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Politique en Afrique

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo va rencontrer Alassane Ouattara au palais présidentiel

Côte d'Ivoire: Laurent Gbagbo va rencontrer Alassane Ouattara au palais présidentielRFI Afrique - En Côte d’Ivoire, le rendez-vous politique tant attendu aura lieu mardi prochain. Le président Alassane Ouattara invite son prédécesseur Laurent Gbagbo à le rencontrer au palais présidentiel le 27 juillet.

Depuis le retour de l’ancien chef de l’État le mois dernier après son acquittement à la CPI, le pays restait suspendu à l’annonce de cette première rencontre, censée marquer une étape importante vers la réconciliation nationale et la décrispation du climat politique ivoirien.

Mardi 27 juillet marquera donc la première rencontre entre Alassane Ouattara et Laurent Gbagbo depuis la crise post-électorale de 2010-2011, qui avait causé la mort de plus de 3 000 personnes en Côte d'Ivoire selon l’ONU. Il s’agira également de leur premier rendez-vous depuis le retour de l’opposant historique le mois dernier.

Ces dix derniers jours, et par médias interposés, le ton commençait à monter entre le parti au pouvoir RHDP et le binôme d’opposition PDCI-FPI, sur fond de troisième mandat et de violences perpétrées contre les populations ivoiriennes, rapporte notre correspondant à Abidjan, Sidy Yansané.

Le porte-parole du gouvernement Amadou Coulibaly assure malgré tout que la main du président a toujours été tendue vers ses adversaires. « Il existe un dialogue qui a commencé avec le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, qui s'est poursuivi avec le Premier ministre Hamed Bagayoko et qui se poursuit avec le Premier ministre Achi, a-t-il affirmé. Vous vous souvenez toutes les réunions qu'il y a eu pour préparer le retour de Laurent Gbagbo. Il n'y a jamais eu d'interruption du dialogue dans notre pays et il se poursuivra parce que telle est la volonté du gouvernement ».

La voix du gouvernement révèle aussi que les deux hommes se sont contactés au début du mois de manière officieuse. Ce que confirme Justin Katinan Koné, le porte-parole de Laurent Gbagbo, précisant que ce dernier a parlé à Alassane Ouattara après son séjour à Kinshasa il y a deux semaines.

Justin Katinan Koné se réjouit de cette rencontre, qui va dans le sens de l’apaisement des cœurs dans le pays. « Nos attentes sont les mêmes que celles du peuple ivoirien », avance-t-il. C’est-à-dire, une réconciliation nationale véritable et définitive en Côte d’Ivoire.

L'ancien président est rentré en Côte d'Ivoire le mois dernier après une longue absence, dix années d'exil dont la majeure partie, en détention dans une cellule de la CPI où il a été jugé puis acquitté pour crimes contre l'humanité.

Depuis son retour au pays, il a rendu visite à un autre ancien rival, également ancien président, Henri Konan Bédié. A cette occasion, Laurent Gbagbo avait une nouvelle fois affirmé son attachement à la réconciliation. Un mot employé également par Alassane Ouattara lors de ses vœux pour la fête musulmane de la Tabaski.

Par RFI

Mali: qui se trouve derrière la tentative d'assassinat du colonel Assimi Goïta?

Des membres des forces de sécurité arrêtent l'un des suspects dans la tentative d'assassinat du colonel Goïta le 20 juillet 2021.Des membres des forces de sécurité arrêtent l'un des suspects dans la tentative d'assassinat du colonel Goïta le 20 juillet 2021.Des membres des forces de sécurité arrêtent l'un des suspects dans la tentative d'assassinat du colonel Goïta le 20 juillet 2021.Des membres des forces de sécurité arrêtent l'un des suspects dans la tentative d'assassinat du colonel Goïta le 20 juillet 2021.Au Mali, le président de la transition Assimi Goïta a échappé ce mardi 20 juillet à une tentative d’assassinat à la Grande mosquée de Bamako. Un homme l’a attaqué à l’aide d’un couteau. Il a esquivé avant l’intervention des forces de l’ordre pour maîtriser l’individu, mais une question sur toutes les lèvres : qui sont ceux qui se cachent derrière cette tentative d'assassinat ?

Le président de la transition au Mali, après avoir échappé à une tentative d’assassinat à l’arme blanche, a donné des indications, sur le ou les possibles auteurs, les possibles commanditaires de l’acte.

« Quand on est leader, il y a toujours des mécontents, des gens qui peuvent à tout moment vouloir tenter des choses pour déstabiliser », a expliqué le colonel Goïta.

Les enquêteurs étudient plusieurs pistes

« Déstabilisation », le mot est lâché, mais par qui exactement ?

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Quelques heures après son arrestation, l’agresseur très fatigué n’avait toujours pas parlé. « Il s’est visiblement drogué avant de passer à l’acte », confie une source proche de l’enquête.

Pourrait-il s'agir d'un acte isolé ? C’est une piste, mais pas la seule. Quant à la piste jihadiste, les enquêteurs sont prudents et demandent des preuves. Une autre piste possible serait une rivalité avec des forces obscures pour le contrôle du pouvoir.

À Bamako, au sommet de l’État, on affirme que l’enquête sera minutieuse, pour savoir la vérité. Mais en attendant, la sécurité du colonel Assimi Goïta sera renforcée. Jusque-là il circulait dans un modeste véhicule pick-up et son cortège comptait un seul motard et moins de dix véhicules.

Source : RFI

Mali: tentative d’assassinat au couteau contre le président de transition, Assimi Goïta

Le président de la transition au Mali, Assimi Goïta.Une tentative d’assassinat a visé, mardi 20 juillet 2021 au matin, Assimi Goïta, le colonel devenu aujourd’hui président de transition. Une attaque au couteau déjouée de justesse, à la Grande mosquée de Bamako, alors qu’il assistait à l'Aïd al-Adha, la fête du Sacrifice.

Après la prière, lorsque l’imam est sorti pour aller égorger son mouton, tradition de cette fête, le colonel Assimi Goïta, emmitouflé dans un boubou bleu ciel, le Premier ministre, Choguel Maïga, et le président du Conseil national de transition sont restés assis dans la mosquée. Selon des témoins, deux jeunes se sont alors levés, avant de se diriger vers le président de la transition.

L’un des jeunes avait un couteau, l’autre une arme à la main. Celui qui avait le couteau a tenté de poignarder le président Goïta. Ce dernier s’est levé pour se défendre et les forces de l’ordre – la Garde nationale et la police – ont envahi la mosquée pour assurer sa protection avant de pouvoir l’évacuer.

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Des témoins affirment avoir vu du sang sur un boubou, signe qu’une personne a donc probablement été blessée, mais le président de transition Assimi Goïta est, lui, sain et sauf, selon son entourage. Les deux jeunes gens, les agresseurs, ont été arrêtés.

