Sun12152019

Last update12:49:40 PM GMT

Back Culture

Culture

Dossier

Niger: plus d'une centaine de morts dans l'attaque d’une garnison à Inates

Niger: plus d'une centaine de morts dans l'attaque d’une garnison à InatesRFI Afrique - Cette attaque est la plus meurtrière jamais enregistrée dans cette zone frontalière avec le Mali : au moins 70 militaires et 57 assaillants y ont perdu la vie, selon des sources militaires consultées par RFI.

Le poste militaire d’Inates a été attaqué mardi 10 décembre, dans la soirée, par plusieurs colonnes de véhicules, dont des blindés et des motos. Inates se situe à 250 km de Niamey et les assaillants sont des jihadistes en provenance du nord du Mali.

L’armée a été attaquée sur trois côtés et les combats ont été d’une rare violence. En témoigne la mort, les armes à la main, du chef de la garnison et de son adjoint, au milieu de leurs hommes.

L’arrivée de renforts militaires a permis de repousser les assaillants. Il n’y a pour l’instant aucun bilan officiel, mais des sources concordantes parlent de 70 soldats et de 57 terroristes tués.

Pas de revendication

C’est la seconde fois que ce poste est attaqué. En juillet dernier, 18 soldats nigériens avaient trouvé la mort dans un assaut mené par les hommes d'Abou Walid al-Sahraoui.

L’attaque de ce 10 décembre n’a elle pas encore été revendiquée, mais au Niger, les regards se tournent, vue l’ampleur des moyens utilisés, vers le groupe d’Iyad Ag Ghali, le consortium d’Aqmi, Ansar Dine et al-Mourabitoun. Celui-ci pourrait aussi avoir eu le renfort des combattants d'Abou Walid al-Sahraoui, au vu du nombre de motos utilisées.

Inates occupe une position stratégique pour l’armée nigérienne. Ce poste est situé à moins de 5 km de la frontière malienne et non loin de la réserve de faune d’Ansongo, qui abrite de nombreux terroristes du nord du Mali.

Cette localité se situe aussi non loin de deux bourgades maliennes qui servent de carrefour aux narcotrafiquants et aux terroristes, les villages d’Akabar et Tabankort. Et la présence militaire nigérienne gène ces trafiquants dans leurs acheminements vers la frontière algérienne.

Source : RFI Afrique

 

 

Mali: «inefficace» ou «indispensable», la présence de Barkhane fait débat

Mali: «inefficace» ou «indispensable», la présence de Barkhane fait débatRFI Afrique - Le président français a fait savoir ce jeudi 28 novembre qu'il allait réclamer à ses alliés une « plus grande implication » contre « le terrorisme » au Sahel. Mais au Mali, des voix s’élèvent contre la présence militaire française. Une fronde qui n'est pas partagée par tous les camps politiques et la société civile.

L’opposition modérée, comme le gouvernement, le martèle : la présence de la force Barkhane ne doit pas être remise en cause. Pour Moussa Mara, leader du parti d’opposition Yelema, la stabilité dépend de la présence militaire française.

« Ce n’est pas une question d’être dans l’opposition ou la majorité, c’est d’être conscient de la réalité de notre pays et donc du fait que nous avons absolument besoin de l’assistance internationale dans notre pays, et particulièrement de l’opération Barkhane », estime-t-il.

Son de cloche très différent sur l’aile gauche de l’opposition. Selon Oumar Mariko, président du parti SADI, la réponse doit être d’abord politique et unitaire. « Il faut aujourd’hui la réunion des forces politiques patriotiques pour remettre en cause le régime en place et son soutien qu’est la France… La question sécuritaire du Mali ne peut être résolue que par des dirigeants légitimes et légaux et non dans le sens des intérêts étrangers français. »

Pour Mahmoud Diko, l’ancien président du Haut conseil islamique du Mali, la lutte contre le terrorisme et l’islamisme radical doit être menée par tous les moyens, à condition de trouver une porte de sortie. « Je pense que le Mali a encore besoin de l’aide, de l’accompagnement de tous ses partenaires… Une guerre sans fin n’existe pas, il faut trouver une solution pour en finir avec cette situation. »

Aujourd’hui, si un certain nombre de Maliens remettent en cause la pertinence de la force Barkhane, aucun dirigeant du pays n'a demandé son départ.

