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Politique dans le Monde

France: débat parlementaire sur les politiques françaises au Sahel

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France: débat parlementaire sur les politiques françaises au SahelRFI Afrique - Un débat sur les politiques françaises au Sahel se tient, ce jeudi 4 mars, à l'Assemblée nationale. Des discussions auxquelles assistera notamment la ministre des Armées, Florence Parly.

Car l'opération Barkhane devrait être largement évoquée par les députés : certains partis demandent, par exemple, que le maintien des missions militaires françaises à l'étranger soit désormais voté par le Parlement.

C'était le 22 avril 2013. Un peu plus de trois mois après le lancement de l'opération Serval au Mali, les parlementaires français approuvaient la prolongation de la mission militaire. Huit ans plus tard, Serval est devenue Barkhane et le Parlement n'a plus été consulté. En effet, la Constitution ne l'impose pas.

Et c'est un problème, selon le député La France insoumise Bastien Lachaud : « Il n’est pas possible que le président, seul, décide de l’envoi des troupes et de leur maintien sur place. On parle quand même de 55 morts, de centaines de blessés, de plusieurs milliards d’euros, tout cela à la simple discrétion d’une personne, le président, sans aucun débat démocratique. » Un vote tous les trois mois ?

Les Insoumis aimeraient ainsi un vote tous les trois mois. Mais pour Sereine Mauborgne, députée de la majorité et co-rapporteure de la mission d'information de l'Assemblée sur l'opération Barkhane, ce contrôle parlementaire est compliqué à mettre en place : « En termes d’affichage vis-à-vis de l’ennemi qu’on combat, vis-à-vis de nos forces, parce que les militaires ont besoin de visibilité dans leurs actions, ça voudrait dire qu’on ralentit les apports en matériel, parce qu’il y aurait une incertitude sur l’issue du vote, ça ne me paraît pas très rationnel en fait. »

Pour la députée, une alternative pourrait être la consultation du Parlement à chaque changement de législature. Mais une consultation sans vote contraignant.

Source : RFI Afrique

Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine française

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Aide au développement en Afrique : la nouvelle doctrine françaiseFrance24 - Un budget en hausse, un recentrage sur les pays d’Afrique subsaharienne, une priorité accordée aux dons plutôt qu’aux prêts, la France veut réformer son aide au développement.

L’Assemblée nationale a adopté, mardi, en première lecture, un projet de loi dans ce sens. Avec cette nouvelle doctrine, Paris compte se distinguer du modèle chinois et regagner en influence sur le continent.

C’est une promesse vieille de plus d’un demi-siècle. En 1970, les pays de l’ONU s’engageaient à consacrer 0,7 % de leur revenu national brut à l’aide au développement (APD). Cinquante ans plus tard, la France n’a toujours pas tenu parole, mais les choses pourraient bientôt changer sous la pression des députés.

L’Assemblée nationale a en effet voté, mardi 2 mars, un texte visant à porter l'aide publique au développement à 0,55 % du revenu national brut à la fin du quinquennat en 2022. Les députés ont aussi inscrit dans la loi que la France "s'efforcera" en "2025" de consacrer "0,7 % de son revenu national brut" à l’APD.

“L’inscription dans la loi de cet objectif des 0,7 % est un pas en avant extrêmement important, explique à France 24 Louis-Nicolas Jandeaux. Cependant, cet objectif aurait mérité une rédaction plus claire et s’accompagner d’une trajectoire détaillée”, nuance le porte-parole d’Oxfam France et de coordination SUD, une organisation qui regroupe 170 ONG de solidarité internationale.

Si la France respectait cette trajectoire, elle irait au-delà des engagements des États membres de l'UE, qui visent l'échéance de 2030, même si certains pays comme le Luxembourg ou les pays scandinaves - les meilleurs élèves de l'APD - dépassent déjà l'objectif.

“Emmanuel Macron a régulièrement plaidé pour un monde plus solidaire. Le président de la République s’est notamment exprimé en faveur de l’annulation des dettes des pays africains. En tant que leader sur ces questions de multilatéralisme, la France se doit d’être au rendez-vous”, ajoute Louis Nicolas Jandeaux. La solidarité internationale n’a jamais été aussi nécessaire qu’actuellement. On voit bien que les grands enjeux sont tous interconnectés. La pandémie de Covid-19 en est la preuve flagrante”.

Nouvelles priorités

Selon les ONG, cette nouvelle ambition française est d’autant plus importante que d’autres pays, jusqu’ici en pointe dans le domaine, se désengagent. C’est le cas du Royaume-Uni, qui va réduire son aide en 2021, en raison de l'impact financier de la crise sanitaire.

De son côté, l'APD française a atteint 10,9 milliards d'euros en 2019, 12,8 milliards en 2020 et poursuivra sa hausse cette année.

Au-delà de l’augmentation de son budget, la France veut donner une nouvelle orientation à son aide. Les crédits vont ainsi être recentrés sur les pays d’Afrique subsaharienne et Haïti. Le projet de loi définit clairement les nouvelles priorité : lutte contre la pauvreté, santé, climat, éducation et égalité femmes/hommes.

Pour gagner en efficacité, deux branches essentielles de la politique de développement vont également être réunies. Ainsi Expertise France, l’agence de coopération technique, dont 60 % de l’activité se concentre en Afrique, va intégrer l’Agence Française de développement. D’un côté, l’AFD réalise des prêts ou génère des enveloppes de dons, de l’autre France Expertise mobilise des spécialistes sur des projets liés à la santé ou encore au développement durable.

“C’est un modèle très original, proche de ce que font les Japonais par exemple", analyse Jérémie Pellet joint par France 24. Cela répond à la nécessité de concilier les moyens humains et financiers. Cela sert surtout à mieux répondre et plus directement aux besoins des pays avec lesquels on travaille”, se réjouit le directeur d’Expertise France.

Autre nouveauté, les députés veulent un mécanisme pour "restituer" aux "populations", sous forme de projets de développement, les avoirs confisqués par la justice française dans les affaires dites de "biens mal acquis" de dirigeants étrangers.

“Le sujet est tellement moralement connoté qu’il est presque impossible d’être contre, réagit auprès de France 24 Magali Chelpi-den Hamer, chercheuse à l’Iris, responsable du programme Humanitaire et Développement. Cependant, je pense que le volume concerné va rester faible, je ne suis donc pas sûre qu’il faille penser à un mécanisme pesant administrativement”.

"Guerres de modèle et d’influence"

Avec cette réforme de l’AFD, la France entend redonner à l’aide au développement un rôle central dans sa politique étrangère et redorer son image en Afrique.

Pour cela, la nouvelle doctrine consiste à privilégier les dons plutôt que les prêts. L’objectif affiché est de se distinguer de la Chine, régulièrement accusée par les Occidentaux de financer de grands projets d'infrastructures par des prêts qui fragilisent des pays déjà lourdement endettés.

Cependant, la France est pour le moment loin d’être exemplaire sur le sujet. Selon Oxfam, 50 % de l’aide française brute bilatérale s’est effectuée sous forme de prêts en 2018. Dans un rapport de la même année, l’OCDE invitait la France à “accroître la part des dons par rapport aux prêts, conformément à l’ambition affichée de soutenir les pays fragiles et les moins avancés”.

“Les pays occidentaux utilisent aussi le levier de la dette pour gagner en influence dans les pays africains, mais à la différence de ce que fait la Chine, la forte idéologie derrière est d’éviter des pratiques de surendettement”, précise Magali Chelpi-den Hamer, qui rappelle également qu’une grande partie des flux financiers entre la Chine et les pays africains échappent à tout contrôle. En juin 2019, une étude sur les prêts de la Chine à l’étranger assurait que 50 % des prêts chinois aux pays en développement ne sont pas déclarés au Fonds monétaire international ou à la Banque mondiale.

