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Les banques islamiques: La grande hypocrisie

Les banques islamiques: La grande hypocrisie

Ce billet a pour objectif de montrer que le fonctionnement de ce qu'on appelle les banques islamiques est quasi-identique au fonctionnement d'autres banques commerciales.

Le seul point qui les différencie - et encore - c'est la dimension éthique qu'on peut trouver dans certains placements (exclusion de fait des jeux de hasard, d'alcool...). Mais sur ce qui est de la pratique usurière (taux d'intérêt) la pratique est la même, Les taux d'intérêt pratiqués par les banques islamiques sont même parfois bien supérieurs à ceux des banques commerciales.

Nous montrerons que ce qu'on appelle les banques islamiques ne sont que l'invention de milliardaires qui cherchent à fructifier leurs milliards en promettant le paradis pour leurs clients et l'enfer pour les autres. Pour ne pas compliquer les choses, nous ferons fi de la question de la spéculation - une question assez épineuse - qui fera l'objet d'un autre billet.

Les pratiques des banques islamiques: Quand "l'intérêt" devient le "bénéfice"

La moudaraba: permet à un promoteur de mener un projet grâce à des fonds avancés par des apporteurs de capitaux dont la clé de répartition des gains et des pertes est fixée dans le contrat. A priori, cette pratique n'a rien d'illicite, elle est généralement pratiquée par les SICAR (Sociétés d'Investissement à Capital Risque) ou par n'importe quel fond de pension qui prend une participation minoritaire dans une entreprise et délègue la gestion à un mandataire social.

Ainsi, cette pratique s'appelle dans le langage courant prise de participation minoritaire sans contrôle de l'entreprise et n'a rien à voir avec une quelconque invention des banques islamiques. Al-Ijar (leasing, crédit-bail): contrat de location avec option d'achat, pratique courante dans toutes les banques et les sociétés de leasing.

La mousharaka: Les banques islamiques participent au financement de l'acquisition d'une entreprise. L'essentiel des fonds (90 %) est apporté par la banque et le reste (10 %) par l'investisseur.

Le remboursement se fait sur une période assez courte grâce à la remontée des dividendes qui serviront à rembourser le capital et la part des banques dans les bénéfices. La part de la banque dans les bénéfices est fixée à l'avance dans le contrat, donc ce qu'il appelle bénéfice est en réalité un taux d'intérêt déguisé!

Cette pratique ressemble comme deux goutte d'eau à la LBO (leveraged buy-out) où l'investisseur crée une Holding (coquille vide), financée majoritairement par crédit, qui prend le contrôle d'une entreprise cible. Les bénéfices de cette dernière (remontée massive de dividendes) servent à payer le capital et les intérêts. La banque islamique se contente dans ce cas de changer le terme "intérêt" par "bénéfice fixé à l'avance".

Question: si le projet ne dégage pas assez de rentabilité pour rembourser le capital et le bénéfice exigé, quelle sera la réaction de la banque islamique? Exactement comme une banque commerciale. Elle essayera par tous les moyens de récupérer ses fonds selon l'ordre établi par la loi.

La mourabaha (la grande arnaque): une double vente, entre un vendeur et un acheteur.


Supposons qu'un Tunisien veut acheter une voiture à 20,000 dinars. Il se trouve face à deux choix. Premier choix: faire un crédit de consommation à 5% sur 5 ans. Le coût total du crédit serait 25,525 dinars, soit 5,525 dinars d'intérêt sur 5 ans.

Deuxième choix: se rapprocher d'une banque islamique, laquelle va faire l'opération suivante. Elle va acheter la voiture 20 000 dinars, puis elle va la revendre à la personne concernée à 25 525 dinars, qu'il va rembourser sur une période de 5 ans. Le coût total de l'opération est donc de 5 525 dinars. Soit un taux d'intérêt de 5% sur 5 ans.

Ainsi, il n'y a aucune différence entre la première et la deuxième opération. Il s'agit dans les deux cas d'user d'une position de force pour tirer un profit. Dans la pratique, les banques islamiques pratiquent des taux plus usuriers que les banques commerciales.

De grâce, laissez l'islam tranquille

Chose est sûre, l'islam fait vendre. C'est un canal qui rapporte gros. La majorité des banques islamiques sont la propriété des grands conglomérats de la finance mondiale. Bien sûr, toute cette mascarade bénéficie du soutien de savants milliardaires qui officient sur les chaines des monarques des pays du Golfe.

