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Politique en Mauritanie

La coopération militaire mauritano-sénégalaise évoquée à Nouakchott

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La coopération militaire mauritano-sénégalaise évoquée à NouakchottSahara Médias - Le chef d’état-major général des armées mauritaniennes le général de division Mohamed Bamba Meguett a reçu ce lundi l’inspecteur général des armées sénégalaises El Hadj Daouda Niang actuellement en visite en Mauritanie.

Selon le site de l’armée cette rencontre a permis d’examiner les relations de coopération militaire entre les deux pays et les moyens de les développer. Cette audience s’est déroulée en présence le chef du troisième bureau, Ahmed Ben Aouf et certains collaborateurs de l’inspecteur général des forces armées sénégalaises.

Le responsable militaire sénégalais était arrivé hier dimanche pour une visite qui devra se poursuivre jusqu’au 7 mai.

Des responsables militaires sénégalais avaient effectué ces derniers mois des visites en Mauritanie dans le cadre de la coordination militaire entre les deux pays qui prévoit la coopération dans les domaines sécuritaires et la lutte contre le terrorisme.

Des unités de l’armée sénégalaise avaient participé aux manœuvres Flintlock organisées ces dernières années en Mauritanie.

Des exercices militaires organisés par les forces spéciales américaines en Afrique (AFRICOM) depuis 2005 destinés à renforcer les capacités des forces armées des pays participant à la lutte contre les organisations extrémistes violentes et la protection de leurs frontières et leurs populations.

La Mauritanie et le Sénégal entretiennent également une coordination militaire dans les zones frontalières et des rencontres périodiques se tiennent entre les responsables militaires dans ces régions auxquels se joignent la gendarmerie, la garde nationale, des représentants de la police, la douane et la protection civile.

Source : Sahara Médias

Mauritanie : le premier ministre annonce qu’une grande partie du programme du président a été réalisée

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Mauritanie : le premier ministre annonce qu’une grande partie du programme du président a été réaliséeSahara Médias - Le premier ministre mauritanien Mohamed O. Bilal qui visitait ce lundi le ministère des affaires économiques et la promotion des secteurs productifs, a déclaré que beaucoup a été réalisé dans e cadre du programme du président de la république, notamment dans le domaine social comme par exemple la prise en charge des couches vulnérables et la construction d’infrastructures.

Le premier ministre a ajouté que le rythme pouvait être plus rapide eu égard aux larges espoirs suscités auprès des populations par le programme du président TAAHOUDATY.

Ould Bilal a encore dit que l’administration est l’unique moyen d’appliquer ce programme afin de réaliser les objectifs fixés révélés dans la politique générale du gouvernement et les stratégies sectorielles et les stratégies de la croissance accélérée et le bien-être commun.

Il a ajouté que l’administration se doit être au rendez-vous de par l’efficacité et l’efficience, accélérer la prise des décisions appropriées et dépasser la bureaucratie.

L’action de l’administration a encore dit ould Bilal, doit être basée sur les textes et les procédures, la coordination et la concertation et au niveau de tous les échelons de la hiérarchie doit prévaloir l’esprit d’équipe.

Le premier ministre, lors de sa visite au ministère des affaires économiques et la promotion des secteurs productifs, a insisté sur la nécessité de respecter les symboles de l’état, sa défense, rappelant que le comportement du responsable doit traduire la confiance et le respect et doit donner la meilleure image de l’état qu’il représente.

Il a insisté sur la nécessité pour les auxiliaires de l’administration de se sentir responsable en traitant les dossiers qui leur sont soumis et lors des négociations des accords avec d’autres parties et d’avoir présent à l’esprit, à tout moment, les intérêts du pays et des citoyens.

Enfin le premier ministre a dit que l’indicateur essentiel pour le gouvernement, quant à la réussite de toute politique, est la prise en compte des intérêts et des aspirations des citoyens, offrir les services de base dont ils ont besoin et non pas rester sur des indicateurs figés et abstraits.

Source : Sahara Médias

CSA : des fonctionnaires limogés après avoir été épinglés par la Cour des Comptes

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CSA : des fonctionnaires limogés après avoir été épinglés par la Cour des ComptesAl-akhbar - Le Commissaire à la Sécurité Alimentaire (CSA), Hbibi Ould Ham, a limogé des responsables de son département sur la base de rapports émis par la Cour des comptes.

Une mesure qui intervient moins de 24 heures après la révocation du Conseil des ministres de deux directeurs de sociétés publiques de leurs fonctions, également sur la base de rapports établis par cette même Cour.

Le patron du CSA a limogé le directeur du transport au sein du département Mohamed Lemine Ahmed Vall, en plus d’un chef de service au niveau de la même direction.

Le Conseil des ministres avait mis mercredi passé fin aux fonctions des directeurs des sociétés nationales d’Aménagement Agricole et des Travaux (SNAAT) et des Forages et Puits (SNFP), respectivement,Mohamed Mahmoud Ould Yahya Mohamed Mahmoud Ould El Eyil.

Traduit de l’Arabe par Cridem

 

Mauritanie: le leader de l’UFP déplore la persistance d’une crise multidimensionnelle

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Vidéo. Mauritanie: le leader de l’UFP déplore la persistance d’une crise multidimensionnelleLe360 Afrique - L’Union des Forces de Progrès (UFP) a organisé son Conseil national. Ce fut l'occasion pour son leader Mohamed Ould Maouloud de revenir sur la crise multidimensionnelle que traverse la Mauritanie et invite le gouvernement à un dialogue inclusif pour sortir le pays de cette situation.


Après des remous internes suivis d’un congrès au mois de septembre 2020, l’Union des Forces de Progrès (UFP/opposition, formation issue du Mouvement national démocratique, symbole de la gauche des années 1970), a organisé son Conseil national (organe suprême entre les congrès), le week-end passé.

Un conclave au terme duquel Mohamed Maouloud, président du parti, a livré son analyse de la situation du pays, déplorant une crise multidimensionnelle persistante et la fin de toute forme d’espoir.

Un exercice en parfaite conformité avec le rôle et la vocation de l’opposition, consistant à donner sa lecture par rapport à la marche des affaires publiques pour aider à l’amélioration des conditions de vie des populations.

Evoquant la gestion des affaires publiques, l’opposant parle «d’une crise très grave. Un sentiment dominant: la déception, face à la persistance des problèmes structurels tels que l’unité nationale, la question historique de l’esclavage, la destruction de l’appareil d’Etat par la décennie de règne de la gabegie sous le pouvoir précédent, la poursuite des nominations clientélistes, de l’attribution des marchés de gré à gré,...» qui marquent l’ancrage du style de gouvernance sous le pouvoir des années 2008-2019.

Dans ce long chapelet de difficultés qui accablent les populations, le leader de l’UFP identifie également «les problèmes de survie, le chômage massif des jeunes, qui créent une situation sociale explosive et un terrain favorable aux pêcheurs en eaux troubles, au moment où on assiste à une dangereuse poussée de l’insécurité à la frontière avec le Mali».

