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Le ministère mauritanien du commerce tente d’organiser les boulangeries de Nouakchott

Le ministère mauritanien du commerce tente d’organiser les boulangeries de NouakchottSahara Médias - La ministre mauritanienne du commerce, de l’industrie et du tourisme Naha mint Hamdi O. Mouknass a rencontré vendredi les représentants de la fédération des boulangers afin d’examiner un mécanisme organisant cette activité à Nouakchott.


Lors de cette réunion les représentants des boulangers ont demandé une baisse des prix du blé et de l’électricité afin disent-ils d’assurer les meilleurs services aux consommateurs mauritaniens.

Les deux parties ont discuté, lors de cette réunion la possibilité de mettre en place un mécanisme à même d’organiser ce secteur et éviter ainsi l’anarchie qui le caractérise pour parvenir à un meilleur service.

Ont assisté à cette réunion le directeur de la protection du consommateur, celui de la répression de la fraude et la concurrence, de l’organisation des marchés et le développement industriel et la conseillère technique chargée de la communication au ministère.

Source

Le marché continue de flamber

Le marché continue de flamberL'Authentique - Dans tous les marchés de Nouakchott, le mot continue toujours être dit par les commerçants, qui maintiennent encore la grille de hausse le prix de leurs produits.


Particulièrement visés, le sucre, du lait en poudre, le riz et l’huile de cuisine. Malgré la dernière intervention de la ministre du commerce, le prix au kilogramme du sucre reste à 320 MRO au lieu de 260 MRO, celui du lait en poudre de 1700 MRO UM à 2100 MRO et le litre d’huile fixé à 550 MRO au lieu de 450 MRO !

Même cas de figure chez les poissonniers et chez les bouchers où les prix des produits de vente restent légèrement revus à la hausse, le prix du kilogramme de poisson dorade étant fixé à 2000 MRO au lieu de 1200 UM alors que la viande de mouton est à 2200 MRO.

Le poulet n’est pas en reste : le carton de 10 kilogrammes des cuisses de poulet continue d’être commercialisé à 10.500 MRO au lieu de 7500 MRO tandis que les poulets importés sont vendus à 2000 MRO l’unité au lieu de 1200 MRO.

Fait exceptionnel : en général, c’est pendant les périodes de pénurie de produits alimentaires que les prix connaissent des hausses substantielles ; cette fois, le marché est assez pourvu, pourtant les prix sont au sommet.

NH

 

Grand Tortue/Ahmeyon: BP discute en coulisses pour réduire la voilure

Grand Tortue/Ahmeyon: BP discute en coulisses pour réduire la voilureLe Calame - La major BP poursuit à marche forcée la baisse de son empreinte sur le continent. Une réduction de sa participation dans le gisement gazier de Grand Tortue/Ahmeyin est notamment à l'étude.

Arrivé il y a moins d'un an aux manettes de la major britannique BP, Bernard Looney a décidé de se désengager fortement en Afrique.

Outre son souhait d'abandonner toutes les zones en exploration (Sao Tomé-et-Principe, Côte d'Ivoire, Namibie, Gambie et Madagascar, Africa Intelligence du 21 octobre 20) ainsi que celles où la production pétrolière est en chute libre, comme certains blocs en Angola, Looney souhaite aller encore plus loin.

Quid de Tortue ?

Selon nos sources, BP discute depuis plusieurs semaines avec des potentiels partenaires pour faire baisser sa participation dans le gisement gazier de Grand Tortue/Ahmeyin, situé à la frontière maritime entre le Sénégal et la Mauritanie.

Opérateur de ce champ transfrontalier avec 60 %, aux côtés de Kosmos Energy, BP voudrait céder jusqu'à 30 %. Looney avait pourtant initialement souhaité conserver les projets gaziers d'importante dimension sur le continent (Egypte, Mauritanie, Sénégal).

Selon des cadres de BP, malgré la taille de Tortue (15/25 tcf), la rentabilité de la première phase (2,45 millions de tonnes) qui sera commercialisée en 2023 sera quasi nulle pour le groupe. C'est dans les phases 2 et 3 que des profits significatifs seront rapatriés à Londres.

Cependant, BP tente de réduire les coûts et le volume de ces deux phases qui pourraient être améliorées en termes de rentabilité.

