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Santé dans le Monde

Covid-19 : pour l'OMS, octobre et novembre seront "plus durs" en Europe avec une hausse des décès

Covid-19 : pour l'OMS, octobre et novembre seront France24 - Le directeur Europe de l'OMS a affirmé à l'AFP, lundi, que la mortalité liée au Covid-19 serait plus forte sur le Vieux Continent en octobre et en novembre.

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) s'attend à une remontée du nombre de morts du Covid-19 en Europe lors des mois d'octobre et de novembre, qui seront "plus durs" face à l'épidémie, a affirmé, lundi 14 septembre, le directeur de sa branche européenne.

"Cela va devenir plus dur. En octobre, en novembre, on va voir une mortalité plus élevée", a déclaré Hans Kluge lors d'un entretien à l'AFP, au moment où le nombre de cas enregistrés s'envole sur le Vieux continent, mais avec un nombre de morts quotidien pour l'instant quasi stable.

Cette hausse du nombre de morts quotidiens sera due à la remontée des cas due à la reprise de l'épidémie en Europe, selon l'OMS.

"On est à un moment où les pays n'ont pas envie d'entendre ce genre de mauvaises nouvelles, et je comprends", a affirmé le patron de sa branche européenne, qui a toutefois voulu adresser "le message positif" que la pandémie allait "s'arrêter, à un moment ou à un autre".

L'OMS Europe réunit lundi et mardi l'ensemble de sa cinquantaine d'États-membres pour échanger sur la réponse à la pandémie et s'accorder sur sa stratégie quinquennale.

Mise en garde concernant les attentes liées au vaccin

Le haut responsable onusien, basé à Copenhague, a mis en garde ceux qui pensent que la fin de l'épidémie coïncidera avec la mise au point d'un vaccin, toujours en cours.

"J'entends tout le temps : 'le vaccin va être la fin de l’épidémie'. Bien sûr que non !", s’est-il exclamé. "Nous ne savons même pas si le vaccin va être efficace dans toutes les parties de la population. Certains signes que nous recevons est qu'il sera efficace pour certains, mais pas pour d'autres", a souligné le médecin belge. "Et si du coup nous devons commander des vaccins différents, quel cauchemar logistique...", a-t-il également averti.

"La fin de cette pandémie, ce sera au moment où, en tant que communauté, nous aurons appris à vivre avec cette pandémie. Et ça, ça dépend de nous. C'est un message très positif", a-t-il affirmé.

Le nombre de cas en Europe remonte nettement depuis plusieurs semaines, notamment en Espagne et en France. Vendredi, plus de 51 000 nouveaux cas ont été rapportés pour cette seule journée dans les 55 pays de l'OMS Europe, plus que les pics observés en avril, selon les données publiques de l'organisation.

Dans le même temps, le nombre de morts quotidiens reste pour l'instant au niveau observé depuis début juin, autour de 400 à 500 morts liés au Covid-19, selon la même source.

Source : France 24 Avec AFP

Covid-19 : plus de 680 000 morts dans le monde, l'OMS prévoit une pandémie "très longue"

Covid-19 : plus de 680 000 morts dans le monde, l'OMS prévoit une pandémie France24 - L'Organisation mondiale de la Santé a prévenu samedi que la pandémie de Covid-19 allait probablement être "très longue", avec des effets qui seront "ressentis pour les décennies à venir".

Le coronavirus a fait plus de 680 000 morts dans le monde depuis l'apparition de la maladie fin 2019 en Chine. Réunie samedi 1er août à Genève, l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a prévenu que la pandémie de Covid-19 allait probablement être "très longue".

Le Comité d'urgence de l'organisation, réuni depuis vendredi pour la quatrième fois pour réévaluer la pandémie, "a souligné que sa durée allait être certainement très longue", a indiqué l'OMS dans un communiqué.

"L'OMS continue d'estimer que le risque posé par le Covid-19 est très élevé", ajoute le texte. "Le comité d'urgence" (composé de 18 membres et 12 conseillers) "a souligné l'importance d'une réponse qui doit être nationale, régionale et globale" face à la pandémie.

Accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus

Au total, le coronavirus a infecté au moins 17,6 millions de personnes dans le monde et fait plus de 680 000 morts, selon un décompte effectué par l'AFP à partir de sources officielles.

Le comité d'urgence a demandé à l'OMS de fournir à tous les pays des consignes pragmatiques sur la façon de répondre à la pandémie, "afin de réduire le risque que les réponses à l'épidémie ne s'affaiblissent, dans un contexte de pressions socio-économiques".

Le comité recommande également à l'OMS d'accélérer les recherches sur les points encore inconnus du virus, notamment son origine animale et ses éventuels moyens de propagation par voie animale.

Il demande également que soient éclaircis des points comme "les modes de transmission (du virus), ses mutations potentielles, l'immunité et les corrélats de protection".

"Une crise sanitaire comme on n'en voit qu'une par siècle"

La réunion du comité, qui a duré six heures, s'est déroulée au siège de l'OMS à Genève, avec certains participants reliés par vidéo. Il est prévu qu'il se réunisse à nouveau dans trois mois.

"Cette pandémie est une crise sanitaire comme on n'en voit qu'une par siècle et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir", avait déclaré vendredi le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus.

"De nombreuses questions scientifiques ont été résolues, nombreuses sont celles qui attendent encore de l'être", a-t-il ajouté. "La plupart des habitants de la planète peuvent être touchés, même ceux qui n'habitent pas dans des zones durement affectées".

Source : France 24 Avec AFP

Coronavirus: le monde face à la pandémie mardi 12 mai

Un travailleur palestinien dans une école dirigée par l'UNRWA où les parents inscrivent leurs enfants pour la nouvelle année sans les amener en raison de préoccupations dues à la propagation du coronavirus, dans le centre de la bande de Gaza le 12 mai.Reprise partielle de l’école en France, mesures drastiques pour entrer en Espagne et déconfinement régional en Russie. L’Europe, à l’image des autres continents, s’organisent pour relancer l’activité malgré la crainte d’une seconde vague.

En France : reprise des classes pour une petite partie des élèves

Ce mardi 12 mai était très attendu pour beaucoup de parents en France car il marquait un premier retour des élèves en classe. Une journée qui avait valeur de test dans le processus de déconfinement, car la décision de rouvrir les écoles n’était pas préconisée par le Conseil scientifique et crainte par certains élus. Un peu plus d’un million d’élèves sur un total de sept millions ont retrouvé les salles de cours ce mardi.

Une reprise qui ne signifie en aucun cas un retour à la normal pour ces élèves. Les gestes barrières et les mesures de protection destinées à éviter toute contamination sont légion. Et chaque école a dû s’organiser pour tenter de respecter un protocole inapplicable selon beaucoup. La rentrée s’effectue donc de manière différenciée selon les communes. Pour l’heure, trois niveaux sont privilégiés : la grande section de maternelle, les CP et les CM2. Seuls quinze élèves sont acceptés maximum par classe.

Le bilan de l'épidémie de coronavirus en France est de nouveau en hausse mardi soir avec 348 nouveaux décès en 24 heures, mais le nombre de patients lourds en réanimation continue de baisser, selon la direction générale de la Santé. Au total depuis le 1er mars, au moins 26 991 décès ont été enregistrés mais la pression sur les services d'urgence continue de se réduire, avec 2 542 patients, soit 170 de moins que la veille, précise-t-elle.

L’Espagne placera en quarantaine ceux qui entrent sur son territoire

Alors que le nombre de décès et de nouvelles contaminations continue de baisser en Espagne (594 nouveaux cas soit le chiffre le plus bas depuis deux mois), les autorités restreignent l’accès au territoire national en publiant ce mardi une ordonnance au Journal officiel.

Qu’importe s’il s’agit de résidents espagnols, de ressortissants espagnols ou de travailleurs transfrontaliers, qu’importe si les personnes proviennent de Thaïlande, d’Amérique latine ou des pays de l’Union européenne, entrer en Espagne va signifier automatiquement une mise en quarantaine, rapporte notre correspondant à Madrid, François Musseau. Dorénavant, le nouvel arrivant devra rester 14 jours dans une situation d’isolement. Il lui sera seulement permis de se rendre à un centre de soin, d’aller acheter de la nourriture ou des médicaments dans une pharmacie, et de toute façon il aura la stricte obligation de porter un masque chaque fois qu’il sortira de son domicile ou de l’hôtel où il est logé.

Alors que les chiffres des morts et des contagions ont beaucoup baissé depuis une semaine, et alors que le déconfinement est désormais une réalité dans la moitié du pays, les autorités espagnoles craignent ce qu’on appelle ici un repunte, c’est à dire une nouvelle propagation du Covid-19. Ces mesures de protection vis-à-vis de l’étranger s’inscrivent dans le cadre de cette politique de prudence et de précaution, car, selon les mots de Fernando Simon, le grand coordinateur des urgences sanitaires, nous ne voulons pas que s’écroule tout d’un coup tout ce que nous nous sommes efforcé à construire.