Interrogé sur France Inter à la mi-février, Jean-Yves Le Drian, le ministre des Affaires étrangères, l’assumait sans détour : "On est entrés dans des guerres de modèle et d’influence" avec la Chine.

Après son examen à l’Assemblée nationale, ce projet de loi dit de “programmation relative au développement solidaire et à la lutte contre les inégalités mondiales” sera présenté au Sénat et devrait être son adopté cet été.

Texte par : Grégoire SAUVAGE

 

Vu d’Allemagne.La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France "monarchique" et élitiste

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Vu d’Allemagne.La condamnation de Sarkozy, une révolution dans une France Courrier International - Quel symbole, dans ce pays centralisé et pyramidal qu’est la France, s’exclame cet éditorialiste allemand, de voir la justice envoyer un ancien président derrière les barreaux – ou presque. Pour lui, le pouvoir et l’élite française ressortent profondément ébranlés de la condamnation de Nicolas Sarkozy.

Nicolas Sarkozy condamné à trois ans de prison, c’est une information qui a fortement interpellé outre-Rhin. Un éditorialiste de la Süddeutsche Zeitung lui trouve même quelque chose de “révolutionnaire” quand on connaît le système politique hexagonal.

Pour s’expliquer, le quotidien de centre gauche dépeint sa vision de la France : un pays au système présidentiel “qui conserve des caractéristiques fondamentalement monarchiques définissant le tempérament politique national : dirigiste, centralisé et, à certains égards, absolutiste”.

Ici, affirme la SZ, la politique “repose sur la personnalité du président de la République, qui doit être à la fois une figure lumineuse et un père attentionné pour ses concitoyens. L’idée que cette conception invite à toutes sortes d’abus, qu’elle repose sur la force de caractère individuelle qui peut donc être corruptible, appartient au contrat implicite que les électeurs passent tous les cinq ans avec leur président-monarque.”

Amour des magouilles

Tous les présidents font l’objet de soupçons, explique le journaliste. Mais dans le cas de Nicolas Sarkozy, “qui aimait à peu près autant les magouilles qu’il redoutait la lumière [sur ces mêmes magouilles]”, ce pacte a franchement raté.

Et c’est ici que l’importance du verdict prend tout son sens. Le fait que l’ancien président soit traité aujourd’hui comme un citoyen ordinaire devant la justice est la preuve, pour le quotidien, que “l’enquête a enfin été menée à l’abri des influences politiques”. Car si la France est un État de droit, elle est aussi marquée par “une forme de justice parallèle où les juges sont davantage soumis aux injonctions politiques que leurs confrères allemands, ce qui a plus d’une fois fait douter de leur impartialité”.

Et la Süddeutsche Zeitung de conclure :

"Cette condamnation donne non seulement des sueurs froides à l’ensemble de la classe politique française, mais elle ébranle aussi l’élitisme et l’absolutisme qui caractérisent l’appareil politique et les rapports de force dans la société en général. Deux ans après l’apparition des ‘gilets jaunes’ et un an avant la prochaine élection présidentielle, la pression monte dans la République."

Source : Süddeutsche Zeitung | Munich

Affaire Khashoggi: une plainte pour crimes contre l’humanité déposée en Allemagne contre le prince héritier saoudien

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Affaire Khashoggi: une plainte pour crimes contre l’humanité déposée en Allemagne contre le prince héritier saoudien  Le Temps - Mohammed ben Salmane est responsable de l’assassinat du journaliste saoudien, estime Reporters sans frontières qui à porté plainte inédite auprès de la Cour fédérale de justice allemande.

Reporters sans frontières a annoncé mardi le dépôt d’une plainte en Allemagne pour crimes contre l’humanité visant notamment le prince héritier d’Arabie saoudite Mohammed ben Salmane, l’ONG dénonçant sa «responsabilité» dans l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi et l’emprisonnement d’une trentaine de ses confrères.

Déposée lundi «auprès du procureur général de la Cour fédérale de justice de Karlsruhe» en raison de sa compétence «sur les principaux crimes internationaux», la plainte «porte sur la persécution généralisée et systématique des journalistes en Arabie saoudite» et cible, outre le prince héritier, quatre autres hauts responsables saoudiens, a précisé RSF dans un communiqué.


Aux côtés du dirigeant de facto du royaume, «soupçonné d’avoir directement commandité l’assassinat» de Jamal Khashoggi, RSF attaque ainsi son ex «proche conseiller» Saoud al-Qahtani, l'«ancien directeur adjoint du renseignement» Ahmed al-Assiri, mais aussi Mohammed al-Otaibi, ancien consul général à Istanbul, et Maher Mutreb, «officier du renseignement» à la tête de «l’équipe qui a torturé et tué» le chroniqueur du Washington Post.

Compétence universelle de la justice allemande

Consultée par l’AFP, la plainte, inédite, également déposée contre X, détaille par ailleurs les exactions commises contre 34 journalistes emprisonnés dans le royaume, dont 33 sont toujours en détention, à l’instar du blogueur Raif Badawi.

«Torture», «violence» et «coercition sexuelle», «disparition forcée», «privation illégale de liberté physique»… Face à ce qu’elle qualifie de «crimes contre l’humanité», l’ONG estime que le système judiciaire allemand s’avère «le plus adapté» en vertu de la compétence universelle appliquée outre-Rhin, qui permet à un Etat de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, quels que soient leur nationalité et l’endroit où ils ont été commis.

Cette action, par laquelle RSF espère l’ouverture d’une enquête, qui serait une «première mondiale», survient quelques jours après la publication d’un rapport du renseignement américain estimant que «MBS» a «validé» l’opération visant à «capturer ou tuer» Jamal Khashoggi.

Procès opaque et condamnations à mort en Arabie saoudite

Critique du pouvoir saoudien après en avoir été proche, Jamal Khashoggi, résident aux Etats-Unis, a été assassiné le 2 octobre 2018 dans le consulat de son pays à Istanbul par un commando d’agents venus d’Arabie saoudite. Son corps, démembré, n’a jamais été retrouvé.

Après avoir nié l’assassinat, Ryad a fini par dire qu’il avait été commis par des agents saoudiens ayant agi seuls. A l’issue d’un procès opaque en Arabie saoudite, cinq Saoudiens ont été condamnés à mort et trois autres à des peines de prison. Les peines capitales ont depuis été commuées.

L’Arabie saoudite occupe le 170e rang sur 180 pays au Classement mondial de la liberté de la presse établi par RSF.

Source : AFP

 

Mohammed ben Salman a «validé» l'assassinat de Khashoggi, selon Washington

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Jamal Khashoggi, ici en 2014.Le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman a « validé » l'assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi en 2018, affirment les services de renseignement américains dans un rapport publié vendredi.

« Nous sommes parvenus à la conclusion que le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman a validé une opération à Istanbul, en Turquie, pour capturer ou tuer le journaliste saoudien Jamal Khashoggi », écrit la direction du renseignement national dans ce court document déclassifié de quatre pages.

« Le prince héritier considérait Khashoggi comme une menace pour le royaume et plus largement soutenait le recours à des mesures violentes si nécessaire pour le faire taire », ajoute-t-elle.

Le rapport souligne que le prince héritier disposait depuis l'année 2017 d'un « contrôle absolu » des services de renseignement et de sécurité du royaume, « rendant très improbable l'hypothèse que des responsables saoudiens aient pu conduire une telle opération sans le feu vert du prince ».

Les services de renseignement américains supposent par ailleurs que, à l'époque de l'assassinat de Jamal Khashoggi, Mohammed ben Salman faisait régner un climat tel que ses collaborateurs n'osaient vraisemblablement pas remettre en question les ordres reçus, « par crainte d'être renvoyés ou arrêtés ».

