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La Jordanie ouvre un consulat général à Laâyoune

La Jordanie ouvre un consulat général à LaâyouneSahara Médias - Le Royaume hachémite de Jordanie a ouvert jeudi un consulat général à Laâyoune, la 11ème représentation diplomatique inaugurée dans la capitale du Sahara marocain depuis un peu plus d’un an.

La cérémonie d’ouverture de ce consulat a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le vice-Premier ministre, ministre jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés, Ayman Al-Safadi.

La Jordanie devient ainsi le 11ème pays à avoir inauguré un consulat à Laâyoune, après les Émirats arabes unis, le Bahreïn, la Côte d’Ivoire, les Iles Comores, le Gabon, Sao-Tomé-Et principe, la République centrafricaine, le Burundi, Eswatini et la Zambie.

Source : Sahara Médias

France: débat parlementaire sur les politiques françaises au Sahel

France: débat parlementaire sur les politiques françaises au SahelRFI Afrique - Un débat sur les politiques françaises au Sahel se tient, ce jeudi 4 mars, à l'Assemblée nationale. Des discussions auxquelles assistera notamment la ministre des Armées, Florence Parly.

Car l'opération Barkhane devrait être largement évoquée par les députés : certains partis demandent, par exemple, que le maintien des missions militaires françaises à l'étranger soit désormais voté par le Parlement.

C'était le 22 avril 2013. Un peu plus de trois mois après le lancement de l'opération Serval au Mali, les parlementaires français approuvaient la prolongation de la mission militaire. Huit ans plus tard, Serval est devenue Barkhane et le Parlement n'a plus été consulté. En effet, la Constitution ne l'impose pas.

Et c'est un problème, selon le député La France insoumise Bastien Lachaud : « Il n’est pas possible que le président, seul, décide de l’envoi des troupes et de leur maintien sur place. On parle quand même de 55 morts, de centaines de blessés, de plusieurs milliards d’euros, tout cela à la simple discrétion d’une personne, le président, sans aucun débat démocratique. » Un vote tous les trois mois ?

Les Insoumis aimeraient ainsi un vote tous les trois mois. Mais pour Sereine Mauborgne, députée de la majorité et co-rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée sur l'opération Barkhane, ce contrôle parlementaire est compliqué à mettre en place : « En termes d’affichage vis-à-vis de l’ennemi qu’on combat, vis-à-vis de nos forces, parce que les militaires ont besoin de visibilité dans leurs actions, ça voudrait dire qu’on ralentit les apports en matériel, parce qu’il y aurait une incertitude sur l’issue du vote, ça ne me paraît pas très rationnel en fait. »

Pour la députée, une alternative pourrait être la consultation du Parlement à chaque changement de législature. Mais une consultation sans vote contraignant.

Source : RFI Afrique

Éducation : Le point sur la réforme

Éducation : Le point sur la réformeLe Calame - Dans l’émission « Liqakhass » (entretien exclusif) de la télévision publique Al Mouritaniya, le Ministre de l’Éducation nationale, de la formation technique et de la réforme, monsieur Mohamed Melaïnine ould Eyih, a passé en revue diverses questions, toutes relatives à une réforme freinée par le Covid-19 mais qui reste le principal chantier de l’École républicaine annoncée par le président de la République dans son programme « Taahoudati ».

Le ministre a d’abord évoqué l’essentiel pour toute réforme, à savoir l’investissement dans les ressources humaines. Avec une masse salariale passée de 48 milliards d’ouguiyas à 63 milliards, au cours des deux dernières années, et le démarrage de la construction d’infrastructures scolaires, dans le cadre du programme « Mes priorités » (900 classes) et « Mes priorités élargies » (1000 classes), la réforme lui paraît bien lancée.

Elle concerne d’abord l’enseignement de base et commencera à donner ses fruits dans six ans, à la fin du premier cycle primaire. La programmation est étalée sur plusieurs années : c’est le long terme que la réforme vise.