Dans le cadre de cette quarantaine : seules les sorties pour faire des courses alimentaires, se rendre dans des centres de soin ou dans des « situations de nécessité » seront autorisées. Quelques dérogations ont tout de même été mises en place : pour les chauffeurs routiers, les membres d'équipage d'avions et de bateaux, les travailleurs transfrontaliers ou encore le personnel médical venant dans le pays pour y travailler.

En Russie : début d’un déconfinement régionalisé

Alors que le nombre de cas ne cesse d’augmenter dans le pays (le porte-parole de Vladimir Poutine vient d’annoncer qu’il avait été testé positif et qu’il était soigné à l’hôpital), ce mardi marque le début d’un léger déconfinement en Russie. Pourtant avec 232 243 cas confirmés depuis le début de l'épidémie, dont 10 899 enregistrés ce mardi, la Russie serait désormais le deuxième pays comptant le plus de malades (selon un décompte de l’AFP basé sur des données officielles), même si la mortalité, officiellement, reste très faible avec 2 116 morts. Depuis ce mardi, chaque région a le pouvoir de lever certaines restrictions.

La capitale russe, principal foyer de l'épidémie, a quant à elle prolongé le confinement jusqu'au 31 mai (à l’exclusion de l’industrie et des chantiers qui ont repris ce mardi). Et dans le cadre de cette prolongation du confinement, le port du masque et de gants de protection est désormais obligatoire à Moscou dans les transports en commun et les lieux publics fermés.

L’appel à l’aide des artistes belges

A l’image de ce qui se passe dans d’autres pays, le secteur de la culture en Belgique subit de plein fouet les conséquences de l’épidémie de coronavirus. Dans une lettre ouverte adressée à la Première ministre Sophie Wilmès et au gouvernement, près de 300 artistes parmi lesquels Angèle, Cécile de France ou encore les frères Dardenne réclament « des mesures extraordinaires ».

Une situation suivit de près par la ministre de la Culture Bénédicte Linnard qui a confié ce mardi qu’il y avait déjà un accord entre Flamands et francophones pour « donner des perspectives de déconfinement au secteur ». « On espère ouvrir un petit peu la porte, pas toute grande encore, malheureusement. La culture est un métier de partage et quand on essaie de limiter la progression du virus, ça rend les choses plus compliquées », a quant à elle expliqué la Première ministre, avant d’ajouter : « On a l’intention de continuer à soutenir ce secteur et même de renforcer le soutien », sans pour autant évoquer « un revenu garanti » comme le réclame le collectif d’artiste signataire de cette lettre ouverte.

Réouverture partielle des mosquées en Iran durant trois nuits

Alors que le pays s’apprête à fêter l’un des moments les plus sacrés de l’année avec les célébrations de Laylat al-Qadr (« Nuit du Destin »), la 27e nuit du ramadan qui marque, selon la tradition musulmane, la nuit où les premiers versets du Coran ont été révélés à Mahomet, les autorités ont annoncé la réouverture des mosquées entre minuit et deux heures du matin pour trois des cinq prochaines nuits à compter de ce mercredi. Des mosquées qui étaient jusque-là fermées depuis le mois de mars afin de freiner la propagation du Covid-19 qui a durement touché le pays. Une annonce réalisée par le ministre de la Santé qui a tenu à rappeler que cela ne signifiait en aucun cas que le danger était écarté. « La plus grande erreur stratégique serait de penser que le coronavirus est terminé », a prévenu Saïd Namaki sur la télévision d'Etat, avant d’ajouter qu’à « tout moment, nous risquons de revenir à une mauvaise situation » à cause d'une « négligence ».

Appel à l’aide pour répondre à l’urgence en Palestine

L’UNRWA (l'Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) a réclamé ce mardi une aide supplémentaire pour répondre aux conséquences socio-économiques liées à l’épidémie du coronavirus dans les territoires palestiniens. Même si jusqu’à présent ces territoires ont été relativement épargnés, l’organisation lance cet appel car elle fait face depuis 2018 à un déficit chronique de financement. Une situation qui fait suite à la décision des Etats-Unis de mettre un terme à leur contribution pour cette agence des Nations Unies, alors que ce pays était jusqu’alors le principal contributeur.

La Syrie fabrique de la chloroquine

Après neuf années de guerre, le système de santé du pays est à bout de souffle, alors les autorités misent tout sur ce traitement. Des laboratoires pharmaceutiques syriens ont relevé le défi et en produisent, même si son efficacité est contestée.

Aux Etats-Unis : Elon Musk, le patron de Tesla, défit les autorités

Même en pleine épidémie de coronavirus, Elon Musk continue de faire les gros titres de la presse outre-Atlantique. Cette fois le sulfureux fondateur et patron de Tesla a annoncé sa décision de rouvrir son usine californienne, ce qui va à l’encontre des règles du comté d'Alamedaet (Etat de Californie). « Je serai dans les rangs avec tout le monde. Si quelqu'un est arrêté, je demande que ce soit moi, et moi seul », a notamment déclaré le milliardaire sur les réseaux sociaux. Cette réouverture représente l’un des exemples les plus criants de la défiance qui règne aux Etats-Unis concernant les mesures prises dans le cadre du Covid-19.

D’ailleurs, Anthony Fauci, le plus haut responsable de la santé publique aux Etats-Unis et figure centrale du conseil scientifique à la Maison Blanche, met en garde solennellement les Américains devant le Sénat qu’une reprise trop rapide impliqueraient des « souffrances et des morts inutiles », rapporte le Washington Post.

L’Etat canadien pense enfin aux séniors

Critiqué depuis plusieurs semaines pour son manque d’investissement en faveur des personnes âgées, l’Etat fédéral canadien a finalement réagi et annoncé une aide pouvant évoluer entre deux cents et trois cents dollars canadiens (entre cent trente et deux cents euros). Une aide qui sera destinée à plus de six millions de personnes selon la ministre des Aînés, Deb Schulte. Si jusqu’à présent les travailleurs, les étudiants, les petites, moyennes et grandes entreprises avaient pu bénéficier d’une aide financière, les seniors étaient laissés de côté comme le dénonçaient certains partis d’opposition, à l’image du Bloc québécois.

L’Inde sacrifie son droit du travail pour relancer l'économie

En vue du déconfinement du pays prévu pour lundi prochain (bien que certains Etats ont déjà commencé, comme l’Uttar Pradesh), certains gouvernements régionaux ont pris les devants et annoncé de grandes réformes pour tenter de relancer au plus vite l’économie. Cinq États fédérés ont ainsi suspendu une grande partie du droit du travail en vigueur dans l’espoir que cela attirera davantage d’investissements, notamment en provenance de Chine. Des mesures qui représentent une régression dangereuse selon les syndicats.

Dans l’Etat du Gujarat, la journée de travail passera ainsi de huit à douze heures. Les entreprises de moins de 40 salariés dans l’Etat du Madhya Pradesh ne seront plus tenues de respecter les normes de sécurité industrielle, les nouvelles usines seront exemptées des règles basiques d’accès aux toilettes ou de congés payés, et enfin, elles n’auront plus besoin d’informer le ministère du Travail en cas d’accident du travail. Des réformes qui doivent encore être approuvées par le gouvernement fédéral.

Des projections économiques catastrophiques au Japon

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L’industrie japonaise annonce des jours sombres, à commencer par le secteur automobile. C’est le cas du géant Toyota qui anticipe un effondrement de 79,5% de son bénéfice opérationnel sur son nouvel exercice 2020/21 démarré le 1er avril. Le groupe explique que cette chute sévère est directement liée au Covid-19. Selon ses calculs les ventes au niveau mondiale devraient baisser de 19,8%, pour un total de 24 000 milliards de yens (soit 206,8 milliards d'euros). Par ailleurs, Toyota n'a pas souhaité annoncer de prévision de bénéfice net annuel, en raison des incertitudes encore trop élevées à l'heure actuelle.

Honda, l’autre géant du secteur, est tout aussi pessimiste. Selon un communiqué, la marque devrait voir son bénéfice net annuel (clos au 31 mars) chuter de 25,3% à 455,7 milliards de yens (3,92 milliards d'euros). Désormais le constructeur se dit « incapable de fournir des objectifs basés sur des calculs raisonnables » pour le moment.

Il n’y a pas que le secteur automobile qui est touché. Le groupe Nikon revoit également tous ses objectifs à la baisse et table désormais sur un bénéfice net annuel de 7 milliards de yens (60,14 millions d'euros), contre 17 milliards yens (146 millions d'euros) espérés avant le début de la crise du Covid-19.

