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Economie en Mauritanie

La Mauritanie à la recherche d’un partenaire pour le projet gazier du champ « BANDA »

La Mauritanie à la recherche d’un partenaire pour le projet gazier du champ « BANDA »Sahara Médias - Le conseil des ministres mauritanien a approuvé mardi, lors de sa réunion, un projet de décret autorisant la dérogation à la procédure d’appel à la concurrence sur une zone du domaine pétrolier relative au champ gazier de Banda.

Ce champ connaissait des difficultés à convaincre les investisseurs à cause des conditions difficiles mises en place par les autorités.

Le projet de décret propose de mettre en place un processus de sélection d’un Opérateur pour signer un contrat d’Exploration-Production sur Banda en vue de développer le projet pour la production d’énergie GTP et toutes autres utilisations du gaz y compris le gaz naturel liquide.

Le champ BANDA est situé à 53 kilomètres à l’ouest des côtes mauritaniennes, sur une profondeur de 1200 mètres.

Le gouvernement mauritanien avait conclu l’année dernière un accord avec une société danoise pour le démontage du champ considéré improductif.

Le conseil des ministres a par ailleurs deux autres projets de décrets, le premier portant approbation de l’Avenant N°1 au contrat d’Exploration-Production portant sur le Bloc C-15 du Bassin Côtier, signé le 30 juin 2021 entre l’Etat Mauritanien et la Société Total E&P Mauritanie.

Le second projet de décret porte approbation de l’Avenant N°1 au contrat d’Exploration-Production portant sur le Bloc C-31 du Bassin Côtier, signé le 30 juin 2021 entre l’Etat Mauritanien et la Société Total E&P Mauritanie.

Source : Sahara Médias

Tabaski : le prix du mouton explose

Tabaski : le prix du mouton exploseLe Calame - A quelques 48 heures de l’Aid El kebir, les pères de familles s’arrachent les cheveux pour satisfaire les besoins divers de la famille, parmi lesquels figure, en bonne place, le mouton du sacrifice. Selon diverses sources concordantes, les prix ont fini d’exploser depuis quelques jours. Ils oscillent entre 40 et 120 mille le mouton.

Pourtant au marché de bétail qui s’étale du carrefour Nancy d’El Mina au château d’eau du quartier, ce sont des milliers de tête de moutons qui sont alignés par les revendeurs venus en majorité de l’est du pays.

Les camions-remorques n’arrêtent pas de déverser les cargaisons de moutons. Arrivés de tous les quartiers de la capitale, les citoyens ont commencé à tâter le terrain depuis 3 jours déjà. Et le moins que l’on puisse dire c’est que les ovins sont onéreux. Il faut donc marchander dur avant d’acquérir son mouton. Il y en aura certes pour toutes les bourses, mais certains ont le complexe d’acheter des petits moutons.

Selon un revendeur de la zone de Timbedra rencontré au marché de bétail, « les prix sont élevés à cause du transport et de l’aliment du bétail sur le site, seuls les nantis peuvent fêter, les autres doivent se contenter du minimum ».

Face à cette situation, certains pères de familles préfèrent attendre la nuit de la fête ou très tôt le matin, le jour J pour aller s’approvisionner. Leur calcul est simple, craignant de ne pas pouvoir leur « stock », le jour de fête, certains seront contraints de le brader avant de rentrer chez eux.

Une stratégie qui ne paie pas toujours, mais ils font avec. Le mieux en tout cas, en cette période de pandémie, est de faire selon ses moyens, pour comme on le dit, dormir tranquille.

Source : RFI

Fin de la rencontre mauritano-malienne pour réactiver le corridor Nouakchott-Bamako

Fin de la rencontre mauritano-malienne pour réactiver le corridor Nouakchott-BamakoAMI - Les travaux de la rencontre Mauritano-malienne sur la redynamisation du corridor Nouakchott-Bamako ont été clôturés, vendredi à Nouakchott sous la supervision du ministre de l'Équipement et des Transports M. Mouhamedou Ahmedou Mhaimid et de son homologue malienne Mme Dembele Madina Sissoko.

Cette rencontre bilatérale vise à promouvoir le corridor Nouakchott-Bamako en vue d'un partenariat économique durable.

Il s’agit aussi d’encourager les opérateurs maliens à entreprendre en les faisant assister par les autorités mauritaniennes notamment contre les fausses facturations des droits fiscaux mais également d’améliorer la fluidité du trafic routier et d’accéléreer la circulation des biens et des personnes sur le corridor routier Bamako-Nouakchott.

Intervenant au cours de la clôture de rencontre le ministre de l'Équipement et des Transports M. Mohamedou Ahmedou Mheimid a insisté sur la nécessité d’accorder la priorité aux échanges commerciaux avec le Mali, à la redynamisation des transports dans le corridor Nouakchott - Bamako en plus de la création d’un comité de suivi des différentes questions afférentes à ce corridor.

Pour sa part, la ministre malienne des Transports et des Infrastructures, Mme Dembele Madina Sissoko a déclaré que les résultats de cette rencontre témoignent de la détermination de deux pays à faire du corridor Nouakchott-Bamako un axe privilégié pour les échanges commerciaux entre les deux pays.

Elle a exprimé sa satisfaction pour la mise en place d’un comité de suivi de la mise œuvre des recommandations formulées pour continuer à perpétuer la recherche de solutions concertées aux défis auxquels les deux pays sont confrontés, tout en saluant la coopération bilatérale en matière de transports routiers et de transit maritime.

 

Les revenus de l’activité aurifère traditionnelle a généré en deux ans 328 milliards d’anciennes ouguiyas

Les revenus de l’activité aurifère traditionnelle a généré en deux ans 328 milliards d’anciennes ouguiyasSahara Médias - Le directeur général de la société MAADEN MAURITANIE, Hamoud O. M’Hamed a déclaré que la valeur ajoutée de l’activité traditionnelle pour l’extraction de l’or a augmenté lors des deux années 2020-2021 a dépassé 244 milliards d’anciennes ouguiyas et les revenus ont dépassé 328 milliards d’anciennes ouguiyas, selon le rapport annuel de la banque centrale de Mauritanie, soit une augmentation de 278% par rapport à 2019.

Ould M’Hamed qui s’exprimait à l’occasion du lancement par le ministère du pétrole, des mines et de l’énergie d’un ensemble d’équipements et d’aménagements dans le centre minier Cheikh Mohamed El Mamy, appartenant à la société MAADEN, a révélé que les opportunités d’emplois directes ont dépassé 52.000 et les opportunités indirectes 220.000 selon une étude menée par un expert agréé.

Le ministère du pétrole, des mines et de l’énergie a lancé vendredi les travaux pour la réalisation du centre minier Cheikh Mohamed El Mamy appartenant à la société MAADEN dans la moughata de Chami, un projet financé par la société à hauteur d’un milliard trois cents millions d’anciennes ouguiyas.

