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Santé en Afrique

À la rencontre des nonuplés maliens, trois mois après leur naissance au Maroc

Abdelkader Arby a dû attendre les autorisations du Maroc en cette période de pandémie de Covid pour rejoindre son épouse et ses nouveau-nés à la clinique privée Aïn Borja de Casablanca.Le 4 mai dernier, une jeune Malienne, Halima Cissé, a accouché par césarienne de neuf bébés, tous vivants, sans passer par une fécondation in vitro. Une première mondiale. Une grossesse risquée pour la vie de la mère et des bébés nés prématurément. RFI est allée les rencontrer à Casablanca.

Jamais le couple n'aurait pu imaginer vivre une telle histoire. Halima Cissé, 26 ans, étudiante, et Abdelkader Arby, adjudant de l'armée malienne, menaient à Tombouctou « une vie ordinaire, simple et heureuse » avec leur fille aînée de deux ans et demi.

Sobres et élégants, ils nous accueillent dans la chambre de la clinique privée Aïn Borja de Casablanca où Halima Cissé est prise en charge depuis fin mars. Elle était alors à 25 semaines de grossesse, sa vie et celle de ses bébés étaient en jeu.

« Une dame courageuse et confiante »

Son époux, deux téléphones à la main, entre gestion logistique et nouvelles régulières à donner à la famille restée à Tombouctou, n'a pu rejoindre sa femme et ses neuf nouveau-nés qu'en juillet, deux mois après la naissance, car il a dû attendre d'être autorisé à voyager par le Maroc dans le contexte de la pandémie de Covid-19.

Souriante, mais réservée face aux journalistes, Halima Cissé assure « aller bien » et s'être remise de cette grossesse hors norme et de cet accouchement par césarienne éprouvant.

Une fois par jour, elle monte les quatre étages qui la séparent du service de réanimation néonatale où se trouvent ses bébés. Son mari l'accompagne dans ses visites quotidiennes depuis qu'il est arrivé à Casablanca.

Chasuble, charlotte et surchaussures enfilées, on entre dans une salle très éclairée. Au mur, des personnages de Walt Disney sont peints. Et dans un bruit incessant de monitoring, une équipe d'infirmières se relaient nuit et jour auprès des bébés.

Halima Cissé s'approche de l'une des couveuses. Elle salue tendrement sans le toucher son fils aîné, baptisé Mohammed VI en hommage au roi du Maroc. « Quand je les vois maintenant et que je pense au premier jour, ils étaient si petits », dit-elle pudiquement.

 

Depuis leur naissance, il y a presque trois mois, les « nonuplés maliens » ont fait du chemin.« Des bébés très costauds », dit le pédiatre, le Dr Khalid Mseif, « on a tout eu avec eux, ils ont survécu à toutes les complications de la grande prématurité. » Pesant entre 500 g et 1 100 g chacun à la naissance, les bébés ont presque tous dépassé les 2,5 kg, tètent seuls leurs biberons et n'ont besoin d'aucun médicament. Reste la petite Hawa, la dernière, qui n'atteint pas encore les 2 kg et qui a besoin d'oxygène et d'une sonde pour ne pas s'épuiser en s'alimentant.

 

Face à ce bouleversement, Halima Cissé et Abdelkader Arby, tous deux très croyants, affichent calme et mesure. « Depuis son arrivée à 25 semaines de grossesse et jusqu'à présent, elle a été exemplaire, dit le Dr Mseif. Une dame courageuse, avec un calme extraordinaire et confiante. Loin de son pays si longtemps, ce n'est pas évident. Le fait qu'elle soit restée calme, je pense que ça a aidé pour que cela se passe bien pour les bébés. »

« Oui, mon pays natal, ma fille aînée, ma famille et mes amis me manquent, reconnaît Halima Cissé. Mais seul le temps dira quand nous pourrons rentrer en fonction de l'évolution de l'état de santé des enfants. »

Pas de date de sortie prévue

De Tombouctou à Casablanca en passant par Bamako, le couple a toujours préservé une grande discrétion autour de leur aventure inédite. C'est le ministère malien de la Santé qui a annoncé la naissance début mai. Et ce n'est que depuis quelques jours que le couple répond aux sollicitations, très nombreuses, de journalistes du monde entier. « Nous sommes conscients que cette histoire nous dépasse, dit Abdelkader Arby. Je veux aussi remercier tous ceux qui nous ont aidés et nous aident encore. »

Les frais de prise en charge à la clinique privée Aïn Borja de Casablanca sont payés par l'État malien depuis mars. Plusieurs comptes en banque ont été ouverts au Mali pour aider le couple. La fondation Orange a déjà fait une donation.

Aucune date de sortie de la clinique n'est annoncée pour le moment pour les nonuplés. Un défi logistique. À quoi va ressembler la vie avec dix enfants dont neuf nés en même temps, prématurément et fragiles ? « C'est une responsabilité énorme, un poids que nous mesurons en termes d'attention, de soins, d'éducation, déclare posément Abdelkader Arby. Élever un bébé n'est pas du tout facile, à plus forte raison neuf... »

Source : RFI

Covid-19: en Afrique, «la plupart des pays sont en train de subir la situation que nous avons vue en Inde»

 

Covid-19: en Afrique, «la plupart des pays sont en train de subir la situation que nous avons vue en Inde»RFI Afrique - Des pénuries d’oxygène médical dans de nombreux pays comme en Algérie, des hôpitaux saturés au Sénégal, l’OMS s’inquiète d’une 4ème vague au Maghreb.


La situation sur le front du Covid-19 s’aggrave sur le continent. Le nombre de contaminations en Afrique australe, au Maghreb et dans une moindre mesure en Afrique de l’Ouest ne cesse d’augmenter. John Nkengasong, directeur du Centre Africain pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC), tire la sonnette d’alarme.

L’Afrique fait face à une troisième vague de Covid-19. Où en est la situation sur le continent ?

John Nkengasong : La situation sur le continent est très très inquiétante. Aujourd’hui, au moins 6,5 millions d’Africains sont infectés. Concernant la troisième vague, au moins 29 pays sont en train de subir une troisième vague qui est très très sérieuse, avec deux pays qui sont d’ailleurs dans la quatrième vague, l’Algérie et la Tunisie. Donc, la situation est vraiment très très inquiétante.

Quelles sont les zones les plus touchées ?

Selon la cartographie que nous avons aujourd’hui, la plupart des pays sont dans l’Afrique australe et l’Afrique de l’Est. Mais il y aussi quelques pays d’Afrique du Nord comme l’Egypte, la Libye, la Mauritanie, le Niger qui sont aussi touchés par la troisième vague. Mais la plupart des pays sont en Afrique australe et en Afrique de l’Est.

Peut-on comparer la situation dans certains de ces pays avec ce qui se passe en Inde ?

Bien sûr. Aujourd’hui, je peux dire que la plupart des pays sont en train de subir la situation que nous avons vue en Inde. Les hôpitaux sont remplis. Il y a un manque d’oxygène. Je pense que c’est partout en Afrique, en Zambie, en Namibie, au Botswana, c’est pareil.

Comment expliquer que le continent soit touché aussi fortement aujourd’hui alors qu’il l’était moins jusqu’à présent ?

Je pense qu’il y a plusieurs facteurs qui expliquent cela. Depuis un an et demi, le continent a tout fait pour gérer cette pandémie, et surtout avec un fort leadership exprimé au niveau de l’Union africaine par le président de la Commission (de l’UA) Moussa Faki Mahamat, avec l’appui du président de l’Union africaine, Cyril Ramaphosa. Mais c’est une pandémie, on ne pouvait pas continuer à gérer ça avec des mesures de santé publique sans quand même la vaccination. Vous constatez que notre taux de vaccination est très très faible. Aujourd’hui, moins de 1,3% de la population ont eu la chance d’avoir une deuxième dose de vaccin, c’est-à-dire des gens qui sont pleinement vaccinés. La population aussi commence à être fatiguée avec les mesures de prévention. Donc, il faut continuer à rappeler à la population que la pandémie est toujours là, porter des masques et éviter tous les rassemblements qui amènent des gens ensemble. Donc, il y a une combinaison de facteurs.

Vous le disiez, seulement 1% de la population africaine est vaccinée. Vous espérez avoir vacciné 30% de cette population d’ici au début de l’année prochaine. Est-ce que cet objectif n’est pas un peu irréaliste ?

