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Economie en Afrique

Canal de Suez: pas encore libéré, le porte-conteneurs géant a commencé à bouger

Bloquant encore le Canal de Suez, le porte-conteneurs Ever Given n'était pas encore à flots le 29 mars 2021.Le porte-conteneurs Ever Given, qui obstrue depuis près d'une semaine le canal de Suez, a commencé à bouger ce lundi, suite à l’intervention de remorqueurs. Il est « à 80 % dans la bonne direction », selon l'autorité du Canal, mais pas encore à flots.

Le Ever Given a été renfloué au lever du jour. On peut le voir être remorqué vers le milieu de la voie d’eau qui fait 250 mètres de large. Il a été remis à 80% dans la « bonne direction », a déclaré ce lundi l’Autorité du canal. Le bateau a bien été « tourné », mais ne flotte pas encore, a rajouté son propriétaire. Le sauvetage du navire pourrait donc encore durer. Avec tous les navires qui se retrouvent bloqués chaque jour, le trafic mettra « trois jours et demi » à s'écouler après la fin de l'incident, a expliqué le chef de l'Autorité du canal à une télévision locale.

C’est grâce à l’effort de dix remorqueurs poussant et tractant à la proue et à la poupe que le porte-conteneurs géant de 220 mille tonnes a pu progressivement bouger et se désencastrer de la berge où il s’était enfoncé. Il obstrue le Canal de Suez depuis près d'une semaine.

Un travail réussi grâce au dragage de plus de 30 000 mètres cubes de sable et de gravât sous la proue et la poupe du navire de 400 mètres. Les remorqueurs de l’Autorité du Canal de Suez ont profité de la marée haute dans la nuit pour tirer et pousser le navire jusqu’au moment où le géant s’est partiellement libéré.

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi s'est félicité lundi de l'opération « réussie » de dégagement du porte-conteneurs. « Aujourd'hui, les Egyptiens ont réussi à mettre fin à la crise du navire qui s'est échoué dans le canal de Suez, malgré l'énorme complexité technique qui a entouré ce processus », a tweeté M. Sissi.

De son côté, le directeur exécutif de Royal Boskalis, maison-mère de la société néerlandaise mandatée pour aider à dégager le porte-conteneurs qui obstrue le canal de Suez, a prévenu lundi que le plus dur restait à faire pour débloquer le navire. « La bonne nouvelle est que la poupe est dégagée, mais c'est ce qui était selon nous la partie la plus simple. Le défi reste la partie avant », a déclaré Peter Berdowski à la radio publique néerlandaise.

Animaux en danger de mort

Il faut maintenant s’assurer que le Ever Given n’a pas souffert d’avaries sous la ligne de flottaison du fait de l’accident et du renflouement.

En tout cas, il faut aller vite, alertent certains. Le blocage du navire affecte toujours les plus de 130 000 animaux coincés derrière l’Ever Given à bord de dizaines de cargots de bétail partis de Roumanie et d'Espagne. Les conditions de vie se dégradent jour après jour pour les animaux qui sont en danger de mort, alerte l’ONG Compassion in World Farming, une ONG de défense du bien-être animal.

Source : RFI

Grand Tortue/Ahmeyon: BP discute en coulisses pour réduire la voilure

Grand Tortue/Ahmeyon: BP discute en coulisses pour réduire la voilureLe Calame - La major BP poursuit à marche forcée la baisse de son empreinte sur le continent. Une réduction de sa participation dans le gisement gazier de Grand Tortue/Ahmeyin est notamment à l'étude.

Arrivé il y a moins d'un an aux manettes de la major britannique BP, Bernard Looney a décidé de se désengager fortement en Afrique.

Outre son souhait d'abandonner toutes les zones en exploration (Sao Tomé-et-Principe, Côte d'Ivoire, Namibie, Gambie et Madagascar, Africa Intelligence du 21 octobre 20) ainsi que celles où la production pétrolière est en chute libre, comme certains blocs en Angola, Looney souhaite aller encore plus loin.

Quid de Tortue ?

Selon nos sources, BP discute depuis plusieurs semaines avec des potentiels partenaires pour faire baisser sa participation dans le gisement gazier de Grand Tortue/Ahmeyin, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.

Opérateur de ce champ transfrontalier avec 60 %, aux côtés de Kosmos Energy, BP voudrait céder jusqu'à 30 %. Looney avait pourtant initialement souhaité conserver les projets gaziers d'importante dimension sur le continent (Egypte, Mauritanie, Sénégal).

Selon des cadres de BP, malgré la taille de Tortue (15/25 tcf), la rentabilité de la première phase (2,45 millions de tonnes) qui sera commercialisée en 2023 sera quasi nulle pour le groupe. C'est dans les phases 2 et 3 que des profits significatifs seront rapatriés à Londres.

Cependant, BP tente de réduire les coûts et le volume de ces deux phases qui pourraient être améliorées en termes de rentabilité.

Si la phase 1 fonctionnera grâce à la mise en place d'un FLNG (unité flottante de gaz naturel liquéfié) au niveau de la frontière, les deux phases suivantes pourraient plutôt produire grâce à des usines de liquéfaction fixes en mer (solution plus rentable et ne posant pas de difficulté politique car non positionnée à terre dans l'un des deux Etats).

Une rentabilité menacée par la politique

Kosmos Energy, premier découvreur du gaz de Tortue en 2015, avait initialement choisi la solution technique d'un FLNG pour éviter de devoir arbitrer entre les deux pays pour l'implantation de trains de liquéfaction à terre.

A l'époque, les deux présidents Macky Sall (Sénégal) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) avaient une relation particulièrement mauvaise. Depuis l'arrivée de Mohamed Ould Ghazouani à Nouakchott en 2019, les rapports entre les deux chefs d'Etat se sont largement pacifiés.

Source: Africa Energy Intelligence

 

Sahel : la BAD veut lever 6,5 milliards de dollars pour la Grande muraille verte

Sahel : la BAD veut lever 6,5 milliards de dollars pour la Grande muraille verte Afrimag - Certes, le projet de la grande muraille verte a toujours eu des soutien, mais un comme celui-là est assez rare pour être souligné.

La Banque africaine de développement promet d’injecter quelque 6,5 milliards de dollars dans ce projet partagé par les pays du Sahel allant, du Sénégal à l’ouest au Soudan à l’est. Lundi 11 janvier, lors du sommet sur la planète (One Planet Summit) organisé à Paris, la BAD a fait cette annonce consistant à lever cette somme sur cinq ans pour financer l’une des plus importantes initiatives africaines en faveur du climat.

«Ces ressources, affirme la BAD, permettront de mettre en œuvre une série de programmes de soutien à la Grande muraille verte, en s’appuyant sur des sources de financement internes et externes, entre autres, le Fonds des énergies durables pour l’Afrique (SEFA), le Fonds vert pour le climat (FVC) et le Fonds pour l’environnement mondial (FEM)».

La Grande muraille verte, faut-il le rappeler, ambitionne de redonner vie à une vaste bande aujourd’hui désertique et dans laquelle vivent des millions de personnes du Sénégal à Djibouti, en passant par la Mauritanie le Mali, le Burkina Faso, le Niger, le Nigeria, le Tchad, le Soudan, et l’Ethiopie.

L’objectif de ce projet initié par l’ex-président sénégalais Abdoulaye Wade est multiple. Il s’agira non seulement de lutter contre la désertification que de fixer les populations grâce au retour à des activités agricoles et arboricoles, tout en protégeant l’environnement sur une bande longue de plus de 8000 kilomètres. Au total, ce projet devrait impacter quelque 250 millions de personnes dans cette dizaine de pays, grâce à la mosaïque d’arbres qui seront plantés.

« Au moment où nous remontons la pente face au coronavirus et à ses répercussions sur notre monde, nous devons réajuster notre modèle de croissance. Nous devons prioriser la croissance qui protège l’environnement et la biodiversité, et cesser de privilégier celle qui compromet notre bien commun », a déclaré le président de la BAD, Akinwumi Adesina qui s’exprimait depuis Abdidjan par visio-conférence.

Selon lui, «La Grande muraille verte fait partie du système de défense de l’environnement en Afrique‑ Un bouclier contre les assauts de la désertification et de la dégradation (de l’environnement. L’avenir de la région du Sahel en Afrique dépend de la Grande muraille verte. Sans elle, le Sahel risque de disparaître sous l’effet du changement climatique et de la désertification.»

