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Faits Divers

Angola : un mauritanien assassiné

Angola : un mauritanien assassinéLe Calame - La communauté mauritanienne en Angola de nouveau endeuillée avec l’assassinat dans la nuit du vendredi au samedi dernier d’un jeune diamantaire.Mamadou Ly (40 ans environ) natif de Maghama a été froidement abattu par un policier angolais. Etabli depuis plus de 15 ans, Ly revenait chaque année au moins une fois en Mauritanie.

Les circonstances du meurtre s’apparentent à un guet apens minutieusement préparé par son bourreau. Diamantaire de son état, Ly avait été approché par son meurtrier qui lui avait laissé entendre qu’il connaissait un groupe d individus disposant des pierres précieuses à la vente. Sans l’ombre d’un doute, Ly demanda à son chauffeur de s’apprêter pour un petit tour en dehors de la ville. Aussitôt dit aussitôt fait !!!

Après quelques kilomètres, le meurtrier qui est un policier angolais demanda au chauffeur de s’arrêter. Puis il demanda à Ly de continuer le reste du chemin à pieds.

Le chauffeur est resté quant à lui dans la voiture pour attendre leur retour. Quelle ne fut sa surprise. Quelques minutes plus tard, des tirs se font entendre. Réalisant l’irréparable, le chauffeur démarra en trombe essuyant des tirs. Légèrement blessé, il donna l’alerte.

La consternation gagna la communauté mauritanienne en Angola. Fortement mobilisés, les mauritaniens, après avoir exprimé leur indignation, entrent en contact avec les services de l’ambassade de Mauritanie à Luanda.

A son tour, la représentation diplomatique mauritanienne saisira les autorités angolaises afin qu’une enquête appropriée soit diligentée pour élucider les circonstances du meurtre et procéder à l’arrestation du ou des coupable(s) et des commanditaires.

L’enquête avance à vitesse d’éclair. Le chauffeur sur qui pesait des soupçons finira par avouer et dénoncer son complice qui n’est autre que son propre neveu.

C’est lui-même qui avait tiré sur sa propre jambe pour se « dédouaner ». Ala tête d’un important réseau, il avait prémédité leur crime pour mettre la main sur une importante somme d’argent que le défunt avait en sa possession. Ils auraient aussi agi au profit de nombreux créanciers de Ly qui avec sa mort trouvent une occasion en diamant de ne plus rembourser.

Les enquêteurs ont procédé à une reconstruction des faits. Après l’autopsie, la dépouille a été remise à la communauté mauritanienne. Et c’est le dimanche matin que Mamadou Ly a été inhumé, à Luanda. Ly laisse une famille orpheline. Il laisse six enfants issus de ses deux mariages avec une maghamoise et une angolaise.

Enfin, les ressortissants mauritaniens n’ont pas manqué de saluer les efforts déployés par l’ambassade de Mauritanie en Angola ainsi que le député de Maghama Niang Mamadou en accompagnement et en assistance.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Une femme et ses filles braquées

Cela fait des années que l’Est de Nouakchott – surtout Toujounine -  n’est plus une villégiature de tout repos pour ses habitants. Des bandes de malfaiteurs y sévissent, en dépit des nombreuses patrouilles de la gendarmerie et de la police. Le taux de la criminalité y est un des plus élevés, notamment dans les quartiers Charé Aziz, N’beyet Achra et Leegueila, les moins sûrs la nuit. Chaque jour emporte son lot de crimes et délits et les violons de ses commissariats sont le plus souvent  bondés.