Sanctions

Le rapport, tenu jusque-là secret par l'administration Trump, contient une liste d'une vingtaine de personnes impliquées dans l'opération, dont l'ex-numéro deux du renseignement saoudien Ahmed al-Assiri, proche de MBS, et l'ex-conseiller du prince Saoud al-Qahtani, tous deux blanchis par la justice de leur pays.

Le gouvernement américain a annoncé dans la foulée des sanctions financières contre le général Assiri et contre la Force d'intervention rapide, une unité d'élite chargée de la protection du prince, supervisée par le prince Saoud al-Qahtani et présentée par Washington comme étant largement impliquée dans le meurtre.

Le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a, lui, interdit d'entrée aux États-Unis 76 Saoudiens, dans le cadre d'une nouvelle règle, baptisée « Khashoggi ban », ou « interdiction Khashoggi », visant toute personne accusée de s'attaquer, au nom des autorités de son pays, à des dissidents ou journalistes à l'étranger. Ce rapport, dit un officiel de la Maison Blanche, a été publié « en l’honneur de Jamal Khasshoggi, pour qu’un crime aussi effroyable ne se reproduise jamais », rapporte Éric de Salve, notre correspondant à San Francisco.

Un recadrage avec Ben Salman

Bien que directement mis en cause, Mohammed ben Salmane ne fait pas partie des personnes sanctionnées. « Les États-Unis n'imposent généralement pas de sanctions aux plus hauts dirigeants de pays avec lesquels ils entretiennent des relations diplomatiques », a justifié le département d'État.

Le président Biden veut « recalibrer » les relations avec Riyad : il a fait savoir qu'il ne parlera personnellement qu'avec le roi Salmane et non avec son fils, interlocuteur privilégié de Donald Trump, il a mis l'accent sur les droits humains, et il a stoppé le soutien américain à la coalition militaire, dirigée par les Saoudiens, qui intervient dans la guerre au Yémen. Mais il ne veut pas de crise ouverte.

Pour David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Iris, ces accusations illustrent la défiance de la nouvelle administration américaine vis-à-vis du prince héritier sans remettre en cause les relations entre les deux pays. « Il n'y a pas pour l'instant de mesures spécifiquement engagées à l'endroit du prince héritier. Joe Biden considère qu'il ne peut parler qu'à son homologue, en l'occurrence le roi Salman, et donc il y a une défiance affichée vis-à-vis du prince héritier. Pour autant, il ne s'agit pas de remettre en cause les liens avec le royaume. C'est le fait d'une remise en cause de la personnalisation de la gouvernance saoudienne et avec des attendus incertains. Il est difficile de spéculer. Mais c'est certain que Joe Biden voulait marquer son engagement qui était la publication du rapport mais qui n'apprend pas énormément de choses. »

David Rigoulet Roze : «un recalibrage de Joe Biden mais pas de remise en cause entre alliés historiques»

MBS dans certains collimateurs

« J'espère qu'il s'agit seulement d'un premier pas, et que le gouvernement entend prendre des mesures concrètes pour que le prince héritier (...) rende personnellement des comptes pour ce crime odieux », a ainsi déclaré le président démocrate de la commission des Affaires étrangères du Sénat américain, Bob Menendez.

La rapporteure spéciale de l'ONU sur les exécutions sommaires Agnès Callamard a aussi estimé que Washington devait sanctionner MBS.

Joe Biden avait jugé, avant son élection en novembre, que le royaume du Golfe devait être traité comme un Etat « paria » pour cette affaire et que les responsables du meurtre devaient en « payer les conséquences ». Mais devenu président, il a tenté de déminer le terrain en appelant jeudi le roi Salmane.

En guise de protestation, le ministère des Affaires étrangères s'est fendu d'un communiqué dans lequel il indique que « le gouvernement d'Arabie saoudite rejette totalement les conclusions fausses et préjudiciables contenues dans le rapport concernant la direction du royaume et ne peut les accepter en aucun cas (...)Il est vraiment malheureux que ce rapport, avec ces conclusions injustifiées et fausses, soit publié alors que le royaume a dénoncé clairement ce crime odieux et que ses dirigeants ont pris les mesures nécessaires pour s'assurer qu'un tel drame ne se reproduise jamais. »

Source : RFI

Mauritanie : la première dame appelle à une meilleure représentation de la femme arabe dans les centres de décision

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Mauritanie : la première dame appelle à une meilleure représentation de la femme arabe dans les centres de décisionSahara Médias - L’épouse du président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani, Marieme Fadel Dah, a appelé mardi à la nécessité d’une plus grande représentation de la femme dans les centres de décision dans les différentes institutions arabes « à ce jour en-deçà du niveau requis ».

Mint Dah qui participait aux travaux du 8ème congrès de la femme arabe a déclaré que la femme fait face à d’importantes difficultés pour accéder à un enseignement supérieur de qualité qui la disposerait à occuper de hautes responsabilités dans la recherche scientifique et académique.

La première dame mauritanienne a réaffirmé que la femme mauritanienne a toujours été fière de son appartenance arabo-africaine et aspire à jouer un rôle pionnier et équilibré pour le préserver.

Elle aspire aussi à réaliser les objectifs de développement global, ajoutant que la femme mauritanienne, comme toutes les femmes dans les sociétés arabes fait face à de multiples défis.

Mint Dah a dit que les questions de la violence conjugale et des mariages précoces ne doivent plus être des sujets tabous, « elles doivent être combattues ».

Elle a plaidé pour l’autonomisation financière de la femme face au chômage récurrent.

La première dame mauritanienne a proposé la création d’une équipe de travail chargée de développer la stratégie arabe afin d’éliminer les obstacles qui entravent l’accès de la femme à l’enseignement et aux importantes charges dirigeantes.

Les travaux de ce 8ème congrès général de la femme arabe qui doit durer trois jours, se sont ouverts mardi sous le thème : « la femme arabe et les défis culturels » sous le haut patronage du président libanais Michel Aoun et la présidence effective de Claudine Aoun, présidente du haut conseil de l’organisation.

Prennent part à l’ouverture des travaux des délégations arabes officielles de haut niveau composées des premières dames, membres du haut conseil de l’organisation ou leurs représentantes.

La délégation mauritanienne comprend la première dame, Marieme Fadel Dah, Naha Haroun Cheikh Sidiya, ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille et Mohamed Mahmoud O. Ahmed O. Sidi Yahya, secrétaire général du ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille.

 

Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords entre Israël, la Mauritanie et l'Indonésie (responsables)

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Trump a i24NEWS - Un accord aurait pu être signé avec Jakarta si "D. Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

L'administration Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords avec la Mauritanie et l'Indonésie visant à normaliser leurs relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, ont affirmé cette semaine deux responsables américains sous couvert d'anonymat dans un entretien accordé au Times of Israel.

Ces responsables ont estimé que l'administration Trump n'était "qu'à quelques semaines" de finaliser un accord avec Nouakchott, qui aurait permis de rétablir les liens entre la Mauritanie et Israël depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 2009.

Toujours selon ces mêmes responsables, un accord aurait pu être également signé avec Jakarta si le président sortant "Donald Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

Avec près de 270 millions d'habitants, l'Indonésie est le plus grand pays musulman au monde. Une normalisation entre Jérusalem et Jakarta aurait été d'"une importance symbolique" pour M. Trump, pour qui "le conflit israélo-palestinien n'est pas nécessairement un obstacle à la paix entre Israël et le monde arabe", a expliqué un des responsables.

