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Gambie : l’ex-président Jammeh serait « immédiatement arrêté » s’il revenait

Le dernier meeting du président Yahya Jammeh, en novembre 2016 à Banjul (Gambie).L’ex-président gambien Yahya Jammeh, en exil en Guinée équatoriale depuis sa chute il y a trois ans, serait « immédiatement arrêté » s’il revenait au pays et poursuivi pour les crimes commis durant ses 22 ans de pouvoir, a affirmé dimanche le ministre de la Justice, après une récente manifestation pour le retour de l’ex-dirigeant.

« Si jamais l’ancien président Yahya Jammeh retournait au pays, il serait immédiatement arrêté et poursuivi pour les plus graves affaires », a déclaré Abubacarr Tambadou, dans un discours consacré à la nouvelle année judiciaire en Gambie.

Dans un récent enregistrement diffusé sur les réseaux sociaux, Jammeh réclamait le respect de ce qu’il considère comme ses droits, et notamment celui de rentrer. Des milliers de ses partisans ont également manifesté jeudi dans la capitale Banjul pour réclamer son retour d’exil. Cette polémique survient alors que les travaux de la Commission Vérité Réconciliation doivent reprendre lundi matin.

« Crimes contre l’humanité »

« Après un an d’auditions (de témoins) et alors que nous entrons probablement dans la seconde et dernière année, on ne peut plus écarter les crimes contre l’humanité commis en Gambie entre juillet 1994 et janvier 2017, sous l’ancien président Yahya Jammeh. Ceux identifiés par la Commission seront portés devant la justice », a ajouté Tambadou.

La Commission a été établie en 2017 et a débuté ses auditions en janvier 2019. Sa mission est d’enquêter sur les violations des droits humains entre 1994 et 2016, favoriser la recherche de la justice et des réparations pour les victimes, oeuvrer à la réconciliation.

Officier arrivé à la tête de la Gambie par un coup d’État en 1994, Yahya Jammeh a dirigé pendant 22 ans un régime de féroce répression. Il a été poussé à s’exiler en Guinée équatoriale en janvier 2017, cédant à une intervention militaire africaine après avoir rejeté sa défaite à la présidentielle face à Adama Barrow.

Dans un communiqué publié à l’époque, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et les Nations unies s’engageaient à œuvrer pour le respect de la sécurité et des droits de Yahya Jammeh, et notamment celui de rentrer en tant que citoyen et ancien chef de l’État.

Source : jeuneafrique.com

 

LuandaLeaks : Isabel dos Santos accusée d’avoir « siphonné » les caisses de l’Angola

LuandaLeaks : Isabel dos Santos accusée d’avoir « siphonné » les caisses de l’Angola Jeune Afrique - La milliardaire est accusée par une enquête journalistique de s’être accaparé des richesses publiques. Fille de l’ancien président angolais, elle évoquait il y a peu l’hypothèse d’une candidature à la présidence de son pays.

La milliardaire Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais déjà sous le coup d’une enquête judiciaire dans son pays, est accusée d’avoir « siphonné les caisses du pays », dans une enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) publiée dimanche 19 janvier. Un tissu de « mensonges », selon elle.

Les 36 médias internationaux membres du consortium, parmi lesquels la BBC, le New York Times ou Le Monde, ont mobilisé 120 journalistes dans une vingtaine de pays pour exploiter une fuite de 715 000 documents et révéler « comment une armée de sociétés financières occidentales, d’avocats, de comptables, de fonctionnaires et de sociétés de gestion ont aidé » cette femme de 46 ans « à cacher des avoirs aux autorités fiscales ».

Les « Luanda Leaks », du nom de la capitale de l’Angola, ont pu voir le jour grâce à une fuite de données orchestrée par un ou des anonymes depuis la société de gestion financière d’Isabel dos Santos basée au Portugal, « probablement issues d’un piratage informatique », selon Le Monde.

Montages financiers

Celle qu’on surnomme la « princesse de Luanda » était déjà dans le radar de la justice de nombreux pays. L’enquête du ICIJ l’accable en révélant des détails inédits sur les montages financiers utilisés ainsi que les montants en jeu.

Enquête au Portugal

La justice angolaise la soupçonne d’avoir détourné, avec son époux danois d’origine congolaise Sindika Dokolo, plus d’un milliard de dollars des comptes des entreprises publiques Sonangol (pétrole) et Endiama (diamant) pour nourrir ses propres affaires.