Quartier Bil Wajhar, il y a quelques jours vers vingt heures, un père de famille quitte sa maison pour la mosquée voisine. Le voici à peine éloigné qu’on frappe à la porte. Âgée de seize ans, la fille aînée ouvre l’huis. Trois « djenks » enturbannés font irruption. Pointant des poignards, ils referment aussitôt la porte d’entrée, intimant l’ordre à la femme et ses enfants de ne pas broncher. « Passe-nous vite l’argent, les téléphones et les habits de valeur ; sinon, on te tue et viole tes filles ! » Effrayée, la femme s’exécute aussitôt. Elle leur remet une grosse somme, quelques téléphones et des boubous de bazin. Les truands se retirent sur la pointe des pieds, sans manquer de réitérer leur décision d’accomplir leurs menaces, si quiconque émet le moindre bruit. Informé dès son retour de la prière, le père part illico faire sa déclaration à la police qui envoie des éléments dresser un constat et interroger les victimes. La famille est plus tard informée que leurs agresseurs sont de jeunes charretiers qu’on voit d’habitude se présenter de jour, sous prétexte d’évacuer les ordures ménagères ; en fait dans le but de découvrir l’intérieur des maisons avant de planifier leur pillage. Aux dernières nouvelles, ces bandits n’ont toujours pas été arrêtés.

Le chef de la bande accusée de viol relâché

Il y a deux semaines, une bande forçait un domicile particulier au quartier Carrefour, à une heure tardive de la nuit. Ces truands ligotaient tout d’abord le père de famille, avant de se relayer, un à un, à violer son épouse, sous ses yeux, puis de s’éclipser après avoir enfermé et  bâillonné le couple.  Celui-ci finit par se libérer et court porter plainte. La police ouvre une enquête qui ne tarde pas à porter fruit. Cinq suspects sont coffrés et confrontés avec les victimes qui en reconnaissent certains. Celui qui semble le chef est un élément de la sécurité routière déjà lourd d’antécédents judiciaires. La police les défère, la semaine suivante, au parquet du tribunal de la wilaya de Nouakchott-Sud. Mais une source digne de foi nous affirme que le chef de la bande aurait été relaxé le jour même, sur intervention d’une personne influente qui essaierait de surcroît et « par tous les moyens », précise la même source, de faire relâcher les quatre autres écroués. Rappelons que plusieurs autres criminels, y compris des tueurs, furent par le passé relâchés sans problèmes, suite à des interventions de personnes haut placées.

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Tiris Zemour : arrestation du chef d’un important réseau de trafiquants de drogue

Tiris Zemour : arrestation du chef d’un important réseau de trafiquants de drogueSahara Médias - La gendarmerie nationale, dans la wilaya de Tiris Zemour a interpellé, il y a quelques jours, l’un des plus importants barons de la drogue dans la région et ouvert une enquête avant de le remettre entre les mains de la justice.

Selon les sources de Sahara Medias l’armée mauritanienne avait intercepté auparavant des véhicules appartenant à cet individu suspectés de transporter de la drogue mais certains de ces véhicules ont pu s’échapper.

Le suspect a été arrêté, il y a trois jours, à son arrivée à son domicile dans les environs de la ville de Bir Moghrein dans l’extrême nord-est de la Mauritanie.

Selon toujours nos sources les gendarmes ont découvert des quantités de drogue à bord du véhicule de l’intéressé et l’ont conduit ensuite à la brigade de gendarmerie.

Les services sécuritaires mauritaniens estiment que la personne interpellée est l’un des plus importants trafiquants de drogue dans la sous-région.

De larges espaces du territoire mauritanien connaissent de temps à autre des poursuites engagées par l’armée mauritanienne contre des trafiquants de drogue, qui opèrent dans cette région de passage vers les marchés européens.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Le présumé meurtrier de Riyad coffré

La banlieue Sud de Nouakchott a toujours été considérée comme une zone à haut risque. Le taux de la criminalité y est très élevé. Les violons des trois commissariats ne désemplissent jamais. La majorité des délinquants et malfaiteurs de la ville est issue des PK ou de Riyad mais la plupart préfèrent éviter d’opérer en ces lieux où ils ont vécu depuis l’enfance. Rares ceux qui osent s’y aventurer tard dans la nuit.