Source : RFI Afrique

 

 

Prisonniers de la guerre du Sahara : 44 ans d’oubli et de galère

« Nous n’avons bénéficié d’aucune attention, d’aucun geste de reconnaissance de l’Etat mauritanien pour les épreuves et sacrifices que nous avons endurés et consentis pour notre pays », écrivent les ex prisonniers.

Cela fait 44 ans que la guerre du Sahara occidental est dernière nous. Avec ses morts, ses larmes, ses veuves et orphelins. Mais aussi ses rescapés, prisonniers de guerre, qui se plaignent d’avoir été oubliés de l’armée et donc  de la  République. Ils ont combattu pour défendre l’intégrité du territoire lors de cette guerre  des sables. ‘’Mon mari est rentré d’Alger malade, après avoir subi une opération suite à des tortures dans une prison d’Alger. Il subira une deuxième opération à son retour au pays avant de succomber, me laissant, entre les bras, 11 enfants dont 4 handicapés, et une pension de 6000 UM’’, raconte au bord des larmes, N. Komé, épouse d’un ancien gendarme, prisonnier de guerre. Elle faisait partie d’un groupe  d’ex prisonniers de guerre, compagnons d’infortune de son défunt mari, venus, ce lundi matin, 25 novembre 2019, au Calame pour plaider leur cause. ‘’Voila 44 ans que nous courrons derrière l’état-major de l’armée et le ministère de la Défense pour réclamer, d’abord une reconnaissance de notre statut de prisonniers de guerre, ensuite pour obtenir les droits qu’il confère’’, raconte N’Dongo Amadou Ibra, président de cette association qui tente de se faire reconnaître par les autorités compétentes ; ‘’nous avons adressé une correspondance à ces autorités (N° 1215 en date du 22/8/2017) mais elle reste bloquée au niveau de la Défense’’, regrette M. N’Dongo.

Ces compagnons d’infortune se plaignent d’avoir été oubliés par l’Etat. « A notre retour, nous n’avons pas eu la récompense que nous méritons, pas de médailles d’honneur, pas de motivations ou de gratifications, pas d’augmentations de salaires, pas de prêts bancaires, pas de terrains à usage d’habitation,  même pas de réconfort moral…’’, tonnent les ex bagnards de Tindouf et d’Alger  qui racontent avoir  subi des travaux forcés et des tortures à Alger, à Tindouf et au Sahara. « Si ce n’étaient ces hommes, les combattants du Polisario auraient pris leur quartier à Rosso », affirme N. Kone.

Durant leur captivité, ces prisonniers de guerre, environ 700 personnes dont trois ont laissé leur vie en Algérie, sans que leur dépouille soient rapatriées, les familles percevaient une partie de leur traitement mensuel, très dérisoire, à l’époque. L’autre partie est gardée par l’armée en cas de retour  du prisonnier. Le soldat Diallo Abou, revenu sur un fauteuil roulant mendie aujourd’hui pour faire vivre sa famille ;  il a une pension de retraite de 3000 UM. ‘’Parce que nous n’avons pas bénéficié de revalorisation de nos salaires, nos enfants n’ont pas pu aller à l’école ; plus grave, certains comme le président de l’Association, M. Dongo  a été déporté au Sénégal pendant les évènements de 1989’’, déclare-t-il.

Aujourd’hui, les ex prisonniers de guerre s’interrogent sur ce qui ressemble à une politique de deux poids, deux mesures. ‘’Les pouvoirs publics ont remonté l’histoire pour rendre hommage aux combattants tombés lors de bataille d’Oum Tounsy contre les colons et qui date de près d’un siècle, alors que nous qui avons combattu en 75 -78, nous ne méritons pas la reconnaissance de l’Etat. Ce n’est pas juste’’, protestent nos visiteurs. Contrairement à d’autres militaires, les prisonniers de la guerre du Sahara tirent aujourd’hui le diable par la queue. Quelques uns ont pu décrocher des postes auprès de ce qu’on appelle des sociétés de gardiennage ou de sécurité, avec des traitements de misère, explique l’un des rescapés.

