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Faits Divers en Mauritanie

Le Calame - L'insécurité aux confins de la ville

Faits divers... Faits divers... Faits divers... Faits divers...Au cours des deux semaines passées, Nouakchott a connu une période de calme relatif. La nouvelle stratégie sécuritaire adoptée par les autorités paraissait positive, les malfaiteurs en liberté apparemment contraints à se terrer, aucune plainte ni déclaration déposées à la police.

Mais voici que s’élèvent, ces jours derniers, les voix d’habitants de certains quartiers périphériques demandant aux autorités d’examiner leur situation. On entend ainsi dire, à « Gazret Chebab », fameux quartier strié de ruelles étroites où la police craint de s’aventurer, que la plupart des récidivistes de la ville s’y seraient repliés, y faisant jour et nuit la loi.

Et de braquer et délester tout passant du contenu de ses poches, parfois même ses habits ; et de cambrioler les commerces et habitations sans crainte... Postées aux grands carrefours de la zone, les patrouilles de gendarmerie laissent les rues intérieures à la merci des malfaiteurs.

« Nous avons informé des gendarmes », affirment plusieurs femmes, « qu'une bande était en train de braquer les passants et mais ils n'ont pas accepté d'intervenir ! »Même topo en certains coins de Tarhil. Au quartier secteur 6 de Mellah, des chefs de famille se sont rassemblés pour déclarer que des voyous occupent certaines rues dès19h pour braquer et agresser tout passant.

Le voleur de Timbedra

Timbedra, une ville du Hodh ech-Charghi est connue pour son originalité et sa valeur culturelle. C'était la capitale de l'émirat du Hodh fondé par le prince Ely ould Mohamed Mahmoud ould M'haimid à la fin de la grande épopée « Oulad M'barek ».

Une paisible ville qui vivait, jusqu'à une période récente, le plus naturellement possible, malgré le passage de l'axe bitumé, classique facteur de changement de mœurs et d'aliénation... On y croise parfois des émigrés maliens en route pour Nouakchott et, parfois, l'Eldorado européen… Des vols et cambriolages y sont commis de loin en loin…

Mais voici qu’une série de cambriolages vient d’y être enregistrée tout au long du mois dernier : un commerce dévalisé quasiment chaque quarante-huit heures, trois magasins du marché central mis à sac au cours d’une seule nuit ! Les premières enquêtes du commissariat n'ont pas porté fruit.

Le wali du Hodh Ech-Charghi forme alors une commission présidée par le commissaire qui n'était pas sur place lors de la première enquête. Les investigations conduisent à un suspect :un mécanicien malien établi dans la ville depuis quelques mois et qui semblait sans problèmes.

Son audition permet d’établir son implication dans tous ces cambriolages commis sans laisser de traces. L’homme est un repris de justice malien condamné à de lourdes peines dans son pays. Évadé de prison, il a fui vers notre pays… sans parvenir à s’y assagir, malheureusement pour lui.

Opération « coup de poing »

Suite aux séries de crimes perpétrés tout dernièrement, les autorités ont décidé d'assainir la ville. Beaucoup de réseaux et filières de drogue, soum-soum et autres stupéfiants, ont été démantelés.

Ces jours-ci, c'est au tour des réseaux pervers ! La plupart des maisons closes d'El Mina, Sebkha, Capitale et Ksar ont été investies et fermées ; des dizaines de personnes arrêtées dont plusieurs étrangers ; un réseau de mauritaniennes prostituant des mineures mis hors d’état de nuire ; les fameux appartements L’oréal et autres investis à Dar Naïm, Arafat et Toujounine ; les tristement célèbres de Tevragh Zeïna pas plus épargnés par la police… Et l’on se prend à espérer continuité dans l’action.

Mosy

Kobeni : 41 personnes arrêtées après les manifestations de vendredi

Kobeni : 41 personnes arrêtées après les manifestations de vendrediSahara Médias - Les autorités mauritaniennes de la ville de Kobeni ont arrêté tôt ce samedi 41 personnes soupçonnées d’être impliquées dans les violences intervenues lors des manifestations vendredi dans cette ville de l’est mauritanien, pour protester contre la pénurie d’eau et les délestages.

Selon le correspondant de Sahara Medias au Hodh El Gharbi quatre filles figurent parmi les personnes arrêtées aux côtés de 37 jeunes. Ces arrestations sont intervenues après l’arrivée dans la ville du wali du Hodh El Gharbi Mohamed El Moctar O. Abdi et les responsables des forces militaires et sécuritaires vendredi soir.

Une autre unité mobile de la garde nationale, relevant du groupement pour le maintien de l’ordre et la sécurité est également arrivée dans cette localité frontalière avec le Mali.

Dès son arrivée à Kobeni, le wali a tenu une réunion avec les autorités sécuritaires et civiles de la ville qui s’est prolongée jusqu’à tard dans la nuit.

Selon les sources de Sahara Medias, il a été décidé, au cours de cette réunion qui s’est achevée à 1H du matin, toute la fermeté avec tout mouvement qui menacerait la sécurité et la quiétude des populations et d’ouvrir une enquête à propos des actions subversives de vendredi.

Il a été décidé d’arrêter toutes les personnes suspectées d’avoir pris part aux actions subversives.

Dans une déclaration faite à l’AMI, le wali du Hodh El Gharbi a dit que «la situation sécuritaire est sous contrôle, que le gouvernement mauritanien place la sécurité et la quiétude du citoyen au premier rang de ses priorités et que toutes les libertés publiques sont garanties tant qu’elles sont dans le cadre légal en vigueur».

Le wali a enfin exhorté les habitants de Kobeni à faire preuve de responsabilité et à éviter tout ce qui est de nature à porter atteinte aux services de l’Etat et à ses institutions qui sont, en fait, un patrimoine pour tous les mauritaniens dont la raison d’être est le progrès et la stabilité de la nation.

Ould Abdi a rencontré les Imams, les notables et les dirigeants d’opinion de la ville et les a informé que l’état garantissait à tous la liberté d’expression mais qu’il demeure intransigeant face à tout comportement qui menace la sécurité et la quiétude.

Source : Sahara Médias

 

Déferrement de cinq personnes en prison, dont un ex député, à la suite d’un tir de balle à Nouakchott

Déferrement de cinq personnes en prison, dont un ex député, à la suite d’un tir de balle à NouakchottEssirage - Le tribunal relevant de Nouakchott Sud a déféré le mercredi 23 juin courant, cinq personnes dont un ancien parlementaire mauritanien, tous accusés de diverses charges, en prison, ont révélé des sources généralement bien informées.

Les prévenus ont été placés en détention dans l’attente d’une enquête les visant dont l’usage et la vente sans permis d'armes.

