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Economie en Mauritanie

Une usine à gaz bureaucratique gère les milliards d’aide au Sahel

Une usine à gaz bureaucratique gère les milliards d’aide au Sahel Mondafrique - Des milliards d’euros d’aide aux populations du Sahel sont régulièrement annoncés par les donateurs sans qu’on en voie l’impact sur le terrain. Quand ces fonds ne sont pas détournés par les élites locales.

Dans quelques jours s’installera à Bruxelles le secrétariat de la Coalition internationale pour le Sahel avec à sa tête le Tchadien Djimé Adoum, désigné Haut-Représentant lors du sommet du 7 ème sommet du G5 Sahel organisé en février dernier à N’Djamena. M. Adoum va recruter du personnel international nécessaire au fonctionnement de sa structure, il va louer des bureaux cossus dans un beau quartier de Bruxelles.

Dans la capitale belge, se trouvent déjà les bureaux du secrétariat de l’Alliance Sahel, une autre structure chargée de mobiliser et coordonner l’aide aux pays du Sahel. Le Secrétariat de l’Alliance aussi a dû recruter son staff, louer des bureaux, acheter des véhicules et investir des sommes importantes dans son fonctionnement.

Il existe à côté de ces deux structures, dans la capitale belge, le Partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S), une initiative de l’Union européenne avec elle aussi ses fonctionnaires internationaux, son budget de fonctionnement, ses programmes d’interventions.

A quelques milliers de kilomètres de Bruxelles, la capitale de l’Europe, se trouve à Nouakchott, en Mauritanie, le secrétariat exécutif du G5 Sahel, mis en place par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, mais qui est financé principalement par l’aide internationale.

Double emploi et gaspillage

Les donateurs ont commencé par créer l’Alliance Sahel en juillet 2017 à Paris afin, assuraient-ils, de mieux coordonner leur aide et de créer des synergies dans leurs interventions dans les pays sahéliens.

Alors que cette structure n’avait encore fini de faire la preuve de son utilité, les mêmes donateurs ont cru devoir lui ajouter lors du sommet du G7 organisé en juillet 2019 à Biarritz, en France, la Coalition internationale pour le Sahel, venue elle-même se superposer au P3S et au Secrétariat exécutif du G5 Sahel.

Toute cette énorme machine bureaucratique est financée sur l’aide au Sahel qu’elle est censée apporter directement aux populations. Les frais de fonctionnement de cette myriade de structures de soutien au Sahel s’évaluent en dizaines de millions d’euros qui finissent par être comptabilisés dans le total de l’aide aux populations sahéliennes. A Dori (Burkina Faso), Assongo (Mali) et Ayorou (Niger), on ne voit pas la couleur de cette aide.

Pire, les conditions de vie des populations se sont même dégradées à mesure qu’on annonce la création de ces énormes machines bureaucratiques. Ce n’est pas du tout surprenant. Ce qui reste des sommes mobilisées, après les frais de fonctionnement de la bureaucratie, arrive dans les pays pour être affectés aux financements des projets.

Les élites au pouvoir en profitent pour se servir. Ce fut le cas sous Ibrahim Boubacar Keita au Mali où près d’un milliard d’euros d’aide au développement a été détourné en 2012 et 2017. Même lorsqu’ils sont mis en œuvre, la plupart des projets ont un impact limité sur la vie quotidienne des populations.

Une bonne partie de l’argent des projets va dans l’achat des véhicules 4X4, la construction de locaux flamants neufs et des salaires élevés versés au personnel. Dans le contexte sécuritaire actuel, les projets préfèrent s’installer à Ouagadougou, Bamako ou Niamey au lieu d’être au plus près des populations.

Les milliards d’euros d’aide mobilisés au profit du Sahel profitent finalement à tous, sauf aux populations.

Nicolas Beau

Appui du Japon à la sécurité alimentaire en Mauritanie

Le Gouvernement du Japon vient d’accorder,  sur les Fonds de contrepartie et dans le cadre de son appui permanent  à la Sécurité Alimentaire de notre pays :
- Un montant de 109 531 500 MRU comme contribution à l’Opération de distribution de vivres en faveur de  210.000 ménages qui sera lancée incessamment
- Un montant de 51 706 700 MRU pour un Programme de microprojets (alimentation en eau  potable, protection des cultures, activités génératrices de revenus, maraîchages, etc)
Il y a lieu de noter que ces montants proviennent de la vente des aides alimentaires du  Japon à notre pays.
Le Commissariat à la Sécurité Alimentaire a saisi cette occasion « pour exprimer les remerciements et la gratitude du Peuple et du Gouvernement Mauritaniens au Peuple et au Gouvernement du Japon pour cette aide précieuse qui contribuera efficacement à l’amélioration des conditions de vie des ménages les plus pauvres de notre pays. »

Source : Le Calame

Greenpeace condamne le pillage massif des stocks de poissons mauritaniens essentiels à la sécurité alimentaire

Le deuxième plus grand navire de pêche au monde avec un mauvais bilan de surpêche chronique a été repéré en train de pêcher dans les eaux mauritaniennes.  Le navire FV Margiris est un géant chalutier battant pavillon lituanien, capable de capturer et de congeler 250 tonnes de poisson par jour, et ciblant les petits poissons pélagiques déjà fortement surpêchés en Afrique de l’Ouest et vitaux pour la sécurité alimentaire de millions de personnes dans la région.

« Les dommages environnementaux que la surpêche cause aux stocks de poissons et à la biodiversité sont immenses. Le Margaris utilise un filet plus grand qu’un terrain de football avec une capacité de stockage de 6000 tonnes. Ce navire est un véritable ‘monstre’ et une menace pour les ressources pélagiques déjà surexploitées », a déclaré Dr Aliou Ba, conseiller politique de Greenpeace Afrique.