Un matin de la semaine passée, le cadavre d’une cinquantenaire est découvert par ses voisins.  Tout à la fois enseignante de Coran et guérisseuse, Mariem vivait seule et sans problèmes. Après le constat du substitut du procureur du tribunal de Nouakchott-Sud et des autres autorités, sa dépouille est transférée à la morgue de l’hôpital de l’Amitié pour y subir une autopsie. Les résultats révèlent que la pauvre femme a été violée puis étranglée et poignardée au cou.

La police ouvre une enquête. Quelques jours plus tard, ses agents interrogent plusieurs récidivistes. L’un d’eux ouvre une piste qui mène à un certain Yéro Amadou Diallo. Appréhendé le jeudi 2 Janvier au quartier El Mensiya du PK 13, celui-ci est aussitôt conduit au commissariat pour être auditionné. Selon une source de la police, il ne tarde guère à cracher le morceau, avouant avoir connu la victime lorsqu’ils étaient voisins, il y a quelques années. Il savait qu’elle gardait chez elle beaucoup d’argent que lui procuraient ses disciples et avait planifié son coup, une fois déménagé du voisinage.

Quelque temps plus tard, l’ancien bagnard pénètre, de nuit, au domicile de sa victime. Il la bâillonne, la ligote, abuse d’elle, lui met ensuite une corde au cou, l’étrangle, avant de lui porter enfin le coup de grâce en lui trouant la gorge. Puis il s’empare de tout ce qu’il peut emmener : argent, téléphones, bijoux, habits… Il était sur le point de s’enfuir au Sénégal quand a débarqué la police, alertée par les aveux de sa femme gardée à vue pendant deux jours. La reconstitution du meurtre s’est tenue le samedi 4 Janvier au soir. Le présumé meurtrier sera déféré ultérieurement au tribunal de Nouakchott-Sud, affirme une source digne de foi.

Le dispensaire de la drogue

Le fameux pénitencier de Bir Mogreïn, à l’extrême Nord du pays, fut établi pour recevoir le surplus de bagnards de droit commun que les prisons de nos grandes villes du pays ne peuvent plus loger. Depuis sa fondation, il en a reçu, en sus des condamnés des régions du Nord, deux caravanes de plus de deux cents chacune, tous assujettis à de lourdes peines, certains à perpétuité, d’autres encore à mort, comme Ahmed « Kalach » ou les assassins de la petite Zeïnabou. Les peines du dernier lot varient entre sept et quinze ans. Les seuls prisonniers en détention préventive sont ceux du Trésor avant leur jugement.

Loin de toute vie humaine, n’ouvrant qu’au désert et à la soif mortelle, le lieu décourage toute idée d’évasion physique. Les sources d’évasion « virtuelle », drogue et ses diverses substances, y semblaient tout aussi introuvables, au grand dam des toxicomanes. Jusqu’à une récente découverte, cette semaine, prouvant que les dealers sont décidemment imbattables.

Les autorités carcérales avaient remarqué un nouveau type de cigarette qui semblait fort recherché par les prisonniers. Curieux, un garde en saisissait une et ses supérieurs la faisaient analyser… pour découvrir qu’elle contenait bel et bien de la poudre blanche ! Mais comment celle-ci parvenait-elle à pénétrer en telle enceinte isolée de  tout ? Une enquête discrète était ouverte et finit par établir que c’était le plus souvent au retour d’une visite médicale que les bagnards malades ou prétendus tels se voyaient pourvus de telles cigarettes. La gendarmerie perquisitionne alors au dispensaire, interroge tout le monde…et découvre de grandes quantités de drogue planquées dans des cuves d’eau ! Une ou deux personnes soudoyées par les dealers officiaient au centre de santé. Avec quelle(s) complicité(s) ? C’est ce que cherchent encore à savoir les enquêteurs.

R.A.S au 1er Janvier 2020 !