Ce développement intervient alors qu'Adam Boehler, Directeur général de l'U.S. International Development Finance Corporation, avait expliqué le mois dernier que l'Indonésie pourrait recevoir plus d'un milliard de dollars de la part de l'administration Trump si Jakarta venait à normaliser ses relations diplomatiques avec Jérusalem.

Source : i24NEWS

États-Unis: une investiture hors norme

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L'aile ouest du Capitole accueille la prestation de serment des présidents américains tous les 4 ans.Joe Biden et Kamala Harris sont investis ce mercredi à la présidence et la vice-présidence des États-Unis. Une cérémonie d’investiture qui se déroulera dans des conditions exceptionnelles, du fait de la pandémie et des craintes de manifestations de violences de la part des plus virulents partisans du président sortant.

C’est dans une capitale déserte que le 46e président des États-Unis va prêter serment. Les rues du centre de Washington sont barricadées, hérissées de blocs de béton et de barrières métalliques. L’immense pelouse sur laquelle se pressent habituellement les Américains pour saluer leur nouveau chef d’État est interdite au public : des milliers de petits drapeaux y ont été plantés pour figurer la présence du peuple américain.

Partout le long des bâtiments fédéraux, des soldats de la garde nationale patrouillent. Vingt-cinq mille réservistes participent aux opérations. Selon la chaine de télévision CNN, douze d’entre eux ont été retirés du dispositif ce mercredi : le FBI, qui a passé au crible le profil des hommes venus de tout le pays pour assurer la sécurité de la cérémonie, a jugé leur profil suffisamment inquiétant pour les écarter. La police fédérale craint en effet des menaces venues « de l’intérieur », c’est-à-dire provenant des membres des forces de sécurité déployées pour assurer la sécurité de la cérémonie.

Un nombre restreint d'invités

Le président élu est catholique, et  entamera cette journée historique par une messe à la cathédrale Saint-Mathieu, en compagnie des plus hauts responsables du Congrès. C’est une tradition. Joe Biden, son épouse, Kamala Harris et son mari, rejoindront ensuite le flanc ouest du Capitole, où une estrade a été dressée, protégée par de hautes parois en plexiglas. Pris d’assaut par les partisans de Donald Trump le 6 janvier dernier, elle a été promptement restaurée. La cérémonie d’investiture s’y déroulera en présence d’un nombre restreint d’invités triés sur le volet. Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment à midi heures locales. La chanteuse Lady Gaga entonnera ensuite l’hymne national américain. Joe Biden délivrera son premier discours présidentiel : il devrait – comme il le fait depuis le début de sa campagne - évoquer la nécessité d’unir la nation, mais aussi affirmer sa volonté de « battre la pandémie de coronavirus, mieux reconstruire, et guérir la nation », selon le comité d’organisation.

Pas de festivités

À l’issue de la cérémonie, Joe Biden et Kamala Harris, accompagnés des anciens présidents Barack Obama, Georges Bush et Bill Clinton (et de leurs épouses), se rendront au cimetière d’Arlington, de l’autre côté du Potomac, déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu. Le président accédera enfin à la Maison Blanche, désertée dans la matinée par Donald Trump. Joe Biden sera à pied sur les derniers mètres. Il n’y aura pas de festivités dans la soirée, le traditionnel bal a été annulé en raison de la pandémie, mais Joe Biden et Kamala Harris s’adresseront à la nation lors d’une soirée télévisée spéciale, animée par le comédien Tom Hanks, et avec de nombreuses stars américaines. Intitulée « Pour fêter l’Amérique », elle conclura une journée où la liesse populaire aura été singulièrement absente. Elle sera rediffusée par toutes les grandes chaînes américaines.

Source : RFI

Le Qatar appelle les pays arabes du Golfe à un dialogue avec l'Iran

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Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahman al-Thani.Le Qatar a appelé les pays arabes du Golfe à tenir des discussions avec l'Iran, a déclaré le ministre des Affaires étrangères dans une interview diffusée mardi 19 janvier, deux semaines après la réconciliation entre Doha et ses voisins.

Cheikh Mohammed Abderrahmane Al-Thani a émis l'espoir de voir un tel « dialogue se produire », dans une interview diffusée mardi par la télévision Bloomberg. « C'est aussi un désir d'autres pays du Conseil de coopération du Golfe », a-t-il ajouté en référence au CCG qui regroupe, outre son pays, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït.

Le Qatar, boycotté depuis juin 2017 par quatre pays arabes, dont trois de ses voisins du Golfe en raison notamment de ses liens jugés trop proches de l'Iran, s'est réconcilié avec eux lors d'un sommet du CCG le 5 janvier en Arabie saoudite. Le Qatar et l'Iran se partagent l'un des plus grands gisements offshore de gaz au monde, et Doha entretient des relations cordiales avec Téhéran.

Doha, proche allié de Washington

Doha est un proche allié de Washington et sa prise de position en faveur d'un dialogue régional intervient au moment où le président américain, Donald Trump, artisan de la politique de « pression maximale » sur l'Iran, s'apprête à quitter la Maison Blanche. Ryad, grand rival régional de Téhéran, qui a souvent accusé son voisin d'ingérence, semble peu enclin à engager un dialogue avec l'Iran.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (MBS), a vu dans le rapprochement entre monarchies du Golfe un atout pour faire face aux « menaces posées par le programme nucléaire et de missiles balistiques du régime iranien ». « Le Qatar facilitera les discussions si les parties prenantes le demandent, et soutiendra qui que ce soit pour le faire », a souligné cheikh Mohammed à la télévision Bloomberg.

Source : RFI

États-Unis: ce que compte faire Donald Trump après la Maison Blanche

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Donald Trump va faire son dernier voyage à bord de l'avion présidentiel «Air Force One»...Aux États-Unis, à maintenant seulement deux jours de la fin de son mandat, on en sait un peu plus sur ce que compte faire Donald Trump et sa famille une fois la Maison Blanche quittée.

Le président sortant devrait partir s’installer en Floride, dans sa propriété de Mar-a-Lago, une luxueuse villa où Donald Trump s’est rendu à de très nombreuses reprises durant son mandat. Ses enfants devraient en faire de même. D’ailleurs, Ivanka Trump et son mari Jared Kushner ont récemment acheté un terrain sur un îlot recherché et surnommé en Floride « le bunker des milliardaires » où ils comptent faire construire une maison et où la fille du président sortant pourrait entamer une carrière politique.

Une dernière à bord d’Air Force One

Cet ultime déplacement est l’occasion de voyager pour la dernière fois à bord d’Air Force One pour le clan du président sortant. La Floride n’est pourtant pas le fief des Trump. Mais la famille ne serait plus la bienvenue à New York, terre acquise aux démocrates, où le magnat de l’immobilier à pourtant forgé sa réputation et sa fortune. Petit bémol tout de même, de nombreux résidents de Palm Beach, localité où est située le club de Donald Trump, dénoncent leur venue. Certains habitants ont d’ailleurs envoyé le mois dernier une lettre au Conseil municipal rappelant que selon un accord signé, ce club ne peut être transformé en résidence principale.

Une carrière politique pour Ivanka Trump

Ivanka Trump, qui compte s’installer également en Floride après avoir acheté, avec son mari, un terrain estimé à 32 millions de dollars au chanteur espagnol Julio Iglesias, envisagerait quant à elle une carrière politique dans cet État. Mais les comtés où elles pourraient se présenter ne lui sont pas favorables, puisqu’acquis aux démocrates. Reste que Donald Trump et sa famille seront certainement mieux reçu en Floride qu’à New York où ils sont donc désormais considérés persona non grata.