En ce qui concerne la plateforme numérique centralisant toutes les données du département, « elle facilite la gestion », dit le ministre, « non seulement du personnel mais, également, des centaines de milliers d’élèves, par l’attribution d’un numéro national permettant le suivi de chacun durant tout son cursus ».

La plateforme permet aussi d’établir des statistiques fiables. « Elle nécessite du temps et des moyens pour atteindre sa pleine efficacité mais nous avons commencé avec les ressources disponibles […] Concernant par exemple l’enseignement privé qui nous posait d'énormes problèmes en termes d’organisation, nous avons y introduit déjà les élèves du Primaire. Ceux du Secondaire suivront. Toutes les données devraient être disponibles dans trois à quatre mois », espère Ould Eyih.

Retour en force des cantines scolaires

Relancée il y a quelques jours à partir des régions de l’Est, le programme de nutrition scolaire (cantines) est lié directement à celui du président de la République concernant la lutte contre la pauvreté et la marginalisation.

Il s’agit d’une approche nouvelle consistant à intégrer les cantines dans les politiques nationales de lutte contre la pauvreté (à travers la Délégation Taazour et le Commissariat à la sécurité alimentaire), ce qui fait qu’il n’est plus seulement dépendant des éventuels apports de nos Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

Aide aux citoyens démunis, par la prise en charge alimentaire de leurs enfants, les cantines contribuent également à la lutte que mènent les autorités contre la déperdition scolaire. Comme par le passé, elles sont aussi un élément important de cohésion sociale car les enfants y apprennent le partage, en vivant ensemble dans de similaires conditions.

Le choix des écoles bénéficiaires est fonction de la situation économique de leur zone respective et du nombre des élèves. Les PTF associés à ce vaste programme de nutrition scolaire concernant plus de 700 écoles et doté d’un financement de 14 milliards d’anciennes ouguiyas sont le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et Counterpart International, une ONG américaine intervenant dans le secteur du développement international.

On remarque, parmi les donateurs, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et le département américain de l’Agriculture (USDA). Évaluée par des experts, la valeur nutritive des produits utilisés est certaine mais la présentation de ces repas indexée par divers internautes, « est liée intrinsèquement à l’état de bon nombre d’écoles rurales », reconnaît le ministre en toute franchise, ajoutant que « le gouvernement travaille, dans le cadre du programme "Taahoudati", à améliorer ces conditions générales ».

De l’évaluation des enseignants

Une grande partie de l’émission fut consacrée à l’évaluation des enseignants « qui aura lieu dans les conditions idoines », affirme Mohamed Melaïnine ould Eyih, précisant qu’« elle répond à deux objectifs : la formation de base et la formation continue.

La réforme envisagée passe par le développement des ressources humaines avec le recrutement, depuis 2019, de 1700 enseignants et 400 prestataires de services. Cette année 2021, le département compte engager plus de 1200 nouveaux cadres (800 instituteurs, 300 professeurs) en plus d’inspecteurs et de formateurs des Écoles NormaIes d’Instituteurs (ENI).

La sélection sera relevée. Pour entrer à l’École NormaIe Supérieure (ENS), il faudra désormais justifier d’un bac+5. Pour garantir la qualité de l’enseignement, les critères d’entrée et de sortie doivent être bien précis.

« Il y a des insuffisances notoires dans la formation », reconnaît le ministre,« y compris à l’entrée des écoles professionnelles. Naguère, il arrivait souvent que le nombre réel d’admis ne couvrît pas les besoins et l’on puisait donc dans les « admissibles […] : c’est ce genre de situation qu’il faut éviter à l’avenir ».

À un autre niveau, certains parlent de formation « approximative » dans les ENI où le souci prioritaire était d’obtenir à tout prix le plus haut taux possible de scolarisation :la quantité au détriment de la qualité...