Par Mohamed Diallo, Comité Editorial - Maroc

 

Air Algérie : son PDG limogé

Air Algérie : son PDG limogéLe Point Afrique - À Air Algérie, en cette période de crise, pas question de mettre les petits plats dans les grands. Il a été mis fin aux fonctions de Lazhar Hani, ministre des Transports, de Bakhouche Alleche, PDG d'Air Algérie, ainsi que du responsable du catering au sein de la compagnie nationale.

« Cette décision a été prise à la suite de l'engagement d'une opération d'importation par la compagnie nationale Air Algérie de fournitures liées à l'activité de catering, et ce, sans tenir compte du contexte économique national et des orientations financières visant la gestion rationnelle des devises et la priorité à accorder à la production nationale », indique un communiqué du Premier ministre.

Selon El Watan, l'importation concernerait de la vaisselle en porcelaine destinée à la classe affaires des vols internationaux, une opération réalisée à un moment où Air Algérie, déjà en déficit chronique, a suspendu son activité à l'extérieur du pays.

Lourdeurs de gestion

Le manque de devises est un problème récurrent pour Air Algérie. Dans le transport aérien, la majorité des postes de coût (avions, moteurs, pièces détachées, assurances, etc.) est en dollars ou en euros. Seul le carburant, ici, n'est pas concerné à 50 %, car le plein en escale hors Algérie est réglé en dollars.

Il y a dix ans, la compagnie avait échappé de peu à la liste noire européenne. L'entretien des avions était délaissé et des opérations de maintenance ajournées faute de crédits en devises pour acquérir des pièces. La disponibilité des avions en souffrait, suscitant de nombreuses annulations de vols.

Quelques milliers d'euros de porcelaine justifient-ils le limogeage du ministre des Transports, voire celui du PDG d'une compagnie ? Un conflit d'intérêts est évoqué sachant que Lazhar Hani et sa famille sont actifs dans le domaine du transport maritime, actionnaire dans la filiale algérienne de la logistique espagnole Romeu Algérie, et celle de Green Algérie du taïwanais Evergreen Marine Corp.

Des élus reprochent aussi le « déroulement désastreux des vols de rapatriement et le retour des avions presque vides ». 25 000 ressortissants algériens bloqués à l'étranger attendent toujours de rejoindre le pays.

Par Thierry Vigoureux

 

Enquête : grande offensive des entreprises marocaines en Afrique

Enquête : grande offensive des entreprises marocaines en AfriqueLesEco.ma - De plus en plus d’entreprises marocaines n’hésitent pas à prendre de gros risques pour aller s’implanter sur le reste du continent africain. C’est ce que constate la société de conseil en management et technologie indépendant, BearingPoint, qui vient de publier son 4e baromètre du développement international.

Le marché africain n’a jamais été aussi attractif pour les entreprises marocaines. De plus en plus d’opérateurs du royaume optent pour l’Afrique, constate BearingPoint, une société de conseil en management et technologie indépendant.

Dans son 4e baromètre du développement international (BDI), le cabinet «aux racines européennes et à la couverture mondiale» note une tendance très offensive et audacieuse des entreprises du pays du Maghreb vers le reste du continent, ces cinq dernières années.

Si l’on en croit le BDI, elles sont de plus en plus nombreuses à prendre des risques «pour aller en Afrique». En effet, «le principe de déploiement sage, visant à limiter au maximum les risques au détriment des gains, est de moins en moins prisé par les entreprises marocaines (21% des répondants en 2020 contre 27% en 2015)».

Vers une gestion plus autonome des filiales

Cependant, si les entreprises marocaines font preuve d’une prise de risque plus importante en matière de développement en Afrique, le principe de suivi d’un processus rigoureux, avec une politique de pas à pas dans la plus grande efficacité possible, reste de mise.

Selon l’enquête réalisée en partenariat avec la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM), un nombre grandissant d’entreprises opte désormais pour une gestion propre de chaque filiale ou via des directions de zones/régions après avoir atteint une taille significative sur ces marchés.

«Cette tendance, renforcée sur les cinq dernières années, s’oriente vers une gestion plus autonome des filiales tout en favorisant l’échange avec le siège», détaille le baromètre expliquant que «40% des entreprises du panel ont mis en place une gestion propre à chaque filiale (…)

En cinq ans, le changement est significatif, avec une autonomisation plus forte des filiales vis-à-vis du siège. C’est un signe de maturité grandissante des entreprises». En somme, «les entreprises marocaines ont, durant la demi-décennie écoulée, renforcé la dimension terrain de leur développement en Afrique : les structures sur place sont plus autonomes et, dans une moindre mesure, les directions régionales prennent la place des sièges au Maroc».

La société de conseil commente que «c’est un glissement classique qui démontre la maturité des organisations». Cependant, poursuit la même source, «il reste encore du chemin à parcourir, les modèles les plus représentés étant la joint-venture (JV) et la logique de filiales commerciales».

L’Afrique une terre d’opportunités

La présence de plus en plus massive d’entreprise marocaines s’explique par le fait que «le développement en Afrique est devenu un axe stratégique de premier ordre», le continent demeurant une terre d’opportunités pour ces dernières, souligne BearingPoint dans son enquête de 32 pages.

Dans le détail, la quasi-totalité des répondants considère que le développement en Afrique fait partie des cinq priorités stratégiques, contre 78% en 2015.

Dans la foulée, ajoute la même source, le développement en Afrique fait désormais partie du top 3 des priorités stratégiques pour plus de 80% des répondants, alors que pour plus du tiers des entreprises, il représente même la priorité principale, soit un triplement de cette réponse en cinq ans.

Ces entreprises marocaines qui se distinguent en Afrique

Et parmi les entreprises marocaines qui ont le plus le goût du risque en Afrique, figure l’opérateur historique Maroc Telecom dont le développement sur le continent «se définit comme un véritable relais de croissance dans ses objectifs stratégiques, et ce depuis 2001 (présence en Mauritanie, au Burkina Faso, au Gabon et au Mali)».

Le groupe a poursuivi son développement en Afrique en 2015, avec l’acquisition auprès d’Etisalat de six opérateurs au Bénin, en Côte d’Ivoire, au Togo, au Gabon, au Niger et en République centrafricaine. Maroc Telecom est ainsi devenu «un acteur de référence dans dix pays du continent africain».

Concernant le secteur des matériaux de construction, Cimat (Ciments de l’Atlas) s’est également significativement implantée sur le continent à partir de 2011 avec la création de la société Cimaf (Ciments de l’Afrique).

Le groupe a poursuivi son expansion progressive à travers le continent en démarrant des activités en Côte d’Ivoire et en Guinée Conakry en 2013, au Cameroun et au Burkina Faso en 2014, au Gabon et en République du Congo Brazzaville en 2015 et, enfin, au Ghana, au Mali et en Mauritanie en 2016.

Le Groupe Banque Populaire (GBP) affiche également une stratégie de développement de ses filiales en Afrique, avec pour ambition de construire le premier groupe panafricain ancré localement.

Avec l’acquisition des participations du groupe français Banque Populaire Caisse d’Épargne (BPCE) dans trois banques au Cameroun, au Congo et à Madagascar à fin 2019, le groupe a renforcé sa présence en Afrique à 15 pays.

Premier exportateur mondial de phosphates en 2019, avec un chiffre d’affaires d’environ 54 milliards de dirhams, environ 20.000 collaborateurs et 25% de parts de marché mondiales sur les produits phosphatés, le groupe OCP n’est pas en reste.

Il faut noter que l’Afrique est le premier bénéficiaire des investissements directs marocains. Plus de 60% des investissements directs à l’étranger (IDE) marocains étaient réalisés en Afrique en 2017.

En effet, le Maroc est désormais parmi les premiers investisseurs africains de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). Cette présence renforcée sur le continent africain est soutenue par une stratégie nationale en faveur de la promotion de la coopération Sud-Sud.

Une implantation forte à l’ouest, une vision vers l’est

Bien que ciblant prioritairement l’Afrique de l’Ouest, la présence des entreprises marocaines en Afrique semble s’être davantage diversifiée ces dernières années. Alors qu’en 2015, l’Afrique de l’Ouest était le terrain de jeu privilégié des entreprises marocaines, ces dernières semblent désormais gagner du terrain sur le reste du continent.