Nommée en 2016 par son père à la tête de la Sonangol, elle avait mis en place un véritable « schéma d’accaparement des richesses publiques » par le biais de ce que Le Monde décrit comme une « nébuleuse composée de 400 sociétés identifiés dans 41 pays ».

L’enquête de l’ICIJ révèle entre autres que des sociétés de conseil occidentales, telles que PwC et Boston Consulting Group, ont « apparemment ignoré les signaux d’alarme », en aidant la « Princesse de Luanda » à cacher des biens publics. L’investigation s’appuie sur des lettres censurées qui montrent comment de grands noms chez les consultants, tels que Boston Consulting ou KPMG, ont cherché à lui ouvrir des comptes bancaires non transparents.

Début janvier, la justice portugaise a elle aussi annoncé l’ouverture d’une enquête sur la femme d’affaires, qui détient des intérêts dans de nombreuses entreprises du pays, pour blanchiment d’argent public.

« Agenda politique des autorités »

Celle qui est considérée par le magazine américain Forbes comme la femme la plus riche d’Afrique a elle-même dénoncé une « chasse aux sorcières », destinée à les discréditer, elle et son père.

Elle a également répliqué, via une trentaine de tweets en portugais et en anglais. Dans le premier, elle lance: « Ma « fortune » est née de mon caractère, mon intelligence, éducation, capacité de travail, persévérance. Je continue aujourd’hui (dimanche) à voir avec tristesse le « racisme » et les « préjugés » de SIC-Expresso [la télévision et l’hebdomadaire portugais membres de l’ICIJ, NDLR], qui rappelle l’ère des « colonies » dans laquelle aucune Africain ne valait un Européen ».

Elle s’attaque ensuite dans le détail au récit publié par les deux journalistes de ces médias en les accusant nommément de « mensonges » sur certains points de sa gestion à la tête de la Sonangol.

Isabel dos Santos estime aussi qu’il s’agit « « d’informations » qu’ont fait fuiter les services secrets angolais pour manipuler l’ICIJ, au profit d’un agenda politique des autorités angolaises ».

Son avocat a également réfuté les accusations de l’ICIJ, dénonçant auprès du journal britannique The Guardian une « attaque parfaitement coordonnée » par le dirigeant actuel de l’Angola, João Lourenço, qui s’est lancé dans une spectaculaire lutte anticorruption.

Par Jeune Afrique avec AFP
Source : Jeune Afrique

 

Libye: un accord international pour aller vers la paix mais des doutes demeurent

Les dirigeants des principaux pays concernés par le conflit en Libye se sont engagés dimanche 19 janvier à Berlin à respecter l'embargo sur les armes décidé en 2011 par les Nations unies et à renoncer à toute « interférence » étrangère dans le conflit. Mais un goût d'inachevé demeure.

Lors d'une conférence sous l'égide de l'ONU à Berlin, onze pays dont la Russie et la Turquie ont convenu qu'il n'existait pas de « solution militaire » à ce conflit, qui déchire la Libye depuis près de 10 ans, a déclaré la chancelière allemande Angela Merkel à l'issue d'une demi-journée de discussions.

Les participants ont aussi appelé à un véritable cessez-le-feu permanent sur le terrain, qui se fait attendre malgré l'entrée en vigueur le 12 janvier d'une fragile trêve entre belligérants.

Pour s'assurer du respect effectif et durable de la fin des hostilités, des rencontres inter-libyennes entre représentants militaires des deux camps devraient être organisées prochainement. Une invitation sera lancée « dans les prochains jours », a assuré Antonio Guterres, secrétaire général de l'ONU.

Pour la consolidation du cessez-le-feu, l'émissaire de l'ONU avait appelé les deux camps rivaux à former une « Commission militaire » composée de dix officiers, cinq de chaque côté. Les noms des candidats respectifs ont d'ores et déjà été communiqués aux Nations unies. Selon les informations de RFI, des invitations seront adressées pour la tenue de la première réunion le 28 et le 29 janvier à Genève.

Cette commission aura pour mission de définir sur le terrain les mécanismes de mise en œuvre du cessez-le-feu. Elle aura également la lourde charge de réunifier l'armée et les forces sécuriaires. Elle doit oeuvrer à dissoudre les milices. Mission difficile en Libye, pays pris en étaut par des dizaines de formations armées. Dimanche soir, des tirs d'artillerie nourris ont été entendus sur certaines lignes de front au sud de la capitale.