Alors que les pêcheurs locaux et les femmes transformatrices de poisson luttent pour faire face à une crise sans précédent due à la pénurie de ressources halieutiques, des navires de pêche destructeurs venus du monde entier pillent les eaux ouest-africaines. Cette situation a entraîné l’insécurité alimentaire et la perte des moyens de subsistance des communautés locales. En outre, le niveau de chômage ne cesse d’augmenter à la suite de la crise du COVID-19 et des troubles sociaux dans la région ouest-africaine.

Le navire FV Margiris est présent dans les eaux mauritaniennes en raison d’un accord entre l’Union européenne (UE) et la Mauritanie, au détriment de millions de personnes qui dépendent des ressources halieutiques partagées dans la région ouest-africaine. Les ressources pélagiques les plus critiques pour la sécurité alimentaire régionale sont déjà surexploitées selon le dernier rapport du Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (COPACE).

« Tant qu’un système de gestion régionale efficace de ces pêcheries n’est pas mis en place, aucun accord ne devrait permettre l’accès aux petits stocks pélagiques fondamentaux pour la subsistance de millions de pêcheurs de la région ouest-africaine. Les super-chalutiers comme les Margiris n’ont pas leur place ici et constituent une menace pour notre sécurité alimentaire », a déclaré Dr Aliou Ba.

Greenpeace, d’autres organisations de la société civile et les populations de nombreux pays protestent et condamnent la présence du VF Margiris dans leurs eaux depuis des années. En 2012, le navire a été expulsé des eaux australiennes peu après que Greenpeace ait protesté contre le navire dans le port néerlandais d’Ijmuiden. En outre, des protestations de Greenpeace ainsi que de pêcheurs locaux contre le navire ont déjà eu lieu en Afrique de l’Ouest, et en 2019, le navire a été repéré en train de pêcher dans une zone de conservation marine au Royaume-Uni. Toutes les protestations étaient dues à l’extraordinaire capacité du navire à détruire la biodiversité marine.

Greenpeace appelle l’UE et la Mauritanie à donner la priorité aux pratiques de pêche durables plutôt qu’aux méga chalutiers industriels.

Greenpeace appelle également tous les pays d’Afrique de l’Ouest à convenir de mesures régionales pour la gestion des stocks partagés, sur la base d’avis scientifiques, et à interdire l’accès à leurs eaux à des navires surdimensionnés et dévastateurs comme le FV Margiris.

« Les intérêts des entreprises, comme dans le cas du FV Margiris, ne peuvent en aucun cas l’emporter sur la destruction de la biodiversité et les risques pour l’insécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes dépendant de la pêche et des protéines de poisson », a expliqué le Dr Ba.

Greenpeace

Procès First Quantum, signe d’une détérioration du climat des affaires en Mauritanie ?

Le 4 mars dernier, une filiale de la société canadienne First Quantum Minerals a déposé une requête d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) de la Banque Mondiale. Ce dépôt résulte d’un différend avec la République Islamique de Mauritanie concernant l’exploitation d’une mine de cuivre et d'or située dans cet État d'Afrique de l’Ouest. Outre les pertes potentielles que ce procès pourrait générer pour la Mauritanie en cas d’arbitrage défavorable, de tels litiges entre Etats et investisseurs ont souvent un impact néfaste sur l’image du pays et le climat des affaires qui y règne.

Une procédure qui nuit à la réputation du pays

En introduisant une demande d’arbitrage auprès de la Banque Mondiale, la filiale Mauritanian Copper Mines (MCM) envoie un message indirect à tout investisseur potentiel dans le secteur minier mauritanien. Selon un article récent de Global Arbitration Review, si l’objet de la plainte n’a pas encore été officialisé, il concernerait la suspension temporaire des activités de la mine de Guelb Moghrein en 2012 et 2014 en raison de protestations locales et de grèves des syndicats de travailleurs. Ce même article rapporte qu’un rapport du mois dernier, produit par First Quantum, souligne les risques d'"instabilité politique" et de "mauvaises conditions climatiques" en Mauritanie. Un constat qui rejoint les témoignages recueillis dans l’enquête annuelle du Fraser Institute sur les sociétés minières publiée en mars, « une gouvernance globalement peu claire, un comportement fiscal prédateur et une incertitude quant à la clarté des validations de licences et de l'application des réglementations », commente un opérateur minier présent en Mauritanie.

Des observations alarmistes qui ne sont pas anodines pour l’image du pays auprès des investisseurs, étant donné le poids de la société canadienne dans l’industrie minière mauritanienne. Guelb Mohrein est en effet l'un des plus gros investissements extérieurs dans le pays : cette mine de cuivre et d’or, située à 250 km au nord-est de la capitale, emploie aujourd’hui près de 1400 personnes (de nationalité mauritanienne pour la plupart), et contribue à hauteur de 5,6% du revenu national brut à l'économie du pays. Finalement, quelle que soit l’issue de la procédure, le différend entre MCM et la Mauritanie – enregistrée sous le nom « ICSID Case No. ARB/21/9 » – devrait nuire au climat des affaires.

Quand la défiance prend le dessus sur la confiance…

D’autant que ce différend auprès du CIRDI n’est pas une première pour la Mauritanie. Un autre recours avait déjà été déposé par auprès de cet organe de la Banque Mondiale par le passé : celui introduit par des filiales mauritaniennes du groupe Bumi qui avait finalement donné raison à l’Etat mauritanien en 2018. Si le CIRDI avait à l’époque condamné ces filiales pour « procédure abusive », ces demandes d’arbitrage pour des différends avec l’Etat mauritanien en disent long sur la relation que le gouvernement entretient avec les investisseurs. Une relation basée davantage sur la défiance que sur la confiance, et qui pourrait pousser d’autres investisseurs du secteur minier à aller voir ailleurs.

