Mon09282020

Last update04:11:07 PM GMT

Back Culture

Culture

Dossier

Menace imminente de débordement de Manantali : une note de l'OMVS adressée à la Mauritanie sonne l'alerte

Menace imminente de débordement de Manantali : une note de l'OMVS adressée à la Mauritanie sonne l'alerteLe Haut Commissaire Adjoint de l’OMVS Brahim Lebatt H’Meyada a adressé le jeudi 24 septembre courant, un courrier au ministère mauritanien du pétrole, de l’énergie et des mines Abdessalam Ould Mohamed Saleh, relative au « déversement des eaux de la retenue de Manantali».

« Le niveau de la retenue a atteint ce matin la cote de 208,3 m KiN ; qui est inférieure de seulement 2 cm de la cote normale de gestion, qui est de de 204,03 », indique la lettre.

« Compte de l’importance des débits entrants dans la retenue (environ 1162m3/s), provenant de l’amont, l’opérateur du barrage de Manantali sera dans l’obligation de procéder à des lâchers dés l’atteinte de la cote normale, conformément aux consignes de gestion », ajoute le courrier.

Le message appelle plus loin le gouvernement mauritanien au maintien des mesures de sauvegarde, pour éviter tout désagrément lié à d’éventuels débordements du fleuve.

Par La rédaction de Cridem

Mauritanie : à Rosso, les inondations interrompent la circulation

Mauritanie : à Rosso, les inondations interrompent la circulationRFI Afrique - Les inondations consécutives aux pluies diluviennes enregistrées les 6 et 9 septembre dans la ville de Rosso au sud de la Mauritanie, sur la rive du fleuve Sénégal, continuent de bloquer la circulation automobile en centre-ville, et rend difficile la desserte de la périphérie. Une situation qui affecte à la fois les populations et les automobilistes.

Les habitants de Rosso n’en ont pas encore fini avec les désagréments. Les maisons construites dans des zones inondables sont toujours submergées. Des quartiers entiers sont isolés. De larges et profondes marres empêchent la circulation automobiliste. Les chauffeurs, malgré leur connaissance de la ville, ne peuvent les esquiver pour récupérer des clients.

« Les voies d’accès menant aux différents quartiers sont inondées, se désole Med Abdall, transporteur. Les eaux ont même endommagé le goudron dans plusieurs endroits de la ville.

Avant le déluge, j’avais l’habitude de sillonner les quartiers en faisant de nombreuses navettes chaque jour avec cette vieille Renault que vous voyez. Mes clients m’appellent souvent pour venir les chercher mais là, tout est bloqué. »

Des ministres envoyés sur place pour rassurer

Un blocage qui cause aussi d’énormes désagréments pour les usagers des transports en commun. C’est le cas de Toutou, qui réside au PK 7 : « Je suis là depuis 10 heures du matin avec mes trois filles à la recherche d’un taxi brousse pour nous amener au PK 7. Nous sommes fatiguées mais nous n’avons pas le choix. Rares sont les véhicules qui circulent avec ces flaques d’eau partout. »

Le président mauritanien a envoyé ce vendredi 11 septembre à Rosso plusieurs membres du gouvernement, dont le ministre de la Défense, pour s’informer de l’ampleur des dégâts et rassurer les populations affectées par les inondations.

Avec notre envoyé spécial à Rosso,
Salem Mejbour Salem

 

Deux Nigériens et six Français tués par des hommes armés au Niger

Un officiel du ministère de l'Environnement discute avec un agriculteur près de Kouré, où huit personnes ont été tuées par des hommes armés le 9 août 2020 (photo d'illustration).Huit personnes, deux Nigériens et six Français comprenant des salariés de l’ONG Acted, ont été tuées dimanche par des hommes armés arrivés à moto dans la zone de Kouré au Niger, qui abrite les derniers troupeaux de girafes d’Afrique de l’Ouest.

« Il y a huit morts : deux Nigériens dont un guide et un chauffeur, les six autres sont des Français », a annoncé le gouverneur de Tillabéri, Tidjani Ibrahim Katiella, en milieu d’après-midi, dimanche. Paris a confirmé que des Français avaient péri, sans en donner le nombre.