L’affaire remonte à l’incident survenu à Nouakchott, à la suite de la balle tirée selon les sources précitées, par un député répondant au nom de Moustapha sur un homme dit Ahmed Baba.

Un tir qui s’est soldé par une blessure grave ayant conduit à l’admission d’Ahmed Baba en salle de réanimation où il a commencé à se remettre lentement.

Six personnes ont été interpellées dans le cadre de l’instruction, en plus de la personne blessée.

Cinq d’entre elles ont été déférées en prison alors que deux autres dont l’hospitalisé ont été mis sous contrôle judiciaire.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

 

Les États-Unis commémorent les 100 ans du massacre de Tulsa dans l’Oklahoma

Dans le quartier Greenwood de Tulsa le 28 mai 2021 avant la commémoration du 100e anniversaire du massacre.Considéré comme l’un des pires massacres d’Afro-Américains par des émeutiers blancs, le massacre de Tulsa de 1921, véritable déchaînement de violence meurtrière aurait coûté la vie à entre 100 et 300 personnes. Ce mardi 1er juin, le président américain Joe Biden doit se rendre à Tulsa alors que les Afro-Américains non armés blessés ou tués par des policiers continuent de faire les gros titres aux États-Unis.

Selon le rapport daté de 2001 de la Commission d'Oklahoma sur les émeutes raciales de Tulsa, entre 100 et 300 personnes seraient mortes, parmi lesquels de nombreuses femmes et de nombreux enfants. Un chiffre revu à la hausse en 2001, alors qu’en 1921 les autorités parlaient de seulement 45 morts. Le massacre de Tulsa entre le 31 mai et le 1er juin 1921 reste considéré comme l’un des pires à l’encontre de la communauté afro-américaine.

Cent ans plus tard, trois survivants du massacre sont encore en vie. Ils réclament justice. Violet Fletcher, 107 ans, a témoigné devant le Congrès, il y a une dizaine de jours. Elle avait sept ans à l’époque du massacre de Tulsa rapporte notre correspondante à Washington, Anne Corpet.

Elle se souvient du déchainement de violence qui a pendant longtemps été ignoré aux États-Unis. Un siècle plus tard, Violet réclame des réparations : « Je suis ici pour réclamer la justice et je demande à mon pays de reconnaitre ce qui s’est passé à Tulsa en 1921. Je n’oublierai jamais la violence de cette foule blanche quand on a quitté ma maison. Je vois toujours ces hommes noirs se faire tirer dessus, ces corps noirs alignés dans la rue, je sens toujours l’odeur de la fumée et vois toujours le feu, je vois toujours les commerces noirs brûler, j’entends les cris. Je revis ce massacre chaque jour. »

Pas de compensations pour les survivants ou leurs descendants

En plus des victimes dont on ne connaîtra jamais le chiffre exact, car de nombreux corps ont été jetés dans la rivière, brûlés ou enterrés dans des fosses anonymes, le quartier de Greenwood, surnommé le Black Wall Street en raison de sa prospérité florissante, fut en grande partie détruit. Plus de 1 200 bâtiments selon certains chiffres. 6 000 personnes furent par la suite arrêtées et des milliers d’autres se retrouvèrent sans abris.

Cent ans après, des organisations, à l’image de Human Rights Watch, réclament toujours des réparations que ce soit de la ville de Tulsa ou de l’État de l’Oklahoma. Les autorités municipales se sont focalisées sur la construction d’un centre historique, le Greenwood Rising, qui a coûté plus de 30 millions de dollars.

Cet argent aurait pu être dépensé autrement, estime Human Rights Watch. Violet Fletcher, les deux autres survivants ainsi que les descendants des victimes du massacre n’ont jamais touché un sou. Ils dénoncent l’exploitation de leur terrible histoire par la municipalité. En 2021, la question des inégalités raciales reste toujours d’actualité aux États-Unis. Et les plaies n'ont t

Source : RFI

Le « fou » du marché est un dealer

Le « fou » du marché est un dealerL'Authentique - « Cheikh le fou » !... Toutes les femmes étalagistes du marché central de Nouakchott, le connaissent, les commerçants aussi. Connu particulièrement dans les allées du grand marché de Nouakchott, Cheikh le fou est ce jeune homme continuellement habillé en loques, qui reniflait à merci une bouteille de diluant qu’il tenait à son nez et qui apostrophait les usagers du marché central pour quémander des pièces de monnaie.

Celui-là que tout le monde prenait pour un fou, un détraqué mental, n’est autre qu’un dealer. Mardi dernier, il a été arrêté, en flagrant délit de vente de drogue. Accusé par un de ses jeunes clients que la Police avait interpellé quelques jours auparavant, Cheikh avait été suivi pendant toute la journée par des Policiers de Arafat.

C’est dans un coin de rue, alors qu’il venait juste de livrer de « la marchandise » à un de ses clients, qu’il a été arrêté. Dans les poches de ses habits, la Police retrouva 10 cornets de drogue et un montant de 50 000 MRO.

Conduit au commissariat, Cheikh a d’abord essayé de conduire ses hôtes en barque en « refaisant le fou », mais très vite, sous la menace de brimades policières, il revint à la raison. A la surprise générale, il s’exprimait comme tout le monde, reconnaissant les faits portés contre lui.

Devant le Juge qui devrait l’entendre dans le courant de la présente semaine, Cheikh pourrait être amené à dénoncer ses clients, aussi bien ceux qui l’approvisionnaient que ceux qui se procuraient auprès de lui la drogue.

AB

Nouakchott, la ville de tous les dangers

Nouakchott, la ville de tous les dangersLe Calame - Jusqu'à la décennie 80-90, notre capitale comptait parmi les villes les plus paisibles et sûres du Monde. On pouvait sortir faire une ballade ou un tour à n'importe quelle heure de la nuit sans risque. La plupart des commerces restaient ouverts. On pouvait laisser des biens dans la rue sans que de personne ne mette la main dessus.

Ce n'est malheureusement plus le cas aujourd'hui. Le crime et la délinquance ont atteint des sommets. Les autorités font pourtant de leur mieux pour y mettre terme ou du moins les diminuer. Malgré toutes les mesures sécuritaires prises en ce sens, la dernière fête d'El Fitr fut chaude et mouvementée.

Des dizaines de personnes braquées, agressées et délestées de ce qu'elles détenaient dans la majeure partie des quartiers de la ville, les jours passés ; plusieurs viols ; personnes poignardées et blessées, parfois gravement, voitures volées…

À Dar El Barka, c’est un jeune épicier seul au petit matin de la fête qui reçoit une visite indésirable. Trois voyous, visage masqué et machette au poing, le blessent grièvement et emportent sept cent mille MRO.

