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Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 21 Octobre 2020

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 21 Octobre 2020AMI - Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi 21 Octobre 2020 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé les deux projets de lois suivants :

- Projet de loi modifiant la loi n°93-009 du 18 janvier 1993, modifiée, portant statut général des fonctionnaires et agents contractuels de l’État.

Le présent projet de loi vise à modifier l'alinéa deux de l'article 2 de la loi n°93-09 du 18 janvier 1993 portant statut général des fonctionnaires et agents contractuels de l'Etat, afin de doter les personnels de la protection civile d'un statut dérogatoire au statut général de la fonction publique.

Cette autonomie permettra de faire bénéficier ces personnels d'un statut privilégié qui valorise leurs compétences, dans le but d'améliorer leurs performances et leurs relations avec les populations, de spécialiser leurs missions et de renforcer leur position dans la chaîne de secours afin de faire face aux nouveaux risques et multiples dangers qui ne cessent de se diversifier avec les besoins de la société et contre lesquels la sécurité civile doit être la mieux outillée pour organiser la prévention, la protection et l'intervention.

- Projet de loi autorisant la ratification de l’Avenant portant révision du Contrat-Programme conclu entre L’État Mauritanien et la Société d’Aménagements Agricoles et des Travaux (SNAAT) pour la période 2019-2021.

Le présent projet de loi a pour objet d'apporter des améliorations au niveau du contrat-programme entre L’État et la Société Nationale d'Aménagement Agricoles et des Travaux afin de mieux clarifier la nature juridique des rapports entre les deux parties et d'introduire des modalités de rémunération appropriées.

A cet effet, les modifications proposées portent sur la durée du contrat programme, l'actualisation de certains prix unitaires, la clarification de la définition de certaines rubriques, la prise en compte de nouvelles rubriques, la suppression du seuil minimum de rémunération pour faciliter l'augmentation du volume d'intervention en cas de besoin, ainsi qu'une définition plus précise des dispositions pratiques à mettre en œuvre pour assurer la couverture budgétaire du devis programme annuel et les responsabilité en la matière des départements ministériels concernés.


Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

- Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d'Administration de l'Agence Nationale de Recherches Géologiques et du Patrimoine Minier (ANARPAM).

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d'Administration du Centre National de Transfusion Sanguine

- Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d'Administration du Centre Hospitalier de Sélibaby

- Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Parc National d’Awleigatt.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l'Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l'Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre de l'Hydraulique et de l'Assainissement a présenté une communication relative à la réorganisation de l’Office National des Services d'Eau en Milieu Rural.

Cette communication propose une réorganisation de l'Office National des Services de l'Eau en milieu Rural afin d'améliorer le service publique d'approvisionnement en eau potable et d'assurer sa continuité, quantitativement et qualitativement dans la zone concernée, tout en maintenant une tarification à la portée des populations.

Le Ministre Secrétaire Général du Gouvernement a présenté une communication relative à la modernisation et à la sécurisation des archives nationales.

Cette communication fait le point sur l'état actuel des archives nationales et propose les mesures appropriées pour assurer la sauvegarde et la modernisation de ce service public, véritable mémoire du pays et première source de son histoire.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes:


Ministère de la Fonction Publique, du Travail et de la Modernisation de l'Administration

Administration Centrale

Direction des Études, de la Programmation et de la Coopération

Directeur Adjoint: Saleck Ould Hamoud; précédemment Chef de Service des Etudes et de la Programmation.

Ministère de l'Habitat, de l'Urbanisme et de l'Aménagement du Territoire

Secrétariat Général

Secrétaire Général: Ahmed Deddahy, précédemment Secrétaire Général du Ministère de l'Enseignement Secondaire et de la Formation Technique et Professionnelle.

Ministère de l'Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologie de l'Information et de la Communication

Administration Centrale

Direction de l'Enseignement Supérieur

Directeur: Dr. Issa Nabiyoullah Bouraya, Professeur à la Faculté des Sciences et Techniques, précédemment Doyen de la même Faculté.

Établissements Publics

Université de Nouakchott Al Asriya (UNA)

Vice-Président Chargé de la Recherche Scientifique : Pr. Md Vadel Deida, précédemment Directeur de l'Enseignement Supérieure.

Vice- Président chargé des Affaires Académiques: Dr. Moctar Fall, précédemment Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques.