« Tout va bien, il n'y a pas de soucis. Quand on est leader, il y a toujours de mécontents. C'est une action isolée », Colonel Assimi Goita.

Source : RFI

Centrafrique: création de la Commission vérité justice réconciliation et réparation

Centrafrique: création de la Commission vérité justice réconciliation et réparationRFI Afrique - En Centrafrique, le président Touadéra a lancé, vendredi 16 juillet, la rentrée judiciaire.

Au cours de son discours, il a mentionné la création de la Commission vérité justice réconciliation et réparation (CVJRR) dont les onze commissaires ont prêté serment, début juillet. La CVJRR est l'une des recommandations de sortie de crise du Forum de Bangui de 2015, reprise dans les accords de Khartoum de 2019. Les onze commissaires se sont réunis pour en composer son bureau.

Edith Douzima, avocate reconnue à Bangui, prend la tête de cette CVJRR tant attendue. Elle veut se mettre au travail le plus rapidement possible : « Je crois qu'il n'y a plus de temps à perdre et nous devons commencer déjà à jeter les bases de nos actions. »

Recommandée par le Forum de Bangui, en 2015, et reprise dans les accords de Khartoum de 2019, elle doit notamment permettre de rompre la spirale de l'impunité : « C’est la question de l’impunité qui est à l’origine des maux de ce pays. Nous pensons que nous devons beaucoup œuvrer pour qu’il y ait justice. »

Autre objectif, celui de la réconciliation : « La justice sociale est vraiment déchirée à cause des crises à répétition dans le pays et donc nous pensons que nous devons mettre ensemble nos compétences et nos expertises. Nous devons tout mettre en place pour qu’il y ait une réconciliation véritable et non une réconciliation au bout des lèvres. »

Des consultations nationales ont été menées auprès de 2 000 Centrafricains. Parmi les recommandations figure celle de la prise en compte des crimes graves commis depuis 1959: «Tout le monde attend beaucoup de cette Commission et je crois qu’il faudrait lui en donner les moyens. Sans moyens, nous ne pouvons pas faire grand chose. »

Cette nouvelle équipe, nouvellement formée, prévoit de tenir sa première réunion de travail dès lundi 19 juillet.

Par RFI

Troubles en Afrique du Sud: des violences «planifiées et coordonnées», estime le président Ramaphosa

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, ici le 13 février 2020, a déclaré ce vendredi 16 juillet 2021 à Durban que les troubles, qui secouent le pays depuis une semaine, avaient été «provoqués et planifiés».Le président sud-africain Cyril Ramaphosa, ici le 13 février 2020, a déclaré ce vendredi 16 juillet 2021 à Durban que les troubles, qui secouent le pays depuis une semaine, avaient été «provoqués et planifiés».Alors que les violences continuent dans le pays, même si elles se sont atténuées, le président Cyril Ramaphosa s'est rendu ce vendredi 16 juillet dans la province du KwaZulu-Natal, l'une des plus touchées par ces émeutes. À Durban, il a dénoncé des troubles « provoqués, planifiés et coordonnés ».

Sitôt arrivé dans le port de Durban, Cyril Ramaphosa a fait une déclaration dans laquelle il affirme que les troubles qui ont embrasé plusieurs régions du pays depuis une semaine « ont été provoqués, il y a des gens qui les ont planifiés et coordonnés », rapporte l'Agence France-Presse.

Avant d'ajouter : « Nous allons les poursuivre, nous en avons identifié un bon nombre, nous ne permettrons pas l'anarchie et le chaos ». La police suspecte douze personnes d'être derrière le déchaînement de violences qui a fait plus de 121 morts depuis une semaine, dont 95 dans le KwaZulu-Natal. Une d'entre elles a été arrêtée, jeudi 15 juillet dans la journée, et onze autres sont sous surveillance, a annoncé la police.

Frustrations et misère

Ces troubles ont éclaté en fin de semaine dernière après l'arrestation de l'ancien président Jacob Zuma et sa condamnation à 15 mois de prison ferme pour outrage à la justice, principalement dans cette province dans un premier temps, avant de gagner d'autres régions. Les frustrations liées aux mesures restrictives anti-Covid-19 et la misère ont encore aggravé l'ampleur de ces violences. Pillages, incendies : les dégâts matériels sont considérables et le gouvernement a annoncé jeudi le déploiement de 25 000 soldats dans le pays pour rétablir la sécurité.

Le président, qui fait face à l'une des plus graves crises depuis la fin de l'apartheid, s'est déclaré « très préoccupé par ce qui s'est passé » et a regretté des destructions qui « nous font revenir en arrière, en termes de reprise économique ».

Source : RFI

Incarcération de Jacob Zuma: face aux violences, Ramaphosa appelle au calme et mobilise l'armée

Le township d'Alexandra à Johannesburg a été particulièrement touché par des violences déclenchées par des supporters de Jacob Zuma le 12 juillet 2021.La tension monte en Afrique du Sud qui fait face depuis quatre jours à des violences déclenchées par les militants pro-Zuma en pays Zoulou. Les émeutes se sont transformées en révolte de la faim et se sont étendues aux quartiers pauvres des grandes villes : pillages, affrontements avec les forces de l'ordre... Au moins six personnes sont mortes depuis samedi. Le président Cyril Ramaphosa s'est exprimé à la télévision nationale lundi 12 juillet, il appelle au calme et mobilise l'armée.

Le ton du président était grave et martial. Cyril Ramaphosa décrit les violences de ces derniers jours comme les pires que le pays ait jamais connues depuis les années 1990.

L'armée a été déployée dès lundi 12 juillet dans les provinces les plus touchées par la mobilisation. Elle sera accompagnée de tous les services de défenses et de renseignement pour agir en support de la police et « rétablir l'ordre ». Un conseil militaire se réunira deux fois par jour en présence du président, et ce, jusqu'au retour au calme.

Sur les causes de la révolte, il a exclu tout motif politique, désignant les auteurs des violences comme des opportunistes instigateurs de chaos. Le président sud-africain s'est voulu très ferme, insistant sur la tolérance zéro appliquée aux personnes qui troubleraient l'ordre public.

« Des actes opportunistes de criminalité »

« Au début des émeutes, il y avait peut-être des personnes qui cherchaient à créer des troubles liés au conflit ethnique. Nous savons que la plupart de nos concitoyens refusent d’être instrumentalisés par ces tensions ethniques, a-t-il assuré. Ce que nous voyons aujourd’hui sont des actes opportunistes de criminalité avec des groupes de personnes qui cherchent à instaurer le chaos pour couvrir leurs actions de pillage et de vol. Aucune cause politique, aucune revendication ne peut justifier la violence et la destruction. Ceux qui paient le prix sont les plus pauvres et les plus démunis. Les commerces et les infrastructures ont été détruits. Conséquence, nos malades n’ont pas pu recevoir leurs médicaments. Le personnel de santé ne peut plus se rendre dans les hôpitaux et les supermarchés ne sont plus approvisionnés en nourriture. D’ici à quelques semaines, nous allons bientôt faire face à un grand risque d’insécurité alimentaire et de manque de médicaments. »

Près de 500 personnes ont déjà été arrêtées et Cyril Ramaphosa a promis que l'armée n'hésiterait pas à poursuivre les arrestations si nécessaires et que la justice se saisirait prioritairement de ces affaires.