Je ne peux insister assez sur cette conclusion : il n'y a pas de solution militaire au conflit en Libye. Tous les participants l'ont répété plusieurs fois durant notre réunion. Même ceux qui sont impliqués le plus directement dans le conflit. Tous les participants se sont engagés à ne plus interférer dans le conflit armé ou dans les affaires intérieures libyennes. Cela fait partie des conclusions de ce sommet. Et bien sûr, cela doit être un prérequis, tout comme l'appel à faire taire les armes et à mettre une fin définitive aux hostilités militaires. Nous appelons tous les acteurs à éviter toute action qui pourrait exacerber le conflit. Et je demande à tous les participants et à la communauté internationale de se plier à leurs engagements à respecter sans réserve et sans équivoque l'embargo sur les armes décrété par le Conseil de sécurité. Enfin, le retour au processus politique est essentiel. Nous demandons aux deux parties libyennes de s'engager dans le dialogue sous l'égide des Nations unies, afin d'ouvrir la voie à une solution politique à cette crise.

Respect de l’embargo sur les armes

Les participants sont aussi tombés d'accord pour « respecter » strictement l'embargo sur les armes et que « cet embargo serait plus strictement contrôlé qu'auparavant », a expliqué la chancelière lors d'une conférence de presse commune avec Antonio Guterres et l'émissaire de l'ONU en Libye, Ghassan Salamé. L'embargo a été décrété en 2011 par l'ONU mais est largement resté lettre morte.

« Nous avons assisté à une escalade dans le conflit. Il a atteint ces derniers jours une dimension dangereuse », a en effet fait valoir Antonio Guterres, pointant le « risque d'une véritable escalade régionale ».

Autre point sensible du conflit : les interventions plus ou moins directes de pays étrangers dans ce conflit. « Tous les participants se sont également engagés à renoncer à des interférences dans le conflit armé ou les affaires intérieures de la Libye », a indiqué M. Guterres.

La Turquie soutient en effet militairement le gouvernement de Fayez el-Sarraj à Tripoli et la Russie, malgré ses dénégations, est soupçonnée d'appuyer l'homme fort de l'est de la Libye, le maréchal Khalifa Haftar.

Depuis la reprise des combats entre camps rivaux en Libye en avril 2019, plus de 280 civils et 2 000 combattants ont été tués et, selon l'ONU, plus de 170 000 habitants ont été déplacés.


Un goût d’inachevé

Malgré un certain optimisme, l’envoyé spécial de l’ONU Ghassan Salamé n’a pas caché que l’incertitude demeure dans le dossier libyen :  « Je pense qu’aujourd’hui était une belle journée, qui nous a donné l’impulsion nécessaire pour continuer notre travail. J’espère que le Conseil de sécurité sera à nos côtés, j’espère que le Comité international de suivi sera à nos côtés pour mettre en application ce sur quoi nous nous sommes entendus. »

Par ailleurs, la conférence de Berlin n’aura pas permis aux protagonistes du conflit libyen de se parler. Fayez el-Sarraj et Khalifa Haftar ne se sont pas rencontrés et n’ont pas pris part aux négociations qui se sont tenus ce dimanche à Berlin. Angela Merkel l’a admis : les « différends sont si importants » entre eux qu’il était impossible de les réunir autour d’une même table.

Dans ce contexte, difficile d’imaginer quelle forme prendra le dialogue politique souhaité par la communauté internationale, même si les deux hommes ont chacun accepté de donner « cinq noms » pour former une « commission militaire » mixte de suivi.

En marge du sommet, Fayez el-Sarraj a de nouveau demandé qu’une « force militaire internationale » soit envoyée en Libye pour protéger la population civile.

Une option écartée lors de cette conférence, qui n’a débouché sur aucun mécanisme réellement contraignant pour garantir le cessez-le-feu de 2011 ou pour contrôler l’envoi d’armes en Libye. La chancelière allemande l’a admis : « Nous n'avons pas parlé de sanctions aujourd'hui. Les documents sur lesquels nous nous sommes mis d'accord  doivent encore être débattus et approuvés par le Conseil de sécurité de l'ONU. Nous partons du principe que ceux qui soutiennent cet accord savent ce que cela signifie si l'embargo sur les livraisons d'armes n'est pas respecté et nous ne manquerons de le dénoncer. »

Le renvoi du dossier devant le Conseil de sécurité de l’ONU est un échec en soi pour le spécialiste Jalel Harchaoui, qui rappelle que c’est bien « la paralysie du Conseil de sécurité » qui a poussé l’Allemagne à se saisir de ce dossier.

