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Economie en Afrique

Réélu à l’unanimité : le boulevard d’Akinwumi Adesina pour son second mandat à la BAD

Akinwumi Adesina en visioconférence, lors de la cérémonie de clôture des assemblées annuelles 2020.Sorti blanchi des accusations de mauvaise gouvernance portées contre lui, le Nigérian Akinwumi Adesina a été réélu pour un second mandat aux commandes de l’institution panafricaine.

À la fin, sans surprise, c’est Akinwumi Adesina qui gagne. Le président sortant de la Banque africaine de développement (BAD), seul candidat à sa réélection, a été reconduit à son poste, ce 27 août, lors des assemblées annuelles – virtuelles pour cause de pandémie de coronavirus – de l’institution.

Contrairement à ce qu’auraient souhaité ses plus fervents partisans au sein des actionnaires africains de la banque (majoritaires à hauteur de 60 %), le Nigérian n’a pas été réélu par acclamation comme cela avait été le cas pour ses deux prédécesseurs, le Rwandais Donald Kaberuka et le Marocain Omar Kabbaj.

Il l’a été à l’issue d’un vote – comme décidé en février par le comité en charge de l’élection -, ne décrochant pas seulement la double majorité requise, auprès des actionnaires africains et de l’ensemble des actionnaires, mais une unanimité totale, avec 100 % des voix africaines et 100 % du total des voix.

« Cette élection est historique, c’est la première fois qu’un président est élu avec 100 % des voix », a souligné Akinwumi Adesina lors de la cérémonie de clôture des assemblées annuelles, remerciant les gouverneurs de la banque « d’avoir choisi la continuité » et « de renforcer l’institution ». « La BAD aura besoin de chacun d’entre vous », a-t-il ajouté.

Unité continentale

L’unité continentale derrière Adesina, dont la candidature avait reçu le soutien de l’Union africaine, a joué à plein. La veille de l’élection, lors de la cérémonie d’ouverture des assemblées annuelles, le président ivoirien, Alassane Ouattara, avait rappelé son soutien au candidat nigérian, affirmant « souhaiter » sa réélection.

En poste depuis mai 2015, Akiwumi Adesina rempile donc pour un mandat de cinq ans afin de continuer à mettre en œuvre les cinq priorités qu’il a assignées à l’institution, les « high 5 », à savoir : nourrir, électrifier, industrialiser, intégrer le continent et améliorer la qualité de vie de ses habitants.

Même si elle était attendue, cette reconduction est une victoire pour l’ancien ministre de l’Agriculture nigérian, fragilisé depuis le début de l’année par des accusations de mauvaise gouvernance – dont il a toutefois été blanchi.

« Nous guérirons »

Rendues publiques par un groupe de lanceurs d’alerte (anonymes) de la banque et visant expressément son patron, ces accusations ont provoqué une crise au sein de l’institution et un feuilleton à rebondissements avec l’examen de la plainte par le comité de l’éthique de la banque puis – notamment sous la pression des États-unis – par une « revue indépendante » présidée par l’ancienne présidente d’Irlande, Mary Robinson. Les deux procédures ont exonéré le patron de la BAD.

« Nous guérirons », avait déclaré, la veille de l’élection, Akinwumi Adesina, dans son message aux gouverneurs de la banque, un appel à maintenir une « BAD forte » et à le reconduire à son poste pour continuer sa mission.

Le « travail en toute indépendance » de la « revue » menée par Mary Robinson « disculpe le président Adesina contre lesdites allégations, mais surtout renforce la crédibilité des organes de l’institution », avait affirmé le même jour l’Ivoirienne Nialé Kaba, présidente du bureau du conseil des gouverneurs de la BAD.