Enfin, il a annoncé souhaiter rencontrer les différents leaders des partis politiques afin, dit-il, de recueillir leur « sagesse », et tenter avec eux de résoudre la crise.

Source : RFI

Algérie: le président Abdelmadjid Tebboune nomme un nouveau gouvernement

Le président algérien Abdelmadjid Tebboune, ici le 19 décembre 2019.Presque un mois après des législatives marquées par une abstention record et dans un contexte de crise économique et sociale, le président Abdelmadjid Tebboune a présenté la nouvelle équipe. Sur le plan politique intérieure, peu de changement majeur. Sur le plan diplomatique, en revanche, un retour notable, celui de Ramtane Lamamra, aux Affaires étrangères.

C'est la seule vraie surprise de ce nouveau gouvernement, le retour d'un poids lourd de la diplomatie algérienne : Ramtane Lamamra, 69 ans. Il a déjà été ministre des Affaires étrangères sous Abdelaziz Bouteflika, entre 2013 et 2017 et également ancien commissaire paix et sécurité de l'Union Africaine.

Ce retour augure de la volonté de l'Algérie de se remettre au centre des questions stratégiques régionales, notamment sur le Sahel. Une volonté aussi de peser face à son rival de toujours : le Maroc, qui a gagné du terrain avec la reconnaissance par l'administration américaine de sa souveraineté sur le Sahara occidental.

Sur le plan intérieur algérien, en revanche, ce nouveau gouvernement, c'est « le changement dans la continuité ». Voilà la phrase qui revient dans la bouche des observateurs. Au total, 17 ministres de la précédente équipe reconduits, pas plus de femmes qu'avant au gouvernement. Et il n’y a aucun représentant de la mouvance islamiste comme cela avait été annoncé, malgré leur score aux législatives.

« Régime en difficulté »

Pour le chercheur Kader Abderrahim, la composition de cette équipe témoigne « d'un régime en difficulté, isolé, qui ressert d'abord les rangs au niveau du sérail ». Avec « ce nouveau gouvernement sans réelle nouveauté » sur le plan intérieur, l'opposante Zoubida Assoul dit regretter que le pouvoir algérien « reste sourd aux appels des Algériens », deux ans et demi après les premières manifestations du Hirak et dans un contexte de difficultés sociales aggravées par la pandémie de Covid-19.

Selon elle, il faut d'urgence une feuille de route pour sortir le pays de la crise économique et de la dépendance aux hydrocarbures, libérer les détenus politiques et garantir la protection des journalistes.

Source : RFI

Sahel: un sommet pour préparer le désengagement militaire français

Sahel: un sommet pour préparer le désengagement militaire françaisLe360 Afrique - La France et les pays du G5 Sahel se réunissent vendredi pour la première fois depuis que Paris a annoncé la réduction de sa présence militaire, alors que Tchad et Mali doivent mener de délicates transitions politiques et que les jihadistes restent omniprésents.

Après plus de huit ans d'engagement massif, le président français Emmanuel Macron avait annoncé en juin la fin prochaine de l'opération Barkhane avec une revue à la baisse des effectifs (5.100 soldats actuellement), la fermeture de bases militaires et une réarticulation de la lutte antijihadiste autour d'une "alliance internationale" associant des Européens.

Vendredi, il s'entretiendra à distance - covid oblige - avec ses homologues du G5 (Mauritanie, Tchad, Mali, Burkina, Niger) pour évoquer ce processus. Seul le président nigérien Mohamed Bazoum se trouvera à Paris.

Selon un haut responsable au secrétariat du G5 Sahel, "la redéfinition de l’opération Barkhane" sera au cœur des débats.

"Nous ne sommes pas encore en mesure d'annoncer les grandes lignes de cette reconfiguration territoriale, mais nous devrions le faire assez rapidement", indiquait la semaine passée la ministre française des Armées Florence Parly, devant l'association des journalistes de défense (AJD).

En principe, la décroissance des effectifs français s'opérera progressivement, avec un jalon à environ 3.500 hommes d'ici un an puis 2.500 personnes d'ici 2023, a indiqué récemment à l'AFP une source familière du dossier. Les commandos d'élite de la task force française "Sabre" devraient pour leur part être maintenus pour poursuivre la traque des chefs jihadistes.

"Cette transformation ne signifie pas le départ du Sahel, ni que nous allons ralentir nos opérations de contre-terrorisme", a d'ailleurs martelé Florence Parly.

Mais les débats du sommet n'en seront pas moins teintés d'inquiétude.

Les groupes jihadistes continuent de poser leur empreinte sur de vastes territoires abandonnés par les États centraux. Ils provoquent chaque semaine de lourdes pertes au sein des forces armées comme des populations civiles, même si Barkhane a revendiqué la mort ou l'arrestation de cadres liés à Al-Qaïda et au groupe Etat islamique ces derniers mois.

"Le terrorisme d'inspiration islamiste (...) poursuit son expansion, son enracinement local et sa dissémination globale, selon un mouvement qui est de nature à nous inquiéter", admettait en juin le général François Lecointre, chef d'état-major des armées françaises.

"Péripéties politiques"

D'autant que les États du G5 ont connu ces dernières semaines de forts soubresauts politiques.

Le président tchadien Idriss Déby Itno, à la tête du pays depuis 30 ans, a été tué au front contre des rebelles en avril. Le pouvoir est désormais assumé par son fils, Mahamat Idriss Déby Itno, 37 ans.

Quant au Mali, il a connu deux putschs en 9 mois dont le dernier en mai, au cours duquel le colonel Goïta, homme fort du pays, a fait arrêter le président et le Premier ministre. Paris a suspendu sa coopération militaire avant de la reprendre la semaine dernière, "prenant acte" des engagements des autorités de transition.

"Les péripéties politiques au Mali et au Tchad posent régulièrement la question de notre engagement au Sahel", admettait devant le sénat le général Lecointre, qui prendra sa retraite dans quelques jours. "Nous n'avons pas résolu" la situation sécuritaire dans la zone, admettait-il sans détour, décrivant un "sujet qui procède autant de questions politiques que de questions militaires".

Vendredi, Paris voudra aussi convaincre ses partenaires africains de la viabilité de son projet européen. La France compte beaucoup sur la task force Takuba, censée former les unités maliennes au combat et qui rassemble aujourd'hui 600 hommes, dont la moitié de Français, et des Estoniens, des Tchèques, des Suédois et des Italiens.

Mais bien des observateurs doutent de la capacité de cet amalgame de forces spéciales à compenser la fin de Barkhane.