Le juteux marché des grâces présidentielles fait polémique

Donald Trump devrait dévoiler ce lundi ou demain, en tous cas avant son départ de la Maison Blanche, la liste des bénéficiaires de la grâce présidentielle, ils seraient une centaine. C'est conforme à une tradition bien établie. En revanche, le choix des bénéficiaires et les centaines de milliers de dollars en jeu font polémique dans la presse américaine.

C’est un « marché lucratif » selon le New York Times. Exemple : l’ancien procureur Brett Tolman, actuel conseiller de la Maison Blanche sur ces grâces présidentielles, a récupéré des dizaines de milliers de dollars pour obtenir celles, entre autres, du fils d’un ancien sénateur de l’Arkansas, et du fondateur d’une célèbre plateforme de vente de drogue sur internet.

Rudolph Giuliani, l’avocat personnel du président, aurait de son côté demandé pour obtenir la grâce d’un ancien responsable de la CIA, deux millions de dollars. Tout cela est légal tant que le président ne touche pas lui-même de l’argent.

Mais traditionnellement les grâces sont utilisées pour récompenser des personnes méritantes et qui ont reconnu leur faute, explique le Washington Post, pas des amis ou des alliés politiques. C’est pourtant ce que Donald Trump a commencé à faire avant Noël, en graciant Charles Kushner, le père de son gendre, et plusieurs personnes impliquées dans le procès des éventuels liens de sa campagne de 2016 avec Moscou.

La question se pose également de savoir si le président lui-même va se gracier. Après l’invasion du Capitole, note CNN sur son site, certains conseillers lui ont suggéré de ne pas le faire car cela donnerait l’impression qu’il est coupable de quelque chose. On lui conseille aussi d’éviter de gracier quiconque a participé à l’attaque du 6 janvier.

Source : RFI

 

 

La Légion du mérite décernée au roi Mohammed VI par Donald Trump

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Le Roi Mohammed VI décore Donald Trump de la plus haute distinction du MarocLe Point Afrique - Comme dernier acte de la séquence États-Unis-Maroc-Sahara-Israël, Mohammed VI et Donald Trump se sont mutuellement accordé leurs plus hautes distinctions.

Le président sortant Donald Trump a accordé vendredi la prestigieuse Légion du mérite des États-Unis au roi du Maroc, Mohammed VI, pour son « impact positif » sur le paysage politique du Moyen-Orient, citant notamment la normalisation des relations avec Israël.

« Le roi Mohammed VI a fait progresser le partenariat durable et solide entre le royaume du Maroc et les États-Unis dans tous les domaines », a souligné la Maison-Blanche dans un communiqué.

« Sa vision et son courage personnel, notamment sa décision de renouer contact avec l'État d'Israël, a eu un impact positif sur le paysage (politique) du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, signant le début d'une nouvelle ère de sécurité et de prospérité » pour les États-Unis et le Maroc, a aussi affirmé le communiqué.

Un honneur exceptionnel…

La Légion du mérite est une médaille militaire remise pour un fait d'armes exceptionnel ou à des responsables étrangers, qui peut uniquement être accordée par le président, rappelle la Maison-Blanche. Le Maroc a signé en décembre à Rabat un accord de normalisation des liens avec Israël, parrainé par les États-Unis, avec des accords bilatéraux centrés sur les liaisons aériennes directes, la gestion de l'eau, les connexions des systèmes financiers et un accord d'exemption de visa pour les diplomates.

En échange, Washington a reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara, revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie. Le roi Mohammed VI a confirmé, en qualifiant la décision de Washington sur le Sahara de « prise de position historique ». La suite : le 22 décembre, Jared Kushner et un conseiller de Benyamin Netanyahou ont inauguré le premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc. Puis les deux pays signent quatre accords de coopération.

… auquel Mohammed VI a fait écho

Dans cette même journée de vendredi, on apprend aussi que le président américain a également reçu la plus haute distinction du royaume chérifien, notamment pour son travail dans la promotion de l'accord de normalisation avec Israël, a déclaré à Reuters un haut responsable de l'administration.

Lors d'une cérémonie privée au bureau ovale, la princesse Lalla Joumala Alaoui, ambassadrice du Maroc aux États-Unis, a remis à Trump l'Ordre de Muhammad, une récompense décernée uniquement aux chefs d'État. Le conseiller principal de la Maison-Blanche Jared Kushner et l'envoyé au Moyen-Orient Avi Berkowitz ont également reçu des récompenses pour leur travail sur l'accord Israël-Maroc. Les médias n'ont pas été autorisés à assister à la cérémonie de remise des prix.

Par Le Point Afrique (avec AFP)

 

Allemagne: Armin Laschet élu président de la CDU pour continuer l'ère Merkel

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Favorable à la continuité avec Angela Merkel, le modéré Armin Laschet a été élu à la tête de la CDU.En Allemagne, Armin Laschet succède à Annegret Kramp-Karrenbauer, à la présidence de la CDU.  En lice avec deux autres candidats, il a été désigné ce samedi matin par les délégués du parti réunis en congrès. Ils ont fait le choix de la continuité, puisque ce modéré était le candidat d’Angela Merkel.

 

Armin Laschet l’a emporté avec 521 voix contre 466 pour Friedrich Merz. Le nouveau président de la CDU incarne la continuité avec l’ère Merkel, dont il est un fidèle. Il a tenu ce matin un discours émotionnel évoquant son père mineur et la solidarité nécessaire.

Armin Laschet, 59 ans, se veut un réconciliateur et un homme d’équipe ; il a plaidé pour une CDU ancrée au centre de l’échiquier politique dans la lignée d’Angela Merkel. Il dispose lui de plusieurs atouts. Ce modéré, ancien journaliste aux yeux rieurs, marche en effet dans les pas de la populaire chancelière

Angela Merkel a laissé deviner vendredi sa préférence pour « l'équipe » qu'il forme avec le ministre de la Santé, Jens Spahn. ArminLaschet peut plaire à l'électorat centriste et, s'il est candidat en septembre, bâtir une éventuelle coalition avec les Verts, la deuxième force du pays.

Friedrich Merz, perdant pour la seconde fois

Friedrich Merz perd pour la seconde fois. Il s’était incliné fin 2018 face à la présidente sortante de la CDU Annegret Kramp-Karrenbauer. Il incarne une CDU plus à droite, plus conservatrice sur les questions de société et plus libérale sur les dossiers économiques. Il a obtenu 47% des voix ce qui montre une fois de plus que le parti est divisé.

Avec son positionnement dur sur l'immigration, l’homme d’affaires est susceptible d'attirer des électeurs séduits par l'extrême droite, il pourrait toutefois continuer de peser sur la CDU à l'avenir compte tenu de son résultat très honorable. Dans son discours samedi, il a appelé la CDU à ne pas chercher à tout prix le « compromis ». Mais Friedrich Merz n'est pas parvenu à gommer ses handicaps, de ses fonctions grassement rémunérées chez le gestionnaire d'actifs BlackRock à ses dérapages verbaux.

Prochaines élections en ligne de mire

À huit mois des élections, le nouveau président de la CDU devra prouver qu’il est un homme d’équipe. Cela suffira-t-il pour être le candidat à la chancellerie ? On le saura sans doute fin mars. Armin Laschet est bien placé pour défendre les couleurs de la CDU aux prochaines élections, prévues en septembre.

S'il ne convainc pas, si son score médiocre dans les sondages ne s’améliore pas, la CDU pourrait choisir avec le parti frère bavarois d’introniser le très populaire patron de la CSU Markus Söder comme candidat à la chancellerie des conservateurs allemands.

Pour la première fois depuis 2000, la CDU ne sera pas dirigée par une femme. Un temps « dauphine » de Mme Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer lui avait succédé à la présidence en 2018, avant d'en démissionner début 2020, faute d'avoir pu s'imposer.

