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Culture en Mauritanie

Annonce des résultats de la première session des bourses et des orientations

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Annonce des résultats de la première session des bourses et des orientationsMourassiloun - Le ministère de l'Enseignement supérieur a annoncé la liste des résultats de la première session de la commission nationale d'orientation et des bourses, caractérisés cette année par la création de 5 bourses au profit des majors de toutes les filières du Bac.

L’année universitaire 2021-2022 sera également marquée par le fait, que les titulaires d'un baccalauréat en mathématiques peuvent obtenir une bourse à l'étranger et de l'orientation vers la Faculté de médecine.

Les bacheliers en Sciences naturelles peuvent par ailleurs intégrer l'école polytechnique. Le pourcentage de filles boursières a été augmenté de 30%, alors que celui des titulaires d’un baccalauréat étranger a doublé, ont révélé des sources généralement bien informées

L’autre particularité de cette année académique qui pointe à l’horizon est la généralisation des bourses aux majors des filières de l’enseignement supérieur à l’étranger.

ous pouvez consulter les résultats des bourses et de orientations au lien suivant :

https://tewjih.com/rescnb-2021XCdkjfioog562.php

Edité par Mourassiloun

Traduit de l’Arabe par Cridem

Mauritanie : 5300 candidats pour l’accès aux écoles d’excellence

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Mauritanie : 5300 candidats pour l’accès aux écoles d’excellenceSahara Médias - Début ce lundi des épreuves des concours d’entrée aux écoles d’excellence avec la participation de 5300 candidats répartis entre 22 centres.

Selon l’agence mauritanienne d’information le ministre de l’éducation nationale et la réforme de l’enseignement, Mohamed Melainine O. Eyih s’est rendu dans certains centres d’examen, notamment ceux du lycée de Toujounine 1, Arafat 2, lycée de garçons 1 et lycée d’excellence 1, des visites destinées à s’informer sur place du déroulement des épreuves et aplanir les difficultés à temps opportun.

L’entrée aux écoles d’excellence est ouverte aux titulaires du certificat d’études primaires, tandis que les élèves titulaires de brevet sont autorisés à concourir pour l’entrée en 5ème année du lycée d’excellence.

Sahara Médias

Marseille : Youssouf Sokhna réprésentant de la Mauritanie à la 4e édition du Kouss-Kouss Festival

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Marseille : Youssouf Sokhna réprésentant de la Mauritanie à la 4e édition du Kouss-Kouss FestivalMade in Marseille - La 4e édition du Kouss-Kouss Festival démarre aujourd’hui, jusqu’au 4 septembre, sur le thème “Le couscous, mon patrimoine”.

Au programme, de nombreux rendez-vous culinaires organisés dans 70 de restaurants et lieux culturels de Marseille. Le festival du couscous revient du 27 août au 4 septembre à Marseille. Du 27 août au 4 septembre 2021, les Marseillais pourront profiter de la 4e édition du Kouss-Kouss Festival pour redécouvrir ce plat qui vient d’entrer au patrimoine mondial immatériel de l’Unesco.

L’événement est piloté par les Grandes Tables de la Friche et la Fédération des commerçants Marseille Centre. Quatre chefs résidents ou originaires des pays qui ont fait labelliser le couscous à l’Unesco ont été invités à participer au Kouss-Kouss Festival.

Mounir Arem pour la Tunisie, Abdel Majid Boussaoud et Fatima Rahzi pour le Maroc et Youssouf Sokhona pour la Mauritanie.

Chacun des nombreux restaurants participants devra proposer sa propre recette du couscous et devra laisser place à son imaginaire. On y retrouvera pas exemple la pizza au couscous, le couscous noir anisé et iodé, le couscous végétarien, le couscous dessert, le couscous tunisien au Mérou, ou encore au poulpe et aux palourdes,… Autour de nombreuses animations.

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Youssouf Sokhna, 37 ans, gère un restaurant africain à Bagnolet, dans le 93. Originaire du sud de la Mauritanie, dans la région de Guidimakha, il a sa propre conception du couscous.

« Mon père était agriculteur », raconte-t-il tout en découpant la viande d’agneau. « C’est comme ça que je suis devenu un passionné de cuisine : avec l’amour de la terre. »

Arrivé en France à l’âge de 19 ans, il a suivi une formation de cuisinier pour transmettre sa culture culinaire. Car Youssouf Sokhna assure pouvoir manger du couscous le matin avec du lait caillé, le midi avec de la viande de chameau, ou le soir avec une crème à base de moringa.

Source : made in Marseille

 

Mauritanie: les raisons du résultat catastrophique du bac 2021 avec un taux de réussite de 8%

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Vidéo. Mauritanie: les raisons du résultat catastrophique du bac 2021 avec un taux de réussite de 8%Le360afrique - Les résultats du baccalauréat de l'année scolaire 2020-2021 sont catastrophiques avec une taux de réussite de 8%, soit le plus bas au monde. Plusieurs facteurs sont avancés pour expliquer ces faibles résultats enregistrés au cours de ces dernières années par l'école mauritanienne.

Le système éducatif mauritanien est à l’agonie depuis plusieurs dizaines d’années. Une tendance dont le rappel brutal est fourni par les 8% de réussite enregistrés lors de l'examen du Bac 2021. Un résultat presque identique à celui enregistré l'année dernière.

L'ampleur du mal apparait clairement avec un petit exercice de comparaison par rapport aux voisins de la sous région (Maroc 68,4% à la première session et 81,83% avec la seconde session, 44,65% au Sénégal, 50% au Mali, 64,42% au Bénin,... 82% en France,... En clair, la Mauritanie affiche le taux de réussite au bac le plus bas au monde.

C'est dire que l'école est dans une profonde crise au pays du million de poètes. Pour Moussa Hamed, ancien professeur, il est pratiquement impossible «de cerner l’ampleur de la crise de l’éducation en Mauritanie» en quelques minutes.

Cet acteur, qui a longtemps enseigné, avant d’exercer de hautes responsabilités dans le milieu des médias, dit ne pas être surpris par ce résultat catastrophique, compte tenu de la faiblesse du niveau réel des candidats. Il décrit la situation «d’un système éducatif qui a subi une dérive depuis plusieurs dizaines d’années à tel point qu’il ne ressemble plus à rien. On ne sait pas ce qu’on fait à l’école, pas de programme, pas d’enseignants bien formés,...».

Après ce constat désolant, il propose des pistes de solutions. Il faut, souligne-t-il, savoir quel type de Mauritanien nous voulons former à l’école et élaborer un programme sur cette base, mettre en place la méthode et les ressources humaines et financières nécessaires à la réalisation des nouvelles ambitions de remise à niveau de l’école et plaide en faveur de la fin de la politisation de l’éducation.

Amadou Hamady Sarr, professeur et directeur des études dans un établissement privé, note également «des résultats catastrophiques, auxquels tout le monde s’attendait pour des raisons multiples et des responsabilités partagées, dont la part la plus importante incombe à l’Etat».

Il déplore «la situation d’un enseignement politisé, avec des matières scientifiques enseignées théoriquement en français et des matières littéraires dispensées en Arabe». Ces langues étant mal maîtrisées par les candidats, les résultats sont forcément catastrophiques.

