nous tentons actuellement d'en découvrir les raisons", a ajouté M. Taylor. L'épidémie est jugée "sans précédent" par MSF et préoccupante par plusieurs spécialistes.

C'est la première fois que l'Afrique de l'Ouest est confrontée à une flambée d'Ebola de cette ampleur, contrairement à l'Afrique centrale, qui a connu des épidémies meurtrières depuis la découverte de ce virus en 1976 en République démocratique du Congo (RDC, ex-Zaïre). Officiellement, 14 cas de fièvre hémorragique, dont sept mortels, ont été signalés au Liberia.


Source : Jeuneafrique.com

 

Epidémie d’Ebola : Inquiétée, la Mauritanie verrouille partiellement ses frontières

Epidémie d’Ebola : Inquiétée, la Mauritanie verrouille partiellement ses frontières

Des cas suspects pouvant être des cas de fièvre Ebola ont été repérés au Liberia, selon les autorités locales. En Guinée, une épidémie de cette fièvre mortelle a été déclarée.

Quatre-vingt-sept cas suspects de fièvre hémorragique virale ont été signalés, dont soixante-et-un décès. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) précisait que seuls treize cas ont été à ce jour formellement confirmés, également par des laboratoires comme étant Ebola.

C’est devant cette propagation de l’épidémie que la Mauritanie a décidé, dans le cadre de mesures préventives urgentes de fermer certains points de passage sis sur ces frontières avec des Etats de l’Afrique de l’Ouest susceptibles d’être un terreau fertile à cette maladie meurtrière, du fait des faiblesses des moyens de prévention et de la forte mixtion des peuples subsahariens.

Selon des sources deux points de passage frontaliers au moins ont été fermés au niveau des villes de Judrel Mohgen et de Likseiba sur la rive droite du fleuve Sénégal, suite à l’apparition de l’épidémie de la fièvre d’Ebola en Guinée, pays frontalier du Sénégal. L’épidémie a tué 59 personnes en Guinée.

On se souvient, en septembre 2012, une fille répondant au nom de Mariam Mint Brahim, une fille de 17 ans était décédée suite à une forte fièvre et une hémorragie au niveau de la bouche et du nez au village de Ounweije relevant de la commune de Magta-Lahjar dans la Wilaya du Brakna (sud Mauritanie). Des sources médicales avaient suspecté à l’époque une fièvre hémorragique d’Ébola.

La fille avait été évacuée de son village à l’hôpital de la Wilaya de l’Assaba où elle avait perdu la vie. Un échantillon de son sang avait été envoyé à Nouakchott pour d'autres analyses plus approfondies.

La fièvre hémorragique Ébola porte le nom d'une rivière passant près de la ville de Yambukuen à la République démocratique du Congo où elle a été découverte en septembre 1976.

La maladie se caractérise par une montée de fièvre hémorragique et des maux de tête et de gorge accompagnés de diarrhées, des vomissements et des éruptions cutanées. Elle peut aboutir à une insuffisance rénale et hépatique. Le virus d’Ebola se transmet par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou des liquides biologiques des sujets infectés.

Dernier bulletin sur l’épidemie en Afrique de l’Ouest.

Après la Guinée frappée par des cas de fièvre hémorragique, dont celle provoquée par le virus Ebola, c'est au tour du Liberia d'être touché a priori par l'épidémie. Six cas suspects d'Ebola ont été détectés lundi au Liberia , dont cinq mortels.

L'OMS tire la sonnette d'alarme mais reste prudente. Il faut bien faire la distinction entre les cas « confirmés » et les cas « suspects » pour éviter toute panique et bien adapter la réponse sanitaire à la situation.

Pour Tarik Jasarevic, porte-parole de l'OMS, l'existence de l'épidémie est certaine puisqu'elle a été confirmée par un laboratoire : « On parle de cas suspects tant que ce n’est pas confirmé car il y a des maladies qui peuvent avoir comme résultat les mêmes symptômes ».

Il faut donc faire attention aux mauvaises interprétations, insiste Tarik Jasarevic . «Ce qui est important au-delà des chiffres, c’est de mettre en place toutes les mesures nécessaires pour contenir cette épidémie et pour qu’il n’y ait justement pas une transmission au-delà des frontières ou au-delà de la région qui a été affectée à en premier lieu ».

L'OMS confirme qu'elle travaille activement avec les autorités de la région, et notamment en Guinée, pour apporter son soutien aux autorités qui ne savent pas nécessairement comment s’y prendre. C'est en effet la première fois qu’il y a une épidémie d'Ebola en Guinée.

Pas de traitement mais un isolement des malades.

Il n'existe pas de traitement pour cette fièvre très contagieuse. Les seules moyens d'action sont la prévention de la propagation, et c'est ce à quoi s'attellent les autorités guinéennes.

Pour tenter d'éviter la propagation de la maladie, il est nécessaire de mettre en place des mesures et des protocoles précis, explique le porte-parole de l'OMS : « Il s’agit notamment d’établir les endroits d’isolement pour les cas confirmés, d’apporter des soins à ces cas-là.

Il s’agit de trouver les contacts des personnes qui ont approché les cas confirmés, car la fièvre hémorragique d’Ebola est très contagieuse. Elle se transmet assez rapidement. Il faut qu’on suive ces cas pour voir s’ils développent des symptômes. Il faut aussi qu’il y ait des capacités de laboratoire pour confirmer les cas ».