Malgré tout, l’institution a annoncé la mise en place d’un comité ad hoc du conseil des gouverneurs pour revoir « le cadre de gouvernance de la banque en matière d’éthique et de traitement des plaintes ». Il doit notamment examiner et mettre à jour la politique de dénonciation, le code de conduite des dirigeants élus et le mandat du comité d’éthique. Un gage donné durant ces assemblées annuelles aux derniers actionnaires (tous non régionaux) qui souhaitaient encore obtenir des garanties en matière de bonne gouvernance.

Le résultat unanime du scrutin semble donc clore l’affaire Adesina et la période de turbulences associée. L’institution aura cependant d’importants défis à relever durant les cinq prochaines années, à commencer par l’appui aux pays pour faire face à la pandémie de Covid-19, la réalisation de l’augmentation de capital historique approuvée en octobre 2019 et l’apaisement des relations avec les actionnaires étrangers.

Les prochaines assemblées annuelles de la BAD auront lieu du 24 au 28 mai 2021 à Accra, le ministre ghanéen des Finances, Kenneth Ofori-Atta, prenant la suite de Nialé Kaba comme président du bureau du conseil des gouverneurs de l’institution.

Source : Jeuneafrique.com

Le Maroc pose les jalons d’une future industrie de l’armement

Au Maroc, l'État souhaite développer localement une industrie militaire.Une nouvelle loi vient dépoussiérer l’arsenal juridique traitant des armes et munitions au royaume, et donne la possibilité aux investisseurs privés de se lancer dans l’industrie militaire.

Le royaume nourrit de nouvelles ambitions en matière d’armement ! Adopté en Conseil des ministres le 6 juillet, le projet de loi 10.20 relatif aux matériels et équipements de défense et de sécurité, aux armes et aux munitions a été voté à l’unanimité au Parlement. Il vient dépoussiérer un arsenal juridique, datant des années 1930, traitant des armes et munitions.

Importance stratégique

« Ce nouveau texte revêt une importance stratégique dans la mesure où il permettra de développer localement une industrie militaire, explique un député. Il n’y a aucune raison pour que le Maroc ne soit pas doté d’une telle industrie à l’instar de plusieurs pays émergents comme l’Égypte, la Turquie ou le Brésil ».

Les dispositions de cette loi ouvrent ainsi la voie à la création d’unités industrielles privées dans l’armement. « Un décret d’application viendra déterminer les membres de la commission nationale pour matériels et équipements de défense et de sécurité, aux armes et aux munitions qui aura la latitude d’accorder ce type d’autorisations », poursuit l’élu.

Une exonération de la TVA est prévue sur les ventes aux services de la défense et de la préservation de l’ordre public

Les futurs investisseurs dans ce domaine devraient bénéficier d’avantages et incitations dans le cadre de conventions avec l’État. Mieux encore, une exonération de la TVA est prévue sur les ventes aux services de la défense, de la sécurité et de la préservation de l’ordre public. Ces derniers sont d’ailleurs les seuls autorisés à acquérir de tels équipements sur le territoire national selon cette nouvelle législation qui encadre également le transport et les exportations de ces produits classés en trois catégories.

Dans le détail, la première catégorie englobe les équipements et armes destinés aux opérations militaires, ainsi que les systèmes informatiques et outils de surveillance ou de communication. La deuxième catégorie concerne les produits destinés à la préservation de l’ordre et la sécurité publics, tandis que la troisième porte sur les armes et munitions utilisés dans la chasse ou le tir sportif.

En parallèle à l’adoption de ce texte, le Parlement a également approuvé un projet de loi relatif au contrôle des exportations de biens à double usage, civil et militaire. Un texte qui vient mettre en conformité le royaume par rapport à des conventions internationales, mais qui a également l’avantage de protéger partiellement cette future industrie d’armement.

Source : jeuneafrique.com

Signature du contrat d’achat et de vente du Gaz naturel liquéfié du projet GTA, mardi

Signature du contrat d’achat et de vente du Gaz naturel liquéfié du projet GTA, mardiAPS - La cérémonie de signature du contrat d’achat et de vente du gaz naturel liquéfié de la phase 1 du projet GTA (Grand Tortue Ahmeyim) se tiendra mardi, à partir de 11h, au 10ème étage du Building Administratif Président Mamadou-Dia, annonce un communiqué transmis à l’APS.