Sarr relève également le faible niveau des enseignants, qui ont rejeté le principe d’un test préconisé par les autorités académiques, il y a quelques mois, plaide en faveur de l’introduction des langues nationales dans le système éducatif et exhorte le gouvernement à prendre ses responsabilités pour mettre de l’ordre dans l’énorme bazar de l’école en Mauritanie.

Par notre correspondant à Nouakchott

Amadou Seck

 

Mauritanie : mise en place d’un conseil national pour l’éducation relevant de la présidence

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Mauritanie : mise en place d’un conseil national pour l’éducation relevant de la présidenceSahara Médias - La présidence de la république a publié mercredi un décret portant la nomination de l’ancienne ministre Nebghouha mint Mohamed Vall (Haba) à la présidence du conseil national de l’éducation, un organe qui compte 23 conseillers et qui relève directement de la présidence de la république.


Ce conseil créé en février dernier comprend quatre membres nommés par le président de la république : Nebghouha mint Mohamed Vall (Haba), spécialiste de l’enseignement, ancienne ministre de l’enseignement, Baro Abdoulaye, ancien ministre, Bekay O. Abdel Maleck, ancien ministre et chercheur, et Toumany Sidibé, retraité de l’enseignement.

Quatre autres membres sont nommés par le premier ministre : Ly Bouciré, inspecteur de l’enseignement fondamental, Mohamed Salem O. Maouloud, membre du corps diplomatique professeur et conseiller, Cheikh Konaté, professeur d’enseignement à la retraite, spécialiste des sciences de l’éducation et Abdallahi O. El Kerim, spécialiste des sciences de l’éducation.

Les autres membres sont :

1. El Bane ould Salem du ministère de l’orientation islamique et de l’enseignement originel nommé par son ministère

2. Ahmed O. Sidi Baba, ancien ministre, nommé par l’association des anciens ministres

3. Abdel Wedoud O. Abdallahi dit Deddoud, ancien ministre et chercheur, nommé par l’association des anciens ministres

4. Oumar O. Matalla, ancien ministre nommé par l’association des anciens ministres

5. Nagi O. Saïd inspecteur général de l’éducation nationale désigné par le ministre de l’éducation nationale, la formation technique et la réforme

6. Oumou Selemeta mint Cheikh directrice générale de la réforme, désignée par le ministre de l’éducation nationale, de la formation technique et de la réforme

7. Issa O. Bouraya, directeur à l’enseignement supérieur, désigné par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique

8. Alioune Haïdara Ishak désigné par la ministre de l’action sociale, de l’enfance et de la famille désigné par la ministre

9. Boubacar Diop, inspecteur d’enseignement, désigné par la ministre de l’action sociale, de l’enfance et de la famille

10. Moussa Bathily, spécialiste de l’enseignement désigné par la ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille

11. Mohamed Sidiya O. Khabaz institution de l’enseignement supérieur public, désigné par les promoteurs du développement de l’enseignement supérieur public

12. Chamekh O. M’Bareck institution de l’enseignement privé désigné par les promoteurs de l’enseignement supérieur privé

13. Mohamed Cissé désigné par les promoteurs pour le développement de l’enseignement préscolaire fondamental et secondaire

14. Ahmed O. Sghair désigné par la fédération de l’association des parents d’élèves

15. El Kory O. Abdel Mola, organisations des hommes d’affaires, désigné par l’union des hommes d’affaires.

Source : Sahara Médias

Lutte contre la triche : La quadrature du cercle

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Lutte contre la triche : La quadrature du cercleLe Calame - Depuis quelques temps, le ministère de l’éducation et de la réforme affiche une volonté sans faille de combattre la fraude dans les examens et concours nationaux. C’est une décision louable avec les premières sanctions prises lors des derniers concours d’entrée en première année au collège et du BEPC.

Poursuivant cette œuvre louable, le département a publié, à la veille de la tenue du baccalauréat, un communiqué mettant en garde les candidats contre toute tentative de triche, faute de quoi, ils s’exposent à des bannissements. Espérons que ces menaces seront mises en exécution pendant cet important examen national. Il y va de la responsabilité des surveillants en première ligne de ce combat.

Mais, il faut reconnaître que ce n’est pas facile, le mal est profondément ancré dans le système, depuis l’école primaire jusqu’à l’université. Et tout le monde est complice, en particulier les enseignants qui laissent faire, voire encouragent même par leur laxisme pendant la surveillance des compositions et des examens.

Ils le font parfois pour cacher leurs insuffisances, pour faire comme les autres ou pour éviter que leur établissement ne soit indexé, soit enfin pour éviter de renvoyer les enfants dans la rue et subir l’ire de leur direction ou des parents.

Il a été constaté dans certains établissements que des surveillants sortent des épreuves, une fois distribuées pour les faire traiter en dehors de la salle au profit d’un ou des candidats qui, s’ils en ont l’occasion, les passent à des proches. En effet dans nos salles de classes, les apprenants ont fini par s’épauler dans la triche.

Il est facile de remarquer que durant de longues minutes voire des heures, des candidats couchés sur leur table, attendent un brouillon de quelque part. Sans la vigilance du surveillant de la salle, ce sont plusieurs feuilles qui circulent entre les tables et les rangées.

Les téléphones, avant d’être interdits dans les salles d’examens sont venus « performer la triche ». Nos enfants seraient devenus comme les Sous-Doués qui passent le bac, ce fameux film de Claude Zidi sorti en 1980.

Dès lors dénoncer un enfant ou le renvoyer de la classe pour triche fait du surveillant la risée de tout le monde et les parents de l’enfant n’hésitent pas à s’attaquer à lui. Imaginez l’attitude des enseignants qui servent dans leur milieu natal, avec des cousins et voisins...

Les parents n’hésitent pas à pousser le bouchon jusqu’à tenter d’influer sur les correcteurs des examens voire même les secrétariats. Un parent d’élève nous surpris quand il a avoué avoir sollicité un général pour faire modifier les résultats de son fils admis au bac afin de lui trouver une bourse pour faire médecine à l’étranger.

En effet, certains pays exigent une note supérieure, semble-t-il, à douze voire treize au bac pour accepter certains étudiants. Heureusement que sa tentative a avorté, les responsables concernés ont refusé de se plier. C’est dire peut-être que d’autres auraient réussi ce genre de forfaiture.

Pour encourager cette triche, le jour des examens, certains parents prennent d’assaut très tôt le matin, les alentours des centres d’examens pour « soutenir » leurs enfants, en apportant les gâteaux, les boissons, voire des cigarettes.

Mais, en réalité, s’ils sont là, c’est surtout pour guetter des failles dans le dispositif de surveillance. Ils n’hésitent pas à interpeler les surveillants et le chef de centre, s’ils accèdent à celui-ci pour demander de la complaisance avec les candidats.

A l’intérieur du pays, si ce ne sont pas les autorités qui s’y mêlent, ce sont des parents d’élèves qui égorgent des moutons ou cabris pour les examinateurs. C’est dire que le système est bien huilé dans nos écoles et dans nos familles.

Normal donc de voir nos fonctionnaires et autres compatriotes se livrer aux détournements de deniers publics car la mauvaise graine est semée depuis l’école. Aussi, il semble établi chez nous que voler n’est illicite, surtout quand il s’agit de biens publics.