Reste le tour de force diplomatique, qui apparaît d’autant plus fragile qu’une rencontre de cette ampleur ne risque pas de se reproduire de sitôt.


Vu de Tripoli : Un embargo jamais respecté jusqu’à présent

Sur RFI, la semaine dernière, le chef de la mission de l’ONU, Ghassan Salamé, accusait une douzaine d’États d’avoir envoyé des armes en Libye depuis le début de l’année. L’offensive du 4 avril de Khalifa Haftar sur Tripoli a encore accentué les livraisons d’armes qui sont devenues un sport pour les deux parties.

La violation de l’embargo est considérée comme tellement normale en Libye, que l’arrivée des armes est parfois mise en scène. En mai dernier, c’est sous l’œil des caméras que 58 véhicules blindés anti-mines en provenance de Turquie ont fait leur entrée dans le port de Tripoli. Dans le camp de Khalifa Haftar, on n’est pas en reste. En 2017, un navire de patrouille de l’armée irlandaise, estampillé Yacht de loisir par une société des Émirats arabes unis s’est retrouvé dans le port de Benghazi où il a été immédiatement armé de mitrailleuses de 40mm.

Avec l’offensive sur Tripoli, c’est un nouveau type d’armes qui a fait son apparition en masse : les drones. Le gouvernement de Tripoli se fait livrer des drones turcs qui arrivent très souvent par containers dans le port de Misrata. L’autoproclamée armée nationale libyenne de Haftar bénéficie de drones de conception chinoise fournis par les Émirats arabes unis.

Outre les armes, les deux camps font aussi appel à des mercenaires étrangers. Des combattants soudanais ont rejoint les rangs de Haftar grâce à un contrat entre une société canadienne et des dirigeants de Khartoum. À l’ouest, des mercenaires tchadiens ont franchi en toute tranquillité la frontière pour défendre Tripoli. À Berlin, dimanche, le président français Emmanuel Macron a dénoncé la présence de combattants syriens envoyés par Ankara au côté des forces pro-Tripoli.

Chaque année depuis 2011, les experts de l’ONU constatent les violations répétées et flagrantes de l’embargo sur les armes. 2020 ne devrait pas échapper à la tradition.

Source : RFI

 

Paris : le gendre de l'ex-président Ould Msamboue botté en touche au bureau de la SNIM

Paris : le gendre de l'ex-président Ould Msamboue botté en touche au bureau de la SNIMAl-akhbar - La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) a ramèné le gendre de l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, en l’occurrence Mohamed Ould Msemboue de son bureau dans la capitale française Paris à son ancien poste à son siège à Nouadhibou.

La Direction Générale de la SNIM a adressé pour la circonstance une circulaire à toutes ses directions, faisant état de l’annulation du titre de responsable de tous ses fonctionnaires qui n’assurent pas un travail régulier à leur lieu de travail, dont le gendre de l’ex-président permuté dans la capitale économique.

La SNIM avait recruté il y a quelques années, dans des conditions qualifiées d’illégales, Ould Msamboue, avant de le désigner à son bureau à Paris, juste après son embauche.

Par Al-akhbar
Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

Mali: Christophe Bigot, en mission pour la France au Sahel, évoque «l'après Pau»

Mali: Christophe Bigot, en mission pour la France au Sahel, évoque «l'après Pau»RFI Afrique - Christophe Bigot, l'envoyé spécial de la France pour le Sahel, séjourne à Bamako.

Dans la capitale malienne, il assistera notamment, dimanche 19 janvier, à la réunion de « relance » du comité de suivi de l'accord de paix d'Alger. Le vendredi 17 janvier, l'envoyé spécial de la France pour le Sahel, Christophe Bigot, a rencontré la presse nationale et internationale à Bamako pour parler notamment de « l'après Pau ».

En, d'autres termes, les actions en cours pour lutter efficacement contre le terrorisme au Sahel après la rencontre de Pau, une ville du sud-ouest de la France, entre le président français et ses homologues sahéliens.