L'implication militaire de beaucoup de gouvernements européens "dépasse déjà les limites de leur politique intérieure et ils vont maintenant reconsidérer leur propre présence dans la région", estime Andrew Lebovich, chercheur au Conseil européen pour les relations internationales (ECFR).

"Emmanuel Macron a pris de court ses alliés lorsqu’il a annoncé la fin de l’opération Barkhane. Mais son nouveau plan ne semble pas offrir le changement de direction dont le Sahel a besoin".

Par Le360 Afrique - Afp

 

Après Donald Trump, Joe Biden reconnait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental

Après Donald Trump, Joe Biden reconnait la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidentalRFI Afrique - Le 10 décembre dernier les États Unis de Donald Trump ont reconnu le Sahara occidental comme territoire marocain. En échange, le Maroc a renoué des relations diplomatiques avec Israël.

Depuis l’accession de Joe Biden au pouvoir, les indépendantistes sahraouis espéraient que la nouvelle administration américaine revienne sur cette décision. Mais au contraire, les États-Unis viennent de confirmer qu’ils reconnaissaient bien la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental.

L’information a été confirmée par le département d’État la semaine dernière : lors de son point presse hebdomadaire, le porte-parole de la diplomatie des États Unis, Ned Price, a affirmé que la reconnaissance de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental « reste la position de l'administration » du président Joe Biden.

« Pas de changement » donc par rapport à la décision de Donald Trump de soutenir Rabat sur la question.

Washington affirme également être en faveur « d’un processus politique crédible dirigé par l'ONU pour garantir la cessation des hostilités ». « Nous consultons les parties, nous consultons d'autres gouvernements de la région et au-delà, sur la meilleure façon de mettre un terme à la violence et parvenir à un règlement durable de ce conflit », a expliqué Ned Price qui insiste sur le besoin de nommer rapidement d’un envoyé spécial pour le Sahara occidental.

Vendredi dernier, le Secrétaire Général des Nations Unies, Antonio Guterres a justement appelé le Maroc et les indépendantistes du Front Polisario à accepter le prochain candidat qu'il leur proposera. Depuis 2019, le poste d’envoyé spécial de l’ONU est vacant, 13 candidats ont déjà été recalés.

Par RFI

 

Libye: à Genève, les délégués du Forum de dialogue politique échouent à trouver un compromis

Une vue générale à Genève de la salle de discussions entres les deux factions libyennes rivales (photo d'illustration).La mission des Nations unies en Libye s'est résolue à annoncer dans la nuit du 2 au 3 juillet l'échec des pourparlers inter-libyens de Genève. Les délégués du Forum de dialogue politique libyen et les médiateurs de l'ONU étaient réunis pendant 4 jours dans la capitale suisse. Les discussions ont donc été infructueuses les différents participants n'ont tout simplement pas réussi à s'entendre sur les modalités de la tenue d'une élection présidentielle et de législatives en décembre prochain.

A cette heure, l'incertitude est totale sur les étapes suivantes du dialogue entre Libyens. En revanche ce qui est certain, c'est l'échec de cette session de travail très attendue de quatre jours, qui se tenait dans un hôtel près de Genève, et qui s'est donc terminée sans accord. Quatre jours qui avaient été prolongés en cinq jours vendredi soir dans un ultime espoir de parvenir à un consensus. Mais dans la nuit, le secrétaire général adjoint et coordinateur de la Mission de soutien de l'ONU en Libye, Raisedon Zenenga, a dû reconnaître que cette semaine de « discussions houleuses » se terminait sans résultat.

« Le peuple libyen se sentira certainement déçu, a-t-il déploré, car il aspire toujours à l'opportunité d'exercer ses droits démocratiques lors des élections présidentielles et parlementaires du 24 décembre. »

« Ce n'est pas le résultat que beaucoup d'entre nous espéraient, a fait savoir le délégué Elham Saudi cité par l'agence Reuters, mais c'est le meilleur résultat compte tenu des options qui étaient sur la table et de l'incapacité des dirigeants de la (mission des Nations Unies) à maintenir les pourparlers sur la bonne voie

L'objectif de ce dialogue était précisément de s'entendre, avant le 1er juillet, sur un cadre constitutionnel pour ces scrutins cruciaux pour la Libye. Les délégués avaient proposé différents scénarios et même mis en place un comité pour trouver un terrain d'entente. Mais « aucun consensus n'a été atteint », regrette l'ONU dans son communiqué final. L'ONU encourage toutefois les membres du Forum « à continuer à se consulter pour rechercher un compromis viable et cimenter ce qui les unit ».

En début de semaine, le chef du Parlement libyen Aguila Saleh avait fait savoir qu'en cas de désaccord à Genève, les députés s'appuieraient sur une loi de 2014 instaurant le suffrage universel direct pour la présidentielle.

Source : RFI

Burkina : remaniement gouvernemental, les ministres de la Défense et de la Sécurité limogés

Burkina : remaniement gouvernemental, les ministres de la Défense et de la Sécurité limogésRFI Afrique - Le président Roch Marc Christian Kaboré procède à un réaménagement de son équipe. Chérif Sy qui était jusque-là le ministre de la Défense quitte le gouvernement, ainsi que Ousseini Compaoré, le ministre de la Sécurité.

Ils font les frais des dernières attaques à Solhan et contre une équipe de la police nationale le 21 juin dernier. Les populations avaient exprimé leur colère face à la recrudescence et la violence des attaques attribuées aux groupes jihadistes.

Dimanche dernier 27 juin, au cours d’une adresse à la nation, Roch Marc Christian Kaboré avait promis des mesures pour faire face aux attaques attribuées aux groupes jihadistes. Dans la nouvelle équipe, le président conserve lui-même le portefeuille de la Défense et des Anciens combattants.

Il nomme à ses côtés le colonel major Barthelemy Simporé, comme ministre délégué, chargé de la Défense et des Anciens combattants. Avant cette nomination. Il dirigeait le Centre national d’études stratégiques du Burkina Faso.

Maxime Koné, précédemment ministre délégué chargé des Burkinabè de l’extérieur devient ministre de la Sécurité. Désormais, c’est Clarisse Mérindol, née Ouoba, qui est chargée des Burkinabè de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

Ce remaniement intervient suite à une pression populaire. En fin de semaine dernière, des milliers de personnes étaient descendues dans les rues à Kaya et à Titao pour crier leur ras-le-bol- face l’insécurité.

Les partis de l’opposition ont suspendu leur participation à un dialogue politique et projettent des marches dans tout le pays samedi et dimanche prochain pour dénoncer « l’incapacité du gouvernement » à faire face aux attaques.

« Plus qu’un changement de personne, ce que nous attendons, ce sont les mesures fortes promises et ces mesures ne doivent pas attendre, car le peuple est fatigué », souligne Guy Hervé Kam, coordonnateur du mouvement Sens.