C’est dire que le défi que le ministère de l’éducation s’est engagé à relever est particulièrement délicat, le mal est très profond et il touche presque tout le monde avec comme conséquence une baisse de niveau destructrice de notre système éducatif, mais également une perte de certaines valeurs.

Si le ministère de l’éducation veut éradiquer ce fléau, il doit oser dégager tout ce beau monde qui squatte les alentours des centres d’examens, opérer des choix rigoureux et sans complaisance des surveillants mais également sanctionner les « mauvais surveillants » car il y en beaucoup aussi. La fameuse réforme de l’éducation dont on parle doit y réfléchir à deux fois.

Source : Le Calame info

Interdiction de la prière d’El Id : Pourquoi avons-nous été une exception ?

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Interdiction de la prière d’El Id : Pourquoi avons-nous été une exception ?Le Calame - Les autorités nationales ont interdit la prière de Id Al Adha sur toute l’étendue du territoire national, cela en accord avec l’association des Oulémas de Mauritanie.

Ce faisant, notre pays aura été presque la seule exception dans les pays musulmans à priver les mauritaniens de cette Sunna. Le but était disait-on de prévenir l’expansion de la COVID 19. Une posture incompréhensible dans la mesure où les autres pays musulmans où celle-ci fait des ravages, comme le Sénégal et la Tunisie n’ont pas recouru à cette mesure pour lutter contre cette pandémie mondiale.

Incompréhensible encore parce qu’à la veille de la fête, on a permis à de nombreux citoyens de prendre d’assaut les grands marchés pour faire des achats et les gares routières pour voyager à l’intérieur ou hors du pays.

Sans aucun respect de mesures barrières. En outre, il est aisé de constater un relâchement total dans l’administration et les structures de santé. Le port du masque et le lavage des mains ont presque disparu de nos structures de santé, de notre administration et des centres commerciaux.

Il s’y ajoute que les fidèles continuent à prier dans les mosquées sans distanciation sociale et sans masque. Autre source d’inquiétude, des rassemblements à l’occasion des cérémonies de mariage très nombreux pendant l’été. Tous ces faits et gestes se passent en plein jour. Enfin, on peut ajouter que les forces de l’ordre censées faire respecter le couvre-feu ont la main molle devant les citoyens qui l’enfreignent.

Dans les différents quartiers, les citoyens continuent à se promener et à circuler à bord des voitures, comme si de rien n’était. Bon nombre de citoyens continuent à considérer que la COVID est une pure invention. Dès lors, empêcher les citoyens d’accomplir la prière d’El Id paraît quelque peu maladroit. La caution de l’association des oulémas de Mauritanie laisse perplexe et bon nombre de mauritaniens sont restés dubitatifs.

Cette situation intervient au moment où les autorités lancent une campagne de sensibilisation contre la COVID dont les chiffres de contaminations ne cessent d’inquiéter chaque jour quand ils tombent dans l’après-midi.

Source : Le Calame

Mauritanie : Malouma, la diva mélancolique

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Mauritanie : Malouma, la diva mélancoliqueJeune Afrique - L’incontournable chanteuse a fait de son art un combat politique. Accusée de corruption en 2017, elle reste marquée par cette épreuve.

Lorsque ses doigts se posent sur son ardin, le silence se fait autour d’elle. Les cordes de cette harpe mauritanienne sont autant de fils qui relient Malouma Mint Meïddah à la tradition musicale de son pays. Un patrimoine qu’elle voit disparaître avec nostalgie. Alors, avant qu’il ne s’envole, elle l’a capturé en 2016 dans un double album, Chants populaires traditionnels hassani mauritaniens.

Elle y a réuni dix grands artistes originaires du Trarza (Sud) du Brakna (Sud-Ouest) ou encore du Hodh el-Gharbi (Est) et du Tagant (Centre). Les vingt compositions (appelées echouars) choisies, tantôt bluesy, rythmées ou mélancoliques, suivent les modes de la musique maure, dont son père, Moktar Ould Meïddah, fut l’un des grands maîtres.

Dans ses propres créations – dont la dernière, Knou, est sortie en 2014 –, elle n’a jamais cessé de lui rendre hommage, tentant même de le ressusciter dans ses chansons.

Élue sénatrice

Née en 1960 près de Mederdra, dans le Trarza, non loin des rives du fleuve Sénégal, Malouma a reçu cette éducation musicale en héritage, dès ses 6 ans. À l’âge adulte, très engagée aux côtés des femmes, cette ancienne griotte a combattu les mariages forcés, l’exclusion des plus démunis, le racisme… Ce qui lui a valu pendant de nombreuses années d’être marginalisée dans les médias. Son combat, incarné dans sa poésie, est devenu politique.

Engagée aux côtés de son grand ami, l’opposant Ahmed Ould Daddah (pour qui elle a composé une chanson, Habib Echaab, « le bien-aimé du peuple »), elle a été élue sénatrice en 2007.

Après la sortie de son album Nour, teinté de blues et de sonorités plus pop, la même année, cette amoureuse de musique classique (elle écoute et réécoute Mozart, Wagner, Chopin, Beethoven, Vivaldi…) a un temps délaissé son art pour se consacrer à l’organisation d’événements au travers de sa Fondation Malouma pour la culture, le patrimoine et les arts. Moutribat el-Chaab, « l’artiste du peuple », avait notamment imaginé La Grande rencontre, une nuit de concerts où elle avait réuni des musiciens mauritaniens de tous horizons.

Grande tristesse

Mais depuis 2017 et « l’affaire Mohamed Ould Ghadda », du nom d’un parlementaire accusé de corruption, Malouma l’insoumise est gagnée par la tristesse. Mise en cause parce qu’elle aurait accepté de l’argent pour rejeter le projet de réforme constitutionnelle voulu par le président d’alors, Mohamed Ould Abdelaziz, – finalement adopté –, elle a perdu son poste et évité la prison de justesse.

Placée sous contrôle judiciaire, elle était privée jusqu’au mois de mai dernier de son passeport. Elle a dû renoncer aux tournées internationales, elle qui s’est produite aux États-Unis, en Égypte ou encore en Arabie saoudite. « On m’a enchaînée avec des mensonges ! s’émeut-elle. Mon nom a été gâté, mon honneur blessé, toute ma vie a été touchée. » Ses doigts continuent de faire vibrer son ardin quand, à cet instant, elle fait résonner sa voix dans une grande mélancolie.

Par Justine Spiegel - à Nouakchott

HAPA: Appel pour l’acquisition de deux nouvelles licences radio et télé

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La Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel (HAPA) a lancé mercredi 10 mars, un appel à la concurrence  pour l’acquisition de deux nouvelles licences radio et télévision, conformément aux dispositions de l’article 22 de la loi 045/2010, relative à la communication
audiovisuelle. Cette  offre porte sur « une station télévisuelle et une radio privées commerciales  et généralistes » dans l’objectif « de renforcer le champ médiatique et élargir la liberté d’expression ».
Le retrait des éléments du dossier se fait à partir du jeudi 11 mars 2021, contre le versement de 50.000 MRU (télé) et 30.000 MRU (radio).

Source : lecalame.info

Test-polémique: Report de l'evaluation des enseignants

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Test-polémique: Report de l'evaluation des enseignantsLe Calame - A l'issue des concertations avec toutes les organisations syndicales, le Ministère de l’Éducation Nationale, de la Formation Technique et de la Réforme a décidé de reporter l'évaluation des enseignants qui était prévue les 20 et 21 février courant en attendant l'élaboration d'un arrêté de mise en œuvre prenant en compte les résultats des concertations élargies entreprises au cours des derniers jours.