En effet, dans un secteur aussi compétitif que celui de l’industrie minière en Afrique de l’Ouest, ces procédures d’arbitrage à répétition pourraient refroidir certains investisseurs étrangers, par crainte de se retrouver embourbés dans des litiges longs et coûteux aussi bien pour les entreprises que pour l’Etat Mauritanien. Il est donc temps pour le gouvernement de changer de cap et de tenter de reconstruire une relation de confiance avec les investisseurs, vitale pour l’attractivité et le climat des affaires du pays.

En ce sens, le différend Mauritanian Copper Mines S.A. v. République Islamique de Mauritanie doit servir de piqure d’alerte pour les autorités mauritaniennes. La confiance des investisseurs est fragile, surtout dans un cadre aussi compétitif que celui de l’industrie minière africaine : il est essentiel de l’entretenir pour préserver son attractivité.

Ben Abdellah

Source : lecalame.info

Journée mondiale de l’eau : L’accès à l’eau potable pose problème en Mauritanie

30 % des Mauritaniens n’ont pas accès à une eau potable, dont près de 50 % en zone rurale, a révélé Mme Lalla Fall, chargée de programme, citant des chiffres de l’UNICEF. Lors d’un briefing des journalistes, à l'occasion de la célébration anticipée de la journée mondiale de l’eau ce vendredi 19 mars au siège de Maurisanté, Mme Fall a estimé  « l’objectif de développement durable à l’horizon 2030 est que 100 % des Mauritaniens aient accès à l’eau potable. Pour le moment, même si des réalisations ont été faites, cet accès n’existe pas dans certains quartiers récents des grandes villes ou dans les zones rurales». Cette année, la journée est célébrée sous le thème de « La place de l'EAU dans nos sociétés et comment la protéger ».

L’accès aux services d’eau et d’assainissement ne progresse que lentement en Mauritanie. Les objectifs fixés par le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) sur la période 2006-2010 n’ont pas été atteints. Fin 2010, seulement 50 % de la population disposait d’un accès à une source d’eau potable et le taux de branchement individuel à un réseau d’eau n’était que de 23 %.

‘’En matière d’assainissement, la situation est, déplore Mme Fall, encore plus préoccupante : la proportion moyenne des ménages ayant accès à un système d’assainissement amélioré est de 26 % et de 9 % seulement en zones rurales. Grâce aux efforts conjugués des partenaires au développement, dont la Banque africaine de développement qui, entre 2003 et 2014, a investi 45,7 millions de dollars dans des projets d’adduction d’eau et d’assainissement, la Mauritanie tente d’assurer l’accès à l’eau potable à ses 4,3 millions d’habitants, régulièrement confrontés à de sévères pénuries’’.

En cette Journée mondiale de l’eau, il nous faut être encore plus responsable, a exhorté Mme Fall. Evoquant le contexte de la pandémie du Covid-19, surtout l’importance de l’eau pour freiner le Coronavirus, elle a rappelé que ‘’se laver les mains est crucial pour contenir la propagation de la COVID-19 et de nombreuses autres maladies infectieuses’’.

Pour rappel, c’est en 1992 que  la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) a recommandé qu’une journée internationale soit consacrée aux ressources en eau douce. Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la résolution A/RES/47/193 déclarant le 22 mars 1993 première Journée mondiale de l’eau.

La Journée mondiale de l'eau célèbre l'eau et sensibilise à la situation des 2,2 milliards de personnes qui vivent sans accès à de l'eau salubre. Il s'agit de prendre des mesures pour lutter contre la crise mondiale de l'eau. L'un des principaux objectifs de la Journée mondiale de l'eau est de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 6 : eau propre et assainissement, pour tous d'ici à 2030.

Source : lecalame.info

Le ministère mauritanien du commerce tente d’organiser les boulangeries de Nouakchott

Le ministère mauritanien du commerce tente d’organiser les boulangeries de NouakchottSahara Médias - La ministre mauritanienne du commerce, de l’industrie et du tourisme Naha mint Hamdi O. Mouknass a rencontré vendredi les représentants de la fédération des boulangers afin d’examiner un mécanisme organisant cette activité à Nouakchott.


Lors de cette réunion les représentants des boulangers ont demandé une baisse des prix du blé et de l’électricité afin disent-ils d’assurer les meilleurs services aux consommateurs mauritaniens.

Les deux parties ont discuté, lors de cette réunion la possibilité de mettre en place un mécanisme à même d’organiser ce secteur et éviter ainsi l’anarchie qui le caractérise pour parvenir à un meilleur service.

Ont assisté à cette réunion le directeur de la protection du consommateur, celui de la répression de la fraude et la concurrence, de l’organisation des marchés et le développement industriel et la conseillère technique chargée de la communication au ministère.

Source

Le marché continue de flamber

Le marché continue de flamberL'Authentique - Dans tous les marchés de Nouakchott, le mot continue toujours être dit par les commerçants, qui maintiennent encore la grille de hausse le prix de leurs produits.


Particulièrement visés, le sucre, du lait en poudre, le riz et l’huile de cuisine. Malgré la dernière intervention de la ministre du commerce, le prix au kilogramme du sucre reste à 320 MRO au lieu de 260 MRO, celui du lait en poudre de 1700 MRO UM à 2100 MRO et le litre d’huile fixé à 550 MRO au lieu de 450 MRO !

Même cas de figure chez les poissonniers et chez les bouchers où les prix des produits de vente restent légèrement revus à la hausse, le prix du kilogramme de poisson dorade étant fixé à 2000 MRO au lieu de 1200 UM alors que la viande de mouton est à 2200 MRO.

Le poulet n’est pas en reste : le carton de 10 kilogrammes des cuisses de poulet continue d’être commercialisé à 10.500 MRO au lieu de 7500 MRO tandis que les poulets importés sont vendus à 2000 MRO l’unité au lieu de 1200 MRO.

Fait exceptionnel : en général, c’est pendant les périodes de pénurie de produits alimentaires que les prix connaissent des hausses substantielles ; cette fois, le marché est assez pourvu, pourtant les prix sont au sommet.