Tous ceux qui entraient dans ces écoles « professionnelles » en ressortaient systématiquement avec un diplôme les habilitant à enseigner ! Les insuffisances de la formation surgissaient alors sur le terrain. L’évaluation – que personne ne devrait contester… – doit servir à déterminer le besoin de formation de chaque enseignant et à penser les contenus de celle-ci.

L’impérative nécessité de mener une réforme profonde de l’enseignement appelle donc à l’unanimité des enseignants sur le besoin d’évaluation, prélude à une offre de formation continue indispensable, même dans un contexte normal, dans la vie professionnelle de tout fonctionnaire.

C’est en cette démarche que le ministre a rencontré les syndicats pour les rassurer sur les finalités dudit processus qui ne vise en aucun cas à exclure, contrairement à ce que laissent supposer certains, ceux qui seraient déclarés « faibles » mais à partir sur de saines bases avant d’entamer le renforcement des capacités par la formation continue.

Il s’agit d’un nouveau départ avec l’apparition, dans les prochaines années, d’enseignants d’un nouveau profil et – il va sans dire mais cela ira certainement mieux en le disant –l’accroissement des compétences de ceux déjà en activité par ces formations à forte dose d’innovation didactique et pédagogique.

La même démarche s’appliquera aux enseignements secondaire et professionnel mais le ministère a commencé par le Fondamental, en sa qualité de base et au regard des ressources disponibles qui dictent des choix programmatiques.

Les formateurs seront choisis prioritairement au sein des inspecteurs de l’enseignement fondamental, des professeurs du Secondaire et des instituteurs expérimentés, notamment ceux qui ont participé à la réécriture des programmes.

Une profession à revaloriser

La revalorisation de la profession d’enseignement, dont le projet de loi a déjà été présenté en conseil des ministres, passe par ce besoin de mise à niveau qui profite prioritairement aux enseignants eux-mêmes et aux élèves sous leur responsabilité. L’enseignant qui chercherait à s’en dispenser porterait préjudice aux élèves : le ministère ne saurait le tolérer.

L’évaluation était d’ailleurs déjà prévue au temps de la séparation des ministères (enseignement fondamental et enseignement secondaire), une journée de sensibilisation avait même été organisée avec l’implication des syndicats.

Son démarrage fut retardé par l’apparition du coronavirus. « À l’époque, aucune voix discordante ne s’était élevée », fait remarquer le ministre,« alors pourquoi maintenant où l’on s’apprête à mettre en œuvre cet important volet de la réforme ? ».

À ceux qui voudraient voir les directeurs des écoles exemptés d’évaluation, le ministre répond par la négative, « ne sont-ils pas eux-mêmes chargés de l’encadrement de proximité ? », fait-il remarquer. Le sort de 600 instituteurs versés dans l’enseignement secondaire et dont certains sont détenteurs de diplômes de l’enseignement supérieur a aussi été évoqué.

Le ministre ne voit aucune opposition notoire au passage d’un corps à un autre mais souligne que celui-là est régi par la loi (fonction publique).

D’autres questions subsidiaires ont été abordées, comme celle des livres scolaires produits par l’Institut Pédagogique National (IPN) et vendus sur les marchés dix fois leur prix ou la dotation des Directions régionales (DREN) en véhicules 4x4.

Concernant le trafic des manuels scolaires,« ce sont des agissements condamnables contre lesquels le département est décidé d’agir fermement », prévient Ould Eyih. Présentement, ce sont les DREN qui recensent les besoins par niveau et par école, avant de faire parvenir les livres aux établissements en fonction de ces données.

Chaque élève devrait donc en être pourvu. C’est loin d’être le cas et cette anomalie situe la zone où s’est organisée la gazra… On doit s’attendre à des actions concrètes visant à y mettre définitivement fin.

Abordant l’appui financier au secteur privé, « certaines écoles ne sont pas à jour en termes de critères à remplir », admet le ministre,« mais une partie de l’aide a été retenue pour être distribuée aux établissements qui n’ont pu, en fin d’année budgétaire 2020, fournir à temps les informations requises mais qui parviendront à redresser leur situation ».