Pour faire face à tous ces problèmes, ould Maouloud invite le pouvoir «à initier un Dialogue national inclusif, en vue de trouver des solutions qui passent par une réflexion collective pour des réformes consensuelles» capables de sauver le pays.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

 

L’adhésion de l’ancien président Aziz au parti Ribat officialisée ce vendredi

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L’ancien président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé d’adhérer à l’Alliance Nationale pour les Droits et la Construction des Générations (ANDCG) ou Ribat du Dr. Saad Louleid, ancien activiste des droits de l’homme. La cérémonie d’officialisation est prévue ce vendredi 9 avril au siège central dudit parti situé dans le quartier huppé de Tevragh Zeina.

Après des négociations et une visite au siège du parti, Mohamed Ould Abdel Aziz et bon de nombre de ceux qui lui sont restés fidèles vont franchir le Rubicon, ce vendredi.

Contacté par téléphone depuis son campement, situé à 25 km sur la route de Rosso, le président du parti Ribat n’a pas caché sa satisfaction et celle de son parti pour l’honneur que leur a fait l’ancien président en choisissant d’adhérer à leur parti. Il s’agit, a noté Ould Louleid d’une « adhésion importante pour notre parti et pour l’ancien président qui retrouve ici un cadre pour se livrer au jeu politique, comme tous les autres mauritaniens et conformément à notre loi fondamentale, nous ne doutons pas que son expertise et sa popularité au sein des mauritaniens contribueront à élever le niveau du débat politique national». Dr. Saad Louleid qui projette de mettre les petits plats dans les grands pour marquer la cérémonie.

Interrogé sur les risques de voir les services du ministère de l’intérieur empêcher la tenue de la cérémonie, Dr. Saad Louleid avoue n’avoir aucune crainte et avoir pris toutes les dispositions utiles. « Notre parti est officiellement reconnu et par conséquent a le droit de mener ses activités dans son siège social conformément à la réglementation des partis politiques. »

L’ANDCG a reçu son récépissé, le mercredi 12 octobre 2016. Il ambitionne, disait son président à l’occasion, de « se battre pour l’éradication totale de l’esclavage ou de ses séquelles, pour le règlement pacifique du passif humanitaire, pour toutes les victimes d’injustice, pour l’ancrage d’une véritable démocratie, porteuse de justice et d’équité… »

Il faut signaler que cette décision de l’ancien président Aziz d’atterrir à Ribat intervient quelques mois, après une tentative avortée ou étouffée d’adhérer au PUDS, parti unioniste. Pour rappel, après une visite au nouveau siège dudit parti, situé dans un grand immeuble près de l’ancienne maison des jeunes, les forces de l’ordre avaient investi les lieux, arraché les banderoles et photos de l’ancien Rais, expulsé les personnes qui s’y trouvaient avant de procéder à sa fermeture.

Source : Le Calame

Présidentielle à Djibouti : les électeurs appelés aux urnes dans un contexte tendu

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Une femme rentre dans l'isoloir d'un bureau de vote de Djibouti, en avril 2016. (image d'illustration)Élection présidentielle à Djibouti ce vendredi 9 avril. Le chef de l’État, Ismaël Omar Guelleh, est candidat à un cinquième mandat. L’opposition qui conteste le processus électoral a boycotté. Face au président, au pouvoir depuis 1999, il n’y a donc qu’un seul candidat : Zakaria Ismail Farah, un entrepreneur quasi inconnu qui se présente en indépendant. Les Djiboutiens sont appelés aux urnes dans un contexte tendu.

Le vote se déroule dans le calme. C’est même très calme, sous-entendu il n’y a pas foule. Plusieurs habitants racontent qu’il n’y a pas de file d’attente, autant dire pas tellement d’engouement. Une source proche du pouvoir explique que c’est parce qu’on est vendredi, et que les électeurs se déplaceront plus tard dans la journée, après la prière.

Depuis plusieurs mois, l’opposition avait appelé les gens à ne pas voter et même à ne pas retirer leurs cartes d’électeurs. Et plusieurs témoins ont constaté ce matin que beaucoup de cartes attendaient encore d’être récupérées dans les bureaux. Pour l’opposant Abdourahman Guelleh, du parti Radde, « les Djiboutiens sont fatigués et ne veulent plus cautionner une mascarade électorale » puisque selon lui, les élections sont toujours entachées de fraude pour permettre la réélection du président.

D’ailleurs ce matin, le candidat Zakaria Ismail Farah s’est plaint que ses représentants n’aient pas pu accéder à plusieurs bureaux de vote. « Les délégués sont là pour s’assurer que le scrutin se déroule normalement. Sans eux, comment le vote peut-il être vérifié ? », s’est interrogé l’entrepreneur.

Contexte sécuritaire tendu

La présidentielle se tient dans un contexte sécuritaire qui s’est dégradé ces derniers mois. Les affrontements entre l’armée et les rebelles du Frud se multiplient depuis une série d’attaques à Tadjourah dans laquelle un gendarme avait été tué mi-janvier. Ces derniers jours, le groupe politico-militaire et les soldats djiboutiens se sont encore fait face. Fin mars à Aslé, lundi dernier à Biladiti Goda et enfin mardi à Daoudawya, où le camp militaire a été attaqué.

Dans le même temps, le pays connaît des manifestations chaque semaine, et ce depuis plusieurs mois. Un mouvement pour s’opposer à un cinquième mandat d’Ismaël Omar Guelleh, lancé par le parti Radde et poursuivi par d’autres mouvements d’opposition.

Les adversaires du chef de l’État qui se sont en partie alliés. Fin mars, trois partis politiques, les rebelles du Frud, quatre ONG et une douzaine d’activistes ont signé la Charte pour une transition démocratique. Ce document vise à organiser un nouveau pouvoir et des réformes démocratiques pour lorsque le régime d’IOG tombera.

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Car ces opposants sont convaincus, plus le chef de l’État s’éternise au pouvoir, plus le risque d’instabilité grandit. Tous répètent ne pas vouloir que Djibouti sombre dans le chaos, mais l’opposition pense qu’un risque de « somalisation » du pays existe bel et bien.

Le président sortant face à un entrepreneur quasi inconnu

Comme en 1999 et 2011, seuls deux candidats sont en lice. Et difficile de trouver des profils aussi diamétralement opposés. D’un côté, Ismaël Omar Guelleh, au pouvoir depuis 22 ans. Même s’il a plusieurs fois annoncé sa volonté de passer la main, le président de 73 ans a décidé de rempiler.

Ce cinquième mandat pourrait être le dernier puisque la réforme constitutionnelle de 2010 a instauré une limite à 75 ans. Malgré le faible enjeu, le chef de l’État a parcouru le pays durant la campagne, vantant la construction de logements, de ports, d’infrastructures logistiques…

Face à lui, Zakaria Ismail Farah, 56 ans. Cet ingénieur de formation est en fait un neveu du président. Chef d’une entreprise spécialisée dans la désinfection, il se présente en indépendant. Inconnu sur la scène politique, l’homme d’affaires a organisé quelques petits rassemblements pour mettre en avant sa « vision lucide et républicaine », dit-il. Zakaria Ismail Farah se veut le porte étendard des laissés pour compte, des Djiboutiens d’en bas.