La cérémonie sera présidée par les ministres mauritaniens et sénégalais en charge des hydrocarbures, indique le texte.

Dans le cadre du développement du projet du champ gazier GTA, que le Sénégal partage avec la Mauritanie, les parties impliquées (Etats et compagnies pétrolières contractantes) ont convenu de commercialiser conjointement tout le gaz naturel liquéfié (GNL) de la phase 1 du projet, pour l’optimiser, explique le communiqué.

Il précise que "c’est dans ce cadre qu’un contrat d’achat et de vente (Sale and Purchase Agreement – SPA) du Gaz Naturel Liquéfié de la phase 1 du projet sera signé, le mardi 11 février 2020 à Dakar […]".

Ce contrat sera signé "entre les ministres en charge des hydrocarbures de la République Islamique de Mauritanie et de la République du Sénégal, les compagnies pétrolières contractantes et BP Gas Marketing (BPGM), adjudicataire de l’appel d’offres international qui a été lancé à cet effet".

Le champ gazier de GTA, à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie, sera développé en 3 phases, détaille le communiqué.

Il souligne que "la première phase, pour laquelle intervient cette signature de contrat, produira, au total, environ 2,5 millions de tonnes par an (mtpa) de gaz naturel liquéfié (GNL) pour l’exportation et 70 millions de pieds cubes par jour de gaz (environ 500 MW électrique) pour les deux marchés domestiques".

"Ces quantités sont équitablement partagées entre les deux pays selon les conditions fixées par l’Accord de Coopération Inter-Etats. Une fois le contrat signé, les parties vont continuer à travailler sur les différentes procédures nécessaires à l’opérationnalisation du SPA", poursuit le texte.

Il ajoute que chaque pays enverra ses agents en stage intensif dans des projets en cours en opération de BP, afin qu’ils soient prêts à mettre en œuvre le contrat à partir du début de la production, prévu en 2022.

Source : Agence de Presse Sénégalaise (APS)

 

Ports Owendo, San Pedro et Nouakchott : A.P. Møller Capital entre dans le capital d’Arise

Ports Owendo, San Pedro et Nouakchott :A.P. Møller Capital entre dans le capital d’AriseFinancial Afrik - ARISE annonce la prise de participation d’A.P. Møller Capital P/S (APMC) dans ARISE Ports & Logistics (ARISE P&L), à hauteur de 43 % de son capital. Le reste sera détenu par Olam International Limited (31%) et Africa Finance Corporation (26%).

ARISE P&L est la holding chapeautant les opérations portuaires et logistiques d’ARISE en Afrique. Elles comprennent actuellement le port international New Owendo (NOIP) et le port minéralier d’Owendo (OMP) au Gabon, le terminal industriel polyvalent de San Pedro en Côte d’Ivoire (TIPSP) et le terminal à conteneurs de Nouakchott (TCN) en Mauritanie.

Cette transaction, dont la clôture devrait intervenir dans les prochains mois, confirme l’ambition d’ARISE d’être un catalyseur de l’industrialisation en Afrique en attirant les investissements directs étrangers (IDE) dans les industries à valeur ajoutée du continent.

L’entrée d’APMC, capital investisseur danois expert en matière de transport maritime et de logistique, au tour de table d’ARISE P&L en tant qu’actionnaire stratégique renforcera sa capacité à développer et étendre ses réseaux d’écosystèmes industriels à fort impact sur le développement en Afrique.

« Nous sommes ravis qu’APMC ait choisi d’investir dans ARISE P&L, qui bénéficiera sans aucun doute de sa grande expertise financière dans les secteurs maritime et logistique.