Dépistage massif en vue pour les habitants de Wuhan

Face à la crainte d’une résurgence de l’épidémie, les autorités chinoises prévoient un dépistage de l’ensemble de la population de Wuhan, considéré comme le berceau du Covid-19. Selon une circulaire de la mairie, les treize districts de cette ville de onze millions d’habitants disposent de dix jours pour se préparer afin de mener à bien ces tests. Une décision prise suite à l’annonce de nouveaux cas non-importés à Wuhan, six nouveaux cas détectés entre dimanche et lundi, alors qu’aucun nouveau cas n’avait été recensé depuis plus d’un mois.

Source : RFI

 

Coronavirus : "tester chaque cas pour contrôler l'épidémie" (OMS)

Coronavirus : BBC Afrique - L'Organisation mondiale de la santé (OMS) demande aux pays de tester les cas suspects de coronavirus pour pouvoir contrôler la pandémie.

Certains pays africains n'ont pas les moyens de tester les cas suspects, ce qui constitue une inquiétude par rapport à de probables cas non détectés. Au moins 30 pays sur le continent ont maintenant confirmé des cas de personnes atteintes du coronavirus.

La majorité d'entre eux font face à des cas uniques mais prennent des mesures drastiques pour limiter les voyages. Plusieurs États africains n'ont pas de laboratoires capables de tester le coronavirus.

La Libye est l'un de ses pays mais elle n'a signalé aucun cas positifs. Les autorités ont interdit l'accès au pays pour prévenir des cas provenant de l'extérieur.

La Somalie a aussi interdit les vols internationaux peu après avoir annoncé un cas confirmé. Le système sanitaire du pays est fragile. Il pourrait rapidement être dépassé par la pandémie.

L'agence continentale en charge des épidémies (Africa CDC) conseille de diagnostiquer rapidement les cas afin de les contenir.

L'agence travaille avec l'OMS pour distribuer des kits de diagnostic et former les agents de santé à travers le continent. Un hub logistique a été installé à Accra, la capitale du Ghana.

Source : BBC Afrique

 

 

Les Emirats arabes unis annoncent 4 cas du nouveau coronavirus chinois

Les Emirats arabes unis annoncent 4 cas du nouveau coronavirus chinoisHuffington Post - Les Émirats arabes unis ont détecté quatre personnes de nationalité chinoise contaminées par le nouveau coronavirus, tous membres d’une famille venant de Wuhan, ce qui constitue vraisemblablement le premier cas avéré au Moyen-Orient, a annoncé ce mercredi 29 janvier le ministère de la Santé.

“Le ministère de la Santé et de la Prévention a annoncé des cas de nouveau coronavirus affectant une famille provenant de la ville de Wuhan en Chine”, a rapporté l’agence officielle WAM. “L’état de santé de ceux qui sont affectés est stable”, a-t-elle ajouté.

Le ministère de la Santé a précisé, dans un communiqué publié plus tard, que “quatre membres d’une famille chinoise” étaient contaminés.

Les aéroports du Golfe, y compris celui de Dubaï qui abrite l’un des “hubs” aériens les plus importants du monde, ont décidé de soumettre à des caméras thermiques les passagers en provenance de Chine.

Vingt-six décès supplémentaires dus au nouveau coronavirus ont été enregistrés en Chine, portant à 132 morts le bilan total de la maladie. Le nombre de personnes infectées s’établit mercredi à 5974 dans tout le pays, selon les derniers chiffres des autorités sanitaires nationales.

Le gouvernement de Dubaï a indiqué jeudi que quelque 989.000 touristes chinois avaient visité l’Émirat l’an dernier, un nombre qui devait franchir le million cette année.

Quelque 3,6 millions de Chinois ont transité par l’aéroport de Dubaï en 2019.

Le HuffPost avec AFP
Source : Huffington Post (France)

 

 

Chine: Un scientifique annonce avoir fait naître les deux premiers bébés aux gènes modifiés

Chine: Un scientifique annonce avoir fait naître les deux premiers bébés aux gènes modifiésPour certains chercheurs, la ligne rouge éthique a été franchie. Si cette annonce n’a pas encore été vérifiée ou certifiée, un scientifique chinois a affirmé, ce lundi, avoir fait naître les premiers bébés génétiquement modifiés.

He Jiankui, un professeur d’université à Shenzhen, dans le sud de la Chine, a diffusé sur YouTube une vidéo annonçant la naissance il y a quelques semaines de jumelles dont l'ADN a été modifié pour les rendre résistantes au virus du sida. Il y précise que le père est séropositif.

Une première médicale qui n’a pas encore été vérifiée de façon indépendante

Le chercheur, qui dirige un laboratoire spécialisé dans le génome à Shenzhen, explique avoir employé la technique Crispr-Cas9, dite des «ciseaux génétiques», qui permet d’enlever et de remplacer des parties indésirables du génome. Les bébés, surnommés « Lulu » et « Nana », sont nés après une fécondation in vitro, à partir d’un embryon modifié avant d’être implanté dans l’utérus de la mère.

« Juste après avoir injecté le sperme du mari dans l’ovule, un embryologiste a également injecté une protéine Crispr-Cas9 chargée de modifier un gène afin de protéger les petites filles d’une future infection par le VIH », explique He Jiankui. Cette première médicale autoproclamée n’a pas encore été vérifiée de façon indépendante, les résultats de l’équipe chinoise n’ayant pas fait l’objet d’une publication dans une revue scientifique.

Un acte qui suscite de « graves préoccupations éthiques »

« Annoncer ces résultats par une vidéo sur YouTube est une pratique scientifique très problématique », a ainsi déploré Nicholas Evans, professeur assistant de philosophie à l’université du Massachusetts Lowell, aux Etats-Unis, qui travaille notamment sur les questions bioéthiques. « Cela écarte les processus de contrôle sur lesquels reposent de nombreuses avancées scientifiques, telles que l’évaluation par les pairs », a-t-il ajouté.

Que l’expérience soit avérée ou non, elle suscite de « graves préoccupations éthiques », souligne aussi Dr Sarah Chan, de l’université d’Edimbourg, citée par le Science Media Centre. « Faire de telles affirmations, de façon à, semble-t-il, délibérément chercher à provoquer un maximum de controverses (…) est irresponsable », ajoute-t-elle. Son annonce intervient à la veille d’une conférence d’experts mondiaux du génome à Hong Kong, au cours de laquelle le chercheur doit présenter ses résultats plus en détail.

20 Minutes avec AFP
Source : 20minutes (France)

 

Malgré quelques bonnes nouvelles, la lutte contre le paludisme stagne

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a publié ce lundi 19 novembre son dernier rapport sur le paludisme. Le constat est en demi-teinte. L’épidémie est contenue, le nombre de nouveaux cas stagne, mais beaucoup plus pourrait être fait.

219 millions de cas de paludisme ont été recensés en 2017. C’est sensiblement le même chiffre que l’année précédente ; il y en avait eu 217 millions en 2016. L’OMS le note sans ambages, la lutte contre l’épidémie « est au point mort », une situation qui laisse présager des jours plus sombres.

« Avec la stagnation des progrès, nous risquons de dilapider des années de travail », craint Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’organisation.

Dix pays africains particulièrement atteints

Dans ce contexte, l’OMS recense onze pays concentrant plus de 70 % des cas. Dix d’entre eux sont des pays africains. Le Burkina Faso, le Cameroun, le Ghana, le Mali, le Mozambique, le Niger, le Nigeria, l’Ouganda, la République démocratique du Congo et la Tanzanie concentrent à eux seuls 150 millions de cas et 275 000 décès. Joint par RFI, le docteur Pascal Ringwald, coordinateur de l'unité de la résistance au département du paludisme à l'OMS, explique le pourquoi de ces chiffres.

Dans son cabinet de soins, situé à Nioko 1, à la périphérie est de Ouagadougou, Germain Zongo et ses collaborateurs reçoivent par mois des dizaines de personnes souffrant du paludisme...

« On l’explique car dans ces pays, tout le monde n’a pas totalement accès aux soins. Il n’y a que la moitié de la population qui dort sous moustiquaire, il n’y a qu’une femme sur cinq qui reçoit les trois doses de médicaments qui peuvent prévenir le paludisme au cours de sa grossesse et il n’y que la moitié des enfants fiévreux qui sont conduits dans des consultations auprès de personnel médical qualifié », souligne-t-il.

Des zones de progrès

Au-delà de ce constat noir, il y a cependant des zones de progrès. A l’échelle mondiale, le nombre de pays s’approchant de l’élimination du paludisme augmente. Ils sont désormais quarante-six. En Amérique, le Paraguay devient ainsi le premier Etat, depuis 45 ans, à être considéré comme exempt par l’OMS.