Laissez l'islam loin de votre commerce, L'islam porte des principes nobles aux antipodes de ce monde capitaliste où la notion de profit prime sur toutes les considérations humaines et sociales. Une finance islamique serait certainement anticapitaliste, anti-accumulation, anti-exploitation, anti-impérialiste. Laissez l'islam tranquille, et point!

Walid Hasni
Economiste, vice-président de l’Institut Tunisien des Relations Internationales

Source : HuffingtonPost Maghreb

 

Afrique : Barack Obama convoque un sommet États-Unis-Afrique en août

Barack Obama a invité 47 dirigeants africains à se rendre à Washington les 5 et 6 août prochains pour un sommet. La rencontre vise, selon la Maison Blanche, à renforcer les liens des États-Unis avec "l'une des régions les plus dynamiques" du monde.

Le chef de l’État américain, Barack Obama, a invité les dirigeants de 47 pays africains à participer à un sommet à la Maison Blanche les 5 et 6 août prochains, a annoncé, mardi 21 janvier, la présidence américaine.

Cette rencontre, que le chef de l’exécutif américain avait appelé de ses vœux au terme de sa tournée africaine en juin dernier, visera à "renforcer les liens avec l'une des régions les plus dynamiques" du monde, a déclaré le porte-parole de la présidence américaine, Jay Carney. Le but sera également de faire "progresser les objectifs de l'administration en matière de commerce et d'investissement en Afrique [et] mettre en évidence l'engagement des États-Unis envers la sécurité de l'Afrique, le développement de la démocratie et de ses habitants."

La Maison Blanche a précisé avoir convié les dirigeants de tous les pays africains, "sauf ceux qui n'ont pas de bonnes relations avec les États-Unis ou sont suspendus de l'Union africaine [UA]". Parmi les pays qui nous pas été invités au sommet figurent ainsi le Zimbabwe, le Soudan, la Guinée-Bissau, mais aussi l'Égypte et Madagascar. La présidente de la commission de l'UA, Nkosazana Dlamini-Zuma, sera également reçue à Washington pour l’occasion.

"Opportunités"

Face à la percée de la Chine et d'autres puissances émergentes, les conseillers économiques de Barack Obama l'exhortent régulièrement à renforcer la présence diplomatique américaine sur le continent. Au début de sa tournée africaine, le président avait cependant cherché à minimiser les rivalités entre investisseurs étrangers en Afrique, estimant qu'il n'y avait pas de "guerre froide" en cours sur le continent.

"C'est une bonne chose que la Chine, l'Inde, la Turquie et d'autres pays, comme le Brésil, prêtent de plus en plus attention à l'Afrique", avait-il assuré. "Il y a un marché mondial et, si les pays qui sont en train de devenir des pays à revenus moyens considèrent qu'il y a des opportunités pour eux en Afrique, cela peut potentiellement aider l'Afrique." Toujours lors de cette tournée, il avait tout de même invité les Africains à poser davantage de questions aux investisseurs étrangers, estimant "important que les Africains s'assurent que ces interactions sont bonnes pour l'Afrique".

Barack Obama n'avait visité l'Afrique subsaharienne qu'en coup de vent au début de son premier mandat, avec un arrêt au Ghana. Mais il avait ensuite accueilli  à la Maison Blanche plus d'une centaine de jeunes Africains lors d'un sommet informel en 2010, pour le 50e anniversaire de l'accession à l'indépendance de 17 pays d'Afrique. Lors de cette rencontre, le président avait exhorté ces jeunes à enraciner les principes démocratiques dans leurs pays, et à ne pas suivre les pas de la génération des indépendances qui s'est, selon lui, accrochée au pouvoir.

Source : France 24 (Avec AFP)

 

 

Mauritanie : le tour-opérateur Point Afrique reprend du service

Mauritanie : le tour-opérateur Point Afrique reprend du service

Malgré les mises en garde du ministère français des Affaires étrangères, Point Afrique, tour-opérateur spécialisé dans l’organisation de voyages dans le Sahel, reprend peu à peu ses activités en Mauritanie.

Depuis fin décembre dernier, Point Afrique a recommencé à proposer des voyages dans la région de l’Adrar en Mauritanie. Il est possible de les effectuer à pied ou en 4×4 pendant 8 ou 15 jours. Pour atteindre cette région, les voyageurs internationaux peuvent descendre, par avion, à Nouackchott.