Avec notre correspondant à Ouagadougou,
Yaya Boudani

Mali: le président de la transition Assimi Goïta au sommet de la Cédéao à Accra

Le colonel Assimi Goïta, qui vient d'être déclaré président de la transition par la Cour constitutionnelle, doit se rendre à Accra, ce dimanche 30 mai 2021.Au lendemain de la déclaration de la Cour constitutionnelle du Mali selon laquelle le Colonel Assimi Goïta occupe désormais les fonctions de président de la transition, ce dernier a quitté ce samedi Bamako pour Accra au Ghana. Il participe à une partie du sommet extraordinaire des chefs d'État de l'institution sous-régionale.

Assimi Goïta a eu les premiers entretiens avec des responsables de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao), notamment le président de la Commission, Jean-Claude Bassi Brou. Ce dimanche, il assistera à une partie du sommet extraordinaire des chefs d’Etats de l’institution sous-régionale. Et comme ce samedi, il cherchera à convaincre les uns et les autres.

Dans la délégation qui accompagne le colonel Assimi Goïta à Accra, figure son plus fidèle collaborateur directeur de cabinet avec rang de ministre, le capitaine Demba Daw. Il y a également avec lui un diplomate du ministère malien des Affaires étrangères.

Ligne de défense

La ligne de défense du colonel Assimi Goïta tourne autour de deux points. Pour lui, en voulant l’exclure de la gestion des affaires de l’Etat, le Président Ba Ndaw a violé la charte de la transition. Ensuite comment s’est-il retrouvé dans le fauteuil de président de la transition avec le titre de chef de l’Etat ? C’est la Cour constitutionnelle du Mali qui a tranché, expliquent ses proches (rappelons que sous l’ancien président IBK, c’est une décision contestée de la Cour qui avait aggravé la situation).

Autre problème: des textes adoptés par la Cédéao interdisent au militaires auteur de coup force  de s’asseoir dans le fauteuil présidentiel. Là encore le colonel Assimi Goïta a sa ligne de défense. Selon lui, les lois maliennes l’autorisent. Il avance le cas d’un ancien président malien porteur d’uniforme. Mais à Accra, permettez l’expression, il marche un peu sur des œufs. D’après nos informations, l’unanimité se dégage pour condamner ce qui s’est passé ici. Sur la table des chefs d’États, des schémas de sortie de crise, avec ou sans le retour du Président de transition déposé.

Débat à Bamako

En attendant, à Bamako, l’arrêt de la Cour constitutionnelle qui déclare le colonel président de la transition et chef d’État fait débat. Le communiqué de la Cour constitutionnelle, rendu public tardivement vendredi en début de soirée, semble avoir pris de nombreux partis politiques de court. L’Union pour la république et la démocratie (URD), parti de la défunte figure de l’opposition Soumaïla Cissé, avait condamné la démission forcée du président de la transition Bah N’Daw et du Premier ministre Moctar Ouane. Aujourd’hui, le premier vice-président du parti Salikou Sanogo prend acte de la confirmation du colonel Assimi Goïta comme nouveau président :

« Ce que nous recherchons réellement, c'est de sortir de cette transition avec les réformes que nous voulons, explique Salikou Sanogo. Il n'y aura pas de sens pour cette transition là, si nous n'avons pas ces réformes, parce que ce sera du temps perdu. On ne veut plus revenir à la situation où à l'issue de n'importe quelle élection, législative, présidentielle ou autre, il y ait des contestations à n'en plus finir, et qu'on perde notre temps dans ces contestations là. Il est temps maintenant que nous ayons des réformes qui nous permettent de mener des élections dignes de ce nom

De nombreux regroupements et associations dénoncent « la rupture unilatérale du processus de transition. »  « Espérance nouvelle », regroupement de partis dirigé par l’ancien ministre Housseïni Guido, le PDES, ou encore l’association « Sauvons la démocratie des putschistes » exigent la poursuite d’une transition civile et appellent à la mobilisation.

Pour sa part, le mouvement EPM Ensemble pour le Mali, coalition de partis politiques de l’ancienne majorité présidentielle d’Ibrahim Boubacar Keïta, se réunit ce dimanche pour adopter la position à tenir face à l’arrêt de la Cour constitutionnelle. En attendant, l’ancien ministre et membre d’EPM Amadou Koïta appelle à une transition dirigée par des civils.

Le débat s'élargit également au-delà des partis. Chez les constitutionalistes, il y a ceux qui approuvent, mais aussi ceux qui estiment que la décision de la Cour n’est pas du tout fondée.

Source : RFI

Mali: la Cour constitutionnelle déclare le colonel Goïta président de la transition

Mali: la Cour constitutionnelle déclare le colonel Goïta président de la transition Actu Orange - La Cour constitutionnelle malienne a déclaré vendredi le colonel Assimi Goïta chef de l'Etat et président de la transition censée ramener les civils au pouvoir, indique un arrêt de la cour, parachevant le deuxième coup de force conduit par l'officier et les militaires en neuf mois.

L'arrêt stipule que le vice-président de la transition, le colonel Goïta, "exerce les fonctions, attributs et prérogatives de président de la transition pour conduire le processus de transition à son terme", et qu'il portera "le titre de président de la transition, chef de l'Etat".

La Cour constitutionnelle en arrive là après avoir constaté la "vacance de la présidence" consécutive à la démission de celui qui était jusqu'alors le président de la transition, Bah Ndaw.

"En raison de la vacance de la présidence de la transition, il y a lieu de dire que le vice-président de la transition assume les prérogatives, attributs et fonctions de président de la transition, chef de l'Etat", écrit-elle.

Le colonel Goïta, homme fort du Mali depuis le coup d'Etat qu'il a mené le 18 août 2020 avec un groupe d'officiers, avait fait arrêter lundi le président Bah Ndaw et le Premier ministre Moctar Ouane, cautions civiles de la transition ouverte après le putsch.

Assimi Goïta avait annoncé mardi les avoir démis de leurs charges. Leur mise à l'écart a ensuite été présentée comme une démission, sans qu'on sache si elle était volontaire.

AFP

Crise au Mali: sommet extraordinaire de la CEDEAO se réunit dimanche

Crise au Mali: sommet extraordinaire de la CEDEAO se réunit dimancheLe360 Afrique - Les dirigeants ouest-africains se réuniront dimanche au Ghana pour examiner la réponse à apporter au nouveau coup de force perpétré par les militaires au Mali, a-t-on appris vendredi de sources diplomatiques africaines.

Ce sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de gouvernement des quinze pays membres de la Communauté économique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (Cédéao) devrait être consacré exclusivement au Mali, ont indiqué ces diplomates s'exprimant sous le couvert de l'anonymat.

Le sommet pourrait examiner la question de sanctions. Une délégation de la Cédéao qui s'est rendue cette semaine au Mali avait évoqué cette éventualité lors d'un prochain sommet.