NH

 

Mauritanie : la Banque Mondiale préoccupée aux questions foncières soulevées sur un projet d’irrigation

Mauritanie : la Banque Mondiale préoccupée aux questions foncières soulevées sur un projet d’irrigationAlakhbar - La Banque mondiale a exprimé, dans un communiqué parvenu à Alakhbar le dimanche 28 février, ses préoccupations aux questions foncières soulevées dans le programme de réhabilitation de 25ha au profit de la coopérative d’Ibn Khaldoum au village de Ferallah, situé dans le Sud de la Mauritanie.

Le programme est un volet du Projet d’appui à l’initiative pour l’irrigation au Sahel. Ces questions foncières ont été soulevées par les villageois dont les protestations ont été recemment rapportées dans la presse, a informé la Banque mondiale.

La Banque a indiqué qu'elle va déployer une mission sur place dans les prochains jours afin de recueillir les informations nécessaires auprès de toutes les parties concernées.

L'institution fiancière mondiale a aussi promis de tenir compte de ces informations dans son dialogue avec le gouvernement mauritanien.

La Banque mondiale a rappelé par allieurs que la protection des droits des communautés ainsi que la préservation de l’environnement occupent une place centrale dans ses activités liées à des projets d’investissement.

Source : Al Akhbar

Clôture des rencontres de concertation sur le secteur halieutique

Clôture des rencontres de concertation sur le secteur halieutiqueNord Info - Les concertations et échanges de vues sur le secteur des pêches et de l’économie maritime ont pris fin ce jeudi 25 février à Nouadhibou. On signale que durant ces quatre jours, entre le 22 et le 25 février, les participants ont discuté, entre autres sujets, au sein d’ateliers à l’Institut Mauritanien des Recherches Océanographiques et des Pêches (IMROP) des problèmes récurrents du secteur.

En effet, depuis quelques mois, voire, les pêcheurs sont aux abois et avec eux les habitants en particulier la ville de Nouadhibou : plus de poisson, plus de poulpes, ressource à forte valeur ajoutée. Le secteur se vide de sa ressource. L’administration lance un appel urgent pour revoir la politique du secteur.

Le document est largement diffusé sur les réseaux sociaux. C’est dans ce cadre que la secrétaire générale du Ministère des Pêches et de l’Economie Mauritanienne (MPEM) est appelée au chevet du secteur pour amener ses acteurs à échanger, dans quatre ateliers, afin de trouver les solutions idoines.

On rappelle que la pêche est primordiale pour l’économie de la Mauritanie. Elle représente 10 % du PIB et entre 35 et 50 % des exportations du pays. Les recettes budgétaires proviennent de la pêche à hauteur de 29 %. La pêche crée 45000 emplois directs et indirects, soit 36 % de l’emploi.

On estime que la pêche artisanale crée 31 % des emplois, contre 12% pour la pêche industrielle. Mais la pêche, chez nous et selon plusieurs observateurs est accaparée par des sociétés étrangères aidées par des lobbies locaux.

A titre d’exemple Poly Hondong que d’aucuns considèrent comme un désastre biologique.. La compagnie chinoise Poly Hondong utilise la technologie de pointe ultra moderne capable d’ « aspirer » la richesse halieutique du pays.

Les agissements de bateaux turcs préjudiciables à l’écosystème dans les eaux mauritaniennes, considérant qu’ils constituent « un carnage » contre l’une des espèces de poisson la plus importante, à savoir « la Courbine ».

D’aucuns de ces participants voient dans telles pratiques imputables aux navires turcs géants la plus grande menace contre la richesse halieutique en Mauritanie, après Poly Hondong, à travers le recours à des procédés de capture proscrits par les normes internationales spécifiques pour l’équilibre de l’écosystème dans les mers et les océans.

Un autre problème celui du secteur de l’industrie de farine et huile de poisson. Il n’apporte qu’une valeur ajoutée relativement faible qui atteint 30 % et peu d’emplois saisonniers et non qualifiés.

La suggestion principale de Green Peace, une organisation environnementale, est de mettre fin à la propagation de ces usines et de fermer la plupart d’entre elles à cause de la menace qu’elle constitue sur la sécurité alimentaire, sur l’écosystème maritime et sur la santé publique, tout en mettant l’accent sur la nécessité de commencer à transformer la filière de petits poissons pélagiques pour être dédiée directement à la consommation humaine.

C’est d’ailleurs l’objet de plusieurs projets de sensibilisation concédés à la pêche artisanale afin d’amener les populations à consommer ces produits pélagiques à haute valeur nutritive.

Ce qui, aussi, va permettre de diminuer la pression sur les céphalopodes en particulier, le poulpe, très prisé par les pêcheurs artisanaux.

Clôturant les rencontres, la secrétaire générale du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, Mme El Alia Mint Menkouss, a précisé que ces rencontres ont permis d’étudier et d’analyser d’importants sujets comme l’exploitation durable des pêcheries de la zone économique exclusive, les industries de pêche, la nécessité de veiller sur la qualité des produits halieutiques, la chaine des valeurs, la mauritanisation des équipage et les approches propres à moderniser les pêches artisanale et côtière.

Elle a remercié les participants d’avoir adopté le dialogue et les discussions comme méthode de travail et de privilégier l’aspect scientifique et consensuel. .

Mme El Alia Mint Menkouss a, enfin, affirmé que les recommandations et les suggestions issues des rencontres serviront de référence pour les décisions que le département prendra incessamment pour la mise en œuvre de sa vision stratégique.

Notons que ces rencontres étaient organisées dans le cadre des revues périodiques qu’organise le département sur les derniers changements intervenus dans le secteur et les contraintes dont celles citées dessus qui entravent son développement.

Source : Nord Info

Mauritanie/Flambée des prix : une lourde situation pour les faibles bourses

Mauritanie/Flambée des prix : une lourde situation pour les faibles bourses Tawary - Les prix des produits de première nécessité ont enregistré une augmentation sensible depuis quelques jours, certains produits ont même doublé de prix.