Le projet prévoit le forage de 6 puits artésiens, des bureaux pour la société MAADEN MAURITANIE et pour la gendarmerie nationale dans ce centre, la construction de 40 latrines, la délimitation de la superficie exploitée dans le centre.

S’ajoute à cela la réalisation d’une bretelle en terre battue entre Tasiast et Tijirit, dans les wilayas de Dakhlet Nouadhibou et l’Inchiri, d‘une longueur de 69 kilomètres, au lieu de 160 km auparavant.

Source : Sahara Médias

La Mauritanie augmente de 3% à 6,5% les redevances de l'exploitation de l'or

La Mauritanie augmente de 3% à 6,5% les redevances de l'exploitation de l'orXinhuanet - Au terme de douze mois de négocions, la Mauritanie et la société canadienne Kinross Gold Corporation, qui exploite la mine d'or de Tasiast dans le nord-est du pays, sont parvenues à un accord augmentant graduellement la redevance minière de 3% à 6,5% en faveur de l'Etat, a indiqué le ministère du Pétrole, des Mines et de l'Energie dans un communiqué diffusé ce jeudi.

Kinross Gold Corporation exploite la mine depuis 2010 à travers sa filiale Tasiast Mauritanie Limited S.A (TML S.A) qu'elle détient à 100%, rappellent des observateurs locaux.

L'accord donne également à la Mauritanie la possibilité de nommer des membres observateurs au Conseil d'Administration de TML S.A "afin de permettre un suivi immédiat des décisions pour accroître la transparence".

Le pays bénéficie aussi de l'effacement de 74 millions de dollars de dettes qu'il devait à Kinross Gold Corporation dans le cadre du régime d'exonération de carburant.

Toutefois, la Mauritanie devra rembourser à Kinross Gold Corporation, sur une période de 5 ans, un montant de 40 millions de dollars "tels que dus et confirmés par lettre du ministère des Finances en date du 12 mai 2015".

En revanche, Kinross Gold Corporation est contrainte de verser à la Mauritanie un montant de 10 millions de dollars à la signature de l'accord et un autre montant annuel d'1 million de dollars pour le renforcement de capacités durant la période d'exploitation.

La société va désormais renforcer le contenu local en s'impliquant davantage dans le domaine du développement local et national.

Grâce à l'accord, les redevances minières, versées par TML S.A au trésor public mauritanien, passent de 16 millions de dollars américains en 2019 à 36 millions de dollars américains en 2020, soit une augmentation annuelle de 20 millions de dollars.

Les réserves de la mine de Tasiast sont estimées à plus de 179,5 tonnes, ce qui équivaut à environ 6.330 millions d'onces d'or.

Les retombées escomptées de la mine pour la période allant jusqu'à 2033 sont de l'ordre de 1,55 milliard de dollars au prix moyen de l'or à 1.600 dollars l'once, ce montant pourra atteindre les 2 milliards de dollars si l'or dépasse 1.800 dollars l'once, selon les statistiques de Tasiast Mauritanie Limited S.A.

Agence de presse Xinhua

 

Mauritanie : arrivée de nouveaux opérateurs d’Internet pour concurrencer Mauritel, Mattel et Chinguitel

Mauritanie : arrivée de nouveaux opérateurs d’Internet pour concurrencer Mauritel, Mattel et Chinguitel Les opérateurs téléphoniques, Mauritel, Mattel et Chinguitel, ont payé « l’année en cours » 967 millions d’ouguiyas anciennes, a révélé lundi 12 juillet, le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration, Abdelaziz Ould Dahi.

M. Dahi a fait cette révélation, à l’Assemblée nationale, lors d’une question orale posée par le député Ishagh Mohamed Ahmed Miské relative à la situation des communications dans notre pays et au respect des cahiers de charges par les opérateurs.

« Les amendes infligées aux entreprises de télécommunications s'élevaient à 6 millions et 230 mille MRO en 2004, alors qu'en 2014, c'est-à-dire après la promulgation de la loi modifiant la loi sur les communications électroniques, elles s'élevaient à 436 millions MRO, atteignant au cours de l'année écoulée à un milliard et 882 millions MRO, notant qu’au total les amendes de l'année en cours s'élevaient à 967 millions MRO jusqu'en juin dernier », a indiqué Abdelaziz Ould Dahi.

« L’Autorité de régulation travaille actuellement sur une étude visant à augmenter la pénalité annuelle des violations des procédures par les opérateurs de 2% à 5%, et à introduire des sanctions dissuasives qui incluent la suspension partielle ou totale des licences, la réduction de leurs périodes ou de la portée ou le retrait définitif », a-t-il ajouté.

Le ministre a, par ailleurs, annoncé l’arrivée de nouveaux opérateurs d'Internet [qui] ont obtenu des licences conformément au système de licence en vigueur.

« [Ils] vont fournir très prochainement leurs services, ce qui ne manquera pas de renforcer la compétitivité et d’avoir un impact positif sur la qualité des services et des communications dans le pays », a indiqué le ministre de la Transition numérique, de l’Innovation et de la Modernisation de l’administration.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

Hausse des prix de produits vitaux et mutisme des autorités

Hausse des prix de produits vitaux et mutisme des autoritésLe Calame - Depuis la fin du mois de Ramadan, les prix des produits vitaux, comme l’huile, le riz et le sucre ont connu des hausses inexpliquées et inquiétantes sur le marché.

En quelques jours, le prix du bidon de 20 litres d’huile est passé de 10 à 14 mille Ouguiya, celui du sucre de 10 mille à 11 mille Ouguiya voire 12 mille, le sac de 50 kg de riz se négocie, quant à lui, à plus de 14 mille Ouguiya.

Interrogé, un boutiquier de la banlieue explique que les grands commerçants décident à leur guise de faire valser les étiquettes parce que personne ne se plaint et les autorités ne disent rien pour endiguer le phénomène.

En effet, ajoute un père de famille, ces trois produits sont incontournables, une famille se doit d’en disposer au quotidien mais aujourd’hui, ils sont presque inaccessibles, personne ne se plaint et les autorités ne pipent mot, nous sommes comme abandonnés à nous-mêmes.

Selon diverses sources concordantes, nombre de familles ne réussissent plus à assurer qu’un seul repas par jour, ceci dans le meilleurs des cas. Et comment ? Avec de nombreuses acrobaties. Les pères et les mères de familles dont certains sont des retraités sont obligés de se livrer à de petits boulots pour pouvoir chauffer la marmite.