En Afrique également, quelques pays s’en tirent mieux, comme le Rwanda et l’Ethiopie.

« Quand les pays donnent la priorité à l’action contre le paludisme, ils obtiennent des résultats », note ainsi la docteure Matshidiso Moeti, directrice régionale pour l’Afrique de l’organisation.

Nouvelle stratégie d’action de l’OMS

L’OMS entend ainsi s’appuyer sur ces succès pour mettre en place une nouvelle stratégie d’action.

« Nous allons travailler avec ces dix pays africains les plus touchés pour améliorer la situation », explique Pascal Ringwald.

Intitulé « Un impact fort, pour un fardeau majeur », ce nouveau plan entend mieux coordonner la réponse contre la maladie. Concrètement, cela signifie donner la primeur au travail de terrain.

« Il faudra être plus stratégiques, être à même de connaître la situation du paludisme, savoir où se trouvent les foyers d’infection, faire remonter des informations beaucoup plus précises, pour mieux circonscrire et utiliser les meilleurs outils possibles dans ces pays », détaille Pascal Ringwald.

Pour cela, l’OMS entend avoir un rôle de facilitateur, en coordonnant le travail de tous les acteurs concernés, à savoir des gouvernements aux populations civiles, en passant par les ONG et les acteurs de Santé.

Toutefois, pour cela, il faudra évidemment mettre les moyens. Or, c’est là que le bât blesse. Dans un drôle de parallèle, la stagnation du nombre de cas correspond à celle des financements. 2,5 milliards d’euros annuels y sont aujourd’hui consacrés. Il en faudrait plus du double, d’ici 2020, pour obtenir les objectifs. L’OMS compte, pour cela, sur les bailleurs internationaux mais également sur les Etats concernés eux-mêmes.

On va travailler avec ces dix pays qui ont le plus gros fardeau afin d’améliorer la situation, ce qui ne veut pas dire que l’on oublie les autres pays d’Afrique parce qu’il y a plus d’une quarantaine de pays qui sont touchés, mais on va mettre davantage l’accent sur ces pays où il y a une forte stagnation de cas de paludisme. Dr Pascal Ringwald.

Source : RFI

 

 

Des gynécologues s'alarment de l'explosion du nombre de césariennes dans le monde

Des gynécologues s'alarment de l'explosion du nombre de césariennes dans le mondeDes gynécologues s'inquiètent du recours abusif aux césariennes dans le monde. Ces actes ont doublé en 15 ans, passant de 12 % à 21 %. Selon l'étude publiée vendredi dans une revue scientifique, les femmes aisées y auraient plus facilement recours.

Le nombre de naissance par césarienne explose dans le monde. En quinze ans, cette intervention chirurgicale a doublé passant de 12 % à 21 % entre 2000 et 2015, dépassant même 40 % dans 15 pays, conduisant les gynécologues à s'interroger sur cette "épidémie", dans un dossier publié dans le Lancet vendredi 12 octobre.

Or, on estime entre 10 et 15 % la proportion de césariennes absolument nécessaires pour des raisons médicales. Mais 60 % des 169 pays passés en revue se situent au-dessus de cette fourchette tandis qu'un quart des pays sont en dessous, mettant en danger la mère et l'enfant, relève l'étude basée sur les chiffres de l'OMS et de l'Unicef.

Disparités sociales

Dans 15 pays, ce sont plus de 40 % des naissances qui ont lieu par césarienne (République dominicaine, Brésil, Égypte, Turquie, Venezuela, Chili, Colombie, Iran etc.). "La forte augmentation des césariennes – pour l'essentiel dans des environnements aisés et sans raison médicale – pose problème à cause des risques associés pour la mère et l'enfant", souligne la coordinatrice de l'étude Marleen Temmermann (Aga Khan University du Kenya et Université de Gand en Belgique).

"Dans les cas où des complications surviennent, les césariennes sauvent des vies et nous devons favoriser l'accès des femmes (à cette opération) dans les régions pauvres, mais nous ne devrions pas en abuser". Les disparités sont écrasantes entre l'Afrique sub-saharienne (4,1 % de césariennes) et l'Amérique latine et les Caraïbes où le taux atteint 44,3 % en 2015.

En Asie, le recours aux césariennes a augmenté en moyenne de 6 % par an, grimpant de 7,2 % à 18,1 % des naissances entre 2000 et 2015. En Amérique du Nord (32 % de césariennes en 2015) et en Europe occidentale (26,9 %), la hausse est d'environ 2 % par an.

L'étude du Lancet, basée sur des données collectées par l'OMS et l'Unicef, ne permet pas d'expliquer cette hausse vertigineuse de césariennes dans certains pays. Elle constate toutefois un lien avec le niveau de revenu et d'éducation des femmes: par exemple au Brésil, les césariennes concernent 54,4 % des naissances pour les femmes à haut niveau d'éducation contre 19,4 % pour les femmes moins éduquées.

La France reste stable

Dans les pays à bas et moyen revenu, les femmes les plus aisées ont six fois plus de probabilité de donner naissance par césarienne que les plus défavorisées, et les opérations sont 1,6 fois plus nombreuses dans les cliniques privées.

Le Congrès mondial de gynécologie et d'obstétrique réuni au Brésil avance plusieurs pistes dans le Lancet sur les raisons de cette "épidémie" : une baisse de compétence du corps médical pour accompagner un accouchement potentiellement difficile par voie naturelle, le confort de la programmation des naissances de jour, des tarifs plus attractifs pour les médecins et cliniques en cas de césarienne...

En France, le taux de césarienne (20,4 % en 2016) reste stable depuis 2010, "ce qui suggère une attitude générale tendant à limiter la réalisation de cette intervention", relève la dernière enquête périnatale publiée par le ministère de la Santé.

Des pistes pour réduire les abus

Cédric Grouchka, membre du Collège de la Haute Autorité de santé française parle de "stabilisation à la baisse" et fait une distinction entre "les césariennes réalisées dans l'urgence, soit après un accouchement qui se passe mal soit au cours du travail, qui correspondent à 60 % du total en France, les césariennes programmées pour raison médicale (40 %) et celles programmées pour une raison non médicale, à la demande des femmes", qu'il estime à "moins de 1 %".

Pour Jane Sandall, de King's College London, si certaines femmes font le choix d'une césarienne, c'est généralement par "peur de l'accouchement, parfois après une première expérience traumatisante". La qualité des soins et des locaux, qui doivent préserver l'intimité des femmes et permettre la présence d'un proche, sont essentiels face à ces craintes, juge-t-elle.

Le Congrès mondial de gynécologie préconise plusieurs pistes pour limiter l'abus de césariennes : pratiquer un tarif unique pour les naissances, césarienne ou non, obliger les hôpitaux à publier leurs statistiques, mieux informer les femmes des risques, améliorer la formation à l'accouchement naturel.

Avec AFP
Source : France24

 

Œufs contaminés: l'UE convoque les pays touchés

Oeufs contaminés: l'UE convoque les pays touchésL'UE veut convoquer une réunion sur la crise des œufs contaminés à l'insecticide fipronil, invitant ses Etats membres à "travailler ensemble" plutôt que de désigner "des coupables".

Interrogé par l'AFP, le commissaire européen à la Santé Vytenis Andriukaitis a proposé vendredi "de tenir une réunion de haut niveau rassemblant les ministres concernés ainsi que les représentants des agences de sécurité alimentaires dans tous les Etats membres impliqués, dès que l'ensemble des faits sera à notre disposition".

"Nous devons travailler ensemble pour tirer les leçons nécessaires et avancer plutôt que perdre de l'énergie à désigner des coupables", a-t-il ajouté. Le ministre français de l'Agriculture Stéphane Travert avait exigé une meilleure coopération "à l'avenir", emboitant le pas à son homologue belge Denis Ducarme.

Ce dernier a accusé les Pays-Bas d'avoir traité avec légèreté une information anonyme reçue en novembre 2016 sur la présence de fipronil dans les élevages néerlandais.

La Haye a réfuté toute accusation de négligence, affirmant qu'il n'y avait alors aucune indication que le fipronil s'était retrouvé dans les œufs. Mais, a reconnu jeudi le gouvernement, "rétrospectivement" et "avec la connaissance d'aujourd'hui sur l'ampleur de l'utilisation et de la présence de fipronil dans les œufs", l'agence de sécurité alimentaire NVWA "aurait dû conseiller des mesures pour faire respecter la loi".

A l'origine de l'affaire, l'utilisation du fipronil -- un antiparasite pourtant strictement banni dans les élevages de poules par l'Union européenne -- par des sociétés de désinfection intervenant dans des exploitations agricoles aux Pays-Bas, en Belgique et en Allemagne.