Les ex prisonniers de la guerre du Sahara ne réclament donc que justice dans leur correspondance adressée au gouvernement. Ils ont passé 5 ans dans les prisons  algériennes (Béchar, Blida, Boughar…) pour avoir défendu l’intégrité de leur territoire. Ils rêvent d’un Etat de droit, garant de la justice et de l’égalité depuis 1981. Certains trainent des handicaps pour le restant de  leur vie. Et au moment où ils quittaient le drapeau, presque tous leurs traitements oscillaient entre 3000 et 6000 Um. Une misère, même à l’époque!

Signalons que de nombreux soldats mauritaniens ont été faits prisonniers, lors des attaques  très meurtrières  d’Ain-Bintili (102) et  de la Guera. Les rescapés ont regagné leur pays à partir de 1981.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

 

Mali : 13 soldats français tués dans l'accident de deux hélicoptères lors d'une opération contre des jihadistes

Mali : 13 soldats français tués dans l'accident de deux hélicoptères lors d'une opération contre des jihadistesFrance24 - Treize militaires français de la force Barkhane ont trouvé la mort lundi soir au Mali dans une collision accidentelle de deux hélicoptères lors d'une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé mardi l'Élysée.

Treize militaires français ont été tués au Mali, lundi soir, dans l'accident de leurs deux hélicoptères alors qu'ils menaient une opération de combat contre des jihadistes, a annoncé l'Élysée, mardi 26 novembre, dans un communiqué.

Ces soldats de l'opération Barkhane appartenaient à l'armée de Terre. Il s'agissait de six officiers, de six sous-officiers, et d'un caporal-chef, précise la présidence. Il s'agit de l'un des plus lourds bilans humains essuyé par l'armée française depuis l'attentat du Drakkar, à Beyrouth en 1983.

Emmanuel Macron a salué "avec le plus grand respect la mémoire de ces militaires de l'armée de terre [...] tombés en opération et morts pour la France dans le dur combat contre le terrorisme au Sahel", a indiqué la présidence dans un communiqué.

Un hélicoptère de combat Tigre est entré en collision avec un hélicoptère de manoeuvre et d'assaut Cougar, selon des sources de la défense.

Cet accident porte à 38 le nombre de militaires français tués au Mali depuis le début de l'intervention française dans ce pays du Sahel en 2013, avec l'opération Serval. Le dernier mort était le brigadier Ronan Pointeau, 24 ans, tué début novembre dans l'explosion d'un engin explosif.

Le dernier accident mortel d'hélicoptères dans l'armée remonte à février 2018, lorsque deux hélicoptères d'une école de l'armée de Terre s'étaient écrasés dans le Var, à une cinquantaine de kilomètres de Saint-Tropez, après une collision en vol, faisant cinq morts.

Avec AFP et Reuters
Source : France24

 

 

L’ONU appelle la communauté internationale à soutenir le G5 Sahel

L’ONU appelle la communauté internationale à soutenir le G5 SahelBintou Keita, la sous-secrétaire générale de l’ONU pour l’Afrique, a demandé que les montants d’aide à la force antiterroriste soient « prévus et fixes ».

Alors que la force conjointe du G5 Sahel, qui regroupe cinq pays (Mauritanie, Mali, Niger, Burkina Faso, Tchad), va bientôt fêter ses deux ans d’existence et que le climat sécuritaire s’est largement dégradé dans la zone, Bintou Keita, la sous-secrétaire générale de l’ONU pour l’Afrique, a présenté son dernier état des lieux, mercredi 20 novembre.

Un bilan exhaustif, recouvrant l’opérationnalité des missions, le budget et les relations entre la force du G5 Sahel et celles des Nations unies (la Minusma), de l’Union européenne et de la France (l’opération « Barkhane »). En appelant la communauté internationale à soutenir le Sahel et en insistant pour que les montants d’aide soient « prévus et fixes », la représentante du patron de l’ONU appuie la demande des pays concernés.

Bintou Keita a tout d’abord voulu exposer l’aggravation des « attaques terroristes » : 489 incidents ont été enregistrés cette année au Burkina, contre 151 l’an dernier ; au Niger, les incidents de ce type ont triplé, pour passer à 218 en 2019.

Et la violence s’étend désormais à d’autres pays d’Afrique de l’Ouest. « Le terrorisme est un problème partagé, un problème pour tous. Aucun pays ne peut y faire face seul », a déclaré Mme Keita devant le Conseil de sécurité.

Un nouveau commandant

Si la force du G5 Sahel a peiné à faire ses preuves lors des huit premières opérations militaires de l’année, elle a accueilli un nouveau commandant militaire en juillet, le général nigérien Oumarou Namata Gazama.