Si la phase 1 fonctionnera grâce à la mise en place d'un FLNG (unité flottante de gaz naturel liquéfié) au niveau de la frontière, les deux phases suivantes pourraient plutôt produire grâce à des usines de liquéfaction fixes en mer (solution plus rentable et ne posant pas de difficulté politique car non positionnée à terre dans l'un des deux Etats).

Une rentabilité menacée par la politique

Kosmos Energy, premier découvreur du gaz de Tortue en 2015, avait initialement choisi la solution technique d'un FLNG pour éviter de devoir arbitrer entre les deux pays pour l'implantation de trains de liquéfaction à terre.

A l'époque, les deux présidents Macky Sall (Sénégal) et Mohamed Ould Abdel Aziz (Mauritanie) avaient une relation particulièrement mauvaise. Depuis l'arrivée de Mohamed Ould Ghazouani à Nouakchott en 2019, les rapports entre les deux chefs d'Etat se sont largement pacifiés.

Source: Africa Energy Intelligence

 

Mauritanie : la Banque Mondiale préoccupée aux questions foncières soulevées sur un projet d’irrigation

Mauritanie : la Banque Mondiale préoccupée aux questions foncières soulevées sur un projet d’irrigationAlakhbar - La Banque mondiale a exprimé, dans un communiqué parvenu à Alakhbar le dimanche 28 février, ses préoccupations aux questions foncières soulevées dans le programme de réhabilitation de 25ha au profit de la coopérative d’Ibn Khaldoum au village de Ferallah, situé dans le Sud de la Mauritanie.

Le programme est un volet du Projet d’appui à l’initiative pour l’irrigation au Sahel. Ces questions foncières ont été soulevées par les villageois dont les protestations ont été recemment rapportées dans la presse, a informé la Banque mondiale.

La Banque a indiqué qu'elle va déployer une mission sur place dans les prochains jours afin de recueillir les informations nécessaires auprès de toutes les parties concernées.

L'institution fiancière mondiale a aussi promis de tenir compte de ces informations dans son dialogue avec le gouvernement mauritanien.

La Banque mondiale a rappelé par allieurs que la protection des droits des communautés ainsi que la préservation de l’environnement occupent une place centrale dans ses activités liées à des projets d’investissement.

Source : Al Akhbar

Clôture des rencontres de concertation sur le secteur halieutique

Clôture des rencontres de concertation sur le secteur halieutiqueNord Info - Les concertations et échanges de vues sur le secteur des pêches et de l’économie maritime ont pris fin ce jeudi 25 février à Nouadhibou. On signale que durant ces quatre jours, entre le 22 et le 25 février, les participants ont discuté, entre autres sujets, au sein d’ateliers à l’Institut Mauritanien des Recherches Océanographiques et des Pêches (IMROP) des problèmes récurrents du secteur.

En effet, depuis quelques mois, voire, les pêcheurs sont aux abois et avec eux les habitants en particulier la ville de Nouadhibou : plus de poisson, plus de poulpes, ressource à forte valeur ajoutée. Le secteur se vide de sa ressource. L’administration lance un appel urgent pour revoir la politique du secteur.

Le document est largement diffusé sur les réseaux sociaux. C’est dans ce cadre que la secrétaire générale du Ministère des Pêches et de l’Economie Mauritanienne (MPEM) est appelée au chevet du secteur pour amener ses acteurs à échanger, dans quatre ateliers, afin de trouver les solutions idoines.

On rappelle que la pêche est primordiale pour l’économie de la Mauritanie. Elle représente 10 % du PIB et entre 35 et 50 % des exportations du pays. Les recettes budgétaires proviennent de la pêche à hauteur de 29 %. La pêche crée 45000 emplois directs et indirects, soit 36 % de l’emploi.

On estime que la pêche artisanale crée 31 % des emplois, contre 12% pour la pêche industrielle. Mais la pêche, chez nous et selon plusieurs observateurs est accaparée par des sociétés étrangères aidées par des lobbies locaux.

A titre d’exemple Poly Hondong que d’aucuns considèrent comme un désastre biologique.. La compagnie chinoise Poly Hondong utilise la technologie de pointe ultra moderne capable d’ « aspirer » la richesse halieutique du pays.

Les agissements de bateaux turcs préjudiciables à l’écosystème dans les eaux mauritaniennes, considérant qu’ils constituent « un carnage » contre l’une des espèces de poisson la plus importante, à savoir « la Courbine ».