En plus de consacrer l’importance de nos ports et de nos opérations logistiques, ce partenariat permettra à ARISE d’investir davantage dans ses activités à travers le continent », souligne Gagan Gupta, PDG d’ARISE.

À propos d’ARISE

ARISE est une entreprise panafricaine de solutions d’infrastructures et de logistique qui développe des écosystèmes conçus pour faire prospérer l’Afrique. Nous identifions les opportunités dans les chaînes de valeur commerciales et industrielles à travers le continent et nous concevons, finançons, construisons et exploitons les infrastructures nécessaires au développement des entreprises et à la réalisation de leur potentiel.

ARISE comprend aujourd’hui trois sociétés distinctes : ARISE Integrated Industrial Platforms (IIP), ARISE Ports & Logistics (P&L) et ARISE Infrastructure Services (IS).

Source : Financial Afrik

 

Le Président de la République reçoit le Président- Directeur Général du Groupe BP

Le Président de la République reçoit le Président- Directeur Général du Groupe BPAMI - Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, a reçu en audience ce soir à Londres, M. Bernard Looney, Président- Directeur général du Groupe British Petrolum (BP).

Les entretiens ont porté sur les perspectives de coopération entre notre pays et ce Groupe, et les moyens de promouvoir encore davantage ses investissements dans notre pays à la lumière des perspectives prometteuses pour la Mauritanie dans le domaine de l'énergie.

L'audience s’est déroulée en présence de M. Mohamed Ould Abdel Vettah, ministre du Pétrole, de l'Énergie et des Mines, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, directeur du cabinet du Président de la République et Son Excellence M. Isselkou Ould Ahmed Izidbih, ambassadeur de Mauritanie accrédité au Royaume-Uni.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

 

Transition vers la monnaie éco : les pays anglophones se rebiffent

Transition vers la monnaie éco : les pays anglophones se rebiffentLe Point Afrique - Les cinq pays anglophones de la Cédeao et la Guinée dénoncent comme « unilatérale » la décision des huit pays de la zone Franc de passer à l'éco sous peu.

Le Nigeria et plusieurs pays d'Afrique de l'Ouest, notamment anglophones, ont dénoncé ce jeudi 16 janvier à Abuja la décision prise par les huit pays de l'Uemoa majoritairement francophone de remplacer le franc CFA par l'éco, affirmant qu'elle n'était « pas conforme » au programme adopté récemment par l'ensemble de la région pour mettre en place une monnaie unique.

Une décision qui tranche avec l'enthousiasme affiché il y a quelques semaines par le Ghana et son président Nana Akufo-Addo.

Ce dernier avait même fait montre d'empressement en disant « au Ghana, nous sommes déterminés à faire tout ce que nous pouvons pour rejoindre les États membres de Uemoa dans l'utilisation de l'éco, car, selon nous, cela aidera à éliminer les barrières commerciales et monétaires » avait-il déclaré. Quant à la première économie de la région, le Nigeria a toujours affiché une certaine prudence. Plusieurs économistes et experts ont argumenté auprès du gouvernement nigérian afin qu'il prenne le leadership au sein de la Cedeao pour mener à bien l'adoption de la monnaie commune ouest-africaine.

« Pas conforme »

Dans tous les cas, les six pays de la Zone monétaire ouest-africaine (WAMZ) ont « noté avec préoccupation la déclaration visant à renommer unilatéralement le franc CFA en éco d'ici à 2020 », selon un communiqué publié à l'issue de cette rencontre extraordinaire entre les différents ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales.

La WAMZ est composée du Nigeria, du Ghana, du Liberia, de la Sierra Leone, de la Gambie et de la Guinée (Conakry), qui ne fait pas partie de la zone CFA. Ces pays estiment que « cette action n'est pas conforme aux décisions » de la Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest (Cedeao) en vue de « l'adoption de l'éco comme nom de la monnaie unique » de toute la région, dont l'idée est débattue depuis bientôt 30 ans.