En effet, les entreprises marocaines explorent également l’Afrique de l’Est, l’Afrique centrale et australe. Cette présence renforcée s’explique principalement par la réintégration du royaume au sein de l’Organisation panafricaine en 2017 et par l’engagement du roi Mohammed VI à faire de l’Afrique une priorité nationale.

Khadim Mbaye / Les Inspirations Éco

Mauritanie-Sénégal: à cause du Covid-19, British Petroleum reporte l’exploitation du gaz du projet GTA d’un an

Mauritanie-Sénégal: à cause du Covid-19, British Petroleum reporte l’exploitation du gaz du projet GTA d’un anLe360 Afrique - La Mauritanie et le Sénégal doivent encore patienter pour bénéficier des dividendes des premiers mètres cubes du gaz de leur projet Grand Tortue Ahmeyin. A cause du Covid-19, British Petroleum a confirmé le report de l’exploitation à 2023. C'est dire que la rente gazière est aussi reportée.

Comme il fallait s’y attendre, le groupe pétrolier britannique British Petroleum, chef de file du consortium en charge de l’exploitation du champ gazier offshore Grand Tortue Ahmeyin à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal, et comprenant l’américain Kosmos Energie et les deux Etats (Mauritanie et Sénégal), a officiellement annoncé le report du début d’exploitation de cet important projet Initialement prévu en 2022, le démarrage du projet est désormais programmé pour 2023.

L’annonce officielle a été faite par Fatoumata Sow, la directrice des affaires extérieures de British Petroleum, lors d’une table-ronde sur la gouvernance des ressources naturelles initiées par l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique (OSIEDA) qui portait sur le thème: «Les impacts socio-économiques de la crise sanitaire sur l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal».

Ce report est justifié par la pandémie du Covvid-19 qui a touché de plein fouet les activités du pétrolier britannique, l’une des majors du secteur pétrolier mondial, qui devrait enregistrer des revenus en forte baisse.

Et pour cause, la baisse de la demande mondiale de l’or noir, suite au ralentissement de l’économie mondiale et des impacts du confinement et de la fermeture des frontières des Etats, entrainant l’arrêt du transport aérien. Le géant britannique a perdu 4,4 milliards de dollars au titre du premier semestre 2020.

Une situation qui a aussi fait pencher les prix du gaz, corrélés à ceux du baril de pétrole, vers le bas. De même, l’intérêt grandissant des Etats et majors du secteur pour les énergies renouvelables a aussi un peu réduit les motivations de la major britannique qui, à l’instar d’autres acteurs du secteur, souhaite accélérer son virage vers le renouvelable.

Du coup, face à des rentrées en baisse, le géant pétrolier a été obligé de reporter les investissements prévus en 2020 sur son projet GTA et concernant la phase 1 de la mise en place d’une unité flottante de GNL.

Pour rappel, cette phase 1 va permettre l’extraction du gaz à partir d’une plateforme et son acheminement sur 80 km jusqu’à une unité flottante de liquéfaction. Les travaux de la phase 1 ont été réalisés à hauteur de 40%. Un retard qui se justifie par les effets du confinement à cause du Covid-19.

Une fois totalement réalisée, cette première phase devrait permettre la production de 2,5 millions de mètres cube par an, grâce aux deux premiers puits. Les phase II et III du projet devrait porter la production à 10 millions de mètres cubes, grâce à plus d’une dizaine de puits.

Pour rappel, le champ gazier du GTA dispose des réserves gazières estimées à quelques 425 milliards de mètres cubes de gaz contenues dans des réservoirs sous-marins sur la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal.

Ce qui en fait un gisement de classe mondiale avec la découverte à Bir Allah (zone mauritanienne) d’un nouveau réservoir devant augmenter les réserves du champ de 50%. L’exploitation sur au moins 20 ans devrait générer un pactole estimé entre 80 et 90 milliards de dollars de recettes pour les deux Etats.

Du coup, le report se traduira inéluctablement par celui des premiers dividendes gaziers pour les deux pays qui ont décidé d’un partage équitable des ressources du champ GTA. Une situation qui risque de peser sur les budgets à venir des deux pays qui se sont endettés dans la perspective de l’arrivée de la rente gazière.

Commentant ce report, la ministre du Pétrole et des énergies du Sénégal, Aissatou Sophie Gladima, a souligné que «malgré les impacts socio-économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur l’exploitation du pétrole et du gaz, nos partenaires ont pris fort heureusement l’engagement de faire tout leur possible pour minimiser les impacts sur les délais de production des premiers mètres cubes de gaz et de baril de pétrole».

Par Moussa Diop

BP annonce le début de l’exploitation du gaz dans le projet GTA en 2023

BP annonce le début de l’exploitation du gaz dans le projet GTA en 2023Essahraa - La directrice des Affaires extérieures de British Pétroleum (BP), Fatoumata Sow, a confirmé le report à 2023 de l’exploitation du gaz au Sénégal et en Mauritanie, initialement prévue en 2022.

"L’exploitation du gaz au Sénégal est prévue pour 2023, soit un report d’un an, car elle était programmée pour 2022", a-t-elle dit. Fatoumata Sow intervenait lors de la deuxième édition de la table-ronde sur la gouvernance des ressources naturelles initiée par l’Observatoire de suivi des indicateurs de développement économique en Afrique (OSIEDA).

La rencontre portait sur le thème "Les impacts socio-économiques de la crise sanitaire sur l’exploitation du pétrole et du gaz au Sénégal".

Ce report est selon elle lié à la pandémie de Covid-19, qui a touché les activités de la compagnie britannique.

"La situation sanitaire a obligé BP à reporter ses dépenses d’investissement de la phase 1 de Tortue 2020 pour son projet d’unité flottante de GNL de plusieurs milliards de dollars situé à cheval sur la frontière sénégalo-mauritanienne", a dit la directrice des Affaires extérieures de British Petroleum.

Woodside, la compagnie australienne, n’a non plus pas été épargnée par les conséquences de la pandémie, si l’on en croit ses responsables.

"Nous restons confrontés aux répercussions de la pandémie et essayons de préserver voire d’améliorer la valeur de notre projet, même si Woodside garde toujours l’horizon sur 2023 pour la production des premiers barils de pétrole sur ce projet offshore", a dit David Grislain, représentant de la compagnie australienne.

La ministre du Pétrole et des Energies, Aissatou Sophie Gladima, a salué quant à elle, dans son mot prononcé à ce rendez-vous, l’engagement des compagnies pétrolières et gazières à minimiser l’impact de la crise sanitaire due à la pandémie de Covid-19 sur les délais des premières productions de gaz et de pétrole.

"Malgré les impacts socio-économiques de la crise sanitaire liée au Covid-19 sur l’exploitation du pétrole et du gaz, nos partenaires ont pris fort heureusement l’engagement de faire tout leur possible pour minimiser les impacts sur les délais de production des premiers mètres cubes de gaz et de barils de pétrole", a-t-elle dit.

Agences

L'Afrique a besoin de 1200 milliards de dollars pour se remettre du coronavirus

L'Afrique a besoin de 1200 milliards de dollars pour se remettre du coronavirusBBC Afrique - Les dommages économiques ainsi que les coûts sanitaires causés par le coronavirus ont laissé l'Afrique avec un besoin de 1200 milliard de dollars pour les trois prochaines années, a déclaré le Fonds monétaire international.

La directrice du FMI, Kristalina Georgieva, a déclaré que le monde "doit faire plus pour aider l'Afrique à [se] remettre... de cette crise". L'Afrique a connu moins d'infections à coronavirus et de décès que la plupart des autres continents.

Mais la Banque mondiale affirme que 43 millions d'Africains de plus sont menacés de pauvreté extrême à cause de la pandémie.

L'impact économique inverse la tendance des dernières années de forte croissance en Afrique, puisque des emplois ont été perdus et que les revenus des familles ont été réduits de 12 %, a déclaré Mme Georgieva lors d'une réunion en ligne du FMI.

Pour aider à atténuer le choc, de nombreux gouvernements africains ont mis en place des politiques d'atténuation qui ont coûté 2,5 % du PIB, a-t-elle ajouté.