Mais durant la campagne il s’est plaint notamment de ne pas avoir de service de maintien de l’ordre. Le 28 mars il s’est présent les poings liés et la bouche recouverte d’un ruban adhésif pour dénoncer « l’inégalité de traitement dont il est victime ». Depuis, il n’est pas réapparu en public.

Source : RFI

Au Conseil des Ministres : Approbation du mode de paiement électronique

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AMI : Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi 17 Mars 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi relatif aux services et moyens de paiement électronique.

Le présent projet de loi a pour objet de règlementer les services et moyens permettant d’effectuer, par voie entièrement ou partiellement électronique, des opérations de paiement et les conditions d’exercice des activités y afférentes par les prestataires de services de paiement et les émetteurs de monnaies électroniques exerçant leur activité en Mauritanie.

Le Conseil a également examiné et adopté les deux projets de décret suivants :

-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de l’Institut Pédagogique National.

-Projet de décret portant modification de certaines dispositions du décret N°2014-115 en date du 30 Juillet 2014 portant transformation de la Société d’économie mixte dénommée Marché au Poisson de Nouakchott (MPN) en Établissement public à caractère Industriel et Commercial et définissant les modalités de son fonctionnement , modifié par le décret N°2017-034 en date du 13 mars 2017.

Le présent projet de décret vise à inclure le représentant du Ministère chargé des Affaires Économiques pour se conformer aux dispositions du décret fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement des organes délibérants des Établissements Publics notamment en son article 3 qui prévoit obligatoirement au sein de chaque organe délibérant un représentant du Ministère chargé du Plan en plus de ceux représentant la tutelle technique et financière.

À la suite du douloureux accident survenu sur la route Nouakchott-Boutilimit, le Président de la République a instruit le Gouvernement à veiller à l’application des règlements en termes de sécurité routière et a demandé aux usagers de faire preuve de la plus grande prudence afin d’éviter de tels accidents douloureux.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication a présenté une communication relative à la mise en place d’une seconde liaison par câble sous-marin au niveau de Nouadhibou.

Cette Communication vise à assurer la sécurité de la connectivité internationale aux câbles sous-marins permettant le maintien, à grandes capacités, de la connexion du pays à l’internet en cas de coupure de la seule connexion actuelle, et favoriser le positionnement de la Mauritanie comme hub régional de connectivité répondant aux besoins des pays dans la région.

Le Ministre de la Culture, de l’Artisanat et des Relations avec le Parlement a présenté une communication relative au rapport de la Commission Nationale pour la réforme du Secteur de l’Information.

Cette communication expose les principaux domaines de réformes contenus dans le rapport avec leurs mécanismes de réalisation à court et moyen termes.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère des Affaires Économiques et de la Promotion des Secteurs Productifs

Établissements Publics

Agence de Promotion des Investissement en Mauritanie (APIM)

Directeur Général Adjoint : Ahmed Ould Khattry, titulaire d’un Master en Finances

Ministère des Pêches et de l’Économie Maritime

Établissements Publics

Port de N’Diago

Directeur Général : Isselmou Sidi El Moctar Lehbib,

Chantiers Navals de Mauritanie (CNM)

Directeur Général : Oumar Gueye, précédemment chargé de mission à la Présidence

Société Nationale de Distribution de Poisson (SNDP)

Directrice Générale : Mahjouba Habib, précédemment Directrice Générale de Chantiers Navals de Mauritanie

Ministère de l’Environnement et du Développement Durable

Cabinet du Ministre

Conseiller Technique chargé du Développement Durable : Hacen Maouloud, titulaire d’un Master en Géosciences et gestion en environnement.

Conseillère Technique chargée de la Communication : Toutou Bouka, titulaire d’un Master en Communication,

Administration Centrale

Direction de la Planification, de la Coordination et des Statistiques

Directrice : Fatimata Simina Wague, titulaire d’un master en analyse économique et développement, en remplacement de Mr Maloumdine Ould Mouloud appelé à d’autres fonctions.

Direction de la Réglementation et des Accords Multilatéraux

Directeur Adjoint : Demba Abdoulaye Camara, titulaire d’un Master en Droit Public précédemment Directeur Adjoint à la même Direction.

Des manœuvres militaires au Nord

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L’armée nationale organise des manœuvres militaires sous le nom de code de « Zemmour 2 » du lundi 15 au dimanche 21 mars 2020, dans la région de Zouerate (Nord), selon un communiqué de l’Etat-Major Général des Armées (EMGA). Ces manœuvres visent « le renforcement des capacités défensives et offensives de l’armée nationale et l’harmonisation de ses moyens humains et matériels, pour lui permettre de suivre l’évolution des styles de combat et des méthodes de guerre. Elles permettent également de maîtriser diverses formes de combat, classique, asymétrique, afin d’augmenter le niveau de coordination des armées», explique le communiqué de presse de l’état-major.

Source : lecalame.info

Larbi Benbarek, Messali Hadj, Rachid Taha… Ces personnalités du Maghreb qu’Emmanuel Macron veut honorer

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Le président Emmanuel Macron, au centre, visite la librairie du Tiers Monde à Alger, le 6 décembre 2017.Le Huffington Post a révélé le 10 décembre la liste de personnalités issues des Outre-Mer, des anciennes colonies ou de l’immigration que le président français voudrait honorer. Tour d’horizon des principales personnalités du Maghreb citées.

Lors d’une interview accordée le 4 décembre au média en ligne Brut, le président français Emmanuel Macron avait émis le souhait d’identifier « 300 à 500 » personnalités issues des Outre-Mer, des anciennes colonies ou de l’immigration, afin de les honorer à travers des noms de rues et de bâtiments publics.

C’est un conseil scientifique dirigé par l’historien Pascal Blanchard et composé notamment de l’écrivaine Leïla Slimani, de l’islamologue Rachid Benzine et de la rédactrice en chef du Courrier de l’Atlas Nadia Hathroubi-Safsaf, qui a été chargé par le chef de l’État de mettre au point la liste de 318 noms. Cette dernière a été validée en février, comme l’indique le Huffington Post, qui en dévoile le détail.

La part belle aux personnalités algériennes

Sans surprise, et compte tenu du passé colonial de la France dans la région, la liste fait la part belle aux personnalités originaires du Maghreb, avec une cinquantaine de noms.

Parmi eux, les Algériens sont largement les plus nombreux, avec une quarantaine d’individus cités. Paris et Alger se sont engagés depuis plusieurs mois à solder les questions mémorielles liées à la colonisation française et à la guerre d’Algérie. L’historien français Benjamin Stora a notamment été chargé par l’Élysée de la rédaction d’un rapport sur la question, remis fin janvier et dans lequel le spécialiste livre un certain nombre de recommandations. Un contexte qui pourrait en partie expliquer la surreprésentation d’Algériens dans la liste du Conseil scientifique.