Le ministère invitera incessamment les syndicats pour donner leur avis sur le projet d'arrêté et les modalités retenues pour l'organisation de l'évaluation.

A noter que ce projet d’évaluation des enseignants, décidé par le ministère, a provoqué une levée de boucliers des enseignants. Il risque, en effet, s’il est mené à bien de mettre à nu les carences abyssales du corps enseignant.

Source : Le Calame

Éducation : Enorme pavé dans la mare

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Éducation : Enorme pavé dans la mareLe Calame - « Seuls 4% des enseignants seraient en mesure de pratiquer », aurait déclaré, il y a quelques jours à Néma, la capitale du Hodh El Chargui, le ministre de l’Éducation, de la formation technique et de la réforme, jetant ainsi un énorme pavé dans la mare.

Le désaveu cinglant du chef de ce département crucial qu’on n’arrête pas de réformer a suscité une levée de boucliers des intéressés qui ont, en réponse, sonné la mobilisation. Et de tenir sit-in devant la présidence de la République pour manifester leur mécontentement. « Les propos du ministre sont graves et stigmatisants », nous a déclaré une enseignante rencontrée sur place.

Même si l’on peut concéder à cette dame qu’elle peut, avec ses collègues, se sentir visée, force est de reconnaître que le niveau de l’éducation n’a cessé de baisser depuis des années. Il y adonc une part de vérité dans les propos du ministre qui n’a fait, soulignent nos sources, que rappeler les conclusions d’une étude réalisée par un bureau d’études international américain portant sur plusieurs pays. Ce n’est pas un scoop.

Les parents d’élèves le savent et la prolifération des écoles privées et, depuis quelques années, des écoles d’excellence sont là pour le prouver. Même nos enseignants envoient leur progéniture dans les écoles privées ; et les nantis, dans le système français.

À l’instar de nos ministres, généraux et hauts responsables qui se sont attribué l’exclusivité de l’école Polytechnique et autres établissements d’élite. L’enseignement public se dégrade de jour en jour et aucune solution n’est en vue pour le redresser. C’est bel et bien en connaissance de cause que le ministre de l’Éducation tient le propos qu’on lui prête.

Selon nos sources, le ministre se fonde sur une évaluation objective des enseignants et entend redresser la barre. En somme, un cri du cœur. Mais que peut faire notre ministre pour trouver – et faire appliquer… – le remède de cheval dont a besoin son secteur ?

Se basant sur les conclusions de ladite évaluation, le ministère pourrait, dans le cadre de la réforme engagée, commencer par systématiser les tests de niveau afin d’apporter les correctifs nécessaires, via des séminaires de formation, à l’image peut-être du recyclage linguistique organisé, il y a quelques années, au profit de ce qu’on appelait les « moualim potentiellement bilingues ».

L’objectif était de faire d’eux de véritables bilingues, parce que certaines matières scientifiques et les mathématiques devaient être enseignées en Français. Au final, un bilinguisme approximatif aux conséquences désastreuses, nombre d’enseignants déclarés bilingues traînant de sérieuses lacunes.

Des réformes opérées sur coups de tête, laissant l’impression qu’il y a, quelque part, des « responsables »décidés à saborder l’éducation. Tout est fait dans la précipitation, sitôt que parvient le moindre financement, on organise à tour de bras des séminaires et des ateliers.

Tant que les responsables du département ne se départiront pas de cette attitude et que l’apparente volonté politique ne se traduira pas en actes réellement architecturés, construits, cohérents, on n’accumulera perpétuellement que des saupoudrages.

Réaction incompréhensible des enseignants

Bon nombre d’enseignants, notamment ceux regroupés devant les grilles de la présidence de la République, refuseraient toute remise en cause de leur situation actuelle ; autrement dit, se déclarent hostiles à tout test de niveau visant à évaluer puis renforcer leurs capacités.

Mais de quoi ont-ils peur ? Être virés, si leur niveau n’est pas jugé satisfaisant ? On n’en est pas encore là. Certes la réforme pourrait faire des vagues, prévient une source proche du ministère, et les enseignants peuvent s’inquiéter de leurs conséquences. Coup de pied dans la fourmilière en vue ?

En Janvier dernier, lors de l’inauguration des travaux d’un atelier de partage des informations sur l’évaluation des enseignants du Fondamental, le ministre Mohamed Melaïnine ould Eyih, avait, rappelons-le, souligné que « l’évaluation est indispensable aux enseignants en vue d’acquérir, par la formation continue, de nouvelles compétences et d’améliorer ainsi leur expertise. »

Ceux-ci devraient donc plutôt se réjouir d’une telle opportunité et accepter de se remettre en cause, afin de corriger leurs lacunes, progresser et tirer ainsi vers le haut le niveau de notre système éducatif. Nul ne contestera que celui-ci estau plus bas, les résultats aux examens nationaux, en particulier le baccalauréat, sont de plus en plus médiocres, pour ne pas dire catastrophiques.

Tel est l’implacable baromètre pour juger les enseignants. Si ces résultats, au Fondamental et au BEPC, semblent « bons », c’est principalement grâce à la triche devenue courante. Bref et en attendant la concrétisation de l’engagement du président de la République à mettre en place l’école républicaine, tous les acteurs doivent accepter de se remettre en cause.

Un mal profond

Le secteur de l’éducation est malade, ce n’est un secret pour personne en Mauritanie. Acteurs du secteur, parents d’élèves, problème linguistique, idéologie… Le diagnostic a été maintes fois dressé et les maux dont ce secteur stratégique souffre sont légion. Le redresser semble aujourd’hui relever de la quadrature du cercle.

Toute une« Année de l’Éducation »et des journées de réflexion en veux-tu en voilà n’ont pas suffi à trouver le remède-miracle. Des recommandations jugées pertinentes ont été rangées dans les tiroirs ou jetées aux toilettes. De puissantes forces centrifuges tiennent le département. S’y attaquer relève d’un immense défi, tant celui-là paraît miné, rétif à tout changement significatif.

Les nombreux ministres qui s’y sont succédé n’ont pas réussi à redresser la barre, se heurtant justement à ces forces rétrogrades et à l’absence d’une réelle volonté politique. Seule madame Nebgouha mint Mohamed Vall, nommée sous Sidi ould Cheikh Abdalahi, osa donner un premier coup de pied dans la fourmilière :on se rappelle du tollé que son action suscita.

Malgré d’énormes pressions croisées de toutes parts, la dame de fer résista, prenant des décisions audacieuses. Son passage audit département demeure mémorable. Son nom fut même avancé pour reprendre le poste dans le premier gouvernement de Ghazwani mais elle aurait, prétend la rumeur, décliné l’offre. Ne savait-elle pas à quoi s’attendre ?

Le ministère de l’éducation est un département sensible, dit-on, il implique des milliers de personnes… et leurs problèmes. Parmi les maux dont il souffre, citons en premier chef la cascade de « réformes » sans réflexion approfondie et partagée et, surtout mal ou prou évaluées.