En plus de petites AGR, les mères de famille se transforment en domestiques, en laveuses de linge pour assurer le quotidien. Et avec la presque disparition des boutiques EMEL et l’arrêt de celles ouvertes pendant le mois de Ramadan dernier, les familles démunies ne savent plus à quel saint se vouer. Certains citoyens se rabattent sur les stocks obtenus auprès des boutiques de l’opération Ramadan, revendus, au vu des autorités, près du grand carrefour Foire. On y trouve exposés du riz, de l’huile et du Célia, à des prix légèrement différents de ceux pratiqués dans nos marchés et boutiques du coin.

Face à cette situation de pauvreté et du silence incompréhensible des autorités, les citoyens démunis sont devenus comme des chameaux qui, en dépit de leurs cris et protestations quand on les charge de marchandises, finissent toujours par se lever.

Rappelons qu’en Tunisie, en décembre 1983, l’augmentation du prix d’une baguette de pain avait entraîné des émeutes qui se sont soldées par 150 morts – que Dieu nous en préserve, puis le renvoi du ministre de l’intérieur, une semaine plus tard.

Source : Le Calame.info

Confrontée à une "détérioration sans précédent", la SOMELEC va être démembrée en deux nouvelles sociétés

Confrontée à une Confrontée à une « détérioration sans précédent », la Société Mauritanienne d'Electricité (SOMELEC) va être démembrée en deux nouvelles sociétés, l’une pour la production et l’autre pour la distribution.

L’annonce a été faite mercredi 30 juin par le ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie, Abdessalem Ould Mohamed Saleh. Face à la presse et sans détours, le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines, Abdessalem Ould Mohamed Saleh, a mis le doigt dans la plaie en évoquant l’état des lieux de la Somelec.

« 50 % de la production de l’entreprise est perdue, gaspillée. Naturellement, cette baisse influe sur les performances financières de la société et a obligé l’Etat à augmenter son capital à hauteur de 100 milliards d’ouguiyas », a indiqué Abdessalem Ould Mohamed Saleh, lors d’une conférence de presse en amont du Conseil des Ministres.

Le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a également pointé du doigt « l’absence de vision » qui a eu un impact majeur sur l’état actuel de cette société publique ainsi que son « système informatique qui date du siècle dernier ».

Dressant « un bilan peu reluisant de la situation du secteur » de l’électricité notamment de la Somelec, le ministre a indiqué que son département entend mettre en œuvre une feuille de route « pour améliorer la gestion et le rendement » de la Somelec.

Evoquant « le déséquilibre constaté dans la mise en œuvre du programme d’investissements » au niveau de l’entreprise, le ministre a déclaré qu’un milliard d’ouguiyas a été injecté sur la production et la distribution de l’électricité aux citoyens, mais essentiellement à Nouakchott et à Nouadhibou.

« Le programme d’assainissement et de transformation de la Somelec, ambitionne d’ici 2030, de fournir un accès à l’électricité à tous les citoyens. Afin d’y parvenir, des réformes importantes doivent être menées. Parmi elles, la révision du statut des travailleurs non permanents, la réduction de la tarification ainsi qu’un toilettage des finances de la SOMELEC. Tout ceci, conduira inéluctablement, au démembrement de la SOMELEC pour créer en lieu et place, deux nouvelles sociétés, l’une pour la production et l’autre pour la distribution », a affirmé Abdessalem Ould Mohamed Saleh.

Le ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mines a annoncé qu’une table ronde avec les différents partenaires de la Mauritanie sera organisée prochainement. « La stratégie orientant les actions du secteur de l’électricité est restée la même ces 20 dernières années. La stratégie en question a été élaborée en 1998 tandis que le code de l’électricité lui, a été approuvé en 2001. Les deux ne sont plus adaptés aux réalités actuelles », a rappelé le ministre.

Régulièrement, les mauritaniens vivent au rythme des coupures d’électricité récurrentes.

Babacar BAYE NDIAYE – Journaliste à Cridem

Mauritanie: un désastre écologique frappe le Banc d’Arguin

Mauritanie: un désastre écologique frappe le Banc d’ArguinSenalioune - Le drame s’est manifesté pour la première fois depuis le dimanche 20 juin courant au parc du banc d’Arguin, après la constatation des premiers échouages massifs et mystérieux sur près de 5 km de la plage, de milliers de poissons appartenant à plus d’une cinquantaine d’espèces.

L’alerte fut aussitôt donnée et des enquêtes diligentées par les organismes spécialisés locaux en la matière ayant permis d’arriver à des constats dont la localisation du site d’échouage situé entre sur la plage entre les Caps Tafarit et Tagarit, les espèces les plus touchées (le lasser africain, l’éthmalose, les sardinelles, les poissons chats et les carangidés).

Les causes de l’échouage demeurent toujours inconnues, selon un communiqué publié par le Parc National du Banc d’Arguin (PNBA) à cet effet, selon lequel, les investigations se poursuivent, afin d’identifier la cause des échouages des poissons en si grandes quantités, promettant d’informer le public de tout nouveau élément permettant de cerner les origines de cette catastrophe écologique maritime.

Pour des raisons préventives face à un désastre toujours incompréhensible, l’Administration du PNBA a décidé, à titre de mesure conservatoire, la fermeture temporaire du campement touristique d’Arkeiss et l’usage de la plage entre les Caps Tafarit et Tagarit en plus de l’organisation d’une campagne de nettoyage de la dite plage au parc Banc d’Arguin.

Une catastrophe qui n’est pas sans précédent

Un échouage semblable, mais ayant concerné cette fois une seule espèce à près de 99%, à savoir le mulet noir, à la différence du présent cas du PNBA où 53 espèces ont été identifiées, avait eu lieu en septembre dernier.

Les investigations menées à l’époque avaient conduit les experts des catastrophes maritimes à privilégier l’hypothèse d’un échouage massif dû à un manque d’oxygène.

Fin avril dernier, les équipes de surveillance d’une autre réserve naturelle protégée mauritanienne, à savoir le parc national de Diawling, sis plutôt, dans la partie de la côte sud mauritanienne, près de la frontière avec le Sénégal, avaient découvert quant à eux l’échouage d’une baleine (rorqual) de 22 mètres de long, rappelle-t-on.

Connue depuis ces dernières décennies pour être l’une des côtes les plus poissonneuses du monde, mais fortement exposée à la pèche illicite menée par de gros chalutiers asiatiques ainsi que menacées par les impacts environnementaux qui accompagnent les perspectives de l’exploitation du gaz offshore, les eaux territoriales mauritaniennes, présentent probablement au fur et à mesure du rêve de l’Etat pétrolier, les risques sérieux pour la faune aquatique dont les espèces avaient émigrer des autres océans pour élire domicile dans son paisible large.