« Parmi les huit personnes tuées au Niger, plusieurs sont des Français, salariés d’Acted », a indiqué de son côté Joseph Breham, avocat de l’ONG. « Acted et Impact Initiatives condamnent dans les termes les plus forts le meurtre insensé et barbare de nos collègues et de leur guide », lit-on dans un communiqué publié par l’ONG dans la soirée.

« En ce moment tragique, nos pensées vont vers leurs familles et leurs proches, chez eux et au Niger », continue l’ONG, qui précise que ses agents « travaillaient pour soutenir les communautés nigériennes en difficulté, motivés par les valeurs d’humanité et de solidarité ».

« Ce crime odieux ne doit pas rester impuni, et ne nous détournera pas de notre engagement à soutenir le peuple nigérien », conclut Acted.

« Victimes ont été abattues par balle »

L’armée française a apporté un appui aux troupes nigériennes après cette attaque, a annoncé l’état-major des Armées dans la capitale française. Selon le ministère nigérien de l’Intérieur, « une enquête et des opérations de ratissage, en collaboration avec nos partenaires (français) sont en cours en vue de dénicher les auteurs de ces actes ignobles et de renforcer la sécurité dans la zone ». L’armée nigérienne a quadrillé la zone du crime, une vaste région boisée, survolée par des avions de chasse français.

Des agents de la police scientifique procèdent à des prélèvements, à côté des pompiers qui s’apprêtent à enlever les corps tandis que la nuit tombe sur la localité, selon le correspondant de l’AFP sur place. « L’attaque a eu lieu vers 11H30 (10H30 GMT) à 6 km à l’est de la localité de Kouré » qui se trouve à une heure en voiture de Niamey sur la route nationale numéro 1, a expliqué une source proche des services de l’environnement.

« La plupart des victimes ont été abattues par balle et une femme qui a réussi à s’enfuir a été rattrapée et égorgée. Sur place, on a trouvé un chargeur vidé de ses cartouches », a relevé cette source. « On ne connaît pas l’identité des assaillants mais ils sont venus à moto à travers la brousse et ont attendu l’arrivée des touristes. Le véhicule emprunté par les touristes appartient à l’ONG Acted ».

Il s’agit de la première attaque ayant visé des Occidentaux dans cette zone depuis une vingtaine d’années

Cette source a décrit à l’AFP les corps gisant, côte à côte, près d’un véhicule 4X4 à moitié incendié et aux portières ouvertes. Des traces de balles étaient visibles sur la vitre arrière du véhicule. L’un des corps était carbonisé. D’autres présentaient des blessures mortelles à la tête.

Des images des lieux ont été diffusées sur les réseaux sociaux. Dans son communiqué Acted a insisté auprès des médias et du grand public, leur demandant de « respecter la dignité et la vie privée des victimes ».

Il s’agit de la première attaque ayant visé des Occidentaux dans cette zone depuis qu’elle est devenue une attraction touristique il y a une vingtaine d’années, quand un petit troupeau de girafes peralta, une espèce qui a disparu du reste de la planète, fuyant braconniers et prédateurs, y avait trouvé un havre de paix.

« Kouré est à 60 km de Niamey, une heure de route. On va tous a Kouré en sortie le week-end parce que c’est très facile d’accès () Tout le monde y va, même les ambassadeurs, les diplomates, les professeurs, tout le monde ! Ce n’est pas du tout considéré comme dangereux comme zone. Il y a des ONG de protection des girafes qui travaillent là-bas », a expliqué un humanitaire occidental à Niamey.

Échange entre Macron et Issoufou

Emmanuel Macron a dénoncé dimanche soir « l’attaque meurtrière qui a lâchement frappé un groupe de travailleurs humanitaires » et affirmé que « tous les moyens » seront mis en oeuvre pour « élucider » les circonstances de cet « attentat », selon un communiqué de la présidence française. Le chef de l’État français, qui s’est entretenu avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou, a ajouté que « leur détermination à poursuivre la lutte en commun contre les groupes terroristes au Sahel » demeurait « intacte ».