Ils « réitèrent l'importance pour tous les membres de la Cedeao d'adhérer aux décisions de l'autorité des chefs d'État et de gouvernement de la Cedeao concernant la mise en œuvre de la feuille de route révisée du programme de monnaie unique ». Un sommet réunissant les chefs d'État de la WAMZ est prévu « bientôt » pour décider de la conduite à venir, précise le communiqué final.

Franc CFA : une fin qui interroge toujours


Huit pays francophones d'Afrique de l'Ouest, qui utilisent le franc CFA, avaient annoncé fin décembre leur décision de remplacer leur monnaie commune par l'éco et de rompre ainsi les liens très controversés avec la France, ancienne puissance coloniale, qui accueillait notamment la moitié de leurs réserves de changes en échange de la convertibilité du CFA avec l'euro.

L'annonce surprise avait été faite par le président ivoirien Alassane Ouattara lors d'une visite à Noël de son homologue français Emmanuel Macron, dont il est le principal allié politique dans la région, au lendemain d'un sommet de la Cedeao qui avait encouragé les efforts visant à mettre en place une monnaie unique ouest-africaine d'ici à juillet. Les réactions immédiates à ce moment qualifié d'« historique » avaient été mitigées côté anglophone, où l'on se méfie généralement d'une influence française aux relents postcoloniaux dans cette région.

Les pays anglophones ont pu voir, derrière ce changement de nom, une simple réforme du franc CFA, bien loin des ambitions initiales de monnaie unique qui rassemblerait toute l'Afrique de l'Ouest. Après l'annonce d'Abidjan, le Ghana s'était dit « déterminé » à faire tout son possible pour « rejoindre bientôt » les pays francophones, tout en les exhortant à renoncer à la parité fixe de l'éco avec l'euro, qui est maintenue, bien qu'elle soit très critiquée et que selon le projet original, la monnaie unique ouest-africaine ne devait être arrimée à aucune devise étrangère.

Bataille pour le leadership

C'était compter sans le Nigeria, poids lourd économique de la région – il pèse à lui tout seul près de 70 % du PIB de la Cedeao –, qui n'a jamais caché ses réticences au principe même d'une monnaie unique. Sa ministre des Finances, Zainab Shamsuna Ahmed, a répété à maintes reprises que les pays ouest-africains n'étaient pas prêts à une quelconque union monétaire, tant qu'ils ne respecteraient pas les critères de convergence : un déficit budgétaire n'excédant pas 3 %, une inflation à moins de 10 % et une dette inférieure à 70 % du PIB. Or, à ce stade, seul le Togo répond à ces exigences.

Pour Tokunbo Afikuyomi, du cabinet d'analyse économique Stears Business, basé à Lagos, la décision de rebaptiser le franc CFA en éco pourrait être une manière pour les pays comme la Côte d'Ivoire de « prendre le leadership régional » en sachant que le Nigeria ne suivrait pas. « À l'heure actuelle, le gouvernement nigérian n'a pas la volonté politique de mettre en place cet éco. Pour ce pays, cela signifierait perdre le contrôle de sa politique monétaire » avec la création d'une banque centrale d'Afrique de l'Ouest, explique le spécialiste à nos confrères de l'AFP.

Or, le géant pétrolier mène depuis plusieurs années une politique économique protectionniste qui va souvent à l'encontre de l'intégration régionale prônée par la Cedeao, comme on l'a vu avec la fermeture de ses frontières terrestres pour endiguer la contrebande de pétrole et de riz depuis cet été, qui asphyxie ses voisins. D'autre part, souligne Tokunbo Afikuyomi, rejoindre une union monétaire comporte potentiellement plus de risques que de bénéfices pour le Nigeria, pour qui les marchés des pays de la Cedeao représentent un intérêt limité par rapport au sien, avec 200 millions d'habitants.