Non loin de cet environnement maritime en forte ébullition, rappelons la vive polémique ayant opposé la semaine passée le géant gazier et pétrolier British Petroleum à Unearthed, la branche médiatique de l’ONG internationale Greenpeace, lorsque cette dernière à accusé le plan d’action de BP pour le champ gazier « Sénégalo-mauritanien » Great Tortue Ahmeyim (GTA) phase 1 de ne pas refléter « les bonnes pratiques internationales pour aider à protéger la biodiversité marine dans la zone d’emprise du projet ».

Rétorquant la société affirme dans un droit de réponse sa conviction que « l’activité de la pêche peut durablement coexister avec nos opérations », rappelant également son étude d’impact environnemental et social est également arrivée à la même conclusion.

Par Oumlbenina Mint Bamba

58 millions de dollars de la Banque Mondiale à la Mauritanie

La Banque Mondiale a accordé à la Mauritanie deux financements s’élevant à 58 millions de dollars soit 2 miliards 90 millions  MRU.Cette enveloppe est  destinée au financement de la deuxième phase du projet d’appui au pastoralisme au Sahel (PRAPS II) ainsi qu’à l’appui du système national de filets de protection sociale, sous forme de don.

Le premier projet (45 millions UD $)a pour objectif de renforcer la résilience des pasteurs et des agropasteurs dans certaines zones ciblées de la  région du Sahel.Tandis que le second projet vise à renforcer l’efficacité et l’efficience du système national de filets de protection sociale, de même que la protection des ménages pauvres et vulnérables, notamment les réfugiés et les  communautés d’accueil, et ce par des transferts sociaux ciblés.

Le ministre des Affaires Economiques et de la Promotion des secteurs productifs, Kane Ousmane et Mme Cristina Isabel Panasco Santos représentante résidente de la   Banque Mondiale en Mauritanie ont procédé, vendredi 28 mai, à la signature des deux conventions. Saisissant la circonstance, le ministre  a exprimé à Madame la Représentante de la Banque Mondiale les vifs remerciements du peuple et du gouvernement mauritaniens pour le ‘’niveau et la qualité de l’engagement de la Banque Mondiale auprès de notre pays en vue d’asseoir les bases d’un développement socio-économique durable’’.

Pour le ministre, ‘’le sous secteur de l’élevage, auquel un département à part entière vient d’être dédié, présente un important potentiel de croissance pour le pays. Il fait vivre des dizaines de milliers de ménages et génère des retombées positives pour la société dans son ensemble’’.

Toutefois, précise Kane, ‘’plusieurs obstacles continuent cependant d’entraver un développement durable du secteur. Il en est de la faiblesse des capacités des services vétérinaires régionaux, des conflits autour des ressources naturelles, de la faible valeur ajoutée des produits, du manque d’infrastructures. C’est à ces insuffisances que la deuxième phase du projet PRAPS vient s’attaquer ’’.

Le deuxième financement (13 millions US $) est destiné à appuyer la Stratégie Nationale de Protection Sociale. Plus de 200.000 ménages pauvres et vulnérables ont été inscrits dans le Registre social. Des dizaines de milliers de ménages bénéficient à titre gracieux  des services de l'assurance-maladie.

‘’La signature de ces conventions est un nouveau jalon de la coopération multiforme qui lie la Mauritanie au groupe de la Banque Mondiale ", fait remarquer Kane Ousmane.

Source : Le Calame

La Mauritanie se heurte à l’UE alors que la pêche chinoise se développe dans le pays

La Mauritanie se heurte à l’UE alors que la pêche chinoise se développe dans le paysMaghreb Online - Le renouvellement de l’accord de pêche entre l’Union européenne et la Mauritanie est dans la dernière ligne droite et les deux parties tentent de trouver des solutions, parfois imaginatives, pour satisfaire leurs publics respectifs. La principale différence est la même que ces derniers mois : économique.

La partie africaine est déterminée à améliorer la compensation reçue à ce jour du bloc communautaire, tandis que l’Union européenne est liée au paiement des quotas qui ne sont pas entièrement consommés (pas ceux attribués aux navires galiciens).

Et pendant ce temps, d’autres flottes continuent d’occuper les riches zones de pêche. Plus précisément, une. La Chine a en Mauritanie sa principale base de pêche à l’extérieur du pays et l’investissement, qui a déjà dépassé 300 millions de dollars (250 millions d’euros), ne cesse de croître.

La firme Hongdong International Fishery Development développe son pôle de Nouadhibou, dans le nord du pays, à hauteur de 60 millions de dollars (50 millions d’euros), un chiffre proche du minimum réclamé par la Mauritanie à l’UE pour chaque année. Toutefois, l’entreprise chinoise dispose de 100 000 tonnes de quotas, soit près d’un tiers de ce dont dispose l’UE pour l’ensemble de sa flotte.

Source : Maghreb Online

Mauritanie : développement d’un projet d’hydrogène vert de 40 milliards de dollars américains

Mauritanie : développement d’un projet d’hydrogène vert de 40 milliards de dollars américainsMPEM - Le gouvernement mauritanien et le développeur d’énergie renouvelable CWP Global ont signé un protocole d’accord pour le développement d’un projet «Power-to-X» de 30 GW (30 000 MW).

Cette annonce capitale prépare le terrain pour le début des travaux de développement sur ce qui sera le plus grand projet d’énergie renouvelable au monde, à savoir l’exportation d’hydrogène vert et de ses dérivés vers les marchés mondiaux. Le projet, baptisé «AMAN», sera implanté dans le nord du pays sur un site désertique d’environ 8 500 km2.

CWP, l’un des développeurs du hub asiatique d’énergie renouvelable de 26 GW, est un pionnier mondial dans le développement de hubs d’hydrogène vert à très grande échelle. La société a identifié la Mauritanie comme l’un des meilleurs sites de la planète pour la production d’hydrogène vert à faible coût.

La production hybride éolienne et solaire du projet bénéficie d’un profil factoriel stable et de grande capacité sur le site désertique, promettant une des énergies propres les moins chères au monde et la rendant idéale pour l’hydrogène vert à grande échelle et ses dérivés.

Les 30 GW d’énergie éolienne et solaire alimenteront des électrolyseurs pour la production d’hydrogène vert, joueront un rôle important dans la réduction de la pollution par le carbone provenant de la production d’énergie, des transports, de l’agriculture et de la production d’acier, et contribueront à l’atteinte des objectifs d’émissions zéro requises par l’Accord de Paris.

Le gouvernement mauritanien a grandement ouvert la porte aux investisseurs internationaux et s’est engagé à accélérer les progrès dans le processus de développement et d’approbation du projet.