Les fêtes de fin d’année, c’était toujours un pic d’insécurité à Nouakchott. Braquages, agressions, vols et viols se multipliaient en cette nuit de gala. Ivres pour la plupart, des centaines de jeunes dépravés passaient la nuit à circuler partout dans la ville, en quête d’« ambiance ». Une occasion d’or pour les  malfaiteurs de profiter de la pagaille et  voler, braquer, violer, à tout va. Mais, cette année, les autorités ont pris les devants, dispersant les attroupements et les soirées dansantes, au grand dam de la jeunesse. Chaque zone de la ville  fut quadrillée par un corps des forces de l’ordre : la police à la wilaya-Nord ; la gendarmerie à celle de l’Est et la Garde au Sud. Bilan : aucun incident n’a été déploré, Al hamdoulillahi ! Un tel climat de sécurité restera-t-il de mise ? On l’espère de tout cœur…

Mosy

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Dar-Naim : un incendie provoque la mort de quatre enfants

Dar-Naim : un incendie provoque la mort de quatre enfantsAl-akhbar - Quatre enfants issus d’une même famille ont péri mercredi 8 janvier courant à l’aube, à la suite d’un incendie qui s’est déclenché dans leur cabane, sise dans la moughataa de Dar-Naim, relevant de Nouakchott Nord.

Il s’agit de trois filles et d’un garçon âgés de 3 à 11 ans, ont révélé des sources familiales, selon lesquelles, les causes du drame n’ont pas encore été identifiées, même si certains suspectent un court-circuit électrique.

Le Hakem de la moughataa et le maire de la commune se sont rendus au lieu du drame pour compatir avec la famille éplorée et lui exprimer leurs condoléances.

Les parents des enfants décédés travaillent dans le gardiennage, indique-t-on.

Par Al-akhbar,
Traduit de l’Arabe par Cridem
Source : Al-akhbar (Mauritanie)

Drame à Riyad : des voleurs tuent une septuagénaire

Al-akhbar – Des voleurs ont tué lundi matin 30 décembre courant avant l’aube, dans la moughataa de Riyad à Nouakchott, une septuagénaire répondant au nom de Mariem Mint Mane.

La dépouille de la femme tuée, qui vivait en solitaire se trouve actuellement à l’hôpital de l’amitié, en attendant l’autopsie.

Le procureur de la république a constaté le décès, indique-t-on.

Par Al-akhbar,
Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

 

Un père de famille blessé par des malfaiteurs

Nous avons de cesse de le répéter : la zone Sud-est de Nouakchott est une des moins sûres et des plus dangereuses de Nouakchott. Il est vraiment risqué de s’aventurer la nuit dans El Vellouja, Mellah et Tarhil. Tout genre de crime y est commis, presque quotidiennement. Des bandes de délinquants et criminels y opèrent sans se soucier des autorités qui fournissent pourtant  d’énormes efforts à sécuriser les citoyens. Vols, cambriolage, viols, braquages et agressions sont monnaie courante en ces quartiers éloignés du centre-ville. Des dizaines de personnes furent poignardées au cours des mois passés à Mellah. Un aliéné mental y tenta d’égorger un gosse. Heureusement, on put intervenir à temps, sauvant celui-ci de justesse.

Non loin du fameux stade dudit quartier, une famille dort paisiblement vers quatre heures du matin, en ce dimanche 15 Décembre, quand le père est réveillé en sursaut par le fracas de la porte d’entrée qu’on force. Quatre gaillards au teint foncé armés de machettes et poignards font soudain irruption dans la maison. Infligeant au père quelques blessures, heureusement légères, à l’épaule et au bras, pour le tenir en respect, ils font ensuite le tour des chambres, s’emparent de tout ce qu’ils peuvent emmener et disparaissent dans l’obscurité. Vers six  heures du matin, le père de famille victime s’en va porter plainte au commissariat de police Toujounine 4.