Oui. On s’est fixé l’objectif de vacciner au moins 60% de notre population d’ici la fin de 2022. Or, si nous voulons, et j’insiste sur ce point, gagner la bataille contre le Covid-19, il faut vraiment tout faire pour au moins vacciner 25 à 30% de la population d’ici la fin de l’année. Sinon, nous risquons de rester avec le Covid sur le continent comme le VIH ou bien la tuberculose. Voilà ce que je propose comme une stratégie pour éliminer cette pandémie sur le continent. Il faut absolument mobiliser. L’Union africaine a déjà signé un contrat avec Johnson & Johnson pour activer au moins 400 millions de doses. Nous comptons aussi sur le partenariat avec le mécanisme de Covax [partage de vaccins mis en place par l'OMS entre pays pauvres et riches]. Nous comptons aussi sur nos partenaires, la France, les Etats-Unis, l’Allemagne qui sont en train de redistribuer des doses de vaccin. Donc, si chacun contribuait, nous pourrions arriver à ces 25 à 30% de personnes qui peuvent être vaccinées d’ici la fin de l’année. On n’a pas vraiment le choix.

Mais comment parvenir à lutter contre la défiance à l’égard des vaccins ?

Je peux partager certains chiffres avec vous. Aujourd’hui, le continent a déjà activé 83 millions de doses de vaccins. Et sur ces 83 millions de doses, 61 millions de doses ont été administrées. Cela représente à peu près 75% du taux d’utilisation du vaccin. Ça, c’est beaucoup. Donc, cela veut dire que si on était sûrs que les vaccins allaient arriver d’une manière prédictive, on pourrait vraiment mener une campagne pour mobiliser les populations qui vont utiliser ces vaccins. Mais ce n’est pas sûr, si on mobilise la population et que les vaccins ne sont pas disponibles, cela pose un problème supplémentaire.

On voit que le continent est confronté à de fortes pénuries d’oxygène médical. La demande a beaucoup augmenté ces dernières semaines. Comment faire face à cette pénurie ?

On ne peut pas renforcer nos systèmes de santé pendant et au cours d’une pandémie. Mais la situation est ce qu’elle est, donc il faut vraiment exprimer une solidarité pour régler ce problème. On compte sur nos partenaires, on compte sur la coopération internationale, la coopération avec le mécanisme de l’OMS [Organisation mondiale de la santé], avec l’Union africaine, les coopérations bilatérales pour résoudre ce problème. Le problème est très important. Si vous regardez très bien, le taux des Africains qui entrent à l’hôpital et qui meurent finalement à cause du Covid sont ceux qui ont besoin d’oxygène. Il y a un manque d’oxygène partout, mais il faut exprimer une solidarité importante pour régler ce problème.

Source : RFI Afrique

Les hôpitaux du Sénégal submergés par la 3e vague de coronavirus

Les hôpitaux du Sénégal submergés par la 3e vague de coronavirusYahoo Actualités - Le médecin Babacar Diop, 30 ans, ne cesse d'être interrompu par la sonnerie de son portable. Des proches de patients hospitalisés dans son service des urgences, complètement saturé, de l'hôpital de Fann, à Dakar, veulent avoir des nouvelles de leur être cher.

"La situation est quand même très catastrophique", affirme d'un air sombre le Dr Diop, les traits tirés alors qu'il ne fait qu'entamer son service de nuit de 12 heures.

A Fann, hôpital de référence proche de l'université, au coeur d'une capitale de plus de trois millions d'habitants, les ambulances amènent des patients au souffle court, venant souvent d'autres hôpitaux.

Plus souvent qu'à leur tour, le Dr Diop est obligé de les renvoyer, par manque d'oxygène.

"On refuse, pas parce qu'on ne veut pas les prendre, mais on n'a pas d'endroit où les mettre pour les prendre en charge. Vous imaginez, on reçoit des malades qui meurent au niveau de la grande porte, ou qui viennent à l'agonie. Parfois même, le médecin, il a les larmes aux yeux", explique-t-il à l'AFP.

Relativement épargné pendant longtemps par la pandémie, le Sénégal, un pays de plus de 16 millions d'habitants, a recensé au total plus de 60.000 contaminations, pour plus de 1.300 décès.

Mais comme le reste de l'Afrique, il subit une troisième vague sans précédent, due au variant Delta. Onze décès ont été enregistrés mercredi et 57 cas graves sont actuellement pris en charge en service de réanimation, selon le ministère de la Santé.

Les hôpitaux de la capitale, en particulier, sont "proches de la saturation" et le personnel "en burn out", avait averti la semaine dernière le directeur national des établissements publics de Santé, Ousmane Dia.

- "Bombe à retardement" -

A l'hôpital de Fann, le service des urgences dispose de 16 lits équipés d'oxygène. Ils sont tous occupés.

Le Dr Diop explique qu'il a dû refuser une vingtaine de malades ces derniers jours, qui n'ont pas eu d'autre choix que de tenter leur chance dans un autre établissement ou de rentrer chez eux.

Le nombre de décès dus au Covid-19 au Sénégal est sous-évalué, selon le jeune médecin, qui souligne qu'"il y a plus de malades qui désaturent (connaissent une chute de leur niveau de saturation en oxygène, NDLR) à la maison qu'à l'hôpital".

"Ce variant est une bombe à retardement. On s'en remet maintenant à la prière", ajoute le Dr Diop.

Sur l'ensemble du pays, les contaminations sont passées de quelques dizaines par jour à la fin du mois de juin à un pic de 1.700 en juillet. Jeudi, près de 900 nouveaux cas ont encore été annoncés.

"Les sujets jeunes sont de plus en plus atteints", souligne Macodou Mbodji, médecin-coordinateur du service de réanimation des patients Covid à l'hôpital Idrissa Pouye, également à Dakar.

Son établissement ne manque pas d'oxygène, car il possède sa propre unité de production. Mais les neuf lits en réanimation, réservés aux cas les plus graves, sont occupés. Le taux de mortalité y est d'environ 33%.

- Effet Tabaski -

Sans se départir de son ton posé, presque jovial, le Dr Mdodji estime que "l'on ne peut pas dire que c'est sous contrôle". "La situation risque même d'être catastrophique dans les prochaines jours", assure-t-il.

Il y a une dizaine de jours, les rues de Dakar se sont vidées à l'occasion de la Tabaski, la fête de l'Aïd, que la plupart des habitants de la capitale sont allés fêter en province.

Les professionnels de la santé craignent qu'un "effet Tabaski", avec une hausse encore plus forte du nombre de malades due à ces vastes mouvement de populations, se fasse sentir dès la semaine prochaine.

Pendant ce temps, la vaccination s'accélère. D'environ 3.000 par jour, le nombre de doses administrées est passé à 38.000 mercredi, grâce à de nouvelles livraisons de vaccins Sinopharm et Johnson & Johnson. Mais seulement un peu plus de 700.000 personnes ont jusqu'ici été vaccinées.

"Nous savons que la situation est difficile et très préoccupante. Il faut que les populations aillent se faire vacciner. En regardant les statistiques, on voit que 98% des décès sont des personnes non vaccinées", note le patron des établissements publics de Santé, Ousmane Dia.

Source : AFP

 

Ebola : la Guinée annonce ses premiers décès depuis 2016

Le ministre guinéen de la Santé, Rémy Lamah, en décembre 2014.Quatre personnes sont décédées de la fièvre hémorragique Ebola en Guinée, première résurgence signalée de la maladie en Afrique de l’Ouest, d’où était partie la pire épidémie de l’histoire du virus, entre 2013 et 2016.

« On est vraiment préoccupés, il y a déjà quatre décès de la fièvre hémorragique à virus Ebola dans la région de Nzérékoré (sud-est), dont deux à Nzérékoré même et deux dans la sous-préfecture de Gouéké », en Guinée forestière, a déclaré samedi le ministre de la Santé, Rémy Lamah.

« Il y a une infirmière de Gouéké qui est tombée malade vers la fin du mois de janvier. Elle est décédée entre le 27 et le 28 janvier et a été inhumée le 1er février à Gouéké », a pour sa part dit le patron de l’Agence nationale de la sécurité sanitaire (ANSS), le Dr Sakoba Keïta, cité par le site GuinéeMatin. « Parmi ceux qui ont participé à l’enterrement, huit personnes ont présenté des signes : diarrhées, vomissements et saignements. Trois d’entre eux sont décédés et quatre autres sont hospitalisés à Nzérékoré », a-t-il ajouté.