« Je condamne l’attaque terroriste, lâche et barbare perpétrée ce dimanche dans la paisible localité de Kouré », a tweeté pour sa part le président Issoufou, qui a adressé ses condoléances « aux familles des victimes nigériennes et françaises » ainsi qu’ »au président Macron dont l’engagement à nos côtés dans la lutte contre le terrorisme est sans faille ».

Le président du Mali, un pays frontalier du Niger, Ibrahim Boubacar Keïta, a réagi à l’attaque perpétrée, « condamnant énergiquement cet acte barbare () récurrent dans notre espace sahélien où continuent de sévir l’extrémisme violent et l’économie criminelle malgré la guerre sans merci livrée par les armées nationales, la force conjointe du G5 Sahel et la force (française) Barkhane ».

Source : Jeuneafrique.com

L'ONU ferme deux importants camps de réfugiés maliens au Niger

L'ONU ferme deux importants camps de réfugiés maliens au NigerLe Figaro - L'ONU a annoncé, mercredi 5 août, avoir fermé deux importants camps au Niger abritant des milliers de réfugiés maliens qui vont désormais vivre au sein de la population de la région de Tillabéri (ouest), proche du Mali et théâtre d'attaques djihadistes.

«La fermeture des camps est une idée conjointe» du Haut commissariat de l'ONU aux réfugiés (HCR) et du gouvernement nigérien «qui a été accélérée l'an dernier avec la détérioration de la situation sécuritaire», a indiqué à l'AFP Benoît Moreno, un responsable du HCR à Niamey.

Pour «le gouvernement nigérien, les camps ne sont pas une solution dans la mesure où il y a des services (publics de base) parallèles et ça isole les gens», a-t-il expliqué. Les camps de réfugiés fermés sont Tabarey Barey et Mangaizé dans l'ouest du Niger, où vivaient 15.000 Maliens ayant fui les violences dans leur pays depuis 2012.

Les pensionnaires ont été déjà transférés dans les villes d'Ayorou et Ouallam (ouest), selon lui. Benoît Moreno assure que le HCR va s'atteler «à accompagner les réfugiés» afin qu«ils puissent «s'intégrer (à la population locale) en attendant de pouvoir repartir au Mali».

«Le camp de Tabarey Barey et celui de Mangaizé ont déjà été abandonnés et leurs infrastructures ont été officiellement remises au gouvernement du Niger par le HCR», a affirmé à la radio publique un responsable du ministère de l'Intérieur.

Les camps soupçonnés d'abriter des terroristes Des maisons seront construites pour les réfugiés et des habitants «vulnérables» de la région en vue de «faciliter l'intégration», a-t-il dit. Ce transfèrement «a un double avantage: il met les réfugiés à l'abri des attaques terroristes et la population bénéficiera des services sociaux», santé, éducation, alimentation, fournis par l'ONU, a confié à l'AFP un élu local.

Les autorités nigériennes soupçonnent par ailleurs ces camps d'abriter «des terroristes ou leurs complices». L'ouest du Niger est le théâtre d'attaques fréquentes de groupes djihadistes, notamment de l'État Islamique au Grand Sahara (EIGS).

Entre 2014 et 2016, Tabarey Barey et Mangaizé ont subi des attaques djihadistes qui ont fait une dizaine de morts parmi les réfugiés et les membres des forces nigériennes qui assuraient leur sécurité.

Selon l'ONU, le Niger abrite près de 60.000 réfugiés maliens qui avaient fui le nord du Mali tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes djihadistes. Le Niger doit aussi faire face aux attaques dans l'Est des djihadistes de la nébuleuse Boko Haram.

Source : Le Figaro avec AFP

 

Destruction par le ministère de l’habitat de bâtiments et d’infrastructures construits sur des places publiques à Nouakchott

Destruction par le ministère de l’habitat de bâtiments et d’infrastructures construits sur des places publiques à NouakchottSaharamédias - Le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a entrepris lundi la destruction d’infrastructures et de bâtiments à Tevragh Zeina, édifiés sur des places publiques.

Des engins appartenant au ministère ont procédé à la destruction de ces édifices, une dizaine de jours après l’ultimatum qui a été lancé par le ministère à leurs propriétaires.

