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Au Mali, une attaque jihadiste fait 24 morts dans les rangs de l'armée

Au Mali, une attaque jihadiste fait 24 morts dans les rangs de l'arméeFrance24 - Les forces maliennes et nigériennes ont mené, lundi, une opération conjointe antiterroriste dans l'est du Mali, faisant 24 morts dans les rangs de l'armée et 17 dans ceux des jihadistes.

Nouvelle attaque meurtrière au Mali. Des combats ont fait 24 morts dans les rangs de l'armée malienne et 17 dans ceux des jihadistes, lundi 18 novembre dans l'est du pays, dans un contexte de dégradation sécuritaire continue, a indiqué l'armée sur les réseaux sociaux.

Les forces maliennes et nigériennes menaient une opération conjointe contre les jihadistes quand une patrouille a été attaquée à Tabankort, a affirmé l'armée. Les forces maliennes "déplorent 24 morts, 29 blessés et des dégâts matériels. Côté ennemi l'on dénombre 17 terroristes tués, une centaine de suspects appréhendés", a-t-elle rapporté.

Des prisonniers détenus

Les prisonniers sont aux mains des forces nigériennes, a-t-elle précisé. Dans un précédent communiqué, l'armée malienne avait indiqué avoir reçu le soutien de la force française antijihadiste Barkhane dans la contre-offensive contre les jihadistes.

Il s'agit d'un nouveau rude coup essuyé par l'armée malienne qui avait déjà perdu une centaine de soldats dans deux attaques jihadistes en un mois cet automne.

"La semaine dernière, les Forces armées maliennes avaient observé un repli stratégique pour resserrer leurs rangs vers l’intérieur du pays, explique Erwan Schiex, correspondant de France 24 au Mali. Elles avaient abandonné deux positions à la frontière du Niger. Un repositionnement qui s’était accompagné d’une série d’opérations dans plusieurs localités et repaires de groupes armés, notamment dans le centre, avec à la clé des saisies d’armes et de matériel. Pas assez, semble-t-il, pour contenir des assaillants toujours plus imprévisibles, organisés et redoutables."

Avec AFP
Source : France24

 

 

La force du G5 Sahel affirme avoir mené une opération «d’envergure» au Mali

La force du G5 Sahel affirme avoir mené une opération «d’envergure» au MaliRFI Afrique - Selon la force conjointe du G5 Sahel, lors de cette opération menée les deux premières semaines de novembre dans le centre et le nord du Mali, plusieurs combattants terroristes ont été tués, des armes saisies et des fabriques d'explosifs détruites.

Plus de 1 400 militaires venus du fuseau centre de la force conjointe G5 Sahel, c’est-à-dire du Mali, du Burkina Faso et du Niger, ont participé aux opérations, appuyés par la force française Barkhane. « D'importants moyens terrestres » étaient également mobilisés, selon le communiqué de la force conjointe.

Toutes les troupes étaient concentrées sur le territoire malien dans la zone communément appelée « le Gourma », c’est-à-dire dans une partie de la région de Gao, de Tombouctou et même un peu dans le Centre.

Mine d'informations

Selon le communiqué officiel, 25 terroristes tués ou capturés en deux semaines, plusieurs dizaines de motos, l’un des moyens de déplacement des jihadistes détruites. Une centaine de téléphones ont également été saisis sur l’équipement récupéré, ils pourraient constituer une véritable mine d’informations.

La force conjointe G5 rapporte également que lors de cette opération qualifiée « d’envergure », ses troupes ont détruit un dépôt de carburant, mais également un atelier de fabrication d’engins explosifs improvisés.

Ces engins explosifs, communément appelés des mines, font de nombreuses victimes chez les militaires, mais également parmi les populations civiles du centre et du nord du Mali.

Source : RFI Afrique

 

 

Sahel : Quand l'exploitation artisanale de l'or nourrit le jihad

Sahel : Quand l'exploitation artisanale de l'or nourrit le jihadLes groupes jihadistes gravitant dans le Sahel ne manquent pas d'inspiration pour trouver une source de financement. Face à la raréfaction des rançons sur des enlèvements d'occidentaux, les terroristes semblent s’être tournés vers l'orpaillage. Et pas que pour le financement. Les sites d'orpaillage serviraient aussi de lieux de recrutement et de formation.

Selon un rapport de Crisis Group intitulé « Reprendre en main la ruée vers l’or au Sahel central » publié le 13 novembre, c'est la tendance dans au moins trois pays du Sahel.

« Alors que les rançons des prises d’otage, source importante de revenus pour les groupes jihadistes au Sahel, se raréfient, l’or peut constituer pour eux un nouvel atout, à des fins de financement mais également de recrutement », peut on lire sur le document dont Dakaractu a obtenu copie.

Ce risque est d’autant plus élevé, selon Crisis Group, que les orpailleurs considèrent parfois la présence des jihadistes comme une aubaine, et non comme une menace.

Selon le rapport, « les modes de financement varient d’une région à l’autre ».

« Dans le Soum burkinabè, des unités jihadistes sont rémunérées par les orpailleurs pour effectuer des missions de sécurité sur les sites. Dans les zones de Tinzawaten, Intabzaz ou Talahandak, au nord de la région de Kidal au Mali, le groupe jihadiste Ansar Eddine (membre du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM)) n’exerce pas une présence armée destinée à la sécurisation du site, mais prélève la zakat (impôt religieux) auprès des orpailleurs et du reste de la population », explique Crisis Group.

Cette pratique n'est pas l'apanage du Groupe dirigé par Iyad Ag Ghali. Adnan Abou Walid et ses sbires, au sein de l’État islamique au Grand Sahara (EIGS), s'y adonneraient aussi.

Si les jihadistes trouvent leur compte dans ce nouveau business, les exploitants aurifères n'y trouvent pas à redire non plus. Cependant, « ils composent avec les groupes jihadistes moins par conviction que par pragmatisme ».

Des lieux de recrutement et de formation

Dans ses recherches, Crisis Group a constaté que les « les sites aurifères semblent être aussi des lieux de recrutement pour les groupes jihadistes ».

La tendance est remarquée « à l’Est du Burkina Faso ou dans le département de Torodi au Niger » où «  des prêches jihadistes qui appellent au respect de la Charia (loi islamique) sur les sites d’extraction, ont été rapportés.

La dernière remarque et non des moindres, c'est le fait que les sites aurifères soient utilisés comme des lieux de formation. « en matière d'explosifs », précise le rapport. Pour en attester, les auteurs du rapport convoquent les témoignages de membres de la Katiba Khalid Ben Walid, la branche sud d'Ansar Dine. Ils auraient rapporté avoir reçu une formation aux explosifs sur une des nombreuses mines d'or artisanale au nord de la Côte  d'Ivoire, près de la frontière malienne.

« Les filières aurifères constitueraient aussi une voie d’approvisionnement pour la fabrication d’engins explosifs improvisés (IED), en particulier dans le centre du Mali et dans certaines régions du Burkina Faso où le nitrate d’ammonium, commercialisé par des entreprises dans le Sahel, est le principal composant des IED », s’inquiète Crisis Group.

La réponse des États

Quelle doit être dès lors la réponse des États concernés ? Crisis Group préconise la régularisation et la sécurisation des sites aurifères, en y associant des « acteurs non étatiques qui mènent déjà des opérations de sécurité sur certains sites aurifères ». « Il ne s’agit pas de déléguer la sécurisation des mines à des groupes militarisés qui pourraient échapper au contrôle de l’État et commettre des exactions contre des civils », prévient le rapport.

Pour l'Ong, « Il s’agit plutôt de reconnaître le rôle des acteurs locaux de sécurité, qui assurent déjà de facto des missions de police dans les mines et leurs alentours, et de mieux les encadrer ».