Certaines avancées sur soubassement idéologique et politique, donc contestées et contestables. Selon Oumar Matala, ancien ministre de l’Enseignement secondaire et professeur de son état, ce qui a fait couler nos réformes passées, ce sont « l’improvisation et la politisation […] » Et de préciser :« Le subjectivisme est l’ennemi N°1 de l’enseignement ».

Secondement, l’instabilité à la tête du département. Les ministres s’y sont succédés à la pelle, certains n’ont même pas eu le temps de s’installer, fusions et séparations des départements du Fondamental et du Secondaire déstructurant les organigrammes, comme si l’on ne savait pas où aller.

Troisièmement, le déficit chronique en personnel, entraînant de mauvais recrutements, contractuels puis prestataires de services. Soucieux de combler ledit déficit et pressé par les parents d’élèves, le ministère recrute quasiment tout ce qui lui tombe sous le bras.

Des gens parfois ramassés dans la rue, sans concours ni test sérieux, sont envoyés dans les classes du Fondamental ou chargés de cours dans les établissements secondaires. Et la gestion de la dernière vague de ces contractuels que le ministère n’est pas pressé d’intégrer pose un sérieux problème. On se rappelle de leur sit-in devant le ministère pour réclamer leur intégration.

Certains ont même boycotté les classes. Le déficit des enseignants, au Fondamental comme au Secondaire paraît bel et bien suscité et entretenu par le ministère qui a accepté la multiplication anarchique des établissements.

Les politiques et galonnés portent une grosse part de responsabilité, chacun veut une école pour son propre hameau, les regroupements susceptibles de régler le problème du déficit enseignant sont relégués aux oubliettes. Le personnel est très mal géré, à commencer par le niveau central.

Les différentes directions sont bondées d’oisifs, juste refuges où caser les protégés des ministres, généraux, parents (tribus), etc. Ce système est reproduit au sein des directions régionales où les DREN sont soumis à de très fortes pressions pour placer un tel ou décharger tel autre.

Certains sont détachés de leur fonction alors que le besoin est pressant sur le terrain. Bref, c’est la mauvaise gestion du personnel qui produit le déficit chronique en enseignants.

Et l’on ne peut que constater, dans la réalité quotidienne, la faiblesse de leur niveau, leur complaisance dans les contrôles continus, la triche érigée en pratique courante. On ne redouble presque plus dans nos écoles.

Quatrièmement, les mauvaises conditions de traitements et de travail des enseignants. S’ils étaient naguère des modèles, ils traînent aujourd’hui une déplorable image dans notre société. Peu ou prou respectés et sous-payés, disent-ils, en dépit des primes d’éloignement et autres motivations, les voilà vendeurs de cartes de recharge, taximen, courtiers, etc.

Cinquièmement, la redéfinition périodique des programmes des différentes disciplines et les difficultés des enseignants à intégrer certaines méthodes pédagogiques comme l’Approche Par les Compétences (APC).

Ces changements de méthodes questionnent, avec l’impression d’un simple « copier/coller » sans véritable adaptation. Et cette réécriture perpétuelle des programmes entraîne un déficit en manuels scolaires toujours en retard d’une reformulation.

Cerise (amère)sur le gâteau des problèmes, l’intégration des autres langues nationales que les composantes pulaar, soninké et wolof réclament depuis des décennies. Elles se battent pour l’officialisation puis l’introduction de leurs idiomes dans le système éducatif. Leur absence, estiment-elles, est une grosse épine dans l’édification de l’unité nationale.

En attendant l’école républicaine

C’était l’engagement solennel du président de la République Mohamed ould Ghazwani. Il traduit, semble-t-il, le souci de celui-ci de répondre à une préoccupation majeure du pays. L’école qui devrait cimenter l’unité nationale a connu des tensions, comme dit à l’instant, autour de la question des langues.

L’arabe considéré langue nationale et les autres « dialectes » ou « langues vernaculaires », ce que leurs locuteurs contestent et dénoncent. L’Institut des langues nationales fondé sous Haïdalla peine à s’imposer car il n’y a pas de volonté politique à l’émanciper. Les forces centrifuges établies au sommet de l’État s’y opposent fortement.

L’école républicaine dont parle le président Ghazwani, mais dont on ignore pour le moment le contenu, saura-t-elle dépasser ces clivages et redorer le blason terni de notre école ? Depuis des décennies, les réformes opérées par le ministère ont surtout contribué à diviser les Mauritaniens.

Deux systèmes parallèles d’enseignement ont vu le jour et érigé des barrières entre nos enfants, alors que le rôle de l’école est de cimenter leur unité. Des barrières accentuées par les fameux évènements de 1989.

Depuis, ce ne sont que suspicions et méfiances, même à l’école. Celle républicaine apparemment si chère au Président contribuera-t-elle un tant soit peu à faire tomber ces barrières, à renforcer et consolider l’unité nationale, un autre thème toujours rabâché mais toujours aussi attendue que l’Arlésienne ? Espérons que celle-là ne soit pas confinée à l’état de slogan, comme la lutte contre la corruption d’Ould Abdel Aziz !

Selon nos informations elle passera par une réorganisation systématisée de l’enseignement au Fondamental : construction de deux mille sept cents classes par le ministère de l’Urbanisme et de l’habitat, mise en place de cantines scolaires dans le cadre du Programme national d’alimentation scolaire lancé, il y a quelques jours, dans la localité de Bousteïla au Hodh El Charghi.

D’un coût de quatorze milliards MRO et mis en œuvre avec divers partenaires comme Taazour, CSA, PAM ou l’ONG Counterpart, il touchera huit cent soixante-six écoles sur toute l’étendue du territoire, excepté Nouakchott, pour 147649 élèves.

Dalay Lam

 

Communiqué du ministère de l’Education nationale

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Communiqué du ministère de l’Education nationale AMI - Le ministère de l'Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme a annoncé qu'il était prêt à proroger les contrats des prestataires de services éducatifs qui le souhaitent à la condition qu'ils rejoignent leurs anciens lieux de travail dès la reprise des études lundi prochain.

Le ministère a souligné, dans un communiqué rendu public vendredi, qu'en plus du renouvellement des contrats, l'indemnité d’éloignement sera doublée pour ces prestataires, indiquant que ceux qui n'auront pas rejoint leur lieu de travail pendant cette période seront considérés comme ayant choisi de ne pas renouveler leurs contrats, qui seront, par conséquent résiliés.

Voici le texte de la déclaration :

"Aux termes de leurs contrats de service qui prennent fin le 31 décembre dernier, le ministère de l'Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme informe les prestataires de services éducatifs que ses directions régionales sont prêtes à accorder un contrat de service éducatif pour une durée d'une année à ceux qui le souhaitent et qui ont rejoint leurs anciens lieux de travail à la reprise des études, le lundi 11 janvier 2021.

Il considère que tout celui qui n'a pas rejoint son lieu de travail à la date susmentionnée aura choisi de ne pas renouveler son contrat. Par conséquent celui-ci est réputé résilié, ce dont le cocontractant a le plein droit.

Notons qu'outre les conditions du contrat de service précédent, les contractants bénéficieront, cette année, du doublement de l'indemnité d’éloignement tout comme les enseignants officiels."

Source : AMI

Une fatwa du Conseil mauritanien des savants déclare la possibilité de tenir des « prières du vendredi »

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Une fatwa du Conseil mauritanien des savants déclare la possibilité de tenir des « prières du vendredi »Adrar-Info - Le Conseil mauritanien des savants a publié une fatwa déclarant la possibilité de tenir des «prières du vendredi » dans des conditions qui tiennent compte de la préservation de la santé.

