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Culture en Afrique

Mort de Papa Wemba: la Côte d'Ivoire prépare le retour de l'enfant de Matongé

La capitale ivoirienne se prépare au rapatriement du corps de Papa Wemba. Le roi de la rumba congolaise est mort dans la nuit de samedi à dimanche. Il avait 66 ans. Il s’est effondré sur scène en plein concert samedi soir. C’était à Abidjan en Côte d’Ivoire, pendant le Festival des musiques urbaines. Aujourd’hui l’émotion est très vive dans le monde de la musique et en Afrique.

On devrait connaître la date précise à laquelle sera rapatriée la dépouille mortelle de Papa Wemba dans la journée. Les organisateurs du Femua, le Festival des musiques urbaines d’Anoumabo et les autorités ivoiriennes y travaillent d’arrache-pied.
Dimanche soir, les 22 musiciens et choristes de Papa Wemba souhaitaient pouvoir rentrer le plus rapidement possible à Kinshasa. Mais les organisateurs du Festival avaient quelques difficultés à trouver des places d’avion disponibles. Ils travaillent donc sur une autre hypothèse, l’hypothèse qu’ils puissent rentrer chez eux en compagnie de la dépouille mortelle de l’enfant de Matongé.

A’Salfo, le commissaire du Femua, souhaite aussi organiser à Anoumabo sur la scène du Festival, une grande veillée funèbre où les artistes ivoiriens pourront venir rendre hommage au roi de la rumba disparu dimanche matin. C’est une possibilité qui est encore à l’étude et qui sera confirmée dans la journée.

Papa Wemba était apparu en bonne forme samedi matin, lors de la conférence de presse du Femua. On le disait fatigué après les ennuis de santé qu’il avait eus à Paris en mars dernier, mais il n’en a rien laissé paraître. Samedi, Papa Wemba ne cachait pas sa joie d’être ici et de jouer au Femua, un festival de renom, organisé, disait-il, en terre africaine.

j’ai toujours dit que l’Afrique doit se prendre en charge, l'Afrique doit pour voir organiser sans l'aide de qui que ce soit et je suis très content parce que cette 9e édition [le] prouve... c'est vraiment encourageant... quand A’Salfo m'a appelé, je n'ai pas hésité ! Papa Wemba témoignait de sa joie à participer à la 9e édition du Femua

 

Source : AFP

 

Adieux discrets en Égypte à Omar Sharif

Des proches et des vedettes égyptiennes ont fait dimanche leurs adieux à Omar Sharif, l'acteur mythique de "Lawrence d'Arabie" et du "Docteur Jivago", dont les funérailles ont été célébrées dans la discrétion dans une mosquée du Caire.

« Le monde a perdu un grand acteur », a salué l’ex-ministre des Antiquités et égyptologue de renom Zahi Hawass à l’issue de la cérémonie.

« Omar Sharif a représenté l’Égypte dans le monde de la meilleur façon possible », a renchéri le célèbre acteur Hussein Fahmy.

Le comédien au regard pénétrant, au sourire de jeune premier et à la voix rauque est mort vendredi d’une crise cardiaque à l’âge de 83 ans.

Ses proches et quelques vedettes égyptiennes se sont retrouvés pour ses funérailles dans une mosquée de la banlieue du Caire où se tiennent les cérémonies religieuses officielles. Aucune vedette d’Hollywood n’était présente, a constaté un journaliste de l’AFP.

Après la prière traditionnelle, le cercueil, couvert d’un drapeau de l’Égypte et d’une étoffe noire sur laquelle étaient brodés des versets du Coran, a été transporté dans une voiture pour être conduit au cimetière Sayyeda Nefissa, au sud de la capitale.

Omar Sharif, qui souffrait de la maladie d’Alzheimer, avait été interné un mois avant son décès dans une clinique huppée du Caire. « Je l’ai vu la semaine dernière, il ne mangeait plus et ne buvait plus », a témoigné Zahi Hawass.

Après l’annonce de sa mort, les médias égyptiens et les utilisateurs des réseaux sociaux avaient multipliés les hommages émus, partageant des extraits de ses films ou des photos de l’acteur.

La maladie avait contraint Omar Sharif à s’éloigner des plateaux en 2012, après une dernière apparition dans « Rock The Casbah », de Laïla Marrakchi, clôturant une carrière riche de plus de 70 films.

« Beau, sophistiqué et charmant »

Né Michel Chalhoub le 10 avril 1932 à Alexandrie (nord) dans une famille de négociants en bois précieux d’origine syro-libanaise, il fut élevé dans le rite grec-catholique melkite.