Si quelques personnalités politiques algériennes sont citées – en particulier Messali Hadj (1898-1974) et l’émir Abdelkader (1808-1883) – la liste est trustée par les artistes, les intellectuels et les sportifs : les islamologues Mohammed Arkoun (1928-2010) et Malek Chebel (1953-2016), les chanteurs Ouarda Ftouki (1939-2012), Dahmane El Harrachi (1926-1980) Idir (1949-2020) et Rachid Taha (1958-2018), ou encore les footballeurs Mustapha Zitouni (1928-2014) et Ali Benouna (1907-1980). On trouve également quelques militaires, dont Chérif Cadi (1867-1939), premier musulman de l’Algérie française admis à l’École polytechnique, des résistants au nazisme comme Mohammed Lakhdar Toumi (1914-1980), rescapé du camp de Dachau, et des militants anti-coloniaux comme Abdelkader Hadj Ali (1883-1957) et Frantz Fanon (1925-1961).

Des personnalités marocaines et tunisiennes

Pour les Marocains, le romancier Driss Chraïbi (1926-2007) est cité, ainsi que le footballeur Larbi Benbarek (1917-1992), dont Pelé avait dit qu’il était le « dieu du football » ou encore le major de la Légion étrangère de l’armée française Mohamed Larbi El Gharrafi (1972-2011), né à Tanger et tombé au combat en Afghanistan.

La Tunisie n’est pas en reste, avec le styliste Azzedine Alaïa (1935-2017) qui a fait les beaux jours du couturier Christian Dior, son ami la décoratrice et féministe Leïla Menchari (1927-2020), le militant des droits de l’homme Saïd Bouziri (1947-2009), l’aviateur natif de Sousse, Max Guedj (1913-1945), mort pour la France libre. Les intellectuels Albert Memmi (1920-2020) et Abdelwahab Meddeb (1946-2014) figurent également dans la liste.

Source : Jeune Afrique

Hamed Bakayoko, disparition d'un charismatique pilier de la politique ivoirienne

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Hamed Bakayoko, surnommé «Hambak», a successivement été leader étudiant, journaliste, patron de radio, député, maire d’Abobo, ministre de l’Intérieur, de la Défense, puis Premier ministre.Le Premier ministre ivoirien, Hamed Bakayoko, s’est éteint ce mercredi 10 mars en Allemagne des suites d’un cancer à l’âge de 56 ans. Il avait été évacué de Côte d’Ivoire pour raisons médicales le 18 février après une aggravation rapide de son état de santé. Hamed Bakayoko, pilier de la politique ivoirienne, du RDR puis du RHDP, jouissait depuis longtemps d’une forte popularité. ,

C’est à l’applaudimètre qu’on pouvait mesurer la popularité d’« Hambak », comme il était surnommé. Comme ce soir d’août 2019 dans le stade d’Abidjan archicomble, lors des funérailles nationales de DJ Arafat qu’il appelait son « fils ». Il avait longuement pris la parole pour improviser, émotion dans la voix, un hommage au roi du coupé décalé.

« Hamed », comme les Ivoiriens l’appellent souvent, n’était pas un grand orateur, mais il avait les qualités d’un tribun, la voix, la stature, le charisme. Il parlait à tout le monde, même lorsque la Côte d’Ivoire était divisée en deux camps irréconciliables, rendait des services, cultivait ses réseaux dans tous les milieux : politique, artistique, sécuritaires, diplomatiques.

Cette popularité, sa famille politique l’a utilisée comme un atout. Mais elle inquiétait aussi parfois jusque dans son propre camp. Parce que l'histoire d'Hamed Bakayoko est celle d'une ascension balzacienne, favorisée notamment par la confiance de Dominique Ouattara, l'épouse du président, puis du couple présidentiel. L’histoire d’un garçon qui, le baccalauréat pour seul diplôme, sera successivement leader étudiant, journaliste, patron de radio, député, maire d’Abobo, ministre de l’Intérieur, de la Défense, puis Premier ministre.

On s’est rapproché parce qu’on avait des points communs. Des enfants du peuple qui ont commencé très bas et qui sont montés, à force de travail, d’abnégation et de résilience, qui se sont construits. On avait cela en commun, cela nous a rapproché.

Certains lui attribuaient des velléités présidentielles, notamment après la mort de son prédécesseur, Amadou Gon Coulibaly, en juillet 2020. C’est de toute façon Alassane Ouattara qui a alors remplacé son dauphin. Hambak pensait-il ensuite à la présidentielle de 2025 en se rasant le matin ? « Non, j’aime bien ma vie telle qu’elle est », répondait le Premier ministre aux journalistes, il y a quelques semaines encore, sans convaincre. Hamed Bakayoko venait d'être réélu député, malgré son absence, à Séguéla.

Source : RFI

Mauritanie : cité par une enquête, le ministre Dia Malal remplacé par Diallo Amadou Samba

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Mauritanie : cité par une enquête, le ministre Dia Malal remplacé par Diallo Amadou SambaFinancial Afrik - Les limogeages se poursuivent pour les ministres et hauts fonctionnaires cités dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire (CEP) sur la gouvernance de Mohamed Ould Abdel Aziz, président mauritanien de 2008 à 2019.


Après Moktar Ould Djay qui a été remplacé à la tête de la Société nationale industrielle et minière (SNIM) par Mohamed Vall Telmidi ce 8 mars 2021, c’est au tour de Dia Moktar Malal de céder son poste de Ministre Secrétaire général du gouvernement à Diallo Amadou Samba. C’est un communiqué lapidaire daté de ce mardi 9 mars émanant de la présidence de la République qui annonce le limogeage de Dia Moktar.

Ministre de la Justice sous Aziz, il avait été nommé par le président Mohamed Ould El-Ghazaouani au poste de Ministre Secrétaire général du gouvernement alors que son nom apparaissait dans le rapport de la Commission d’enquête parlementaire.

Son remplaçant Diallo Amadou a fait un bref passage au gouvernorat de Nouakchott nord de 2019 à 2020. Le dernier poste qu’il a occupé avant sa nomination comme gouverneur est celui de chargé de mission au ministère de l’Intérieur.

Selon la presse locale, Amel Mint Maouloud, actuelle directrice générale de la compagnie aérienne publique Mauritanie Airlines, et ministre des Transports sous l’ex-président Aziz, citée elle aussi dans le rapport de la CEP sur la gouvernance de ce dernier, est également sur la sellette et doit être remplacée incessamment à la tête de la compagnie.

Les ministres de l’ancien chef d’Etat cités dans le rapport de la CEP ainsi que l’ex-chef de l’Etat lui-même sont attendus aujourd’hui à la brigade de répression des crimes économiques et financiers. A en croire la presse locale, il est prévu que l’ex-président se rende aussi au Palais de justice de Nouakchott sur convocation du ministre de la Justice.

Source : Financial Afrik

Arrestation de l’activiste Hamed Ould Bilal pour une photo avec Bazra Ould Haidalla

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Arrestation de l’activiste Hamed Ould Bilal pour une photo avec Bazra Ould HaidallaRmi-info - Des sources médiatiques ont fait état de l’arrestation de l’activiste Hamed Bilal pour avoir apparu sur une photo avec Bazra Ould Haidalla, le fils de l’ancien président mauritanien, Mohamed Khouna Ould Haidalla.