Selon lui, un patient s’était « échappé » mais a été retrouvé et a été hospitalisé à Conakry. Interrogé par l’AFP, le Dr Keïta a confirmé avoir tenu ces propos.

« Toutes les dispositions » ont été prises

Le patron de l’ANSS et le ministre de la Santé ont tous les deux indiqué que les prélèvements analysés par un laboratoire mis sur pied par l’Union européenne à Guéckédou, dans la région, avaient détecté la présence du virus Ebola. Les résultats d’analyses complémentaires étaient attendus très prochainement.

« Nous avons pris toutes les dispositions, une équipe d’alerte est sur place pour identifier les cas contact », a dit le ministre, Rémy Lamah, soulignant qu’il n’y avait « pas eu de résurgence depuis 2016 ». « Je suis inquiet en tant qu’humain, mais je reste serein car on a géré la première épidémie et la vaccination est possible. Il y aura une réunion de crise demain » dimanche, a-t-il ajouté.

De son côté, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a été « informée de deux cas possibles d’Ebola en Guinée-Conakry ». Un « dépistage de confirmation est en cours », a ajouté sur Twitter le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

Provoquant une fièvre brutale, des maux de tête, des vomissements et diarrhées, le virus Ebola a été identifié pour la première fois en 1976 au Zaïre, l’actuelle RDC. Depuis, ce virus, pour lequel il existe deux vaccins expérimentaux mais aucun traitement curatif, a semé plusieurs fois la terreur en Afrique.

Partie en décembre 2013 de Guinée forestière, avant de se propager au Liberia et à la Sierra Leone voisins, l’épidémie en Afrique de l’Ouest s’était achevée en 2016 après avoir atteint 10 pays, dont l’Espagne et les États-Unis, provoquant plus de 11 300 morts pour quelque 28 600 cas recensés, à plus de 99% en Guinée (2 500 morts), au Liberia et en Sierra Leone.

Bilan sous-évalué

Ce bilan, sous-évalué de l’aveu même de l’OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les précédentes épidémies d’Ebola depuis 1976.

Kinshasa a annoncé le 7 février une nouvelle « résurgence » de la maladie dans l’Est du pays

La deuxième plus grave épidémie d’Ebola – mais la dixième enregistrée en RDC -, s’était déclarée en août 2018 dans l’Est du pays. Elle s’est officiellement achevée en juin 2020, avec un bilan de 3 481 cas et 2 299 décès, selon l’OMS.

La onzième épidémie en RDC, qui a causé la mort de 55 personnes sur 130 cas recensés dans la province de l’Equateur (nord-ouest), a été déclarée finie le 18 novembre dernier. Mais Kinshasa a annoncé le 7 février une nouvelle « résurgence » de la maladie dans l’Est du pays, où l’OMS a dépêché une équipe d’épidémiologistes et se prépare à une campagne de vaccination dans la zone touchée. Au 10 février, les autorités congolaises avaient enregistré le décès dû à cette nouvelle vague d’Ebola de deux agricultrices dans la province du Nord-Kivu.

Sur son site internet, l’OMS explique que « l’être humain s’infecte par contact soit avec des animaux infectés (en général en les dépeçant, en les cuisant ou en les mangeant), soit avec des liquides biologiques de personnes infectées ». « La plupart des cas surviennent à la suite de la transmission interhumaine qui se produit lorsque du sang, des liquides biologiques ou des sécrétions (selles, urine, salive, sperme) de sujets infectés pénètrent dans l’organisme d’une personne saine par l’intermédiaire d’une lésion cutanée ou des muqueuses », est-il ajouté.

Source : Jeune Afrique

Covid-19: l'Union africaine obtient 270 millions de vaccins pour le continent

Covid-19: l'Union africaine obtient 270 millions de vaccins pour le continentRFI Afrique - L’Union africaine a obtenu 270 millions de doses de vaccins anti-Covid à répartir entre les pays du continent. 50 millions de doses seront disponibles entre avril et juin.

Ils sont achetés par l'UA aux laboratoires Pfizer, AstraZeneca et Johnson&Johnson. Ces commandes ne sont pas les seules sources d'approvisionnement pour l'Afrique, qui bénéficie aussi du dispositif Covax lancé par l'OMS, et de dispositions prises au niveau des Etats.

C'est un signal fort qu'envoie l'Union africaine : le continent n'attend pas la charité mondiale pour se procurer ses doses de vaccin anti-Covid. Et entend bien se fournir comme le reste de la planète auprès des grands laboratoires. 270 millions de vaccins seront achetés à Pfizer et AstratZeneca, notamment.

Mais l'Afrique ne renonce pas pour autant à l'initiative Covax, lancée à la fois par l'Organisation mondiale de la santé et les pays riches, afin de favoriser un accès équitable à tous les pays aux vaccins développés dans le monde. Seulement l'Union africaine redoute que les volumes disponibles entre février et juin par Covax soient à peine suffisant pour vacciner les personnels soignants.

Commandes directes entre Etats

Or actuellement, le continent est frappé par une deuxième vague bien plus meurtrière que la première, et doit aller plus vite. Ces deux canaux d'accès aux vaccins ne sont pas les seuls, certains pays n'hésitent pas à commander directement.

Ainsi, l'Algérie a acheté le vaccin russe Spoutnik V. Le Maroc quant à lui opte pour le produit d'AstraZeneca et surtout celui du chinois Sinopharm dont une partie sera produite dans une usine marocaine. Le Sénégal, enfin, vient d'annoncer lui aussi être en discussion avec Sinopharm pour la première phase de son programme de vaccination.

Source : RFI Afrique

Au Nigeria, des scientifiques identifient une nouvelle souche de Covid-19

nigeria covidDes études sont en cours pour préciser les propriétés de cette variante du coronavirus. Cette découverte intervient alors que le pays a été durement touché par l’épidémie en décembre.

Cette variante a été observée sur deux patients, le 3 août et le 9 octobre dernier, lors d’analyses menées sur 200 échantillons par les scientifiques de l’Acegid, le centre d’excellence africain de recherche génomique et des maladies infectieuses. D’après ce centre de recherche, les deux patients présentent des mutations génétiques.

Cette découverte comporte encore énormément de zones d’ombre. Seule certitude, cette nouvelle variante du coronavirus est différente de celle observée au Royaume-Uni, comme l’explique le professeur Christian Happi, le directeur de l’Acegid, à l’origine du séquençage génétique de cette variante au Nigeria : « Nous pensons que cette variante a très probablement muté au Nigeria. Elle est différente de la souche présente en Afrique du Sud et au Royaume-Uni. Mais elle partage deux mutations avec la souche apparue au Royaume-Uni. Nous n’avons pas analysé d’échantillons récents, nous ignorons dont dans quelle mesure d’autres patients sont affectés par cette nouvelle souche. »

Ce biologiste reste prudent : pour l’heure, aucun lien n’a été établi entre ces découvertes et l’accélération des contaminations ces dernières semaines au Nigeria. Des recherches plus approfondies sont en cours pour mieux comprendre les propriétés de cette mutation et savoir si d’autres patients ont été touchés.

Source : RFI

(COVID-19) : Le gouvernement Sénégal annonce de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémie

(COVID-19) le gouvernement sénégal annonce de nouvelles mesures pour lutter contre la pandémieXinhuanet - Le gouvernement sénégalais a pris ce vendredi une série de mesures avec "effet immédiat" dans le cadre de la lutte contre la propagation de la pandémie de COVID-19, avertissant que leur violation exposerait les contrevenants à des sanctions pénales, a appris Xinhua de source officielle.

Selon le ministre sénégalais de l'Intérieur Aly Ngouille Ndiaye, les rassemblements sont interdits au niveau des plages, des terrains de sports, des espaces publics et des salles de spectacle.

Parmi les autres mesures figurent l'interdiction de toute manifestation sur la voie publique, spécialement dans la région de Dakar, et le port obligatoire du masque dans les services de l'administration et du privé, dans les commerces et dans les transports.

Le ministre de l'Intérieur a également insisté sur le respect scrupuleux des arrêtés du ministre des Transports relativement aux nombres de places autorisés dans les transports en commun.