M. Mark CRANDALL, fondateur et président de CWP Global, a déclaré:

"Nous sommes heureux d’avoir la confiance et le soutien du gouvernement mauritanien pour le développement de ce projet ambitieux, qui créera un vecteur d’exportation stable et générera des milliers de nouveaux emplois dans la construction, la fabrication locale, les opérations et la facilitation des exportations. Le projet aura un effet transformateur sur l’économie mauritanienne, générant des milliards USD de revenus et donnant accès à de l’électricité et à de l’eau bon marché pour la population et pour les opérateurs de l’économie. Des projets comme AMAN sont extrêmement importants pour relever les défis les plus urgents du monde – le développement durable et l’atténuation du changement climatique – et nous sommes très fiers d’avoir le gouvernement mauritanien comme partenaire dans cette entreprise monumentale."

Monsieur Abdessalam MOHAMED SALEH, Ministre du Pétrole, des Mines et de l’Énergie de la République Islamique de Mauritanie a déclaré:

“Le Gouvernement mauritanien a fait de l’exploitation de ses immenses ressources renouvelables une priorité absolue, conformément à l’engagement de Son Excellence le Président de la République à promouvoir une croissance économique accélérée, durable et équitable pour tout le peuple mauritanien. Le gouvernement de la Mauritanie est reconnaissant à CWP et à son PDG, M. Mark Crandall, pour sa confiance et exprime son engagement sans faille dans cette entreprise monumentale.”

Notes aux rédacteurs journalistes

Afin de limiter le réchauffement climatique de 1,5 C, les émissions mondiales devront être réduites rapidement au cours de la prochaine décennie, en vue d’atteindre zéro émission nette vers 2050. Cela nécessitera l’application de solutions d’hydrogène vert dans les secteurs difficiles à réduire, et en tandem avec l’électrification de masse.

Les principaux secteurs qui auront besoin d’hydrogène vert comprennent :

• Production d’acier vert – nécessiterait 80 équivalents AMAN. Cette transition n’est pas loin – avec un prix du carbone de 70 $, cela pourrait se produire aujourd’hui.

• Le transport maritime vert à longue distance nécessitera l’équivalent de 50 AMAN pour les besoins actuels – en supposant une croissance prévue, ce sera plus proche de 70.

• Agriculture décarbonée – pour passer de la production actuelle d’ammoniac à base de combustibles fossiles, les engrais décarbonés produits à l’aide d’ammoniac vert nécessiteraient environ 15 AMAN. La demande d’engrais projetée en 2050 sera beaucoup plus élevée compte tenu des estimations d’une population mondiale de 10 milliards d’habitants.

Les porte-paroles sont disponibles pour de plus amples commentaires.

Nouakchott, 28 mai 2021

3,6 millions d’euros de la Banque africaine de développement (BAD) à la Mauritanie

3,6 millions d’euros de la Banque africaine de développement (BAD) à la Mauritanie La Minute - Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé un don de près de 3,6 millions d’euros à la Mauritanie pour financer le Projet d’appui à la gouvernance économique et à la gestion des investissements (PA2GI).

Cette nouvelle opération a pour principaux objectifs d’améliorer le déploiement de l’investissement public, de promouvoir l’investissement privé et de consolider la gouvernance foncière et fiscale. Elle est destinée à soutenir les efforts de relance économique de la Mauritanie, qui renforce ainsi sa riposte aux effets de la pandémie de Covid-19.

Le don de la Banque contribuera à faciliter l’exécution et le suivi du portefeuille de projets dans les secteurs d’intervention prioritaires du Projet prioritaire présidentiel (ProPEP).

« Donner une nouvelle impulsion à l’investissement public et privé dans le contexte actuel de crise est une absolue nécessité pour renforcer la résilience de l’économie mauritanienne et favoriser sa relance post-Covid19, a affirmé Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. Cela permettra d’améliorer le climat des affaires, de générer de nouvelles opportunités pour le secteur privé et de créer des emplois de qualité. »

Le projet a pour premier objectif d’appuyer les agences et structures publiques et parapubliques chargées de la promotion des investissements privés. Ainsi, le suivi des investissements publics sera renforcé par différents mécanismes ad hoc. Et dans le cadre d’une démarche intégrée, le projet accompagnera la réforme du code des marchés publics. Il contribuera également à consolider les moyens de la justice transactionnelle en mettant à la disposition des entreprises des experts en médiation et arbitrage.

Le second volet d’intervention du projet consiste à appuyer la gouvernance foncière et fiscale. Il permettra d’améliorer la sécurité juridique des opérateurs économiques et des particuliers par la délivrance d’un plus grand nombre de titres fonciers grâce à un appui à la direction générale des domaines et du patrimoine de l’État. La gouvernance fiscale sera aussi renforcée par un appui à l’amélioration des systèmes d’information de la direction générale des impôts.

« C’est, par définition, un projet multidimensionnel. En optimisant le fonctionnement de la chaîne de l’investissement, nous favorisons le déploiement d’une nouvelle génération de projets publics et privés encore plus performants, qui créent plus de valeur et renforcent davantage l’attractivité de la Mauritanie, s’est réjouie Malinne Blomberg, directrice générale adjointe de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord et responsable-pays pour la Mauritanie. Notre action ouvrira le champ des possibles pour le secteur privé mauritanien et améliorera en conséquence les conditions de vie des populations. »

La Mauritanie et la Banque africaine de développement sont partenaires depuis plus d’un demi-siècle. Différents secteurs stratégiques sont concernés, parmi l’agriculture, la gouvernance, l’eau et assainissement, le secteur minier, le secteur privé, les transports et le développement social.

Source : La Minute

Approvisionnement en produits énergétiques et pétroliers : 40 millions de dollars d'IFC à la Mauritanie

Approvisionnement en produits énergétiques et pétroliers : 40 millions de dollars d'IFC à la Mauritanie« Un prêt de 20 millions de dollars d'IFC, dans le cadre d’une opération régionale d’un montant total de 230 millions de dollars, aidera Addax à financer l'importation de produits pétroliers au Bénin, en Côte d'Ivoire, au Sénégal et en Sierra Leone, ainsi que leur distribution au Burkina Faso, en Gambie, en Guinée, au Mali et au Niger », selon un communiqué de la Société financière internationale (IFC).

Il a été aussi convenu d’un commun accord d’un autre financement de 40 millions de dollars d'IFC. C’est dans le cadre d’une deuxième opération, également structurée par la Société Générale pour Addax.

Le prêt « financera la totalité des importations et le transport de produits pétroliers de la Mauritanie pour les années 2021 et 2022 », renseigne le communiqué de la société. « Addax est la branche commerciale d'Oryx Energies S.A., l'un des plus grands fournisseurs indépendants de produits et services pétroliers et gaziers en Afrique », nous rappelle-t-on.

« Nous sommes heureux et fiers de la confiance et du soutien accordés par IFC », a déclaré Stephen Paris, directeur administratif et financier d'Oryx Energies S.A.