La Cédéao avait suspendu le Mali de tous ses organes de décision, fermé les frontières de ses Etats membres et stoppé les échanges financiers et commerciaux avec le Mali, à l'exception des produits de première nécessité, après le coup d'Etat perpétré le 18 août 2020 par les mêmes colonels maliens.

Elle avait levé les sanctions après la désignation d'un président et d'un Premier ministre civils et l'engagement de la part des militaires de rendre le pouvoir à des civils élus au bout de 18 mois.

Ce sont ces mêmes président et Premier ministre que l'homme fort malien, le colonel Assimi Goïta, a écartés lundi pour reprendre entièrement les commandes.

Par Le360 Afrique - Afp

Nacer Bourita : « les relations maroco-mauritaniennes sont à un niveau positif sans précédent »

Nacer Bourita : « les relations maroco-mauritaniennes sont à un niveau positif sans précédent »Sahara Médias - Le ministre marocain des affaires étrangères Nacer Bourita a déclaré lundi que les relations entre le Maroc et la Mauritanie sont « des relations solides et fortes » estimant qu’elles n’ont jamais atteint le niveau dans lequel elles se trouvent aujourd’hui.

Bourita s’exprimait lors d’une conférence de presse avec son homologue mauritanien Ismael O. cheikh Ahmed, arrivé à Rabat, porteur d’un message du président Ghazouani au souverain marocain, Mohamed VI.

Il a ajouté que cette visite intervient pour démentir les propos de ceux qui pêchent en eaux troubles à propos des relations maroco-mauritaniennes.

Le chef de la diplomatie marocaine, au début de ses propos, a évoqué « un grand jour au cours duquel nous accueillons notre cher frère Ismael O. Cheikh Ahmed, ministre des affaires étrangères de la république islamique de Mauritanie ».

Il a jouté qu’il a toujours été en contact avec son homologue mauritanien pour coordonner leurs positions vis-à-vis des questions évoquées et qu’ils s’entretenaient une à deux fois par semaine.

Le ministre a cependant estimé que cette visite revêt un intérêt particulier car « ould Cheikh Ahmed est porteur d’un message de son excellence le président Mohamed O. Cheikh Ghazouani à son frère, sa majesté Mohamed VI », un message qui a trait aux relations bilatérales et à la coordination à propos des questions régionales.

A propos de la visite, le chef de la diplomatie marocaine a dit qu’elle s’inscrit dans le cadre du développement plus que positif des relations maroco-mauritaniennes.

Il a ajouté que depuis l’arrivée à la présidence de Mohamed O. Cheikh Ghazouani les contacts sont permanents avec le roi Mohamed VI à propos des relations bilatérales et les questions régionales, « l’ambition partagée de sa majesté le roi et son excellence le président de pousser ces relations à l’extrême, des relations qui qui ont des aspects historiques et humains forts, des relations de voisinage entre deux pays frères. »

Les deux ministres des affaires étrangères avaient tenu auparavant une réunion au cours de laquelle ils ont évoqué les prochaines étapes destinées à traduire dans les faits l’ambition des dirigeants des deux pays à développer leurs relations, la réunion de la commission mixte, celle du comité de suivi au niveau des ministres des affaires étrangères afin d’examiner les moyens de développer la coopération bilatérale.

Nacer Bourita a réaffirmé que la relation entre les deux pays est excellente au plan politique mais que les volets économique et sectoriels ont besoin d’être boostés, insistant sur l’importance de la tenue de la réunion de la haute commission mixte et de celle du comité de suivi.

Le ministre marocain a ajouté avoir transmis à son homologue mauritanien les salutations de sa majesté le roi Mohamed VI au président Mohamed O. Cheikh Ghazouani et sa considération pour tous les efforts déployés depuis son arrivée au pouvoir afin de réaliser le développement économique, la stabilité politique et la promotion sociale en Mauritanie.

Il lui a également transmis les félicitations du roi au président mauritanien pour les efforts déployés dans la région du Sahel, sur les plans arabe, régional et africain.

Source : Sahara Médias

Le président et le Premier ministre maliens toujours retenus dans le camp militaire de Kati

Bah N'Daw, le président de transition du Mali, le 25 septembre 2020. (illustration)Bah N'Daw, le président de transition du Mali, le 25 septembre 2020. (illustration)Au Mali, peu après l’annonce du remaniement ministériel ce lundi 24 mai, la situation s'est tendue à Bamako. Des hommes armés se sont rendus au domicile officiel du Premier ministre Moctar Ouane. Le président et le Premier ministre ont été conduits dans le camp militaire de Kati, près de la capitale dans la soirée.

S'il a fallu patienter 10 jours pour connaître le nouveau gouvernement, la réaction des militaires ne s'est pas faite attendre. Peu après l’annonce du remaniement ministériel, des hommes armés se sont rendus au domicile du Premier ministre Moctar Ouane. Il a eu le temps de déclarer, au téléphone, la présence de militaires chez lui : « Des militaires actuellement chez moi. Ils sont en train de me conduire chez le président de la transition [Bah N'Daw ndlr] », avec lequel il partage un mur mitoyen.

Le président Bah N’Daw, le Premier ministre Moctar Ouane, leur tout fraîchement nommé ministre de la Défense le général Souleymane Doucouré et d’autres « collaborateurs » ont été conduits par les armes hier au camp militaire de Kati. Cette ville-garnison, située à une quinzaine de kilomètres de la capitale, est l'ancien fief de l'ex-junte. Il a été demandé à leurs chauffeurs et gardes qui les accompagnaient de redescendre sans eux vers la capitale malienne, rapporte notre correspondant à Bamako, Serge Daniel.

Dans la soirée et la nuit, la ville de Bamako était plutôt calme et la télévision nationale a même rediffusé cette nuit le communiqué officiel annonçant la liste des membres du gouvernement.

Mécontentement des militaires après l'annonce du remaniement ?

Les militaires n'ont pas encore fait de communiqué pour expliquer ces initiatives mais selon plusieurs sources, c’est le colonel Sadio Camara, qui venait tout juste de perdre son fauteuil à la Défense, et le colonel Assimi Goïta, vice-président de transition et leader de la junte pourtant officiellement dissoute, qui sont à l’origine de ce coup de force.

On ignore si les autres membres du CNSP sont aussi impliqués. Alors que cherchent-ils ? La recomposition du gouvernement qui avait été nommé hier ? La démission du Premier ministre, du Président ? Que peut-il sortir de cette situation surréaliste ?

Au Mali, ce coup de force suscite beaucoup d’incompréhension. Les messages atterrés se multiplient sur les réseaux sociaux et certaines figures politiques, également, ont déjà publiquement fait part de leur indignation comme l’ancien Premier ministre Moussa Mara, ou encore les anciens ministres Mamadou Ismaila Konaté et Housseini Amion Guindo, précise David Baché, du service Afrique de RFI.