Doyen de la Faculté de Lettres et des Sciences Humaines: Mohamed Radhi Sadvena, précédemment Vice Doyen de la même Faculté.

Doyen de la Faculté des Sciences Juridiques et Économiques :Salem Mohamed El Moctar Abeidna, Vice Doyen de la même Faculté.

Doyen de la Faculté des Sciences et Techniques: Mohamed Saed Mohamed Sidiya, Vice Doyen de la même Faculté.

Ministère de la Culture, de l'Artisanat et des Relations avec le Parlement

Administration Centrale

Direction des Affaires Administratives et Financières

Directrice Adjointe: Aminetou Mint Mohamed, précédemment Chef de Service Financier à la même direction.

Établissements Publics

Bibliothèque Nationale

Directeur Adjoint: Baba Ould Sidaty, précédemment Directeur Adjoint des Relations avec le Parlement.

 

 

Présidentielle en Guinée : entre bataille de chiffres et violences post-électorales

A Conakry, des violences ont éclaté entre les partisans de l’opposant Cellou Dalein Diallo et la police, le 21 octobre 2020.Des violences ont été observées à Conakry et dans plusieurs régions du pays, ce mercredi. La commission électorale pourrait diffuser les résultats complets du scrutin vendredi « au plus tard », tandis que l’opposant Cellou Dalein Diallo se déclare d’ores et déjà victorieux.

Le bras de fer se durcit entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. Après avoir proclamé la victoire de son candidat au lendemain du scrutin du 18 octobre, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition) a annoncé, ce mercredi, la publication des résultats compilés par ses représentants.

Dans une stratégie prévisible, l’adversaire du président sortant a devancé la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seule habilitée à diffuser les résultats du scrutin, proclamant dès lundi sa victoire à l’issue du premier tour, « malgré de graves anomalies » dans la tenue des opérations de vote.

La Ceni a, quant à elle, commencé à publier mardi soir des résultats partiels. Selon les chiffres qu’elle a publiés, le président sortant, Alpha Condé, arrive en tête dans les quatre préfectures dont les chiffres ont déjà été compilés, à savoir Matoto (49,13 %), Matam (51,39 %), Kaloum (51,87 %) et Boffa (56,69 %).

Des chiffres rejetés par le parti de Cellou Dalein Diallo, qui se base sur des résultats compilés par ses propres représentants, déployés dans l’ensemble des 15 000 bureaux de vote. « Et pourquoi pas, c’est une tradition en Guinée ! Alpha Condé avait fait la même chose en 2010 », justifie à JA le directeur de la communication de l’UFDG, Ousmane Gaoual.

« Nos délégués ont pris en photo ou saisi manuellement les résultats des procès-verbaux et les ont fait remonter, a-t-il par ailleurs expliqué lors d’une conférence de presse. C’est sur ces chiffres que nous nous sommes fondés pour annoncer notre victoire, qui ne souffre aucune contestation. »

« La seule région administrative qui a systématiquement refusé de nous remettre les procès-verbaux, c’est Kankan [fief du Rassemblement du peuple de Guinée, le parti d’Alpha Condé] », a-t-il néanmoins précisé, ajoutant que cela n’était pas de nature à remettre en cause la victoire de Cellou Dalein Diallo.

Résultats complets attendus vendredi

Une déclaration unilatérale, jugée « nulle et de nul effet » par la CENI. « Leurs résultats sont basés sur des chiffres envoyés par SMS, souligne le vice-président de l’institution, Bakary Mansaré. Nous ne pouvons pas les certifier. » Il rappelle que le travail de centralisation des résultats est effectué par la commission nationale de totalisation des votes, au sein de laquelle siègent notamment les commissaires de la CENI et un représentant de chaque candidat à l’élection présidentielle.

Selon lui, la commission électorale devrait publier dès ce mercredi soir des résultats concernant « au minimum » dix autres préfectures, sur les 38 que comptent le pays. « Le processus est rapide », assure Bakary Mansaré, qui ajoute que les résultats complets devrait être publiés « au plus tard vendredi ».

« La Ceni doit publier les procès-verbaux des résultats qu’elle annonce, insiste Ousmane Gaoual, afin de rassurer les Guinéens et la communauté internationale ».

Déployée dans 147 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire, la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) affirmait ce mardi que « malgré quelques dysfonctionnements, la clôture et le dépouillement du scrutin se sont déroulés de manière satisfaisante ».