« Nos installations en Afrique de l'Ouest et en Mauritanie jouent un rôle clé pour assurer un approvisionnement compétitif et régulier en produits énergétiques et pétroliers essentiels à nos marchés dans la région. Grâce au soutien de nos partenaires bancaires, ces financements ont permis d’éviter toute rupture dans la chaîne d'approvisionnement énergétique, contribuant à la résilience des économies ouest-africaines durant la pandémie. »

« Le dynamisme de l'activité économique repose sur un approvisionnement régulier en énergie. Le soutien d'IFC à ces deux facilités de crédit permettra aux entreprises et aux consommateurs d'Afrique de l'Ouest de disposer de carburant lorsqu’ils en ont besoin. Ces investissements arrivent aussi à point nommé alors que la région commence à se relever des graves conséquences économiques de la pandémie de COVID-19 », a souligné Aliou Maiga, directeur régional d'IFC pour l'Afrique de l'Ouest et centrale.

Le prêt octroyé à la Mauritanie vient en complément d’un financement initial de 35 millions de dollars alloué l'an dernier par IFC dans le cadre de son mécanisme de financement accéléré de 8 milliards de dollars mis en place pour aider ses clients — et les milliers de petites entreprises qu'ils soutiennent — à surmonter les bouleversements provoqués par la pandémie.

Ces financements d'IFC témoignent également de la stratégie du Groupe de la Banque mondiale visant à intensifier son appui au Sahel, une région durement touchée par les effets de la pandémie et confrontée, en outre, à d’immenses défis sécuritaires.

Par La rédaction de Cridem

10 milliards d'ouguiyas nouvelles pour l’accès des mauritaniens à l’eau potable dans le cadre du ProPEP

10 milliards d'ouguiyas nouvelles pour l’accès des mauritaniens à l’eau potable dans le cadre du ProPEPLe ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Sid'Ahmed Ould Mohamed, a affirmé jeudi 20 mai qu’une enveloppe de dix milliards d’ouguiyas nouvelles (MRU) a été consacrée à l’accès des mauritaniens à l’eau potable dans le cadre du programme prioritaire élargi du Président de la République(ProPEP).

Parmi ces projets hydrauliques, figurent, dans la wilaya du Brakna, le projet d’alimentation en eau potable de la commune de Bouhdida et la station de Boghé pour le filtrage et le traitement des eaux, a fait savoir le ministre qui était en déplacement dans la commune de Bouhdida, pour s'informer du chantier d'un projet d'alimentation en eau de la ville d’Aleg.

"Plusieurs projets d’alimentation en eau potable ont bénéficié de financements nécessaires dans le cadre du programme prioritaire élargi du Président de la République (ProPEP)", a renchéri sans plus de précision Sid'Ahmed Ould Mohamed qui a annoncé, en outre, la construction imminente de 25 barrages dans différentes zones du pays dans le cadre du ProPEP.

Le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a indiqué qu’il donnera, la semaine prochaine, le coup d’envoi du projet d’extension du réseau de distribution de la ville d’Atar et celui du renforcement du projet d’alimentation de la ville de Nouadhibou par le biais de la station de dessalement de la ville.

« Tous ces projets vont donner un coup de pousse très fort au secteur de l’hydraulique qui a souffert de plusieurs dysfonctionnements, qui sont visibles aujourd’hui. Nous les avons hérités. Tous les projets exécutés par le passé sont devenus vétustes, et n’avaient tenu compte d’un certain nombre de conditions comme la durabilité dans le temps, l’urbanisation galopante et la croissance démographique des populations. C’est pour cela vous constatez que la majorité du pays souffre d’une pénurie d’eau potable», a souligné le ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement, Sid'Ahmed Ould Mohamed.

Babacar BAYE NDIAYE - Journaliste à Cridem

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Une usine à gaz bureaucratique gère les milliards d’aide au Sahel

Une usine à gaz bureaucratique gère les milliards d’aide au Sahel Mondafrique - Des milliards d’euros d’aide aux populations du Sahel sont régulièrement annoncés par les donateurs sans qu’on en voie l’impact sur le terrain. Quand ces fonds ne sont pas détournés par les élites locales.

Dans quelques jours s’installera à Bruxelles le secrétariat de la Coalition internationale pour le Sahel avec à sa tête le Tchadien Djimé Adoum, désigné Haut-Représentant lors du sommet du 7 ème sommet du G5 Sahel organisé en février dernier à N’Djamena. M. Adoum va recruter du personnel international nécessaire au fonctionnement de sa structure, il va louer des bureaux cossus dans un beau quartier de Bruxelles.

Dans la capitale belge, se trouvent déjà les bureaux du secrétariat de l’Alliance Sahel, une autre structure chargée de mobiliser et coordonner l’aide aux pays du Sahel. Le Secrétariat de l’Alliance aussi a dû recruter son staff, louer des bureaux, acheter des véhicules et investir des sommes importantes dans son fonctionnement.

Il existe à côté de ces deux structures, dans la capitale belge, le Partenariat pour la stabilité et la sécurité au Sahel (P3S), une initiative de l’Union européenne avec elle aussi ses fonctionnaires internationaux, son budget de fonctionnement, ses programmes d’interventions.

A quelques milliers de kilomètres de Bruxelles, la capitale de l’Europe, se trouve à Nouakchott, en Mauritanie, le secrétariat exécutif du G5 Sahel, mis en place par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, mais qui est financé principalement par l’aide internationale.

Double emploi et gaspillage

Les donateurs ont commencé par créer l’Alliance Sahel en juillet 2017 à Paris afin, assuraient-ils, de mieux coordonner leur aide et de créer des synergies dans leurs interventions dans les pays sahéliens.

Alors que cette structure n’avait encore fini de faire la preuve de son utilité, les mêmes donateurs ont cru devoir lui ajouter lors du sommet du G7 organisé en juillet 2019 à Biarritz, en France, la Coalition internationale pour le Sahel, venue elle-même se superposer au P3S et au Secrétariat exécutif du G5 Sahel.

Toute cette énorme machine bureaucratique est financée sur l’aide au Sahel qu’elle est censée apporter directement aux populations. Les frais de fonctionnement de cette myriade de structures de soutien au Sahel s’évaluent en dizaines de millions d’euros qui finissent par être comptabilisés dans le total de l’aide aux populations sahéliennes. A Dori (Burkina Faso), Assongo (Mali) et Ayorou (Niger), on ne voit pas la couleur de cette aide.

Pire, les conditions de vie des populations se sont même dégradées à mesure qu’on annonce la création de ces énormes machines bureaucratiques. Ce n’est pas du tout surprenant. Ce qui reste des sommes mobilisées, après les frais de fonctionnement de la bureaucratie, arrive dans les pays pour être affectés aux financements des projets.