Source : RFI

 

Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanien

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Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanienForeign Brief - Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani rencontrera le jeudi 14 janvier courant, à Bruxelles le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg.

La région sahélienne est un membre clé du dialogue méditerranéen de l’OTAN. La migration illicite et la sécurité régionale sont également des thèmes qui feront l’objet d’échanges ; la Mauritanie étant un point de départ des migrants qui demandent l'asile en Europe.

L'OTAN est également profondément préoccupée par la forte présence de groupes extrémistes islamiques en Afrique du Nord-Ouest tels que Nusrat al-Islam et Al-Qaïda.

Beaucoup de jihadistes sont des ressortissants mauritaniens et le réseau international des militants et leur rayonnement mondial menacent la sécurité intérieure des membres de l’OTAN.

La Mauritanie, un pays frappé par la pauvreté avec une grande partie de sa population vivant en deçà du seuil de pauvreté, est également un membre éminent du G5 Sahel, dont la vocation première est de lutter contre les organisations terroristes actives.

Au cours de la séance du jeudi, Stoltenberg et Ghazouani insisteront sur la nécessité d’une coopération plus poussée.

Comme il est dans l’intérêt de l’OTAN que Nouakchott élargisse sa lutte contre le radicalisme religieux, l’alliance considère la Mauritanie comme un allié géopolitique important pour lutter contre l’instabilité régionale.

Nouakchott bénéficie de l’aide à la sécurité de l’OTAN tout en s’engageant à poursuivre ses efforts pour combattre les fondamentalistes salafistes.

L’OTAN augmentera à l’avenir, son assistance à l’armée mauritaniens par le biais du programme de renforcement de l’éducation en matière de défense « Defence Education Enhancement Programm » (DEEP) ).

Traduit de l’anglais par Cridem

 

L’empire de Donald et Melania Trump en péril : déjà 14 millions d’euros qui partent en fumée

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L’empire de Donald et Melania Trump en péril : déjà 14 millions d’euros qui partent en fuméeGala - Donald et Melania Trump sont de plus en isolés. Après les insurrections du Capitole le 6 janvier, et la procédure de destitution engagée à l'encontre du président américain, de lourdes conséquences économiques sont également à prévoir.

Donald Trump perd gros. Le président américain déchu fait une nouvelle fois l'objet d'une procédure de destitution après les violences au Capitole qui ont fait 5 morts le 6 janvier dernier. Une humiliation de plus pour Donald Trump, une semaine avant la fin de son mandat. Mais ce n'est pas la seule conséquence fâcheuse. Le maire démocrate de New York, Bill de Blasio a choisi de frapper un grand coup.

"Il a décidé de prendre des mesures et de mettre fin aux contrats qui permettaient à la Trump Organization de gérer certaines attractions de Central Park et un terrain de golf du Bronx," rapportent nos confrères du Point ce 13 janvier.

"La ville de New York ne fait pas affaire avec des éléments insurrectionnels. Nous prenons des mesures pour mettre fin aux accords" a fait savoir Bill de Blasio sur Twitter. Des contrats qui pèsent près de 14 millions d'euros. Une perte d'argent importante pour le milliardaire, qui vient déjà de dire adieu à l'un de ses soutiens financiers, et dont le business a quelque peu ralenti depuis son élection en 2017.

Mais le maire démocrate assure être dans son bon droit. "Si une entreprise ou la direction d'une entreprise participe à des activités criminelles, nous avons le droit d'y mettre fin. Inciter à l'insurrection contre le gouvernement constitue clairement une activité criminelle," a-t-il martelé sur MSNBC.

Fin de règne agitée

La mairie de New York n'est pas le seul à prendre ses distances avec la Trump Organization depuis les insurrections du Capitole. Diverses entreprises et organisations américaines ne souhaitent plus faire affaire avec celui qui rendra les clés de la Maison-Blanche le 20 janvier prochain.

Donald Trump se montre toujours incapable de reconnaître la moindre responsabilité dans les heurts qui se sont déroulés au Capitole. Une triste fin de règne, qui sera marquée par un autre coup d'éclat : son absence historique lors de l'investiture de Joe Biden.

Par Marion Rouyer

Israël: "Nous espérons normaliser nos relations avec 4 nouveaux pays dans les prochains mois" (ministre)

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Israël: i24NEWS - Selon une note, Israël espère normaliser ses relations avec le Qatar pour se rapprocher des Frères musulmans

Le ministre israélien du renseignement Eli Cohen a assuré mercredi que l’Etat hébreu va signer de nouveaux accords de normalisation avec au moins quatre pays musulmans dans les prochains mois.

"Nous comptons signer d'autres accords avec l'Arabie Saoudite, Oman, la Mauritanie et le Niger dans les prochains mois. Le rapprochement entre le Qatar l'Arabie Saoudite augmente également les chances de normalisation (entre Doha et Jérusalem)", a-t-il indiqué au site d'information Ynet.

Selon le radiodiffuseur public Kan, Israël espère normaliser ses relations avec le Qatar, afin de tenter de se rapprocher des Frères musulmans dans la région.

Un document interne du département de recherche du ministère du Renseignement, révélé par la chaîne israélienne, révèle que l'importance du Qatar pour l’État hébreu réside dans sa capacité à bâtir un réseau de contacts qui comprendrait les soutiens aux Frères musulmans dans la région.

"Les relations avec le Qatar peuvent être un facteur de stabilisation dans la bande de Gaza et contribuer à atténuer les tensions existantes avec la Turquie", souligne le document.

La note liste également les domaines dans lesquels une collaboration serait possible entre les deux pays : achats d’armes, énergie, investissement économique, agroalimentaire, agriculture, tourisme, aviation et sports.

La semaine dernière, un accord de réconciliation a été signé entre le Qatar et l'Arabie Saoudite, les Émirats, Bahreïn et l'Égypte.

Selon le document du ministère, la réconciliation de ces pays peut permettre la reprise d’un dialogue politique et économique entre le Qatar et Israël.

Source : i24NEWS


Etats-Unis : la tension monte à Washington quelques jours de l'investiture de Joe Biden

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Critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale lors des violences du 6 janvier à Washington, le Pentagone a autorisé le déploiement de jusqu'à 15 000 soldats dans la capitale américaine pour la cérémonie de prestation de serment.De nouveaux appels à manifester commencent à circuler sur les réseaux sociaux et la maire de Washington a demandé aux Américains de participer de manière virtuelle à la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

C’est un document interne de la police fédérale qui a alerté les médias américains. Selon le FBI, des partisans de Donald Trump projetteraient des manifestations armées dans les 50 capitales des États du pays, ainsi qu’à Washington. Des manifestations qui pourraient débuter dès la fin de cette semaine et durer jusqu’à la cérémonie d’investiture de Joe Biden, prévue le 20 janvier à Washington.

Des effectifs supplémentaires à Washington

Face à cette menace, les autorités ont annoncé le déploiement d’effectifs supplémentaires dans une capitale déjà bouclée. En plus des 6 200 militaires de la Garde nationale déjà présents, un chiffre qui sera porté à 10 000 le week-end prochain, 5 000 soldats devraient venir en renfort pour la cérémonie prévue la semaine prochaine.

Donald Trump, qui n’assistera pas à l’investiture, a accepté la demande de la maire de Washington qui réclamait que l’état d'urgence soit déclaré en amont afin d'obtenir des fonds supplémentaires pour la sécurité.

Le FBI dit lui se concentrer sur les manifestations qui représentent une menace pour la sécurité et qui pourraient engendrer de la violence et des destructions notamment celles qui ciblent les législatures locales. Une inquiétude accentuée suite à l’annonce ce mardi 12 janvier de la démission du chef par intérim de la sécurité intérieure Chad Wolf, très critiqué après les évènements de la semaine dernière au Capitole.