À un niveau sous-régional, il est suggéré aux États d'harmoniser leurs approches et leurs cadres de régulation pour mieux maîtriser les circuits de commercialisation. « Cela nécessite enfin, au niveau international, un contrôle renforcé des circuits d’exportation et d’importation », conclut Crisis Group.

Source : Dakaractu.com

 

« Le Sénégal n’est pas considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région »

« Le Sénégal n’est pas considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région »Mali Actu - Le vol de milliers de munitions de guerre dans un stock de l’armée sénégalaise remet au goût du jour le débat sur la nécessite de lutter contre le flux illicite des armes et des munitions en Afrique. Une gangrène qui a causé beaucoup de morts dans les conflits qui fleurissent sur un pan non négligeable du Continent noir.

Suivant la feuille de route de l’Union Africaine visant à éradiquer la prolifération des armes en Afrique d’ici 2020, Small Arms Survey a produit, en janvier 2019, un rapport intitulé « L’Atlas des armes: Une cartographie des flux illicites d’armes légères en Afrique ».

Ce travail de longue haleine permet d’avoir une idée du nombre d’armes légères en circulation en Afrique, leurs détenteurs et les canaux de trafic.

80% des armes légères, entre les mains des civils et des groupes armés non étatiques

Selon ce rapport de 110 pages, « les acteurs civils africains, dont les individus, les entreprises immatriculées – comme les entreprises de sécurité privées – et les groupes armés non étatiques détiendraient donc plus de 40 millions d’armes légères – soit près de 80 % des armes en circulation sur le continent ». Les forces armées et de sécurité, quant elles, détiendraient moins de 11 millions d’armes légères, constate Small Arms Survey.

Qui fait remarquer que sur les 40 millions détenues par la population civile, seules 5 841 200 seraient enregistrées contre 16 043 800 non enregistrées. En chiffres absolus, rapporte le document parcouru par Dakaractu, la population civile de l’Afrique de l’Ouest arrive en tête avec près de 11 millions d’armes légères licites et illicites.

L’Afrique du nord occupe la deuxième place avec 10,2 millions d’armes légères en circulation. Grâce à ses 7,2 millions d’armes légères détenues par sa population civile, l’Afrique de l’Est occupe la troisième marche du podium.

Cependant en chiffres relatifs, c’est l’Afrique australe qui vole la vedette aux autres parties du continent. Elle présente un taux de 9/100 civils tandis que l’Afrique de l’Ouest n’arrive qu’à la quatrième place avec 2 habitants sur 100 qui détiendraient une arme légère.

Parmi les sources régionales d’armes illicite, il a été cité le trafic transfrontalier d’armes déjà illégales. Il est aussi noté le détournement des matériels des stocks nationaux et de maintien de la paix.

Dans une interview avec Dakaractu, Nicolas Florquin, l’un des auteurs du rapport de Small Arms Survey et de l’Union africaine, est d’avis que « le détournement des stocks des forces et services nationaux est reconnu comme étant une source importante de flux d’armes illicite dans la région (ouest-africaine) mais aussi au niveau international ».

Selon le chercheur qui capitalise plus de 10 ans d’expérience dans le domaine, des efforts sont entrepris par les États africains pour « sécuriser ces stocks », mais, reconnaît-il, « il y a certainement encore du chemin à parcourir ».

Le Sénégal, pas un grand fournisseur

Ce qu’il est intéressant par contre de noter dans le cas de l’affaire des 4500 cartouches d’AK-47 volées à la base de Ouakam et qui ont été stoppées net à Pire alors qu’elles étaient en partance pour la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, c’est la promptitude avec laquelle l’origine des munitions a été déterminée par les autorités sénégalaises.

« Ceci est intéressant car il est souvent plus difficile de tracer les munitions que les armes, ces dernières comportant des marquages individuels qui sont généralement absents des munitions elles-mêmes », fait remarquer le chercheur, visiblement heureux de constater que « les registres des stocks nationaux de munitions sont bien maintenus et permettent ce traçage national, qui est essentiel à l’identification des points de détournement. »

Nicolas Florquin de relativiser la place du Sénégal dans le trafic d’armes dans la sous région. « Le pays n’est pas généralement considéré comme un pays d’origine important pour les trafics d’armes de la sous-région, même si des petits trafics transfrontaliers ‘de fourmis’ existent comme dans la majorité des pays », tranche-t-il.

Dans ce lot, le chercheur convoque un trafic clandestin de pistolets d’alarme de fabrication turque du Sénégal vers la Mauritanie. « Ces armes qui sont à l’origine non-létales sont facilement transformées par les criminels pour le tir de balles réelles et alimentent les marchés illicites, en Afrique comme en en Europe », alerte-t-il.

Dans quelle catégorie mettre donc les munitions de calibre 7,62 mm subtilisées par un soldat de première classe de l’armée sénégalaise pour éventuellement les mettre dans le circuit illicite ?

AK-47, la préférée des groupes armés

Le rapport de Small Arms Survey renseigne que « la majorité des des armes illicites qui circulent parmi les groupes armés de zones touchées par un conflit, sont des fusils d’assaut militaires et des systèmes d’armes souvent fabriquées il y a plusieurs décennies dans des pays de l’Ex URSS.

« De même, selon la MINUSMA, le type d’arme illicite le plus fréquemment observé dans sa zone de mission est le fusil de type AK, suivi par le pistolet-mitrailleur de type PKM en proportion bien moindre – des armes produites, dans les deux cas, à partir des années 1960 dans les pays de l’ex-Union soviétique et en Chine », renseigne le rapport.

Pour autant, rien n’indique que les munitions de calibre 7,62 mm, pour AK-47 étaient destinées à approvisionner les groupes armés de la région qui en raffolent.

Seule l’information judiciaire ouverte par le parquet pour association de malfaiteurs en relation avec une activité terroriste et détention d’armes en vue de commettre des actes terroriste peut lever et mettre fin aux spéculations.

D’ici là, le chercheur Nicolas Florquin exhorte les états africains à mettre en œuvre les politiques clairement définis pour stopper les flux illicites d’armes et de munitions. Sinon l’objectif que s’est fixée l’Union africaine, à savoir faire taire les armes à l’horizon 2020, risque d’être une utopie, si ce n’est déjà le cas.

Dakaractu
Source : Mali Actu

 

Burkina Faso : au moins 37 personnes tuées dans une attaque "planifiée" contre un convoi minier

Burkina Faso : au moins 37 personnes tuées dans une attaque Le Monde Afrique - Une embuscade contre un convoi d’une compagnie minière a fait au moins 37 morts, civils, et plus de soixante blessés, mercredi 6 novembre, dans la région de l’est du Burkina Faso, selon un bilan encore provisoire, fourni par les autorités locales.

Il s’agit de l’attaque la plus meurtrière enregistrée dans le pays depuis le début des violences djihadistes, il y a près de cinq ans. Dans la matinée, « des individus armés non identifiés ont tendu une embuscade à un convoi transportant des travailleurs de la mine d’or Semafo sur l’axe Ougarou-Boungou », a indiqué le gouverneur de la région de l’Est dans un communiqué.

« Le convoi, accompagné d’une escorte militaire, comptait cinq autobus transportant des employés burkinabés, des entrepreneurs et des fournisseurs », a détaillé la société canadienne Semafo, qui exploite la mine d’or de Boungou, située à quarante kilomètres du lieu de l’attaque. Le site et ses activités « n’ont pas été affectés », précise la compagnie aurifère, sise à Montréal.