C'est ce que nous avons constaté lors de notre ronde dans plusieurs marchés et chez les propriétaires des magasins de vente de marchandises, légumes et fruits, vu la forte demande du consommateur nous dit-on. Le sucre est cédé à 16MRU le kilogramme, la boite de gloria à 15MRU, le kg du riz local a passé à la vitesse supérieure, tandis que les pommes de terre ont maintenu leur prix entre 60 et 70 MRU.

Les prix des fruits ont également continué d'augmenter:l es bananes à 80 MRU et les pommes à 90MRU. Tandis que les boites de lait: Rose, Badiya, Tiviski, Chaala, sont vendues à 30MRU dans le boutique du coin.

Lors de notre tournée au marché de gros des fruits et légumes de la Mosquée Marocaine, nous avons enregistré une hausse importante des prix, comme nous l'ont indiqué les commerçant dans notre entretien avec eux.

Les boutiquiers dans les quartiers ont assuré que les prix ne pourront pas rester stables du fait que les fournisseurs continuent d'augmenter leurs marges bénéficiaires, en se fondant sur la fixation des prix selon le principe du marché.

Les grossistes qui ont accepté de répondre à nos questions, ont exprimé leur courroux quant à ce qui se passe chez les distributeurs , auxquels, ils font endosser la responsabilité, dont les marges bénéficiaires atteignent jusqu'à cent pour cent dans certains produits.

Ce qui se passe selon les commerçants, est évident et crée un grand écart entre ce qui est offert sur les marchés quotidiens et la réalité de ce qui se passe à l'intérieur du marché de gros.

D'après les commerçants, pour les produits (riz, huile, sucre, thé, lait) les plus demandés, les prix ont fortement augmenté depuis le mois de janvier. S’agissant du poisson, le kilogramme du thiof, courbine,... varie entre 300 et 400MRU. Cette montée en flèche des prix inquiète les familles vulnérables, renchérit Maimouna, une ménagère. Non, loin, d’elle, Aicha, sa cousine, s’interroge sur le long silence des autorités publiques.

De source proche des services du ministère du commerce et du tourisme l'on apprend la mise en place d'un dispositif pour assurer et réguler un approvisionnement du marché en produits de première nécessité au profit des populations. Mais la ménagère attend avec impatience.

Le ramadhan cette année risque d’être difficile pour les ménages à faibles revenus si les autorités ne changent pas la donne, selon les citoyens. Du coup, on attend, la réponse?

Par A.SIDI

 

Oasis de l’Adrar : implantation de plus de 70.000 palmiers

Oasis de l’Adrar : implantation de plus de 70.000 palmiersSahara Médias - Le ministre mauritanien du développement rural, Dy O. Zeine, a révélé que la wilaya de l’Adrar, dans le nord du pays a bénéficié du programme structurel qui s’est traduit par la plantation de 70.800 palmiers.

Dans une déclaration à la presse publiée par l’agence mauritanienne d’information (officielle) le ministre a dit que 14.400 palmiers ont été plantés dans la nouvelle oasis pilote de Tawaz, 7.200 dans celle de Yagref, 2880 dans celle de Tidra, commune d’Ain Ehel Taya, 4320 dans l’oasis de Tenlaba à Ouadane en plus de 42.000 palmiers dans l’oasis pilote de la ville de Chinguetti.

Le ministre a promis que les wilayas du nord bénéficieront prochainement du décollage agricole et pastoral programmé par le ministère, afin d’accompagner les aspirations nationales en vue d’une autosuffisance alimentaire dans les domaines des légumes, des viandes et des produits laitiers.

En Adrar il se trouve 75 oasis sur une superficie de 5673 hectares, un total de deux millions cent quatre-vingt-dix mille deux cents dix-huit palmiers, soit 45% du nombre de palmiers dans le pays.

Le nombre de palmiers producteurs jusqu’à la dernière saison avait été de 846.475, soit 71% de la totalité des palmiers de la wilaya.

Source : Sahara Médias

Le FIDA accorde à la Mauritanie plus de 23 millions de dollars pour répondre aux défis liés au COVID-19

Le FIDA accorde à la Mauritanie plus de 23 millions de dollars pour répondre aux défis liés au COVID-19Le Fonds international de développement agricole (FIDA) a accordé à la Mauritanie 23,6 millions USD (dont plus de 80%, sous forme de don et 20% prêt hautement concessionnel) dans le cadre du Programme conjoint régional Sahel en réponse aux défis COVID-19, conflits et changement climatique, a annoncé ce dimanche le ministère mauritanien des affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs dans un communiqué.

La convention d’accord a été signée ce samedi entre le Ministre des affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs, M. Ousmane Mamoudou Kane et Mme Nadine Gbossa, Directrice de la Division Afrique de l’Ouest et du Centre du Fonds International de développement agricole (FIDA), en marge du Conseil des Ministres du G5 Sahel, à N’Djamena, dans la capitale tchadienne.

« Ce financement permettra de valoriser les ressources agro-pastorales, de renforcer les partenariats commerciaux entre les agriculteurs et les éleveurs, de consolider les marchés transfrontaliers d’intrants et produits agricoles et de promouvoir les systèmes d’information sur le marché. », a précisé le ministère mauritanien des affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs.

Après une baisse constatée ces dernières semaines, notamment au courant du mois de février, les autorités mauritaniennes ont annoncé un allègement partiel du couvre-feu nocturne qui commence désormais de minuit au lieu 20h00 pour finir toujours à 06h00.

Les mesures d'allègement des restrictions avaient également touché la Grande prière du vendredi dans les mosquées, les cours dans les écoles et les universités, les transports interurbains, l'espace aérien, les marchés, les restaurants et les cafés.

En revanche, l'interdiction des rassemblements publics est toujours maintenue, ainsi que l'obligation du port du masque de protection dans l'administration et les lieux publics.