L’investiture pose plusieurs défis sans précédent qui dépassent la portée de nos préparatifs habituels, avec la pandémie de Covid-19 et bien sûr l’attaque terroriste domestique sur le Capitole. Le district de Columbia demande au ministère de la Sécurité intérieure l’extension de la période de sécurité nationale décrétée pour cet événement du lundi 11 janvier au dimanche 24. Je demande aussi au ministère d’établir la sécurité et un plan de déploiement des forces fédérales pour assurer la sécurité de toutes les propriétés fédérales. Je demande aussi au secrétaire à la Sécurité intérieure d’annuler tous les événements publics du district de Columbia et de refuser tout permis pour les demandes de rassemblements entre le 11 et le 24 janvier.

Source : RFI


 

Procédure de destitution: les démocrates présentent l'acte d'accusation contre Trump

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Photo : Nancy Pelosi. Les démocrates ont engagé, ce lundi à la Chambre des représentants, plusieurs procédures visant à obtenir le départ de Donald Trump de la Maison Blanche, cinq jours après l'assaut lancé par les partisans du président sortant contre le Capitole à Washington.

Comme prévu, les démocrates passent à l'offensive après les événements de mercredi dernier au Capitole de Washington, qui ont choqué l'opinion publique américaine et jusque dans le propre camp du président américain.

Ils ont déposé, ce lundi, à la Chambre des représentants dont ils ont le contrôle, un acte d'accusation contre Donald Trump, première étape vers l'ouverture formelle attendue cette semaine d'une deuxième procédure de destitution contre le président américain, qu'ils accusent d'avoir « incité à la violence ».

En parallèle, les démocrates ont présenté une autre résolution demandant au vice-président Mike Pence de démettre Donald Trump de ses fonctions, en invoquant le 25e amendement de la Constitution américaine. Un républicain s'est opposé à son adoption immédiate à l'unanimité. Un vote en séance plénière devrait avoir lieu dès mardi.

Source : RFI

One Planet Summit : Paris va doper les investissements pour la biodiversité

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One Planet Summit : Paris va doper les investissements pour la biodiversitéOuest-France - Le monde investit six fois plus dans des activités néfastes pour l’environnement qu’il ne le fait pour le protéger. Les dirigeants de la planète ont rendez-vous ce lundi 11 janvier à Paris, au One Planet Summit, pour inverser la tendance.

La France organise ce lundi 11 janvier, un nouveau sommet mondial de la finance verte, le One Planet Summit, conjointement avec la Banque Mondiale et les Nations Unies. Ce rendez-vous lancé par Emmanuel Macron, réunit des chefs d’État et des acteurs de la société civile. En ce début d’année 2021, il se penche sur la biodiversité : elle en a assurément besoin…

En 2010 paraissait le Petit livre du financement pour la nature, en marge du sommet de l’Onu sur la diversité biologique, à Nagoya, au Japon. L’ouvrage, basé sur des études universitaires et des chiffres de la Banque mondiale ou de l’OCDE, a servi d’électrochoc : le monde dépensait entre cinq à six fois plus d’argent à détruire la nature qu’à la protéger !

Six fois plus de dépenses néfastes pour les espèces

Dix ans plus tard, le ratio a-t-il changé ? " Non, les ordres de grandeur sont les mêmes " , révèle le biologiste Julien Calas, du pôle recherche de l’Agence française de développement, qui a participé à la deuxième version, qui paraît ce lundi 11 janvier (disponible ici, en français). Julien Calas note " une petite hausse de 52 milliards de dollars " ​dédiée à la protection des écosystèmes, mais déplore toujours les " mille milliards de dollars annuels" ​investis dans la déforestation, la surpêche, l’urbanisation, les industries polluantes…

Il manquerait donc au moins 800 milliards par an pour stopper l’effroyable déclin de la biodiversité. Selon l’ONG WWF, les populations animales ont chuté de 68 % en moyenne entre 1970 et 2016. C’est pire dans certaines régions, comme l’Amérique latine et les Caraïbes, où la baisse atteint 94 %. "Notre capital naturel, les services économiques de la nature, est en train de fondre" , constate l’expert.

Les conséquences sont financières et sanitaires. Un seul exemple : ces trois dernières décennies, le monde a perdu au moins 1,3 million de km² de forêts, presque trois fois la France. Les chauves-souris, hôte préféré des virus, sortent du bois, détruit. Combien coûte une épidémie de coronavirus ultra-contagieux ? Soudain, " on a une parfaite idée du service rendu par la conservation des forêts", analyse Julien Calas.

Le Covid-19 joue les accélérateurs d’une prise de conscience récente. Le secteur public – gros payeur doté de petits moyens – est enfin rejoint par le privé. Il est poussé par 82 % des consommateurs qui jugent que les entreprises "ont l’obligation morale" de respecter la nature, selon le baromètre 2020 de l’Union for Ethical Biotrade.

Réunir la force du public et du privé, c’est l’objectif du One Plan Summit, où selon des sources élyséennes, des sommes colossales doivent être annoncées par les chefs d’État, comme le Britannique Boris Johnson ou le Canadien Justin Trudeau, souvent par caméra interposée. Les dirigeants doivent notamment débloquer un meilleur financement de la Grande muraille verte, l’initiative africaine pour lutter contre la désertification du Sahel…

Christelle GUIBERT

À la Une: la réaction de la presse américaine après les événements de Washington

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Des manifestants pro-Trump font irruption dans le Capitole américain lors d'affrontements avec la police, lors d'un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès américain, à Washington, États-Unis, le 6 janvier 2021.Des manifestants pro-Trump font irruption dans le Capitole américain lors d'affrontements avec la police, lors d'un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès américain, à Washington, États-Unis, le 6 janvier 2021.

Les grands titres de la presse américaine sont tous d’accord sur un point : Trump est responsable de ce qui est arrivé et les faits gravissimes qui se sont produits auront des conséquences espèrent le New York Times et le Washington Post. Pour le quotidien de la capitale, la poursuite du mandat de Donald Trump est une grave menace pour la démocratie. Le quotidien rappelle qu’alors que les événements se déroulaient, Donald Trump a publié deux tweets qui incitaient ses partisans à rester devant le Capitole, alors que la situation dégénérait. Ce n’est qu’à la suite d’appels de hauts responsables du parti républicain qu’il a finalement accepté d’adresser un message à cette foule, leur demandant de quitter les lieux, tout en rappelant que cette élection était un vol. Une vidéo avec un double message puisque Donald Trump termine en disant à ses supporters « Nous vous aimons. Vous êtes très spéciaux » rappelle un Washington Post très en colère.

Il s’agît là du regard d’une presse qui a toujours conspué Donald Trump. Du côté des journaux plus proches de Donald Trump, à l’image du Washington Times, on tente de se distancer, légèrement, des événements. « Les Américains épris de paix sont lents à se mettre en colère et il a fallu quatre ans de provocation pour que cela déborde » détaille le quotidien dans son éditorial. « Des manifestants pacifiques qui se sont transformés en manifestants en colère » et qui ont enfreint la loi. « Leur seule récompense » aujourd’hui est « le déshonneur et le regret ».

Le New York Post, un autre tabloïd, ne prend pas position.Mais les tribunes d’opinion publiées par le quotidien ce jeudi dénoncent presque toutes l’irresponsabilité du Président qui a provoqué « cette journée d’infamie ».