« C’était un massacre »

Selon nos informations, il s’agirait d’une attaque dite « complexe ». Le véhicule de tête a sauté sur un engin explosif placé sur la voie, les cars transportant les employés de la société ont ensuite été pris d’assaut par un groupe armé. « Les assaillants étaient nombreux et sans doute informés du passage du convoi, ils ont tiré en rafale sur les passagers, c’était un massacre, certains ont réussi à fuir en se réfugiant dans une forêt voisine », rapporte une source sécuritaire.

Une opération de « secours » et « un ratissage de la zone » ont été lancés par les forces de défense et de sécurité, a assuré le gouvernement burkinabé dans la soirée. Deux attaques meurtrières avaient déjà visé des convois de personnels de la mine de Boungou et leurs escortes en août et en décembre 2018. Au total, onze personnes avaient déjà été tuées.

Cette année, l’Etat burkinabé avait demandé aux compagnies minières de prendre « des dispositions spéciales pour le déplacement de leurs employés », selon l’Agence France-Presse, face à l’aggravation de la situation sécuritaire dans le pays, qui compte plus d’une dizaine de sites industriels miniers.

Spirale de violence

Pour l’heure, l’attaque n’a pas été revendiquée, mais les assauts des groupes djihadistes de la sous-région – Al-Qaida et l’organisation Etat islamique notamment –, ne cessent de se multiplier et ont déjà fait près de 700 morts dans le pays depuis 2015. Près d’un demi-million de personnes ont dû fuir leurs foyers à cause des violences, selon les estimations du Bureau de la coordination des affaires humanitaires.

La capitale, Ouagadougou, elle, a déjà été frappée à trois reprises par des attentats d’envergure. Trente personnes, majoritairement des Occidentaux, avaient été tuées lors d’un raid djihadiste contre un hôtel et un restaurant du centre-ville le 15 janvier 2016. Plus récemment, le 19 août, l’armée burkinabée a subi son attaque la plus meurtrière, avec au moins vingt-quatre morts dans un assaut contre une base militaire à Koutougou, dans le nord du pays.

Sous-équipées, mal formées et désorganisées, les forces de défense et de sécurité locales semblent incapables d’enrayer le cycle des violences sur leur territoire. A la demande des autorités, les membres de l’opération française « Barkhane » ont dû intervenir à deux reprises en septembre pour épauler l’armée burkinabée.

« Le combat continue, il doit continuer, car c’est un combat de longue haleine que nous devons mener ensemble contre le terrorisme », a déclaré lundi la ministre française des armées, Florence Parly, en déplacement à Ouagadougou, avant d’annoncer le lancement d’une opération conjointe, conduite par la force « Barkhane » avec celles du G5 Sahel, comprenant notamment deux compagnies burkinabées, dans la zone des trois frontières, entre le Niger, le Mali et le Burkina Faso.

Sophie Douce (Ouagadougou, correspondance)
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Burkina Faso : cinq gendarmes et cinq civils tués dans une attaque dans le nord

Burkina Faso : cinq gendarmes et cinq civils tués dans une attaque dans le nordLe Monde Afrique - Les assaillants auraient emporté un important stock d’armement et incendié divers matériels.

Cinq gendarmes et au moins cinq civils ont été tués, lundi 4 novembre au matin, dans une attaque contre le détachement de gendarmerie d’Oursi, localité de la province de l’Oudalan, dans le nord du Burkina, près de la frontière malienne, a-t-on appris de sources sécuritaires.

« Plusieurs dizaines d’individus armés ont mené une attaque contre le détachement de gendarmerie basé à Oursi lundi vers 3 heures [4 heures à Paris], a annoncé une source sécuritaire. Après plusieurs heures d’échanges de tirs, les assaillants ont réussi à pénétrer dans le camp. Malheureusement on a perdu cinq gendarmes. »

Selon une autre source sécuritaire, au moins cinq civils – des travailleurs d’une société privée – ont également été tués.

« Un renfort a été déployé sur les lieux, mais les assaillants s’étaient déjà repliés, après avoir également occasionné de nombreux dégâts matériels », dont notamment l’incendie d’un pick-up militaire. Selon plusieurs autres sources concordantes, les assaillants ont également emporté un « important stock d’armement et incendié divers matériels ».

Quatre personnes tuées dimanche

Cette attaque survient la veille d’une rencontre à Ouagadougou du conseil des ministres du G5 Sahel – dont le Burkina Faso assure la présidence – sur la mise en œuvre des décisions prises lors d’un sommet extraordinaire tenu à la mi-septembre dans la capitale.

Dimanche, quatre personnes, dont le député-maire de Djibo, grande ville du nord du Burkina Faso et chef-lieu de la province du Soum, ont été tuées dans une embuscade sur l’axe Djibo-Namssiguia.

Le Monde avec AFP
Source : Le Monde Afrique (France)

 

 

Burkina Faso : des militaires ciblés par une nouvelle attaque meurtrière près de la frontière malienne

Au moins cinq gendarmes ont été tués dans l'attaque d'un détachement militaire basé à Oursi, dans le nord du pays, près de la frontière malienne.

Le détachement de gendarmerie de Oursi, dans le Nord, a été attaqué ce lundi, ont confirmé à Jeune Afrique plusieurs sources sécuritaires concordantes.  près de la frontière malienne. « Le détachement a subi une attaque de grande ampleur, menée par un commando constitué de plusieurs hommes armés », précise un gradé de la gendarmerie. Un premier bilan, encore provisoire, fait état de cinq tués dans les rangs des gendarmes, a par ailleurs précisé un officier.

Cette nouvelle attaque meurtrière de militaires burkinabè intervient au lendemain de l’assassinat d’Oumarou Dicko, député-maire de la ville de Djibo, dans le nord du Burkina Faso, tué dimanche 3 novembre en même temps que trois autres personnes dans l’attaque de son véhicule par des hommes armés.

Florence Parly attendue à Ouaga

Cette série d’attaques intervient alors que doit se tenir à Ouagadougou, ce mardi 5 novembre, une rencontre du conseil des ministres du G5 Sahel – que le Burkina préside depuis février dernier – qui a pour objectif, notamment, d’accélérer la mise en œuvre des décisions prises lors du sommet de Ouagadougou, le 14 septembre dernier.

Florence Parly, ministre française des Armées, qui est arrivée ce lundi au Tchad pour une tournée dans le Sahel, est par ailleurs annoncée dans la capitale burkinabè, où elle doit notamment rencontré le président Roch Marc Christian Kaboré.

Le découragement n’a pas sa place dans le cœur des soldats burkinabè, ils sont debout et ils tiennent à le demeurer

Vendredi, à l’occasion du 59e anniversaire de l’armée, Chérif Sy, le ministre burkinabè de la Défense, avait rendu hommage aux 204 soldats tués dans les opérations contre des groupes « terroristes » sévissant principalement dans le nord du pays depuis 2016. Depuis 2016, 630 civils ont été tués dans ces violences.

« Face à cette barbarie, nous ne devons aucunement flancher, encore moins céder au découragement ou à une quelconque fatalité », a notamment lancé le ministre lors de son discours. « Le découragement n’a pas sa place dans le cœur des soldats burkinabè et, avec le peuple, ils sont debout et ils tiennent à le demeurer », a ajouté le ministre. « Le Burkina Faso restera debout, hier avec nos ancêtres comme aujourd’hui avec nous », a répondu en écho le président burkinabè Roch Marc Christian Kaboré, assurant que « nous maintiendrons, coûte que coûte, vaille que vaille, l’intégrité de notre territoire ».

Source : jeuneafrique.com

 

Mali: 54 morts dans l'attaque d'un camp militaire à Indelimane

Au moins 53 soldats et un civil ont été tués ce vendredi 1er novembre dans une attaque qualifiée de « terroriste ». Un communiqué de l'armée indique que c'est une position des Fama à Indelimane, dans le secteur de Ménaka, dans le nord-est du pays, qui a été attaquée.