Un choix difficile

Le FMI a donné aux pays africains environ 26 milliards de dollars pour amortir l'impact, mais même avec l'aide de prêteurs privés et l'aide d'autres pays, il y a toujours un énorme déficit de financement.

"Certains pays sont confrontés à un lourd fardeau de la dette qui les oblige à choisir entre le service de la dette et des dépenses sociales et de santé supplémentaires", a déclaré le chef du FMI.

Afin de les aider, elle a appelé à une prolongation du moratoire du G20 sur le remboursement de la dette et a souhaité que davantage de fonds soient disponibles pour les prêts.

Il y a eu plus de 1,5 million de cas confirmés de coronavirus en Afrique et près de 37 000 personnes sont décédées.

Source : BBC Afrique

Réélu à l’unanimité : le boulevard d’Akinwumi Adesina pour son second mandat à la BAD

Akinwumi Adesina en visioconférence, lors de la cérémonie de clôture des assemblées annuelles 2020.Sorti blanchi des accusations de mauvaise gouvernance portées contre lui, le Nigérian Akinwumi Adesina a été réélu pour un second mandat aux commandes de l’institution panafricaine.

À la fin, sans surprise, c’est Akinwumi Adesina qui gagne. Le président sortant de la Banque africaine de développement (BAD), seul candidat à sa réélection, a été reconduit à son poste, ce 27 août, lors des assemblées annuelles – virtuelles pour cause de pandémie de coronavirus – de l’institution.

Contrairement à ce qu’auraient souhaité ses plus fervents partisans au sein des actionnaires africains de la banque (majoritaires à hauteur de 60 %), le Nigérian n’a pas été réélu par acclamation comme cela avait été le cas pour ses deux prédécesseurs, le Rwandais Donald Kaberuka et le Marocain Omar Kabbaj.

Il l’a été à l’issue d’un vote – comme décidé en février par le comité en charge de l’élection -, ne décrochant pas seulement la double majorité requise, auprès des actionnaires africains et de l’ensemble des actionnaires, mais une unanimité totale, avec 100 % des voix africaines et 100 % du total des voix.

« Cette élection est historique, c’est la première fois qu’un président est élu avec 100 % des voix », a souligné Akinwumi Adesina lors de la cérémonie de clôture des assemblées annuelles, remerciant les gouverneurs de la banque « d’avoir choisi la continuité » et « de renforcer l’institution ». « La BAD aura besoin de chacun d’entre vous », a-t-il ajouté.

Unité continentale

L’unité continentale derrière Adesina, dont la candidature avait reçu le soutien de l’Union africaine, a joué à plein. La veille de l’élection, lors de la cérémonie d’ouverture des assemblées annuelles, le président ivoirien, Alassane Ouattara, avait rappelé son soutien au candidat nigérian, affirmant « souhaiter » sa réélection.

En poste depuis mai 2015, Akiwumi Adesina rempile donc pour un mandat de cinq ans afin de continuer à mettre en œuvre les cinq priorités qu’il a assignées à l’institution, les « high 5 », à savoir : nourrir, électrifier, industrialiser, intégrer le continent et améliorer la qualité de vie de ses habitants.

Même si elle était attendue, cette reconduction est une victoire pour l’ancien ministre de l’Agriculture nigérian, fragilisé depuis le début de l’année par des accusations de mauvaise gouvernance – dont il a toutefois été blanchi.

« Nous guérirons »

Rendues publiques par un groupe de lanceurs d’alerte (anonymes) de la banque et visant expressément son patron, ces accusations ont provoqué une crise au sein de l’institution et un feuilleton à rebondissements avec l’examen de la plainte par le comité de l’éthique de la banque puis – notamment sous la pression des États-unis – par une « revue indépendante » présidée par l’ancienne présidente d’Irlande, Mary Robinson. Les deux procédures ont exonéré le patron de la BAD.

« Nous guérirons », avait déclaré, la veille de l’élection, Akinwumi Adesina, dans son message aux gouverneurs de la banque, un appel à maintenir une « BAD forte » et à le reconduire à son poste pour continuer sa mission.

Le « travail en toute indépendance » de la « revue » menée par Mary Robinson « disculpe le président Adesina contre lesdites allégations, mais surtout renforce la crédibilité des organes de l’institution », avait affirmé le même jour l’Ivoirienne Nialé Kaba, présidente du bureau du conseil des gouverneurs de la BAD.

Malgré tout, l’institution a annoncé la mise en place d’un comité ad hoc du conseil des gouverneurs pour revoir « le cadre de gouvernance de la banque en matière d’éthique et de traitement des plaintes ». Il doit notamment examiner et mettre à jour la politique de dénonciation, le code de conduite des dirigeants élus et le mandat du comité d’éthique. Un gage donné durant ces assemblées annuelles aux derniers actionnaires (tous non régionaux) qui souhaitaient encore obtenir des garanties en matière de bonne gouvernance.

Le résultat unanime du scrutin semble donc clore l’affaire Adesina et la période de turbulences associée. L’institution aura cependant d’importants défis à relever durant les cinq prochaines années, à commencer par l’appui aux pays pour faire face à la pandémie de Covid-19, la réalisation de l’augmentation de capital historique approuvée en octobre 2019 et l’apaisement des relations avec les actionnaires étrangers.

Les prochaines assemblées annuelles de la BAD auront lieu du 24 au 28 mai 2021 à Accra, le ministre ghanéen des Finances, Kenneth Ofori-Atta, prenant la suite de Nialé Kaba comme président du bureau du conseil des gouverneurs de l’institution.

Source : Jeuneafrique.com

Le Maroc pose les jalons d’une future industrie de l’armement

Au Maroc, l'État souhaite développer localement une industrie militaire.Une nouvelle loi vient dépoussiérer l’arsenal juridique traitant des armes et munitions au royaume, et donne la possibilité aux investisseurs privés de se lancer dans l’industrie militaire.

Le royaume nourrit de nouvelles ambitions en matière d’armement ! Adopté en Conseil des ministres le 6 juillet, le projet de loi 10.20 relatif aux matériels et équipements de défense et de sécurité, aux armes et aux munitions a été voté à l’unanimité au Parlement. Il vient dépoussiérer un arsenal juridique, datant des années 1930, traitant des armes et munitions.

Importance stratégique

« Ce nouveau texte revêt une importance stratégique dans la mesure où il permettra de développer localement une industrie militaire, explique un député. Il n’y a aucune raison pour que le Maroc ne soit pas doté d’une telle industrie à l’instar de plusieurs pays émergents comme l’Égypte, la Turquie ou le Brésil ».

Les dispositions de cette loi ouvrent ainsi la voie à la création d’unités industrielles privées dans l’armement. « Un décret d’application viendra déterminer les membres de la commission nationale pour matériels et équipements de défense et de sécurité, aux armes et aux munitions qui aura la latitude d’accorder ce type d’autorisations », poursuit l’élu.

Une exonération de la TVA est prévue sur les ventes aux services de la défense et de la préservation de l’ordre public

Les futurs investisseurs dans ce domaine devraient bénéficier d’avantages et incitations dans le cadre de conventions avec l’État. Mieux encore, une exonération de la TVA est prévue sur les ventes aux services de la défense, de la sécurité et de la préservation de l’ordre public. Ces derniers sont d’ailleurs les seuls autorisés à acquérir de tels équipements sur le territoire national selon cette nouvelle législation qui encadre également le transport et les exportations de ces produits classés en trois catégories.

Dans le détail, la première catégorie englobe les équipements et armes destinés aux opérations militaires, ainsi que les systèmes informatiques et outils de surveillance ou de communication. La deuxième catégorie concerne les produits destinés à la préservation de l’ordre et la sécurité publics, tandis que la troisième porte sur les armes et munitions utilisés dans la chasse ou le tir sportif.

En parallèle à l’adoption de ce texte, le Parlement a également approuvé un projet de loi relatif au contrôle des exportations de biens à double usage, civil et militaire. Un texte qui vient mettre en conformité le royaume par rapport à des conventions internationales, mais qui a également l’avantage de protéger partiellement cette future industrie d’armement.