Et de conclure sur l’impact notablement fort de la pandémie sur la présente année scolaire. « La situation est fort différente de l’année dernière. En 2020, le COVID-19 est arrivé à un moment où le programme était déjà bien entamé et nous avons pu opérer un ajustement en prolongeant simplement la scolarité.

Ce n’est pas le cas cette fois où nous avons ouvert en pleine pandémie. Nous pouvons certes prolonger, écourter les vacances scolaires, voire en supprimer, mais il faudra finir l’année au bon moment (Juillet-Août) pour démarrer la rentrée 2021-2022 dans des conditions normales. Une stratégie est en cours d’élaboration pour s’adapter à cette contrainte partout présente dans le Monde ».

Sneïba Mohamed

 

Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine française

Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine françaiseFrance24 - Un budget en hausse, un recentrage sur les pays d’Afrique subsaharienne, une priorité accordée aux dons plutôt qu’aux prêts, la France veut réformer son aide au développement.

L’Assemblée nationale a adopté, mardi, en première lecture, un projet de loi dans ce sens. Avec cette nouvelle doctrine, Paris compte se distinguer du modèle chinois et regagner en influence sur le continent.

C’est une promesse vieille de plus d’un demi-siècle. En 1970, les pays de l’ONU s’engageaient à consacrer 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide au développement (APD). Cinquante ans plus tard, la France n’a toujours pas tenu parole, mais les choses pourraient bientôt changer sous la pression des députés.

L’Assemblée nationale a en effet voté, mardi 2 mars, un texte visant à porter l'aide publique au développement à 0,55 % du revenu national brut à la fin du quinquennat en 2022. Les députés ont aussi inscrit dans la loi que la France "s'efforcera" en "2025" de consacrer "0,7 % de son revenu national brut" à l’APD.

“L’inscription dans la loi de cet objectif des 0,7 % est un pas en avant extrêmement important, explique à France 24 Louis-Nicolas Jandeaux. Cependant, cet objectif aurait mérité une rédaction plus claire et s’accompagner d’une trajectoire détaillée”, nuance le porte-parole d’Oxfam France et de coordination SUD, une organisation qui regroupe 170 ONG de solidarité internationale.

Si la France respectait cette trajectoire, elle irait au-delà des engagements des États membres de l'UE, qui visent l'échéance de 2030, même si certains pays comme le Luxembourg ou les pays scandinaves - les meilleurs élèves de l'APD - dépassent déjà l'objectif.

“Emmanuel Macron a régulièrement plaidé pour un monde plus solidaire. Le président de la République s’est notamment exprimé en faveur de l’annulation des dettes des pays africains. En tant que leader sur ces questions de multilatéralisme, la France se doit d’être au rendez-vous”, ajoute Louis Nicolas Jandeaux. La solidarité internationale n’a jamais été aussi nécessaire qu’actuellement. On voit bien que les grands enjeux sont tous interconnectés. La pandémie de Covid-19 en est la preuve flagrante”.

Nouvelles priorités

Selon les ONG, cette nouvelle ambition française est d’autant plus importante que d’autres pays, jusqu’ici en pointe dans le domaine, se désengagent. C’est le cas du Royaume-Uni, qui va réduire son aide en 2021, en raison de l'impact financier de la crise sanitaire.

De son côté, l'APD française a atteint 10,9 milliards d'euros en 2019, 12,8 milliards en 2020 et poursuivra sa hausse cette année.

Au-delà de l’augmentation de son budget, la France veut donner une nouvelle orientation à son aide. Les crédits vont ainsi être recentrés sur les pays d’Afrique subsaharienne et Haïti. Le projet de loi définit clairement les nouvelles priorité : lutte contre la pauvreté, santé, climat, éducation et égalité femmes/hommes.

Pour gagner en efficacité, deux branches essentielles de la politique de développement vont également être réunies. Ainsi Expertise France, l’agence de coopération technique, dont 60 % de l’activité se concentre en Afrique, va intégrer l’Agence Française de développement. D’un côté, l’AFD réalise des prêts ou génère des enveloppes de dons, de l’autre France Expertise mobilise des spécialistes sur des projets liés à la santé ou encore au développement durable.