Par la suite, ils utilisent le réseau routier pour se rendre à Atar. Mais, selon les occasions, Point Afrique peut se surpasser.

Ainsi, pour le quatrième festival des villes anciennes à Oualata en cours de déroulement (du 13 au 16 janvier), une ligne directe de Paris à Néma a été mise en place par Air Méditerranée. Cette reprise coïncide avec la fin de la l’occupation du nord du Mali, d’où des djihadistes ont été délogés par l’armée locale soutenue par les forces françaises.

Néanmoins, le Quai d’Orsay ne baisse pas de vigilance et continue à déconseiller la destination mauritanienne aux ressortissants français. Pour ce ministère, le pays maghrébin reste sur la ligne de mire des terroristes résidant au Mali. Bien avant cette potentielle menace, l’assassinat de 4 Français en Mauritanie en fin 2007 avait suffi à rayer cette destination des brochures des tour-opérateurs dès l’année suivante.

C’est toujours en 2008 que Point Afrique avait décidé d’arrêter de desservir l’Adrar. A présent, le même voyagiste fait volte-face : du 16 février au 16 mars prochains, Point Afrique organisera des vols secs et des circuits touristiques dans la région mauritanienne, en espérant connaître le succès d’antan. Pour information, l’Adrar attire des voyageurs pour ses paysages désertiques faits de dunes, ses oasis, ses palmeraies, ses cités caravanières antiques et ses bibliothèques aux manuscrits sacrés.

Source : Le Magazine du Manager (Maroc)

 

 

La banque mondiale est accusée au Maroc de falsification

La banque mondiale est accusée au Maroc de falsification.

C’est une première mondiale, un juge marocain du tribunal de 1ère instance de Rabat a reçu la plainte de trois économistes marocains, contre une toute puissante institution éco-financière internationale : La banque mondiale.

En effet, rapporte une lettre d’information francophone de la place, Najib Akesbi, Driss Benatya et Mohamed Mahdi, économistes marocains et professeurs à l’Institut agronomique et vétérinaire de Rabat, INAV, ont officiellement et devant la justice, accusé la banque mondiale d’avoir falsifié les données chiffrées d’une étude dont ils sont les trois auteurs.

Il s’agit d’un programme de recherche RuralStruc, qui avait été confié aux chercheurs marocains. Ceux-ci avaient été effaré de voir que leur étude avait été détourné par la banque mondiale.

Cette dernière, accusent les plaignants marocains, aurait « déformé des données et des résultats de ladite étude, et ce contre la volonté de ses auteurs ». La banque mondiale est poursuivie devant le tribunal de 1ère instance à Rabat pour « faux, usage de faux, usurpation de biens et de noms ».

Source : Senego (Sénégal)

 

Coopération économique: chefs d'Etat arabes et africains réunis à Koweït

Coopération économique: chefs d'Etat arabes et africains réunis à KoweïtLes chefs d'Etat arabes et africains tiennent mardi un sommet à Koweït pour promouvoir les relations économiques entre les riches monarchies pétrolières du Golfe et l'Afrique en quête d'investisseurs.

Ce sommet de deux jours est le premier depuis 2010, date à laquelle les dirigeants des pays membres de la Ligue arabe et de l'Union africaine (UA) s'étaient réunis en Libye peu avant le Printemps arabe qui a balayé des régimes autoritaires, y compris à Tripoli.

Trente-quatre chefs d'Etat, sept vice-présidents et trois Premiers ministres ont confirmé leur présence au sommet, auquel sont attendues des délégations de 71 pays et organisations.

Les participants devraient approuver une série de mesures et de résolutions, adoptées dimanche par leurs ministres des Affaires étrangères et destinées à renforcer la coopération entre les deux blocs régionaux qui comptent parmi leurs membres les riches monarchies pétrolières arabes et des pays africains parmi les plus pauvres au monde.

Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah Khaled Al-Sabah, a indiqué que le sommet, placé sous le thème "Partenaires pour le développement et l'investissement", devrait discuter de la possibilité de créer un marché commun afro-arabe, pour une population de quelque 1,2 milliard d'habitants.

Les participants au sommet doivent se concerter également sur les moyens d'accélérer le flux de capitaux vers l'Afrique, qui a un énorme potentiel mais qui souffre d'un déficit aigu d'investissement.

Selon la Banque mondiale, l'Afrique a besoin d'environ 30 milliards de dollars à investir dans les domaines de l'énergie et de l'électricité.