Indelimane est une localité malienne du Nord, située entre deux cercles : Ménaka et Ansogo. Sur place, le camp de l’armée malienne a été visé par des terroristes selon un communiqué officiel.

D’après nos informations, ce sont des obus qui ont dans un premier temps été tirés par les assaillants. Ensuite par petits groupes, certains à motos et tous armés, ont convergé vers le camp militaire de Indelimane.

Le communiqué de l’armée malienne avait donné un premier bilan provisoire de 15 morts avant de le revoir à la hausse avec 35 victimes. Plus tard dans la soirée, Yaya Sangaré, le ministre de la Communication, a fait état de 54 morts, dont un civil.

Le porte-parole du gouvernement, ajoute qu’il y a de nombreux blessés et des dégâts importants du côté des forces de défense et de sécuritaire. Yaya Sangaré appelle par ailleurs à l’union sacrée pour réussir « la guerre pour la liberté ».

On a pu retrouver dix rescapés et la situation est aujourd'hui sous contrôle. Le ratissage se poursuit dans la zone. Les renforts qui ont été envoyés sur place ont déjà pénétré le camp et se sont installés.

L’attaque n’a pas encore été officiellement revendiquée, mais des groupes jihadistes sont installés dans cette zone située non loin de la frontière nigérienne. Ils quittent le Niger pour venir commettre des attentats au Mali, ou partent du Mali pour attaquer des positions militaires dans des pays voisins.

Source : RFI

 

Sahara : La MINURSO veut construite un héliport à Tifariti

Sahara : La MINURSO veut construite un héliport à TifaritiYabiladi - La MINURSO a lancé, du 17 octobre et jusqu’au 7 novembre, un appel d’intérêt pour la construction d’un héliport sur son team site de Tifariti au Sahara.

Ce projet initié est à même de permettre à la mission onusienne un meilleur contrôle aérien des mouvements des éléments armés du Polisario et des civiles, dans la zone tampon. Pour rappel, dans son rapport d’avril 2018, le secrétaire général de l’ONU avait déploré l'incapacité de la MINURSO à surveiller le cessez-le-feu et les mouvements, surtout à l'Est du mur de sécurité.

Et de reconnaitre que «les patrouilles terrestres à l’Est du mur des Sables ont une portée limitée le jour et ne sont pas menées la nuit» et que «les convois logistiques sont vulnérables et tributaires de la reconnaissance aérienne préalable des itinéraires».

Dans le même document, Antonio Guterres avait réitéré sa demande de doter la mission onusienne de trois hélicoptères supplémentaires à dessein de renforcer les capacités aériennes de la MINURSO pendant le jour.

Cet appel à manifestation d’intérêt lancé le 17 octobre pour la construction d’un héliport intervient dans un contexte favorable pour la mission de l'ONU au Sahara, ses finances étant plutôt au vert. En effet, en juillet dernier, la Cinquième commission de l’Assemblée générale des Nations unies avait approuvé une augmentation du budget de la MINURSO.

Source : Yabiladi (Maroc)

 

Mali : l’armée affirme avoir « neutralisé » cinquante jihadistes depuis Boulkessy

L'armée malienne a indiqué vendredi soir avoir « neutralisé » une cinquantaine d'ennemis dans la contre-offensive lancée après le revers meurtrier infligé par les jihadistes au début du mois dans le centre du pays en guerre.

Mais elle est toujours à la recherche de 27 de ses soldats, portés disparus depuis la double attaque jihadiste du 30 septembre et du 1er octobre à Boulkessy et Mondoro, a-t-elle dit sur son site internet. Cette attaque est la plus meurtrière subie par l’armée malienne depuis des années. Deux civils ont été tués à Mondoro, 38 soldats sont morts et 17 ont été blessés à Boulkessy, dit l’armée.

Au cours des opérations de reprise du terrain et de ratissage qui ont suivi avec « un engagement très accru » de la force française Barkhane auprès des troupes maliennes, « une cinquantaine d’ennemis (ont été) neutralisés, une trentaine blessés, des matériels détruits », de même qu’un important stock de carburant, dit l’armée sans dire explicitement si les ennemis « neutralisés » sont morts. Aucune autre source n’a confirmé ces chiffres vendredi soir.

Impuissance

Les opérations ont confirmé la présence de femmes dans les groupes armés en cause, dit l’armée. Les évènements de Boulkessy et Mondoro ont frappé les esprits et posé plus crûment qu’avant encore la question de l’absence d’issue au conflit et de la possible impuissance des autorités.

L’armée malienne a par ailleurs fait état vendredi de la tentative de vol d’un important stock d’armes par un de ses soldats, chef de poste adjoint à la division du matériel. Le soldat avait placé une centaine de fusils d’assaut dans son véhicule le 12 octobre avant que son coup ne soit découvert, a dit l’armée. Il a pris la fuite, selon elle.

Source ; jeuneafrique.com

 

Burkina Faso. Au moins 16 morts dans une attaque contre une mosquée

Burkina Faso. Au moins 16 morts dans une attaque contre une mosquéeOuest-France - Au moins seize personnes ont été tuées dans une attaque contre une mosquée du nord du pays, vendredi soir.

Au moins seize personnes ont été tuées et deux blessées grièvement vendredi soir dans une attaque contre une mosquée à Salmossi, à une vingtaine de kilomètres de Gorom-Gorom, dans le nord du Burkina Faso, a-t-on appris samedi de sources sécuritaire et locale.

« Des individus armés ont attaqué la grande mosquée de Salmossi entre 19 h et 20 h, faisant au moins 16 morts », a déclaré à l’Agence France-Presse une source sécuritaire.

« 13 personnes sont mortes au cours de l’attaque et 3 autres ont succombé quelques heures après suite à de graves blessures », a-t-elle ajouté, et « deux autres blessés sont dans un état critique ».

Un habitant de Gorom-Gorom, joint depuis Ouagadougou, a confirmé l’attaque, précisant que des habitants de Salmossi avaient fui vers Gorom-Gorom.

Ouest-France avec AFP
Source : Ouest-France

 

Sahel: les groupes terroristes ensemble pour prendre le Burkina Faso

Sahel: les groupes terroristes ensemble pour prendre le Burkina FasoRFI Afrique - Plusieurs groupes terroristes seraient à la manœuvre dans les récentes attaques au Mali et au Burkina Faso, ce qui pose aujourd’hui la question de leur collaboration.

« Les terroristes ont aussi leur G5-Sahel. Ansar Dine, Front du Macina, al-Mourabitoune, AQMI, Ansarul Islam, État islamique dans le Grand Sahara : ça fait un G5 », ironise le chef d'un groupe d'anciens rebelles du nord-est du Mali.

Pour ce combattant, depuis la déroute de l'État islamique dans le Grand Sahara (EIGS) dans l'est du Mali et de la Katiba Macina (affiliée au Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, GSIM) au centre, les jihadistes se sont retranchés au Burkina Faso pour se recomposer. Des connexions ont même été établies entre eux.

Ce serait le cas notamment pour la récente attaque de Boulkessi, attribuée par la force conjointe du G5 Sahel aux terroristes burkinabè d’Ansarul Islam. Une version qu'interrogent des sources sécuritaires et politiques au Burkina. « Les combattants d'Ansarul ne sont pas à la hauteur d'une attaque de ce genre, observe un analyste sécuritaire. Mais une collaboration avec le GSIM ou l’EIGS – car nous sommes dans leur zone d’action – est envisageable ».