Après avoir passé en revue la situation sanitaire et écouté des experts, le comité scientifique a émis à l’unanimité une fatwa déclarant la possibilité de tenir des prières du vendredi en congrégation aux conditions suivantes:

1- Enlever les tapis de la mosquée

2- Stérilisation dans chaque mosquée

3- Respecter l’espacement de santé requis

4- Réduire le sermon de l’Imam

5- exemption de prier aux personnes âgées et les personnes atteintes de maladies chroniques

6- L’engagement d’un comité de mosquée dirigé par l’imam pour mettre en œuvre la réglementation dans les mosquées. Les autorités publiques sont chargées de mettre en œuvre les procédures dans les mosquées adjacentes aux marchés.

Dans sa fatwa, la commission a appelé tous les musulmans à coopérer à la mise en œuvre des mesures … comme une forme de coopération dans la droiture et la piété.

Source : mourassiloun

Traduit par Adrar-info

Mauritanie: la fermeture des écoles affecte les enseignants du secteur privé

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L'École normale d'instituteurs de Noaukchott, en Mauritanie.En Mauritanie, les écoles et universités sensées rouvrir lundi prochain, resteront finalement fermées jusqu’au 11 janvier. Une décision prise mercredi à l’issue du conseil des ministres en raison de l’augmentation des cas de décès et de contamination du Covid-19. Ces dernières semaines, le nombre de décès est passé de 119 à 349 alors que le chiffre de personnes nouvellement contaminées a franchi le cap de 14 000.

Les établissements scolaires et universitaires sont à nouveau fermés depuis le 4 décembre. C’est la troisième fois depuis mars. Mais ce deuxième report en moins d’un mois préoccupe les enseignants et parents d’élèves.

Mody Mohmamed Camara est le président d’une association de parents d’élèves. Ancien ministre de la Santé, il dit comprendre les mesures prises par le gouvernement pour faire face à la pandémie. « Les autorités qui ont une vue d'ensemble de la pandémie ont décidé de prendre des mesures que nous ne pouvons nous qu'appuyer et approuver. Maintenant, nous nous interrogeons sur le fait que des classes soient fermées, que des mosquées soient toujours plus ou moins fréquentées, que des marchés restent encore ouvert

Les enseignants du secteur privé, en revanche, sont largement affectés par la prolongation de la fermeture des écoles.

« C'est une catastrophe pour des milliers de pères de famille qui ne perçoivent pas de salaire lorsque les écoles ferment leurs portes. Contrairement aux enseignants du public, nous vivons dans la peur de ne pas pouvoir assurer en permanence la pitance journalière. L'eau, l'électricité, le loyer n'en parlons même pas », déplore Moustapaha Mohamed, secrétaire général du syndicat national des enseignants du privé.

Les enseignants du secteur privé réclament huit mois d’arriérés de salaires au titre de 2019-2020. Et l’éducation des enfants est mise à mal.

Source : RFI

Éducation : Redéploiement

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Le ministère de l'éducation nationale, de la formation technique et de la réforme a décidé de faire retourner dans les classes tous ses fonctionnaires du Fondamental et du secondaire inscrits sur les listes des directions régionales et des inspections departementales. Cette mesure est intervenue à la suite d'une note de service qui a été signée ce mercredi 30 décembre par le secrétaire général du ministère Silli Soumaré. La circulaire a excepté les instituteurs et les professeurs dont l'affectation a fait l'objet d'une note de service paraphée par le secrétaire général qui précise dans sa note redéployant plusieurs centaines d'enseignants (professeurs et instituteurs) que cette mesure intervient dans le cadre d'une gestion efficace du personnel du département de l'éducation nationale .

De loin le plus grand employeur de la fonction publique avec plus de trente mille fonctionnaires au niveau des deux ordres du Fondamental et du secondaire, le ministère de l'éducation est certainement le département où sévit la plus grande pagaille en terme de très mauvaise gestion du personnel. Dans une interview accordée à l'Agence mauritanienne d'information à l'occasion du premier anniversaire de l'arrivée du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani,  l'ancien ministre de l'éducation Adama Bocar Soko a reconnu que plusieurs milliers de ces enseignants ont complètement disparu dans la nature en continuant de percevoir leurs salaires assortis parfois même de toutes les autres indemnités auxquelles n'ont normalement droit que leurs collègues qui travaillent effectivement dans les classes.

Ces dernières années, le ministère a été obligé, pour combler les déficits devenus flagrants et insoutenables, de procéder au recrutement de milliers de profanes sans formation tantôt appelés contractuels tantôt prestataires de service dont il n'avait nullement besoin si ses ressources humaines étaient convenablement gérées.

Source : Le Calame

Le ministre de l’éducation annonce un plan pour le recrutement de 900 enseignants

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Le ministre de l’éducation annonce un plan pour le recrutement de 900 enseignantsSahara Médias - Le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la réforme, Mohamed Melaïnine O. Eyih a déclaré que son ministère va recruter 900 enseignants dans le cadre du programme « mes priorités » et 1000 autres dans le cadre du programme élargi en plus de la construction de 2000 classes dans un proche avenir.

Un ensemble de mesures dans le cadre d’un programme destiné à résoudre le problème des ressources humaines.

Le ministre qui a fait cette annonce lors d’une réunion avec les directeurs des écoles fondamentales et secondaires de la ville de Rosso, a réaffirmé que son ministère poursuit son programme de réforme souhaité et que celui-ci sera réalisé par étapes.

Il a ajouté qu’un processus de concertation avec les syndicats a été entamé qu’une formation a été dispensée aux inspecteurs et aux enseignants sur les nouveaux manuels scolaires.

Le ministre a tenu à rappeler le nombre important de dysfonctionnements et ses diversités au niveau de l’enseignement, qui n’a jamais bénéficié des moyens nécessaires qu’exige le processus de parachèvement de la réforme.

Il a réaffirmé par ailleurs que le ministère accorde un intérêt particulier pour l’amélioration des conditions des enseignants, avant d’ajouter que le plan régional adopté par la wilaya va constituer un outil de référence pour le ministère et que tous les problèmes de l’enseignement seront intégrés dans ce programme.

Ould Eyih a par ailleurs assisté à la réhabilitation de l’école de l’enseignement technique et professionnel de Rosso dans le cadre des festivités commémoratives du 60ème anniversaire de l’indépendance nationale.

Cette réhabilitation, selon le directeur de cette école, Ishak O. Dekih, va permettre d’adapter aux normes les raccordements électriques, les extensions du réseau d’assainissement, le réseau d’adduction d’eau potable, l’appui pour la consolidation des infrastructures existantes, la restauration des allées et les espaces verts à l’intérieur de l’établissement.

Il a ajouté que cet établissement a formé depuis sa création en 1993, différentes promotions dans des domaines variés comme par exemple la menuiserie, l’électricité domestique, le froid, les engins agricoles et l’énergie renouvelable.

Source : Sahara Medias

Aichetou Mint Ahmedou : «La littérature mauritanienne est stagnante, par manque … »

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Aichetou Mint Ahmedou : «La littérature mauritanienne est stagnante, par manque … »Farafinainfo - Semaine Mauritanienne de l’Indépendance – Toute petite, Mint Ahmedou rêvait de devenir mécanicienne.

