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COVID 19 : Ces chiffres qui n’effraient (presque) point ?

COVID 19 : Ces chiffres qui n’effraient (presque) point ?

Le Calame - Depuis quelques jours, la Mauritanie est frappée par la 3e vague de la COVID19. Les chiffres qui avaient abordé une courbe ascendante ont repris leur envol depuis quelques jours, voire quelques semaines.

Ils ont même franchi la centaine de contaminations par jour. Du jamais vu lors des deux premières vagues. Suffisant pour inquiéter et interpeler les pouvoirs publics qui avaient commencé à se réjouir vite de la très forte baisse des chiffres de contaminations et de décès, même si une 3e vague continuait à les préoccuper.

En effet, la Mauritanie ne pouvait faire exception alors que ses voisins sont inondés par cette vague avec de nouveaux variants. Seulement, chez nous, les citoyens et même dans une certaine mesure les responsables sont très laxistes.

En effet, en dépit de ce qui se passe ailleurs, certains mauritaniens continuent à faire comme si cela n’arrivait ou n’existait pas. Partout on a observé un relâchement dangereux, un incivisme intolérable. Pas de masque, pas de gel, encore moins de respect de distanciation sociale. Jusqu’au niveau des structures de santé. Ne parlons pas de marchés ou pendant les cérémonies de famille (mariage, attachement, autres invitations…). Ce qui, comme on le sait, accentue les cas contacts et sociaux. Les visites et les différents concours sont aussi des opportunités pour le virus de se propager.

En dépassant les cent cas de contaminations avec quelques morts, le virus nous rappelle qu’il continue à vivre parmi nous, de jour comme de nuit. Le couvre-feu n’y peut rien, lui continuera à circuler surtout en plein jour parce que les conditions lui sont favorables.

Même si aujourd’hui, la Mauritanie dispose désormais de sérieux atouts pour faire face à la propagation du virus – tests, personnel, infrastructures, réanimation, oxygène- le civisme nous commande de rester vigilant car nos hôpitaux ne résisteront pas longtemps face à un flot de cas graves nécessitant des hospitalisations et de l’oxygène. D’ailleurs, à en croire le ministère de la santé la production d’oxygène connaît encore des problèmes.

La campagne de sensibilisation dont on entend parler dans les médias publics et les réseaux sociaux ne semble d’aucun effet ; les cas continuent à grimper. Les gens continuent à se promener dans les rues de « notre belle capitale », comme dit Mamane mais également dans nos villes. Ceux qui avaient dit que le virus est une pure invention des occidentaux pour diminuer la population en Afrique peuvent continuer leur campagne. Ils peuvent aussi reprocher à leurs états de chercher de l’argent auprès des partenaires au développement et en même temps s’interroger sur le sort réservé aux milliards annoncés par le gouvernement pour faire face à la pandémie.

Partout, les citoyens déambulent sans se préoccuper des risques qu’ils encourent et font courir aux autres. Ceci dans des voitures, dans des marchés et autres cafés. On dirait que les chiffres n’effraient presque personne. Pourtant, le danger est toujours là. Il nous menace tous. Sans oublier certes de demander des comptes à nos gouvernants sur la gestion des milliards mobilisés, nous devons tous engager la bataille de la sensibilisation et surtout de la vaccination dont on parle très peu dans nos foyers et dans nos espaces publics.

La société civile et la jeunesse ne doivent plus laisser ce combat aux seuls politiques, ils ont vu les résultats. Allez voir le sort réservé à certains équipements placés et oubliés dans nos marchés, dans nos administrations, dans nos gares routières etc. Que sont devenus nos hôpitaux de campagnes ?

DL