"Toute violation de ces dispositions expose son auteur à des sanctions pénales pouvant aller de l'amende à l'emprisonnement conformément aux dispositions du Code des contraventions", a-t-il prévenu.

Le président sénégalais Macky Sall a demandé mercredi, lors du Conseil des ministres, à son gouvernement de déployer "un dispositif spécial" permettant aux services de sécurité de contrôler l'accès aux lieux publics dans le pays.

A ce jour, le Sénégal a compté 10.887 cas confirmés de COVID-19, dont 225 décès et 7.186 guérisons.

Source : Xinhuanet (Chine)

Coronavirus: l'Afrique face à la pandémie mardi 12 mai

Des chauffeurs-routiers font la queue pour se faire tester pour le coronavirus au point de passage frontalier de Namanga entre le Kenya et la Tanzanie, à Namanga, au Kenya, le 12 mai 2020.Selon les chiffres du Centre de prévention des maladies de l’Union africaine (CDC), le continent comptait ce mardi 12 mai 67 957 cas confirmés de coronavirus, et 2 340 décès dus à la maladie. L’Afrique du Sud est le pays le plus touché, devant l’Égypte et le Maroc.

• Une « nouvelle phase » dans la gestion de la pandémie au Sénégal

C’est au tour du Sénégal d’assouplir les mesures prises pour endiguer la propagation du coronavirus. Dans sa troisième adresse à la Nation depuis le début de la crise, le président Macky Sall a annoncé lundi soir plusieurs mesures. Le couvre-feu est raccourci, les lieux de culte pourront rouvrir, les commerces fonctionner 6 jours sur 7, et les élèves qui passent des examens reprendront le chemin de l’école le 2 juin. Mais les Sénégalais devront « apprendre à vivre en présence du virus » a ajouté le chef de l’État, qui a insisté pour qu’il n’y ait pas de « relâchement » mais une « adaptation », mot revenu plusieurs fois dans son discours.

Dans les lieux de culte, les établissements scolaires, les marchés, et les restaurants, le port du masque restera obligatoire. Dans un communiqué, les évêques de l’Église catholique ont indiqué que la suspension des messes et célébrations publiques restait en vigueur pour l’instant. Autre annonce : les corps des Sénégalais décédés du Covid-19 à l’étranger pourront finalement être rapatriés.

À ce jour, le pays enregistre 109 nouveaux cas positifs, au total 1 995 cas confirmés, dont 1 233 sous traitement, 19 décès. La presse, elle, souligne un « paradoxe » dans ce « coronavirage »

La crise du coronavirus est économique tout autant que sanitaire, comme l’illustre la situation à Saly. Cette cité balnéaire, à une centaine de kilomètres de Dakar, est désormais une « ville fantôme » privée d’un tourisme qui représente 10% du PIB sénégalais. Notre correspondant William de Lesseux est allé le constater sur place.

• Une mutinerie à la prison de Lomé, les détenus craignent le Covid-19

Les gardiens de la prison de Lomé ont vite ramené la situation à la normale après un mouvement d’humeur des prisonniers ce mardi matin. Les détenus refusaient que soient ramenées en cellule des personnes testées positif au coronavirus. Ils réclament la libération ou la délocalisation de ces personnes. Cette prison est surchargée avec plus de 1 500 détenus pour 600 places et fait régulièrement l’objet de rapports d’organisations des droits humains. En revanche, selon les informations de notre correspondant Peter Dogbé, le prisonnier le plus célèbre, le demi-frère du président Faure Gnassingbé, Kpatcha Gnassingbé, a été exfiltré ce mardi matin.

• La cloche a sonné au Bénin, les enseignants kényans ne veulent pas reprendre

Les écoles du Bénin ont rouvert leurs portes hier lundi, après plus de 40 jours de fermeture. Selon notre correspondant Jean-Luc Aplogan, les élèves rechignent à garder le masque toute la journée, les enseignants restent inquiets, mais le gouvernement a promis des masques gratuits, des dispositifs de lavage de mains et la poursuite du dépistage massif des enseignants.

Au Kenya, en revanche, les écoles sont encore fermées, et les enseignants entendent bien qu’elles le restent tant que les mesures appropriées n’ont pas été prises. Le syndicat exige des garanties : la reconfiguration des classes pour assurer la distance sociale nécessaire, l’interdiction des voyages et des événements scolaires, et surtout, la désinfection massive de tous les établissements avant la réouverture. En effet, 460 universités, collège et écoles primaires servent aujourd’hui de centres de quarantaine pour des patients atteints du Covid-19. Une reprise des cours dans ces lieux serait un cauchemar, martèle le syndicat.

En revanche, les restaurants kényans ont repris du service, et le tourisme attend de pouvoir en faire de même.

• Côte d’Ivoire : montée en puissance des dépistages et artistes engagés

Les autorités ivoiriennes veulent mettre le dépistage au cœur de leur stratégie de riposte. Six centres de prélèvement sur treize sont pour le moment opérationnels à Abidjan. La capitale économique concentre 98% des 1 730 cas recensés jusque là dans le pays. Les échantillons prélevés sont ensuite envoyés à l’Institut Pasteur, où s’est rendu Pierre Pinto, et qui dispose des fameuses machines à PCR en temps réel permettant de déceler le Sars-COV2. Entre 300 et 500 tests journaliers sont réalisés.

Dans le même temps, alors que les mesures de restriction ont été allégées à l’intérieur du pays, le couvre-feu reste en vigueur jusqu’à vendredi à Abidjan. La sensibilisation ne faiblit pas pour autant. Depuis début avril, une association de créateurs intervient ponctuellement dans la commune populaire de Yopougon, notamment via des ateliers de confection de masques, de gel hydro-alcoolique et de savon. Notre correspondant Sidi Yansané a assisté à l’un de ses ateliers.

• Nombreuses réactions à l’interview d’Andy Rajoelina

Au lendemain de son passage sur RFI et France 24 la prestation du président malgache est largement commentée, relate notre correspondante Sarah Tétaud. Chez certains, la fibre nationaliste et la dénonciation des Occidentaux fait mouche. Les dithyrambes en font un « nouveau Sankara », bouteille de Covid-organics à la main, breuvage qu’il vante partout en Afrique malgré les mises en garde de l’OMS, l’organisation rappelant qu’aucune preuve médicale de son efficacité n’existe. D’autres estiment que l’énergie du chef de l’État serait beaucoup plus utile à mettre sur pied un plan de relance et à sortir de nombreux malgaches de la misère et de la faim. Certains en revanche, dénoncent son « panafricaniste opportuniste », « complotiste », et attendent les résultats des essais cliniques réalisés par l’Union Africaine, le Sénégal ou encore l’Afrique du Sud.

• Premier vol de rapatriés au Gabon

Une première vague de Gabonais bloqués à l’étranger a regagné Libreville hier lundi, en provenance de Douala, au Cameroun. Une vingtaine de personnes parmi les quelque 1.200 ayant sollicité le gouvernement dans 23 pays. Notre correspondant Yves-Laurent Goma était à la descente de l’avion.

Retour au Gabon des premiers rapatriés du Covid-19

Yves-Laurent Goma

• Reprise des vols Air France au Cameroun

Avec le « Très Haut Accord » du président Paul Biya, le gouvernement camerounais autorise la reprise des vols commerciaux de la compagnie Air France, à raison d’un vol par semaine et alternativement à Yaoundé et Douala, et ce jusqu’au 30 juin. Les passagers devront présenter un test négatif au coronavirus à l’embarquement, et s’engager à s’auto-confiner à l’arrivée au Cameroun, où ils devront être suivis individuellement. Les autorités insistent sur le port du masque obligatoire et le respect des gestes barrières pour les passagers et le personnel d’Air France.

La lettre du ministre camerounais des Transports Ministère Transports

• Confinement prolongé jusqu’à la fin du ramadan en Algérie

Le gouvernement algérien a prolongé les mesures de jusqu'au 29 mai, soit après la fin du ramadan. En déplacement à Oran, le Premier ministre, Abdelaziz Djerad a appelé la population à la « responsabilité individuelle et collective » face à des cas d'indiscipline, notamment en continuant à porter le masque.

Les autorités ont dû faire refermer de nombreux commerces, rouverts au début du mois de jeûne, dans près de la moitié des 48 préfectures du pays, dont Alger, en raison du non respect des règles d'hygiène et de distanciation sociale. Notamment des magasins de vêtements et de chaussures, des salons de coiffure et des pâtisseries. L’Algérie rapporte 5 891 cas et 507 victimes.