À Teyaret, Abdallahi marche dans une rue très tôt la nuit quand un type l'interpelle et lui met une machette à la gorge. « Suis-moi sans hésiter, sinon, couic ! » Et de passer son doigt au cou pour le lui signifier, avant de l'emmener dans une ruelle sombre où trois autres bandits les attendaient.

Et voilà Abdallahi délesté de son argent et ses téléphones ! Ils s'emparent aussi de ses habits et chaussures, le laissant en simple caleçon. L'un d'eux propose de le tuer et de le jeter dans un tas d'ordures proche. Heureusement, celui qui semble être le chef refuse l’invite qui a terriblement effrayé le pauvre homme...

À Arafat, l'hôpital de l'Amitié a reçu la veille de la fête plusieurs blessés à l’arme blanche, certains en état critique. Ils disent tous avoir été attaqués par des motards qui frôlent les gens pour les poignarder sans s'arrêter ni rien leur prendre.

Un seul but, semble-t-il : terroriser. La police enquête... À El Mina et Sebkha, le reste de la bande des soixante a repris ses activités les jours précédant la fête. Plusieurs commerçants des divers marchés braqués et parfois agressés.

Les bandits ont subtilisé un million des poches d'un boutiquer qui a eu cette malchance de garer son véhicule à côté d’eux, dans une ruelle loin du marché pour éviter l'encombrement de la circulation. Les auteurs de ce braquage ont fini par être retrouvés mais pas l'argent.

À Tin Soueïlim, de jeunes voyous sèment la terreur dans les quartiers Zaatar et Dispensaire. Ils ont failli tuer le jeune Brahim qui passait la veille de la fête dans une ruelle jouxtant l'enceinte de l'ancienne poste.

Un gosse l'interpelle. « Hé, les jeunes te disent de les attendre ! » Brahim continue son chemin sans répondre. Le gosse le frappe au dos. Il réagit en le giflant violemment. Sept djenks surgissent alors et commencent à le tabasser.

Il résiste vaillamment et distribue généreusement ses coups. Mais le voilà pris au cou par derrière ! On lui met à la gorge un long poignard qui le blesse légèrement, puis on lui vide les poches qui contenaient deux mille MRO et son téléphone. « File sans se retourner ! » Cette bande continue à sévir dans le coin malgré l’accumulation des plaintes à la police.

Mosy

 

Nouadhibou : La nuit des longs couteaux

Faits divers... Faits divers... Faits divers... Faits divers...Le Calame : La capitale économique Nouadhibou connaît ces temps-ci une hausse sans précédent de la criminalité. Certes cette grande ville en fut toujours un pôle : le meurtre du jeune Ould Jelvoun en 2019 et celui de la jeune fille restent dans les mémoires ; en 2009, un vieux gardien avait été décapité par des étrangers appartenant à une secte vaudou qui avaient éparpillé ses membres en différents endroits...

Cette ville industrielle et portuaire reçoit des centaines de subsahariens en route vers l'Europe. Ces expatriés agissent comme chez eux, leurs papiers sont rarement contrôlés, leur grande majorité n'a pas de permis de résidence et nombre d’entre eux se livrent à tout genre d'activités illicites...

Malgré les efforts des forces de sécurité, Nouadhibou est notamment une plaque tournante des stupéfiants et de l'alcool. En ce mois béni du Ramadan, un évènement hors du commun a tenu en haleine les autorités et l'opinion publique.

Très tôt dans la nuit du vendredi 23 au samedi 24, vers vingt-trois heures, Abderrahmane passe non loin de la résidence du wali, en plein centre-ville, la rue grouille de monde. Apparemment drogués, trois individus de teint foncé armés de longs poignards et de machettes l’attaquent.

L'un d'eux tente de lui subtiliser son portable. Il résiste, un second le poignarde au bras avant de fuir car des passants accourent. Abderrahmane est conduit à l'hôpital et y reçoit des soins appropriés.

Une demi-heure plus tard au quartier Kraa Ennesrani – une appellation commémorant le passage des avions de l'Aéropostale de Mermoz et Saint-Exupéry – deux jeunes hommes sont grièvement blessés par encore trois malfaiteurs. Les deux blessés sont admis en urgence à l'hôpital.

Vers minuit, le jeune Mohamed Moctar Bouderbala vient juste de fermer son échoppe à proximité de l'école 8. Marchant dans la rue, le voilà soudain entouré par trois lascars machette au poing. Ils le délestent du contenu de ses poches… avant de le poignarder et fuir ! Les premières personnes accourues au secours ne peuvent malheureusement que constater le décès de l’infortuné.

Vers une heure, Mohamed ould Jiyed assis devant son domicile au quartier 5ème robinet, discute au téléphone quand les trois malfaiteurs le rouent de coups de machette, avant de ramasser son téléphone, vider ses poches et disparaître. Évacué d'urgence, le pauvre meurt avant d'atteindre l'hôpital.

Alerte générale ! Les autorités administratives et judiciaires se rendent sur les lieux des crimes et à l'hôpital pour dresser les constats. La direction régionale de la Sûreté ordonne une enquête immédiate.

Le DRS en personne veille toute la nuit pour la superviser et en rendre compte au wali dans toutes ses étapes. Très tôt suivie, la piste conduit à une cabane dans un des quartiers périphériques de Tarhil, à côté des Cabanons.

La voilà cernée puis investie, trois jeunes hommes en sont extirpés et conduits, menottes aux poignets, au commissariat central. Ebbe ould Boubacar, natif de Sélibaby en 2000, Sidi ould Ahmed Vall et Henoune ould Moustapha, tous deux nés en 2002 à Nouadhibou, avouent avoir perpétré les cinq agressions sous l’emprise d’une bouteille d'eau de Cologne achetée chez un boutiquier de la ville. On arrête celui-ci.

Le carnage de Nouadhibou servira-t-il de leçon aux autorités pour accentuer leurs efforts dans la lutte contre le trafic des drogues trop souvent impliquées dans les crimes ? Les peines judiciaires doivent être aussi plus dures envers ceux qui osent tuer de sang-froid.

Lors de la traditionnelle grâce présidentielle, les responsables chargés d’en cibler les bénéficiaires doivent veiller à en écarter rigoureusement les assassins et violeurs entachés de sang.

La bande de la terreur neutralisée

Au cours des deux premières semaines du mois d'Avril courant, les habitants d'El Mina et de Sebkha ont vécu dans la terreur plusieurs nuits durant. Une bande composée de plus de trente jeunes délinquants dirigée par des récidivistes sortis de prison faisait des dizaines de victimes.

On les voyait à circuler très tôt, armés de poignard, machette, couteau et tournevis, braquant tout passant. Qui ose tenir tête est battu rudement, parfois grièvement blessé. Ils attaquent des marchés au moment de leur fermeture et en amassent un gros butin. Plaintes et déclarations pleuvent aux commissariats.