Les 25 observateurs de l’UA ont toutefois relevé la « représentation inégale des candidats en lice » dans les bureaux de vote et souligné que certains membres des bureaux de vote n’avaient pas « scrupuleusement respecté les procédures de dépouillement telles que prévues par la loi ». La mission estime toutefois que le scrutin s’est globalement déroulé dans « la transparence, le calme et la sérénité ».

Violences

L’annonce des résultats partiels par la Ceni a toutefois été suivie d’une crispation du climat à Conakry et dans d’autres régions du pays, où des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont été observés. L’UFDG estime à neuf le nombre d’individus tués depuis mardi, dont deux membres des forces de l’ordre.

Dans un communiqué publié mercredi, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) évoque une « situation chaotique ». Il dénonce la mort « par balles » de son coordinateur dans la capitale et annonce des « actions décisives » à venir.

Selon le ministre de la Sécurité, Amara Somparé, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de Conakry dans la journée. Des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers de la ville.

Des heurts ont également éclaté dans les préfectures de Kissidougou et de Coyah « entre militants de l’UFDG et ceux d’autres formations politiques, notamment du RPG Arc-en-ciel », a fait savoir le ministre dans un communiqué. Il évoque également des « attaques ciblées à l’intérieur du pays, dans les quartiers de la haute banlieue de Conakry et contre les sièges des partis de la mouvance présidentielle et les domiciles des militants de ces partis. »

Le bilan est de dix morts sur l’ensemble du territoire selon le gouvernement, qui évoque une « stratégie du chaos orchestrée pour remettre en cause le scrutin » et lance un appel « au calme et à la retenue ».

Cellou Dalein Diallo a, quant à lui, affirmé être « séquestré » chez lui depuis un jour, en raison de présence massive de forces de police devant son domicile.

Discret depuis le scrutin du 18 octobre, Alpha Condé s’est, lui, exprimé sur la situation dans un appel à la nation. « Je réitère mon appel, à tous, au calme et à la sérénité, en attendant l’issue du processus électoral en cours dans notre pays. Bien sûr qu’il y aura un vainqueur, mais, ce n’est pas pour autant que la démocratie sera menacée ou que la paix sociale devient impossible », a déclaré le président sortant.

Source : Jeune Afrique

Mali : Le colonel Malick Diaw pressenti président du Conseil National de la Transition

Réputé comme le cerveau du coup d’Etat du 18 août dernier, le colonel Malick Diaw  serait le candidat préparé par la junte pour   briguer la présidence du Conseil National de la Transition, l’organe législatif de la transition. Le poste demeure  le seul  important  non occupé  des organes de la transition.

-Maliweb.net- « Ma famille d’abord et toujours » tel est le scénario qui  est en phase d’être une tradition dans notre pays.  Après la main mise de l’ancien président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et ses proches sur presque  tous les postes clés décisionnels,  la junte est  sur le point de répéter les mêmes erreurs.

De sources bien introduites auprès des militaires  soutiennent que le CNSP s’apprête à nommer son premier vice-président, le colonel Malick Diaw, à la tête du futur Conseil National de la Transition.  La mise en place de cet organe législatif de la transition   est prévue par la charte de la transition qui stipule en son article 14  qu’il sera composé de 121 membres repartis entre les forces vives de la nation. Et  l’article 15 de la Charte de poursuivre que  «  le Conseil  de la Transition est présidé par une personnalité civile et militaire élue en son sein ».

Le colonel Malick Diaw réputé d’être  le cerveau du coup d’Etat du 18 août dernier, selon les indiscrétions,   est pratiquement aujourd’hui le seul parmi les 5 colonels  du CNSP à ne pas occuper un poste  de responsabilité  dans les organes de la transition.  De quoi faire de lui, selon notre source,  le profil idéal pour les militaires pour  prendre la présidence du Conseil National de la Transition surtout que les dispositions prévues dans la charte lui autorisent.  Les militaires du CNSP après avoir  floué le M5-RFP en l’écartant de tous les postes décisionnels manœuvrent pour gérer l’organe législatif de la transition, où  toutes les lois sur la réforme de la loi électorale, administrative et institutionnelle seront soumises pour  examen.  Ce qui va consolider leur  main mise sur tous les domaines à savoir : la présidence de la République,  les postes clés dans le gouvernement et  probablement le poste de  l’organe législatif de la transition.