A la date du 13 février, la Mauritanie compte 16 965 cas confirmés de COVID-19, dont 428 décès et 16 215 guérisons.

Par Babacar BAYE NDIAYE, pour Cridem

Denrées de première nécessité: Extraordinaire flambée des prix

Les usagers des marchés de Nouakchott et même de certaines villes de l'intérieur ont observé une augmentation vertigineuse des prix, surtout des denrées de première comme le sac de riz mauritanien de 50 kgs dont le prix est passé de 1250 MRU à 1850 MRU ou le bidon de 5 litres d'huile qui passe de 170 MRU à 270 MRU ou encore la tonne de blé sec qui coûte désormais 14 000 MRU au lieu de 10600 MRU. Et par ricochet, les prix de produits comme la farine ou les pâtes alimentaires ont systématiquement flambé eux aussi. Officiellement, le ministère du commerce n'a pas encore réagi par rapport à cette situation. La ministre a juste tenu une réunion avec les commerçants qui, pour le moment, n’a donné aucun résultat. En revanche, le président du patronat, Zeine El Abidine a tenté de donner quelques explications à cette brusque flambée des prix. Sans plus d’incidence sur le panier de la ménagère.

Source : Le Calame.info

Grand Tortue Ahmeyim pour BP : premier chargement de roches à Nouakchott (Mauritanie)

Grand Tortue Ahmeyim pour BP : premier chargement de roches à Nouakchott (Mauritanie)Zonebourse - Pour le projet Grand Tortue Ahmeyim mené pour BP et ses partenaires, Eiffage Génie Civil Marine a extrait jusqu'à présent 1,3 million de tonnes de roches de la carrière mauritanienne d'Akjoujt, dans le Wilaya de l'Inchiri.

Ces matériaux sont acheminés sur une plateforme de 17 hectares construite au sein du Port Autonome de Nouakchott Port de l'Amitié (PANPA) où, depuis ce 11 janvier, ils sont chargés, à raison de 30 000 tonnes par rotation, sur le navire Simon Stevin, qui les convoiera jusqu'au hub à 10 km des côtes mauritano-sénégalaises.

Là, des opérations de « Rock Installation » permettront de constituer la fondation du brise-lames sur laquelle seront posés les 21 caissons béton. À suivre…

Franklin conseil de la Mauritanie pour la renégociation de sa dette extérieure

Franklin conseil de la Mauritanie pour la renégociation de sa dette extérieureAffiches Parisiennes - La République Islamique de Mauritanie vient de mandater le cabinet d'avocats indépendants Franklin, allié à la société de conseil financier Finexem, pour la conseiller et l'appuyer dans la renégociation de sa dette extérieure.

Ce dossier est mené par Stéphan Alamowitch, associé responsable du département Banque & Finance, et l'ex-ministre Michel Sapin, senior advisor du cabinet. Dans le cadre du moratoire sur le service de la dette des pays à faible revenu, le G20 a souhaité qu'un certain nombre de pays, au nombre desquels figure la Mauritanie, engagent des négociations avec leurs créanciers publics et privés en vue de réduire le poids de leur dette, préserver leurs capacités budgétaires, et ainsi mieux répondre aux besoins des populations.

La Mauritanie a donc souhaité mener à bien une restructuration complète de ses dettes extérieures. C'est dans ce cadre qu'elle retenu le consortium Franklin-Finexem pour son expertise juridique et financière, sa connaissance approfondie de la Mauritanie et son expérience des restructurations à fort impact économique et politique.

La mission comportera l'audit de la dette extérieure, des recommandations sur le cadre institutionnel de gestion de la dette, la définition d'une stratégie adaptée à chaque catégorie de créanciers, et les négociations en résultant. L'équipe de Franklin intervient depuis plus de dix ans pour des institutions d'aide au développement et pour des Etats, en Afrique et dans les pays des Balkans.

Le dossier est traité, pour Franklin, par Stéphan Alamowitch, associé responsable du département Banque & Finance, et Michel Sapin, senior advisor du cabinet.

Source : AP REDACTION

Impact du Covid 19 sur les prix des denrées alimentaires

Les prix de certaines denrées alimentaires ont récemment subi de fortes fluctuations, en raison des effets de la pandémie de coronavirus, qui n’a pratiquement rien épargné des secteurs vitaux, du fait d’un impact négatif sur le pouvoir d’achat des citoyens.

Dans ce contexte, El-Khadar Ould El Hassen, commerçant au marché connu localement sous le nom de Marché marocain, a déclaré que les prix des denrées alimentaires ne sont pas stables de nos jours, car ils augmentent et baissent sans cesse. Cela est particulièrement vrai pour les denrées de base, tels que le riz, le sucre, les produits laitiers et les huiles. Le phénomène est dû, selon lui, à la loi de l’offre et de la demande, qui à son tour est influencée par les transports, que ce soit par voie aérienne ou terrestre, à un moment où les transactions commerciales sont devenues compliquées en raison de la fermeture des frontières et des routes.

Il a souligné que, concernant les prix des produits de première nécessité, celui du sucre varie entre 9 100 à 9 300 MRO le sac, tandis que le prix du sac riz de bonne qualité se situe entre 7 200 à 7 700 MRO, tandis que le carton de lait longue conservation se situe entre 5 600 et 5 700 MRO.

Mohamed Ould Ahmedou, autre marchand au marché marocain, attribue la disparité des prix des produits alimentaires à l’impact de la pandémie de coronavirus sur le transport des importations, ainsi qu’aux fluctuations monétaires et à la rareté de l’offre des produits laitiers sur le marché.

Selon Sidi Ould Inallah, le prix des légumes est récemment parti à la hausse, en raison de l’offre excédentaire, le prix du sac de pommes de terre allant de 4 500 à 5 000 MRO, et le sac d’oignons se négociant entre 3.900 MRO et 4 000 MRO. Au détail, la pomme de terre coûte 200 ouguiyas le kilogramme, la tomate 185 MRO le kilogramme et la carotte coûte 150 ouguiyas.