Des patrouilles arrêtent quelques suspects mais les agressions et braquages se poursuivent. Une famille victime de cette dangereuse bande prend alors contact avec un parent membre de la brigade « Police secours ». Celle-ci tend un piège qui permet d'épingler un bon tiers de la bande dont ses deux principaux chefs.

L'arrestation de leurs complices n’a plus été qu’une question de temps. Une vingtaine de ces malfrats est aujourd’hui écrouée, la plupart du reste sous contrôle judiciaire. Les habitants d'El Mina et de Sebkha poussent de gros ouf de soulagement.

Mosy

 

Nouakchott : Deux meurtres au même moment

Le Calame : Le taux de criminalité est à son comble dans les grandes villes du pays. À Nouakchott, les crimes sont devenus habituels, pour les habitants de certains quartiers où l’on assiste quotidiennement à toutes sortes de ses manifestations. Le nombre de ceux déjà commis au cours du premier trimestre de la présente année dépasse celui de l'année passée. Dimanche fut particulièrement tragique en deux quartiers non loin du centre-ville, en milieu de journée, alors que la circulation battait son plein et les rues grouillaient de monde. Il y a un mois, deux autres quartiers de la ville avaient connu un vendredi similaire.

Le meurtre de Sebkha

Dimanche 21 Mars vers 15 h, l'axe  qui relie le cinéma El Veth au carrefour Sabah est bondé de monde, comme d'habitude à cette heure. Habillé d'un boubou et d'une culotte, un jeune homme passe hâtivement du côté des jardins maraîchers. Il semble inquiet et jette de fréquents coups d'œil derrière lui. Arrivé en face de l'usine de savons, le voilà rejoint en courant par un autre jeune homme habillé à l'européenne qui l'attrape au collet. Les coups commencent à pleuvoir sous les yeux indifférents des passants. Une violente bagarre les oppose pendant un bon quart d'heure, sans que personne n'intervienne ni n'informe la police. Celui qui porte le boubou encaisse plusieurs coups. Il finit par sortir un couteau et en assène plusieurs coups à son antagoniste qui s'écroule en sang, tandis que l'autre prend ses jambes à son cou... Le cadavre a été évacué vers l’hôpital à bord d'une charrette avant l'arrivée de la police.

Drame à Cité-plage

Au même moment, un cinquantenaire portant un sac marche dans une rue de Cité-plage. Une Toyota Corolla de couleur beige sans plaques d'immatriculation s'arrête tout près. Son chauffeur se couvre le visage à l'aide de son boubou et reste au volant, tandis que son passager descend pour essayer de soutirer le sac que porte l'homme. Mais ce dernier résiste et ne lâche pas son bien. L’agresseur le poignarde légèrement au bras. En vain. Un second coup plus violent lui donne cependant gain de cause et les bandits s’enfuient à bord de leur véhicule. Hélas,          le coup a sectionné une artère principale et c’est une terrible hémorragie. Le pauvre homme ne peut être secouru à temps et meurt  un peu plus tard, vidé de son sang. La police est venue accomplir les formalités de constat et  évacuer le cadavre.

Les enquêtes

La DRS de Nouakchott-Ouest a chargé une commission d'enquête d'élucider ces deux meurtres. Celle-ci est présidée par le commissaire de Tevragh Zeina3, épaulé par le fameux brigadier Sidi ould Moubarak et ses hommes, tous fins limiers à la traque des criminels. À Sebkha, le cadavre est vite identifié :c’est un multirécidiviste appelé Bolla. La piste de son meurtrier est presque tout aussi vite levée car des témoins ont pu donner sa description. Un portrait-robot est dressé dare-dare, il conduit à un autre repris de justice relâché tour juste de prison : Abdallahi « malien ». Ils s'étaient disputés, comme d'habitude, autour d'un butin saisi lors d'une série de braquages les jours passés.  « Malien »est épinglé le même soir vers vingt heures. Quant au meurtre du vieil homme, un indice permet de suivre une piste vers un « Michelin », réparateur de pneus en jargon populaire. Celui ci déclare que deux suspects à bord d'une Toyota Corolla de location lui avaient demandé d'enlever les plaques d'immatriculation qu'ils lui ont confiées avec les pièces du véhicule. Et les enquêteurs de prendre contact avec l'agence de location qui leur communique aussitôt le nom et le numéro du téléphone d'Abderrahmane, un jeune récidiviste venant de Nouadhibou où il avait séjourné en prison. Le même jour vers dix-huit heures, un appartement de location du quartier Centre émetteur est cerné puis investi. Deux jeunes hommes sont cueillis en compagnie d'une jeune fille. Conduit au commissariat, leurs auditions permettent de tout éclaircir. Abderrahmane est le neveu de l'homme assassiné. Il est arrivé de Nouadhibou avec son complice Ahmed Salem ould Mohamed Mahmoud – lui aussi récidiviste – quelques jours plus tôt et ont décidé de louer voiture et appartement pour mener la belle vie, en ne comptant que sur les braquages et autres délestages des sacs aux passants. Ils ont emmené une jeune prostituée pour leur tenir compagnie et faire croire au gérant des appartements qu'elle est la femme de l'un d'eux. Durant les deux premiers jours, ils ont réussi à accumuler suffisamment de butin pour payer l'appartement et les premières dépenses. Dimanche, ils ne se sont réveillés que vers quatorze heures. En quête de butin pour couvrir les dépenses de la journée, les voilà à tomber sur leur première proie: Sidi ould Abdessalam… l'oncle maternel d'Abderrahmane !Et ce dernier d’ordonner à son complice de lui soutirer son sac plein d'argent de la CAPEC, suppute-t-il, ‘’je vais me couvrir le visage pour qu'il ne me voie pas". Après la reconstitution du meurtre et l'instruction du dossier, les deux bandits sont placés au centre de confinement avant incarcération.

Mosy

Le fugitif « Ramdhane » repris

Le Calame : Depuis presque un mois, une bande de malfaiteurs sévissait aux alentours des quartiers poteaux 11, 12, 13 et 14 d'Arafat. Plusieurs personnes braquées et agressées, des villas et commerces dévalisés, des dizaines de plaintes et déclarations déposées à la police. Il ya deux semaines, une patrouille du commissariat de police Arafat 3 arrête un suspect, pris la main dans le sac en plein cambriolage. Embarqué au commissariat, il est aussitôt identifié : « Driss », principal lieutenant du fameux Dah« Lekhal », jeune frère du terrible Abdallahi « Lekhal » qui croupit au pénitencier d'Aleg. Les aveux de Driss permettent d'épingler Dah et un autre appelé Ramdhane. Gardés tous trois en garde-à-vue le temps de l'instruction de leur dossier puis déférés au parquet de la wilaya-Sud, les voilà en route pour la prison de Dar Naïm. Mais, en cette période de pandémie, ils doivent obligatoirement passer quinze jours dans un centre de confinement avant d'être incarcérés. Trois jours plus tard, Ramdhane y profite d'un moment d'inattention de la garde pour prendre la poudre d'escampette... La traque commence… Il y a quarante-huit heures, la police le déniche dans une cabane isolée au quartier Tarhil. Et le voilà illico remis en confinement ! Cette fois-ci, sous bonne garde, nous précise une source pénitentiaire.