« Lutter avec détermination contre le terrorisme »

« Tous ensemble, dit Christophe Bigot, nous allons lutter avec détermination contre le terrorisme. Aujourd’hui, l’armée malienne a réceptionné treize véhicules blindés de transport de troupes offerts par l’Union européenne. Donc, le renforcement des capacités militaires, c’est de la formation, c’est de l’équipement, c’est de l’armement, c’est très important. Il faut construire des routes, il faut construire des hôpitaux, et ça c’est l’alliance Sahel dont l’assemblée générale va se tenir à Nouakchott en février sous l’autorité de Jean-Yves Le Drian, mais qui vise essentiellement à faire plus, mais aussi à faire mieux pour répondre aux besoins des populations. »

« La situation est grave »

« Donc, c’est tout cela qui va être mis en œuvre après Pau, explique l'envoyé spécial de la France pour le Sahel. Les ministres des Affaires étrangères et des Armées doivent se réunir dans trois mois, puis, ensuite, dans six mois est prévu à Nouakchott un sommet des chefs d’États. On ne perd pas de temps, et on a un calendrier extrêmement serré. Pourquoi ? Parce que la situation est grave », conclut-il.

Source : RFI Afrique

 

Conseil inter-ministériel chargé de l'Enseignement : Mesures urgentes

Conseil inter-ministériel chargé de l'Enseignement : Mesures urgentesLe Calame - Le comité inter-ministériel chargé de l'Enseignement, présidé par le premier ministre Ismaël Bodda Cheikh Sidiya, a pris trois décisions au cours d'une réunion organisée jeudi 16 janvier 2020.

La première est le lancement d'un programme d'urgence en 2020 pour élargir la demande scolaire à travers la construction d'établissements du Fondamental et du secondaire et des structures de la formation technique et professionnelle.

La deuxième est la création de comités régionaux composés des autorités administratives, des élus et des différentes parties concernées qui auront pour mission de procéder au diagnostic des écoles qui ne remplissent pas les conditions requises de sécurité et de propreté dans la perspective d'identifier leurs besoins pour une intervention d'urgence.

La troisième est la mobilisation d'un budget pour la réhabilitation et l'entretien des infrastructures scolaires.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Gambie : Des milliers de manifestants réclament le retour de Jammeh.

Gambie : Des milliers de manifestants réclament le retour de Jammeh.Des milliers de partisans de l’ancien président gambien Yahya Jammeh, qui a dirigé pendant 22 ans un régime de féroce répression, ont manifesté jeudi dans la capitale Banjul pour réclamer son retour d’exil, ont constaté des correspondants de l’AFP.

Officier arrivé à la tête de la Gambie par un coup d’État en 1994, puis élu et réélu, Yahya Jammeh a été poussé à s’exiler en Guinée Équatoriale en janvier 2017, cédant à une intervention militaire africaine après avoir rejeté sa défaite à la présidentielle face à l’opposant Adama Barrow, toujours au pouvoir aujourd’hui.

Dans un communiqué publié à l’époque, l’Union africaine, la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest et les Nations unies s’engageaient à oeuvrer pour le respect de la sécurité et des droits de Yahya Jammeh, et notamment celui de rentrer en tant que citoyen et ancien chef de l’État.

A l’appel du parti de Yahya Jammeh, l’Alliance patriotique pour la réorientation et la construction (APRC), les manifestants ont pris la direction du siège de la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples pour y déposer une pétition destinée à l’Union africaine.

« Avant son départ, il y a eu un accord pour qu’il puisse rentrer dans le pays. Nous avons besoin de notre chef de parti », a déclaré à l’AFP l’un des manifestants, Ismaila Colley, 26 ans, en décrivant l’ex-président comme un « homme de paix », alors que, depuis un an, une Commission Vérité et Réconciliation entend les témoignages accablants des victimes des atrocités commises sous Yahya Jammeh.

« Les temps sont durs sous l’actuel gouvernement, c’est pourquoi nous voulons que l’ancien président revienne et reprenne les rênes du pays à Adama Barrow », a expliqué dans le cortège, encadré par les forces de l’ordre, Maïmuna Jaju, une commerçante de 23 ans.

L’ancien dictateur s’est fait entendre samedi pour soutenir la manifestation, dans un enregistrement diffusé sur les réseaux sociaux.

Ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, enclavé dans le Sénégal à l’exception d’une étroite façade atlantique, connaît une recrudescence de mobilisation politique.

Des milliers de Gambiens ont défilé dimanche en faveur du maintien au pouvoir pour cinq ans du président Barrow, malgré son engagement initial à ne servir que trois ans.

Les partisans d’un départ de M. Barrow comptaient faire de même le 19 ou le 20 janvier, mais leur demande d’autorisation de manifester a été rejetée. La manifestation pro-Jammeh de jeudi a en revanché été autorisée.

Source : AFP