Réaction de la presse du continent américain après les évènements de Washington

« Journée d’infamie » titre le quotidien canadien La Presse ce jeudi. « Bien sûr que ce qui vient de se passer chez nos voisins du Sud est épouvantable » peut-on lire dans une tribune d’opinion du quotidien, « Bien sûr qu’il faut s’en désoler et le déplorer. Comme on le fait, d’ailleurs, lorsque la démocratie est menacée ou bafouée en Turquie, en Hongrie ou ailleurs dans le monde. Mais comment se surprendre de ce qui vient de se passer ? », s’interroge le journaliste. « L’insurrection à laquelle on vient d’assister est la suite logique de ce que Donald Trump et ses nombreux alliés ont dit et fait depuis l’élection du 3 novembre ».

Au Mexique, la revue Milenio publie également des tribunes très critiques à l’égard de cette « insurrection » et du rôle de Donald Trump. Un président sortant qui ne se préoccupe que de son ego, qui refuse de reconnaître sa défaite et la victoire de Joe Biden et qui ne se fiche des conséquences que pourraient avoir de tels événements pour la démocratie américaine.

Au Venezuela, tout comme à Cuba, des pays qui ont des relations pour le moins tendues avec les États-Unis, les journaux considérés comme officiels reviennent largement sur les événements au Congrès américain. Le quotidien vénézuélien Ultimas Noticias détaille la réaction des autorités du pays qui se disent préoccupées par ce qu’elles qualifient d’événements violents. « Les États-Unis souffrent des mêmes maux que ceux qu’ils ont engendrés dans d’autres pays avec leur politique d’agression » peut-on lire dans un communiqué diffusé par le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Pour le quotidien cubain Granma, les manifestants pro-Trump ont « cassé les vitrines de la démocratie avec lesquels les États-Unis ont voulu donner des leçons au monde entier ». L’événement le plus grave au Congrès depuis 1814 rappelle Granma, lorsque les Britanniques avaient incendié le bâtiment, ainsi que la Maison Blanche et d’autres institutions. Une presse qui ne profite pas de ces événements pour tirer à boulet rouge sur les États-Unis.

Source : RFI

Relations Qatar/Israël: "La levée du boycott par l'Arabie saoudite permettra un réchauffement potentiel des relations" (ministre à i24NEWS)

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Relations Qatar/Israël: i24news - "D'autres pays pourraient nous rejoindre : le Niger, la Mauritanie, Oman, l'Arabie saoudite et l'Indonésie"

Le ministre israélien du Renseignement, Eli Cohen, s'est exprimé mercredi au micro d'i24NEWS dans un entretien exclusif concernant les prochains pays qui pourraient normaliser leurs relations avec l'Etat hébreu, mais également concernant la situation dans le Golfe avec la récente levée du blocus visant le Qatar.

Les accords de normalisation avec les Emirats, Bahreïn, le Soudan et le Maroc "modifient en profondeur notre région et créent une coalition sécuritaire forte face à l'Iran", pays qui finance "le terrorisme dans le monde".

"D'autres pays pourraient nous rejoindre", a-t-il ajouté, citant "le Niger, la Mauritanie, Oman, l'Arabie saoudite" ou encore "l'Indonésie".

"Ces pays comprennent que faire la paix avec l'Etat d'Israël peut améliorer leur stabilité, leur sécurité et avoir un potentiel économique", a expliqué M. Cohen.

Concernant la menace iranienne, le ministre a affirmé qu'"Israël était prêt à tous les scénarios possibles mais je ne suggérerais à personne de mettre Israël à l'épreuve", a-t-il mis en garde.

"La question iranienne ne concerne pas qu'Israël mais le monde tout entier. Je propose à l'Iran de s'occuper de ses propres affaires", a prévenu M. Cohen.

Ce dernier a également évoqué l'actualité régionale, dont le rétablissement des relations diplomatiques entre le Qatar et quatre pays du Golfe.

"J'espère que par cette démarche, le Qatar prend la direction du monde occidental et des pays du Golfe. Une telle démarche permettra de réchauffer les relations entre le Qatar et Israël".

"Nous avons une stratégie conjointe avec les pays modérés - Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats et Oman -, qui souhaitent la paix. A partir du moment où le Qatar rejoint ces pays et que l'Arabie saoudite lève le boycott, cela permet un réchauffement potentiel des relations entre Israël et le Qatar", a-t-il poursuivi.

Enfin, alors qu'un confinement généralisé doit entrer en vigueur en Israël dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministre a appelé ses concitoyens "à se mobiliser pour surmonter ensemble ce confinement de deux semaines".

Source : i24news

États-Unis: isolé, le président Donald Trump admet la fin de son mandat

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Le président américain, Donald Trump, se trouve de plus en plus isolé après les émeutes de ses partisans au Capitole, mercredi 6 janvier 2021.Les scènes de chaos au Capitole resteront associées à la fin de mandat tumultueux du président américain Trump, qui apparaît désormais extrêmement isolé dans son propre camp. Le président a promis une transition ordonnée mais n’admet toujours pas les résultats du vote.

Privé de ses comptes Facebook et Twitter, suspendus temporairement mercredi 6 janvier, le président Donald Trump a été contraint d’envoyer un communiqué de presse. Son texte a été partagé par l'adjoint au chef de cabinet de la Maison Blanche : « Même si je ne suis pas du tout d'accord avec le résultat de l'élection, il y aura une transition ordonnée. Bien que cela représente la fin du plus grand premier mandat de l'histoire présidentielle, ce n'est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l'Amérique ».

Il ne condamne donc pas les violences perpétrées au sein du Congrès et il ne reconnaît toujours pas sa défaite, précise notre journaliste du service International, Marie Normand. Il reconnaît juste la fin de son mandat de président, alors même qu’il apparaît isolé sur la scène politique après les émeutes à Washington.

Donald Trump, abandonné par ses alliés

À la Maison Blanche, les démissions se sont succédé avec notamment Stephanie Grisham, la cheffe de cabinet de la première dame, ainsi que Rickie Niceta et Sarah Matthews, deux membres de l'équipe de communication de Donald Trump, selon l'agence Reuters. Ce matin, CNN a annoncé la démission de son adjoint à la sécurité nationale, Matthew Pottinger. Selon plusieurs médias, il y a aussi le conseiller à la sécurité nationale, Robert O'Brien, qui envisagerait de démissionner, rapporte notre journaliste du service international, Stefanie Schüler.

Des figures du Parti républicain, qui avaient toujours soutenu Donald Trump, l'ont également abandonné mercredi. Son vice-président, Mike Pence, qui lui a toujours été loyal, a déclaré refuser d'obéir à sa demande de ne pas certifier l'élection. Mitch McConnell, le patron des républicains au Sénat, a martelé de son côté que le Congrès ne se laisserait pas « intimider ». Il y a eu surtout l'allié de toujours, le sénateur Lindsey Graham, qui aurait déclaré : « Ne comptez plus sur moi. Trop, c'est trop ».

L'utilisation du 25e amendement peu probable

Durant la nuit, certains médias américains évoquaient même des ministres prêts à faire jouer le 25e amendement de la Constitution. Ce texte autoriserait le vice-président et une majorité du Parlement à déclarer le président « inapte ». Pour Tamara Boussac, spécialiste des États-Unis, qui intervenait sur RFI ce jeudi matin, cela semble une situation peu plausible :

« La formulation de l’amendement est assez vague, c’est-à-dire que beaucoup l’interprètent comme une incapacité médicale, une incapacité physique à assumer ses fonctions de la part du président. Donc, ce n’est pas le scénario dans lequel on se trouve. Et il semble plus plausible en réalité que la fin de la présidence Trump se déroule sous haute sécurité à Washington, puisque la maire de Washington a annoncé un état d’urgence pour 15 jours, notamment à l’approche de l’investiture de Joe Biden. Mais il est plus probable que la présidence Trump se termine sans impeachment, sans démission, sans remplacement et qu’après, une nouvelle séquence s’ouvre. »

Source : RFI