Partenariats de circonstance

Ce type de partenariat de circonstance ne serait pas une première. Une note des renseignements burkinabè datée du 30 août 2019 explique notamment que l'attaque de Koutougou, dans le nord du Burkina, revendiquée par le GSIM, aurait finalement été menée par des hommes de l'EIGS.

« Il y a une porosité entre les groupes. Ils s’échangent parfois des combattants, travaillent ensemble ou se partagent les tâches », explique une source bien informée au Burkina Faso. « Boulkessi est à la frontière du Burkina Faso. On peut parfaitement imaginer qu’Ansarul Islam fait le travail de renseignement et que les combattants viennent ensuite de groupes plus habitués et formés aux opérations complexes. »

« Les terroristes veulent faire de la région Sahel du Burkina leur nouveau bastion, poursuit l'analyste. Pour l'heure, ils sanctuarisent la zone ensemble, et régleront leurs différends plus tard ».

Un carrefour stratégique

Depuis plusieurs mois en effet, le nord du Burkina fait l’objet d’assauts dont la logique semble se dessiner aux yeux des experts. Les terroristes ont d'abord fait sauter des infrastructures, comme les ponts autour de Djibo et Arbinda, coupant ainsi du reste du monde les deux principales villes de la région. Les attaques à un mois d’intervalle de Koutougou, au Burkina Faso, puis de Boulkessi, au Mali, ont ensuite libéré momentanément l’espace frontalier des forces militaires régulières.

La région du Sahel, au nord du Burkina, est un carrefour stratégique. Située à la frontière avec le Mali et le Niger, elle n'est séparée de la capitale Ouagadougou que de quelques centaines de kilomètres. Et le Burkina constitue aujourd’hui le dernier verrou avant d’atteindre les pays côtiers comme le Togo et le Bénin, voire la Côte d’Ivoire. Un verrou qui apparaît aujourd’hui bien fragile aux yeux des partenaires européens et régionaux.

Par Gaëlle Laleix

Source : RFI Afrique

 

 

Mali : Deuil national et manifestations de colère après un lourd revers militaire

Deuil national et manifestations de colère après un lourd revers militaire VOA Afrique - Des centaines de jeunes Maliens et de femmes de soldats en colère ont manifesté mercredi après-midi à Bamako pour réclamer la vérité sur le lourd revers infligé en début de semaine à l'armée par les jihadistes dans le centre du pays en guerre, ont rapporté les correspondants de l'AFP.

Le président Ibrahim Boubacar Keïta a "déclaré un deuil national de trois jours, à compter de jeudi à zéro heure", selon un communiqué.

Plusieurs centaines de femmes se sont rassemblées devant un camp de parachutistes pour exprimer leur exaspération après la mort d'au moins 25 soldats dans des combats avec les jihadistes lundi et mardi, selon un bilan gouvernemental provisoire.

Une soixantaine d'autres soldats avaient été portés disparus après ce qui constitue le coup le plus dur essuyé par les forces maliennes depuis mars. Les opérations de "ratissage" de la zone, "qui se poursuivent", ont permis à 11 d'entre eux de regagner leur base, a indiqué dans la soirée l'armée malienne.

"Nous sommes sorties parce que le gouvernement ne dit pas la vérité sur le nombre des morts", a déclaré l'une des manifestantes à l'AFP. "Ce sont nos maris bérets rouges qui sont à Boulkessy", l'une des positions attaquées par les jihadistes.

"Nous exigeons que le nombre exact des morts soit communiqué", a-t-elle ajouté en larmes, répercutant les doutes circulant sur la réalité du bilan gouvernemental.

Au même moment, quelques centaines de jeunes incendiant des pneus ont bloqué l'avenue donnant accès au rassemblement des femmes et stratégiquement située sur la route menant à la résidence présidentielle. Quelques dizaines d'autres ont manifesté sur une route menant, elle, au palais présidentiel.

"Mon père est militaire, il est à Boulkessy, et je n'ai pas de nouvelles. On nous ment, l'armée n'est pas équipée", a dit l'un de ces jeunes, Ali Oumar Diakité, 15 ans.

"Depuis le 23 septembre nos papas (attendaient) du renfort" alors qu'ils savaient qu'ils seraient attaqués, a dit un autre fils de soldat. "Nous voulons la vérité et nous demandons aux autorités de nous dire qui est mort, qui est vivant".

Deux jours d'intense bataille autour des camps de Boulkessy et Mondoro, près du Burkina Faso, se sont soldés par la mort d'au moins 25 soldats maliens, selon un bilan officiel provisoire.

Quinze jihadistes ont été tués, selon le gouvernement malien.

Le ministre française des Armées, Florence Parly, a salué "la réaction des forces maliennes qui ont très rapidement dépêché des unités en renfort pour pourchasser les groupes terroristes et reprendre le contrôle des deux postes avec l'appui d'avions de chasse et d'hélicoptères Tigre de la force (antijihadiste française) Barkhane". "La détermination de ces unités a permis de rétablir une situation délicate et compromise et d'infliger des pertes aux terroristes", a-t-elle ajouté.

Motif supplementaire d'alarme: les assaillants se seraient emparés d'importantes quantités d'armes, de munitions et de matériel, l'un des objectifs présumés de leur offensive.

Impuissance


Ces hostilités sont une nouvelle illustration de la dégradation continue de la situation dans le pays en proie depuis 2012 aux insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes et aux violences interethniques meurtrières.

Elles mettent une fois de plus en lumière l'incapacité du pouvoir central à contrôler de larges pans du territoire, malgré l'appui de missions armées française, africaine et onusienne. Et elles alimentent les accusations répandues parmi les Maliens de faillite de leur Etat.

Les forces maliennes n'avaient pas connu un tel bain de sang depuis le 17 mars quand une attaque jihadiste contre un camp de l'armée à Dioura (centre) avait fait près de 30 morts.

C'est aussi une claque pour la Force conjointe du G5 Sahel, créée en 2017 par le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad, avec le soutien de la France, pour faire face à la propagation de la menace à travers la sous-région.

Le bataillon malien attaqué à Boulkessy relevait de cette Force conjointe encore embryonnaire. Cette dernière n'avait encore jamais subi d'aussi lourdes pertes.

En mars, l'attaque jihadiste contre le camp militaire de Dioura, suivie une semaine après par le massacre de 160 villageois peuls au cours de violences intercommunautaires, avait débouché sur le limogeage des principaux chefs d'état-major. Le gouvernement avait démissionné en avril sous la pression de manifestations contre l'impuissance de l'Etat.

En 2012, l'inaptitude imputée au pouvoir à défendre le pays face aux insurrections émergentes dans le nord avait donné lieu à un coup d'Etat conduit par des officiers. Le renversement du gouvernement avait précipité la plongée du Mali dans la crise toujours en cours.

Les solutions sécuritaire et politique à la détérioration paraissent pour l'heure introuvables. Les violences jihadistes persistent et se sont propagées du nord vers le centre et le sud du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger voisins, se mêlant à des conflits intercommunautaires qui ont fait des centaines de morts.

Le secrétaire général de l'ONU, Antonio Guterres, a encore déploré la lenteur des réformes politiques et sécuritaires au Mali dans un rapport trimestriel remis cette semaine au Conseil de sécurité et rédigé avant les événements de lundi et mardi.

Avec AFP
Source : VOA Afrique

 

Mali : au moins 25 soldat tués dans l’attaque de deux camps militaires dans le centre du pays

Mali : au moins 25 soldat tués dans l’attaque de deux camps militaires dans le centre du pays Jeune Afrique - Au moins vingt-cinq soldats maliens et une quinzaine de jihadistes ont été tués lundi et mardi, lors d'intenses combats pour le contrôle de deux camps militaires à Boulkessy et Mondoro, dans le centre du pays.