Le 14 juillet 2016, Hamed Billal et Cheikh Baye ont été condamnés à 3 ans de prison pour “outrage” à Mohamed Lemine Ould Cheikh, à l’époque ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement.

À la prison civile de Nouakchott, Hamed Bilal fera connaissance avec les frères Haidalla, en prison pour trafic de drogue. Les deux frères apporteront un soutien aux activistes et une amitié se liera entre eux.

Aujourd’hui, plusieurs voix se sont levées pour dénoncer cette interpellation injustifiée. D’autres se demandent si les activistes ne sont pas sous surveillance accrue.

Il y a quelques jours, la Direction générale de la sûreté nationale (DGSN) a défendu les policiers d’avoir des contacts avec les journalistes.

La rédaction

Éducation : Le point sur la réforme

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Éducation : Le point sur la réformeLe Calame - Dans l’émission « Liqakhass » (entretien exclusif) de la télévision publique Al Mouritaniya, le Ministre de l’Éducation nationale, de la formation technique et de la réforme, monsieur Mohamed Melaïnine ould Eyih, a passé en revue diverses questions, toutes relatives à une réforme freinée par le Covid-19 mais qui reste le principal chantier de l’École républicaine annoncée par le président de la République dans son programme « Taahoudati ».

Le ministre a d’abord évoqué l’essentiel pour toute réforme, à savoir l’investissement dans les ressources humaines. Avec une masse salariale passée de 48 milliards d’ouguiyas à 63 milliards, au cours des deux dernières années, et le démarrage de la construction d’infrastructures scolaires, dans le cadre du programme « Mes priorités » (900 classes) et « Mes priorités élargies » (1000 classes), la réforme lui paraît bien lancée.

Elle concerne d’abord l’enseignement de base et commencera à donner ses fruits dans six ans, à la fin du premier cycle primaire. La programmation est étalée sur plusieurs années : c’est le long terme que la réforme vise.

En ce qui concerne la plateforme numérique centralisant toutes les données du département, « elle facilite la gestion », dit le ministre, « non seulement du personnel mais, également, des centaines de milliers d’élèves, par l’attribution d’un numéro national permettant le suivi de chacun durant tout son cursus ».

La plateforme permet aussi d’établir des statistiques fiables. « Elle nécessite du temps et des moyens pour atteindre sa pleine efficacité mais nous avons commencé avec les ressources disponibles […] Concernant par exemple l’enseignement privé qui nous posait d'énormes problèmes en termes d’organisation, nous avons y introduit déjà les élèves du Primaire. Ceux du Secondaire suivront. Toutes les données devraient être disponibles dans trois à quatre mois », espère Ould Eyih.

Retour en force des cantines scolaires

Relancée il y a quelques jours à partir des régions de l’Est, le programme de nutrition scolaire (cantines) est lié directement à celui du président de la République concernant la lutte contre la pauvreté et la marginalisation.

Il s’agit d’une approche nouvelle consistant à intégrer les cantines dans les politiques nationales de lutte contre la pauvreté (à travers la Délégation Taazour et le Commissariat à la sécurité alimentaire), ce qui fait qu’il n’est plus seulement dépendant des éventuels apports de nos Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

Aide aux citoyens démunis, par la prise en charge alimentaire de leurs enfants, les cantines contribuent également à la lutte que mènent les autorités contre la déperdition scolaire. Comme par le passé, elles sont aussi un élément important de cohésion sociale car les enfants y apprennent le partage, en vivant ensemble dans de similaires conditions.

Le choix des écoles bénéficiaires est fonction de la situation économique de leur zone respective et du nombre des élèves. Les PTF associés à ce vaste programme de nutrition scolaire concernant plus de 700 écoles et doté d’un financement de 14 milliards d’anciennes ouguiyas sont le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et Counterpart International, une ONG américaine intervenant dans le secteur du développement international.

On remarque, parmi les donateurs, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et le département américain de l’Agriculture (USDA). Évaluée par des experts, la valeur nutritive des produits utilisés est certaine mais la présentation de ces repas indexée par divers internautes, « est liée intrinsèquement à l’état de bon nombre d’écoles rurales », reconnaît le ministre en toute franchise, ajoutant que « le gouvernement travaille, dans le cadre du programme "Taahoudati", à améliorer ces conditions générales ».

De l’évaluation des enseignants

Une grande partie de l’émission fut consacrée à l’évaluation des enseignants « qui aura lieu dans les conditions idoines », affirme Mohamed Melaïnine ould Eyih, précisant qu’« elle répond à deux objectifs : la formation de base et la formation continue.

La réforme envisagée passe par le développement des ressources humaines avec le recrutement, depuis 2019, de 1700 enseignants et 400 prestataires de services. Cette année 2021, le département compte engager plus de 1200 nouveaux cadres (800 instituteurs, 300 professeurs) en plus d’inspecteurs et de formateurs des Écoles NormaIes d’Instituteurs (ENI).

La sélection sera relevée. Pour entrer à l’École NormaIe Supérieure (ENS), il faudra désormais justifier d’un bac+5. Pour garantir la qualité de l’enseignement, les critères d’entrée et de sortie doivent être bien précis.

« Il y a des insuffisances notoires dans la formation », reconnaît le ministre,« y compris à l’entrée des écoles professionnelles. Naguère, il arrivait souvent que le nombre réel d’admis ne couvrît pas les besoins et l’on puisait donc dans les « admissibles […] : c’est ce genre de situation qu’il faut éviter à l’avenir ».

À un autre niveau, certains parlent de formation « approximative » dans les ENI où le souci prioritaire était d’obtenir à tout prix le plus haut taux possible de scolarisation :la quantité au détriment de la qualité...

Tous ceux qui entraient dans ces écoles « professionnelles » en ressortaient systématiquement avec un diplôme les habilitant à enseigner ! Les insuffisances de la formation surgissaient alors sur le terrain. L’évaluation – que personne ne devrait contester… – doit servir à déterminer le besoin de formation de chaque enseignant et à penser les contenus de celle-ci.

L’impérative nécessité de mener une réforme profonde de l’enseignement appelle donc à l’unanimité des enseignants sur le besoin d’évaluation, prélude à une offre de formation continue indispensable, même dans un contexte normal, dans la vie professionnelle de tout fonctionnaire.

C’est en cette démarche que le ministre a rencontré les syndicats pour les rassurer sur les finalités dudit processus qui ne vise en aucun cas à exclure, contrairement à ce que laissent supposer certains, ceux qui seraient déclarés « faibles » mais à partir sur de saines bases avant d’entamer le renforcement des capacités par la formation continue.

Il s’agit d’un nouveau départ avec l’apparition, dans les prochaines années, d’enseignants d’un nouveau profil et – il va sans dire mais cela ira certainement mieux en le disant –l’accroissement des compétences de ceux déjà en activité par ces formations à forte dose d’innovation didactique et pédagogique.

La même démarche s’appliquera aux enseignements secondaire et professionnel mais le ministère a commencé par le Fondamental, en sa qualité de base et au regard des ressources disponibles qui dictent des choix programmatiques.

Les formateurs seront choisis prioritairement au sein des inspecteurs de l’enseignement fondamental, des professeurs du Secondaire et des instituteurs expérimentés, notamment ceux qui ont participé à la réécriture des programmes.