Il se convertit à l’islam pour épouser l’icône du cinéma arabe, l’actrice égyptienne Faten Hamama -décédée en janvier- avec qui il aura un fils, Tarek.

Le couple, l’un des plus glamours et les plus charismatiques du cinéma égyptien, a divorcé en 1974 alors que l’acteur, déjà célèbre en Égypte, lançait sa carrière à Hollywood. Cela n’avait pas empêché Omar Sharif de la décrire comme le seul amour de sa vie.

« C’était des gens de valeurs. Ils font partie de l’Histoire et tout le monde les aimait », a déclaré Mohamed al-Bassiouni, un Caïrote de 75 ans qui avait tenu à être présent à l’enterrement tout comme il avait assisté aux funérailles de Faten Hamama en janvier.

Omar Sharif était devenu une vedette internationale après « Lawrence d’Arabie » (1962), qui lui valut le Golden Globe du Meilleur second rôle.

En 1965, il retrouve David Lean qui le dirige dans « Le docteur Jivago » pour lequel il reçoit le Golden Globe du Meilleur acteur pour son interprétation du médecin russe.

Très éclectique, il incarne par la suite Gengis Khan, le tsar Nicolas II, le Capitaine Nemo et joue notamment dans « Funny girl » de William Wyler (1968) avec Barbara Streisand, et « Mayerling » (1968) de Terence Young.

« Il était beau, sophistiqué et charmant (…) J’ai de la chance d’avoir eu l’opportunité de travailler avec Omar », avait salué vendredi Barbara Streisand.

Son caractère colérique l’a amené devant la justice. Champion de bridge, propriétaire d’une importante écurie de chevaux de course, habitué des casinos, il dira en 2006 avoir arrêté de jouer « pour ne plus être esclave d’une passion », à l’exception du cinéma.

Polyglotte, il a surtout vécu en France, aux États-Unis et en Italie. Mais l’acteur, dont l’humour était aussi fin que le caractère ombrageux, préférait mener une vie de « nomade ». Au soir de sa vie, il s’était rapproché de sa famille en Égypte.

Source : Jeuneafrique.com

 

Burkina Faso : tonnerre d’applaudissements pour « Timbuktu » au FESPACO

"Timbuktu", qui décrit la vie dans le nord du Mali sous le règne des jihadistes, a récolté un tonnerre d'applaudissements jeudi soir au Fespaco de Ouagadougou, un festival sous haute protection du fait de la diffusion de ce film vedette.

"Pour moi, cette projection est une victoire en soi. C'est mon palmarès", a réagi son réalisateur Abderrahmane Sissako, venu présenter son oeuvre dans la capitale burkinabè, qui a dit n'avoir "jamais été aussi ému et bouleversé "Timbuktu" "a fait le tour du monde, mais regardez l'accueil ici. A travers le Fespaco, c'est comme si toute l'Afrique regardait ce film", s'est écrié devant la presse le Mauritanien, protégé par des éléments anti-terroristes de la garde républicaine.

La fiction a attiré les foules jeudi. Nombre de spectateurs, venus plusieurs heures avant la projection n'ont pu entrer dans la salle, surveillée par une trentaine de policiers.

Car des "problèmes sécuritaires" se posaient autour de sa diffusion, avait déclaré le ministre de la Culture Jean-Claude Dioma il y a une semaine.

Le gouvernement avait envisagé de retirer le film aux 7 Césars (l'équivalent français des Oscars américains) de la programmation, même s'il n'avait reçu aucune "menace sur le Burkina", pays du Sahel voisin du Mali, à cause de cette oeuvre.

Patrouilles aux abords de la manifestation, fouille minutieuse des spectateurs, portiques détectant les métaux: le Festival panafricain du cinéma et de la télévision de Ouagadougou (Fespaco), pour sa 24e édition, s'est dès lors vu doter d'un dispositif de sécurité inédit.

Abderrahmane Sissako, s'était dit "consterné" par la perspective d'un retrait de son film.

"Le public ne doit pas avoir peur de venir. Je demande aux gens de venir massivement aux prochaines projections", a lancé Binta Gadiaga, une Burkinabè de 49 ans, qui a salué "une grande oeuvre", "un film grandiose et sublime".

Le président Michel Kafando, qui avait apporté son soutien à la diffusion du film, n'était finalement pas dans la salle pour la visionner.

- "Barbarie" -

"Timbuktu" raconte la vie quotidienne dans le nord du Mali sous la coupe des jihadistes qui l'ont contrôlé plusieurs mois entre 2012 et 2013.

A Bamako, où il a été projeté une fois, le film n'a pas fait l'unanimité, certains lui reprochant d'édulcorer la réalité.