Celui-ci a accéléré le tempo : trois opérations ont été menées successivement entre septembre et novembre sur chacune des trois zones de frontières qui séparent les cinq pays – toujours avec la collaboration, indispensable, des hommes de « Barkhane ».

Les 5 000 soldats du G5 Sahel ont commencé à obéir à une meilleure organisation entre eux. A en croire Alpha Barry, le ministre des affaires étrangères du Burkina Faso (qui assure la présidence tournante du G5 Sahel), la force est encore « en phase de montée en puissance » et souffre de difficultés structurelles récurrentes.

Par exemple, le matériel militaire lourd vient seulement d’être réceptionné et cette lenteur aurait donné l’avantage aux groupes terroristes, qui ont pu multiplier leurs opérations face à une force mal équipée et pas encore assez coordonnée.

Les Américains refusent toujours de modifier les financements et montages mis en place, au profit d’aides bilatérales avec chaque membre du G5 Sahel. Pourtant, Alpha Barry assure que des dispositifs de contrôle des dépenses et des achats auraient été mis en place grâce à un fonds fiduciaire ad hoc.

« Les bailleurs de fonds ont même été invités à y siéger », confie-t-il. Or les pays du G5 Sahel estiment que leur force conjointe est sous-financée et que si la communauté internationale désire la voir prendre son autonomie et exceller en matière de contre-terrorisme, elle aura besoin de plus de moyens.

Les promesses de la Cédéao

Bintou Keita l’a rappelé : « La plupart des pays du G5 consacrent déjà près de 20 % de leur budget national à la défense et à la sécurité. » Elle s’est félicitée des promesses faites par la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) en septembre. L’organisation sous-régionale s’est engagée à mobiliser 1 milliard de dollars pour la lutte antiterroriste, juste avant de demander à la communauté internationale un plus grand soutien.

Pour assurer sa mission de développement, l’autre pilier pour endiguer le terrorisme, le G5 Sahel aurait besoin de plus de fonds. « Que leur faut-il pour bouger ? », se plaint à New York le représentant de la Guinée équatoriale à l’ONU : « Qu’un califat se mette en place ? » La France a annoncé mercredi une contribution de 522 millions d’euros pour le programme d’investissements prioritaires du G5 Sahel pour les années 2019 et 2020.

Carrie Nooten (New York, Nations unies, correspondante)
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

La Route de l’Espoir ou du Désespoir !

La Route de l’Espoir ou du Désespoir !Le Calame - Des milliers de mauritaniens et d’étrangers, qui empruntent la route de l’espoir, souffrent, comme les mécaniques qui les transportent, en franchissant surtout les quelques 100 Km qui séparent Boutilimit d’Aleg.

Les dunes du tronçon Nouakchott - Boutilimit sont devenues de loin plus douces que ce tronçon complètement couvert de nids de poules qu'il est pratiquement impossible d'éviter. Les petits pansements réalisés sur ce tronçon n'ont fait qu’accentuer les risques pour les conducteurs.

Seules les grosses cylindrées y passent sans trop de dégâts. Les autres y laissent facilement leurs organes (rotules, maillons, et autre échappement…), en plus du temps qu’on y perd.. Et dans ces conditions, il faut se rabattre sur Boutilimit ou sur Aleg.

Que de désagréments ! On se demande pourquoi le gouvernement d’Ould Abdel Aziz a négligé ce tronçon, pendant longtemps, comme du reste celui de Nouakchott –Rosso, alors même que ces axes sont les plus importants dans le trafic routier mauritanien.

Pendant que les usagers se plaignent et que les accidents se multiplient, avec morts d’hommes, presque chaque jour que Dieu fait, le gouvernement a préféré construire des routes, d’une importance relative, évidement, du point de vue trafic en tout genre. Aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur de certaines régions, en particulier celles du nord du pays.

Pendant ce temps, le tronçon Boutilimit-Aleg sombre dans l’oubli des pouvoirs publics, il est devenu un danger alors que près de 9 régions du pays sont desservies ou servies par la route de l’espoir, en train de se transformer une route du désespoir.

Elle profite également aux pays voisins que sont le Maroc, le Mali, la Côte d’Ivoire, le Benin et le Ghana. Diverses compagnies de transports empruntent cette route en transportant des passagers et des milliers de tonnes de marchandises.