Elle est finalement devenue professeure de sciences naturelles, présentement directrice des Etudes dans un lycée de Nouakchott. Aichetou Mint Ahmedou est l’auteure de «Couleur du Vent». Rencontre avec une écrivain et poétesse mauritanienne «très fière d’avoir réussi à écrire quelque chose que les autres aiment».

Joyeux et bel anniversaire à la République Islamique de Mauritanie, qui fête ses 60 ans d’indépendance ! Merci beaucoup, que Dieu apaise l’Afrique entière et la couvre de fleurs et de bonheur.

Qu’est-ce que l’on peut lui souhaiter de mieux pour les prochaines années ?

Le meilleur qui pourrait lui arriver, c’est un véritable essor économique, l’égalité des chances pour tout le monde, une société rassérénée et satisfaite et moins de chômage chez les jeunes diplômés.

La Mauritanie de demain, vous la voyez comment ?

Je la vois ou en tout cas j’espère la voir réconciliée, apaisée, profitant de ses ressources et richesses naturelles bien gérées et bien distribuées, l’éducation, la justice et la santé réformées et assainies.

Quel regard portez-vous sur la littérature mauritanienne ?

La littérature mauritanienne est stagnante, par manque d’intérêt général. Les gens lisent peu, les éditeurs sont frileux et fauchés et les auteurs découragés. C’est en tout cas, ce qui ressort pour moi de l’ambiance générale, bien que je ne sois pas très informée sur le milieu, les auteurs n’ayant pratiquement pas de contact entre eux, ne profitant presque pas de promotion et ignorant souvent s’il y a de nouvelles publications ou pas. Je dois avouer pour être honnête que je vis un peu en marge de tout ça, étant peut-être la plus découragée.

Avez-vous écrit un autre livre après «La Couleur du Vent» ? Si oui parlez-nous de ce livre ?

J’ai songé pendant quelque temps à en écrire un autre, ou au moins une suite au premier, mais la peine que j’ai eue à le publier et l’ambiance à l’africaine dans laquelle j’évolue et qui tue l’inspiration m’ont fait abandonner jusqu’à l’idée de réécrire. Pour écrire, il faut du calme, de la sérénité et être libre de son temps, sans l’épée de Damoclès suspendue au-dessus de la tête des gens qui sont à la recherche du gîte et du couvert.

Comment vous êtes venue l’inspiration pour écrire «La Couleur du Vent» ?

J’ai toujours adoré écrire, même si je ne gardais pas tout. J’ai écrit très tôt. Dès le collège. C’était pour moi une source de bonheur et de quiétude. Les circonstances de l’époque aussi s’y prêtaient. Puis, j’ai eu envie d’écrire quelque chose de long, quelque chose dans lequel je serais souvent plongée, dans lequel je me reconnaîtrais et dans lequel mes lecteurs se reconnaîtraient. Et quelque chose qui ferait connaître aux lecteurs francophones intéressés par la lecture au sujet des sociétés la communauté à laquelle j’appartiens et qui est un peu méconnue, surtout son visage contemporain.

Peut-on réellement vivre de sa plume en Mauritanie en tant qu’écrivain ?

Jamais, c’est inconcevable. Si les livres ne sont pas achetés par des milliers ou des millions de personnes, commercialisés à l’étranger et traduits dans plusieurs langues, l’auteur ne peut absolument pas vivre de ses publications. Cela m’étonnerait que quelqu’un écrive pour gagner de l’argent, mais je sais que les gens qui le font ou essayent de le faire existent évidemment. Personnellement, pour moi, ça procède plus de la fiction.

Pourquoi les femmes mauritaniennes écrivaines se comptent sur les doigts d’une main ?

Je crois qu’elles ne sont pas les seules, les hommes se comptent sur les doigts de la main aussi. Parce qu’on est une population très peu nombreuse, très jeune et pas encore totalement instruite.

Quel conseil donneriez-vous aux jeunes filles et garçons qui aimeraient vous emboîter le pas ?

Comme je l’ai déjà écrit quelque part, pour écrire il faut d’abord avoir la vocation, et surtout lire énormément. Le style s’acquiert au fil des lectures et des différents apprentissages de la langue. Un auteur peut être la somme de plusieurs autres auteurs sans pour autant être accusé de plagiat et un auteur peut en rappeler un autre mais chacun aura son style propre et sa propre histoire.

Entretien réalisé par Camara Mamady

Mauritanie : suppression de l’oral dans les concours nationaux

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Mauritanie : suppression de l’oral dans les concours nationauxSahara Médias - La commission nationale des concours en Mauritanie a annoncé ce vendredi la suppression de l’épreuve orale dans les concours nationaux.

Dans une déclaration faite à Sahara Medias, le président de la commission, Cheikhna O. Idoumou a dit que l’épreuve orale sera remplacée par une rencontre avec le candidat destinée simplement à s’assurer de sa présence.

La commission a ajouté qu’elle ouvrira la porte aux plaintes de tous les participants aux concours et que la liste des admis sera établie suivant l’ordre de mérite et non plus par ordre alphabétique.

Le président de la commission a remis aujourd’hui le rapport annuel 2019 de la commission au premier ministre, Mohamed O. Bilal.

Au cours de l’année dernière 15 concours nationaux ont été organisés en Mauritanie pour le recrutement de 2858 fonctionnaires, des concours auxquels ont participé 80.000 candidats.

Source : Saharamédias

Souleymane Ball, l’artisan du "vivre ensemble"

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Naissance d’une association pour vulgariser l’œuvre de Thierno Souleymane Ball, l’artisan du Initiatives News - La salle de conférences du Musée National a abrité samedi après midi le lancement de l’Assemblée constitutive de l’Association Mauritanienne pour la Renaissance de l’œuvre de Ceerno Souleymane Ball.

On a noté la présence de hautes personnalités du monde de la culture, d’anciens ministres, d’anciens diplomates, le directeur du musée ainsi qu’une présence notable des hommes politiques entre autres Chbih Ould Cheikh Maalainine, Kane Hamidou Baba, Bâ Mamadou Alassane, Siniya Mint Sidi Heiba…

A noter également la présence d’éminents chefs religieux dont Oustaz AmadouYéro Kidé ainsi que d’un représentant de l’ambassadeur du Maroc à Nouakchott, le président du Conseil Régional du Brakna et le maire de Dar Naim.

Un rassembleur

Après la traditionnelle lecture du coran, le conservateur du musée a prononcé un mot au nom du directeur de cette institution dans lequel il a affirmé que Thierno Souleymane Ball est une personnalité hors pair. C’est dit-il un phénomène religieux et scientifique qui a jeté les bases de l’unité nationale. Il a par ailleurs mis en exergue les liens de sang entre la famille du Cheikh avec certaines familles arabes. Il a ajute-t-il créé des liens solides entre les tribus et les ethnies du pays, une unité nationale dont on a besoin et qu’on doit conserver et renforcer, préconise-t-il.