Source : jeuneafrique.com

Signature du contrat d’achat et de vente du Gaz naturel liquéfié du projet GTA, mardi

Signature du contrat d’achat et de vente du Gaz naturel liquéfié du projet GTA, mardiAPS - La cérémonie de signature du contrat d’achat et de vente du gaz naturel liquéfié de la phase 1 du projet GTA (Grand Tortue Ahmeyim) se tiendra mardi, à partir de 11h, au 10ème étage du Building Administratif Président Mamadou-Dia, annonce un communiqué transmis à l’APS.

La cérémonie sera présidée par les ministres mauritaniens et sénégalais en charge des hydrocarbures, indique le texte.

Dans le cadre du développement du projet du champ gazier GTA, que le Sénégal partage avec la Mauritanie, les parties impliquées (Etats et compagnies pétrolières contractantes) ont convenu de commercialiser conjointement tout le gaz naturel liquéfié (GNL) de la phase 1 du projet, pour l’optimiser, explique le communiqué.

Il précise que "c’est dans ce cadre qu’un contrat d’achat et de vente (Sale and Purchase Agreement – SPA) du Gaz Naturel Liquéfié de la phase 1 du projet sera signé, le mardi 11 février 2020 à Dakar […]".

Ce contrat sera signé "entre les ministres en charge des hydrocarbures de la République Islamique de Mauritanie et de la République du Sénégal, les compagnies pétrolières contractantes et BP Gas Marketing (BPGM), adjudicataire de l’appel d’offres international qui a été lancé à cet effet".

Le champ gazier de GTA, à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, sera développé en 3 phases, détaille le communiqué.

Il souligne que "la première phase, pour laquelle intervient cette signature de contrat, produira, au total, environ 2,5 millions de tonnes par an (mtpa) de gaz naturel liquéfié (GNL) pour l’exportation et 70 millions de pieds cubes par jour de gaz (environ 500 MW électrique) pour les deux marchés domestiques".

"Ces quantités sont équitablement partagées entre les deux pays selon les conditions fixées par l’Accord de Coopération Inter-Etats. Une fois le contrat signé, les parties vont continuer à travailler sur les différentes procédures nécessaires à l’opérationnalisation du SPA", poursuit le texte.

Il ajoute que chaque pays enverra ses agents en stage intensif dans des projets en cours en opération de BP, afin qu’ils soient prêts à mettre en œuvre le contrat à partir du début de la production, prévu en 2022.

Source : Agence de Presse Sénégalaise (APS)

 

Ports Owendo, San Pedro et Nouakchott : A.P. Møller Capital entre dans le capital d’Arise

Ports Owendo, San Pedro et Nouakchott :A.P. Møller Capital entre dans le capital d’AriseFinancial Afrik - ARISE annonce la prise de participation d’A.P. Møller Capital P/S (APMC) dans ARISE Ports & Logistics (ARISE P&L), à hauteur de 43 % de son capital. Le reste sera détenu par Olam International Limited (31%) et Africa Finance Corporation (26%).

ARISE P&L est la holding chapeautant les opérations portuaires et logistiques d’ARISE en Afrique. Elles comprennent actuellement le port international New Owendo (NOIP) et le port minéralier d’Owendo (OMP) au Gabon, le terminal industriel polyvalent de San Pedro en Côte d’Ivoire (TIPSP) et le terminal à conteneurs de Nouakchott (TCN) en Mauritanie.

Cette transaction, dont la clôture devrait intervenir dans les prochains mois, confirme l’ambition d’ARISE d’être un catalyseur de l’industrialisation en Afrique en attirant les investissements directs étrangers (IDE) dans les industries à valeur ajoutée du continent.

L’entrée d’APMC, capital investisseur danois expert en matière de transport maritime et de logistique, au tour de table d’ARISE P&L en tant qu’actionnaire stratégique renforcera sa capacité à développer et étendre ses réseaux d’écosystèmes industriels à fort impact sur le développement en Afrique.

« Nous sommes ravis qu’APMC ait choisi d’investir dans ARISE P&L, qui bénéficiera sans aucun doute de sa grande expertise financière dans les secteurs maritime et logistique.

En plus de consacrer l’importance de nos ports et de nos opérations logistiques, ce partenariat permettra à ARISE d’investir davantage dans ses activités à travers le continent », souligne Gagan Gupta, PDG d’ARISE.

À propos d’ARISE

ARISE est une entreprise panafricaine de solutions d’infrastructures et de logistique qui développe des écosystèmes conçus pour faire prospérer l’Afrique. Nous identifions les opportunités dans les chaînes de valeur commerciales et industrielles à travers le continent et nous concevons, finançons, construisons et exploitons les infrastructures nécessaires au développement des entreprises et à la réalisation de leur potentiel.

ARISE comprend aujourd’hui trois sociétés distinctes : ARISE Integrated Industrial Platforms (IIP), ARISE Ports & Logistics (P&L) et ARISE Infrastructure Services (IS).

Source : Financial Afrik

 

Le Président de la République reçoit le Président- Directeur Général du Groupe BP

Le Président de la République reçoit le Président- Directeur Général du Groupe BPAMI - Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a reçu en audience ce soir à Londres, M. Bernard Looney, Président- Directeur général du Groupe British Petrolum (BP).

Les entretiens ont porté sur les perspectives de coopération entre notre pays et ce Groupe, et les moyens de promouvoir encore davantage ses investissements dans notre pays à la lumière des perspectives prometteuses pour la Mauritanie dans le domaine de l'énergie.

L'audience s’est déroulée en présence de M. Mohamed Ould Abdel Vettah, ministre du Pétrole, de l'Énergie et des Mines, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, directeur du cabinet du Président de la République et Son Excellence M. Isselkou Ould Ahmed Izidbih, ambassadeur de Mauritanie accrédité au Royaume-Uni.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Transition vers la monnaie éco : les pays anglophones se rebiffent

Transition vers la monnaie éco : les pays anglophones se rebiffentLe Point Afrique - Les cinq pays anglophones de la Cédeao et la Guinée dénoncent comme « unilatérale » la décision des huit pays de la zone Franc de passer à l'éco sous peu.

Le Nigeria et plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, notamment anglophones, ont dénoncé ce jeudi 16 janvier à Abuja la décision prise par les huit pays de l'Uemoa majoritairement francophone de remplacer le franc CFA par l'éco, affirmant qu'elle n'était « pas conforme » au programme adopté récemment par l'ensemble de la région pour mettre en place une monnaie unique.

Une décision qui tranche avec l'enthousiasme affiché il y a quelques semaines par le Ghana et son président Nana Akufo-Addo.

Ce dernier avait même fait montre d'empressement en disant « au Ghana, nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour rejoindre les États membres de Uemoa dans l'utilisation de l'éco, car, selon nous, cela aidera à éliminer les barrières commerciales et monétaires » avait-il déclaré. Quant à la première économie de la région, le Nigeria a toujours affiché une certaine prudence. Plusieurs économistes et experts ont argumenté auprès du gouvernement nigérian afin qu'il prenne le leadership au sein de la Cedeao pour mener à bien l'adoption de la monnaie commune ouest-africaine.

« Pas conforme »

Dans tous les cas, les six pays de la Zone monétaire ouest-africaine (WAMZ) ont « noté avec préoccupation la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en éco d'ici à 2020 », selon un communiqué publié à l'issue de cette rencontre extraordinaire entre les différents ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales.

La WAMZ est composée du Nigeria, du Ghana, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Gambie et de la Guinée (Conakry), qui ne fait pas partie de la zone CFA. Ces pays estiment que « cette action n'est pas conforme aux décisions » de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) en vue de « l'adoption de l'éco comme nom de la monnaie unique » de toute la région, dont l'idée est débattue depuis bientôt 30 ans.

Ils « réitèrent l'importance pour tous les membres de la Cedeao d'adhérer aux décisions de l'autorité des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao concernant la mise en œuvre de la feuille de route révisée du programme de monnaie unique ». Un sommet réunissant les chefs d'État de la WAMZ est prévu « bientôt » pour décider de la conduite à venir, précise le communiqué final.

Franc CFA : une fin qui interroge toujours


Huit pays francophones d'Afrique de l'Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé fin décembre leur décision de remplacer leur monnaie commune par l'éco et de rompre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l'euro.