« Si l'un de ces pays se retrouve en difficulté, c'est le Nigeria qui devra venir à sa rescousse, comme l'Allemagne et la France l'ont fait avec la Grèce » pour éviter une faillite de l'Union européenne, détaille l'analyste. « Et le Nigeria n'en a aucune envie. »

Par Le Point Afrique (avec AFP)
Source : Le Point Afrique (France)

 

Gaz naturel : l’Afrique pourrait fournir 20 % des besoins mondiaux d’ici 2025

Jeune Afrique - Après une décennie relativement calme, les exportations de gaz naturel africain ont de beaux jours en perspective, notamment grâce aux investissements colossaux réalisés au Mozambique. Dans son dernier rapport, la Chambre africaine de l’énergie fait un point sur les grands projets annoncés.

Dans son dernier rapport sur les perspectives énergétiques de l’Afrique pour 2020, la Chambre africaine de l’énergie, groupement interprofessionnel des métiers de l’énergie et des mines en Afrique, s’intéresse notamment au potentiel d’exportation du gaz naturel africain, dont les exportations sous forme liquéfiée vont fortement augmenter.

Les gigantesques découvertes réalisées au cours de la décennie passée au Mozambique, en Tanzanie, au Sénégal et en Mauritanie, ont révélé au total prêt de 200 TcF (trillion cubic feet) de réserves de gaz, soit suffisamment pour fournir les deux tiers de la demande mondiale actuelle durant vingt ans. Ceux à quoi s’ajoutent les 200 TcF de réserves prouvées au Nigeria.

Si en 2018 l’Afrique subsaharienne fournissait 10 % de la production globale de gaz naturel liquéfié (GNL), avec 28 millions de tonnes par an (mtpa), le cabinet d’analyse Akap Energy prévoit qu’en 2025, cette capacité de production africaine aura augmenté de 150 % pour atteindre 84 mtpa. Soit 15 à 20 % du marché mondial.

Une telle croissance sera conditionnée à l’investissement de plus de 75 milliards de dollars, dont les deux tiers doivent être injectés au Mozambique.

Cette perspective est rendue possible par le fait qu’après une pénurie de grands projets d’investissement pendant une dizaine d’années, le gaz africain suscite de nouveaux l’intérêt des grandes majors internationales comme Total, ExxonMobil ou Shell.

Les principaux investissements se concentrent sur la côte est du continent, en raison de la proximité des zones de productions avec les grands marchés d’importation asiatiques, et ce malgré des coûts élevés.

Centrales flottantes pour les pays moins dotés

Les 50 milliards de dollars qui doivent être engagés dans le GNL mozambicain entre 2017 et 2025 par Exxon et Anadarko (en cours d’acquisition par Total) en témoignent.

Ces projets de GNL mobilisent par ailleurs rapidement d’importants financements, à l’image du projet du champs gazier offshore sénégalo-mauritanien de Grand Tortue, découvert en 2015, qui pourrait entrer en exploitation en 2020, indique le rapport (2022 selon nos informations) grâce à un investissement de 10 milliards de dollars de BP et Kosmos Energy.

Enfin, si les investissements y sont moins importants, les pays ne disposant pas de réserves suffisamment conséquentes pour installer des centrales onshore s’engagent, à l’image du Cameroun, l’Éthiopie et de la Guinée-Équatoriale, dans l’utilisation de centrales flottantes de liquéfaction, avec des mises en production annoncées dès 2020. Avec encore une fois des majors de premier plan prêtes parmi les investisseurs.

Source : Jeune Afrique

 

 

Sénégal : l’exploitation du champ pétrolier reporté à 2023

Sénégal : l’exploitation du champ pétrolier reporté à 2023Sahara Médias - Le Sénégal a décidé de reporter à 2023 la production du premier baril de pétrole du champ SNE, situé sur les côtes en face de la capitale sénégalaise, selon des sources officielles sénégalaises.

Les mêmes sources justifient cette décision par un changement de stratégie adoptée par le Sénégal et ses partenaires, selon la société nationale pour les hydrocarbures PETROSEN.