“C’est un modèle très original, proche de ce que font les Japonais par exemple", analyse Jérémie Pellet joint par France 24. Cela répond à la nécessité de concilier les moyens humains et financiers. Cela sert surtout à mieux répondre et plus directement aux besoins des pays avec lesquels on travaille”, se réjouit le directeur d’Expertise France.

Autre nouveauté, les députés veulent un mécanisme pour "restituer" aux "populations", sous forme de projets de développement, les avoirs confisqués par la justice française dans les affaires dites de "biens mal acquis" de dirigeants étrangers.

“Le sujet est tellement moralement connoté qu’il est presque impossible d’être contre, réagit auprès de France 24 Magali Chelpi-den Hamer, chercheuse à l’Iris, responsable du programme Humanitaire et Développement. Cependant, je pense que le volume concerné va rester faible, je ne suis donc pas sûre qu’il faille penser à un mécanisme pesant administrativement”.

"Guerres de modèle et d’influence"

Avec cette réforme de l’AFD, la France entend redonner à l’aide au développement un rôle central dans sa politique étrangère et redorer son image en Afrique.

Pour cela, la nouvelle doctrine consiste à privilégier les dons plutôt que les prêts. L’objectif affiché est de se distinguer de la Chine, régulièrement accusée par les Occidentaux de financer de grands projets d'infrastructures par des prêts qui fragilisent des pays déjà lourdement endettés.

Cependant, la France est pour le moment loin d’être exemplaire sur le sujet. Selon Oxfam, 50 % de l’aide française brute bilatérale s’est effectuée sous forme de prêts en 2018. Dans un rapport de la même année, l’OCDE invitait la France à “accroître la part des dons par rapport aux prêts, conformément à l’ambition affichée de soutenir les pays fragiles et les moins avancés”.

“Les pays occidentaux utilisent aussi le levier de la dette pour gagner en influence dans les pays africains, mais à la différence de ce que fait la Chine, la forte idéologie derrière est d’éviter des pratiques de surendettement”, précise Magali Chelpi-den Hamer, qui rappelle également qu’une grande partie des flux financiers entre la Chine et les pays africains échappent à tout contrôle. En juin 2019, une étude sur les prêts de la Chine à l’étranger assurait que 50 % des prêts chinois aux pays en développement ne sont pas déclarés au Fonds monétaire international ou à la Banque mondiale.

Interrogé sur France Inter à la mi-février, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, l’assumait sans détour : "On est entrés dans des guerres de modèle et d’influence" avec la Chine.

Après son examen à l’Assemblée nationale, ce projet de loi dit de “programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales” sera présenté au Sénat et devrait être son adopté cet été.

Texte par : Grégoire SAUVAGE

 

Vu d’Allemagne.La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France "monarchique" et élitiste

Vu d’Allemagne.La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France Courrier International - Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”. Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

"Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République."

Source : Süddeutsche Zeitung | Munich

Affaire Khashoggi: une plainte pour crimes contre l’humanité déposée en Allemagne contre le prince héritier saoudien

Affaire Khashoggi: une plainte pour crimes contre l’humanité déposée en Allemagne contre le prince héritier saoudien  Le Temps - Mohammed ben Salmane est responsable de l’assassinat du journaliste saoudien, estime Reporters sans frontières qui à porté plainte inédite auprès de la Cour fédérale de justice allemande.

Reporters sans frontières a annoncé mardi le dépôt d’une plainte en Allemagne pour crimes contre l’humanité visant notamment le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, l’ONG dénonçant sa «responsabilité» dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et l’emprisonnement d’une trentaine de ses confrères.