• La crise frappe le coton malien

Après le lait hier lundi, RFI vous parle ce mardi d’un autre secteur frappé par les conséquences de la crise : le coton. Au Mali, les producteurs vont perdre plus du cinquième de leurs revenus lors de la campagne 2020/2021. Le prix « bord champ » (le prix au producteur) garanti a été fixé à 200 francs CFA le kilo au lieu de 275 francs CFA pour la campagne précédente, nous explique Stanislas Ndayshimiye.

Source : RFI

 

Covid-19 : un mort au Burkina Faso, le premier en Afrique subsaharienne

Covid-19 : un mort au Burkina Faso, le premier en Afrique subsaharienneLe Monde Afrique - Le Burkina Faso a enregistré son premier décès lié au Covid-19, qui est aussi le premier en Afrique subsaharienne, a annoncé mercredi 18 mars le coordonnateur national contre l’épidémie.

« Nous avons enregistré dans la nuit le décès d’une patiente de 62 ans, diabétique, qui était sous réanimation », a déclaré lors d’un point de presse le professeur Martial Ouédraogo, coordonnateur de la réponse à l’épidémie de coronavirus dans ce pays très pauvre du Sahel.

Sept nouveaux cas ont été enregistrés au Burkina, « ce qui porte le nombre de malades à 27, dont 15 femmes et 12 hommes », a-t-il poursuivi. Un premier cas en dehors de la capitale Ouagadougou a été confirmé, à Bobo Dioulasso, la deuxième ville du pays, a précisé M. Ouédraogo.

Avec ces nouveaux cas au Burkina Faso, le nombre total de cas de coronavirus s’élève à 576 dans toute l’Afrique (Afrique du nord et subsaharienne), dont 15 décès (6 en Egypte, 5 en Algérie, 2 au Maroc, 1 au Soudan et donc 1 au Burkina Faso).

Ce dernier pays a décidé samedi la fermeture de tous les établissements scolaires et la suspension jusqu’à fin avril des manifestations et rassemblements publics et privés, pour tenter d’endiguer la progression de l’épidémie.

Le Monde avec AFP
Source : Le Monde Afrique (France)

 

Un cas suspect de coronavirus en Côte d'Ivoire

Un cas suspect de coronavirus en Côte d'IvoireBBC Afrique - Le ministère ivoirien de la santé a annoncé que les autorités sanitaires s'occupaient d'un cas suspect de coronavirus en Côte d'Ivoire.

Un étudiant non identifié, qui est rentré samedi de Pékin vers ce pays d'Afrique de l'Ouest, subit de nouveaux tests après avoir présenté des symptômes de grippe.

S'il est confirmé, il s'agira du premier cas de ce virus mortel en Afrique. Le virus, qui est apparu pour la première fois dans la ville chinoise de Wuhan, s'est propagé à plus de 2 000 personnes et en a tué 56.

La femme de 34 ans est actuellement en isolement, ont déclaré les autorités.

Elle vit en Chine depuis cinq ans, selon le communiqué du ministère de la santé de Côte d'Ivoire, et présentait des symptômes de type grippal avant de prendre l'avion pour Abidjan.

"Son état général est satisfaisant", a déclaré le ministère. "Il y a, à ce stade, des soupçons d'un cas de pneumonie lié au coronavirus."

Les résultats des tests de la femme étaient attendus pour dimanche soir.

Actuellement connu sous le nom de 2019-nCoV, le virus est considéré comme une nouvelle souche de coronavirus non encore identifiée chez l'homme.

Depuis le début de l'épidémie à Wuhan, plusieurs pays africains ont mis en place un dépistage supplémentaire sur les vols en provenance de Chine.

Source : BBC Afrique

 

Tunisie : la campagne "Balance ton hôpital" dénonce le délabrement du système de santé

Tunisie : la campagne Francetvinfo - Décès de 12 nouveau-nés en quatre jours dans une grande maternité de Tunis, des suites d'une infection contractée à l'hôpital.

Sur les réseaux sociaux, le hashtag #balancetonhopital amplifie la colère des Tunisiens contre le délabrement de leur système de santé. "Toilettes insalubres, salles d’attente inondées, rats dans les couloirs, ascenseurs en panne… Quelques jours seulement après son lancement, la campagne numérique 'Balance ton hôpital' sévit sur les réseaux sociaux.

Plusieurs dizaines de messages et de clichés ont été postés sur une page Facebook où de nombreux médecins, internes, externes et étudiants en médecine ont publié leurs témoignages, dénonçant de nombreuses défaillances dans les hôpitaux, notamment ceux de la capitale", écrit Jeune Afrique.

Après la mort des nourrissons, le pouvoir tunisien a réagi. Le ministre de la Santé en poste Abderraouf Chérif a dû démissionner. "Tout le secteur de la santé est dans un état d'urgence ! (...) Il y a des problèmes dans ce secteur ! Les professionnels ont lancé vingt mille fois des cris d'alarme !", a reconnu sa remplaçante Mme Ben Cheikh. "Ça suffit", a-t-elle martelé ajoutant que tout le monde devait "être mis devant ses responsabilités".

Sous le hashtag "Balance ton hôpital", les réseaux sociaux multiplient les photos d’hôpitaux délabrés, d’hygiène douteuse, de conditions de travail déplorables. "Des professionnels et des cadres médicaux ont lancé à maintes reprises des cris d’alarme pour dénoncer la situation catastrophique des établissements hospitaliers publics, mais rien de concret n’a vraiment été fait", explique le Huffingtonpost Maghreb.

Les images et les témoignages réunis sous ce hashtag peuvent mieux expliquer la mort des nourrissons qui auraient été victimes d’une infection nosocomiale.

Plus largement, ces témoignages décrivent un système de santé touché par la situation budgétaire du pays obligé de réduire ses dépenses publiques, alors que les hôpitaux publics affichent une dette de plus de 100 millions d'euros. Une situation aggravée par l'exode des jeunes médecins vers l'Europe ou les pays du Golfe.

"Ce qui s’est passé était attendu", déplore Souhail Alouini, médecin et député, président de la Commission de la santé et des affaires sociales de l’Assemblée des représentants du peuple, cité par Le Monde. "Cette catastrophe est le produit d’un vrai problème de gouvernance du secteur de la santé publique en Tunisie", ajoute-t-il.

Pierre Magnan
Source : Francetvinfo

 

Tipasa: une équipe française réalise des interventions au profit d'enfants atteints de cardiopathies complexes

Tipasa: une équipe française réalise des interventions au profit d'enfants atteints de cardiopathies complexes APS - Une équipe médicale française a réalisé mercredi des interventions chirurgicales au profit de 18 enfants présentant des cardiopathies complexes, au niveau de la polyclinique de cardiologie infantile de Bou Ismail (Tipasa).  

Cette initiative "humanitaire" et "scientifique" comme qualifiée par le Pr Mouhamadou LY, de nationalité mauritanienne », établi en France, responsable de cette équipe médicale française, est inscrite au titre d’une convention signée, l’année dernière, entre la polyclinique de cardiologie infantile de Bou Ismail, relevant de la CNAS (Caisse nationale des assurances sociales des travailleurs salariés) et l’hôpital français Marie Lannelongue, a-t-il indiqué.

L’opération a, aussi, permis de doter les deux blocs opératoires de l’établissement d'équipements de pointe.

Dr Mouhamadou a signalé, en outre, que ces interventions, réalisées avec la contribution d’une équipe médicale algérienne, concernent des enfants âgées de 45 jours à 9 mois, nés avec des cardiopathies complexes qu’il est actuellement aisé de traiter dans le monde grâce au développement de la science.

"Ces interventions représentent un intérêt suprême pour les médecins algériens, au plan formation et transfert technologique", a-t-il ajouté.

Le Pr Mouhmadou a informé, en outre, qu’un suivi médical régulier sera assuré aux enfants bénéficiaires de ces opérations, de concert avec les médecins algériens, à travers une technique de suivi médical à distance destinée à assurer le suivi post-hospitalisation de patients.

"La convention signée par la Direction générale de la CNAS stipule une prise en charge des cas médicaux complexes et sensibles, difficiles de traitement en Algérie (tant au niveau de l’établissement de Bou Ismail, ou d’autres structures hospitalières privées ou publiques), en collaboration avec des équipes médicales et paramédicales algériennes", a, pour sa part, fait savoir le directeur de la polyclinique de cardiologie infantile de Bou Ismail, Boudjeriou Abdelkader.