La société sénégalaise a déclaré que la société australienne WOODSIDE, qui se charge de l’exploitation du champ en collaboration avec les équipes techniques sénégalaises, a décidé de changer la stratégie d’investissement en ce qui concerne la plateforme de production, de stockage et d’exportation.

La nouvelle stratégie prévoit l’achat de cette plateforme et non plus sa location comme cela était prévu lors de la première stratégie.

La société sénégalaise estime que la nouvelle stratégie a été adoptée afin de garantir les intérêts des populations sénégalaises et plus généralement une meilleure harmonisation économique du projet.

Au cours des dernières années d’importantes découvertes pétrolières et gazières ont été enregistrées.

On estime à un milliard de barils la réserve pétrolière du pays et à 1,100 milliards de M3 ses réserves en gaz naturel dont la quantité la plus importante se trouvant dans un champ commun avec la Mauritanie.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

 

"Compact with Africa", la réticence des investisseurs allemands

DW - Deux ans après le démarrage de ce projet, des réglages sont nécessaires pour rendre les pays africains concernés plus attractifs pour des investisseurs et développer leurs économies.

Ils ne sont que sept chefs d'État sur les 12 concernés à honorer de leur présence à cette deuxième rencontre avec Angela Merkel sur les investissements en Afrique.

Ce rendez-vous est l'occasion pour la chancelière allemande de revenir sur un certain nombre d'initiatives pour soutenir l'investissement privé en Afrique, notamment le fonds d'investissement d'un milliard d'euros engagé par Berlin pour soutenir des projets d'entreprises allemandes et africaines.

Á cela s'ajoutent les nombreux partenariats engagés avec des pays comme le Ghana, la Tunisie et la Côte d'Ivoire.

Même si ces initiatives sont timides dans d'autres pays, elles permettent au " Compact with Africa " d'y prendre corps.

C'est le cas du Togo qui a bénéficié de l'intervention de certaines petites et moyennes entreprises dans le domaine des énergies renouvelables. Komi Sélom Klassou, Premier ministre togolais représentant du Président Faure Gnasingbé à cette rencontre estime que : "le Compact with Africa" est une opportunité beaucoup plus pour le Togo".

Il explique que le "secteur privé national aura un dynamisme en travaillant avec leurs homologues, notamment Allemands qui ont une expérience avérée."

Elargissement du "Compact with Africa"

Ouvrir le projet à d’autres pays africains, c’est le souhait de Moussa Faki Mahamat, président de la Commission de l'Union africaine.

"Douze États sur une cinquantaine, ce n'est pas suffisant. Est-ce que ce ne sont pas les conditionnalités qui limitent les autres États à pouvoir faire partie de cet important projet? Il faut reconnaitre que les États africains ne sont pas dans les mêmes conditions pour des raisons évidentes", explique Moussa Faki Mahamat.

Appels à l’endroit des entreprises germaniques

Plusieurs personnalités dans leurs interventions sont revenues sur les différents facteurs de réticence des certaines entreprises allemandes à s'engager sur le continent africain.

Occasion également pour le Président ghanéen de présenter la situation des fèves de cacao de la Côte d'Ivoire et du Ghana sur le marché mondial.

Nana Akufo-Addo annonce "la décision consciente de nous éloigner de la situation où nous ne sommes plus que des exportateurs et des producteurs de matières premières pour nous tourner vers la montée en puissance de la chaîne de valeur dans nos propres pays".

À terme, "Compact with Africa" veut améliorer les relations économiques entre les pays africains et l'Allemagne. Berlin place cet objectif sur "la transparence et la confiance".