Source : Le Rénovateur Quotidien

Une épidémie de fièvre virale hémorragique fait 29 morts en Guinée

Guinéenne assise avec un bidon d'eau vide dans le quartier Bambeto à Conakry.Une épidémie de fièvre virale hémorragique a provoqué la mort de 29 personnes sur 49 cas enregistrés depuis le 9 février en Guinée, a déclaré vendredi soir le ministère guinéen de la Santé, annonçant la gratuité du traitement de tous les malades admis dans les centres d'isolement.

"Depuis le 9 février 2014, notre pays a enregistré des cas de maladies fébriles dans certaines préfectures de la Guinée forestière (sud) et à Conakry. A ce jour, 49 cas de maladies fébriles dont 29 décès ont été recensés", a affirmé le ministre de la Santé, le colonel Rémy Lamah, dans une déclaration diffusée par le service de communication de la présidence guinéenne

"Ces cas ont été enregistrés dans les préfectures de Guéckédou, Macenta, Kissidougou et à Conakry. Cette maladie se manifeste par une poussée de fièvre, des diarrhée, des vomissements, une fatigue prononcée et parfois un saignement", a expliqué le ministre.

Jeudi, le chef de la Division Prévention au ministère de la Santé, le docteur Sakoba Keïta, avait fait état d'un bilan de 23 morts depuis le 9 février des suites d'une maladie non identifiée qui se manifeste "par la fièvre, la diarrhée, les vomissements et le saignement chez certains patients".

Selon lui, une mission a été dépêchée dans la zone où se sont déclarés les premiers cas pour identifier la maladie, et des prélèvements envoyés en France pour examen. Des mesures de protection et d'isolement de tous les cas ont été prises, ainsi qu'une protection individuelle et collective dans les préfectures touchées.

Plusieurs mesures prises

D'après le ministre de la santé, à l'issue de la mission de terrain, "les premiers résultats confirment la présence d'un virus responsable des fièvres hémorragiques".

La maladie à l'origine de l'épidémie actuelle "se transmet essentiellement d'une personne malade à une personne saine et aussi par des objets souillés appartenant à des personnes malades ou décédées. (...) La consommation de viande d'animaux de brousse infectés" peut " être également une source de contamination", a ajouté le ministre Lamah.

Face à l'épidémie, plusieurs mesures ont été prises, dont le "traitement gratuit de tous les malades dans les centres d'isolement", le "recensement des toutes les personnes qui ont eu des contacts directs avec les malades décédés et ceux présentant les signes" de la maladie.

Le gouvernement invite les populations à la vigilance et à prendre les mesures préventives adéquates. Il demande aux services de santé de prendre toutes les dispositions nécessaires pour contenir la maladie et signaler tout cas suspect aux autorités sanitaires.

Source : Jeuneafrique.com

 

« Celebrate you » Une campagne de lutte contre la dépigmentation

« Celebrate you » Une campagne de lutte contre la dépigmentation.

« Black is beautiful », la célèbre campagne de communication initiée au Sénégal pour lutter contre la dépigmentation, refait surface. Il y’a juste un an que cette initiative était lancée pour contrecarrer la publicité « Khess petch » qui incitait les femmes à se dépigmenter. « Black is beautiful » devient désormais « Celebrate you » : campagne internationale de sensibilisation contre la dépigmentation artificielle.

 


« The Beautiful Branchés », Célébrez votre beauté, est le slogan de la campagne internationale lancée ce 6 septembre 2013 en Afrique et aux Etats Unis. La campagne a pour objectif de célébrer la beauté naturelle et de redéfinir la façon dont les femmes perçoivent leur peau.

Le Sénégal a été choisi comme pays pilote du projet et à cet effet une vaste campagne d’affichage sera lancée. Le projet voyagera dans les pays voisins et, fera le tour du monde avec l’aide d’une campagne de communication virale.

En parallèle, des conférences, des rencontres avec la population et des séries d’ateliers sur les thèmes de l’estime de soi, des soins corporelles et de la santé publique seront organisées au niveau régional en partenariat avec des associations de lutte contre la dépigmentation artificielle (AIIDA).

Selon Dior Lo, initiatrice du projet « il ne s’agit surtout pas d’opposer les teints clairs au teints noirs mais de renforcer la confiance en soi, l’information sur les méfaits de la dépigmentation, sur les soins de beauté naturelle pour que chaque femme, chaque personne assume, aime et célèbre sa beauté naturelle. Pour cela nous allons utiliser la mode, pour célébrer et changer les mentalités. ».

Le projet « The Beautiful Branchés » va en parallèle de la campagne visuelle et dans les réseaux sociaux faire un travail de plaidoyer et de lobbying auprès des institutions internationales, organisations des Nations Unies et Etats concernés pour l’instauration d’une journée internationale de lutte contre la dépigmentation et la mise en œuvre d’une politique de santé publique pour lutter contre ce fléau.

Source : SEN 24heures

 

Les positions du sommeil : la science en phase avec l’Islam

Lors d’une nuit de sommeil, il nous arrive de changer plusieurs fois de position. Certains parlent, bougent ou encore souffrent de somnambulisme. Plusieurs positions sont préférées des gens. Le professeur Joseph Messinger, psychothérapeute, étudie les gestes durant le sommeil et leurs significations. La position du sommeil qui est la plus courante est de s’endormir sur le côté. En effet, cette position apporte un sommeil réparateur et un bon équilibre. Mais le professeur explique qu’il est peu recommandé de dormir du côté gauche, le côté du coeur. Le fait de dormir du côté droit donne moins d’effort à fournir au coeur, puisque celui-ci n’aura pas la pesanteur contre lui. Et dans cette posture, le foie est calé et non en haut en train de pencher.

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