"Les jihadistes-terroristes ont coupé des mains et des femmes ont été violées. C'était la barbarie. On ne voit pas ça clairement dans le film", avait déclaré mi-février à l'AFP un enseignant de Tombouctou.

Faute de pouvoir le voir chez lui, Moustaph Touré, boubou bleu et toque blanche, affirme être arrivé mercredi à Ouagadougou en provenance de Tombouctou, à plus de 500 km au nord, "dans l'intention de voir +Timbuktu+".

La fiction, qui avait été sélectionnée aux Oscars dans la catégorie du meilleur film étranger, a été l'objet d'une polémique en France. Le statut d'Abderrahmane Sissako, conseiller culturel du président Mohamed Ould Abdel Aziz, y a été vivement critiqué.

Fondé en 1969, le Fespaco se tient tous les deux ans au Burkina Faso, pays pauvre dont il constitue la carte de visite à l'international.

L'édition 2015 est la première depuis la chute du président Blaise Compaoré en octobre dernier à la suite d'une révolte populaire.

Manifestation où le public se mêle aux réalisateurs, comédiens et acheteurs, le Fespaco se conclura samedi quand l'Etalon d'or de Yennenga, la distinction la plus prestigieuse, sera décerné à l'un des 19 films en compétition.

"Il y a des films sur la guerre, sur les problèmes religieux, politiques. . . ", souligne Ardiouma Soma, son délégué général. Pour lui, le Fespaco est "une photographie de la situation de l'Afrique au cours de ces deux dernières années".


Source : Jeuneafrique.com

 

 

Culture Cinéma : rétropédalage du Fespaco qui maintient '"Timbuktu" en compétition officielle

Culture Cinéma : rétropédalage du Fespaco qui maintient '

Après la tempête médiatique déclenchée par la décision des organisateurs de retirer Timbuktu de la compétition officielle de la 24e édition du Fespaco, le ministre burkinabè de la Culture a annoncé vendredi que le film serait finalement "diffusé" et maintenu en compétition officielle.

Il aura fallu qu'une pluie de critiques s'abatte sur les organisateurs du Fespaco pour que leur décision de déprogrammer le film Timbuktu de la compétition officielle soit remise en cause.

À peine l'information du retrait du film d'Abderrahmane Sissako avait-elle été annoncée par Jeune Afrique, le 25 février, que le tollé médiatique faisait vaciller la détermination d'Ardiouma Soma, délégué général du Festival, qui avait choisi dans les heures suivantes de ne pas publier le communiqué officiel de sa décision, pourtant fin prêt selon les dires de son chargé de communication, Gervais Hien.

Il s'agit donc bien d'un rétropédalage en règle, après 48 heures pendant lesquelles le Fespaco avait systématiquement refusé de démentir l'information de Jeune Afrique : on comprend le désarroi des organisateurs, puisque la star annoncée du festival, Abderrahmane Sissako, avait fait part de sa colère et annoncé sa décision de ne pas faire le déplacement à Ouagadougou si son film n'était pas projeté.

"Mesures sécuritaires"

"Le gouvernement du Burkina Faso a décidé de la diffusion de Timbuktu", a simplement déclaré Jean-Claude Dioma, ministre burkinabè de la Culture, lors d'une conférence de presse, vendredi 27 février. "Mais pour accompagner cela, des mesures sécuritaires renforcées vont être prises", a-t-il poursuivi, faisant état de "risques" que les autorités avaient d'abord dû évaluer avant de trancher sur la projection du film. De son côté, contacté par Jeune Afrique, Gervais Hien confirme : "Le film sera bien projeté en compétition officielle", le 5 mars comme initialement prévu.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

Timbuktu: «Les musulmans sont les premières victimes des extrémistes», dit le cinéaste Abderrahmane Sissako

Timbuktu: «Les musulmans sont les premières victimes des extrémistes», dit le cinéaste Abderrahmane SissakoEn lice pour l’Oscar du meilleur film en langue étrangère, Timbuktu a été salué par la critique lors sa présentation en compétition officielle au dernier Festival de Cannes. Le nouveau long métrage d’Abderrahmane Sissako (Bamako) est une œuvre poétique qui dévoile les drames du fondamentalisme religieux au cœur du magnifique désert du Sahel.

Le Huffington Post Québec s’est entretenu avec l’un des plus grands noms du cinéma africain. Les djihadistes sont là. Les armes d’une main et la charia de l’autre, ils imposent à la population leurs interprétations rigoristes des textes religieux. Abderrahmane Sissako l’avoue d’emblée, son film est planté au cœur de l’actualité.