C'est l'attaque la plus meurtrière pour les forces armées maliennes, depuis le 17 mars denier, lorsqu'une attaque jihadiste contre un camp de l'armée à Dioura avait fait près de 30 morts. C’est l’un des coups les plus durs essuyés depuis des mois par l’armée malienne et la force des pays du G5 Sahel (Mali, Mauritanie, Burkina Faso, Tchad et Niger), dont relève l’un des bataillons maliens attaqués lundi.

Au moins vingt-cinq militaires ont été tués, et une soixantaine de soldats maliens sont portés disparus. L’armée a essuyé de lourdes pertes en matériel, a ajouté le gouvernement dans un communiqué.

Les forces armées sont cependant parvenues à reprendre et conserver le contrôle des positions attaquées, à Boulkessy et, à une centaine de kilomètres de là, à Mondoro, ont indiqué les autorités, ajoutant que les combats se poursuivaient et qu’une opération « d’envergure » des forces maliennes mais aussi burkinabè, appuyées par la force française antijihadiste Barkhane était en cours pour neutraliser les assaillants.

Ces hostilités sont une nouvelle illustration de la dégradation continue de la situation sécuritaire dans le pays en proie depuis 2012 à des insurrections indépendantistes, salafistes et jihadistes, et à des violences interethniques meurtrières. De larges pans du territoire échappent au contrôle du pouvoir central malien.

Déroulés des attaques

Lundi, des éléments appartenant au groupe Ansaroul Islam –accusé de semer la terreur dans le nord du Burkina– ont, selon la Force du G5 Sahel, lancé l’offensive contre le bataillon malien de la force à Boulkessy, près de la frontière avec le Burkina Faso.

Au même moment, le détachement de l’armée malienne à Mondoro a lui aussi été attaqué. Les informations en provenance de la zone très difficile d’accès sont rares, mais celles qui en parvenaient faisaient état de violents affrontements et de lourdes pertes –y compris des civils– sur lesquelles les autorités maliennes ont gardé le silence jusqu’à mardi soir.

Frappes aériennes

Les positions de Boulkessy sont tombées entre les mains des assaillants. De lourds moyens, y compris aériens, et des forces spéciales ont été engagées pour les reprendre, a indiqué une source militaire.

Après le déploiement des forces spéciales, les forces maliennes, « malgré les tirs de harcèlement des terroristes, ont pu réoccuper le camp de Boulkessy ce mardi soir », a déclaré le gouvernement. Quant à Mondoro, la reprise de contrôle par les forces maliennes y étaient confirmées mardi matin.

Les forces maliennes n’avaient pas connu un tel bain de sang depuis le 17 mars, quand une attaque jihadiste contre un camp de l’armée à Dioura (centre) avait fait près de 30 morts. à lire Mali : la principale alliance jihadiste du Sahel revendique l’attaque contre l’armée à Dioura

L’impuissance face à la propagation des violences au Mali et au Sahel faisait dire il y a une semaine au secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, que la communauté internationale était « en train de perdre du terrain face à la violence et au terrorisme ».

« Le nombre de morts civiles entre 2012 et 2018 a été multiplié par quatre » dans les pays du G5 Sahel, avait également souligné M. Guterres lors d’une réunion de haut niveau consacrée au Mali et au Sahel, en marge de l’assemblée générale des Nations unies.

Source : Jeune Afrique (Par AFP)

 

 

Mali: attaque de deux camps de l'armée dans le centre du pays

Mali: attaque de deux camps de l'armée dans le centre du paysRFI Afrique - De présumés jihadistes ont mené dans la nuit de dimanche à lundi une double attaque dans la région de Mopti au centre du Mali.

Dans la localité de Mondoro, c'est une position de l'armée malienne qui était visée, alors que dans la localité de Boulikessi, c'est une position du bataillon malien de la force conjointe G5 qui a été visée. Si à Mondoro, deux civils ont été tués, on ne connaît pas encore exactement le bilan de l'attaque de Boulikessi où comme à Mondoro, du matériel militaire a été emporté par les assaillants.

Environ 150 kilomètres séparent les localités de Boulikessi et de Mondoro. De sources concordantes, ce sont de présumés jihadistes du groupe Ansaroul Islam qui ont mené de manière coordonnée les deux opérations.

À Mondoro, il semble que l’un des objectifs des assaillants était notamment de faire des provisions de vivres. En effet, outre au moins deux véhicules enlevés, ils sont repartis avec deux chameaux et des chèvres. Sur place, une position de l’armée malienne a été également attaquée.

Des balles perdues ont tué au moins deux civils. Trois autres ont été blessés, d’après nos informations.

Lourdes pertes matérielles

À Boulikessi, à l’ouest de la frontière avec le Burkina Faso, c’est le bataillon malien de la force conjointe G5 qui a été visé. Un communiqué officiel parle de lourdes pertes en matériel et de dégâts importants.

Les assaillants présumés jihadistes étaient, selon plusieurs sources, lourdement armés. Dans cette localité, le sort d’au moins cinq soldats évoluant sur place et sous le commandementG5 est pour le moment incertain.

Source : RFI Afrique

 

 

Bataille de drones dans le ciel libyen

Si les combats se poursuivent au sol, au sud de Tripoli, une autre bataille fait rage depuis quelques mois dans le ciel libyen entre drones turcs et émiratis, sans pour autant changer l'équilibre des forces, selon des analystes.

Depuis le début le 4 avril de l’offensive de l’homme fort de l’est libyen, le maréchal Khalifa Haftar, sur la capitale Tripoli, siège du gouvernement d’union nationale (GNA) reconnu par l’ONU, les lignes de front ont peu bougé.

Face au statu quo, les camps rivaux se sont tournés vers des armes plus sophistiquées, dans l’espoir de prendre le dessus dans cette bataille qui a déjà fait plus de 1.000 morts et forcé 120.000 personnes à quitter leurs foyers, selon l’ONU.

La Libye est « probablement le plus grand théâtre de guerre de drones au monde », a déclaré cette semaine l’émissaire des Nations unies, Ghassan Salamé.

Cité par les services de presse de l’ONU, Salamé a relevé une « utilisation beaucoup plus intense des drones », à 600 reprises par un camp et 300 de l’autre, sans préciser de quels camps il s’agissait.

Les drones sont entrés en jeu en juin, malgré un embargo sur les armes imposé par l’ONU à la Libye depuis la révolte de 2011 qui a renversé le régime de Mouammar Kadhafi.

Les « sponsors » s’engagent

« Ne voulant pas rester sans puissance aérienne, Haftar et le GNA semblent s’être tournés en urgence vers un autre type d’engin: les drones », explique-t-il.

Selon des analystes et experts, le maréchal Haftar s’est procuré des drones Wing Loong de fabrication chinoise auprès de son principal allié, les Emirats arabes unis.

En face, le GNA s’est tourné vers Ankara, qui soutient de moins en moins discrètement ses forces, pour s’équiper de drones turcs de type Bayraktar.

Depuis, l’objectif de chaque camp a été de détruire les drones de l’adversaire et leurs centres de commandement.

Ainsi, les forces du maréchal Haftar ont mené à plusieurs reprises des raids aériens contre l’aéroport de Mitiga, le seul fonctionnel de la capitale libyenne mais actuellement fermé, affirmant à chaque fois viser des drones turcs ou le centre de commandement de ces appareils.

« Cette guerre aérienne est devenue un engagement direct entre les deux principaux sponsors de l’ANL (Armée nationale libyenne autoproclamée par le maréchal Haftar) et du GNA », respectivement Abou Dhabi et Ankara, indique Delalande.

Ahmad al-Hasnaoui, un général libyen à la retraite, estime que du côté du camp Haftar, les drones soutiennent les forces terrestres et jouent « un rôle important pour affaiblir les forces et les lignes de ravitaillement » des pro-GNA. Et vice-versa.