L'Afrique a enregistré une croissance de 5% en 2012, d'après le Fonds monétaire international (FMI). Ce taux devrait légèrement baisser cette année, à 4,8%, avant de rebondir à 5,1% en 2014, selon les prévisions du FMI.

En outre, le sous-sol de l'Afrique recèle 12% des réserves mondiales de pétrole et 42% des gisements d'or. La récente découverte de grandes quantités de gaz naturel au large des côtes est de l'Afrique confirme l'importance économique du continent noir.

Pour leur part, les monarchies pétrolières du Golfe comptent des avoirs de quelque 2. 000 milliards de dollars, accumulés à la faveur des cours élevés du brut et placés, en grande partie, aux Etats-Unis et en Europe.

Le deuxième sommet tenu en Libye il y a trois ans avait adopté une stratégie de partenariat arabo-africain et un plan d'action commune pour la période 2011/2016 avec l'ambition d'accroître les investissements, les échanges commerciaux et les projets économiques conjoints.

Mais sa mise en ?uvre a été très lente, en partie à cause des troubles provoqués depuis 2011 dans les pays du Printemps arabe où les dirigeants de la Tunisie, de la Libye, d'Egypte et du Yémen ont été renversés sous la pression de la rue, et de la guerre civile qui secoue la Syrie.

Le sommet doit examiner la mise en place d'un mécanisme financier arabo-africain pour apporter les moyens nécessaires à l'application des projets conjoints et encourager le flux des investissements entre les deux régions.

La création d'un comité de coordination afro-arabe sur la migration pour aider à protéger les travailleurs migrants est également à l'ordre du jour.

Source : Jeune Afrique

 

Londres veut lancer le premier sukuk en Occident

 

 

 

La Grande-Bretagne veut devenir le premier pays occidental à émettre un emprunt souverain sukuk, autrement dit un emprunt obéissant aux préceptes de l'islam, a fait savoir mardi le Premier ministre britannique David Cameron.

L'émission de 200 millions de livres (233 millions d'euros), prévue l'an prochain, sera bien inférieure à ce qui était envisagé au départ mais elle constituera un apport précieux pour les six établissements financiers islamiques de Grande-Bretagne et elle pourrait encourager les entreprises locales à se lancer elles-mêmes dans les sukuks.

Londres avait annoncé un projet de sukuk voici cinq ans mais l'Office de gestion de la dette britannique avait jugé sa structure trop onéreuse.

La nouvelle émission représente moins de 10% de l'original et a plus pour objectif de renforcer le statut de la place financière londonienne que d'élargir la base des investisseurs en Grande-Bretagne.

"Notre ambition est claire: faire de la Grande-Bretagne le premier souverain à émettre un emprunt islamique en dehors du monde islamique", déclare le ministre des Finances George Osborne dans les colonnes du Financial Times.

Les sukuks sont des certificats d'investissement qui obéissent à certains principes religieux comme l'interdiction des intérêts et de la spéculation.

Le secteur bancaire islamique mondial devrait dépasser les 1.800 milliards de dollars d'ici la fin de l'année, selon le consultant Ernst & Young. Il commence à susciter l'intérêt des banques occidentales en raison du développement rapide des échanges impliquant les riches économies du Golfe.

La Malaisie, première place mondiale des sukuks, tente de diversifier sa clientèle d'émetteurs, tandis que Dubaï remodèle sa législation pour attirer les émissions et le trading de sukuks.

Londres, base européenne de plusieurs banques du Moyen-Orient, a mis en place le cadre juridique ad hoc pour tenter une percée et a déjà attiré pour plus de 34 milliards de dollars de cotations de sukuks ces cinq dernières années, sans que cela encourage pour autant à la création d'un marché primaire en Grande-Bretagne même. Le London Stock Exchange a de son côté annoncé un projet d'indice islamique regroupant des sociétés obéissant aux préceptes de l'islam, dont le statut se rapproche peu ou prou de celui des entreprises socialement responsables.

Des investissements islamiques ont déjà contribué à financer de gros projets londoniens, comme le gratte-ciel Shark et le Village olympique.

Quant au Forum économique du monde islamique, il tient sa neuvième conférence annuelle à Londres cette semaine, étant ainsi abrité pour la première fois par un pays non musulman.

lesechos.fr

Commerce International: Le Brésilien Roberto Azevêdo nommé à la tête de l'OMC

Roberto Azevêdo était depuis 2008 le représentant permanent du Brésil auprès de l'OMC. © Fabrice Coffrini/AFP

Le Brésilien Roberto Azevêdo a été choisi pour succéder à Pascal Lamy à la tête de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) à compter du 1er septembre prochain.