Le même accord permet, également, à l’équipe médicale de la polyclinique de Bou Ismail de bénéficier d’un savoir-faire dans la maitrise des nouveaux équipements de pointe et, partant, de réaliser des interventions complexes susceptibles de réduire les frais de prise en charge des malades à l’étranger.

Concernant le problème des rendez -vous au niveau de cet établissement, du fait qu’il est l’unique du genre à l’échelle nationale, le responsable a assuré que la prise en charge de tous les cas se fait "sur la base du rapport de l’unique médecin habilité à déterminer les cas prioritaires devant être traités en urgence", affirmant que le staff médical traitant a toujours fait valoir en premier la "conscience professionnelle".

Source : APS (Algérie)

 

 

Choléra en Algérie : alerte au Maroc et en Tunisie

Choléra en Algérie : alerte au Maroc et en Tunisie La Tunisie et le Maroc ont relevé le niveau d’alerte sur leurs territoires pour prévenir une éventuelle contamination de leurs populations par la maladie du choléra apparue chez leur voisin algérien.

Les autorités algériennes ont annoncé samedi la mort d’une deuxième personne victime de cette maladie et l’apparition de 139 cas dans quatre régions proches de la capitale, Alger.

Une situation qui suscite l’inquiétude de ne pouvoir circonscrire la maladie dans les zones recensées et la probabilité qu’elle traverse les frontières vers les pays voisins.

Les autorités tunisiennes ont mis en garde leur population contre les risques de contracter la maladie par la voie de l’eau, les aliments et l’environnement, insistant sur la nécessité d’appliquer les mesures préventives et la propreté.

Pour sa part le ministère marocain de la santé a adressé samedi une circulaire à l’ensemble des hôpitaux publics les incitant sur la nécessité de relever le niveau d’éveil afin de prévenir d’éventuels cas de choléra qui s’est déclaré chez le voisin algérien.

Le ministère algérien de la santé avait annoncé que l’origine de la maladie était une source rurale provenant des montagnes près de Tipaza, utilisée par les populations traversant la zone en direction d’Alger.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

 

Le choléra fait un 2e mort et touche de nouvelles régions en Algérie

Le choléra fait un 2e mort et touche de nouvelles régions en AlgérieUn deuxième malade est décédé du choléra en Algérie, où 46 personnes ont été contaminées depuis début août par cette maladie qui s'est propagée à une région supplémentaire, a annoncé samedi le ministère de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon les dernières analyses, "46 cas de choléra ont été confirmés parmi les 139 cas hospitalisés depuis le 7 août 2018", a fait savoir le ministère dans un communiqué. Aucun cas de choléra n'avait été détecté en Algérie depuis 1996, tandis que la dernière épidémie d'ampleur remonte à 1986.

Le précédent bilan de l'actuel épisode, communiqué à l'AFP vendredi, faisait état de 41 cas avérés, dont un décès, pour 88 cas suspects, répartis à Alger -5 malades confirmés- et dans trois wilayas (préfectures) alentour.

Un deuxième patient est décédé du choléra dans la wilaya de Blida (50 km au sud d'Alger), où 25 cas sont confirmés, a annoncé samedi le ministère.

Selon lui, un cas a été confirmé dans la wilaya de Médéa et un cas suspect recensé dans celle d'Aïn Defla, toutes deux jusqu'ici épargnées. Situées respectivement à 80 et 100 km au sud-ouest d'Alger, ces deux régions sont limitrophes de celles de Blida et Tipaza (70 km à l'ouest d'Alger), où la grande majorité des malades sont recensés.

Trois cas sont également avérés dans la wilaya de Bouira, à une centaine de km au sud-est d'Alger.

Selon le ministère, un contrôle "a révélé la présence du vibrion cholérique" dans une source de la wilaya côtière de Tipaza, où 12 cas ont été confirmés. La source "a été condamnée" et son eau "interdite à la consommation".

Les autorités sanitaires excluaient jusqu'ici une contamination par l'eau, indiquant privilégier la piste d'aliments mal lavés, puis une propagation par contacts au sein des familles.

L'Algérienne des Eaux, établissement public, a assuré dans un communiqué que l'eau du robinet était "propre à la consommation" et pouvait être consommée "sans crainte", alors que des messages alarmistes appelant à cesser de la boire se sont répandus ces derniers jours sur les réseaux sociaux.

Plusieurs médias algériens ont critiqué le délai mis par les autorités pour annoncer l'apparition du choléra.

Le 20 août, le ministère de la Santé avait exclu que le choléra soit à l'origine de l'hospitalisation de plusieurs personnes pour des diarrhées aiguës dans les préfectures de Blida, Tipaza et Bouira.

Source : VOA Afrique

 

Algérie : les médecins résidents de nouveau mobilisés pour l’abrogation du service civil et militaire

Le ministre de la Santé Mokhtar Hazbellaoui a appelé les médecins au dialogue, alors qu'un nouveau rassemblement est prévu mardi.

Ils étaient près de 500 médecins algériens en spécialisation rassemblés, dimanche 7 janvier, à l’hôpital Moustapha Bacha d’Alger, le plus important de la capitale. Appelés en Algérie « médecins résidents », ils mènent depuis près de deux mois une grève générale dans les hôpitaux universitaires, appelant à l’abrogation du service civil et militaire.

Ils se sont ensuite dirigés vers la Faculté de médecine où un autre rassemblement était organisé.

À Constantine (340 km à l’est d’Alger), des médecins résidents, des pharmaciens et des dentistes ont participé à une marche allant de l’hôpital Ibn Badiss jusqu’au centre-ville, rapporte l’agence de presse algérienne.

Sur les réseaux sociaux, des images de la manifestation, où apparaissent un grand nombre de manifestants, ont été publiées. Selon les organisateurs, ils étaient un millier. Aucun incident n’a, cette fois, été signalé.

Vers un dialogue avec le gouvernement

Mercredi dernier, ils ont tenté de manifester dans le centre de la capitale mais se sont heurtés à la police, qui a eu recours à la force pour les en empêcher, a indiqué leur mouvement, faisant état de 20 médecins blessés.

La Direction générale de la sécurité nationale a quant à elle affirmé que la police « n’avait fait qu’appliquer le règlement » qui interdit les manifestations dans la capitale. Elle a également fait état de blessés parmi les policiers.

Sur sa page Facebook, la section algérienne d’Amnesty International a dénoncé cette répression, affirmant que le droit de manifester est garanti par la Constitution algérienne.

Les revendications des « résidents » ne sont pas nouvelles. Depuis plusieurs années, les médecins protestent contre le fonctionnement actuel. En Algérie, tout médecin ayant achevé six ans de spécialisation dans les hôpitaux se doit d’exercer pendant deux à quatre ans dans les zones reculées du pays. Les hommes médecins sont ensuite tenus d’accomplir une année de service militaire – qu’ils souhaitent également voir supprimer.

Dimanche, le ministre de la Santé Mokhtar Hazbellaoui a appelé les médecins au dialogue « afin de trouver des solutions à leurs revendications ». S’il a estimé que « le service civil (était) plus que nécessaire », il a promis « d’alléger et de développer le service civil en améliorant les conditions de travail (…) », selon des propos publiés par le quotidien Al-Khabar.

En attendant un éventuel apaisement, le mouvement des médecins résidents – qui sont environ 9.000 en Algérie – a appelé à une manifestation mardi à Oran (ouest).

Source : jeuneafrique.com

 

La RDC autorise l’utilisation de vaccins recommandés par l’OMS pour enrayer l’épidémie d’Ebola

Le gouvernement congolais a autorisé des tests de vaccin contre le virus d'Ebola en République démocratique du Congo, le nord-est du pays étant touché par une épidémie depuis le 12 mai dernier.

Le gouvernement congolais a autorisé l’utilisation de vaccins contre Ebola sur son territoire, où une épidémie du virus s’est déclarée depuis le 12 mai. Il répond ainsi à la main tendue par l’OMS le 18 mai, qui avait assuré détenir des stocks du vaccin rVSV-ZEBOV pouvant être acheminés « en quelques jours ». « Nous attendons des partenaires un plan opérationnel qui déterminera ce qu’il faut faire concrètement, dans quelles aires géographiques on pourrait vacciner » a précisé un membre du ministère de la Santé congolais à l’AFP.