Le Danemark, la Slovaquie et la Roumanie ont annoncé jeudi être à leur tour affectés, ce qui porte à 12 le nombre de pays européens où des œufs contaminés ont été distribués, frais et en coquille, ou sous forme liquide.

En France, le ministre de l'Agriculture a précisé vendredi que près de 250.000 œufs contaminés au fipronil, importés de Belgique et des Pays-Bas, avaient été "mis sur le marché" depuis avril.

Le scandale avait démarré de façon retentissante la semaine dernière par le retrait de millions d'œufs des supermarchés allemands et néerlandais. L'enseigne allemande Aldi, où les rayons d'œufs sont restés vides pendant une semaine, a annoncé vendredi qu'elle avait repris la vente d'œufs.

- Arrestations -

Dans le volet judiciaire du scandale, deux dirigeants "de l'entreprise qui a probablement appliqué le produit dans les élevages avicoles" ont été arrêtés jeudi aux Pays-Bas, selon le parquet, qui n'a pas révélé le nom de la société. Mais selon les médias néerlandais, il s'agit de ChickFriend, largement mise en cause par les éleveurs touchés.

Huit adresses ont été perquisitionnées aux Pays-Bas, où la justice a aussi dans son collimateur "le commerçant" qui a distribué du fipronil dans le pays.

En Belgique, 11 perquisitions ont été menées dans le cadre de l'enquête qui cible désormais 26 personnes et entreprises suspectes, selon le parquet d'Anvers (nord).

Il a précisé que "près de 6.000 litres de produits interdits" -- du fipronil selon les médias -- avaient été saisis en juillet dans une société belge. Là encore, la justice n'a pas désigné nommément l'entreprise, mais elle est identifiée comme le distributeur de produits sanitaires pour l'élevage Poultry-Vision, à l'origine du scandale avec ChickFriend, selon les médias.

Le dirigeant de Poultry-Vision a été "entendu" en juillet puis "relâché sous strictes conditions", précise le parquet.

Le fipronil est couramment utilisé contre les poux et tiques sur les animaux domestiques, mais interdit dans la chaîne alimentaire. A haute dose, il peut provoquer des troubles neurologiques et des vomissements.

Les œufs contaminés présentent a priori des risques limités pour la santé du consommateur.

En France, l'Agence de sécurité de l'alimentation (Anses) a qualifié vendredi de "très faible" le risque pour la santé en cas de consommation d'œufs contaminés, "compte tenu des concentrations observées à ce jour".

"La quantité maximale d’œufs pouvant être consommés varie de un (pour un enfant de 1 à 3 ans) à dix par jour (pour un adulte)", "sans s'exposer à un risque aigu", estime-t-elle.

Dès que la Belgique a donné l'alerte à ses partenaires européens, le 20 juillet, des dizaines de poulaillers ont été bloqués et des millions d'œufs ont été retirés des supermarchés à titre préventif ou parce que leurs taux dépassaient les seuils fixés par la réglementation.

Les pertes pour le secteur se chiffrent déjà en dizaines de millions d'euros, alors que 160 exploitations sont encore bloquées aux Pays-Bas et 50 en Belgique.

Source : Romandie News (Suisse)

 

 

Œufs contaminés: des tests sur la viande de poulet, le scandale s'étend

Oeufs contaminés: des tests sur la viande de poulet, le scandale s'étendLes Pays-Bas procèdent à des tests sur la viande de poulets provenant d'élevages touchés par l'affaire des oeufs contaminés pour déterminer une éventuelle présence de fipronil, molécule toxique à l'origine d'un vaste scandale sanitaire qui s'étend désormais dans toute l'Europe.

Alors que des dizaines de millions d'oeufs ont été retirés de la vente depuis la semaine dernière dans plusieurs pays européens et après l'extension de la crise en France et au Royaume-Uni annoncée lundi, l'attention se porte désormais sur la viande de poulet aux Pays-Bas, où l'affaire du fipronil est née.

"Nous testons actuellement la viande de poulet dans les élevages dont les oeufs ont été infectés pour déterminer si la viande est également contaminée", a rapporté à l'AFP mardi Tjitte Mastenbroek, porte-parole de l'organisme néerlandais chargé de la sécurité alimentaire et sanitaire NVWA.

Grandement touchée par le scandale, l'Allemagne avait appelé vendredi les autorités belges et néerlandaises à faire "rapidement" la lumière sur le frelatage "criminel" à l'insecticide d'oeufs.

"Quand on voit une énergie criminelle quasiment organisée en réseau, c’est inacceptable", a commenté mardi "avec fermeté" le ministre de l'Agriculture Christian Schmidt dans les médias allemands, critiquant une nouvelle fois la lenteur des autorités belges et néerlandaises à communiquer.

L'enquête pénale conduite par le NVWA sous l'autorité du parquet néerlandais, en collaboration avec la justice belge, sur le rôle d'entreprises et de fournisseurs dans l'introduction du fipronil au sein des élevages des Pays-Bas est encore en cours, a fait savoir Tjitte Mastenbroek.

En France, "treize lots d'oeufs contaminés en provenance des Pays-Bas" ont été livrés en juillet à des entreprises de transformation alimentaire situées dans l'ouest" de l'Hexagone, avait précisé le ministère français de l'Agriculture lundi.

- Après les oeufs, la viande -


"La détection des oeufs contaminés était la plus haute priorité. Nous avons maintenant le temps et la place" pour se pencher "sur la viande", a poursuivi le porte-parole de la NVWA, soulignant qu'il s'agissait d'une "mesure de précaution".

En effet, la probabilité que la molécule néfaste pour la consommation humaine soit détectée dans la viande de poulet est petite selon le LTO: "les poulets de chair n'ont aucun problème avec le pou rouge contrairement aux poules pondeuses enfermées dans un poulailler pendant deux ans, ce qui permet au parasite de se développer", a expliqué Eric Hubers, cité dans les médias néerlandais.

Les analyses sont menées sur la viande de poulets issus d'élevages qui produisent aussi bien des oeufs que de la viande, ce qui correspond à "quelques dizaines" dans le pays, selon la NVWA et l'organisation agricole néerlandaise LTO.

"La plupart des exploitations font un choix entre l'un ou l'autre", a fait savoir Eric Hubers, représentant des aviculteurs au sein de la LTO.

Si les tests s'avèrent négatifs, ces éleveurs, dont la distribution d'oeufs est bloquée, auront le droit de rouvrir leur branche viande", a précisé Tjitte Mastenbroek.

Mais en cas de détection de fipronil dans la viande, "l'élevage restera entièrement bloqué", a-t-il ajouté, alors que les éleveurs néerlandais pourraient abattre des millions de poules contaminées par l'insecticide dans les jours à venir.

L'ampleur de la crise est apparue au grand jour la semaine dernière aux Pays-Bas, où jusqu'à 180 élevages ont été bloqués et des rappels massifs ordonnés alors que les taux de fipronil --une molécule utilisée pour éradiquer le pou rouge sur les poules-- dépassaient parfois largement les seuils autorisés par la réglementation européenne.

D'autres pays européens tels que l'Autriche, Pologne, Portugal, Bulgarie et Roumanie ont indiqué procéder à des analyses, bien qu'aucun oeuf directement importé dans ces pays ne soit contaminé, selon les agences de sécurité alimentaire. En Suisse, les grands distributeurs ont retiré de la vente les œufs importés en provenance des pays touchés, à titre préventif.

Source : Romandie News (Suisse)

 

L'Ethiopien Tedros prend la direction de l'OMS

L'Ethiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus a pris samedi ses fonctions de directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, l'une des plus importantes agences de l'ONU, a déclaré l'OMS dans un communiqué.

Ce médecin spécialiste du paludisme, âgé de 52 ans, succède à la Chinoise Margaret Chan qui a dirigé l'OMS pendant plus de 10 ans, depuis le 1er janvier 2007.

Le Dr Tedros, élu le 23 mai 2017 par l'Assemblée mondiale de la santé qui réunit les Etats-membres de l'OMS, est le premier Africain à diriger cette agence de l'ONU.

Avant sa désignation à la tête de l'organisation dont le siège est à Genève, il a été ministre des Affaires étrangères d'Ethiopie entre 2012 et 2016. Le Dr Tedros a également été ministre éthiopien de la santé entre 2005 et 2012.

L'OMS, qui emploie quelque 8.000 personnes dans le monde, est chargée de coordonner les réponses aux pandémies, telles qu'Ebola, et de fixer des normes pour les systèmes de santé de tous les pays.

Source : RFI

 

L’Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus élu directeur général de l’OMS

Tedros Adhanom Ghebreyesus, le 24 mai à Genève.L'Éthiopien Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans, a été élu mardi nouveau directeur général de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).