Agression au collège Riyad 4

La violence en milieu scolaire s’est malheureusement beaucoup développée depuis quelques temps. Les dealers et autres trafiquants de drogue n’y cessent de chercher à faire goûter, par tous les moyens, leur camelote aux innocents adolescents pour les transformer en toxicomanes. Le nombre de consommateurs de leurs produits a de ce fait considérablement augmenté dans nos établissements scolaires et le crime y est devenu routinier, surtout à Nouakchott. Les braquages et agressions sont désormais au quotidien de certains lycées et collèges. Au lycée arabe, les filles  attendant un transport pour rentrer chez elles sont souvent braquées. On les déleste de leurs téléphones et maigres sommes. « Je ne peux hélas pas appliquer toute la rigueur requise », regrette la directrice du collège voisin, « parce que la majorité des élèves sont armés de couteaux ».

L'opinion publique garde en mémoire le tragique meurtre au collège Dar Naïm 2, l'année dernière. Un jeune y fut assassiné tout simplement parce qu'il ne voulait pas se séparer de son beau téléphone. Le jeudi 11 vers 13 heures au collège Riyad 4, un certain Yacoub ould Alioune discute avec des collègues devant le collège. Arrive un jeune homme qui semble sous l'effet de stupéfiants ou « mgeinzi » en jargon délinquant. Il ne fait pas partie des élèves de l'établissement. Une altercation l'oppose à Yacoub, bagarre… Yacoub cogne dur et prend le dessus. Le nouveau venu tire un couteau et lui en assène plusieurs coups au côté gauche du bas-ventre. Le jeune homme s'écroule dans le sang et le malfaiteur prend la fuite. On évacue le blessé d'urgence à l'hôpital de l'Amitié, il y est placé en réanimation et serait toujours vivant, aux dernières nouvelles. Le criminel court toujours.

Mosy

 

 

Mauritanie: 11 morts dans un accident sur la route de Boutilimit

ALAKHBAR (Nouakchott) - Onze personnes sont mortes et cinq autres blessées dans un accident de la route, survenu ce mercredi près de la ville de Boutilimit, située à 154 km au sud-est de la capitale Nouakchott.

Deux véhicules de type Renault sont entrés en collision sur la Route de l’espoir (PK 88) qui traverse Boutilimit reliant Nouakchott aux willayas de l’Est du pays.

Les blessées ont été évacués à l’hôpital de Ouad Naga à l'Est de Nouakchott.

Source : Alakhbar.info

La grâce présidentielle sans raison en Mauritanie

Vieille habitude à l'occasion des fêtes religieuses ou nationales, le chef de l'État publie un décret  graciant un certain nombre de prisonniers de droit commun non liés à des crimes, notamment de sang, afin de les encourager à se repentir dans une vie d'honnêtes citoyens. Le choix est ordinairement établi à partir de critères bien déterminés par le ministère de la Justice : bonne conduite en prison et purge de plus des deux tiers de la peine, condamnation pour bagarre, petit vol ou escroquerie, voire homicide involontaire. Les grands bandits multirécidivistes – et meurtriers pour la plupart – n'ont jamais bénéficié de la moindre grâce ailleurs dans le Monde. Mais, en Mauritanie, malheureusement si.

C’est en toute  bonne foi que le président de la République fait d’abord connaître sa décision globale de grâce et ordonne au ministre de la Justice de lui en présenter le détail ;ce dernier transmet l’ordre au Parquet qui en charge divers responsables judiciaires et pénitenciers – régisseurs de prison, greffiers et huissiers, tous censés techniquement compétents à bien cibler les prisonniers.  Des avocats usent de leurs relations avec ces responsables avec le dessein de faire relâcher le maximum de leurs clients… pour la plupart des bandits et assassins de grands chemins.  Les hauts responsables ne suivent donc pas directement la préparation de la grâce présidentielle et se contentent de croire les critères de sélection appliquées à la lettre. Mais les régisseurs et greffiers subissent toutes sortes de pressions de la part des parents, amis et collègues pour faire relâcher X ou Y condamné pour quelque abominable crime dont il n'a même pas encore purgé deux ou trois ans de peine. « Enregistre son nom dans la liste et le tour est joué ! » Une fois celle-ci complète, elle ne sera contrôlée par quiconque et publiée telle quelle. Voilà comment l'opinion publique se retrouve-t-elle, à chaque grâce présidentielle, scandalisée par le nombre de grands récidivistes libérés de prison. Et très inquiète car une recrudescence du crime va toujours s'en suivre. Celui qui découpa sa femme à la machette en 2014 venait d’être gracié la veille. Ould Varwi qui tua une commerçante au marché Capitale en 2016, avait été aussi relâché sur grâce présidentielle. Nombre d’autres meurtres ont été commis par de tels récidivistes qui n’auraient jamais dû sortir avant le terme de leur peine. Et tandis que les condamnés pour petit délit ou blessure involontaire ne profitent quasiment jamais du pardon, les lobbies et mafias qui protègent les vrais malfaiteurs ont tous les moyens pour faire gracier le maximum de ceux-ci...

Un voleur remet une arme à la police

Au cours d’une des dernières nuits, un appel masqué sonne au numéro vert de la permanence à la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). « C'est un voleur qui vous parle », annonce le correspondant. « Nous ne sommes pas là pour blaguer », répond l’agent. « Ce n’est pas une blague et ne cherchez pas à me piéger, je connais toutes vos astuces ». L'officier de permanence fait signe au policier de couper la communication. Ce dernier hésite et lui fait signe d'attendre un peu pour voir de quoi il s'agit. L'homme à l'autre bout du fil les informe alors qu'il a une importante communication à leur faire. « Vas-y, on t’écoute ! – Je suis le chef d'une bande de cambrioleurs. Il ya quelques jours, nous avons réussi un coup au domicile de telle famille au quartier Lycée Bouhdida. Je sais qu’il y a parmi vous un parent de ces gens ». Et le policier concerné de se rappeler alors dudit cambriolage. « Que veux-tu ? », demande-t-il au voleur. « Nous y avons trouvé une arme à feu, un fusil de chasse (Bouvelka). Je veux vous le remettre car je ne sais pas m'en servir et je crains que mes hommes l'utilisent mal. – Ok, amène-le, tu n'auras pas de problèmes. –Hé ! Tu ne m’auras pas comme ça, je t'ai déjà dit, mets-toi bien ça dans la tête ! – Comment  vas-tu donc faire pour remettre l'arme ? – Le fusil est déjà déposé entre les branches d'un grand arbre au côté Est du lycée Bouhdida ».Et de couper sans plus tarder la communication. On téléphone aussitôt au commissariat de police Toujounine 1  qui envoie dare-dare des agents récupérer l'arme exactement à l’endroit indiqué par le voleur. La famille avait déjà fait la déclaration de vol audit commissariat.