«Tout est né d’une révolte, déclare-t-il en entrevue. La lapidation en 2012 d’un couple d’une petite ville au nord du Mali oublié de tous a déclenché quelque chose en moi. Dans une indifférence implacable, ces deux êtres humains anonymes étaient enterrés vivants. Je ne pouvais pas l’accepter.»

Les drames de ce genre, l’Afrique en vie tous les jours. Continent oublié, Sissako voulait mettre ses malheurs et ses douleurs sur la carte. «Du jour au lendemain, les milliers d’hommes et de femmes de Tombouctou ont dû changer leur façon de vivre. Ils ne pouvaient plus chanter ou écouter de la musique au risque d’être fouetté ou lapidé. Ils n’étaient plus libres. Et que personne n’en parle était pour moi insupportable.»

L’islam, une religion de tolérance

Car ceux qui souffrent sont d’abord et avant tout des musulmans rappelle le cinéaste. La scène où les djihadistes obligent une femme voilée à porter des gants pour cacher ses mains montre le degré d’obscurantisme d’un groupe déconnecté de la culture locale.

«Les musulmans sont les premières victimes des extrémistes, lance-t-il. La religion est prise en otage par des radicaux qui ne la représente pas. L’islam est l’amour de l’autre et la tolérance.»

Timbuktu, tourné en Mauritanie sous haute sécurité, refuse le manichéisme. Tout n’est pas noir et blanc, la preuve avec la représentation «humaine» parfois ridicule des fondamentalistes. «Il faut bien leur accorder un brin d’humanité puisque ceux qui commettent des actes barbares sont comme vous et moi, à la différence qu’ils ont basculé dans l’inacceptable.»

L’espoir demeure malgré tout. Cette séquence magnifique où l’on voit ces enfants qui n’ont plus le droit de jouer avec un ballon, mais qui continuent pourtant de s’envoyer une balle imaginaire.

«Même s’ils peuvent vous tuer, ils ne peuvent pas tuer vos rêves. Si quelqu’un vous interdit de chanter, vous pouvez toujours chanter dans votre tête. Nos actes de résistance seront toujours plus forts que leurs menaces.»

 

Source : Huffington Post Maghreb

 

 

Miss Algérie : une jeune femme de Bab El Oued élue, gaffe de Mme de Fontenay

Fatma-Zohra Sabrine Chouib, 20 ans, élue Miss Algérie à Alger, le 5 septembre 2014.Fatma-Zohra Sabrine Chouib, une jeune femme du quartier populaire de Bab El Oued, à Alger, a été élue miss Algérie lors d'une cérémonie marquée par une apparente gaffe de Geneviève de Fontenay, qui a évoqué "l'Algérie française".

L'ex-directrice du concours Miss France a provoqué un incident vendredi dans les salons feutrés du palace algérois où a eu lieu l'élection quand sa langue a fourché en parlant d'"Algérie française" alors qu'elle rendait hommage aux candidates de cette deuxième édition du concours algérien, a constaté un journaliste de l'AFP.

La ministre des Télécommunications Fatla-Zohra Derdouri a précipitamment quitté la salle, imitée par des artistes et d'autres personnalités. Interrogée par l'AFP après la cérémonie, Mme de Fontenay s'est défendue et a indiqué qu'il n'y avait "aucune confusion possible". "Je n'ai jamais été Algérie française, a-t-elle affirmé. J'ai toujours souhaité l'élection en France d'une miss d'origine maghrébine".

Cérémonie Miss monde

Fatma-Zohra Sabrine Chouib, 20 ans, a été choisie dans la nuit de vendredi à samedi parmi 20 candidates par le jury présidé par le réalisateur Djaaffar Gacem et comprenant notamment l'ex-championne d'Afrique de judo Salima Souakri, marraine de cette édition, et la journaliste de la télévision publique Soraya Bouamma. Les candidates ont défilé sur la scène du chapiteau de l'hôtel Hilton en tenues traditionnelles et en robe de soirée.

"Je compte représenter dignement le charme, la beauté, la culture et les valeurs de la femme algérienne lors du prochain concours Miss monde", a déclaré à la presse la lauréate, ingénieur en informatique. L'Algérie sera représentée pour la première fois à la cérémonie de Miss monde en 2015, selon les organisateurs du concours algérien.

Mme de Fontenay, qui a longtemps incarné le concours Miss France, assistait pour la deuxième fois à l'élection de la reine de beauté algérienne. En 2013, la dame au chapeau faisait partie du jury qui avait désigné Rym Amari lors d'une cérémonie à Oran (ouest), marquant la reprise de ce concours après dix ans d'interruption.