L'annonce surprise avait été faite par le président ivoirien Alassane Ouattara lors d'une visite à Noël de son homologue français Emmanuel Macron, dont il est le principal allié politique dans la région, au lendemain d'un sommet de la Cedeao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d'ici à juillet. Les réactions immédiates à ce moment qualifié d'« historique » avaient été mitigées côté anglophone, où l'on se méfie généralement d'une influence française aux relents postcoloniaux dans cette région.

Les pays anglophones ont pu voir, derrière ce changement de nom, une simple réforme du franc CFA, bien loin des ambitions initiales de monnaie unique qui rassemblerait toute l'Afrique de l'Ouest. Après l'annonce d'Abidjan, le Ghana s'était dit « déterminé » à faire tout son possible pour « rejoindre bientôt » les pays francophones, tout en les exhortant à renoncer à la parité fixe de l'éco avec l'euro, qui est maintenue, bien qu'elle soit très critiquée et que selon le projet original, la monnaie unique ouest-africaine ne devait être arrimée à aucune devise étrangère.

Bataille pour le leadership

C'était compter sans le Nigeria, poids lourd économique de la région – il pèse à lui tout seul près de 70 % du PIB de la Cedeao –, qui n'a jamais caché ses réticences au principe même d'une monnaie unique. Sa ministre des Finances, Zainab Shamsuna Ahmed, a répété à maintes reprises que les pays ouest-africains n'étaient pas prêts à une quelconque union monétaire, tant qu'ils ne respecteraient pas les critères de convergence : un déficit budgétaire n'excédant pas 3 %, une inflation à moins de 10 % et une dette inférieure à 70 % du PIB. Or, à ce stade, seul le Togo répond à ces exigences.

Pour Tokunbo Afikuyomi, du cabinet d'analyse économique Stears Business, basé à Lagos, la décision de rebaptiser le franc CFA en éco pourrait être une manière pour les pays comme la Côte d'Ivoire de « prendre le leadership régional » en sachant que le Nigeria ne suivrait pas. « À l'heure actuelle, le gouvernement nigérian n'a pas la volonté politique de mettre en place cet éco. Pour ce pays, cela signifierait perdre le contrôle de sa politique monétaire » avec la création d'une banque centrale d'Afrique de l'Ouest, explique le spécialiste à nos confrères de l'AFP.

Or, le géant pétrolier mène depuis plusieurs années une politique économique protectionniste qui va souvent à l'encontre de l'intégration régionale prônée par la Cedeao, comme on l'a vu avec la fermeture de ses frontières terrestres pour endiguer la contrebande de pétrole et de riz depuis cet été, qui asphyxie ses voisins. D'autre part, souligne Tokunbo Afikuyomi, rejoindre une union monétaire comporte potentiellement plus de risques que de bénéfices pour le Nigeria, pour qui les marchés des pays de la Cedeao représentent un intérêt limité par rapport au sien, avec 200 millions d'habitants.

« Si l'un de ces pays se retrouve en difficulté, c'est le Nigeria qui devra venir à sa rescousse, comme l'Allemagne et la France l'ont fait avec la Grèce » pour éviter une faillite de l'Union européenne, détaille l'analyste. « Et le Nigeria n'en a aucune envie. »

Par Le Point Afrique (avec AFP)
Source : Le Point Afrique (France)

 

Gaz naturel : l’Afrique pourrait fournir 20 % des besoins mondiaux d’ici 2025

Jeune Afrique - Après une décennie relativement calme, les exportations de gaz naturel africain ont de beaux jours en perspective, notamment grâce aux investissements colossaux réalisés au Mozambique. Dans son dernier rapport, la Chambre africaine de l’énergie fait un point sur les grands projets annoncés.

Dans son dernier rapport sur les perspectives énergétiques de l’Afrique pour 2020, la Chambre africaine de l’énergie, groupement interprofessionnel des métiers de l’énergie et des mines en Afrique, s’intéresse notamment au potentiel d’exportation du gaz naturel africain, dont les exportations sous forme liquéfiée vont fortement augmenter.

Les gigantesques découvertes réalisées au cours de la décennie passée au Mozambique, en Tanzanie, au Sénégal et en Mauritanie, ont révélé au total prêt de 200 TcF (trillion cubic feet) de réserves de gaz, soit suffisamment pour fournir les deux tiers de la demande mondiale actuelle durant vingt ans. Ceux à quoi s’ajoutent les 200 TcF de réserves prouvées au Nigeria.

Si en 2018 l’Afrique subsaharienne fournissait 10 % de la production globale de gaz naturel liquéfié (GNL), avec 28 millions de tonnes par an (mtpa), le cabinet d’analyse Akap Energy prévoit qu’en 2025, cette capacité de production africaine aura augmenté de 150 % pour atteindre 84 mtpa. Soit 15 à 20 % du marché mondial.

Une telle croissance sera conditionnée à l’investissement de plus de 75 milliards de dollars, dont les deux tiers doivent être injectés au Mozambique.

Cette perspective est rendue possible par le fait qu’après une pénurie de grands projets d’investissement pendant une dizaine d’années, le gaz africain suscite de nouveaux l’intérêt des grandes majors internationales comme Total, ExxonMobil ou Shell.

Les principaux investissements se concentrent sur la côte est du continent, en raison de la proximité des zones de productions avec les grands marchés d’importation asiatiques, et ce malgré des coûts élevés.

Centrales flottantes pour les pays moins dotés

Les 50 milliards de dollars qui doivent être engagés dans le GNL mozambicain entre 2017 et 2025 par Exxon et Anadarko (en cours d’acquisition par Total) en témoignent.

Ces projets de GNL mobilisent par ailleurs rapidement d’importants financements, à l’image du projet du champs gazier offshore sénégalo-mauritanien de Grand Tortue, découvert en 2015, qui pourrait entrer en exploitation en 2020, indique le rapport (2022 selon nos informations) grâce à un investissement de 10 milliards de dollars de BP et Kosmos Energy.

Enfin, si les investissements y sont moins importants, les pays ne disposant pas de réserves suffisamment conséquentes pour installer des centrales onshore s’engagent, à l’image du Cameroun, l’Éthiopie et de la Guinée-Équatoriale, dans l’utilisation de centrales flottantes de liquéfaction, avec des mises en production annoncées dès 2020. Avec encore une fois des majors de premier plan prêtes parmi les investisseurs.

Source : Jeune Afrique

 

 

Sénégal : l’exploitation du champ pétrolier reporté à 2023

Sénégal : l’exploitation du champ pétrolier reporté à 2023Sahara Médias - Le Sénégal a décidé de reporter à 2023 la production du premier baril de pétrole du champ SNE, situé sur les côtes en face de la capitale sénégalaise, selon des sources officielles sénégalaises.

Les mêmes sources justifient cette décision par un changement de stratégie adoptée par le Sénégal et ses partenaires, selon la société nationale pour les hydrocarbures PETROSEN.

La société sénégalaise a déclaré que la société australienne WOODSIDE, qui se charge de l’exploitation du champ en collaboration avec les équipes techniques sénégalaises, a décidé de changer la stratégie d’investissement en ce qui concerne la plateforme de production, de stockage et d’exportation.

La nouvelle stratégie prévoit l’achat de cette plateforme et non plus sa location comme cela était prévu lors de la première stratégie.

La société sénégalaise estime que la nouvelle stratégie a été adoptée afin de garantir les intérêts des populations sénégalaises et plus généralement une meilleure harmonisation économique du projet.

Au cours des dernières années d’importantes découvertes pétrolières et gazières ont été enregistrées.

On estime à un milliard de barils la réserve pétrolière du pays et à 1,100 milliards de M3 ses réserves en gaz naturel dont la quantité la plus importante se trouvant dans un champ commun avec la Mauritanie.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

"Compact with Africa", la réticence des investisseurs allemands

DW - Deux ans après le démarrage de ce projet, des réglages sont nécessaires pour rendre les pays africains concernés plus attractifs pour des investisseurs et développer leurs économies.

Ils ne sont que sept chefs d'État sur les 12 concernés à honorer de leur présence à cette deuxième rencontre avec Angela Merkel sur les investissements en Afrique.

Ce rendez-vous est l'occasion pour la chancelière allemande de revenir sur un certain nombre d'initiatives pour soutenir l'investissement privé en Afrique, notamment le fonds d'investissement d'un milliard d'euros engagé par Berlin pour soutenir des projets d'entreprises allemandes et africaines.