On connaît les lenteurs que les travaux de réhabilitation de la route de Rosso, l’une des première du pays, a accusées. Les marchés sont attribués dans des conditions opaques et le contrôle et le suivi également. Les uns et les autres n'ont fait qu'enrichir une catégorie d'hommes d'affaires sans scrupules.

Rappelons qu’il y a quelques mois, le gouvernement a dégagé une enveloppe très importante pour la construction des routes. Espérons qu’elle profitera au tronçon en souffrance, parce que c’est une urgence urgente.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Au Mali, une attaque jihadiste fait 24 morts dans les rangs de l'armée

Au Mali, une attaque jihadiste fait 24 morts dans les rangs de l'arméeFrance24 - Les forces maliennes et nigériennes ont mené, lundi, une opération conjointe antiterroriste dans l'est du Mali, faisant 24 morts dans les rangs de l'armée et 17 dans ceux des jihadistes.

Nouvelle attaque meurtrière au Mali. Des combats ont fait 24 morts dans les rangs de l'armée malienne et 17 dans ceux des jihadistes, lundi 18 novembre dans l'est du pays, dans un contexte de dégradation sécuritaire continue, a indiqué l'armée sur les réseaux sociaux.

Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe contre les jihadistes quand une patrouille a été attaquée à Tabankort, a affirmé l'armée. Les forces maliennes "déplorent 24 morts, 29 blessés et des dégâts matériels. Côté ennemi l'on dénombre 17 terroristes tués, une centaine de suspects appréhendés", a-t-elle rapporté.

Des prisonniers détenus

Les prisonniers sont aux mains des forces nigériennes, a-t-elle précisé. Dans un précédent communiqué, l'armée malienne avait indiqué avoir reçu le soutien de la force française antijihadiste Barkhane dans la contre-offensive contre les jihadistes.

Il s'agit d'un nouveau rude coup essuyé par l'armée malienne qui avait déjà perdu une centaine de soldats dans deux attaques jihadistes en un mois cet automne.

"La semaine dernière, les Forces armées maliennes avaient observé un repli stratégique pour resserrer leurs rangs vers l’intérieur du pays, explique Erwan Schiex, correspondant de France 24 au Mali. Elles avaient abandonné deux positions à la frontière du Niger. Un repositionnement qui s’était accompagné d’une série d’opérations dans plusieurs localités et repaires de groupes armés, notamment dans le centre, avec à la clé des saisies d’armes et de matériel. Pas assez, semble-t-il, pour contenir des assaillants toujours plus imprévisibles, organisés et redoutables."

Avec AFP
Source : France24

 

 

La force du G5 Sahel affirme avoir mené une opération «d’envergure» au Mali

La force du G5 Sahel affirme avoir mené une opération «d’envergure» au MaliRFI Afrique - Selon la force conjointe du G5 Sahel, lors de cette opération menée les deux premières semaines de novembre dans le centre et le nord du Mali, plusieurs combattants terroristes ont été tués, des armes saisies et des fabriques d'explosifs détruites.

Plus de 1 400 militaires venus du fuseau centre de la force conjointe G5 Sahel, c’est-à-dire du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ont participé aux opérations, appuyés par la force française Barkhane. « D'importants moyens terrestres » étaient également mobilisés, selon le communiqué de la force conjointe.

Toutes les troupes étaient concentrées sur le territoire malien dans la zone communément appelée « le Gourma », c’est-à-dire dans une partie de la région de Gao, de Tombouctou et même un peu dans le Centre.

Mine d'informations

Selon le communiqué officiel, 25 terroristes tués ou capturés en deux semaines, plusieurs dizaines de motos, l’un des moyens de déplacement des jihadistes détruites. Une centaine de téléphones ont également été saisis sur l’équipement récupéré, ils pourraient constituer une véritable mine d’informations.

La force conjointe G5 rapporte également que lors de cette opération qualifiée « d’envergure », ses troupes ont détruit un dépôt de carburant, mais également un atelier de fabrication d’engins explosifs improvisés.

Ces engins explosifs, communément appelés des mines, font de nombreuses victimes chez les militaires, mais également parmi les populations civiles du centre et du nord du Mali.