Une profession à revaloriser

La revalorisation de la profession d’enseignement, dont le projet de loi a déjà été présenté en conseil des ministres, passe par ce besoin de mise à niveau qui profite prioritairement aux enseignants eux-mêmes et aux élèves sous leur responsabilité. L’enseignant qui chercherait à s’en dispenser porterait préjudice aux élèves : le ministère ne saurait le tolérer.

L’évaluation était d’ailleurs déjà prévue au temps de la séparation des ministères (enseignement fondamental et enseignement secondaire), une journée de sensibilisation avait même été organisée avec l’implication des syndicats.

Son démarrage fut retardé par l’apparition du coronavirus. « À l’époque, aucune voix discordante ne s’était élevée », fait remarquer le ministre,« alors pourquoi maintenant où l’on s’apprête à mettre en œuvre cet important volet de la réforme ? ».

À ceux qui voudraient voir les directeurs des écoles exemptés d’évaluation, le ministre répond par la négative, « ne sont-ils pas eux-mêmes chargés de l’encadrement de proximité ? », fait-il remarquer. Le sort de 600 instituteurs versés dans l’enseignement secondaire et dont certains sont détenteurs de diplômes de l’enseignement supérieur a aussi été évoqué.

Le ministre ne voit aucune opposition notoire au passage d’un corps à un autre mais souligne que celui-là est régi par la loi (fonction publique).

D’autres questions subsidiaires ont été abordées, comme celle des livres scolaires produits par l’Institut Pédagogique National (IPN) et vendus sur les marchés dix fois leur prix ou la dotation des Directions régionales (DREN) en véhicules 4x4.

Concernant le trafic des manuels scolaires,« ce sont des agissements condamnables contre lesquels le département est décidé d’agir fermement », prévient Ould Eyih. Présentement, ce sont les DREN qui recensent les besoins par niveau et par école, avant de faire parvenir les livres aux établissements en fonction de ces données.

Chaque élève devrait donc en être pourvu. C’est loin d’être le cas et cette anomalie situe la zone où s’est organisée la gazra… On doit s’attendre à des actions concrètes visant à y mettre définitivement fin.

Abordant l’appui financier au secteur privé, « certaines écoles ne sont pas à jour en termes de critères à remplir », admet le ministre,« mais une partie de l’aide a été retenue pour être distribuée aux établissements qui n’ont pu, en fin d’année budgétaire 2020, fournir à temps les informations requises mais qui parviendront à redresser leur situation ».

Et de conclure sur l’impact notablement fort de la pandémie sur la présente année scolaire. « La situation est fort différente de l’année dernière. En 2020, le COVID-19 est arrivé à un moment où le programme était déjà bien entamé et nous avons pu opérer un ajustement en prolongeant simplement la scolarité.

Ce n’est pas le cas cette fois où nous avons ouvert en pleine pandémie. Nous pouvons certes prolonger, écourter les vacances scolaires, voire en supprimer, mais il faudra finir l’année au bon moment (Juillet-Août) pour démarrer la rentrée 2021-2022 dans des conditions normales. Une stratégie est en cours d’élaboration pour s’adapter à cette contrainte partout présente dans le Monde ».

Sneïba Mohamed

 

Concertation entre le ministère de l’éducation et les syndicats autour de la question de l’évaluation des enseignants

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Concertation entre le ministère de l’éducation et les syndicats autour de la question de l’évaluation des enseignantsSahara Médias - Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la réforme a appelé tous les représentants des syndicats et associations de l’enseignement fondamental à une réunion de concertation vendredi prochain dans les locaux de l’institut pédagogique national (IPN) afin de discuter le nouveau projet de l’arrêté relatif à l’évaluation des enseignants.

Dans une lettre adressée hier lundi aux syndicats, le ministère a réaffirmé son souci de parvenir à une forme consensuelle, avant d’ajouter qu’il était ouvert à toutes les propositions faites par les syndicats dans le cadre du respect des lois et textes en vigueur.

Le ministère a ajouté que les propositions doivent tenir compte des garanties nécessaires pour parvenir aux résultats attendus de l’évaluation et qui vise à déterminer avec exactitude les besoins des enseignants en formation et l‘élaboration d’un plan de formation à même de la réaliser.

Le ministère a déclaré que la nouvelle copie est le résultat d’un dialogue entre le ministère et les syndicats avant d’ajouter qu’il présentait, comme convenu, un projet d’arrêté d’évaluation.

Le ministère a invité l’ensemble des syndicats à assister à cette réunion vendredi à l’IPN afin de discuter le projet.

Il a ajouté espérer que le nouveau texte ait permis d’écarter les appréhensions formulées par les syndicats, certains point ayant été révisés, notamment la classification des groupes et la publication des résultats.

Enfin le ministère précise que les enseignants âgés de 58 ans et plus, sont exemptés, au terme du nouvel arrêté de l’évaluation et proposé de soumettre les directeurs à une évaluation particulière, sur la base d’un suivi sur le terrain, considérant qu’il s’agira d’un volet de l’évaluation.

Source : Sahara Médias

Le ministère de l’habitat met en garde contre la vente de terrains dans une zone de Nouakchott

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Le ministère de l’habitat met en garde contre la vente de terrains dans une zone de NouakchottSahara Médias - Le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a mis en garde vendredi contre la vente de certains terrains situés au sud-ouest du carrefour appelé communément « carrefour de la théière », à Tevragh Zeina, sur la route de l’aéroport international de Nouakchott.

Dans son communiqué le ministère a révélé qu’il a constaté ces derniers temps une activité soutenue d’intermédiaires proposant la vente de terrains situés derrière « le secteur NOT-EXT module H suite » à Tevrag Zeina, notamment la bande située au sud-ouest du « carrefour de la théière », considérant qu’il s’agit d’un morcellement d’une zone rurale.

Afin de préserver les biens de tous, le ministère affirme que la zone en question ne figure pas sur les plans approuvés par les services compétents.

Le ministère a appelé tous les citoyens à la prudence et à se conformer aux étapes annoncées auparavant pour s’assurer de la légalité de tout terrain avant de l’acheter.

La plus importante parmi ces mesures s’assurer que le terrain proposé à la vente existe effectivement sur un plan de lotissement urbain approuvé et consigné auprès des services de l’urbanisme.

Il faut également s’assurer auprès de la direction des domaines que l’appartenance du terrain est originale et légale et qu’il ne fait pas l’objet de litige, en informer les services de contrôle urbain relevant du ministère de l’habitat.

Celui-ci ajoute qu’il procédera à la destruction de toute construction sur un espace appartenant à l’état, à une collectivité locale ou sur toute zone du domaine public soumise à un plan d’aménagement pour la remettre à son état initial à la charge de l’occupant illégal.

Le ministère a également menacé d’ester en justice contre les intermédiaires, les techniciens ou tous ceux qui auront contribué au morcellement illégal conformément aux articles 121 et 125 du code de l’urbanisme.