Tijani Ould Jibril, marchand de légumes au même marché, n’a pas caché son mécontentement face à la faible affluence des clients, en particulier les restaurateurs, habituellement grands acheteurs de légumes, du fait de la fermeture de leurs restaurants à 20 heures, à cause du couvre-feu.

Au sujet des spéculations sur les prix de certaines denrées alimentaires, en particulier le lait, le directeur général du département Concurrence, au ministère du Commerce, M. Moustapha Ould Ali, a déclaré qu’il y a déjà eu une hausse sans précédent des prix des produits laitiers (importés et locaux), dans la mesure où le prix d’un paquet avait atteint 350 MRO pour les laits Rose, Salma et Dano.

Le ministère a aussitôt convoqué tous les fournisseurs des produits laitiers pour les informer que les prix n’ayant pas changé à l’échelle mondiale, il n’est pas justifié de l’augmenter à l’heure actuelle.

Il a ajouté qu’il a été convenu avec eux que le coût d’achat du carton de 24 paquets est de lait Rose, Salma et Dano 5 500 MRO, soit 230 MRO l’unité auprès de l’importateur ; chez le grossiste et le semi-grossiste, le prix du carton des mêmes produits est de 5 640 MRO, soit 235 MRO, l’unité. Pour le détaillant le prix du paquet est de 250 MRO, avec l’obligation de donner une facture à chaque acheteur, et d’aviser l’administration de la survenue de chaque changement de prix.

Il a ajouté que les équipes du ministère s’efforcent de contrôler les prix et de les stabiliser, et ont procédé à la saisie de 9 tonnes de produits périmés, principalement à Charae Rezgh, à la fermeture de 47 magasins et au paiement d’une amende.

Le directeur a souligné que pour d’autres produits, il y a également eu hausse, notamment le riz local, en raison de facteurs naturels et environnementaux tels que les inondations dans la région du Fleuve et les ravages provoqués par les rongeurs.

Il a souligné le prix élevé du blé et des huiles (notamment le bidon de 20 litres) au niveau international, et a rappelé que la ministre du Commerce avait convoqué tous les fournisseurs de ces produits pour les informer que la hausse des prix au niveau international, si hausse il y a, ne doit pas être répercutée sur le stock actuellement disponible, par conséquent, les prix doivent demeurer inchangés.

En bref, le pouvoir d’achat des consommateurs subit les effets négatifs du Coronavirus et de la volatilité des prix des produits de base, tant au niveau international que national, en raison de la fluctuation de l’offre et de la demande.

Traduit par:
Med Yahya Abdel Wedoud

Mauritanie : le consortium Franklin/Finexem recruté pour épauler les autorités en vue d’une restructuration de la dette extérieure

Mauritanie : le consortium Franklin/Finexem recruté pour épauler les autorités en vue d’une restructuration de la dette extérieureFinancial Afrik - Le consortium Franklin/Finexem a été recruté ce mardi 22 décembre en vue de fournir des conseils et un soutien en vue de la restructuration de la dette extérieure de la Mauritanie.

Cela pour un montant de 600 mille euros et un délai de six mois. Le recrutement de Franklin/Finexem tombe dans un contexte où la dette extérieure est devenue insoutenable en raison de la pandémie de Covid19 et de ses implications économiques pour les pays à faible revenu et en particulier la Mauritanie.

«Le choix de la Mauritanie s’est porté sur Franklin-Finexem pour son expertise juridique et financière, sa connaissance approfondie du pays et son expérience dans l’amorce de restructurations ayant eu un impact économique et social significatif», affirme le ministère mauritanien de l’Economie.

Le cabinet d’avocats Franklin et le cabinet de conseil financier Finexem ont fourni une analyse documentée de la situation, une approche systémique et intégrée qui ont convaincu les autorités économiques et financières mauritaniennes, poursuit le ministère.

La mission assignée au consortium comprend des dimensions liées à l’examen et l’analyse, aux recommandations et enfin à la mise en œuvre et aux discussions. Elle prendra en compte les différentes composantes de l’endettement extérieur auprès des institutions financières internationales et l’orientation de tous leurs créanciers bilatéraux publics et privés.

Par Samba Camara

Mauritanie : début des mesures pour la création d’une banque de la famille

Mauritanie : début des mesures pour la création d’une banque de la familleSahara Médias - La Mauritanie a entamé des concertations avec l’organisation de la coopération islamique dans le cadre des mesures tendant à créer « une banque de la famille » en Mauritanie suivant des préceptes islamiques afin de faciliter les opérations financières aux couches les plus vulnérables.

La ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille, Naha Mint Haroun O. Cheikh Sidiya a entamé des discussions par vidéoconférence ce mardi avec le secrétaire général de la chambre islamique pour le commerce, l’industrie et l’agriculture relevant de l’OCI, Youssef Khelawi se trouvant au Pakistan.

La ministre a révélé que son département a financé des microprojets pour une enveloppe d’un milliard deux cent quatre-vingt-dix millions ouguiya au profit de 21.900 personnes parmi les différentes couches cibles dont les femmes actives dans les coopératives féminines, les personnes handicapées et les jeunes filles sortant des centres professionnels.

La ministre a ajouté que cette orientation gouvernementale exige davantage de mesures dont notamment l’existence d’une institution financière capable d’assurer toutes les opérations financières adaptées à ces catégories de personnes conformément aux préceptes islamiques en plus de l’amélioration du niveau de formation dans le domaine des microcrédits.

Les discussions d’aujourd’hui ont été consacrées au capital de la banque, ses actionnaires, les pourcentages l’envoi d’experts de la chambre islamique pour le commerce et la sensibilisation autour de la création d’une banque de la famille auprès des acteurs nationaux et l’envoi d’une délégation pour s’informer de l’expérience soudanaise dans ce domaine.