Mosy

 

Teyarett: Les habitants de la poche 10 protestent contre l'attribution de leurs terrains à des influents

Teyarett: Les habitants de la poche 10 protestent contre l'attribution de leurs terrains à des influentsAl-akhbar - Les habitants du secteur dit poche 10, relevant de la moughataa de Teyarett, à Nouakchott Nord, ont protesté le mardi 16 février courant, devant le ministère de l’habitat, de l'urbanisme et de l’aménagement du territoire, contre l’attribution de leurs parcelles de terrain à des personnalités influentes et des hommes d’affaires.

« Nous n’avons ménagé aucun effort pour éviter de déranger le gouvernement, mais la ministre de l’habitat a persisté dans sa volonté despotique, après sa tentative d’exproprier les parcelles pour le compte d’hommes puissants », dit Savia Mint Mohamed Moustapha.

Elle a qualifié également de surprenant et d’inacceptable, la conduite de la ministre, relative à la démolition des habitations du secteur précité et la remise des parcelles à des tiers, appelant le Président Mohamed Ould Ghazouani à la révoquer de ses fonctions.

Mahmoud Allah Ould Cheikh, l’une des victimes de la poche 10, affirme pour sa part, qu’ils détiennent des documents et un plan architectural confirmant la reconnaissance du ministère de tutelle de leur droit de propriété du secteur, accusant la ministre d’octroyer les terrains à un proche.

Les habitants de la poche 10 avaient initié leur mouvement de protestation dénonçant la démolition de leurs maisons, au cours de la période de l’ex Premier ministre Ismail Bedda Ould Cheikh Sidiya, rappelle-t-on.

Edité par Al-akhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

 

1269 cas de violence envers les femmes et les enfants en 2020

Les organisations non gouvernementales qui s'occupent des affaires sociales ne chôment pas. Après la publication  des rapports de plusieurs d'entre elles sur les viols au cours de l'année passée, voilà l'Association mauritanienne de la santé de la Mère et de l'Enfant qui vient de présenter le sien. Il fait état de 1269 cas de violence contre les femmes et les enfants au cours de l'année 2020. 351 ont été suivi de viols : 14 perpétrés sur des enfants de moins cinq ans ; 62 entre onze et seize ans ; 129  entre seize et dix-huit ans ; 146 au-delà. On compte 21garçons en ce triste lot.

Sur sa page électronique, l’association déplore que ses violences soient trop souvent taboues dans la société mauritanienne et insiste sur la nécessité de changer les mentalités, afin d’exiger, de tous, le respect de la spécificité de la femme et de l’enfant et d’en préserver partout les droits.

Mosy

Source : lecalame.info

Meurtre à Neteg : Papa « Essellal » avoue son forfait

Comme tout le monde le sait, la banlieue Sud de Nouakchott est classée par la police en zone à très haut risque. Le taux de criminalité y est particulièrement élevé. Des crimes en tout genre y sont commis quotidiennement.

Le quartier Neteg ne fait pas exception  à cette règle. Mercredi 13 Janvier vers le crépuscule, des témoins y remarquent deux jeunes hommes qui semblent se disputer un peu à l’écart d’une rue. Tout-à-coup, l'un d'eux poignarde l’autre et prend ses jambes à son cou. Le blessé s'écroule, baignant dans son sang… on s'approche  pour constater qu'il est déjà mort. La police vient sur place pour garder le lieu jusqu'à la fin des formalités habituelles. On évacue le cadavre à la morgue de l'hôpital de l'Amitié où il est identifié :un dépravé connu dans les commissariats et les prisons sous le pseudonyme de Papa « Bousneïna ». Une enquête est ouverte par le commissariat de police El Mina1. Vingt-quatre heures plus tard, un suspect est épinglé à Riyad : Papa « Essellal », un multirécidiviste fraîchement relâché du bagne. Lors de son audition, il avoue avoir eu une dispute avec son complice autour d'un téléphone portable dont ils avaient délesté la veille une victime qu'ils avaient agressée et braquée. Le défunt voulait le vendre alors que Papa « Essellal » l’exigeait pour ses besoins personnels. L'instruction de l’affaire est en cours. Après la reconstitution du meurtre, Papa sera envoyé vers le centre de confinement qui précède l'incarcération.

Le blessé des jardins décède au CHN

Les jardins maraîchers situés entre la Medina 3 et Sebkha  sont un terrain « traditionnel »des malfaiteurs et voyous en quête de proies. Le fameux Gougouhy terrorisales jardiniers et nombre de passants. Un bandit guinéen à coiffure rasta y sema lui aussi la peur avant d'être arrêté et expulsé du pays. On ne compte plus les victimes de braquages, agressions et même viols dans ces jardins maraîchers, parfois en plein jour.

Jeudi 14 Janvier vers 22 h, des passants découvrent, dans un des sentiers qui séparent les jardins, un homme à terre, grièvement blessé, inconscient  et ensanglanté. On l'évacue sans tarder aux urgences du Centre hospitalier national où il décède avant d’avoir reçu le moindre soin, négligence habituelle du service aidant. Après son identification par la police – Mouadh ould Badili, connu des fichiers – une enquête est diligentée par la fameuse Brigade de recherche du banditisme (BRB). Deux jours plus tard une piste conduit à Modou Cissé, un récidiviste étranger qui avoue avoir poignardé à mort feu ould Badili.  Le meurtrier est placé en garde à vue au commissariat de police Sebkha 2, avant la période de confinement post-carcérale.
La même nuit, une bande a agressé et blessé grièvement Brahim, commerçant à Dar ElBeïdha, avant de s’enfuir. Aux dernières nouvelles, ils courent toujours sans que la police n’ait encore pu les identifier.

Plus de trois cent viols en 2020

Le viol est malheureusement devenu quotidien en Mauritanie, avec une forte progression, ces dernières années, de celui perpétré sur des mineures. La majeure partie reste cependant inconnue, en raison du tabou pesant sur notre société. Règle générale, ce sont donc seulement au constat de grossesse qu’ils sont déclarés, malgré le travail de sensibilisation que mènent diverses ONG. De vrais monstres continuent à échapper à la justice, comme le tristement fameux violeur de Nouakchott qui court depuis 2004, après avoir violé plusieurs bébés de moins de deux ans.