Le M5-RFP qui a précipité la fin du régime de l’ancien Président IBK en l’accusant du pêché d’Israël est loin de  voir le bout du tunnel tant le chemin pour instaurer une gestion collégiale des affaires  est  encore difficile à atteindre.  En appelant ses militants  à l’attente de ses mots d’ordre  pour une rupture véritable avec l’ancien système  qu’il estime reconduire par le CNSP, les responsables du M5-RFP auront du pain sur la planche.  Le Colonel Assimi Goïta et son clan  ont pris le pouvoir et entendent l’exercer seul. Pour preuve, ils ont signé plusieurs décrets dès le lendemain du renversement du pouvoir d’IBK  dans lesquels ils ont  nommé leurs proches au commandement de l’armée,  de la police, et récemment dans le gouvernement.

L’imam Mohamoud Dicko  qui semble être au sein du M5-RFP   la personnalité à craindre à cause de ses capacités à mobiliser les foules dans les rues de Bamako et à l’intérieur du pays a été très vite rapproché par les militaires, puis rassuré avec quelques postes  qu’ils ont attribué à ses proches dans le gouvernement  afin d’éviter une éventuelle contestation de leurs choix.   Ensuite la classe politique qui souffre d’une certaine crédibilité, car accusée d’être  à l’origine de tous les maux  du Mali depuis mars 1991, est aujourd’hui mise hors jeu de la transition. Et ils  sont entrain  de faire valoir cette rupture dans le choix des personnalités chargées de diriger la transition.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

Libération de Sophie Pétronin : "Emmanuel Macron a dû faire pression pour sa libération", estime Antoine Glaser

Libération de Sophie Pétronin : Francetvinfo - Les libérations d'otage interrogent toujours dans ce genre de zones au Mali. Antoine Glaser, rédacteur en chef de "La lettre du Continent", est invité du 23h et revient sur la libération de Sophie Pétronin et Soumaïla Cissé.

"Ce qui se disait à Bamako ces dernières semaines, c'est que c'était d'abord la libération de Soumaïla Cissé, le chef de l'opposition enlevé au mois de mars. C'est certain que la France, compte tenu de l'opération Barkhane… qu'Emmanuel Macron a dû faire pression pour que la libération de Sophie Pétronin soit dans la boucle.

On ne libère pas comme ça 200 djihadistes sans qu'il n'y ait de perspectives qui vont au-delà des libérations. Des perspectives politiques d'union nationale interne dans ce pays, une forme de réunification", décrypte Antoine Glaser, rédacteur en chef de La lettre du Continent.

"Quand la France veut faire libérer des otages…"

"Pierre Camatte a été libéré du temps où Nicolas Sarkozy était en voyage au Gabon, il avait fait un saut précipité à Bamako (Mali) alors qu'il se rendait au Rwanda pour tordre le bras d'Amadou Toumani Touré, le président malien de l'époque, afin qu'il libère quatre djihadistes, deux Mauritaniens et deux Algériens.

À l'époque, c'était incroyable parce que la Mauritanie et l'Algérie avaient très mal réagi, ils voulaient faire revenir leur ambassadeur. Quand la France veut faire libérer des otages, il y a une pression extrêmement forte", souligne Antoine Glaser.

Source : Francetvinfo

Le ministre de la fonction publique ouvre le dialogue entre les partenaires sociaux

Le ministre de la fonction publique ouvre le dialogue entre les partenaires sociauxMauriweb - Le ministre de la Fonction publique, du Travail et de la Modernisation de l'administration, Camara Saloum Mohamed, a supervisé aujourd'hui, mardi, à Nouakchott, l'inauguration du dialogue tripartite entre les partenaires sociaux.

Le dialogue entre le gouvernement, les employeurs et les syndicats se concentrera sur la discussion d'un certain nombre de points, notamment la hausse des fonds de la Caisse nationale de sécurité sociale en vue de l'augmentation des pensions de retraite, en plus d'autres questions qui visent à améliorer les conditions des travailleurs.

Les participants au dialogue discuteront également de la sécurité professionnelle et de la création d'un environnement sain susceptible de mettre à disposition une main-d'œuvre qui contribue à augmenter la production et qui permet à l'employeur d'améliorer les conditions des travailleurs.