La RDC fait face à sa huitième épidémie d’Ebola depuis la découverte de ce virus. La maladie a été détectée dans une zone isolée du Bas-Uélé, à environ 1 300 km au nord-est de Kinshasa. Jusqu’à présent, trois décès sont à déplorer alors que deux cas ont été confirmés en laboratoire et que 18 autres sont jugés suspects.

Il n’existe pas encore de vaccins homologué contre Ebola mais le vaccin rVSV-ZEBOV développé par le laboratoire Merck serait aujourd’hui le plus prometteur selon l’OMS. Dans un communiqué datant de décembre 2016, l’organisation expliquait qu’il avait « été étudié dans le cadre d’un essai portant sur 11 841 personnes en Guinée, pendant l’année 2015 » et que « parmi les 5 837 sujets ayant reçu le vaccin, aucun cas d’Ebola n’avait été enregistré 10 jours ou plus après la vaccination ».

Traiter d’abord les proches des malades

Sept jours après l’annonce de l’épidémie, l’OMS a assuré qu’elle pourrait mettre en place une vague de vaccination « en anneaux » qui consiste à traiter d’abord les proches avant d’élargir le rayon d’action par cercles concentriques.

Le 19 mai, le laboratoire de recherche américain Mapp Biopharmaceutical a annoncé la découverte aux États-Unis d’un anticorps qui neutralise les trois principales souches du virus Ebola. En effet, le vaccin rVSV-ZEBOV ne vise pour l’instant qu’une seule souche du virus, à savoir la souche Zaïre. Il est inefficace contre les souches du Soudan et Bundibugyo.

Cette nouvelle alerte en RDC est la première flambée d’Ebola depuis la terrible épidémie qui avait frappé l’Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, causant plus de 11 300 morts sur quelque 29 000 cas recensés, à plus de 99% en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone.

Source : Jeuneafrique.com

 

Maroc : une sangsue de 6 centimètres retirée de la gorge d'une petite fille

La fillette avait des difficultés à respirer et crachait du sang. Il s'est avéré qu'elle avait une sangsue logée dans la gorge.

Les parents étaient inquiets de son état de santé. La fillette, âgée de 6 ans, a finalement été oscultée par des médecins de l'hôpital Ibn Rochd de Casablanca (Maroc). Pour connaître les raisons de ses difficultés à respirer et ces rejets de sang, les professionnels ont d'abord procédé à une nasofibroscopie. En clair, ils ont introduit une fibre optique dans l'une des narines de la fillette pour voir ce qui se passait dans sa gorge, son larynx ou encore dans sa cavité buccale.

Là, les médecins sont tombés sur une masse noire et luisante au fond de sa gorge. Il s'agit d'une sangsue, rapporte le Journal of Surgery Case Reports, repris par Le Figaro. La fillette a été opérée d'urgence pour ôter l'animal. Une fois l'enfant anesthésié, les médecins ont procédé au retrait de la fameuse gène, surpris par la taille de cette sangsue de plus de 6 centimètres de long !

Source : leparisien.fr (France)

 

Sénégal : la ministre Awa Marie Coll Seck récompensée à Dubaï pour sa lutte contre Ebola

Le World Government summit, rendez-vous annuel de décideurs organisé à Dubaï, a décerné dimanche le titre de "meilleur ministre" à la Sénégalaise Awa Marie Coll Seck pour son rôle dans la lutte contre l'épidémie d'Ebola.

Awa Marie Coll Seck, ministre de la Santé, a reçu sa récompense des mains de cheikh Mohammad ben Rached Al-Maktoum, vice-président, Premier ministre des Emirats arabes unis et souverain de Dubaï.

Programmes de prévention et d’information

Choisie parmi huit candidats, la ministre de la Santé du Sénégal a été saluée pour « son rôle dans la lutte contre Ebola, à travers des programmes de prévention et d’information ».

Partie du sud de la Guinée en décembre 2013, l’épidémie de « maladie à virus Ebola » a fait au moins 11 315 morts pour 28 637 cas recensés, selon l’OMS.

Les victimes se sont concentrées à plus de 99% dans trois pays voisins : Guinée (plus de 2 500 morts), Sierra Leone (plus de 3 900 morts) et Liberia (plus de 4 800 décès), des bilans sous-évalués selon l’OMS.

L’OMS a annoncé officiellement en janvier 2016 la fin de l’épidémie en Afrique de l’Ouest, avec l’arrêt de la transmission au Liberia. De nouveaux cas mortels ont toutefois été identifiés depuis, comme en mars en Guinée.

Source : Jeuneafrique.com

 

 

Les hépatites, des maladies « africaines »

Le Pr Edmond Bertrand est Doyen honoraire de la faculté de médecine d’Abidjan, membre correspondant de l’Académie française de médecine. Il a exercé pendant trente ans en Afrique dans les centres ruraux, les hôpitaux régionaux et les CHU.

Pourquoi africaines ? D’abord par leur prévalence : moins de 2 % de la population en Europe contre 7% à 8% en Afrique du Nord et 10% à 15% au sud du Sahara.

Africaines aussi parce que la faculté de Dakar a collaboré avec celle de Tours pour établir les évolutions possibles des hépatites et créer un vaccin. Ces travaux ont concerné l’hépatite B ; nous allons voir qu’il y en a d’autres. Toutes les hépatites sont des lésions du foie.

Ce gros organe (1,5 kg) est une usine d’intérêt vital qui contrôle les métabolismes des graisses, du sucre, de la coagulation et joue un rôle dans l’immunité. D’autres causes que les virus peuvent créer des hépatites, comme des bactéries, des parasites, des toxiques, surtout l’alcool. Par chance, le diagnostic et le stade évolutif des hépatites à virus peuvent être obtenus avec une simple prise de sang.

Le virus de l’hépatite B (VHB) est particulièrement dangereux. Il est présent dans le sang des malades et dans leurs liquides corporels (salive, sperme, sécrétions vaginales). Il se transmet par les transfusions, par le matériel médical non stérilisé (lors d’injections, de tatouages ou de piercings), mais aussi par voie sexuelle ou de la mère à l’enfant au cours de l’accouchement.

La maladie commence par une phase aiguë avec fièvre, jaunisse (ictère), douleurs diffuses… À ce stade, la guérison est fréquente, mais des formes « fulminantes » (1 % à 2 %) peuvent être mortelles. Parfois, la guérison n’est qu’apparente, le VHB reste présent et est responsable d’une évolution chronique dont la fréquence est inversement proportionnelle à l’âge (de 90 % chez le bébé à 20 % chez l’adulte) ; cette phase peut conduire à la cirrhose, puis au cancer du foie.

Des médicaments sont actifs sur le VHB ; cependant, certaines évolutions nécessitent la greffe d’un foie sain. Incontestablement, la meilleure protection contre cette affection est le vaccin anti-VHB, efficace et sûr dès le plus jeune âge. Prévenir, c’est aussi veiller à la protection des relations sexuelles et à la stérilité des matériels médicaux.

Le virus de l’hépatite C (VHC) est lui aussi redoutable. Il est en outre sournois, car les signes de la phase aiguë passent souvent inaperçus, et le diagnostic est fait beaucoup plus tard au stade chronique. Le VHC est présent dans le sang des malades ; sa transmission se fait par les transfusions de produits sanguins ou par des injections faites avec du matériel non stérile. Le VHC se transmet aussi par voie sexuelle et de la mère à l’enfant.

Nous ne disposons pas encore, hélas, d’un vaccin actif sur le VHC. Cependant, on a fait de grands progrès ces dernières années en matière de médicaments, au point qu’on parle maintenant de « guérison » possible. Très bien… Mais un seul traitement actif coûte, en France, environ 50 000 euros (plus de 30 millions de F CFA). Il faudra donc une puissante action internationale pour que les malades africains puissent eux aussi en bénéficier. Récemment, un laboratoire algérien a proposé un traitement dix fois moins cher. Évidemment, il faudra s’assurer que la sécurité et l’efficacité seront garanties.

Le virus de l’hépatite A (VHA) est moins dangereux. Il se trouve dans le tube digestif et les selles. La maladie comporte fièvre, ictère, signes de « grippe » et signes de troubles digestifs (diarrhées, vomissements). Elle guérit spontanément en deux à huit semaines et n’évolue pas vers la chronicité. La forme fulminante est exceptionnelle.