Lourd bilan pour l’année écoulée, selon les chiffres avancés par ces ONG et confirmés par la police. La majorité des viols ont été perpétrés par des voisins des victimes :87 ;les bandits déclarés les suivant de peu : 83. Les amis des familles victimes arrivent en troisième position : 40. La quatrième place revient aux « inconnus » qu'on peut classer eux aussi comme malfaiteurs : 23. Viennent ensuite les taximen : 18 ; les domestiques et employés de maison : 16 ;les boutiquiers : 9 ; les oncles maternels des victimes : 7. Hommes en uniformes (4), maris des mamans des victimes (4), maîtres de Coran et condisciples de Mahadra (4). Les derniers de ce sinistre classement sont les parents qui habitent chez les victimes : 3.

Mosy


Mauritanie/Sécurité: La gendarmerie démantèle un réseau de passeurs de clandestins

 

Mauritanie/Sécurité: La gendarmerie démantèle un réseau de passeurs de clandestinsTawary - Une brigade de la gendarmerie nationale a arrêté, ce mardi 19 janvier 2021, à Nouakchott, un réseau de passeurs de clandestins vers l’Europe.

Au cours de cette opération, 150 personnes de différentes nationalités, en situation illégale ont été interpellées dans les wilaya de Nouakchott Ouest et Sud (Sebkha et dEl Mina). Les groupes sont entrés dans le pays par le canal de cette bande qui compte les faciliter le passage vers l’Europe, selon les informations.

Dans une déclaration faite à la Télévision Mauritaniya, le Colonel Dey Bamba Yezid, Commandant de la Zone-Ouest, a souligné que les éléments de la brigade de la gendarmerie ont mis la main sur les membres du réseau et un important matériel de transport et logistique.

L'opération de démantèlement de cette bande a duré quelques jours, dit-on. Dès la fin de l’enquête, les membres de ce réseau et les inculpés seront traduits en justice, a-t-il précisé.

Source : Tawary

Mauritanie : saisie de 16 000 cartouches de Kalachnikov sur un individu

Arrestation d’une personne en possession de 16.000 balles de Kalachnikov à Tintane dans l’Est du paysCe lundi 11 janvier, la police mauritanienne a réussi une opération de taille. Elle a procédé à l'arrestation d'un individu qui était en possession de 16.000 cartouches de kalachnikov. L'information est donnée par Alakhbar. L'interpellation a eu lieu à Tintane, une commune du sud de la Mauritanie, située dans la région de Hodh El Gharbi.

Cette affaire qui devra être élucidée, rappelle un cas similaire qui a secoué le Sénégal et la Mauritanie courant octobre 2019.

A l'époque, c'est 3900 munitions de calibre 7,62 mm qui avaient été dérobées dans un stock de l'armée sénégalaise.

Intercepté à Pire, dans le département de Tivaouane, le conducteur du véhicule dans lequel était transportée la marchandise qui devait être livrée à Rosso, à la frontière avec la Mauritanie, a mouillé un autre chauffeur sénégalais.

Arrêté et entendu à son tour, il a livré le nom du mauritanien impliqué dans ce trafic peu ordinaire au cœur duquel se trouvait un membre des forces armées sénégalaises. 

Pour dédramatiser cette affaire, la république islamique de Mauritanie avait précisé que les munitions étaient destinées à l'association de tir à la cible traditionnelle, sans convaincre.

Source : Dakaractu.com

Une fille retire 5 millions du compte bancaire de son beau-père et file tout droit vers le Sénégal

Une fille retire 5 millions du compte bancaire de son beau-père et file tout droit vers le SénégalElhawadith - Une famille résidant dans le quartier E-Nord relevant de la moughataa de Tevragh-Zeina, a fait l’objet d’un vol à la fin du mois de décembre dernier, ont révélé des sources généralement bien informées.

Le père de la famille affirme qu’un montant de 5 millions anciennes ouguiyas avait été retiré de son compte bancaire.

La pièce d’état civil qui a servi au retrait dudit montant appartient, selon une enquête diligentée par la police, à la belle-fille de la famille, dont l’époux vit au Canada, indique-t-on.

La suspecte vivait chez ses beaux-parents et se trouvait parmi eux, au moment des faits, avant de leur faire part de son souhait de passer quelques jours hors de la capitale Nouakchott avec les siens.

Mais, après investigations, il s’est avéré qu’elle a filé droit vers le Sénégal et qu’elle a été aidée dans son larcin par l’ami de son époux avec la complicité de ce dernier, qu’elle devra retrouver une fois hors de la Mauritanie, selon les sources précitées.

Edité par Elhawadith

Traduit de l’Arabe par Cridem

L'Article Original

Une patrouille militaire mauritanienne objet de tirs de feu après s’être approchée d’une position défensive marocaine

Une patrouille militaire mauritanienne objet de tirs de feu après s’être approchée d’une position défensive marocaineAMI - Un communiqué de l'Armée mauritanienne publié aujourd'hui, mercredi, indique qu’ "à la suite de l'enquête préliminaire menée après qu'une patrouille militaire ait fait l’objet de tirs de feu mardi soir, il s'est avéré que la patrouille s'était approchée de la position défensive d'une force marocaine qui l’a considérée comme cible hostile".

Le communiqué souligne que les éléments de la patrouille ont riposté à la source des tirs conformément aux règles d’accrochages, avant que l’identification ne soit établie et que cesse la fusillade, précisant en même temps qu’aucun dégât n’a été enregistré du côté des éléments de la patrouille.

L'armée marocaine tire par erreur sur un véhicule de l'armée mauritanienne (Al-akhbar)

L’armée marocaine a tiré par erreur sur un véhicule appartenant à l'armée mauritanienne, près de la zone de Boulenouar, relevant de la wilaya de Dakhet-Nouahibou.

Aucun dégât n’a été enregistré dans l’incident qui a été réglé à l’amiable, ont révélé des sources locales mauritaniennes.

L’incident intervient au lendemain de la tenue de la seconde réunion de la commission militaire mixte mauritano-marocaine, organisée lundi passé à Nouakchott.

La rencontre avait été coprésidée par le Chef d’état-major général des Armées mauritaniennes, le Général de Division Mohamed Bamba Meguett et l’Inspecteur général des Forces Armées Royales marocaines, le Général Abdelfatah Louarak, rappelle-t-on.

Edité par Alakhbar

Traduit de l’Arabe par Cridem

Voleurs de nuit de couvre-feu

Voleurs de nuit de couvre-feuL'Authentique - Beaucoup de gens pensent qu’il suffit de garer sa voiture le soir venu sous une lumière, pour la protéger de voleurs. Beaucoup d’autres sont persuadés que le soir, couvre-feu protège des voleurs...