Il y a près de deux semaines le ministère avait annoncé que ses services techniques avaient recensé des constructions à Tevragh Zeina, édifiées sur des places publiques, des réserves foncières ou des zones ne figurant pas sur le plan de l’urbanisme.

Le ministère ajoute avoir découvert que des citoyens sont souvent victimes d’intermédiaires qui leur vendent des terrains suivant des attributions falsifiées.

Des sources de Sahara Medias lui ont affirmé que cette opération va se poursuivre dans différents quartiers de la capitale et que cette opération du lundi n’est que le début de cette campagne.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Une vingtaine de civils tués dans une attaque jihadiste dans le nord du Burkina Faso

Une vingtaine de civils tués dans une attaque jihadiste dans le nord du Burkina FasoFrance24 - Une "attaque jihadiste" a fait une vingtaine de victimes civiles dans la nuit de samedi à dimanche, à Lamdamol, un village du nord du Burkina Faso, dans la province du Séno.

Une nouvelle "attaque jihadiste" survenue dans le nord du Burkina Faso a provoqué la mort d'une vingtaine de civils dans la nuit du samedi 1er au dimanche 2 février, à Lamdamol, un village du nord du Burkina Faso, a annoncé une source sécuritaire.

Les assaillants lourdement armés et à bord de motocyclettes ont littéralement exécuté les habitants de la localité" située dans la commune de Bani, à 40km de Gorgadji, dans la province du Séno, a ajouté cette source.

Selon un agent de santé joint à Dori (nord), "l'infirmier en chef du centre de santé de la localité, qui rejoignait son poste dans le village de Lamdamol, a été tué dans cette attaque". "C'est la panique dans le village et les localités environnantes. Les populations fuient vers le centre- nord, même des habitants de Gorgadji désertent la zone", a précisé ce fonctionnaire.

Une autre source sécuritaire, jointe par l'AFP, a confirmé cette attaque jihadiste, évoquant "des représailles contre les habitants qui avaient été sommés quelques jours plus tôt de quitter les lieux".

Cette attaque contre les populations civiles survient une semaine après plusieurs autres dans le nord et le centre.

Le 25 janvier, 39 civils ont été tués dans une attaque jihadiste, perpétrée dans le village de Silgadji, localité située dans la commune de Tongomayel, dans la province du Soum.

Spirale de violences

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques jihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015.

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de sécurité burkinabè n'arrivent pas à enrayer la spirale de violences malgré l'aide de militaires étrangers, notamment de la force française Barkhane.

Selon l'ONU, les attaques jihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4.000 morts en 2019 et provoqué une crise humanitaire sans précédent avec 600.000 déplacés et réfugiés qui fuient les violences.

Avec AFP
Source : France24

 

Une frégate turque a escorté mercredi une cargaison de blindés vers Tripoli

Le porte-avions français Charles de Gaulle a repéré mercredi au large des côtes libyennes une frégate turque escortant un cargo acheminant des véhicules blindés de transport de troupes à destination de Tripoli, a appris jeudi l'AFP de source militaire française. Le cargo Bana, battant pavillon libanais, a fait escale mercredi dans le port de Tripoli, a précisé cette source. Selon le site Marine Traffic, ce navire croisait jeudi après-midi au large de la Sicile.

Source : RFI

 

Burkina Faso. Nouveau massacre djihadiste dans le nord du pays

Burkina. Nouveau massacre djihadiste dans le nord du paysOuest-France - Un nouveau massacre a été perpétré samedi au Burkina dans un marché du village de Silgadji dans le nord du pays où des hommes ont été "exécutés" après avoir été séparés des femmes, ont indiqué ce mardi des sources locales, dans une région régulièrement ciblée par des attaques djihadistes.

Le bilan de cette attaque est impossible à établir dans l’immédiat mais plusieurs témoignages évoquent "près de cinquante morts".

Une source sécuritaire a évoqué de son côté une "attaque djihadiste" qui a fait "10 à 30 morts" soulignant que le bilan des victimes "est difficile à établir car ce sont des chiffres avancés par des personnes ayant fui la localité".

Les terroristes toujours sur place ?