Le VHA se transmet par l’absorption d’aliments contaminés par des selles ou par les mains mal lavées après la toilette. On dispose de traitements utiles mais non décisifs. Mais on peut se protéger grâce à des règles d’hygiène simples et surtout grâce à un vaccin efficace et sûr.

Le virus de l’hépatite E (VHE) est moins connu. Il se transmet par l’absorption d’aliments et surtout de viande contaminés, ou par le contact avec des selles de malades porteuses du virus. En Afrique, on a signalé des formes graves au cours du troisième trimestre de la grossesse et des complications obstétricales. La prévention est obtenue par une hygiène correcte des mains et par une bonne cuisson des viandes. Il existe un vaccin, commercialisé en Chine uniquement.

L’Afrique a contribué à l’étude des hépatites. Actuellement, ce sont des maladies qu’il faut surveiller attentivement. À l’avenir, elles bénéficieront de mesures de prévention plus rigoureuses, de l’extension des vaccinations et aussi de nouveaux traitements.

Pr Edmond Bertrand

Source : Jeuneafrique.com

 

Virus Zika au Cap-Vert : la souche qui affecte l’Amérique du Sud pour la première fois identifiée en Afrique

Alors que le Cap-Vert connaît depuis des mois une épidémie du virus Zika et qu'un premier cas suspect de microcéphalie chez un nouveau-né a été détecté en mars, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé vendredi qu'il s'agissait de la même souche de Zika que le virus qui sévit en Amérique du Sud.

« C’est la première fois que la souche de Zika responsable des épidémies liées aux désordres neurologiques et à la microcéphalie a été détectée en Afrique », a déclaré depuis Genève la directrice régionale de l’OMS pour l’Afrique, Dr Matshidiso Moeti, lors d’une conférence de presse vendredi 20 mai.

Pas de restriction de voyages recommandée

« L’OMS et ses partenaires vont apporter leur soutien aux pays africains pour intensifier la détection précoce de l’épidémie et la gestion des potentielles complications liées à Zika », a également annoncé Matshidiso Moeti, qui a fait part de sa vive préoccupation de voir la souche asiatique du virus à l’origine de l’épidémie brésilienne arriver «aux portes de l’Afrique ».

Selon l’OMS, l’arrivée du virus Zika au Cap-Vert aurait pu avoir lieu par le biais d’un voyageur en provenance d’Amérique du Sud. Pour autant, la directrice régionale, citée par Reuters, n’a pas recommandé de restrictions strictes aux voyageurs.

Plus de 7 500 cas suspects au Cap-Vert

Depuis plusieurs semaines déjà, l’OMS suivait de près l’évolution de Zika sur l’archipel, particulièrement frappé par le virus. Depuis le déclenchement de l’épidémie le 22 octobre 2015 jusqu’au dernier recensement d’avril, plus de 7 550 cas suspects de Zika ont été enregistrés dans le pays. Selon le ministère de la Santé, leur nombre a toutefois diminué par rapport au pic de novembre 2015.

À l’exception de Brava et de Santo Antao, toutes les îles de l’archipel sont désormais touchées par le virus. Quatre connaissent par ailleurs des cas de transmission locale : Fogo, Boavista, Maio et Santiago, précisait en mars le ministre cap-verdien de la Santé.

L’inquiétude était montée d’un cran en mars, quand un premier cas suspect de microcéphalie avait été détecté à Praia. Depuis, deux autres ont été signalés sur l’archipel, souligne l’organisation onusienne.

Source : jeuneAfrique.com

 

Bye Bye Ebola ? Retour en quatre chiffres sur l’épidémie

Alors que l'Organisation mondiale de la santé a annoncé jeudi la fin de la crise d'Ebola en Afrique de l'Ouest, Jeune Afrique a réalisé un bilan chiffré de l'épidémie la plus grave depuis l'identification du virus il y a 40 ans.

11 315 morts

Selon le dernier rapport de L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) publié en janvier 2016, l’épidémie a tué 11 315 personnes. Un bilan largement sous-évalué de l’aveu même de l’OMS, en particulier dans les trois pays les plus touchés : la Sierra Leone, le Liberia et la Guinée, où la maladie était apparue fin décembre 2013.

Si 99% des victimes sont mortes dans ces trois pays, les États-unis, l’Espagne, le Mali ou encore le Nigeria ont également été affectés par l’épidémie, la plus grave depuis sont apparition en Afrique centrale en 1976.

22 000 orphelins

Conséquence de ces milliers de décès, le nombre d’orphelin est monté en flèche dans les trois pays les plus affectés. Selon un bilan de l’Unicef, l’agence des Nations unies pour l’enfance, l’épidémie a rendu 22 000 enfants orphelins en Guinée, au Sierra Leone et au Liberia. En Guinée, « 6 220 enfants ont perdu un de leurs parents, ou les deux, ou la personne qui s’occupaient d’eux », ajoutait fin décembre l’Unicef, mettant un chiffre sur ces destins brisés par l’épidémie.

L’éducation des enfants a également pâti de cette crise. Dans ces trois pays, les systèmes éducatifs ont été paralysés par la maladie. Au Sierra Leone, les écoles ont été fermées presque toute l’année scolaire, tandis qu’en Guinée et au Liberia, les enfants ont été privés d’école pendant de longues semaines.

Au-delà de la seule scolarisation, leur suivi sanitaire a largement été impacté par l’épidémie. Le taux de vaccination des enfants de moins d’un an a ainsi chuté de 30% en Guinée, rappelle l’Unicef.

1,8 milliard d’euros de pertes

L’épidémie a par ailleurs ravagé l’économie des trois pays, dont les prévisions pour l’année 2015 restent encore moroses, selon les chiffres récemment publiés par la Banque mondiale. La croissance devrait ainsi chuter de 20% en Sierra Leone par rapport à 2014, selon la même source.

Des prévisions qui divergent significativement selon les pays. Si la Sierra Leone s’est enfoncée dans une grave récession, le Liberia devrait renouer avec la croissance dans les mois à venir, toujours selon les prospectives de la Banque mondiale, qui table sur une croissance du PIB libérien de 3% pour 2015 et de 5,7% pour 2016.

Reste que les pertes pour ces trois pays sont considérables. Pour la seule année 2015, la Banque mondiale les estime à 1,8 milliard d’euros :

17 322 survivants, la prudence reste de mise

L’épidémie laisse également derrière elle 17 322 survivants, dont l’écrasante majorité est logiquement originaire des trois pays les plus touchés:

Des survivants discriminés, comme l’expliquait à Jeune Afrique dès août 2014 un médecin guinéen rescapé. « Je pensais qu’une fois guéri, le calvaire serait terminé, mais je me suis rendu compte que ce n’était que le début. À ma sortie du centre de traitement, je n’ai reçu aucune visite, ni de mes voisins ni de mes parents. Le propriétaire de mon appartement a menacé plusieurs fois de m’expulser, mais semble heureusement avoir changé d’avis. Un jour, j’espère pouvoir parler de mon expérience à visage découvert. Mais pour le moment, le risque de stigmatisation est beaucoup trop fort. »

Un an et demi plus tard, la discrimination à l’égard des rescapés se poursuit dans les trois pays. Et le discours du président sierra-léonais Ernest Bai Koroma invitant à «ne pas se laisser guider par la peur et l’ignorance », n’y change rien.

Les héros de la lutte contre Ebola ne sont pas non plus épargnés. L’Agence France presse racontait ainsi l’ostracisme vécu par le Sierra-Léonais Joseph Lamin, ambulancier dans le quartier de la morgue, à Freetown. « Je rencontre toujours des difficultés avec des gens qui, lorsqu’ils me reconnaissent, se détournent et font semblant de parler à quelqu’un d’autre. Je trouve ça injuste de continuer à souffrir ainsi, alors que je rendais service au pays ».

Une exclusion qui persiste d’autant que les rescapés peuvent rester vecteur de la maladie, y compris après avoir été guéri. C’est ce qu’ont récemment découvert plusieurs équipes de scientifiques : le virus peut persister dans certains fluides corporels, dont le sperme.

Conséquence, l’OMS se montre prudente. Et prévient que le Liberia, la Guinée et le Sierra Leone pourraient bien connaître « de petites résurgences » de l’épidémie.

Source : Jeuneafrique.com