D’aucuns de ces participants voient dans telles pratiques imputables aux navires turcs géants la plus grande menace contre la richesse halieutique en Mauritanie, après Poly Hondong, à travers le recours à des procédés de capture proscrits par les normes internationales spécifiques pour l’équilibre de l’écosystème dans les mers et les océans.

Un autre problème celui du secteur de l’industrie de farine et huile de poisson. Il n’apporte qu’une valeur ajoutée relativement faible qui atteint 30 % et peu d’emplois saisonniers et non qualifiés.

La suggestion principale de Green Peace, une organisation environnementale, est de mettre fin à la propagation de ces usines et de fermer la plupart d’entre elles à cause de la menace qu’elle constitue sur la sécurité alimentaire, sur l’écosystème maritime et sur la santé publique, tout en mettant l’accent sur la nécessité de commencer à transformer la filière de petits poissons pélagiques pour être dédiée directement à la consommation humaine.

C’est d’ailleurs l’objet de plusieurs projets de sensibilisation concédés à la pêche artisanale afin d’amener les populations à consommer ces produits pélagiques à haute valeur nutritive.

Ce qui, aussi, va permettre de diminuer la pression sur les céphalopodes en particulier, le poulpe, très prisé par les pêcheurs artisanaux.

Clôturant les rencontres, la secrétaire générale du ministère des Pêches et de l’Économie maritime, Mme El Alia Mint Menkouss, a précisé que ces rencontres ont permis d’étudier et d’analyser d’importants sujets comme l’exploitation durable des pêcheries de la zone économique exclusive, les industries de pêche, la nécessité de veiller sur la qualité des produits halieutiques, la chaine des valeurs, la mauritanisation des équipage et les approches propres à moderniser les pêches artisanale et côtière.

Elle a remercié les participants d’avoir adopté le dialogue et les discussions comme méthode de travail et de privilégier l’aspect scientifique et consensuel. .

Mme El Alia Mint Menkouss a, enfin, affirmé que les recommandations et les suggestions issues des rencontres serviront de référence pour les décisions que le département prendra incessamment pour la mise en œuvre de sa vision stratégique.

Notons que ces rencontres étaient organisées dans le cadre des revues périodiques qu’organise le département sur les derniers changements intervenus dans le secteur et les contraintes dont celles citées dessus qui entravent son développement.

Source : Nord Info

Mauritanie/Flambée des prix : une lourde situation pour les faibles bourses

Mauritanie/Flambée des prix : une lourde situation pour les faibles bourses Tawary - Les prix des produits de première nécessité ont enregistré une augmentation sensible depuis quelques jours, certains produits ont même doublé de prix.

C'est ce que nous avons constaté lors de notre ronde dans plusieurs marchés et chez les propriétaires des magasins de vente de marchandises, légumes et fruits, vu la forte demande du consommateur nous dit-on. Le sucre est cédé à 16MRU le kilogramme, la boite de gloria à 15MRU, le kg du riz local a passé à la vitesse supérieure, tandis que les pommes de terre ont maintenu leur prix entre 60 et 70 MRU.

Les prix des fruits ont également continué d'augmenter:l es bananes à 80 MRU et les pommes à 90MRU. Tandis que les boites de lait: Rose, Badiya, Tiviski, Chaala, sont vendues à 30MRU dans le boutique du coin.

Lors de notre tournée au marché de gros des fruits et légumes de la Mosquée Marocaine, nous avons enregistré une hausse importante des prix, comme nous l'ont indiqué les commerçant dans notre entretien avec eux.

Les boutiquiers dans les quartiers ont assuré que les prix ne pourront pas rester stables du fait que les fournisseurs continuent d'augmenter leurs marges bénéficiaires, en se fondant sur la fixation des prix selon le principe du marché.

Les grossistes qui ont accepté de répondre à nos questions, ont exprimé leur courroux quant à ce qui se passe chez les distributeurs , auxquels, ils font endosser la responsabilité, dont les marges bénéficiaires atteignent jusqu'à cent pour cent dans certains produits.

Ce qui se passe selon les commerçants, est évident et crée un grand écart entre ce qui est offert sur les marchés quotidiens et la réalité de ce qui se passe à l'intérieur du marché de gros.