Sour ce : Jeuneafrique.com

 

Afrique du Sud : la romancière Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature, est décédée

La romancière Nadine Gordimer.Le cabinet d'avocats Edward Nathan Sonnerbergs a annoncé, lundi, le décès de la romancière sud-africaine Nadine Gordimer, prix Nobel de littérature 1991 et engagée dans la lutte contre l'apartheid.

Nadine Gordimer s'est éteinte à l'âge 90 ans. Le cabinet d'avocats Edward Nathan Sonnerbergs a publié lundi 14 juillet un communiqué de la famille précisant qu'elle était morte paisiblement durant son sommeil, dans sa maison de Johannesburg.

"Ses plus grandes fiertés", rappellent ses enfants dans leur communiqué, "n'était pas seulement d'avoir reçu le prix Nobel de littérature en 1991, mais aussi d'avoir témoigné (à un procès) en 1986, contribuant à sauver la vie de 22 membres de l'ANC, tous accusés de trahison".

Née le 20 novembre 1923, l'écrivain était la fille d'immigrants juifs venus d'Europe de l'Est. Sud-Africaine, elle avait toujours refusé de quitter son pays, même aux heures les plus sombres de l'apartheid, le régime de ségrégation raciale en place entre 1948 et 1994.

Auteur de quinze romans et de nombreux volumes de nouvelles, elle a ausculté les maux de sa société d'une plume sobre et sans concessions.

Depuis l'avènement de la démocratie en 1994, elle n'hésitait pas non plus, malgré son grand âge, à pointer les défauts du nouveau pouvoir des successeurs de Nelson Mandela.


Source : Jeuneafrique.com
(Avec AFP)

 

Festival de Cannes : 'Timbuktu' de Sissako en ouverture sur la croisette

Festival de Cannes : 'Timbuktu' de Sissako en ouverture sur la croisette

Premier film de la compétition officielle, "Timbuktu" du mauritanien Abderrhamane Sissako a fait l'unanimité sur la Croisette. On y découvre une ville prisonnière des djihadistes. Une merveille. Au milieu du désert, une jeune femme hurle sous d'incessants coups de fouet. Son tort ? Avoir chanté.

D’épaisses larmes roulent le long de ses joues et, bientôt, ses cris insoutenables laissent place à une douce mélodie. L’image, d’une force inouïe, cristallise à elle-seule la toute-puissance de Timbuktu, le nouveau long métrage du mauritanien Abderrhamane Sissako.

Elle illustre aussi la volonté première d’un cinéaste inspiré qui a choisi de brandir sa caméra comme une arme et de tirer avec noblesse et dignité sur les nouveaux visages de l’obscurantisme en Afrique. Après Bamako, c’est à Tombouctou que l’intéressé a choisi de nous emmener le temps d’un drame d’exception.

La ville, située aux abords du fleuve Niger, est ici tenue d’une main de fer par des djihadistes belliqueux. Armés de kalachnikovs, ces derniers veillent au grain afin que personne ne succombe aux sirènes du péché. Aux quatre coins des rues, le silence demeure donc, poisseux et vertigineux, et les habitants, apeurés ou stoïques, glissent telles des ombres errantes pour éviter un hypothétique écart de conduite.

Violence et poésie

On aurait pu craindre une œuvre à charge manichéenne. Mais, fort heureusement, Sissako constate avec une distance salutaire l’émergence du mal entre les dunes chaudes du Sahel. A travers le parcours de plusieurs personnages, dont Kidane, un père de famille ayant tué accidentellement un pêcheur, le réalisateur met en lumière l’opposition entre deux Islam. Celui de la tolérance et du modernisme contre celui de la violence perpétrée au nom d’Allah. Un bras de fer qui s’opère dans la plus inattendue des douceurs.

La force de Timbuktu réside sans aucun doute dans le contraste entre l’extrême cruauté des situations et la beauté époustouflante des visages et des panoramas. Cet antagonisme donne naissance à des moments de pure poésie où se confondent le beau et l’absurde (à l’instar d’une séquence d’air football mémorable), la haine et l’amour, l’espoir et le désespoir.

Mi conte, mi pamphlet, ce délicat obus cinématographique, porté par des plans somptueux, met déjà la barre très haut. On en en ressort sonnés et émus, notamment par la dernière image. Celle de l’enfance sacrifiée, bafouée, oubliée qui court, court, court, comme une bête traquée. Sans savoir où aller.