Á cela s'ajoutent les nombreux partenariats engagés avec des pays comme le Ghana, la Tunisie et la Côte d'Ivoire.

Même si ces initiatives sont timides dans d'autres pays, elles permettent au " Compact with Africa " d'y prendre corps.

C'est le cas du Togo qui a bénéficié de l'intervention de certaines petites et moyennes entreprises dans le domaine des énergies renouvelables. Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais représentant du Président Faure Gnasingbé à cette rencontre estime que : "le Compact with Africa" est une opportunité beaucoup plus pour le Togo".

Il explique que le "secteur privé national aura un dynamisme en travaillant avec leurs homologues, notamment Allemands qui ont une expérience avérée."

Elargissement du "Compact with Africa"

Ouvrir le projet à d’autres pays africains, c’est le souhait de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine.

"Douze États sur une cinquantaine, ce n'est pas suffisant. Est-ce que ce ne sont pas les conditionnalités qui limitent les autres États à pouvoir faire partie de cet important projet? Il faut reconnaitre que les États africains ne sont pas dans les mêmes conditions pour des raisons évidentes", explique Moussa Faki Mahamat.

Appels à l’endroit des entreprises germaniques

Plusieurs personnalités dans leurs interventions sont revenues sur les différents facteurs de réticence des certaines entreprises allemandes à s'engager sur le continent africain.

Occasion également pour le Président ghanéen de présenter la situation des fèves de cacao de la Côte d'Ivoire et du Ghana sur le marché mondial.

Nana Akufo-Addo annonce "la décision consciente de nous éloigner de la situation où nous ne sommes plus que des exportateurs et des producteurs de matières premières pour nous tourner vers la montée en puissance de la chaîne de valeur dans nos propres pays".

À terme, "Compact with Africa" veut améliorer les relations économiques entre les pays africains et l'Allemagne. Berlin place cet objectif sur "la transparence et la confiance".

Par Rodrigue Guézodjè
Source : Deutsche Welle (Allemagne)

 

 

La BAD augmente son capital de 125% à 208 milliards de dollars pour «accélérer» les agendas 2030 et 2063

La BAD augmente son capital de 125% à 208 milliards de dollars pour «accélérer» les agendas 2030 et 2063C’était l’un des dossiers les plus chauds de la Banque africaine de développement (BAD) ces deux dernières années. Finalement, les 80 pays membres réunis pour la cinquième session extraordinaire du conseil des gouverneurs ont approuvé ce 31 octobre l’augmentation de 125% du capital général de la BAD, passant ainsi de 93 milliards à 208 milliards de dollars. Cet argent servira à financer les objectifs de développement du Continent.

« Nous n'avons que 10 ans avant l'échéance des ODD [Objectifs de développement durable en 2030, ndlr]. Nous ne pouvons pas accepter que l'Afrique n'atteigne pas ses objectifs », a martelé Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) en conférence de presse jeudi soir à Abidjan.

C'est cette urgence qui justifie, a-t-il souligné, le timing de la septième opération d'augmentation du capital de la BAD. Réuni en session extraordinaire ce 31 octobre, le conseil des gouverneurs a en effet approuvé une augmentation de 125% du capital général, passant ainsi de 93 milliards de dollars à 208 milliards de dollars, soit 115 milliards de dollars supplémentaires. La plus importante augmentation de capital de toute l'histoire de la BAD.

« C'est un moment historique pour une décision historique. [...] L'augmentation générale du capital se répercutera dans le monde entier. Cela nous aidera à faire un grand pas en avant pour l'Afrique », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD.

Après deux ans de pourparlers

Cette décision est l'aboutissement de deux longues années de pourparlers entre Rome (Italie), Washington (Etats-Unis), Malabo (Guinée équatoriale) et Charm el-Cheikh (Egypte). L'objectif de départ était de doubler la capacité financière de la BAD afin qu'elle puisse davantage appuyer le développement des économies africaines.

A Abidjan, les 80 pays membres de l'institution se sont retrouvés pour décider. Il a été révélé qu'un pays comme le Canada a apporté 1,1 milliard de dollars supplémentaires, tandis que la Suède en a misé 500 millions de dollars supplémentaires.

Le Chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, présidant la cérémonie de lancement des travaux à huit clos du conseil des gouverneurs, a insisté sur le rôle qu'une institution telle que la BAD joue dans l'essor économique et social du Continent, dans un contexte de « défis d'ordre économique, sécuritaire et climatique ».

« L'une des clés du succès de ces ambitions légitimes réside dans la capacité des pays africains à mobiliser des ressources financières suffisantes et à les utiliser de façon efficiente pour réaliser la transformation structurelle de nos économies, et mettre en place les conditions d'une croissance durable et inclusive. » Alassane Ouattara.

La BAD estime que toutes les parties prenantes du développement du Continent -institutions, Etats, secteurs privés...- devraient « accélérer » leur action en vue de concrétiser non seulement l'agenda 2030 des Nations Unies, mais aussi l'agenda 2063 de l'Union africaine (UA).

Pour rappel, l'action de la BAD est structurée autour de cinq priorités : électrifier, nourrir, industrialiser, intégrer l'Afrique et améliorer la qualité des vies des populations. « Si nous arrivons à concrétiser ces cinq priorités, l'Afrique aura réalisé 90% des ODD et 90% de l'agenda 2063. D'où l'importance de disposer des moyens nécessaires », a fait remarquer Adesina.

La BAD s'attend, par ailleurs, à ce que l'augmentation de son capital conforte son rating AAA, lui conférant « une plus grande stabilité dans les années venir », pour remplir aisément sa mission. « La Banque aura plus de ressources que jamais auparavant. Nous aurons ainsi la possibilité de réaliser de plus grands projets », a souligné Adesina.

Des fonds pour des projets transformateurs

Les 115 milliards de dollars mobilisés auprès des actionnaires de la BAD seront déployés au fur et à mesure à partir de 2020, selon les précisions de Bajabulile Swazi Tshabalala, vice-présidente pour la Finance et directeur des finances.

La BAD a déjà identifié des projets clé qui bénéficieront de ses nouveaux fonds propres, notamment l'Initiative Desert to Power qui, promise pour être la plus grande zone solaire au monde, permettra à 250 millions de personnes dans le Sahel d'accéder à l'énergie.

Tous les grands projets, notamment infrastructuraux et agro-industriels qui permettront également une implémentation facilitée et efficace de zone de libre-échange continental (Zlec), sont une priorité, Akinwumi Adesina a notamment cité l'autoroute Lagos-Abidjan. La BAD s'engage également à « aider les pays à créer des zones spéciales de transformation agro-industrielle qui transforment et ajoutent de la valeur aux produits agricoles ».

La Banque entend également doubler sa mise pour le financement climatique à 25 milliards de dollars d'ici 2025. L'autonomisation des femmes constitue également une priorité. Ainsi, 3 milliards de dollars supplémentaires seront consacrés à la mise en œuvre de l'Action financière positive pour les femmes en Afrique (AFAWA).

Accent sur le secteur privé

De plus en plus, la BAD insiste sur la nécessité de propulser le secteur privé et favoriser la construction d'environnement des affaires propices à l'affluence des entreprises et investisseurs. Ainsi, la Banque entend davantage accompagner les PME africaines, particulièrement celles versées dans la technologie et les petites et moyennes industries (PMI). « Nous ne pouvons pas continuer à exporter les matières premières. Nous devons développer des chaines de valeur.

L'expérience a montré que les pays qui ne font qu'exporter les matières premières sont soumis à la volatilité des prix et finissent par s'appauvrir. Or ceux qui s'orientent vers la transformation s'enrichissent », a remarqué Adesina, soulignant « l'exemple » de la Côte d'Ivoire et du Ghana qui porte désormais cette ambition pour leur cacao.

Pour davantage engager le secteur privé dans l'essor du Continent, la BAD a lancé l'année dernière le Forum pour l'investissement en Afrique. La seconde édition se tiendra du 11 au 13 novembre prochain à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Et la Banque compte sur cette plateforme pour davantage fédérer les secteurs privés d'Afrique et d'ailleurs autour des objectifs de développement du Continent.