Source : Sahara Médas

Escale technique à Nouakchott du président de Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo

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Escale technique à Nouakchott du président de Guinée Bissau, Umaro Sissoco EmbaloLe Calame - Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, a fait une escale technique lundi après midi à l’Aéroport International « Oum Tounsi » de Nouakchott, en compagnie d’une forte délégation comprenant les responsables gouvernementaux chargés des questions liées à la diplomatie et à la sécurité.

Malgré le caractère bref de son passage en terre mauritanienne, le leader bissau-guinéen a eu droit à un accueil digne d’une visite d’Etat de la part du président Mohamed Cheikh El Ghazouani, qui s’est déplacé avec le premier Ministre, Mohamed ould Bilal et d’autres responsables de haut rang.

Une considération qui témoigne des excellentes relations entre Nouakchott et Bissau, qui accueille une forte communauté mauritanienne très active dans le commerce, estiment de nombreux observateurs.

Source : Le Calame

Mauritanie/CAF: Soutien du Maroc après un coup de fil de Ghazouani

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Mauritanie/CAF: Soutien du Maroc après un coup de fil de GhazouaniSenalioune - Selon le journal Jeune Afrique, un coup de téléphone entre le roi Mohammed VI et le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, a permis à ce dernier d’obtenir le soutien du Maroc à la candidature mauritanienne pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF). Le vote pour la compétition est prévue le 12 mars prochain.

Selon toujours le journal, il y a une forte compétition entre la Mauritanie et la Côte d’Ivoire pour la présidence de la CAF. D’autres appels téléphoniques et contacts directs ont été faits par des dirigeants des pays africains, chacun cherchant un soutien pour le candidat de son pays à la présidence de la CAF.

Le journal a souligné que le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a fait pression en faveur de son candidat. Il a même envoyé deux de ses ministres dans plusieurs pays pour tenter d’obtenir des soutiens.

Par contre le président mauritanien, Ould Ghazouani, poursuit ses appels avec un certain nombre de dirigeants africains pour obtenir le soutien du candidat de son pays Ahmed Ould Yahya.

Par Moustapha Sidiya

 

Sommet G5 Sahel : Ould Ghazouani plébiscité par la conférence des chefs d’Etat à NDjamena

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Sommet G5 Sahel : Ould Ghazouani plébiscité par la conférence des chefs d’Etat à NDjamenaKassataya - Le rideau vient de tomber sur la 7ème session de la conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel dans la capitale tchadienne sur fond d’un satisfecit de la présidence mauritanienne qui aura marqué ses homologues africains et participants observateurs. L’initiative de la création d’un prix pour la culture de la paix fait l’unanimité du sommet auquel le président français a participé en visioconférence.

C’est un président mauritanien requinqué par le bilan positif de sa présidence qui est rentré à Nouakchott après avoir convaincu ses pairs africains et le président français que le G5 Sahel progresse dans la sécurité et le développement au Sahel.

En proposant un prix pour consolider la culture de la paix Ould Ghazouani a séduit même le premier ministre marocain invité pour la première fois de cette 7 ème session de la conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel ainsi que le président sénégalais.

Son idée va dans le sens de favoriser une émulation notamment au niveau de la jeunesse des pays sahéliens à s’approprier de leur culture pour favoriser la paix et de contribuer à la prévention des conflits dans cette bande sahélo-saharienne infestée de terroristes islamistes.

C’est un plébiscite pour le chef de l’Etat mauritanien qui aura rempli sa feuille de route et montré que ce n’est pas un hasard que Nouakchott est bel et bien la capitale du G5 Sahel qui vient de gérer avec succès la planification d’une opération conjointe d’envergure au fuseau-Ouest.

Ould Ghazouani peut être satisfait de sa capitale qui abrite ainsi la première école de guerre transnationale au monde le collège de défense crée en 2016 et inauguré le 2 février dernier.

C’est également sous sa présidence que 18 sur 21 projets du programme de développement d’urgence ont démarré avec les partenaires de l’Alliance Sahel en lien avec la corona –résilience et le développement rural.

Le président mauritanien a capitalisé les relations du G5 Sahel avec les institutions financières mondiales le FMI et la Banque mondiale pour demander l’annulation de la dette extérieure des 5 pays sahéliens pour mieux faire face aux implications sanitaires économiques et sociales de la covid-19.

Et enfin son plaidoyer pour la surveillance et la protection de la façade maritime du G5 est une invitation à ses pairs africains de lutter contre la piraterie et la pollution maritime, l’immigration clandestine et les trafics illicites.

Un passage de témoin réussi au Maréchal Idriss Déby qui débute bien son mandat en déployant 1200 soldats tchadiens dans les trois territoires du Jihadisme Mali-Burkina-Niger. Le nouveau président du G5 Sahel aura également la lourde tâche de faire face à 2 millions de déplacés depuis le début du conflit.

Cherif Kane

Crever l’abcès !

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Crever l’abcèsL'Authentique - Le système est fort. Il continue de dicter ses lois. Invisible et insaisissable, c’est lui qui dirige le pays.

Il est si fort que même si, à une époque quelconque, on changeait les hommes du pouvoir, ils demeureront toujours à la tête du pays... par photocopies humaines interposées ! Une sorte de force de duplication et d’ubiquité, que toutes les réformes, tous les changements d’hommes, tous les coups d’Etat, toutes les élections, toutes les révolutions du monde ne parviendront à exorciser.

Quinze années après le départ de Ould Taya, les Mauritaniens sont unanimes à reconnaître que, malgré tout le travail abattu depuis, celui du CMJD et son gouvernement, en terme de bonne gouvernance administrative ; les actes posés par Sidioca, les intentions exprimées par Ould Abdel Aziz, lors de sa prise de pouvoir alors qu’il se déclarait « Président des pauvres ».

Malgré les prédispositions du tout nouveau président Mohamed Ould Ghazouany, au final, les petites injustices sont demeurées en l’état, les abus d’autorité et de pouvoir n’ont pas disparu, les difficultés quotidiennes sont toujours les mêmes, les pauvres sont toujours pauvres et les riches encore plus riches.

Regardez autour de vous, regardez du côté de la haute hiérarchie administrative, économique et militaire, et vous verrez que ce sont toujours les mêmes d’il y a dix, vingt, trente ans qui sont là si ce ne sont leurs rejetons de fils.

sur la scène publique, les cas d’injustice continuent d’être vécus au quotidien : le spéculateur foncier Cheikh Ridha continue de "se la couler douce" après avoir ruiné des centaines de familles, poussant la majorité d’entre elles, dans la rue ; des candidats au recrutement dans les corps de la sécurité continuent d’être poussés par des « mains invisibles » là où leur citrouille ne les aurait jamais permis d’accéder.

Comme par le passé, ils sont nombreux les candidats méritants, qui ont subi la gifle de l’injustice tribalo-régionaliste et celle des mafias affairistes, avec la complicité des surveillants et le recours systématique à la triche par portables interposés.

En termes des droits de l’homme et surtout de liberté, la question de l’esclavage est rangée dans les tiroirs, tue et étouffée par le Pouvoir, parvenu à mettre les acteurs de la société civile en rangs serrés ; les formations politiques de l’opposition observent un silence complice et se morfondent dans l’antichambre du Pouvoir dans l’espoir d’être cooptées auprès du maître de céans et disposer de ses bonnes grâces. Plus aucune de voix discordante dans ce pays... Le calme est plat.