D'après les commerçants, pour les produits (riz, huile, sucre, thé, lait) les plus demandés, les prix ont fortement augmenté depuis le mois de janvier. S’agissant du poisson, le kilogramme du thiof, courbine,... varie entre 300 et 400MRU. Cette montée en flèche des prix inquiète les familles vulnérables, renchérit Maimouna, une ménagère. Non, loin, d’elle, Aicha, sa cousine, s’interroge sur le long silence des autorités publiques.

De source proche des services du ministère du commerce et du tourisme l'on apprend la mise en place d'un dispositif pour assurer et réguler un approvisionnement du marché en produits de première nécessité au profit des populations. Mais la ménagère attend avec impatience.

Le ramadhan cette année risque d’être difficile pour les ménages à faibles revenus si les autorités ne changent pas la donne, selon les citoyens. Du coup, on attend, la réponse?

Par A.SIDI

 

Makhtar Diop nommé directeur général et vice-président exécutif d’IFC

Makhtar Diop nommé directeur général et vice-président exécutif d’IFCBanque Mondiale - WASHINGTON, 18 février 2021 — Le président du Groupe de la Banque mondiale David Malpass a annoncé aujourd’hui la nomination de Makhtar Diop au poste de directeur général et vice-président exécutif de la Société financière internationale (IFC), dont la mission est de promouvoir l’expansion économique et améliorer les conditions de vie des populations en favorisant l’essor du secteur privé dans les pays en développement.

« Makhtar Diop a à son actif une expérience approfondie dans les domaines du développement et de la finance et une carrière marquée par un leadership énergique et le sens du service vis-à-vis des pays en développement, tant dans le secteur public que dans le privé, indique M. Malpass. Il apportera à IFC des compétences qui aideront le Groupe de la Banque mondiale à poursuivre avec célérité son action dans la lutte contre la crise mondiale et à continuer d’œuvrer en faveur d’une relance verte, résiliente et inclusive.

Nous avons besoin d’un environnement porteur et d’entreprises florissantes afin d’attirer des investissements, créer des emplois et favoriser le déploiement d’une électricité bas carbone et de transports propres, de l’eau potable, des infrastructures et des services numériques, et pour contribuer plus largement à l’ensemble des progrès de développement essentiels à notre mission de réduction de la pauvreté et de prospérité partagée. »

M. Diop aura pour tâches principales d’approfondir et stimuler la stratégie « 3.0 » d’IFC, dont l’objectif est de favoriser la création de nouveaux marchés et mobiliser des capitaux privés à grande échelle, et de mettre en œuvre les engagements pris au titre du programme d'augmentation du capital d’IFC, qui comprennent notamment une hausse des investissements pour le climat et pour l'égalité hommes-femmes et un soutien accru aux pays en situation de fragilité, conflit et violence.

Il aura également pour mission de renforcer les liens entre IFC, la BIRD/IDA et la MIGA, en contribuant ainsi à l’accélération des efforts déployés par le Groupe de la Banque mondiale en vue de stimuler le développement de ses pays clients. La stratégie 3.0 d’IFC consiste notamment à agir davantage en amont, c’est-à-dire en intervenant à un stade plus précoce du processus de développement des projets afin de créer les conditions qui permettent de mobiliser des solutions auprès du secteur privé et de défricher de nouvelles possibilités d’investissement.

Elle prévoit également d’étendre l’impact d’IFC dans les pays les plus pauvres et les plus fragiles, avec l’objectif de tripler ses investissements annuels pour son propre compte dans ces pays.

Ancien ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal, M. Diop est actuellement vice-président de la Banque mondiale pour les Infrastructures et dirige à ce titre les actions menées par l’institution pour mettre en place des infrastructures efficaces dans les économies émergentes et en développement, au service d’une croissance sans exclus et durable. Dans le cadre de ces fonctions, il supervise les activités stratégiques de la Banque mondiale dans les secteurs de l'énergie, du transport et du développement numérique, ainsi que ses initiatives visant à accroître l’offre de services d’infrastructures de qualité au moyen de partenariats public-privé.

Il avait occupé auparavant pendant six ans le poste de vice-président de la Banque mondiale pour la Région Afrique, qui a mené sous sa direction une expansion majeure de ses activités, avec des engagements d’un montant record de 70 milliards de dollars. Ardent défenseur de l’Afrique et du développement durable, il a notamment été à la tête des efforts destinés à accroître l’accès à des sources d’énergie durable à un coût abordable et à promouvoir un environnement propice à l’innovation et à l’adoption des nouvelles technologies.