Les élites au pouvoir en profitent pour se servir. Ce fut le cas sous Ibrahim Boubacar Keita au Mali où près d’un milliard d’euros d’aide au développement a été détourné en 2012 et 2017. Même lorsqu’ils sont mis en œuvre, la plupart des projets ont un impact limité sur la vie quotidienne des populations.

Une bonne partie de l’argent des projets va dans l’achat des véhicules 4X4, la construction de locaux flamants neufs et des salaires élevés versés au personnel. Dans le contexte sécuritaire actuel, les projets préfèrent s’installer à Ouagadougou, Bamako ou Niamey au lieu d’être au plus près des populations.

Les milliards d’euros d’aide mobilisés au profit du Sahel profitent finalement à tous, sauf aux populations.

Nicolas Beau

Appui du Japon à la sécurité alimentaire en Mauritanie

Le Gouvernement du Japon vient d’accorder,  sur les Fonds de contrepartie et dans le cadre de son appui permanent  à la Sécurité Alimentaire de notre pays :
- Un montant de 109 531 500 MRU comme contribution à l’Opération de distribution de vivres en faveur de  210.000 ménages qui sera lancée incessamment
- Un montant de 51 706 700 MRU pour un Programme de microprojets (alimentation en eau  potable, protection des cultures, activités génératrices de revenus, maraîchages, etc)
Il y a lieu de noter que ces montants proviennent de la vente des aides alimentaires du  Japon à notre pays.
Le Commissariat à la Sécurité Alimentaire a saisi cette occasion « pour exprimer les remerciements et la gratitude du Peuple et du Gouvernement Mauritaniens au Peuple et au Gouvernement du Japon pour cette aide précieuse qui contribuera efficacement à l’amélioration des conditions de vie des ménages les plus pauvres de notre pays. »

Source : Le Calame

Greenpeace condamne le pillage massif des stocks de poissons mauritaniens essentiels à la sécurité alimentaire

Le deuxième plus grand navire de pêche au monde avec un mauvais bilan de surpêche chronique a été repéré en train de pêcher dans les eaux mauritaniennes.  Le navire FV Margiris est un géant chalutier battant pavillon lituanien, capable de capturer et de congeler 250 tonnes de poisson par jour, et ciblant les petits poissons pélagiques déjà fortement surpêchés en Afrique de l’Ouest et vitaux pour la sécurité alimentaire de millions de personnes dans la région.

« Les dommages environnementaux que la surpêche cause aux stocks de poissons et à la biodiversité sont immenses. Le Margaris utilise un filet plus grand qu’un terrain de football avec une capacité de stockage de 6000 tonnes. Ce navire est un véritable ‘monstre’ et une menace pour les ressources pélagiques déjà surexploitées », a déclaré Dr Aliou Ba, conseiller politique de Greenpeace Afrique.

Alors que les pêcheurs locaux et les femmes transformatrices de poisson luttent pour faire face à une crise sans précédent due à la pénurie de ressources halieutiques, des navires de pêche destructeurs venus du monde entier pillent les eaux ouest-africaines. Cette situation a entraîné l’insécurité alimentaire et la perte des moyens de subsistance des communautés locales. En outre, le niveau de chômage ne cesse d’augmenter à la suite de la crise du COVID-19 et des troubles sociaux dans la région ouest-africaine.

Le navire FV Margiris est présent dans les eaux mauritaniennes en raison d’un accord entre l’Union européenne (UE) et la Mauritanie, au détriment de millions de personnes qui dépendent des ressources halieutiques partagées dans la région ouest-africaine. Les ressources pélagiques les plus critiques pour la sécurité alimentaire régionale sont déjà surexploitées selon le dernier rapport du Comité des pêches pour l’Atlantique Centre-Est (COPACE).

« Tant qu’un système de gestion régionale efficace de ces pêcheries n’est pas mis en place, aucun accord ne devrait permettre l’accès aux petits stocks pélagiques fondamentaux pour la subsistance de millions de pêcheurs de la région ouest-africaine. Les super-chalutiers comme les Margiris n’ont pas leur place ici et constituent une menace pour notre sécurité alimentaire », a déclaré Dr Aliou Ba.

Greenpeace, d’autres organisations de la société civile et les populations de nombreux pays protestent et condamnent la présence du VF Margiris dans leurs eaux depuis des années. En 2012, le navire a été expulsé des eaux australiennes peu après que Greenpeace ait protesté contre le navire dans le port néerlandais d’Ijmuiden. En outre, des protestations de Greenpeace ainsi que de pêcheurs locaux contre le navire ont déjà eu lieu en Afrique de l’Ouest, et en 2019, le navire a été repéré en train de pêcher dans une zone de conservation marine au Royaume-Uni. Toutes les protestations étaient dues à l’extraordinaire capacité du navire à détruire la biodiversité marine.

Greenpeace appelle l’UE et la Mauritanie à donner la priorité aux pratiques de pêche durables plutôt qu’aux méga chalutiers industriels.

Greenpeace appelle également tous les pays d’Afrique de l’Ouest à convenir de mesures régionales pour la gestion des stocks partagés, sur la base d’avis scientifiques, et à interdire l’accès à leurs eaux à des navires surdimensionnés et dévastateurs comme le FV Margiris.

« Les intérêts des entreprises, comme dans le cas du FV Margiris, ne peuvent en aucun cas l’emporter sur la destruction de la biodiversité et les risques pour l’insécurité alimentaire et les moyens de subsistance de millions de personnes dépendant de la pêche et des protéines de poisson », a expliqué le Dr Ba.

Greenpeace

Procès First Quantum, signe d’une détérioration du climat des affaires en Mauritanie ?

Le 4 mars dernier, une filiale de la société canadienne First Quantum Minerals a déposé une requête d’arbitrage auprès du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI) de la Banque Mondiale. Ce dépôt résulte d’un différend avec la République Islamique de Mauritanie concernant l’exploitation d’une mine de cuivre et d'or située dans cet État d'Afrique de l’Ouest. Outre les pertes potentielles que ce procès pourrait générer pour la Mauritanie en cas d’arbitrage défavorable, de tels litiges entre Etats et investisseurs ont souvent un impact néfaste sur l’image du pays et le climat des affaires qui y règne.

Une procédure qui nuit à la réputation du pays

En introduisant une demande d’arbitrage auprès de la Banque Mondiale, la filiale Mauritanian Copper Mines (MCM) envoie un message indirect à tout investisseur potentiel dans le secteur minier mauritanien. Selon un article récent de Global Arbitration Review, si l’objet de la plainte n’a pas encore été officialisé, il concernerait la suspension temporaire des activités de la mine de Guelb Moghrein en 2012 et 2014 en raison de protestations locales et de grèves des syndicats de travailleurs. Ce même article rapporte qu’un rapport du mois dernier, produit par First Quantum, souligne les risques d'"instabilité politique" et de "mauvaises conditions climatiques" en Mauritanie. Un constat qui rejoint les témoignages recueillis dans l’enquête annuelle du Fraser Institute sur les sociétés minières publiée en mars, « une gouvernance globalement peu claire, un comportement fiscal prédateur et une incertitude quant à la clarté des validations de licences et de l'application des réglementations », commente un opérateur minier présent en Mauritanie.