Par DNES à Abidjan, Ristel Tchounand
Source : La Tribune Afrique (France)

Pétrole/Gaz : ‘’Ce qui nous a amené à dialoguer avec Kosmos Energy’’ (Bp)

Pétrole/Gaz : ‘’Ce qui nous a amené à dialoguer avec Kosmos Energy’’ (Bp)Le méga projet de Grand Tortue, qui doit faire du Sénégal et de la Mauritanie des producteurs de Gaz dans trois ans, est actuellement en plein développement. C’est du moins ce qu’a annoncé Jonathan Evans, vice-président de Bp exploration chargé des nouveaux projets en Afrique.

Celui-ci, dans un entretien accordé à Jeune Afrique et publié dimanche passé, a fait état de la volonté de Bp d’investir plus d’un milliard de dollars, soit plus de 500 milliards de nos francs. Mais il a aussi a évoqué les raisons qui ont conduit Bp à dialoguer avec Kosmos Energy, découvreur du méga gisement de Grand-Tortue.

Il est ressorti des propos de M. Evans que ‘’le géant Bp qui le pilote entend s’appuyer sur cette nouvelle base africaine pour rattraper ses grands concurrents Shell et Total qui parient comme lui sur une explosion du marché du Gaz naturel liquéfié (Gnl).

Après avoir racheté la majorité des parts du projet à l’américain Kosmos Energy en décembre 2016, le découvreur de gisement, la major britannique prévoit d’investir plus de 1 milliard de dollars pour la première phase du projet et plusieurs autres milliards de dollars pour les suivantes, sur une durée d’exploitation de 30 ans.

Des sommes énormes en jeu qui alimentent les espoirs et les fantasmes à Dakar et à Nouakchott, où les gouvernements entendent profiter du boom gazier’’.

Celui-ci a appelé les deux pays (Mauritanie/Sénégal) à ‘’aussi éviter la ‘’malédiction des matières premières’’ qui affecte souvent les nouveaux pays producteurs et dont les symptômes sont la dépendance au secteur extractif et à la mauvaise gouvernance’’

Plus de 500 milliards de francs à investir entre le Sénégal et la Mauritanie

Cette région, est selon M. Evans, ‘’amenée à devenir une nouvelle base pour Bp." D’ici à une dizaine d’années, sa production dépassera celles de nos deux bases africaines historiques : l’Egypte, où nous avons une production importante depuis 55 ans essentiellement gazière aujourd’hui ; et l’Angola, où nous nous sommes installés voici 30 ans, mais dont la production d’huiles décline, car issue de champs vieillissants.

Parlant des raisons qui ont emporté l’adhésion de l’état-major de Bp pour investir plusieurs milliards de dollars dans deux nouveaux pays novices de l’industrie pétrolière, il a évoqué une volonté de créer une sorte d’équilibre dans la répartition de ses productions.

‘’Quand nous avons repris le projet de Grand-Tortue, en décembre 2016 nous étions à la recherche de nouveaux réservoirs de gaz. Bp a pour objectif de parvenir d’ici à 5 ans à une répartition de sa production à 60% gazière et à 40% pétrolière. Nous sommes actuellement au milieu du chemin, avec une production à peu près équivalente en gaz et en pétrole.

L’acquisition de l’américain Amoco, au début des années 1990, avait apporté à Bp d’importants actifs gaziers, notamment aux Usa et en Indonésie, mais il nous fallait mettre au jour d’autres gisements.

Au début de la décennie 2010, les équipes d’exploration de Bp, dont je fais partie ont donc regardé avec attention des opportunités de développement de production gazière dans les régions mal ou pas explorées, et notamment au Sénégal et en Mauritanie.

Cela nous a amené à dialoguer avec Kosmos Energy, découvreur du méga gisement de Grand-Tortue, recelant 15 Tcf (Trillon cubic feets, milliers de milliards de pieds cubes), une taille remarquable. Nous avons étudié les possibilités autour de cette découverte, repris la majorité des parts entre 2016 et 2017, et nous en pilotons le développement opérationnel aujourd’hui’’.

Source : DakarActu

 

 

Air Sénégal ajoute la Mauritanie, le Maroc et le Nigeria à son réseau

Air Sénégal ajoute la Mauritanie, le Maroc et le Nigeria à son réseau Agence Ecofin - Air Sénégal poursuit l’expansion de son réseau régional. La compagnie nationale sénégalaise a annoncé le lancement, dès le mois prochain, de trois nouvelles lignes africaines.

La première, programmée à partir du 25 novembre 2019, reliera Dakar à Nouakchott, à raison de cinq vols par semaine (lundi, mercredi, jeudi, vendredi et dimanche). Les liaisons entre les deux capitales seront assurées en ATR72.

L’axe Dakar-Casablanca quant à lui sera opérationnel à partir du 3 décembre 2019. La liaison quotidienne à destination de la ville marocaine sera exploitée en Airbus A319.

La dernière route, prévue dès le 19 décembre 2019, partira de Dakar pour Abuja en passant par Niamey. La rotation entre les capitales respectives du Sénégal, du Niger et du Nigeria se fera aussi en Airbus A319, à raison de trois vols hebdomadaires (lundi, mercredi et vendredi).

En se déployant sur ces marchés, Air Sénégal aide à booster les relations transsahariennes, surtout économiques, sur l’axe Sénégal-Mauritanie-Maroc.

La forte diaspora sénégalaise vivant dans ces deux pays justifie largement l’opportunité de cette route ; c’est aussi le cas sur le corridor Dakar-Abuja, qui rapproche encore plus le Sénégal et le Nigeria, son deuxième partenaire économique en Afrique après le Mali.

Romuald Ngueyap
Source : Agence Ecofin

 

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BAD

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BADLe360 Afrique - Institution financière multinationale de développement, dont l’objectif est de contribuer aux progrès et à l’émergence des Etats, la Banque africaine de développement (BAD), entend pleinement participer aux actions de stabilisation du Sahel par la réalisation d’actions concrètes dans le domaine de l’économie.

Ainsi, la BAD dont Abidjan (Côte d’Ivoire) abrite le siège, va contribuer à la réalisation des projets du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel à hauteur de 267 millions de dollars.

Une révélation faite par le Directeur Général du Bureau Régional Développement et Prestations Services pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

Ce responsable régional s’exprimait dans le cadre d’une réunion de suivi des annonces du «Groupe de Nouakchott» visant à faire le point sur la mobilisation des ressources suite aux engagements en faveur des projets du PIP.

Nouakchott a abrité une réunion entre le G5 Sahel et ses partenaires, axée sur le financement du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel, le 6 décembre 2018. Une rencontre à l’issue de laquelle les différents partenaires ont annoncé des contributions à hauteur de 2,4 milliards d’euros.

Le PIP du G5 Sahel repose sur 4 axes stratégiques: Défense et Sécurité, Gouvernance, Infrastructures, Résilience et Développement.

La BAD est favorable à une approche régionale de mobilisation des partenaires et une synergie visant une bonne répartition des investissements.

Ainsi les projets financés par l’institution panafricaine dans l’espace du G5 Sahel concernent, selon Mohamed El Azizi, les axes stratégiques résilience et développement, et les infrastructures. Il s’agit, pour le Burkina Faso, d’un projet de renforcement à la résilience face à l’insécurité alimentaire, le projet "Désert To Power", un programme de restauration des terres dégradées pour la stabilisation des populations rurales dans leur territoire.

Au Mali «les actions portent sur un programme intégré de développement pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin du fleuve Niger (un projet régional partagé avec le Niger), le projet régional Désert To Power/Mali.

En Mauritanie, un projet d’appui à la transformation agricole dans la vallée du fleuve Sénégal, qui va contribuer à la sécurité alimentaire, fixer les populations dans leur territoire et créer plusieurs centaines d’emplois permanents».

Il y a également un projet de financement du secteur de l’élevage au Tchad.

La BAD est à l’origine d’une série de grandes initiatives panafricaines dans le domaine du développement au cours des dernières années, à l’image du projet «Désert To Power» annoncé le week-end dernier à l’issue d’un sommet des chefs d’états du G5 Sahel, tenu à Ouagadougou, le week-end dernier.

Le G5 Sahel est une organisation sous-régionale dédiée à la lutte contre le terrorisme et à la coordination des efforts de développement, dont les pays membres sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)