Un épicier braqué

Toujours à Mellah, vers trois heures du matin du même weekend, une épicerie du secteur 2 est encore ouverte. L’épicier et son aide somnolent en l’attente d’éventuels clients, toujours possibles en veille de jours fériés. Tiens, voici une voiture qui s’arrête à l’entrée. Trois jeunes hommes de teint clair en descendent. Au moment de pénétrer dans la boutique, chacun d’eux sort une machette. « Qui bouge  meurt ! », menacent ils. Glacés de peur, l’épicier et son second ne bronchent plus. Les trois bandits vident le tiroir et s’emparent d’un gros lot de cartes de recharge, avant de déguerpir en toute hâte. Le pauvre épicier referme aussitôt les portes de son commerce. Le lendemain, il part à la police. La bande a commis d’autres agressions la même nuit. Aux dernières nouvelles, elle court toujours.

Le tir de Tevragh Zeïna est sans fondement

Samedi 14 et Dimanche 15 Décembre, des sites électroniques d’information publient une dépêche urgente obtenue, affirment-ils, ‘’de sources dignes de foi’’ une femme a tiré sur son mari avec pistolet de son neveu gendarme. Elle accuse son conjoint d’avoir épousé une seconde femme à son insu. Le tir aurait blessé le mari.

Nous avons contacté plusieurs sources de la police à Nouakchott pour vérifier l’info : aucune  n’est au courant d’une telle affaire. À commencer par la brigade des recherches du banditisme (BRB) du commissariat spécial de la police judiciaire qui doit être automatiquement et immédiatement informée de tout crime perpétré à Nouakchott, afin d’en préparer l’enquête. Bref, cette histoire est dénuée de tout fondement. L’opinion ne cesse d’être intoxiquée par de telles fausses informations relayées trop hâtivement par des media avides de scoop.

Dommage pour la crédibilité et la déontologie de notre profession ! Prendre juste ce qu’il faut de temps pour vérifier – et c’est très simple – la véracité d’une information avant de la publier ne coûte pas grand chose et l’on perd bien plus à se précipiter.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Décès de trois hommes d’affaires mauritaniens dans un accident de la route

Décès de trois hommes d’affaires mauritaniens dans un accident de la routeSahara Médias - Trois personnes sont décédées dimanche dans un accident de la route alors qu’ils revenaient de la ville de Zouerate. Selon le correspondant de Sahara Medias à Zouerate les victimes sont trois hommes d’affaires qui se rendaient dans cette ville pour un voyage d’affaires auprès de la société nationale industrielle et minière.

L’accident qui a couté la vie à trois personnes en plus de deux blessés dont le chauffeur est intervenu à 100 kilomètres au nord de la capitale.

Selon le correspondant de Sahara Medias la délégation était forte de six personnes dont deux avaient choisi de revenir à Nouakchott par le vol de la MAI.

Selon d’autres sources les hommes d’affaires faisaient partie du groupe « RAJA » présidé par l’homme d’affaires Zein El Abidine O. Cheikh Ahmed, président de l’union du patronat mauritanien.

Cette délégation était en prospection auprès de la SNIM en perspective d’un partenariat avec cette société et elle avait effectué des visites dans plusieurs sites de la société tout au long de la semaine.

Elle se proposait d’identifier les besoins de la SNIM dans le domaine des pièces détachées et autres équipements utilisés par la société.

Le groupe « REJA » voudrait faire des offres à la SNIM à chaque fois qu’elle lançait un appel d’offres pour l’acquisition d’équipements et moyens techniques.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

Tentative de parricide

Faits divers… Faits divers… Faits divers…On croyait la criminalité à Nouakchott à son comble. Le caractère inédit du tout récent drame suivant doit, hélas, nous en détromper. Quartier poteau 19 vers quatorze heures, un homme sort titubant d’une petite villa. Il tombe dans la rue, saignant du thorax et du bras.

Il fait signe aux voitures et aux passants pour qu’on lui porte secours. Aucune voiture ne s’arrête et les passants ne semblent pas remarquer qu’il saigne abondamment. Enfin, quelques badauds s’attroupent et, constatant la gravité de son état, hèlent les automobilistes.