Des observations alarmistes qui ne sont pas anodines pour l’image du pays auprès des investisseurs, étant donné le poids de la société canadienne dans l’industrie minière mauritanienne. Guelb Mohrein est en effet l'un des plus gros investissements extérieurs dans le pays : cette mine de cuivre et d’or, située à 250 km au nord-est de la capitale, emploie aujourd’hui près de 1400 personnes (de nationalité mauritanienne pour la plupart), et contribue à hauteur de 5,6% du revenu national brut à l'économie du pays. Finalement, quelle que soit l’issue de la procédure, le différend entre MCM et la Mauritanie – enregistrée sous le nom « ICSID Case No. ARB/21/9 » – devrait nuire au climat des affaires.

Quand la défiance prend le dessus sur la confiance…

D’autant que ce différend auprès du CIRDI n’est pas une première pour la Mauritanie. Un autre recours avait déjà été déposé par auprès de cet organe de la Banque Mondiale par le passé : celui introduit par des filiales mauritaniennes du groupe Bumi qui avait finalement donné raison à l’Etat mauritanien en 2018. Si le CIRDI avait à l’époque condamné ces filiales pour « procédure abusive », ces demandes d’arbitrage pour des différends avec l’Etat mauritanien en disent long sur la relation que le gouvernement entretient avec les investisseurs. Une relation basée davantage sur la défiance que sur la confiance, et qui pourrait pousser d’autres investisseurs du secteur minier à aller voir ailleurs.

En effet, dans un secteur aussi compétitif que celui de l’industrie minière en Afrique de l’Ouest, ces procédures d’arbitrage à répétition pourraient refroidir certains investisseurs étrangers, par crainte de se retrouver embourbés dans des litiges longs et coûteux aussi bien pour les entreprises que pour l’Etat Mauritanien. Il est donc temps pour le gouvernement de changer de cap et de tenter de reconstruire une relation de confiance avec les investisseurs, vitale pour l’attractivité et le climat des affaires du pays.

En ce sens, le différend Mauritanian Copper Mines S.A. v. République Islamique de Mauritanie doit servir de piqure d’alerte pour les autorités mauritaniennes. La confiance des investisseurs est fragile, surtout dans un cadre aussi compétitif que celui de l’industrie minière africaine : il est essentiel de l’entretenir pour préserver son attractivité.

Ben Abdellah

Source : lecalame.info

Journée mondiale de l’eau : L’accès à l’eau potable pose problème en Mauritanie

30 % des Mauritaniens n’ont pas accès à une eau potable, dont près de 50 % en zone rurale, a révélé Mme Lalla Fall, chargée de programme, citant des chiffres de l’UNICEF. Lors d’un briefing des journalistes, à l'occasion de la célébration anticipée de la journée mondiale de l’eau ce vendredi 19 mars au siège de Maurisanté, Mme Fall a estimé  « l’objectif de développement durable à l’horizon 2030 est que 100 % des Mauritaniens aient accès à l’eau potable. Pour le moment, même si des réalisations ont été faites, cet accès n’existe pas dans certains quartiers récents des grandes villes ou dans les zones rurales». Cette année, la journée est célébrée sous le thème de « La place de l'EAU dans nos sociétés et comment la protéger ».

L’accès aux services d’eau et d’assainissement ne progresse que lentement en Mauritanie. Les objectifs fixés par le Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) sur la période 2006-2010 n’ont pas été atteints. Fin 2010, seulement 50 % de la population disposait d’un accès à une source d’eau potable et le taux de branchement individuel à un réseau d’eau n’était que de 23 %.

‘’En matière d’assainissement, la situation est, déplore Mme Fall, encore plus préoccupante : la proportion moyenne des ménages ayant accès à un système d’assainissement amélioré est de 26 % et de 9 % seulement en zones rurales. Grâce aux efforts conjugués des partenaires au développement, dont la Banque africaine de développement qui, entre 2003 et 2014, a investi 45,7 millions de dollars dans des projets d’adduction d’eau et d’assainissement, la Mauritanie tente d’assurer l’accès à l’eau potable à ses 4,3 millions d’habitants, régulièrement confrontés à de sévères pénuries’’.

En cette Journée mondiale de l’eau, il nous faut être encore plus responsable, a exhorté Mme Fall. Evoquant le contexte de la pandémie du Covid-19, surtout l’importance de l’eau pour freiner le Coronavirus, elle a rappelé que ‘’se laver les mains est crucial pour contenir la propagation de la COVID-19 et de nombreuses autres maladies infectieuses’’.

Pour rappel, c’est en 1992 que  la Conférence des Nations Unies sur l’environnement et le développement (CNUED) a recommandé qu’une journée internationale soit consacrée aux ressources en eau douce. Le 22 décembre 1992, l’Assemblée générale des Nations Unies adoptait la résolution A/RES/47/193 déclarant le 22 mars 1993 première Journée mondiale de l’eau.

La Journée mondiale de l'eau célèbre l'eau et sensibilise à la situation des 2,2 milliards de personnes qui vivent sans accès à de l'eau salubre. Il s'agit de prendre des mesures pour lutter contre la crise mondiale de l'eau. L'un des principaux objectifs de la Journée mondiale de l'eau est de soutenir la réalisation de l'objectif de développement durable 6 : eau propre et assainissement, pour tous d'ici à 2030.

Source : lecalame.info

Le ministère mauritanien du commerce tente d’organiser les boulangeries de Nouakchott

Le ministère mauritanien du commerce tente d’organiser les boulangeries de NouakchottSahara Médias - La ministre mauritanienne du commerce, de l’industrie et du tourisme Naha mint Hamdi O. Mouknass a rencontré vendredi les représentants de la fédération des boulangers afin d’examiner un mécanisme organisant cette activité à Nouakchott.


Lors de cette réunion les représentants des boulangers ont demandé une baisse des prix du blé et de l’électricité afin disent-ils d’assurer les meilleurs services aux consommateurs mauritaniens.

Les deux parties ont discuté, lors de cette réunion la possibilité de mettre en place un mécanisme à même d’organiser ce secteur et éviter ainsi l’anarchie qui le caractérise pour parvenir à un meilleur service.

Ont assisté à cette réunion le directeur de la protection du consommateur, celui de la répression de la fraude et la concurrence, de l’organisation des marchés et le développement industriel et la conseillère technique chargée de la communication au ministère.

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