Eh bien, tous ceux-là se trompent. S’ils n’y croient toujours pas, qu’ils le demandent aux habitants de la cité située à l’ouest du Carrefour Nouadhibou ! Jeudi dernier, pas moins de 15 voitures ont subi les actes de vandalismes de « marcheurs de nuit » alors qu’elles étaient toutes garées sous des lampes.

Quand ils sont venus récupérer matinalement le lendemain leurs voitures, les propriétaires desdits véhicules n’en croyaient pas leurs yeux : vitres latérales brisées, magnétophones arrachés, boites à gans vidées et d’importante sommes emportées….

Certaines males-arrières ont même subi des préjudices avec des pneus, des crics, des tableaux et autres matériels laissés imprudemment, qui ont disparu.

Vraisemblablement, les auteurs seraient des mécaniciens, ou du moins de personnes qui possèdent des dispositions en mécaniques : tous les effets volés auraient été arrachés minutieusement grâce à divers outils. Un véritable travail de professionnels, qui ont surtout agi sans faire de bruits.

Il faut dire que le couvre-feu n’est pas appliqué de manière stricte à Nouakchott où les personnes se permettent de circuler impunément jusqu’à des heures tardives de la soirée. D’autres abusent de la tolérance des forces de l’ordre en circulant jusqu’au matin, circulant à bord de voitures avec des phares éteintes et empruntant uniquement les ruelles.

A.B

 

Les tueurs d'Ould Né écroués

Faits divers... Faits divers... Faits divers... Faits divers...Le Calame : Dimanche 6 Décembre, quartier Centre émetteur de Tevragh Zeina, vers vingt-et-une heures, une Toyota Hilux venant du Nord s'arrête à un feu rouge. Deux jeunes hommes en sautent soudain et prennent leurs jambes à leur cou.

Ils tournent au coin de la rue et se séparent. Après avoir fait demi-tour à leurs trousses, la voiture s’immobilise à nouveau et ses deux autres occupants sautent à terre, poursuivant la chasse à pied. Des passants ont compris que les fuyards sont des malfaiteurs et se joignent à la traque.

Parmi eux, un jeune boutiquier athlétique et sportif qui distance le groupe et parvient à rejoindre un des fugitifs. Il veut l'attraper mais celui-ci se retourne soudain, poignard en main, et en porte plusieurs coups au thorax de son poursuivant qui s’écroule.

L’autre fuyard s’est débarrassé de son boubou et, échappant ainsi à ses poursuivants, disparaît lui aussi dans l'obscurité de la nuit. On s'occupe d'évacuer le blessé qui a malheureusement perdu beaucoup de sang. Il meurt avant d'atteindre l'hôpital.

La police vient dresser le constat et interroger les témoins. Les deux occupants de la Hilux déclarent qu'ils gèrent une agence de location de véhicules. Ils avaient loué une Toyota Avensis à deux jeunes hommes qui ont déposé toutes les garanties requises et promis de ne pas sortir de la ville.

Mais, deux jours plus tard, on informe l’agence que la Toyota vient de subir un accident au PK 50 de la route vers Nouadhibou. Les loueurs s’y rendent sans tarder mais quand ils veulent faire enregistrer leur plainte au poste de gendarmerie qui détient les deux occupants de la voiture, les gendarmes refusent de la recevoir.

« Cette affaire a débuté en ville », argumentent-ils, « elle est du ressort de la police ». Et les quatre concernés de revenir ensemble à Nouakchott. Au poste d'entrée, les policiers les orientent vers le commissariat Tevragh Zeïna 3. Et voilà comment, au premier feu rouge…

La police établit une surveillance discrète autour du beau boubou abandonné par l’un des fuyards. Bingo ! Celui-ci vient le récupérer vers vingt-trois heures, le voilà cueilli et bientôt identifié au commissariat : Habib El Haj Omar, un récidiviste, tout comme son complice Haddi qu’il ne peut que dénoncer. Ils viennent d’à peine quitter, et pour la énième fois, la prison.

Haddi est épinglé le lendemain au quartier Dar Essalam. Il reconnaît avoir poignardé le jeune Allali ould Né, âgé de trente-cinq ans et natif du Hodh ech-Charghi. Après l'instruction du dossier et reconstitution du meurtre, les deux bandits ont été déférés et écroués à la prison civile de Dar Naïm.

La bande du poteau 11

Faut-il encore rappeler l'insécurité qui ne cesse de prévaloir dans la majeure partie d'Arafat ? Malgré les efforts fournis par les diverses autorités, plusieurs zones la subissent variablement. Les habitants du quartier « Poteau 11 » se plaignent à qui veut les entendre qu'ils n'osent plus sortir la nuit et même parfois le jour.

Au cours de la semaine écoulée, plusieurs personnes ont été braquées et agressées, des foyers et commerces dévalisés. Faute à une dangereuse bande de récidivistes qui impose sa loi au quartier. Des victimes affirment avoir, à plusieurs reprises, alerté le poste de la Garde en faction sur l'axe principal. Ses agents auraient déclaré ne pas être concernés.

Mosy

Arrestation d’une femme d’affaires tunisienne à Nouakchott pour falsification

Arrestation d’une femme d’affaires tunisienne à Nouakchott pour falsificationRéalités - Les autorités mauritaniennes ont procédé à l’arrestation d’une femme d’affaires tunisienne quelques jours après son arrivée en Mauritanie pour lancer un projet d’investissement en partenariat avec des hommes d’affaires mauritaniens.

Selon des sources proches de ce dossier, la justice locale a déféré la femme d’affaires en prison sous l’accusation de falsification d’un document attribué au gouverneur de la banque centrale mauritanienne.

Les mêmes sources ajoutent que cette dame avait reçu en Tunisie des mains d’un expert économique mauritanien, une lettre falsifiée attribuée au gouverneur de la banque centrale.

Cette lettre lui avait été remise avant son départ pour la Mauritanie pour y investir.

C’est en se rendant à la banque pour régler certaines affaires financières que la femme d’affaires s’est vue appréhendée par la police locale à l’entrée de l’institution bancaire. Ce qui, selon ces mêmes sources, conforte l’idée qu’elle avait été dénoncée.

Certains des proches du dossier de la femme d’affaires s’interrogent sur l’authenticité de cette accusation en affirmant qu’elle ne pouvait en aucune manière être coupable de ce qu’on lui reproche sinon comment se serait elle rendu à la banque pour régler une situation financière si elle était l’auteure de cette falsification.

Les même sources accusent des mauritaniens de l’avoir piégée pour la dénoncer ensuite pour être arrêtée pour falsification.

Affaire à suivre.