L'ancien ministre éthiopien de la santé a remporté cette élection face à deux autres candidats, le Britannique David Nabarro et la Pakistanaise Sania Nishtar. C'est la première fois qu'un Africain va diriger l'une des agences de l'ONU les plus puissantes.

« C’est un jour historique pour l’Éthiopie et pour l’Afrique », s’est exclamé à l’issue du vote l’ambassadeur éthiopien auprès de l’ONU à Genève, Negash Kibret. Tedros Adhanom Ghebreyesus a été élu mardi nouveau directeur général de l’OMS (Organisation mondiale de la santé), l’emportant au 3ème tour devant le Britannique David Nabarro.
L’ex-ministre éthiopien de la Santé et chercheur renommé sur le paludisme, âgé de 52 ans, était arrivé déjà en tête du premier et du 2ème tour, mais n’avait pas obtenu la majorité des deux-tiers des voix requise.

« Mettre la transparence au cœur de l’OMS »
C’est la première fois que trois candidats se sont affrontés pour devenir directeur général de l’OMS, une institution critiquée pour son manque de transparence. Auparavant, seul un unique candidat, proposé par le Conseil exécutif de l’OMS, était soumis au vote de l’Assemblée mondiale de la Santé, qui procédait à la nomination finale.

Le Dr Tedros prendra la tête d’une agence qui a été notamment critiquée pour son manque de discernement sur la gravité de l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest entre fin 2013 et 2016, qui a fait plus de 11 300 morts. La Chinoise Margaret Chan a reconnu lundi, dans un discours prononcé devant l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit une fois par an les pays-membres de l’OMS, que l’épidémie avait « pris tout le monde, y compris l’OMS, par surprise ».
Dans son intervention pour présenter sa candidature et son programme, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, 52 ans, a raconté avoir perdu, alors qu’il était enfant, un frère qui n’avait pas reçu les médicaments nécessaires. Il avait alors indiqué « refuser d’accepter que les gens meurent parce qu’ils sont pauvres ».

« Je fais les promesses suivantes : travailler sans relâche pour concrétiser la promesse de garantir la couverture sanitaire universelle, veiller à ce qu’il y ait des ripostes solides dans les situations d’urgence », a-t-il déclaré dans son plaidoyer. En outre, le médecin éthiopien a indiqué qu’il renforcera « la santé et l’autonomie des pays » et « mettra la transparence au cœur de l’OMS ».

Candidat de tout un continent


Le Dr Tedros, qui a aussi été chef de la diplomatie de son pays, était soutenu par l’Union africaine.

« Le nouveau directeur général doit continuer à œuvrer pour que l’OMS devienne plus efficace et plus transparente. L’OMS doit être transparente sur la façon dont elle utilise ses ressources et sur ses résultats », a affirmé mardi le ministre américain de la Santé Tom Pricese à Genève.

Première ONG à réagir à cette élection, Gavi, l’Alliance du Vaccin, s’est félicité de l’élection du Dr Tedros, ancien membre de son conseil d’administration. « Je voudrais adresser mes plus vives félicitations au Dr Tedros », a déclaré le Dr Seth Berkley, Directeur exécutif de Gavi, l’Alliance du Vaccin.

L’élection s’est faite lors de l’Assemblée mondiale de la santé, qui réunit tous les ans à Genève les États-membres de l’OMS.

Source : Jeune Afrique

 

 

Elle avait un cafard dans le crâne

Elle avait un cafard dans le crâneUn médecin indien découvre un cafard vivant dans le crâne d'une patiente qui se plaignait de maux de tête. Ressentant une sensation désagréable derrière les yeux au réveil, une indienne de 42 ans s'était rendue dans une clinique locale où lui fut pratiqué un lavage nasal.

Mais la douleur persistait. Elle a consulté alors un spécialiste qui a examiné ses canaux nasaux à l'aide d'un endoscope.

«J'ai vu des petites pattes bouger à l'intérieur», se rappelle le médecin à l'hôpital universitaire Stanley de Chennai, dans le sud de l'Inde.

Entré par les narines

En poussant plus loin ses recherches, le praticien a découvert l'existence d'un corps vivant: «J'ai réalisé que j'observais en fait le postérieur d'un cafard», raconte-il à l'AFP. Du jamais-vu en 30 ans de carrière.

Il était entré par les narines de la femme pendant son sommeil et se trouvait presque à la base du crâne. Le blattoptère en goguette fut finalement aspiré hors du nez, bien vivant.

Source : BBC Afrique

 

 

Santé: le cancer menacera 5,5 millions de femmes en 2030

 Santé: le cancer menacera 5,5 millions de femmes en 2030Selon un rapport publié mardi, le cancer tuera 5,5 millions de femmes à l’horizon de 2030, à cause de l’augmentation de la population mondiale et son âge avancé.

Ce rapport de l’association américaine pour le cancer, publié mardi à Paris au congrès mondial sur le cancer, estime que des efforts supplémentaires doivent être déployés, au niveau de la sensibilisation et la prévention de cette maladie, qui a coûté la vie, en 2012, à 3,5 millions de femmes dont la majorité vivait dans les pays développés.

Une responsable de l’association américaine pour la lutte contre le cancer a ajouté que le poids de la maladie du cancer prenait de l’ampleur dans les pays à faibles et moyens revenus à cause l’accroissement de sa population et son âge avancé.

Il y a également d’autres facteurs liés à des transformations économiques rapides, la mauvaise alimentation, l’absence d’efforts physiques, l’obésité et des phénomènes de reproduction, comme par exemple le premier accouchement à un âge avancé, qui est un facteur favorisant le cancer du sein.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Zika : découverte d’anticorps capables de « neutraliser » le virus

Des chercheurs européens ont annoncé jeudi avoir découvert de puissants anticorps capables de neutraliser Zika. Cette découverte pourrait ouvrir la voie à un vaccin contre le virus, à l'origine de graves lésions cérébrales chez le fœtus.

Ces chercheurs ont identifié des anticorps permettant de « neutraliser » à la fois Zika et le virus voisin de la dengue. Une découverte qui pourrait aboutir au développement d’un vaccin universel protégeant contre les deux maladies, ont indiqué les chercheurs dans la prestigieuse revue scientifique Nature.

Aucun vaccin jusqu’à présent

La découverte, jugée inattendue de l’avis du monde médical, est de taille. Car jusqu’à présent et contrairement à la dengue, il n’existe aucun vaccin pour se protéger du Zika, dont la dernière souche, dévastatrice en Amérique, est désormais présente en Afrique. Au Cap-Vert, des cas de microcéphalies ont ainsi été détectés ces dernières semaines.

Zika aggravé par la dengue ?

La récente épidémie provoque des complications neurologiques et surtout de graves anomalies du développement cérébral (microcéphalies) des bébés nés de mères infectées. Cette dernière flambée avait conduit l’Organisation mondiale de la santé (OMS) à déclarer une « urgence de santé publique de portée internationale » en février.

La découverte est d’autant plus prise au sérieux qu’elle coïncide avec une autre étude, également publiée jeudi dans Nature Immunology, qui suggère qu’une exposition préalable à la dengue pourrait amplifier l’infection au virus Zika. Une piste déjà étudiée par plusieurs chercheurs.

« Sur le continent américain, les populations n’avaient jamais été exposées au virus Zika, contrairement aux Africains qui ont davantage l’habitude d’être exposé à ce genre de virus comme la dengue ou la fièvre jaune qui appartiennent à la même famille que le Zika, ou encore au Chikungunya », avait ainsi souligné à Jeune Afrique la Dr. Anna-Bella Failloux, expliquant ainsi pourquoi les populations africaines aurait pu développer des anticorps.

Source : RFI

 

Santé : découverte d’un vaccin anticancéreux

Santé : découverte d’un vaccin anticancéreuxDes chercheurs russes ont annoncé la découverte d’un vaccin qui atténuerait les complications des cancers notamment du sein, du poumon et du colon. Ce vaccin serait actuellement expérimenté dans des hôpitaux.

Les chercheurs affirment que leur vaccin renforçait l’immunité du corps du malade et l’aidait à vaincre les tumeurs. Les médecins annoncent avoir enregistré des résultats concluants à l’issue du traitement de neuf patientes atteintes de cancer du sein.

Ce médicament peut être utilisé également comme moyen supplémentaire pour renforcer la faible immunité du corps, empêcher une rechute et renforcer la résistance du corps.

Selon les chercheurs, le vaccin se distingue des autres déjà découverts d’une absence totale d’effets secondaires.