Déposée lundi «auprès du procureur général de la Cour fédérale de justice de Karlsruhe» en raison de sa compétence «sur les principaux crimes internationaux», la plainte «porte sur la persécution généralisée et systématique des journalistes en Arabie saoudite» et cible, outre le prince héritier, quatre autres hauts responsables saoudiens, a précisé RSF dans un communiqué.


Aux côtés du dirigeant de facto du royaume, «soupçonné d’avoir directement commandité l’assassinat» de Jamal Khashoggi, RSF attaque ainsi son ex «proche conseiller» Saoud al-Qahtani, l'«ancien directeur adjoint du renseignement» Ahmed al-Assiri, mais aussi Mohammed al-Otaibi, ancien consul général à Istanbul, et Maher Mutreb, «officier du renseignement» à la tête de «l’équipe qui a torturé et tué» le chroniqueur du Washington Post.

Compétence universelle de la justice allemande

Consultée par l’AFP, la plainte, inédite, également déposée contre X, détaille par ailleurs les exactions commises contre 34 journalistes emprisonnés dans le royaume, dont 33 sont toujours en détention, à l’instar du blogueur Raif Badawi.

«Torture», «violence» et «coercition sexuelle», «disparition forcée», «privation illégale de liberté physique»… Face à ce qu’elle qualifie de «crimes contre l’humanité», l’ONG estime que le système judiciaire allemand s’avère «le plus adapté» en vertu de la compétence universelle appliquée outre-Rhin, qui permet à un Etat de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, quels que soient leur nationalité et l’endroit où ils ont été commis.

Cette action, par laquelle RSF espère l’ouverture d’une enquête, qui serait une «première mondiale», survient quelques jours après la publication d’un rapport du renseignement américain estimant que «MBS» a «validé» l’opération visant à «capturer ou tuer» Jamal Khashoggi.

Procès opaque et condamnations à mort en Arabie saoudite

Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi, résident aux Etats-Unis, a été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite. Son corps, démembré, n’a jamais été retrouvé.

Après avoir nié l’assassinat, Ryad a fini par dire qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls. A l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois autres à des peines de prison. Les peines capitales ont depuis été commuées.

L’Arabie saoudite occupe le 170e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

Source : AFP

 

Concertation entre le ministère de l’éducation et les syndicats autour de la question de l’évaluation des enseignants

Concertation entre le ministère de l’éducation et les syndicats autour de la question de l’évaluation des enseignantsSahara Médias - Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la réforme a appelé tous les représentants des syndicats et associations de l’enseignement fondamental à une réunion de concertation vendredi prochain dans les locaux de l’institut pédagogique national (IPN) afin de discuter le nouveau projet de l’arrêté relatif à l’évaluation des enseignants.

Dans une lettre adressée hier lundi aux syndicats, le ministère a réaffirmé son souci de parvenir à une forme consensuelle, avant d’ajouter qu’il était ouvert à toutes les propositions faites par les syndicats dans le cadre du respect des lois et textes en vigueur.

Le ministère a ajouté que les propositions doivent tenir compte des garanties nécessaires pour parvenir aux résultats attendus de l’évaluation et qui vise à déterminer avec exactitude les besoins des enseignants en formation et l‘élaboration d’un plan de formation à même de la réaliser.

Le ministère a déclaré que la nouvelle copie est le résultat d’un dialogue entre le ministère et les syndicats avant d’ajouter qu’il présentait, comme convenu, un projet d’arrêté d’évaluation.

Le ministère a invité l’ensemble des syndicats à assister à cette réunion vendredi à l’IPN afin de discuter le projet.

Il a ajouté espérer que le nouveau texte ait permis d’écarter les appréhensions formulées par les syndicats, certains point ayant été révisés, notamment la classification des groupes et la publication des résultats.

Enfin le ministère précise que les enseignants âgés de 58 ans et plus, sont exemptés, au terme du nouvel arrêté de l’évaluation et proposé de soumettre les directeurs à une évaluation particulière, sur la base d’un suivi sur le terrain, considérant qu’il s’agira d’un volet de l’évaluation.

Source : Sahara Médias