Le projet de création d’une banque de la famille en Mauritanie aurait franchi quelques étapes dont la création d’une commission technique nationale composée des différents départements gouvernementaux concernés en plus de concertations avec des acteurs privés et la société civile féminine afin de suivre le processus de création de cette banque en Mauritanie.

Les mesures relatives au recrutement d’un consultant chargé de préparer le dossier d’agrément et superviser l’étude technique se sont achevées de même que la fixation du quota du ministère des affaires sociales où seront regroupés tous les programmes et les projets exécutés par le ministère dans le domaine des microcrédits.

Source : Sahara Médias

Covid-19 : le ministère de l’Économie demande l’annulation de la dette extérieure de notre pays

Covid-19 : le ministère de l’Économie demande l’annulation de la dette extérieure de notre paysAMI - Dans un communiqué dont est parvenue à l’Agence mauritanienne d’Information, le ministère de l’Économie et de la Promotion des Secteurs Productifs (MEPSP) a demandé mardi l’annulation de la dette extérieure du pays, devenue difficile à supporter en raison de la pandémie de Covid 19 et de ses répercussions économiques pour les pays à faibles revenus.

Selon la déclaration du ministère, l’aggravation de la situation sanitaire en Mauritanie, à l’instar de certains pays en raison des problèmes de sécurité rencontrés par la région du Sahel, a conduit la République Islamique de Mauritanie à chercher aujourd’hui à entreprendre une restructuration globale et ambitieuse de sa dette publique extérieure.

Voici le texte du communiqué:

« La République Islamique de Mauritanie a demandé, par l’intermédiaire de ses autorités supérieures, l’annulation de sa dette extérieure, qui est devenue difficile à insoutenable en raison de la pandémie de Covid19 et de ses implications économiques pour les pays à faible revenu.

Cette situation au niveau de certains pays a été exacerbée par des problèmes de sécurité dans la région du Sahel.

La République islamique de Mauritanie est actuellement à la recherche d’une restructuration globale et ambitieuse de sa dette publique extérieure.

Les décisions récentes des États du G-20 vont dans la bonne direction et méritent d’être prises en compte.

C’est dans ce cadre que la République islamique de Mauritanie a délégué le groupe Franklin-Finaxim pour fournir des conseils et un soutien en vue de la restructuration de sa dette extérieure.

Dans le cadre du remboursement de la dette des pays à faible revenu et dans le contexte de la crise sanitaire liée à la pandémie de Covid 19, le G-20 espère voir certains pays, dont le nôtre, ouvrir des consultations avec leurs créanciers publics et privés, afin de réduire le fardeau de leur dette et de maintenir leur capacité budgétaire pour qu’ils puissent mieux répondre aux besoins sanitaires et sociaux de la population.

Le choix de la Mauritanie s’est porté sur le groupe Franklin-Finaxim pour son expertise juridique et financière, sa connaissance approfondie du pays et son expérience dans l’amorce de restructurations ayant eu un impact économique et social significatif.

Le cabinet d’avocats Franklin et le cabinet de conseil financier Finaxim ont fourni une analyse documentée de la situation, une approche systémique et intégrée qui ont convaincu les autorités économiques et financières mauritaniennes.

La mission assignée à ce groupe comprend des dimensions liées à l’examen et l’analyse, aux recommandations et enfin à la mise en œuvre et aux discussions. La mission prendra en compte les différentes composantes de l’endettement extérieur auprès des institutions financières internationales et l’orientation de tous leurs créanciers bilatéraux publics et privés.

Nouakchott le 22 décembre 2020 »

25 000 chercheurs d’or se ruent vers «Chegatt» à bord de 2 000 voitures

25 000 chercheurs d’or se ruent vers «Chegatt» à bord de 2 000 voituresAdrar-Info - Des milliers de chercheurs d’or sont partis aujourd’hui de la ville de Zouerate vers la zone de Chegatt, à 710 km de la ville.

Le nombre de prospecteurs est estimé à 25 000 personnes embarqués à bord de 2 000 véhicules tout terrain. Selon un itinéraire réalisé par la société « Maaden Mauritania » les orpailleurs passeront par 5 stations-relais, qui se succèdent (Safariyat, Qalaman, Belkhizeimat, Carrefour, Gleib N’ doure), avant d’arriver dans la zone « Chegatt ».

La la société « Maaden Mauritania », en charge de l’organisation du secteur et de l’encadrement de l’exploration de l’or de surface, a annoncé que chacune des stations -relais que les prospecteurs passeront, en route vers le « Chegatt » dispose d’une équipe appartenant à l’entreprise, d’une ambulance et d’une brigade de la gendarmerie nationale.

Source : mourassiloun.com

Traduit par Adrar info

Communiqué du Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de Mauritanie

Communiqué du Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de MauritanieBCM - Le Conseil de Politique Monétaire de la Banque Centrale de Mauritanie a tenu une réu-nion ordinaire le lundi 30/11/2020, sous la présidence de Monsieur Cheikh El Kebir Moulaye Taher, Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie.

Au cours de cette réunion, le Conseil a suivi, entre autres, la présentation de la note de trimestrielle de conjoncture analysant les évolutions enregistrées au cours du troisième trimestre de l’année 2020 en lien avec l’activité économique sectorielle, les agrégats monétaires et financiers et l’activité des marchés monétaire et de change.

Le Conseil a discuté de la hausse récente de la liquidité bancaire et son impact potentiel sur les prix à la consommation. A cet égard, il a décidé d’augmenter le taux de réserve obligatoire applicable aux banques de 5% à 6% et de maintenir inchangés l’ensemble des autres taux.

Le Conseil continue de suivre de près les implications de la crise du covid-19 sur l’économie nationale et le système financier et prendra, le cas échéant, les mesures nécessaires pour y faire face.

Source : BCM