Finalement, l’un d’eux accepte, compatissant, d’embarquer le blessé et lui propose de l’amener à l’hôpital mais l’homme préfère aller à la clinique El Avia du Carrefour, « dirigée par mon parent », explique-t-il. Là-bas, les médecins constatent qu’il a été poignardé à deux reprises et qu’une des blessures semble profonde.

Le poumon a été touché, établit la radiographie. Aussi évacue-t-on le blessé aux urgences de l’hôpital cardiologique avant de l’y placer en réanimation. Le même jour, la police interpelle sa femme et ses deux filles : W.B. et M. B., dernières personnes en sa compagnie aux alentours du drame.

Lorsqu’il reprend connaissance, O.B., le blessé, est interrogé par les policiers. Divorcé de la mère de ses deux filles, il y a plus d’une année, il s’inquiétait, déclare-t-il, du peu d’importance que la maman donnait à leur éducation, notamment morale, et lui avait demandé de les lui confier. Devant son refus, il avait fait appel au cadi qui promulguait un jugement mettant les deux filles à disposition de leur père.

Comme il ne s’est pas encore remarié, celui-ci loue une chambre non loin du domicile de son ex-femme et, surveillant maintenant mieux le comportement de ses enfants, entreprend de réprimander toute sortie nocturne injustifiée.

La réaction de la mère est de dresser ses filles contre leur père. Manques de respect et déplorables comportements en sa présence se multiplient au point qu’il envisage sérieusement de les séparer de leur mère, « vraiment pas respectable », dit-il.

Le jour du drame, une de ses filles l’appelle au téléphone en l’invitant à déjeuner chez la maman. Mais à peine entré, le voici poignardé par chacune des deux demoiselles ! Avaient-elles vraiment l’intention de le tuer pour rester avec leur mère et vivre leur vie ? Une telle folle idée si peu soucieuse des conséquences fait frémir.

Cela n’a en tout cas empêché le papa de se rendre au commissariat, dès sa sortie de l’hôpital avant-hier, pour les faire libérer.

Le faux médecin

Les réseaux sociaux et les sites électroniques d’information parlent, ces jours-ci, d’un prétendu médecin exerçant au service urologie de l’hôpital Cheikh Zayed. Sympathique, Taher est aimé de tous les patients, tant son bon comportement le distingue.

Mais les étudiants qui l’ont côtoyé en Algérie affirment qu’il n’y fut jamais inscrit en fac de médecine mais plutôt dans une école d’ingénieurs. Cependant son amour pour la médecine est réel et c’est pour cela qu’il s’est présenté en telle enseigne. « Il est intelligent et s’acquitte fort bien des soins primaires », reconnaît un médecin du service.

Cela nous rappelle l’épopée du faux médecin des années quatre-vingt-dix. Un certain Mohamed ould Bahou présentait, au dispensaire de Boutilimitt, une note de service en bonne et due forme, signée par le ministère de la Santé, le nommant médecin-chef de la localité.

Trois mois durant, il s’emploie à distribuer et vendre beaucoup de matériel de valeur entreposé dans les magasins du dispensaire, avant de quitter la ville sans être démasqué. Deux mois plus tard, le voilà à Guérou. Encore en médecin-chef ! Mais, cette fois, la gendarmerie va découvrir assez tôt le pot aux roses et le coffrer. On apprend alors sa véritable identité : Mohamed Ould Moihimmid.

Un repris de justice condamné à maintes reprises pour faux et usage de faux. Il détient des dizaines de cachets et des réserves de papiers à en-tête de toute l’administration du pays, ainsi que toutes sortes de faux diplômes. Sitôt hors de prison, l’escroc n’a cessé de reprendre et diversifier ses arnaques… jusqu'à nos jours.

Source : Le Calame (Mauritanie)