M. Diop a été directeur des opérations de la Banque mondiale pour le Brésil et, auparavant, pour le Kenya, l'Érythrée et la Somalie. Il a commencé sa carrière dans le secteur bancaire et possède une grande maîtrise de l’interface public/privé ainsi qu’une expérience directe des réformes structurelles en soutien au secteur privé, acquise notamment dans le cadre de ses fonctions de ministre de l’Économie et des Finances du Sénégal. Ancien économiste au Fonds monétaire international (FMI), il a également dirigé le département Finances, secteur privé et infrastructure de la Région Amérique latine et Caraïbes de la Banque mondiale.

Reconnu pour son leadership dans le domaine du développement, M. Diop a été désigné comme l’un des 100 Africains les plus influents du monde. Il s’est vu décerner en 2015 le prestigieux prix Regents’ Lectureship Award de l’université de Californie (Berkeley). Il est diplômé en économie et en finance.

Sa nomination prendra effet au 1er mars 2021.

Source : Banque Mondiale

La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première Africaine à diriger l'OMC

La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala, première femme et première africaine à la tête de l'OMC.« Les membres de l'OMC viennent d'accepter de nommer la Dr Ngozi Okonjo-Iweala comme prochain directeur général de l'OMC. La décision a été prise par consensus lors d'une réunion spéciale du Conseil général de l'organisation aujourd'hui », a annoncé l'OMC, une quinzaine de minutes après l'ouverture de la réunion.

L'Afrique en ordre dispersé

Neuf mois, c'est le temps qu'il a fallu à l'OMC pour accoucher d'une nouvelle directrice générale. Un accouchement qui ne fut pas sans douleurs. La Nigériane Ngozi Okonjo-Iweala a du en effet affronter de multiples défis avant de s'imposer par consensus.

L'Afrique qui n'avait jamais dirigé l'OMC est d'abord partie en ordre dispersé, présentant trois candidats, dont la kenyane Amina Mohamed qui a longtemps fait figure de favorite en raison de sa connaissance des rouages internes de l'organisation. Autre handicap, la candidate nigériane n'a été soutenue que du bout des lèvres par son pays. Le président Buhari mégotant ostensiblement ses gestes de soutien.

« Veto » américain

Alors qu'en octobre, le consensus finissait par se faire autour de l'ancienne vice-présidente de la Banque mondiale, coup de théâtre, Donald Trump oppose son veto. Il lui préfère la Sud-Coréeenne Yoo Myung-Hee.

L'OMC a sagement décidé d'attendre les résultats de la présidentielle américaine, avant de prendre une décision, une stratégie payante pour Ngozi Okonjo Iweala, puisque le nouveau président américain, Joe Biden n'a pas tardé à lever son veto et à lui apporter son soutien. Elle succède ainsi au Brésilien Roberto Azevêdo qui avait démissionné mi-mai 2020 en plein mandat pour des raisons familiales.

De « nombreux défis » à relever

Ngozi Okonjo-Iweala prend la tête de l'institution internationale alors que la pandémie de Covid-19 affecte toutes les économies dans le monde. Ces premiers mots de directrice ont d'ailleurs rappelé cette situation. Elle a immédiatement appelé à une remise en marche de l'OMC, jugeant « essentiel » que l'institution soit « forte » pour surmonter les « ravages causées » par le virus et relancer l'économie mondiale. « Notre organisation est confrontée à de nombreux défis mais en travaillant ensemble, nous pouvons collectivement rendre l'OMC plus forte, plus agile et mieux adaptée aux réalités d'aujourd'hui », a-t-elle souligné.