Source : Journal du Mali

 

Tabu Ley Rochereau, roi de la rumba congolaise, est décédé

Disque de Tabu Ley Rochereau.Le chanteur Tabu Ley Rochereau, l'un des rois de la rumba congolaise, est décédé samedi à Bruxelles, à l'âge de 76 ans, a-t-on appris auprès du centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa.

"Tabu Ley est décédé ce matin à 09H00 à l'hôpital Saint-Luc à Bruxelles", a indiqué Brain Tshibanda, chargé de la culture au Centre Wallonie-Bruxelles de la capitale congolaise. "Il a eu un AVC (accident vasculaire-cérébral en 2008), il ne s'en est jamais remis. Il était alité depuis soit à Paris soit à Bruxelles. Lundi, sa situation s'est dégradée", a expliqué à l'AFP Jean-Claude Muissa, beau-fils du chanteur. "Il aura droit à des funérailles officielles, mais comme tout le gouvernement est à Goma (est du pays, pour un conseil des ministres), nous attendons avant de fixer un programme", a-t-il ajouté, précisant que l'artiste sera enterré à Kinshasa.

Tabu Ley Rochereau, père du rappeur français Youssoupha, est né en 1937 dans la province de Bandundu (Ouest). Il s'était imposé dans les années 60 comme l'une des stars de la rumba dont il a été l'un des principaux ambassadeurs dans le monde. Il fut en 1970 le premier musicien africain de renom à se produire à l'Olympia à Paris.

Source : Jeuneafrique.com

 

Fespaco : Un film algérien sur l’islam radical ouvre la compétition

"Yema", un film de la réalisatrice algérienne Djamila Sahraoui sur la famille et l'islam radical, a ouvert dimanche la compétition pour le grand prix du Fespaco, festival majeur du cinéma africain à Ouagadougou.

"Yema" raconte la vie d'une mère de famille, Ouardia, interprétée par la cinéaste elle-même, qui vit dans une petite maison abandonnée dans les montagnes algériennes, devenues maquis pour les jihadistes dans les années 1990. Ouardia a perdu son fils Tarik, officier dans l'armée, dans un attentat. Elle soupçonne son autre fils, Ali, leader d'un groupe islamiste, d'être impliqué dans ce drame.

Le film se passe dans un univers frappé par la sécheresse et la douleur des trois seuls personnages: la mère, le fils et le garde qu'Ali a envoyé pour assurer la sécurité de Ouardia.

Tout le film se déroule presque de façon muette et sans musique, hormis pour le générique de fin.

"C'est une histoire qui évoque la situation actuelle de l'Algérie", a déclaré devant la presse la réalisatrice.

"L'Algérie depuis un certain moment déjà vit sous des actions terroristes. Je pense qu'on traite un peu de problèmes qui nous concernent, qui nous préoccupent, des problèmes du moment avec notre propre histoire", a-t-elle indiqué en référence à d'autres films maghrébins qui évoquent le thème de l'islam radical cette année au Fespaco.

Concernant ses choix artistiques, Djamila Sahraoui a expliqué avoir épuré pour ne garder que "l'essentiel". "Même dans les éléments constitutifs du film, j'ai évité les faits prosaïques pour laisser s'exprimer des éléments primordiaux comme l'eau, le feu, la terre, l'air".

La réalisatrice s'est réjouie que son film ait été choisi pour l'ouverture des compétitions du Fespaco 2013, qui a été inauguré samedi et a, pour la première fois, confié la présidence de tous les jurys à des femmes.

"C'est un honneur pour moi, je suis très contente que mon film soit le film inaugural", a confié Djamila Sahraoui, se félicitant que les femmes soient "à l'honneur" pour la 23e édition du festival. "Je savoure ces moments".

Vingt longs métrages, dont "Yema", briguent l'Etalon d'or de Yennenga, la récompense reine, qui sera remise le 2 mars.

Source Jeune Afrique

 

Mali : La véritable histoire de l'incendie des manuscrits de Tombouctou

Mercredi 23 janvier, les hommes d'Abou Zeid, encore présents à Tombouctou, mettent le feu aux manuscrits de l'un des centres Ahmed Baba, en représailles au soutien de la population à l'offensive franco-malienne. Une semaine plus tard, les informations parcellaires qui arrivent de Tombouctou font état de destructions moins importantes que redouté.

Jeudi 24 janvier, vers 9 heures du matin, Bilal, l'attaché de communication du maire de Tombouctou, et l'un de ses amis s’infiltrent discrètement dans le nouveau centre Ahmed Baba. La veille, en fin d’après-midi, des islamistes radicaux ont incendié de précieux manuscrits, trésors de la « cité aux 333 saints » inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Bilal découvre avec effroi l’étendue des dégâts. Au sol, dans la bibliothèque principale, des documents vieux de plusieurs centaines d’années sont réduits à un tas de cendre. « C’était vraiment une scène de désolation, se rappelle-t-il. Les manuscrits avaient été brûlés, les vitres brisées, les armoires démolies… » Équipés d’une caméra, les deux compères prennent rapidement quelques images et quittent les lieux avant d’être repérés.