Condamnation de la communauté internationale

Du côté de la communauté internationale, la « tentative de coup de force » est condamnée dans un communiqué commun de la mission de l'ONU au Mali (Minusma), la Communauté des États ouest-africains (Cédéao), l'Union africaine, la France, les États-Unis, le Royaume-Uni l'Allemagne et l'Union européenne. C'est la première prise de position depuis le début de l'affaire.

Le comité local de suivi de la transition composé de tous les représentants de la communauté internationale au Mali s'inquiète et exige « la libération immédiate et inconditionnelle » des autorités de transition arrêtées. Et comme pour montrer sa fermeté, le comité ajoute dans le même communiqué que les auteurs de l'arrestation du Premier ministre et du président de la transition « seront personnellement rendu responsables de leur sécurité ».

De son côté, le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a appelé lundi dans un tweet « au calme » au Mali et à la « libération inconditionnelle » de ses dirigeants civils, arrêtés dans la journée par les militaires. « Je suis profondément préoccupé par les informations sur l'arrestation des dirigeants civils chargés de la transition au Mali », a-t-il ajouté dans son message.

Profondément préoccupé par la détention des dirigeants civils de la transition malienne. J'appelle au calme et à leur libération inconditionnelle. Mon Représentant spécial travaille avec la CEDEAO, l'UA et les acteurs internationaux soutenant la transition politique en cours.

La communauté internationale rappelle aussi son soutien à la Transition qui doit maintenir comme priorité l'organisation d'élections libres dans le délai imparti.

Le chef de la Minusma, El Ghassim Wane, est rentré en urgence à Bamako, hier soir, alors qu’il était en visite dans le centre du pays et le médiateur de la Cédéao dans la crise malienne et ex-président nigérian, Goodluck Jonathan est attendu à Bamako ce mardi.

Source : RFI

« Biens mal acquis » de la famille Bongo : BNP Paribas mise en examen pour « blanchiment »

 

« Biens mal acquis » de la famille Bongo : BNP Paribas mise en examen pour « blanchiment »Le Monde Afrique - La première banque française et européenne a été mise en examen pour « blanchiment de corruption et de détournement de fonds publics » dans le volet gabonais de l’affaire des « biens mal acquis », a appris jeudi 20 mai l’Agence France-Presse de sources proche du dossier et judiciaire.

L’enquête sur le patrimoine en France de la famille du défunt président gabonais Omar Bongo a permis la mise au jour de dizaines de millions d’euros suspects de la famille Bongo ayant transité sur ses comptes.

Cette mise en examen a été prononcée par un juge d’instruction du pôle financier du Tribunal de Paris chargé de l’enquête dite des « biens mal acquis », qui porte également sur le patrimoine de la famille de Denis Sassou Nguesso, président du Congo.

Selon les investigations, la première banque française « a manqué à ses obligations de vigilance en n’effectuant pas de déclaration de soupçon » entre 2002 et 2009 sur le « fonctionnement atypique du compte [de la société] Atelier 74 et de sa relation quasi exclusive » avec Omar Bongo, conclut une note en septembre 2020 de l’Office central de répression de la grande délinquance financière (OCRGDF). Contactée, la banque n’a pas réagi dans l’immédiat.

52 millions d’euros


Omar Bongo – président du Gabon de 1967 à sa mort, en 2009, et auquel a succédé son fils Ali – était considéré alors comme une « personne politiquement exposée » au risque de blanchiment d’argent. Le clan Bongo a acquis douze biens immobiliers à Paris et à Nice « pour un montant de près de 32 millions d’euros sur une période très longue » à partir des années 1990, selon les enquêteurs.

Pour réaliser ces acquisitions, des espèces étaient versées par des hommes de confiance du chef d’Etat à la banque BGFI à Libreville sur le compte de la filiale gabonaise de la société Atelier 74. Puis les sommes étaient transférées sur le compte de la maison mère à la BNP Paribas. Selon un rapport d’enquête de 2017, mettant déjà en cause la BNP, 52 millions d’euros ont ainsi transité de 1997 à 2009 entre Atelier 74 et sa filiale. La société, spécialisée dans la décoration intérieure, était chargée de dénicher les biens immobiliers et de les rénover pour plusieurs millions d’euros.

Rôle « prépondérant »


« L’utilisation systématique de chèques de banque BNP Paribas » pour régler ces acquisitions « aurait dû alerter » le groupe bancaire, qui a joué un rôle « prépondérant » dans ce système de blanchiment, soulignent les enquêteurs.

« C’est une première historique dans ce dossier », s’est félicité William Bourdon, l’avocat de Transparency International, saluant une décision « extrêmement solide, à la hauteur des investigations du juge » Dominique Blanc. « Cette mise en examen rappelle qu’il n’y a pas de grande opération de blanchiment et de détournement d’argent public sans de grands ingénieurs du chiffre et du droit », deux notaires et un avocat étant déjà poursuivis dans ce dossier, a ajouté Me Bourdon.

Dans cette enquête, qui a débuté en 2010 à la suite d’une plainte de Transparency, au moins treize personnes sont mises en examen, dont cinq membres de la famille Nguesso, l’ancien avocat d’Omar Bongo, et des intermédiaires français. Des membres de la famille Bongo ont été auditionnés, mais aucun d’entre eux n’est poursuivi à ce jour.

Le Monde avec AFP

 

Transition au Tchad: Mohamed Bazoum et Mohamed Ould Ghazouani mènent des consultations

(illustration) Tchad: Ndjamena, place de la Nation, le 23 avril, jour des obsèques de l'ancien président Idriss Déby Itno, le 23 avril 2021.Au Tchad, après l’inhumation du maréchal Idriss Déby Itno, la classe politique est consultée sur l’avenir de la transition. Ce vendredi après les obsèques, deux présidents du G5-Sahel ont rencontré les acteurs politiques pour recueillir leurs avis.

La transition est dirigée pour le moment par un conseil militaire dirigée par le général Mahamat Idriss Déby, fils du chef de l’état tchadien défunt mais fortement contesté par la classe politique et la société civile.

La Coalition militaire, une alliance des plusieurs mouvements armés actifs dans le nord du pays, a exprimé dans un communiqué sa « grande préoccupation » sur la situation du pays. Son porte-parole Gassim Cherif, explique quelle est la stratégie de la coalition désormais, face au nouveau pouvoir soutenu publiquement par la France, et qu'elle juge illégal et illégitime.

Nous avons établi des contacts avec la junte actuelle, pour éviter d’arriver à une situation de guerre ouverte. Si la junte militaire ne reçoit pas cette main tendue, nous serons obligés, dans les jours et les semaines à venir, de marcher sur Ndjamena.

Le chef de la rébellion du Front pour l'alternance et la concorde au Tchad, le FACT, n'était lui pas joignable.

Des institutions de transition chargées d'organiser des élections

Deux présidents, Mohamed Bazoum du Niger et Mohamed Ould Ghazouani de la Mauritanie, ont été mandatés par leurs collègues du G5-Sahel et le président français pour écouter les acteurs politiques sur le modèle de transition qu’ils souhaitent.