Une intensification des raids

L’analyste libyen Jalal al-Fitouri souligne également le « rôle crucial » des drones dans la bataille de Tripoli, et note une « intensification » depuis fin juin des raids aériens contre les bases de décollage de drones des deux camps rivaux.

« Les Wing Loong des Emirats arabes unis traquent les pistes de décollage des Bayraktar afin de détruire le potentiel aérien du GNA, mais n?y parviennent pas », selon Delalande.

« Les Turcs ont diversifié leur mode d’action en utilisant des routes pour faire décoller leurs appareils et en éparpillant des antennes relais sur l’ensemble de la zone entre Tripoli, Misrata et al-Jufra (centre) pour augmenter le rayon d’action de leurs drones », ajoute l’expert.

Wing Loong ou Bayraktar? Indépendamment de qui l’emportera, « les drones ne sont pas une fin en soi » si les forces terrestres ne progressent pas, relève Delalande.

Face au statu quo sur le terrain, l’ONU encourage les belligérants libyens à faire taire les armes et relancer un processus politique compromis depuis le déclenchement de l’offensive du maréchal Haftar.

Mais pour Delalande, ce dernier « pousse les Emirats arabes unis à s’engager encore davantage ». « Des frappes de Mirage (utilisés par les forces aériennes émiraties) ne sont pas à exclure dans les prochaines semaines », dit-il. En face, Ankara « ne cache plus son soutien à Tripoli, sans pour autant engager directement son potentiel aérien ».

Début septembre, Salamé, avait lancé un nouvel appel à la communauté internationale pour mettre fin au conflit, craignant « une intensification des soutiens militaires » à l’une ou l’autre partie qui « plongerait l’ensemble de la région dans le chaos ».

Source : jeuneafrique.com

 

Burkina : cinq soldats tués dans une embuscade dans le nord-ouest

Cinq soldats burkinabè ont été tués dans la nuit de jeudi à vendredi au cours d'une embuscade dans le nord-ouest du Burkina Faso, tout près de la frontière malienne, et un pont sur un axe stratégique du Nord a été détruit à l'explosif.

« Une patrouille militaire a été attaquée hier (jeudi) dans la nuit lors d’une embuscade menée par des individus armés aux environs de Toeni (localité située dans la province du Sourou). Cinq soldats sont décédés et un autre élément a été blessé », selon une source sécuritaire.

« La riposte a aussitôt été apportée par les éléments (loyalistes) et un renfort a été déployé en vue d’assurer un ratissage », a indiqué une deuxième source sécuritaire, qui a confirmé l’attaque sans donner de bilan.

Mi-août, quatre militaires avaient été tués sur l’axe Toéni-Loroni, dans la province du Sourou.

« Coup dur »

Egalement dans la nuit de jeudi à vendredi, le pont de Boukouma, sur la route reliant Djibo à Dori, deux des grandes villes du nord du Burkina Faso, a été détruit à l’explosif, selon des habitants joints par l’AFP.

« Le pont reliant Arbinda (entre Djibo et Dori) à Dori a été détruit partiellement. Des individus armés ont tenté de le faire sauter à l’aide d’engins explosifs », a dit sous couvert de l’anonymat un élu local, joint par l’AFP depuis Ouagadougou.

« C’est un coup dur car c’est le principal axe empruntée par les populations, les autorités et même par les FDS (Forces de défense et sécurité) lors des patrouilles. D’autres routes existent pour relier les deux localités, mais elles sont moins sûres et souvent plus longues », a-t-il souligné, rappelant que des jihadistes présumés avaient déjà tenté de détruire un pont sur la route Inata-Tièmbolo, dans le Soum (Nord).

Couper le Nord du reste du pays

Selon une source sécuritaire, après avoir récemment attaqué des convois de vivres, les jihadistes pourraient être en train de tenter de couper le Nord du reste du pays et de créer des enclaves facilitant leur contrôle de certains secteurs.

La zone autour de Djibo et Dori est particulièrement touchée par les attaques jihadistes qui ont entraîné la fuite de milliers d’habitants.

Le président du Burkina Faso, Roch Marc Christian Kaboré, en visite à Bobo-Dioulasso (deuxième ville du pays, dans l’Ouest) a évoqué vendredi l’attaque de Toeni : « Il est important qu’au niveau de l’ensemble du peuple burkinabè nous soyons conscients que nous avons notre part à jouer dans cette lutte-là (contre les jihadistes) (…) Nous devons nous armer de courage et de détermination pour en arriver à bout ».

La semaine dernière, le Burkina avait accueilli un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) sur « la lutte contre le terrorisme ». Les Etats, qui craignent que les attaques jihadistes ne s’étendent du Mali, Burkina et Niger aux autres pays, sont convenus d’un plan d’un milliard de dollars de lutte contre le jihadisme sur cinq ans.

Source : jeuneafriquer.com

 

Burkina : des gendarmes tués dans une nouvelle attaque dans le Soum

Burkina : des gendarmes tués dans une nouvelle attaque dans le Soum Jeune Afrique - Au moins quatre gendarmes - six selon certaines sources - ont été tués dans une attaque dont leur détachement a été la cible lundi matin à une dizaine de kilomètres d'Inata, dans le Soum.

Au lendemain de la mort de 29 civils dans deux attaques perpétrées dans la région du Nord, l’armée burkinabè a annoncé avoir perdu au moins quatre gendarmes dans une attaque dans la province du Soum, près de la frontière avec le Mali.

Une équipe du détachement d’Inata revenant d’un ravitaillement près de Djibo (province du Soum) est tombé dans une embuscade tendue par des hommes armés non identifiés à une dizaine de kilomètres d’Inata. Plusieurs sources font état de « six gendarmes tués dans les affrontements ». « L’embuscade est confirmée, mais pas le bilan », a assuré une source sécuritaire à Jeune Afrique, qui évoque pour sa part « quatre personnes décédées ».

Recrudescence des attaques

Cette nouvelle attaque meurtrière intervient au lendemain de la mort de’au moins 29 civils, dans deux attaques perpétrées dimanche 8 septembre dans la province de Sanmatenga, dans le nord du pays. « Un camion de transport a sauté sur un engin explosif improvisé sur l’axe Barsalogho-Guendbila dans la province du Sanmatenga.

Le bilan provisoire fait état de quinze morts et de six blessés qui ont été évacués dans les centres de santé pour une prise en charge appropriée », a affirmé le porte-parole Remis Fulgance Dandjinou dans un communiqué.

Une autre attaque a été menée le même jour par des hommes armés contre un convoi de vivres destinés aux personnes déplacées interne de Kelbo, qui circulait sous escorte des forces de défense et de sécurité. « Cette attaque a entraîné le décès de quatorze civils et des dégâts matériels importants », a précisé Remis Fulgance Dandjinou.

Un sommet extraordinaire à Ouagadougou

Cette recrudescence d’attaques dans le Nord intervient à quelques jours d’un sommet extraordinaire de la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao), qui doit se tenir le 14 septembre prochain.

Les chefs d’État de la région doivent aborder à cette occasion les questions sécuritaires, avec l’objectif de s’entendre sur un « plan d’action prioritaire de lutte contre le terrorisme « .

Le principe en avait été décidé à l’issue du sommet de l’Uemoa à Abidjan, en juillet dernier, en vue de « mieux coordonner nos efforts et (…) prendre toutes les mesures nécessaires pour essayer de combattre le terrorisme », avait indiqué alors le président ivoirien Alassane Ouattara.