Dans un discours prononcé à l'occasion, le Ministre a souligné l'importance de ce dialogue, qui est le cadre législatif optimal pour trouver des solutions adéquates au travail, en particulier dans cette circonstance caractérisée par la pandémie de Corona et ses répercussions négatives sur l'économie et les conditions sociales.

Il a ajouté que le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, accorde une priorité absolue à l'amélioration des conditions de vie des travailleurs.

Il a déclaré que le dialogue social, à travers un partenariat constructif avec les employeurs et les travailleurs, constitue un outil essentiel pour atteindre les objectifs assignés.

Il a précis que le ministère entend renforcer la coopération avec les parties concernées par ce dialogue à travers la mise en place d'un Conseil National du Dialogue Social, qui sera un cadre permanent de concertation.

Le dialogue a été ouvert en présence du Ministre de l'Éducation nationale, de la Formation technique et de la Réforme, des secrétaires généraux des ministères de la Fonction publique et du Travail et de la Modernisation de l'administration, de l'Emploi, de la Jeunesse et des Sports, du président de l'Union Nationale des Employeurs Mauritaniens et de la présidente l’Union des Travailleurs Mauritaniens.

Source : AMI

De nouvelles dispositions pour l’obtention des permis de conduire

De nouvelles dispositions pour l’obtention des permis de conduireSahara Médias - Le ministère mauritanien de l’équipement et des transports a annoncé la mise en place de nouvelles mesures pour l’obtention des permis de conduire, dans le cadre d’une réforme du système en place destinée à assurer la garantie des permis et prévenir la falsification et la manipulation.

Le ministère, dans sa nouvelle approche de réforme destinée à rapprocher les services des citoyens, a lancé un site qui permet aux candidats à l’obtention de permis de s’enregistrer : permis.transports.gov.mr.

Le ministère a ajouté que le lancement de ce site est intervenu au moment où des missions se rendent dans toutes les régions du pays, afin d’expliquer et sensibiliser autour des nouvelles mesures destinées à développer et moderniser l’obtention des permis de conduire depuis la candidature sur le site jusqu’à la participation à l’examen.

Ces missions, selon le ministère, a rencontré les autorités administratives et sécuritaires, les gérants des auto-écoles au niveau de chaque wilaya.

Source : Sahara Médias

Mali : la Cedeao lève les sanctions après la nomination du gouvernement de transition

http://www.cridem.org/media/photos/photo//president_bah_ndaw_250.jpgJeune Afrique - L’organisation ouest africaine a décidé de la levée des sanctions qui pesaient sur le Mali au lendemain de la nomination d’un gouvernement de transition. Celui-ci est composé de militaires, qui y tiennent plusieurs postes-clés, de membres de groupes armés, de technocrates et de quelques personnalités issues du M5.

Évoquant des « avancées notables vers la normalisation constitutionnelle et pour soutenir ce processus », les chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) ont décidé de la levée des sanctions qui pesaient encore sur le Mali.

Annoncée dans une déclaration datée du 5 octobre, signée de la main du président ghanéen Nana Akufo Ado, président en exercice de la Cedeao, cette décision a été rendue publique ce mardi, quelques heures après l’annonce de la nomination d’un gouvernement de transition, qui était l’une des conditions requises par la Cedeao en préalable à la levée des sanctions.

Plus d’une semaine après la nomination du diplomate Moctar Ouane comme Premier ministre de la transition, la composition de son gouvernement a e effet été rendue publique le lundi 5 octobre dans la soirée par le secrétaire général de la présidence, Sékou Traoré.

Les 25 membres de cet exécutif aux allures de gouvernement d’union nationale seront chargés de conduire la transition dans les dix-huit prochains mois.

Trois membres de la junte

La junte s’y taille une place de choix. Plusieurs portefeuilles régaliens ont été en effet confiés à des militaires : quatre officiers, dont trois sont membres du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) qui a renversé Ibrahim Boubacar Keïta le 18 août, ont été nommés à des postes-clés.

Le colonel Sadio Camara, ancien directeur du Prytanée militaire de Kati et deuxième vice-président du CNSP, devient ministre de la Défense et des anciens Combattants.

Le colonel Modibo Koné, ancien commandant à Koro (Centre) et troisième vice-président de la junte, est pour sa part nommé à la Sécurité et à la Protection civile.