"Selon les habitants (de Silgadji) qui sont arrivés (dimanche), les attaques ont eu lieu depuis le samedi. Les terroristes ont encerclé les populations au marché du village, avant de les séparer en deux groupes. Les hommes ont été exécutés et les femmes sommées de quitter le village", a déclaré lundi à l’AFP par téléphone un habitant de Bourzanga, ville où sont arrivés des gens fuyant Silgadji.

"Les terroristes, selon les habitants, ne sont pas partis. Les groupes armés sont toujours dans les environs de Silgadji et Naguèré. Hier lundi, ils étaient encore dans Silgadji et ses environs où ils ont vandalisé des installations téléphoniques", poursuit cette source locale.

"Les éléments de sécurité tentent de se rendre sur les lieux mais les accès au village ont vraisemblablement été piégés avec des mines artisanales donc il faut procéder avec prudence", a précisé cette source.

Ce massacre intervient moins d’une semaine après l’attaque des villages de Nagraogo et Alamo un peu plus au sud dans la province de Sanmatenga. Les assaillants avaient tiré dans le marché tuant 36 personnes, tous des civils.

Le Burkina Faso, frontalier du Mali et du Niger, est confronté à des attaques djihadistes qui ont fait près de 800 morts depuis 2015.

Crise humanitaire

Sous-équipées et mal entraînées, les forces de l’ordre burkinabè n’arrivent pas à enrayer la spirale de violences malgré l’aide de forces étrangères notamment de la France, présente avec 4 500 hommes dans le cadre de l’opération antidjihadiste Barkhane dans le Sahel. Selon l'ONU, les attaques djihadistes au Mali, au Niger et au Burkina ont fait 4 000 morts en 2019.

Ces attaques ont provoqué une crise humanitaire sans précédent avec des centaines de milliers de déplacés et réfugiés qui fuient les violences.

"C’est la crise humanitaire qui grossit la plus vite au monde. En févier 2019, il y avait 60 000 déplacés au Burkina. Il doit y en avoir plus de 600 000 aujourd’hui. Les gens ont peur", a souligné lundi Jan Egeland, secrétaire général du Conseil norvégien pour les réfugiés (NRC) en visitant Barsalogho, petite ville du nord du Burkina Faso qui accueille 10 000 déplacés et réfugiés.

"Ce chiffre devrait atteindre 900 000 personnes d’ici avril de cette année, alors que les violences continuent de contraindre des familles à quitter leur foyer", a estimé Jan Egeland, ancien secrétaire général adjoint des Nations unies chargé des affaires humanitaires.

Ouest-France avec AFP
Source : Ouest-France

 

Mali: un camp de gendarmes attaqué par des hommes armés dans le centre

Troupes non loin de Ségou. (Photo d'illustration)Au moins 18 gendarmes ont perdu la vie, ce dimanche 26 janvier, dans le centre de Mali. Ils étaient stationnés dans un camp militaire, situé dans le centre du pays, à 85 kilomètres de la frontière avec la Mauritanie. Ils ont été pris pour cible, ce matin, par des hommes armés.

L'attaque a eu lieu peu avant l'aube, selon un élu local. L'objectif des assaillants était le camp d'une soixantaine de gendarmes dans la petite localité de Sokolo, dans le cercle de Niono, à environ 170 km du nord de Ségou.

Selon un premier bilan officiel, au moins 18 gendarmes ont été tués et plusieurs autres ont été blessés. Des témoins ont vu les assaillants s'enfuir avec plusieurs véhicules militaires, après avoir incendié et complètement détruit le camp, selon la même source.

D'après l'Agence France-Presse, s'appuyant aussi sur un élu local, « les terroristes sont arrivés à moto ». Une source humanitaire sur place ajoute: « On a le sentiment que les assaillants savaient où ils mettaient les pieds ».

L'élu local contacté par RFI souligne que le camp de Sokolo est un « verrou », selon ses propres termes. Il se trouve dans le centre du pays, à environ 85 kilomètres de la Mauritanie et de là, précise notre source, on peut passer la frontière, sans rencontrer aucun village où se réfugier, dans la forêt du Wagadou qui se trouve également dans le secteur.

Source : RFI