Plusieurs réunions préparatoires ont été menées, notamment à Niamey, les 26 et 27 août, où se sont notamment rencontrés les chefs d’état-major de la défense et des services de sécurité et de renseignement des pays de la Cedeao.

Par Nadoun COULIBALY - à Ouagadougou
Source : Jeune Afrique

 

Burkina Faso: le bilan s'alourdit à 24 morts dans l'attaque contre une base militaire ce lundi 19 août

Burkina Faso. Une dizaine de soldats tués dans une « attaque terroriste d’envergure » L'attaque jihadiste contre une base militaire dans le nord du Burkina Faso ce lundi 19 août a fait «24 morts et sept blessés», selon un nouveau bilan fourni ce mardi 20 août par l'état-major de l'armée burkinabè dans un communiqué, qui fait aussi état de «cinq disparus». Le précédent bilan de l'armée lundi était d'une «dizaine de militaires tués et plusieurs blessés». Cette attaque qui a frappé le détachement militaire de Koutougou, dans la province du Soum, est la plus meurtrière subie par l'armée burkinabè.

Source : RFI

 

Pollution de l'air en Afrique de l'Ouest : une nouvelle étude inédite tire la sonnette d'alarme

Pollution de l'air en Afrique de l'Ouest : une nouvelle étude inédite tire la sonnette d'alarmeDeutsche Welle - Une nouvelle étude inédite alerte sur la pollution, dans les rues, mais aussi directement dans les habitations. Les spécialistes préconisent des mesures simples pour réduire les conséquences négatives.

C'est un problème dont tout le monde a conscience mais sur lequel de toutes nouvelles données apportent un éclairage plus précis.

L'institut météorologique de Karlsruhe en Allemagne, avec seize autres institutions européennes et africaines, vient d'étudier la pollution de l'air en Afrique de l'Ouest. Une étude qui tire la sonnette d'alarme mais donne aussi des conseils pouvant être mise en place rapidement, car il y urgence.

Aujourd'hui, que ce soit en Côte d'Ivoire, au Burkina ou encore au Bénin, nombreux sont ceux qui souffrent de problèmes respiratoires. "J'ai de l'asthme et aussi des problèmes de sinusite", raconte, par exemple, Johannes, journaliste à Cotonou.

"Il suffit que je sois exposé cinq minutes en attente à un feu rouge et que j'inspire la fumée des pots d'échappement pour que je le ressente immédiatement. Cela peut me déclencher une crise d'asthme et peut même m'empêche de respirer parce que, quand j'inhale cette fumée-là, j'ai le sentiment d'avoir avalé une drogue", raconte-t-il.

Une pollution bien réelle qui vient d'être mesurée de façon précise par des chercheurs européens et africains. Des stations de mesures ont été installées dans plusieurs villes. Résultat : partout les concentrations de particules polluantes sont au-dessus des seuils recommandés par l'OMS.

Pollution dans la cuisine

Cette pollution est visible au bord des routes, en ville. "Il y a les taxis, toutes les autres voitures, mais la pollution vient aussi de toutes les femmes qui jettent des ordures dans les égouts", raconte Estelle, étudiante à Abidjan. Mais il n'y a pas que sur les artères routières que la pollution de l'air est un problème.

"Cela nous a un peu surpris de voir à quel point les endroits où les gens cuisinent sont pollués", raconte le professeur Peter Knippertz, de l'Institut de météorologie et de recherche climatique de Karlsruhe.

En cause : les foyers de cuisson au bois qui sont souvent ouverts car il n'y a pas de système pour évacuer les fumées directement vers l'extérieur. "Puisque presque toutes les familles font à manger pour elles-mêmes tous les jours, et comme les enfants sont là aussi, c'est effrayant de voir que même les plus jeunes sont exposés à des pollutions considérables dès leur plus jeune âge", explique-t-il. Les bois qui ne sont pas secs à 100% lorsqu'ils brûlent dégagent aussi des fumées plus toxiques.

On estime d'ailleurs que près de huit millions de personnes dans le monde meurent chaque année à cause de cette pollution domestique. Dans un récent rapport, l'Organisation mondiale de la santé estimait même que plus de 50% des décès prématurés chez les enfants de moins de cinq ans sont causés par l'inhalation des particules de pollution domestique.

Moins de pluie à cause de la pollution

L'étude qui vient d'être publiée alerte aussi sur les conséquences de celle-ci sur le climat. Les chercheurs ont trouvé que les particules polluantes dans l'air changent même la composition des nuages, ce qui peut bouleverser les températures et même réduire les pluies. "Ce serait, bien sûr une très mauvaise nouvelle pour les gens, parce qu'en plus des risques pour la santé associés aux polluants, il y aurait aussi une réduction des précipitations", s'inquiète Peter Knippertz.

Des solutions possibles

Pour réduire les risques, les chercheurs estiment qu'on pourrait, au niveau local, améliorer le filtrage des gaz des voitures, inciter à faire la cuisine au gaz ou à l'électricité. Ils préconisent également de cesser le défrichage par le feu en Afrique centrale. Cette technique disperse des particules de suie qui sont transportées jusqu'en Afrique de l'Ouest par les vents de moussons.

Source : Deutsche Welle (Allemagne)

 

 

Mali : 35 morts, dont 24 enfants, le bilan de la tuerie de Sobane revu à la baisse

Un nouveau bilan a été dressé de la tuerie de dimanche dans un village dogon du cercle de Sangha, dans le centre du Mali. Initialement estimé à une centaine de décès, il s'établit cependant à 35 morts, dont 24 enfants, selon le gouvernement. Six personnes ont par ailleurs été interpellées.

Le gouvernement avait annoncé lundi un « bilan provisoire » de 95 morts et 19 disparus, à la suite d’une mission dans le village de Sobane Da, de militaires du poste de Diankabou, à 17 km, accompagnés par le maire de la commune rurale de Sangha, dont dépend ce village majoritairement chrétien. Dès lundi soir, ce bilan initial avait été remis en question par le gouverneur de la région de Mopti, qui s’était rendu sur les lieux avec une équipe de la protection civile, et avait annoncé un bilan de « 11 adultes et 24 enfants » tués, tous inhumés le jour même. Il avait alors attribué l’écart entre les deux bilans à des extrapolations de villageois à partir du nombre de membres de chaque famille, en présumant que tous avaient péri.

35 personnes tuées, dont 24 enfants

À la suite d’une mission des enquêteurs sur les lieux mardi 11 juin, le même jour que le déplacement sur place du Premier ministre Boubou Cissé, « le nombre de personnes tuées a été ramené de 95 à 35 (11 adultes et 24 enfants) », a précisé le gouvernement dans son communiqué. « Ce nombre résulte d’un décompte minutieux effectué par une équipe constituée d’éléments de la protection civile, de médecins légistes, du procureur général de Mopti », selon le texte.

Par ailleurs, six personnes « ont été interpellées suite à des contrôles de routine », dont deux par la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), a indiqué le gouvernement, sans autre précision, affirmant par ailleurs avoir « mis en route une batterie de mesures pour poursuivre, arrêter et traduire devant les juridictions compétentes les auteurs de cet acte ignoble ».

Pour expliquer le bilan précédent de 95 morts, le gouvernement indique que le chef du village de Sobane « a témoigné que cela correspondait aux morts et disparus combinés. Il ressort des premières investigations menées sur le terrain qu’une centaine de femmes se seraient aussi réfugiées dans le village de Koundo ».

Le gouvernement exhorte les habitants « à ne pas tomber dans le piège de l’amalgame et de la vindicte », en allusion à de possibles représailles. Plusieurs habitants du village ont imputé l’attaque, qui n’a pas été revendiquée, à des Peuls venus de localités voisines et soupçonnés d’appartenir à des groupes jihadistes.

Source : jeuneafrique.com