Source : Sahara Medias (Mauritanie)

 

Un premier vaccin efficace « à 100% » contre Ebola, selon un vaste essai clinique

Un premier vaccin expérimental contre le virus Ebola s'est révélé à 100% efficace lors d'un essai clinique. Une avancée prometteuse pour la lutte contre l'épidémie.

Lors de l’essai clinique menée sur le terrain en Guinée sur plus de 4 000 personnes, le premier vaccin expérimental contre le virus Ebola s’est révélé à 100% efficace, ont annoncé vendredi les acteurs du projet.

« Un vaccin efficace contre le virus Ebola est à portée de main à l’échelle mondiale », lit-on sur un communiqué l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui évoque une « avancée très prometteuse ».

Les premiers résultats, publiés dans la revue médicale britannique The Lancet, relèvent que le vaccin VSV-ZEBOV a montré une efficacité de 100% au cours des 10 jours suivant son administration chez une personne non infectée mais en contact avec des malades.

Remède miracle

« Si les résultats sont confirmés, ce nouveau vaccin pourrait être le remède miracle contre Ebola et contribuer à stopper l’épidémie actuelle et à enrayer des épidémies de ce type à l’avenir », a souligné de son côté Borge Brende, le ministre norvégien des Affaires étrangères.

Le vaccin développé par l’agence de la santé publique du Canada (PHAC) a été mis au point grâce à une importante coopération internationale impliquant l’OMS et différents experts venus de Norvège, France, Suisse, Etats-Unis, Royaume-Uni et Guinée. La licence du vaccin a quant à elle été déposée par les laboratoires américains Merck et NewLink Genetics Corp.

Épidémie meurtrière

Depuis son déclenchement en Guinée en décembre 2013, l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’ouest, la plus grave depuis l’identification du virus en Afrique centrale en 1976, a fait 11 279 morts pour 27 748 cas, un bilan sous-évalué reconnaît l’OMS. Aujourd’hui, le nombre de nouveaux cas est au niveau le plus bas depuis le début de l’épidémie en Afrique de l’Ouest.

Le VSV-ZEBOV qui vient de démontrer son efficacité dans cette première phase de tests n’est pas le seul à être développe. Un second vaccin qui actuellement testé au Liberia est également développé par  la firme britannique GSK (GlaxoSmithKline) avec l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

Source : JeuneAfrique.com

 

Ebola: Premiers essais en Afrique de trois traitements possibles

 

L'organisation Médecins sans frontières (MSF) a annoncé ce jeudi qu'elle allait commencer les premiers essais de trois traitements cliniques de la fièvre hémorragique Ebola dans trois de ses centres en Guinée et au Liberia. En l'absence de traitement spécifique de cette épidémie qui frappe plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, ces essais visent à essayer de trouver une thérapie efficace, a précisé l'ONG dans un communiqué.

Ebola tue aujourd'hui entre 50 et 80% des patients atteints

«C'est un partenariat international sans précédent qui représente un espoir pour les malades d'obtenir enfin un vrai traitement d'une maladie qui tue aujourd'hui entre 50 et 80% de ceux qui sont infectés», a souligné le Dr Annick Antierens, qui coordonne les essais pour MSF.

Les trois essais seront respectivement placés sous l'autorité de l'université d'Oxford avec le médicament antiviral brincidofovir dans le centre ELWA 3 de Monrovia, au Libéria. Ils seront placés sous l'autorité de l'INSERM (l'Institut français pour la santé et la recherche médicale) avec le médicament antiviral favipiravir à Guéckédou en Guinée. Enfin, c'est l'Institut de médecine tropicale d'Antwerp, avec une thérapie à base de sang et de plasma de convalescents, qui gérera l'essai à Conakry, la capitale guinéenne.

L'Organisation mondiale de la santé est associée à ces essais. Son dernier bilan diffusé mercredi fait état de 5.160 décès sur 14.098 cas. «En tant qu'un des principaux opérateurs de soins engagés en Afrique de l'Ouest, MSF participe à ces tests cliniques accélérés pour donner à ceux qui sont contaminés une plus grande chance de survivre», a souligné le docteur Annick Antierens.

Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015

Les protocoles de ces essais sont en phase finale de développement et ont été conçus avec un objectif simple de survie à 14 jours, et avec de larges critères d'inclusion. Objectif: commencer les premiers essais cliniques courant décembre 2014. Les premiers résultats pourraient être disponibles en février 2015.

Alors que les essais cliniques sont en cours, MSF exhorte ceux qui développent ces médicaments à augmenter leur production, pour s’assurer qu’il n’y ait pas de délai entre la fin des essais et l’introduction des produits dont l’efficacité et l’innocuité auront été prouvés. MSF demande aussi à ce que les fabricants de médicaments produisent des produits finis abordables et disponibles dans des quantités suffisantes pour lutter contre l'épidémie à son épicentre, en Afrique de l'Ouest. La distribution des produits devrait être dictée par les besoins des patients, quel que soit le lieu où ils vivent et la capacité des pays à payer.

 

 

L'homme qui a découvert Ebola prévient dans une interview choc : "je crains maintenant une inimaginable tragédie"

Dr Peter Piot a co-découvert le virus Ebola en 1976 au Zaïre, l'actuelle République démocratique du Congo (RDC). Il vient de donner une interview alarmiste à The Guardian : en voici les grandes lignes.

Si, lors de sa découverte, le virus se concentrait essentiellement dans des petits villages, pour la première fois, il a atteint de grandes métropoles telles que Monrovia ou Freetown. Ce qui inquiète particulièrement Peter Piot : "dans les grandes villes - et notamment celles où il y a d'immenses bidonvilles - il est pratiquement impossible de retrouver ceux qui ont été ou pu être en contact avec des personnes malades". Le médecin est d'ailleurs très préoccupé par la situation au Nigeria : "Si la fièvre hémorragique venait à se répandre dans des mégalopoles aussi grandes que Lagos ou Port Harcourt, ce serait une catastrophe inimaginable".

Interrogé par The Guardian afin de savoir si nous avions totalement perdu le contrôle de l'épidémie, la réponse de Peter Piot est sans appel : "J'ai toujours été un éternel optimiste mais je pense que désormais nous n'avons pas d'autres choix que de tout tenter, je dis bien tout. (…) Cela apparaît évident pour tout le monde qu'il ne s'agit plus seulement d'une épidémie mais bien d'une catastrophe humanitaire. Nous n'avons pas seulement besoin de personnel de santé mais aussi d'une excellente logistique, de camions, de jeeps et de denrées alimentaires. Une telle épidémie peut déstabiliser des régions entières. (…) Je n'avais jamais imaginé qu'une situation aussi calamiteuse puisse arriver un jour".

A l'heure actuelle, l'essentiel des cas recensés se trouvent en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone ; des personnes infectées ont aussi été signalées au Nigeria, au Sénégal de même qu'aux Etats-Unis, où un homme en provenance du Liberia a été diagnostiqué mardi et se trouve à présent dans un état critique. De plus, une infirmière française contaminée lors d'une mission de Médecins sans Frontières au Liberia a été rapatriée et soignée avec succès à l'hôpital Bégin de Saint-Mandé, près de Paris. En Grande-Bretagne, un patient britannique contaminé lors d'une mission humanitaire en Sierra Leone a été soigné après avoir été hospitalisé dix jours dans un hôpital de Londres. Dès lors, des chercheurs estiment à 75% le risque de voir le virus de la fièvre Ebola atteindre la France d'ici vingt jours, à 50% pour la Grande-Bretagne. Un risque pandémique que n'élude pas Peter Piot.

"Il y aura certainement des malades atteints d'Ebola en provenance d'Afrique qui se rendront en Europe ou aux Etats-Unis dans l'espoir de recevoir un traitement. Et il se pourrait même que certaines personnes infectées décèdent. Toutefois une épidémie en Europe ou en Amérique du Nord serait rapidement mise sous contrôle" certifie-t-il. En revanche, ce médecin se dit "plus préoccupé par les nombreuses personnes venant d'Inde et travaillant dans le commerce ou l'industrie en Afrique de l'Ouest. Il suffirait qu'un seul d'entre eux soit infecté et se rende en Inde au cours de la période d'incubation du virus puis, une fois qu'il tombe malade, se rende dans un hôpital public" pour que la situation devienne totalement hors de contrôle.

Peter Piot parle même de scénario "apocalyptique" car Ebola change en permanence son patrimoine génétique. Plus il y a de personnes qui contractent le virus, plus il est probable que celui-ci mute et accélère ainsi sa propagation. Un véritable cercle vicieux... C'est pourquoi il préconise la multiplication des essais de médicaments expérimentaux. "Mais, nuance-t-il, nous ne devrions certainement pas compter que sur ces nouveaux traitements. En effet, pour la plupart des malades, ils arriveront trop tard. Ils ne serviront essentiellement qu'en cas de nouvelle épidémie". En attendant, il estime, comme le disait Louis Pasteur en son temps, que "ce sont les microbes qui auront le dernier mot".