D’après lui, les auteurs de ce crime culturel sont les hommes d’Abou Zeid, émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) installé dans la ville depuis plusieurs mois. « Ils ont fait ça pour punir la population de Tombouctou qui saluait l’offensive des forces françaises et maliennes », affirme Bilal. Puisque le réseau téléphonique est coupé, le jeune homme décide de descendre vers Bamako pour annoncer la triste nouvelle. Samedi matin, de bonne heure, il s’éclipse prudemment de chez lui pour gagner les bords du fleuve Niger. « À ce moment-là, Abou Zeid, son fils et une trentaine d’islamistes  - surtout des Maghrébins - étaient toujours en ville, précise notre témoin. Ils ont du quitter Tombouctou dans la nuit de samedi à dimanche, juste avant l’arrivée des soldats français et maliens dimanche soir. » Bilal parvient ensuite à embarquer à bord d’une pirogue à moteur et vogue jusqu’à Mopti. De là, il gagne Bamako et alerte Hallé Ousmane, le maire de Tombouctou en exil dans la capitale malienne depuis plusieurs mois.

Trésor culturel

Lundi 28 janvier, en moins de quelques heures, l’information fait le tour de la planète. Tous les médias rapportent que les partisans de la charia ont mis le feu aux célèbres manuscrits avant de prendre la fuite. Mais le flou domine et aucun bilan précis n’est établi. Mardi, Shamil Jeppie, directeur du projet sud-africain de conservation de ces manuscrits, met fin aux craintes. Il annonce que plus de 90 % des ouvrages ont été sauvés : « En fait, on a beaucoup exagéré. Il y a eu des dégâts et certains objets ont été détruits ou volés, mais beaucoup moins que ce qu'on a dit dans un premier temps. » Selon lui, la grande majorité des documents avait été mis à l'abri avant l'arrivée des islamistes à Tombouctou. Une partie avait été transférée à Bamako et l’autre soigneusement cachée par les habitants de la ville.

Les ouvrages restants étaient partagés entre l’ancien et le nouveau centre Ahmed Baba, construit en 2009 par les Sud-Africains. Seul le nouvel édifice a été incendié par les islamistes. Les manuscrits qui n’avaient pas encore été transférés depuis l’ancien bâtiment ont donc été préservés. Sur les 200 000 (certains évoquent 300 000) pièces répertoriées dans la région de la boucle du Niger, environ 30 000 étaient conservés dans les centres Ahmed Baba de Tombouctou. Le reste est entre les mains des familles locales, qui se transmettent leur patrimoine de génération en génération. Si aucun bilan officiel n’a encore été dressé, des sources maliennes évoquent aujourd’hui le chiffre de 2000 écrits brûlés par les islamistes, la semaine dernière.

Les manuscrits de Tombouctou représentent un véritable trésor culturel, qui remonte à l'époque où la cité mythique était la capitale intellectuelle et spirituelle de l'Islam en Afrique, aux XVè et XVIè siècles. Certains sont encore plus anciens, datant du XIIè siècle ou de l'ère pré-islamique. Essentiellement rédigés en arabe et en ajami, mais aussi en peul, ils traitent d'astronomie, de musique, de botanique, de pharmacie, de droit, d'histoire ou encore de politique. Leurs supports sont variés : parchemin, papier d'Orient, peaux de moutons, et parfois même omoplates de chameaux.

Benjamin Roger (Source JA)

Mali : La véritable histoire de l'incendie des manuscrits de Tombouctou

Mercredi 23 janvier, les hommes d'Abou Zeid, encore présents à Tombouctou, mettent le feu aux manuscrits de l'un des centres Ahmed Baba, en représailles au soutien de la population à l'offensive franco-malienne. Une semaine plus tard, les informations parcellaires qui arrivent de Tombouctou font état de destructions moins importantes que redouté.