Autre ministère stratégique, qui échoit à l’un des officiers ayant conduit le coup d’État : celui de la Réconciliation nationale, dont les rênes sont confiées au colonel-major Ismaël Wagué, chef d’état-major adjoint de l’armée de l’air et porte-parole du CNSP (il en fut la figure la plus médiatique dans les jours qui ont suivi le putsch).

Quatrième militaire à faire son entrée au gouvernement, le colonel Abdoulaye Maïga dirigera le ministère de l’Administration territoriale et de la Décentralisation – un portefeuille capital puisque, en attendant une éventuelle réforme du système électoral, c’est lui qui aura la charge de l’organisation des scrutins.

Des ministres issus de groupes armés

Des membres de groupes armés signataires de l’Accord pour la paix et la réconciliation de 2015 rejoignent également le gouvernement.

Mossa Ag Attaher et Mahmoud ould Mohamed, de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), ont été nommés respectivement ministre de la Jeunesse et des Sports et ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche.

La Plateforme n’a pas été oubliée : deux de ses leaders font leur apparition : Harouna Mahamadou Toureh, ministre du Travail et de la Fonction publique, assurera également les fonctions de porte-parole du gouvernement, et Alhamdou Ag Ilyene devient ministre des Maliens de l’extérieur et de l’Intégration africaine.

Société civile

À noter aussi que plusieurs personnalités issues de la société civile, dont certaines affiliées au Mouvement du 5 juin- Rassemblement des forces patriotiques (M5-RFP), ont été nommées.

C’est le cas de Mohamed Salia Touré, ancien président du Conseil national de la jeunesse (CNJ) et membre de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’imam Mahmoud Dicko. Il « hérite » du ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle.

L’ancien procureur du pôle anti-corruption, Mohamed Sidda Dicko, fait quant à lui une entrée remarquée comme ministre de la Justice et des Droits de l’homme. Un poste d’autant plus stratégique que les nouvelles autorités sont particulièrement attendues sur les questions de lutte contre l’impunité et la corruption.

Autre figure issue de la société civile, Mohamed Coulibaly, proche de Cheick Oumar Sissoko, qui se voit confier la Refondation de l’État et les Relations avec les institutions.

Hamadoun Touré, ancien secrétaire général de l’Union internationale des télécommunications, est nommé ministre de la Communication et de l’Économie numérique. S’il ne comptait pas parmi ses leaders les plus médiatiques, il était membre du M5.

Technocrates

Conduit par Moctar Ouane, ce gouvernement compte aussi de plusieurs personnalités aux profils de technocrates.

Zeïni Moulaye, ancien ministre des Transports et du Tourisme de 1989 à 1991, ex-ambassadeur du Mali en Arabie saoudite de 2016 à 2020 et ex-conseiller diplomatique d’IBK, a été nommé ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale.

Alhousseini Sanou devient ministre de l’Économie et des Finances, tandis que Doulaye Konaté est nommé ministre de l’Éducation nationale.

La portion congrue pour les femmes

En revanche, la nouvelle équipe gouvernementale, forte de 25 membres, ne compte que quatre femmes. Outre le fait que c’est contraire à la législation, qui prévoit qu’au moins 30% des postes électifs et nominatifs soient confiés aux femmes, aucune n’a obtenu de ministère régalien.

Kadiatou Konaré, fille de l’ancien président Alpha Omar Konaré, a été nommée ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Fanta Siby devient ministre de la Santé et du Développement social et Bernadette Keïta aura la charge de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Enfin, Bintou Founé Samaké est la nouvelle ministre de la promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille.

La Cedeao demande la dissolution du CNSP

En annonçant la levée des sanctions, la Cedeao a notamment « pris acte » de l’investiture de Bah N’Daw en tant que président de la transition et de la nomination de Moctar Ouane, un civil, comme Premier ministre.

Elle a également noté que, dans la Charte de la transition publiée au Journal officiel, les dispositions permettant au vice-président – en l’occurrence le colonel Assimi Goïta – de remplacer le président de la transition ont été retirées.

L’organisation régionales demande cependant aux nouvelles autorités de « mettre en oeuvre rapidement les autres décisions du Sommet (d’Accra du 15 septembre dernier), en particulier la libération de tous les officiels militaires et civils arrêtés le 18 août 2020 et la dissolution du CNSP ».

Par Aïssatou Diallo

Source : Jeune Afrique