Diplômée de Harvard et du Massachusetts Institute of Technology (MIT), ex-numéro deux de la Banque mondiale, deux fois ministre des finances du Nigéria, l'économiste de 66 ans a prévenu avant même sa nomination que si elle prenait la tête de l'OMC, ce serait pour ses compétences et pas ses origines, rappelle notre correspondant à Genève, Jérémie Lanche. Cette libérale convaincue n'est pas là pour renverser la table mais elle espère bien sortir l'organisation de la torpeur dans laquelle elle est plongée depuis plusieurs années:

« La première priorité c'est de trouver des solutions à la pandémie, a-t-elle déclaré. Pas seulement sur le plan sanitaire, mais aussi sur le plan économique. Et comment la libéralisation et la reprise du commerce va aider l'économie à repartir. J'aimerais après cela qu'on travaille sur les négociations sur les subventions au secteur de la pêche. Cela fait 20 ans qu'elles durent. C'est bien top long. Alors qu'elles sont capitales, notamment pour la préservation du secteur ».

Autre priorité de la nouvelle patronne de l'OMC, institutionnelle celle-là : relancer le système de règlement des litiges de l'organisation, complètement paralysé depuis que Donald Trump a refusé de renouveler les juges de l'organe d'appel. L'arrivée de l'administration Biden va sans doute rendre la tâche du docteur Ngozi un peu plus simple. Même si elle ne règle pas tout dans une OMC où le bras de fer entre États est désormais la règle et le consensus l'exception.

L'OMC sort donc d'une période difficile, marquée par les blocages répétés de l'administration Trump sur fond de guerre économique entre Washington et Pékin. Pour Philippe Barbet, professeur d'économie à l’université Paris-Nord et invité de RFI ce lundi, il faut que l'organisation retrouve le multilatéralisme qui la caractérisait à ses débuts. « La logique initiale, celle du GATT, puis de l'OMC en 1995, était celle d'une ouverture internationale de type multilatéral, avec de grands accords multilatéraux, précise ce dernier. Et depuis plusieurs années, on était plutôt sur une logique de relations de type bilatéral. Les négociations se faisaient entre pays, voire entre blocs. » Or pour Philippe Barbet, la crise du Covid-19 a montré « qu'une logique de type multilatéral est probablement plus efficace ».

Des messages de félicitations

Les responsables politiques nigérians se félicitent de voir une ressortissante du pays briller sur la scène internationale, signale notre correspondante à Lagos, Liza Fabbian. Le président Muhammadu Buhari a expliqué qu’il s’était entretenu ce lundi avec le président du Conseil européen, Charles Michel, pour le remercier de son soutien pour la candidature nigériane à la tête de l’OMC.

Cette nomination apporte « de la joie et beaucoup d’honneur à notre pays » a déclaré le chef de l’état nigérian, d’autant que celle-ci était « attendue depuis longtemps », rappelle le forum des gouverneurs nigérians. Désormais première femme à prendre les rennes de l’OMC après avoir été la première femme ministre des Finances dans son pays, Ngozi Okonjo-Iweala « apportera de la visibilité et de la crédibilité » à son pays espèrent les gouverneurs. C’est d’ailleurs - plus largement - un honneur pour « l’Afrique et les femmes partout dans le monde », dit le président du Sénat nigérian.

Source : RFI

Oasis de l’Adrar : implantation de plus de 70.000 palmiers

Oasis de l’Adrar : implantation de plus de 70.000 palmiersSahara Médias - Le ministre mauritanien du développement rural, Dy O. Zeine, a révélé que la wilaya de l’Adrar, dans le nord du pays a bénéficié du programme structurel qui s’est traduit par la plantation de 70.800 palmiers.

Dans une déclaration à la presse publiée par l’agence mauritanienne d’information (officielle) le ministre a dit que 14.400 palmiers ont été plantés dans la nouvelle oasis pilote de Tawaz, 7.200 dans celle de Yagref, 2880 dans celle de Tidra, commune d’Ain Ehel Taya, 4320 dans l’oasis de Tenlaba à Ouadane en plus de 42.000 palmiers dans l’oasis pilote de la ville de Chinguetti.

Le ministre a promis que les wilayas du nord bénéficieront prochainement du décollage agricole et pastoral programmé par le ministère, afin d’accompagner les aspirations nationales en vue d’une autosuffisance alimentaire dans les domaines des légumes, des viandes et des produits laitiers.

En Adrar il se trouve 75 oasis sur une superficie de 5673 hectares, un total de deux millions cent quatre-vingt-dix mille deux cents dix-huit palmiers, soit 45% du nombre de palmiers dans le pays.

Le nombre de palmiers producteurs jusqu’à la dernière saison avait été de 846.475, soit 71% de la totalité des palmiers de la wilaya.

Source : Sahara Médias