A son tour, Mme Khadjetou Ly, présidente du comité préparatoire après avoir souhaité la bienvenue aux invités a souligné que « Cette association vise à combler un vide et de restaurer une vérité historique. Ses objectifs sont de faire connaître, diffuser et valoriser l’œuvre de Thierno Souleymane Ball et mettre en valeur sa contribution à l’unité nationale. L’association est ouverte à tous les mauritaniens sans distinction aucune. »

Et pour entrer dans le vif du sujet, la parole a été donnée à Sow Abdoulaye, chercheur et enseignant à l’Université de Nouakchott pour présenter le grand Cheikh.

"Thierno Souleymane Ball en avance sur Rousseau et sur Machiavel"

Pour le professeur Sow il n’est pas possible de présenter Thierno Souleymane Ball en quelques minutes. L’homme a instauré un état théocratique au Fouta en 1776. L’érudit a subi une solide formation et a muri sa pensée. Il s’est révolté contre la souffrance qui était infligée aux habitants du Fouta.

Concernant sa pensée, le professeur Sow a noté que Thierno Souleymane Ball était un homme très fin sur le plan politique. Il voulait mettre fin aux privilèges liés à la naissance mais sans brusquer les choses.

A son actif l’instauration de comportements démocratiques et de bonne gouvernance tels que : l’audit, la veille citoyenne, l’obligation de rendre compte, la défense du droit des femmes, la lutte contre les pratiques esclavagistes, la démocratisation de l’enseignement. De ce fait souligne le professeur Sow l’héritage de Thierno Souleymane Ball est en avance sur Rousseau, sur Machiavel et sur bien des penseurs du siècle des Lumières. Donc l’œuvre de Thierno Souleymane Ball conclut-il est un bréviaire pour les démocraties africaines et il faut arrêter de dire que les valeurs universelles viennent de l’Occident.

Dans son intervention, Oustaz AmadouYéro Kidé est revenu sur le parcours de Thierno Souleymane Ball. Il est né à Bodé. Il est né dans une famille maraboutique et a étudié dans les mahadras familiales. Après avoir récité le coran, il a voyagé à Tidjikja puis à Male dans le Brakna où il a étudié chez le cheikh El Vadil Ould Taleb. Puis il st rentré chez lui pour enseigner le coran. Ensuite il est parti vers l’Est à Pire dans le Cayor. Là il a rejoint un groupe de marabouts dont Tafsirou Diabira, l’Almamy Cheikh Abdoul Kadr Kane, Ibrahima Diallo…Et ce groupe a commencé à réfléchir sur la Révolution Torodo et c’était lui le chef. Objectif : instaurer la justice dans le cadre d’une République islamique basée sur le coran et la sunna et au sein de laquelle seuls les oulémas sont habilités à diriger.

Le cheikh Ball était courageux et il est mort à Dinga, une localité situé à l’Est de la ville de Kaédi. Avant de mourir il a imposé les conditions de l’imamat : Réciter le coran et trois autres livres de base de l’islam.

Dans un mot adressé à l’assistance, Chbih Ould Cheikh Maalainine a affirmé d’emblée que ce sont les mauritaniens d’abord qui doivent prendre des leçons de Thierno Souleymane Ball. Il a appelé et invité à rompre avec la vision européenne des choses. « Ce pays est trop divisé sur le plan des relations humaines entre ethnies, a-t-il martelé. A nous de tirer les leçons de ce grand penseur. On a besoin de Thierno Souleymane Ball pas en 1776 mais aujourd’hui. On a besoin d’un choix clair et légitime de nos dirigeants. »

Un bureau multicolore

Après une pause pour la prière du maghrib une commission des sages dirigée par Chbih Ould Cheikh Maalainine a planché sur le bureau de l’association. C’est ainsi que Amadou Jaavar Ball a été désigné président. Six vice-présidents ont été désigné : Siniya Mint Sidi Heiba comme première vice-présidente, 2ème vice président : Abdel Aziz Wane, Djinda Ball troisième vice-présidente, 4ème vice président : Saidou Zlimane Kane, Momma Ould El Kotob, maire de Dar Naim comme cinquième vice président et le 6ème vice président : Moustapha Mohamed El Béchir Ball.

Chbih Cheikh Maalainine a été désigné Secrétaire Général. Trésoriere : Khadjetou Ly ; Commissaire aux comptes : Habibatou Kane ; Chargé de l’Organisation :Hawoly Ball ; Chargé de la Communication : El Wely Sidi Heiba ; Chargé de la jeunesse : Mamadou Ibrahima Ball ; Chargée des femmes : Aissata Ball.

Un comité scientifique a également été mis en place, il est dirigé par le professeur Sow Abdoulaye.

Dans un mot prononcé après sa désignation comme président de l’association Amadou Jaavar Ball a annoncé qu’une visite annuelle sera organisé pour aller se recueillir sur la tombe du marabout (voyages à Dinga et à Bodé, des colloques seront également régulièrement organisés. L’association va également travailler pour la vulgarisation de son œuvre et son enseignement dans les écoles. Ce patrimoine dit-il qui a été occulté doit être déterré pour qu’on le fasse connaître à l’humanité.

Pour Kane Hamidou Baba, l’unité nationale et la cohésion sociale a besoin de symboles forts comme Thierno Souleymane Ball qui a refusé la colonisation et l’esclavage.

Siniya Mint Sidi Heiba a estimé quant à elle que : « Cette association vise un objectif noble : réunir les mauritaniens. Ils doivent être tous derrière elle pour travailler main dans la main au service de l’unité nationale et la cohabitation pacifique entre les communautés. »

Bakari Guèye

Source : Initiatives News

Éducation : Édition des nouveaux manuels

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Éducation : Édition des nouveaux manuelsLe Calame - Le ministre de l'éducation nationale, de la formation professionnelle et de la réforme a supervisé ce jeudi 8 octobre le lancement des travaux des ateliers pour l'édition des nouveaux manuels scolaires sur la base des nouveaux programmes que des experts nationaux ont revus et mis à niveau en rapport avec les objectifs et les orientations de la réforme du système éducatif.

Dans son allocution, le ministre a rappelé l'importance du livre scolaire et félicité les experts nationaux qui ont, plusieurs semaines durant, travaillé au toilettage des programmes pour les adapter au nouveau contexte dans la perspective d'une école républicaine.

Le ministre a confirmé que les livres des deux premières années du Fondamental et de celles du secondaire seront disponibles dès l'ouverture de l'année scolaire prochaine 2020/2021 prévue le 15 novembre.

Les manuels des autres niveaux seront édités dans les délais convenables. Le ministère de l'éducation nationale, de la formation professionnelle et de la réforme se prépare à lancer de larges concertations nationales auxquelles participeront tous les acteurs concernés par l'opération pédagogique et dont le document référentiel est déjà élaboré.

Source : Le Calame

Mauritanie: Le SJM demande la libération du journaliste Hacen Lebatt

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Mauritanie: Le SJM demande la libération du journaliste Hacen LebattAlakhbar - Le Président du Syndicat des Journalistes Mauritaniens (SJM), Mohamed Salem Ould Dah, a appelé ce vendredi, à la libération immédiate du journaliste Hacen Lebatt qui a été condamné à 12 mois de prison, après une plainte de la Banque Mauritanienne d’Investissement (BMI).

La plainte de la BMI fait suite à une publication en ligne dans laquelle le journaliste a évoqué le « transfert d’un Milliard d’ouguiyas », lors de la campagne présidentielle de 2019, sur un compte qui appartiendrait à l'ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz et logé à la Banque Mauritanienne d’investissement.

Source : Alakhbar