À 55 ans, Roberto Azevêdo va devenir le nouveau patron de l'Organisation mondiale du commerce (OMC). Fort d'une longue expérience et d'une solide ambition, il a été choisi par les pays membres de l'organisation mardi 7 mai. Il était depuis 2008 le représentant permanent du Brésil auprès de l'OMC. Le Brésilien était en compétition avec le Mexicain Herminio Blanco pour succéder au Français Pascal Lamy à la tête de l'organisation internationale.

Un parcours de qualité

Entré dans le service diplomatique brésilien en 1984, Roberto Avezêdo a participé en 2001 à la création de la coordination générale des litiges du ministère brésilien des Affaires étrangères. Un service qu'il a dirigé pendant quatre ans. En 2005, il est devenu le chef du département économique du ministère et de 2006 à 2008, sous-secrétaire général des affaires économiques.

Le processus de sélection du nouveau directeur général a duré plus de quatre mois. La sélection entre les neuf candidats déclarés s'est opérée en trois étapes par éliminations successives. Roberto Azevêdo et le Mexicain Herminio Blanco étaient les deux candidats retenus « en finale ». Le vainqueur semble avoir convaincu de sa capacité à apporter un nouveau souffle à l'organisation.

De nombreux combats

À la tête de la délégation brésilienne il a combattu avec succès les subventions des États-Unis (privilégiant leur coton) et contre celles de l'Union européenne (en faveur de son sucre). La candidature de Roberto Azevêdo a été solidement soutenue par les Brics (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud) et s'inscrit dans la continuité de la politique brésilienne attentive à l'obtention d'une plus grande représentativité sur la scène internationale. D'après plusieurs sources, sa candidature a également obtenu l'appui de presque tous les pays africains.

Les bonnes relations du Brésil avec les pays émergents ont donc sans aucun doute été prises en compte. A contrario, le candidat mexicain, soutenu par Washington, Tokyo et Londres, était davantage perçu comme un défenseur du libéralisme. L'objectif final de Roberto Azevêdo est de faire du Brésil un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies.

Un de ses grands défis en tant que nouveau chef de l'OMC sera de relancer les négociations de Doha (qui avaient débuté en 2001) sur la libéralisation du commerce mondial, paralysées depuis des années en raisons de profondes divisions entre les pays de Nord et du Sud.. « Le système commercial multilatéral est affaibli par une complète paralysie des négociations », a ainsi déclaré Roberto Azevêdo à l'AFP. Pour Nicole Bricq, ministre française du Commerce Extérieur, « Mr Azevêdo va devoir s'atteler à une tâche difficile et immédiate : assurer la réussite de la 9ème conférence ministérielle de l'OMC qui se tiendra en décembre à Bali, et permettre la reprise des négociations du cycle du développement de Doha ».

Aide aux pays en développement

Roberto Azevêdo estime qu'il faut « un nouveau souffle vital pour débloquer le système de commerce multilatéral ». Il souhaite replacer l'OMC au cœur des discussions qui devraient porter sur la régulation des quotas d'importation ainsi que sur l'aide aux pays les plus démunis. Son but ultime pour ces pays : développer leurs exportations et réduire la pauvreté de leur population. Un objectif qui concerne directement l'Afrique où 400 millions d'habitants vivent avec moins de 1 euro jour.

Source : Jeune Afrique

Bic innove

· Le groupe français Bic a annoncé qu’il se lançait dans le marché de l’éducation numérique avec une « solution éducative » comprenant, logiciel pédagogique, programmes éducatifs et une « Bic tablette », ardoise numérique, avec son stylet. Ces tablettes devraient être disponibles à partir du premier trimestre 2013 a t-on appris des agences de presse.

Démarrage du 7ème round des négociations entre la Mauritanie et l'UE sur la pêche

Les travaux du 7ème round des négociations sur le renouvellement de la convention de pêche entre la Mauritanie et l'Union Européenne qui prendra fin le 31 juillet courant, ont démarré, mardi, à Nouakchott. Ces travaux sont présidés, côté mauritanien par le Conseiller technique du ministre, chargé du contrôle maritime, M. Cheikh Ould Ahmed, et côté européen par le directeur général de la pêche à l'Union Européenne, M. Dupuy.