Source : seneweb.com

 

Ebola : la première infection aux Etats-Unis confirmée

 

Une soignante, qui s’est occupée d’un malade mort la semaine dernière au Texas, a contracté la fièvre hémorragique. C'est le deuxième cas hors d'Afrique.

 

Les autorités sanitaires américaines ont confirmé dimanche la première infection par Ebola contractée aux Etats-Unis, par une soignante d’un hôpital texan où un Libérien infecté est décédé, l’attribuant à une faille du protocole de protection. L’annonce de cette contamination a ravivé les craintes sur la capacité des Etats à contenir la plus grave épidémie du virus Ebola en Afrique de l’Ouest depuis l’identification du virus en 1976, et sur les mesures de protection adoptées.

 

 

La fièvre hémorragique a fait 4 033 morts sur 7 399 cas recensés dans 7 pays - surtout en Guinée, Sierra Leone et Liberia, mais aussi Nigeria, Sénégal, Espagne et Etats-Unis -, selon le dernier bilan de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), arrêté au 8 octobre. Aucun vaccin ni traitement homologué n’existe pour l’instant contre le virus, qui se transmet par contact direct avec des fluides corporels lorsque le malade a développé les symptômes (fièvre, vomissements, courbatures, douleurs). Les personnels soignants sont équipés de tenues de protection.

 

Au Liberia, le pays le plus touché avec 2 316 morts, les personnels de santé vont durcir lundi leur grève pour obtenir le versement de primes de risque en raison de l’épidémie d’Ebola, a annoncé dimanche le président de leur syndicat, Joseph Tamba.

 

Dimanche les Centres fédéraux américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) ont confirmé l’exactitude des tests effectués à l’hôpital de Dallas samedi soir. La patiente travaillait au centre hospitalier Texas Health Presbyterian de Dallas, où a été soigné et est mort le Libérien Thomas Eric Duncan le 4 octobre. Elle faisait partie de l’équipe qui l’a traité après son hospitalisation le 28 septembre.

 

Faille dans le protocole

 

«Nous ignorons ce qu’il s’est passé au cours du traitement du patient de référence, c’est-à-dire le premier cas traité à Dallas, mais à un certain moment, il y a eu une faille dans le protocole qui a causé l’infection», a relevé le docteur Thomas Frieden directeur du CDC. «A coup sûr, le protocole n’a, malheureusement et par inadvertance, pas été suivi», a estimé sur ABC le Dr Anthony Fauci, directeur de l’Institut américain des allergies et des maladies infectieuses (NIAID).

 

La soignante américaine infectée, qui a requis le strict anonymat, a indiqué, selon les responsables sanitaires, avoir respecté le protocole, et l’hôpital de Dallas a insisté sur le fait qu’elle portait l’équipement (masque, gants, tenue de protection) recommandé par les CDC. Le Dr Dan Varga, des services de santé du Texas, a précisé à la presse qu’elle se trouvait dans un «état stable». Selon le Dr Frieden, elle présente de «légers symptômes» et une «faible fièvre».

 

La Maison Blanche a fait savoir que le président Barack Obama avait discuté par téléphone avec la ministre de la Santé Sylvia Burwell, insistant sur le fait que les résultats de l’enquête sur les circonstances de cette infection devraient être partagés «rapidement et largement» et que les hôpitaux devaient être invités à davantage de précaution.

 

De son côté, le juge Clay Jenkins, du comté de Dallas, s’est voulu rassurant : «Vous ne pouvez pas contracter Ebola en marchant à côté de quelqu’un dans la rue ou en étant en contact avec quelqu’un qui ne présente pas de symptômes» ajoutant «ce n’est pas une nouvelle qui devrait faire paniquer».

 

La santé de l'Espagnole s'améliore

 

Par ailleurs, en milieu d’après-midi, le Dr Phil Smith du Nebraska Medical Center à Omaha où est traité Ashoka Mukpo, un cameraman américain de NBC de 33 ans infecté au Liberia, a précisé qu’il avait effectué de «gros progrès». «Il répond bien aux traitements», a-t-il souligné.

 

L’Américaine est le deuxième cas de contamination hors d’Afrique, après celui de Teresa Romero, une aide-soignante espagnole de 44 ans, qui avait contracté à Madrid le virus en soignant un missionnaire mourant rapatrié de Sierra Leone. Elle a peut-être touché son visage avec un gant infecté, selon l’hôpital où elle est soignée depuis lundi. Sa santé s’améliore avec une diminution de la charge virale, a annoncé dimanche Fernando Simon, directeur du Centre d’alertes sanitaires et de secours espagnol. Il y a «un certain espoir» car elle n’a plus de fièvre, a-t-il relevé, prônant néanmoins la prudence car son état reste «grave mais stable».

 

Par précaution, de nombreux pays dans le monde multiplient le contrôle aux frontières des voyageurs venant des trois pays les plus touchés. Aux Etats-Unis, le dépistage a commencé samedi à l’aéroport J.F. Kennedy de New York et se déroule «sans incident», selon le Dr Frieden. Il devrait être étendu «jeudi» aux quatre autres aéroports prévus (Newark, Atlanta, Chicago, Washington). Le Canada a conseillé à ses ressortissants de quitter les pays les plus touchés «tant que des vols commerciaux sont encore disponibles». Le Royaume-Uni s’est dit prêt à faire face à une éventuelle arrivée du virus après un exercice de grande ampleur.

 

AFP

Ebola : mort du patient aux Etats-Unis, les contrôles renforcés dans 5 aéroports

Il était arrivé à Dallas le 20 septembre sans syptôme en provenance du Libéria via Bruxelles. Thomas Eric Duncan, le patient libérien atteint d'Ebola, premier à avoir été diagnostiqué hors d'Afrique, est décédé mercredi matin à Dallas, où il était hospitalisé. "Il a lutté courageusement" contre le virus, a indiqué un porte-parole de l'hôpital. Il a commencé à avoir des symptômes le 24 septembre et a été finalement hospitalisé le 28 septembre et placé en quarantaine.

Il avait été aux urgences une première fois et renvoyé chez lui alors qu'il était déjà contagieux. Son état s'était dégradé pendant le week-end. Il avait été branché sur respirateur artificiel et sous dialyse, avait indiqué mardi le centre hospitalier, Texas Health Presbyterian à Dallas. Les médecins avait commencé à le traiter avec un traitement expérimental, l'anti-viral brincidofovir développé par Chimerix, une firme biopharmaceutique américaine. Les autorités sanitaires surveille de près 48 personnes ayant été plus ou moins en contact avec le patient dont particulièrement dix considérés à haut risque d'infection, trois membres de sa famille et sept personnels soignant. La Maison blanche a pris la décision de renforcer ses contrôles dans cinq aéroports du pays où arrivent la plupart des passagers en provenance du Liberia, de Sierre Leone et de Guinée : JFK à New York, Newark dans le New Jersey, Dulles à Washington et les aéroports internationaux d'Atlanta et de Chicago. Selon la Maison blanche, 94% des passagers qui se rendent aux Etats-Unis depuis ces trois pays arrivent dans ces aéroports. Cette mesure concerne environ 150 passagers par jour.

Kerry veut "une réponse mondiale urgente"

 

En Espagne, le spectre d'une diffusion d'Ebola plane sur Madrid. Outre l'aide-soignante contaminée par le virus après avoir été en contact avec un Espagnol qui avait contracté la maladie en Afrique, quatre autres personnes sont en effet désormais soignées à l'hôpital Carlos III. Une infirmière qui a côtoyé l'aide-soignante a en effet admise mardi soir par précaution en raison d'une légère fièvre. Avant elle, trois autres personnes ont été mises en quarantaine lundi et mardi : une autre infirmière, un ingénieur de retour d'Afrique, sur lesquels les premiers tests se sont avérés négatifs et qui pourraient sortir dès mercredi, et surtout le mari de la malade. Vu leur proximité, il est considéré comme à "haut risque".

 

L'aide soignante faisait partie de l'équipe qui a soigné deux missionnaires espagnols, touchés par le virus et décédés respectivement le 12 août et le 25 septembre. Une cinquantaine de personnes qui ont pu être en contact avec elle ou le deuxième patient sont déjà surveillées et une enquête est menée afin d'identifier tous les habitants de la région qui ont pu être exposés, d'autant que la soignante a présenté des symptômes dès le 30 mais n'a été hospitalisée que lundi 6 octobre.

 

John Kerry a "plaidé de manière urgente pour que les nations du monde en fassent plus" dans leur aide contre cette "crise mondiale urgente" qui "exige une réponse mondiale urgente".

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