Jeudi 24 janvier, vers 9 heures du matin, Bilal, l'attaché de communication du maire de Tombouctou, et l'un de ses amis s’infiltrent discrètement dans le nouveau centre Ahmed Baba. La veille, en fin d’après-midi, des islamistes radicaux ont incendié de précieux manuscrits, trésors de la « cité aux 333 saints » inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Bilal découvre avec effroi l’étendue des dégâts. Au sol, dans la bibliothèque principale, des documents vieux de plusieurs centaines d’années sont réduits à un tas de cendre. « C’était vraiment une scène de désolation, se rappelle-t-il. Les manuscrits avaient été brûlés, les vitres brisées, les armoires démolies… » Équipés d’une caméra, les deux compères prennent rapidement quelques images et quittent les lieux avant d’être repérés.

D’après lui, les auteurs de ce crime culturel sont les hommes d’Abou Zeid, émir d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) installé dans la ville depuis plusieurs mois. « Ils ont fait ça pour punir la population de Tombouctou qui saluait l’offensive des forces françaises et maliennes », affirme Bilal. Puisque le réseau téléphonique est coupé, le jeune homme décide de descendre vers Bamako pour annoncer la triste nouvelle. Samedi matin, de bonne heure, il s’éclipse prudemment de chez lui pour gagner les bords du fleuve Niger. « À ce moment-là, Abou Zeid, son fils et une trentaine d’islamistes  - surtout des Maghrébins - étaient toujours en ville, précise notre témoin. Ils ont du quitter Tombouctou dans la nuit de samedi à dimanche, juste avant l’arrivée des soldats français et maliens dimanche soir. » Bilal parvient ensuite à embarquer à bord d’une pirogue à moteur et vogue jusqu’à Mopti. De là, il gagne Bamako et alerte Hallé Ousmane, le maire de Tombouctou en exil dans la capitale malienne depuis plusieurs mois.

Trésor culturel

Lundi 28 janvier, en moins de quelques heures, l’information fait le tour de la planète. Tous les médias rapportent que les partisans de la charia ont mis le feu aux célèbres manuscrits avant de prendre la fuite. Mais le flou domine et aucun bilan précis n’est établi. Mardi, Shamil Jeppie, directeur du projet sud-africain de conservation de ces manuscrits, met fin aux craintes. Il annonce que plus de 90 % des ouvrages ont été sauvés : « En fait, on a beaucoup exagéré. Il y a eu des dégâts et certains objets ont été détruits ou volés, mais beaucoup moins que ce qu'on a dit dans un premier temps. » Selon lui, la grande majorité des documents avait été mis à l'abri avant l'arrivée des islamistes à Tombouctou. Une partie avait été transférée à Bamako et l’autre soigneusement cachée par les habitants de la ville.

Les ouvrages restants étaient partagés entre l’ancien et le nouveau centre Ahmed Baba, construit en 2009 par les Sud-Africains. Seul le nouvel édifice a été incendié par les islamistes. Les manuscrits qui n’avaient pas encore été transférés depuis l’ancien bâtiment ont donc été préservés. Sur les 200 000 (certains évoquent 300 000) pièces répertoriées dans la région de la boucle du Niger, environ 30 000 étaient conservés dans les centres Ahmed Baba de Tombouctou. Le reste est entre les mains des familles locales, qui se transmettent leur patrimoine de génération en génération. Si aucun bilan officiel n’a encore été dressé, des sources maliennes évoquent aujourd’hui le chiffre de 2000 écrits brûlés par les islamistes, la semaine dernière.

Les manuscrits de Tombouctou représentent un véritable trésor culturel, qui remonte à l'époque où la cité mythique était la capitale intellectuelle et spirituelle de l'Islam en Afrique, aux XVè et XVIè siècles. Certains sont encore plus anciens, datant du XIIè siècle ou de l'ère pré-islamique. Essentiellement rédigés en arabe et en ajami, mais aussi en peul, ils traitent d'astronomie, de musique, de botanique, de pharmacie, de droit, d'histoire ou encore de politique. Leurs supports sont variés : parchemin, papier d'Orient, peaux de moutons, et parfois même omoplates de chameaux.

Benjamin Roger (Source JA)

African tour 2012 : Coumba Gawlo à Nouakchott

COUMBA GAWLO sera en Mauritanie à partir du 30 Mai 2012. Cet événement entre dans le cadre de sa tournée africaine qui débutera par Nouakchott. En compagnie des artistes mauritaniens: Noura Mint Seymaly, Walfadjri, Thiedel Mbaye, Tahra Mint Hembara, Mouna, Waraba, Ewlade Leblade. La diva à la voix d’or, ambassadrice de bonne volonté du Pnud, animera une journée de plaidoyers avec les Nations Unies à l’espace de la Biodiversité de Nouakchott le 31mai suivi d’une grande soirée de Gala à la Case le 01 Juin à partir de 20h pour une collecte de fonds et un concert au stade Ksar à 18h pour clôturer en beauté cet événement.

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