Source : RFI Afrique

 

 

Sahel : Quand l'exploitation artisanale de l'or nourrit le jihad

Sahel : Quand l'exploitation artisanale de l'or nourrit le jihadLes groupes jihadistes gravitant dans le Sahel ne manquent pas d'inspiration pour trouver une source de financement. Face à la raréfaction des rançons sur des enlèvements d'occidentaux, les terroristes semblent s’être tournés vers l'orpaillage. Et pas que pour le financement. Les sites d'orpaillage serviraient aussi de lieux de recrutement et de formation.

Selon un rapport de Crisis Group intitulé « Reprendre en main la ruée vers l’or au Sahel central » publié le 13 novembre, c'est la tendance dans au moins trois pays du Sahel.

« Alors que les rançons des prises d’otage, source importante de revenus pour les groupes jihadistes au Sahel, se raréfient, l’or peut constituer pour eux un nouvel atout, à des fins de financement mais également de recrutement », peut on lire sur le document dont Dakaractu a obtenu copie.

Ce risque est d’autant plus élevé, selon Crisis Group, que les orpailleurs considèrent parfois la présence des jihadistes comme une aubaine, et non comme une menace.

Selon le rapport, « les modes de financement varient d’une région à l’autre ».

« Dans le Soum burkinabè, des unités jihadistes sont rémunérées par les orpailleurs pour effectuer des missions de sécurité sur les sites. Dans les zones de Tinzawaten, Intabzaz ou Talahandak, au nord de la région de Kidal au Mali, le groupe jihadiste Ansar Eddine (membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM)) n’exerce pas une présence armée destinée à la sécurisation du site, mais prélève la zakat (impôt religieux) auprès des orpailleurs et du reste de la population », explique Crisis Group.

Cette pratique n'est pas l'apanage du Groupe dirigé par Iyad Ag Ghali. Adnan Abou Walid et ses sbires, au sein de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), s'y adonneraient aussi.

Si les jihadistes trouvent leur compte dans ce nouveau business, les exploitants aurifères n'y trouvent pas à redire non plus. Cependant, « ils composent avec les groupes jihadistes moins par conviction que par pragmatisme ».

Des lieux de recrutement et de formation

Dans ses recherches, Crisis Group a constaté que les « les sites aurifères semblent être aussi des lieux de recrutement pour les groupes jihadistes ».

La tendance est remarquée « à l’Est du Burkina Faso ou dans le département de Torodi au Niger » où «  des prêches jihadistes qui appellent au respect de la Charia (loi islamique) sur les sites d’extraction, ont été rapportés.

La dernière remarque et non des moindres, c'est le fait que les sites aurifères soient utilisés comme des lieux de formation. « en matière d'explosifs », précise le rapport. Pour en attester, les auteurs du rapport convoquent les témoignages de membres de la Katiba Khalid Ben Walid, la branche sud d'Ansar Dine. Ils auraient rapporté avoir reçu une formation aux explosifs sur une des nombreuses mines d'or artisanale au nord de la Côte  d'Ivoire, près de la frontière malienne.

« Les filières aurifères constitueraient aussi une voie d’approvisionnement pour la fabrication d’engins explosifs improvisés (IED), en particulier dans le centre du Mali et dans certaines régions du Burkina Faso où le nitrate d’ammonium, commercialisé par des entreprises dans le Sahel, est le principal composant des IED », s’inquiète Crisis Group.

La réponse des États

Quelle doit être dès lors la réponse des États concernés ? Crisis Group préconise la régularisation et la sécurisation des sites aurifères, en y associant des « acteurs non étatiques qui mènent déjà des opérations de sécurité sur certains sites aurifères ». « Il ne s’agit pas de déléguer la sécurisation des mines à des groupes militarisés qui pourraient échapper au contrôle de l’État et commettre des exactions contre des civils », prévient le rapport.

Pour l'Ong, « Il s’agit plutôt de reconnaître le rôle des acteurs locaux de sécurité, qui assurent déjà de facto des missions de police dans les mines et leurs alentours, et de mieux les encadrer ».

À un niveau sous-régional, il est suggéré aux États d'harmoniser leurs approches et leurs cadres de régulation pour mieux maîtriser les circuits de commercialisation. « Cela nécessite enfin, au niveau international, un contrôle renforcé des circuits d’exportation et d’importation », conclut Crisis Group.

Source : Dakaractu.com