Nous avons pris cette décision parce qu’il n’y a pas d'initiative de médiation politique venant d'Afrique centrale en ce moment, ont expliqué les deux chefs d’états à la trentaine de leaders politiques de l'opposition et de la majorité confondus qui ont été conviés dans un hôtel de la capitale. Parmi eux se trouvaient Saleh Kebzabo, Succès MasraMahamat Ahmat Alhabo (secrétaire général du PLD) ou encore Mahamat Zen Bada, le secrétaire général du parti d'Idriss Deby Itno.

Après les discussions, les médiateurs ont noté la nécessité d’un dialogue pour mettre en place des institutions de transition qui seront chargées de rédiger une nouvelle Constitution et organiser des élections.

Les conclusions de la rencontre seront transmises au Conseil militaire de transition à qui les chefs d’Etats du G5-Sahel et la France ont demandé une transition inclusive qui prenne en compte, toutes les composantes de la société tchadienne.

La France, garante du processus de transition

« Ce qui ressort des consultations du président (Macron) avec ses homologues, c'est la nécessité d'aller très vite dans une transition inclusive qui fasse de la place aux forces politiques », expliquait un de ses conseillers du président français, ajoutant « tout le monde est bien conscient que le volet civil de la transition devra avoir des pouvoirs importants et qu’il faudra avoir un équilibre satisfaisant entre le Conseil militaire de transition et le dispositif civil qui se mettra en place ». « C'est la seule voie aujourd'hui, conclut cette même source, car un processus purement militaire n'y arrivera pas ».

L’Union africaine et le G5-Sahel seront en première ligne dans ce dossier. La France jouera elle un rôle de garant.

Source : RFI

Tchad: le président Macron et les présidents du Sahel évoquent la transition civilo-militaire

Le président français Emmanuel Macron avec Mahamat Idriss Deby, fils d'Idriss Déby Itno. Ndjamena, le 23 avril 2021.Présent à Ndjamena pour les obsèques du président Idriss Déby, le président français Emmanuel Macron a échangé avec les président du Sahel ainsi qu’avec le président du comité militaire de transition du Tchad. Un soutien commun a été apporté au processus de transition civilo-militaire en cours dans le pays, mais une fermeté a été aussi affichée concernant la durée de la transition.

Alors que la charte publiée mercredi 21 avril confère les quasi pleins pouvoirs au président du conseil militaire, le président Macron et ses homologues sahéliens ont insisté sur le fait que cette transition devra s’appuyer sur d’autres organes que le seul conseil militaire.

« Tout le monde est bien conscient que le volet civil de la transition devra avoir des pouvoirs importants et qu’il faudra avoir un équilibre satisfaisant entre le comité militaire de transition et le dispositif civil qui se mettra en place », explique-t-on dans l’entourage du président français.

L’objectif étant toujours selon cette même source « d’embarquer l’ensemble des forces politiques et de la société civile tchadienne pour que la transition puisse fonctionner ». Sur la durée de la transition, Sahéliens et Français se sont voulus fermes: 18 mois, pas plus.

Emmanuel Macron n’a pas prévu de rencontrer lors de ce déplacement express des responsables de l’opposition ou de la société civile, mais son entourage assure que des contacts ont été pris avec des représentants de la classe politique tchadienne pour, explique-t-on, entendre tous les messages.

Source : RFI

 

Algérie-Maroc : le président de la RASD Brahim Ghali hospitalisé d’urgence en Espagne

Algérie-Maroc : le président de la RASD Brahim Ghali hospitalisé d’urgence en EspagneTelQuel : Selon une information exclusive révélée par Jeune Afrique, le chef du Polisario Brahim Ghali a été admis d’urgence le 21 avril au soir dans un hôpital de Logroño, non loin de Saragosse, en Espagne.

Âgé de 73 ans, Brahim Ghali souffrirait selon le média panafricain d’un cancer de l’appareil digestif depuis plusieurs années. En Espagne, il est hospitalisé sous le nom d’emprunt de Mohamed Ben Battouche, de nationalité algérienne.

L’Allemagne, où le président algérien Abdelmadjid Tebboune a été hospitalisé plusieurs mois, a refusé d’accueillir Brahim Ghali.

Après intervention d'Abdelmadjid Tebboune auprès du Premier ministre espagnol Pedro Sanchez, et l’obtention de l’assurance qu’il ne serait pas inquiété par la justice, Brahim Ghali a été transféré en Espagne à bord d’un avion médicalisé affrété par la présidence algérienne, accompagné d’une équipe médicale algérienne.

Par Soufiane Chahid

 

 

 

Côte d’Ivoire: le gouvernement de Patrick Achi dévoilé

Patrick Achi, le nouveau Premier ministre ivoirien.À Abidjan, les autorités ont annoncé, ce mardi 6 avril, le nouveau gouvernement avec à sa tête le Premier ministre Patrick Achi. La nouvelle équipe gouvernementale compte désormais 37 ministres.

Les Ivoiriens connaissent donc la nouvelle équipe de Patrick Achi. Et elle compte plusieurs nouveautés : Kandia Camara est ainsi nommée aux Affaires étrangères, en remplacement d’Ally Coulibaly. Elle devient donc numéro 2 d’une équipe ou les fidèles de feu Amadou Gon Coulibaly sont encore nombreux. Autre ministre d’État, celui de la Défense, Téné Birahima Ouattara, le frère du président, qui est confirmé à ce poste, où il assurait l’intérim depuis un mois, peu avant la mort d’Hamed Bakayoko. Troisième ministre d’État, le ministre de l’Agriculture, Kouassi Adjoumani, qui garde son fauteuil. Pas de changement aussi à la Justice ni à l’Intérieur ni encore aux Eaux et forêts.

En revanche, l'universitaire Mariatou Koné remplace Kandia Camara à l’Éducation nationale. Eugène Aka Aouélé, le ministre de la Santé, laisse la place à Pierre Dimba, ancien patron de Agéroute. Eugène Aka Aouélé est pour sa part nommé président du Conseil économique social et environnemental. Thomas Camara, ancien directeur de la société ivoirienne de raffinage est quant à lui, nommé à la tête d’un ministère qui regroupe le pétrole, l’énergie et les mines.

Le magistrat Epiphane Zoro Bi Ballo aura lui en charge le ministère de la promotion de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. Amadou Coulibaly, ancien patron du service de renseignement extérieur devient ministre de la communication et porte-parole du gouvernement à la place de Sidi Touré qui prend la pêche et les ressources animales. Pas d’ouverture à l’opposition, mais KKB, Bertin Kouadio Konan, reste ministre de la réconciliation.

C’est un gouvernement rajeuni et moins pléthorique que le précédent, puisqu’il compte 37 ministres, contre 41 auparavant. Le nombre de secrétaires d’État est passé de sept à quatre désormais.

Source : RFI