En terme de gestion de la chose publique, le clientélisme est toujours érigé en mode de conduite de l’administration ; les marchés publics accordés de gré à gré, la stigmatisation de jeunes, les méfaits des forces de l’ordre ou plus précisément, le traitement que celles-ci réservent aux manifestants pacifiques, le partage inéquitable des ressources du pays détenues par une portion de riches et hommes d’affaires, constituent entre autres, des éléments constitutifs de la marque déposée de ce système et par voie de conséquence, des Autorités.

Finalement, tout se passe comme si la justice et l’équité dérangent, déstabilisent, nuisent à l’image et pervertissent la mission de l’administration.

En arrivant au Pouvoir il y a près de deux ans, le président Ould Ghazouany s’était engagé à changer la situation, suscitant à l’occasion, l’espoir d’un renouveau au sein des populations meurtries.

Il ne savait certainement pas que pour remuer le « cocotier Mauritanie » et voyager loin, il ne faut pas seulement se lever tôt et ménager sa monture, il faut aussi avoir la force de David et Goliath réunis, le pouvoir de crever « l’abcès Mauritanie »... radicalement, sans état d’âme, sans regret.

Oumar Moktar

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 17 Février 2021

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Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 17 Février 2021Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi17 Février2021 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de la Société Nationale de Distribution du Poisson (SNDP).

-Projet de décret abrogeant et remplaçant le décret N°2017-093 en date du 10 juillet 2017 portant création de l’Autorité Mauritanienne d’Assurance-Qualité de l’Enseignement Supérieur et fixant les règles de son organisation et de son fonctionnement.

Le projet de décret permettra à l’Autorité Mauritanienne d’Assurance-Qualité de l’Enseignement Supérieur, à l’instar des agences similaires de la sous-région, de pouvoir travailler avec plus d’efficacité, de renforcer les aspects purement scientifiques de son action et d’aligner son organisation.

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Secrétariat Général de la Présidence de la République

Cour des Comptes

Président de la Chambre des entreprises publiques : Mohameden Ould Bah Ould Hella, précédemment chargé de l’intérim de la même Chambre.

Conseiller du Président de la Cour : Abdallahi Salem Ould Zein, précédemment Commissaire du Gouvernement

Commissaire du Gouvernement : Mohamed Ould Tijani, précédemment Commissaire Adjoint du Gouvernement

Commissaire Adjoint du Gouvernement : Mohamed Yahya Ould Izidbih, précédemment Directeur de l’Administration et des Moyens

Direction de l’Administration et des Moyens

Directrice : Bowba mint El Khaless, précédemment Secrétaire Générale de l’Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou.

Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Sidi Maouloud Ould Brahim, précédemment Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication.

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Sidi Ould Moulaye Zein.

Source : AMI

 

Balla Touré prend politiquement ses distances avec Biram Dah ABEID et fustige la gouvernance de Ghazouani

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Balla Touré prend politiquement ses distances avec Biram Dah ABEID et fustige la gouvernance de GhazouaniUne autre trajectoire politique, c’est ce que s’est tracé désormais Balla Touré, un soutien de de la première heure de Biram Dah ABEID et membre très influent du Rassemblement pour une action globale (RAG) et de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie).

En conférence de presse ce mardi 16 février à Nouakchott, à son domicile, Balla Touré a annoncé la création d’un mouvement politique intitulé « Le Sursaut Populaire Démocratique », prenant ainsi politiquement ses distances avec Biram Dah ABEID, arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle de 2019.

Face à la presse, Balla Touré, coordinateur du mouvement « Le Sursaut Populaire Démocratique », a fait d’entrée de jeu un diagnostic sans complaisance de la gouvernance du président Ghazouani, avant de revenir sur les raisons qui ont amené à la création de leur mouvement politique.

« Nos espoirs ont été trahis, explique Balla Touré. Aujourd’hui, regardez comment nous vivons dans ce pays : le peuple est dans le désarroi. Vous avez visité nos écoles ? Vous avez visité nos hôpitaux ? Dans ses structures publiques, les mauritaniens ne veulent plus s’y rendre […]. Les mauritaniens vivent mal. À Nouakchott, les familles, qui peuvent couvrir les 3 repas, sont très peu nombreuses. A l’intérieur du pays, c’est la famine quasi généralisée. A cela s’ajoute la récurrence de la violation des droits humains. On continue à tabasser les jeunes parce qu’ils veulent aller à l’université. On continue à tabasser les villageois parce qu’ils refusent que des poubelles soient versées sous leur nez, à Tiviritt où des femmes ont été trainées, blessées, martyrisées. On viole le sacro-saint droit à l’expression, à la liberté. Les droits de l’homme se trouvent confisqués par un régime qui n’a plus le soutien des mauritaniens. Nous sommes nombreux, nous les mauritaniens, qui ne nous reconnaissons plus en ce régime qui est devenu minoritaire ».

Le coordinateur du mouvement « Le Sursaut Populaire Démocratique » a invité la classe politique mauritanienne à dépasser « les intérêts personnels, de clans et de groupes » pour regarder en face l’intérêt de la Mauritanie, rappelant au passage qu’ «il y’a du feu dans la demeure ».

« Nous sommes mouvement de contre-propositions. Nous avons décidé de proposer une alternative et une autre façon de militer pour que des changements profonds interviennent en Mauritanie et pour qu’enfin, la Mauritanie soit un pays véritablement démocratique, libre et égalitaire, pour qu’il n’y ait plus de racisme, d’exclusion, de tortures publiques », a déclaré Balla Touré qui n’a pas manqué de s’interroger sur ce qu’est devenue l’opposition démocratique.

Un pas vers la rupture

Jusqu’ici, Balla Touré a été un fidèle parmi les fidèles de Biram Dah ABEID. Un pas a-t-il été franchi vers une rupture entre les deux ? La réponse a été renvoyée aux calendes grecques par Balla Touré qui affirme qu’il restait à IRA-Mauritanie que dirige Biram Dah ABEID. Une manière pour lui de dissiper tout nuage qui pourrait laisser planer la consommation du divorce.

« Nous ne quittons pas IRA-Mauritanie. Depuis 3 mois, nous travaillons à la mise en place de cette organisation politique. Il y’a quelques jours, j’étais sur le terrain pour travailler en faveur des droits humains pour IRA-Mauritanie. Nous restons à IRA-Mauritanie et nous allons continuer à défendre les droits humains, à dénoncer les violations des droits de l’Homme », a déclaré Balla Touré qui a reçu ouvertement le soutien de la député RAG/SAWAB, Coumba Dada Kane, vice-présidente de IRA-Mauritanie.

Pour rappel, après avoir été reçu deux fois par le président mauritanien Mohamed Cheikh Ghazouani, Biram Dah ABEID annonçait qu’il enterrait la hache de guerre. « La Mauritanie a changé… », avait-il déclaré à nos confrères de « Initiatives News ». Une déclaration qui a fait couler d’encre…

Texte : par Babacar BAYE NDIAYE, pour Cridem