Par Rodrigue Guézodjè
Source : Deutsche Welle (Allemagne)

 

 

La BAD augmente son capital de 125% à 208 milliards de dollars pour «accélérer» les agendas 2030 et 2063

La BAD augmente son capital de 125% à 208 milliards de dollars pour «accélérer» les agendas 2030 et 2063C’était l’un des dossiers les plus chauds de la Banque africaine de développement (BAD) ces deux dernières années. Finalement, les 80 pays membres réunis pour la cinquième session extraordinaire du conseil des gouverneurs ont approuvé ce 31 octobre l’augmentation de 125% du capital général de la BAD, passant ainsi de 93 milliards à 208 milliards de dollars. Cet argent servira à financer les objectifs de développement du Continent.

« Nous n'avons que 10 ans avant l'échéance des ODD [Objectifs de développement durable en 2030, ndlr]. Nous ne pouvons pas accepter que l'Afrique n'atteigne pas ses objectifs », a martelé Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) en conférence de presse jeudi soir à Abidjan.

C'est cette urgence qui justifie, a-t-il souligné, le timing de la septième opération d'augmentation du capital de la BAD. Réuni en session extraordinaire ce 31 octobre, le conseil des gouverneurs a en effet approuvé une augmentation de 125% du capital général, passant ainsi de 93 milliards de dollars à 208 milliards de dollars, soit 115 milliards de dollars supplémentaires. La plus importante augmentation de capital de toute l'histoire de la BAD.

« C'est un moment historique pour une décision historique. [...] L'augmentation générale du capital se répercutera dans le monde entier. Cela nous aidera à faire un grand pas en avant pour l'Afrique », a déclaré Akinwumi Adesina, président de la BAD.

Après deux ans de pourparlers

Cette décision est l'aboutissement de deux longues années de pourparlers entre Rome (Italie), Washington (Etats-Unis), Malabo (Guinée équatoriale) et Charm el-Cheikh (Egypte). L'objectif de départ était de doubler la capacité financière de la BAD afin qu'elle puisse davantage appuyer le développement des économies africaines.

A Abidjan, les 80 pays membres de l'institution se sont retrouvés pour décider. Il a été révélé qu'un pays comme le Canada a apporté 1,1 milliard de dollars supplémentaires, tandis que la Suède en a misé 500 millions de dollars supplémentaires.

Le Chef de l'Etat ivoirien Alassane Ouattara, présidant la cérémonie de lancement des travaux à huit clos du conseil des gouverneurs, a insisté sur le rôle qu'une institution telle que la BAD joue dans l'essor économique et social du Continent, dans un contexte de « défis d'ordre économique, sécuritaire et climatique ».

« L'une des clés du succès de ces ambitions légitimes réside dans la capacité des pays africains à mobiliser des ressources financières suffisantes et à les utiliser de façon efficiente pour réaliser la transformation structurelle de nos économies, et mettre en place les conditions d'une croissance durable et inclusive. » Alassane Ouattara.

La BAD estime que toutes les parties prenantes du développement du Continent -institutions, Etats, secteurs privés...- devraient « accélérer » leur action en vue de concrétiser non seulement l'agenda 2030 des Nations Unies, mais aussi l'agenda 2063 de l'Union africaine (UA).

Pour rappel, l'action de la BAD est structurée autour de cinq priorités : électrifier, nourrir, industrialiser, intégrer l'Afrique et améliorer la qualité des vies des populations. « Si nous arrivons à concrétiser ces cinq priorités, l'Afrique aura réalisé 90% des ODD et 90% de l'agenda 2063. D'où l'importance de disposer des moyens nécessaires », a fait remarquer Adesina.

La BAD s'attend, par ailleurs, à ce que l'augmentation de son capital conforte son rating AAA, lui conférant « une plus grande stabilité dans les années venir », pour remplir aisément sa mission. « La Banque aura plus de ressources que jamais auparavant. Nous aurons ainsi la possibilité de réaliser de plus grands projets », a souligné Adesina.

Des fonds pour des projets transformateurs

Les 115 milliards de dollars mobilisés auprès des actionnaires de la BAD seront déployés au fur et à mesure à partir de 2020, selon les précisions de Bajabulile Swazi Tshabalala, vice-présidente pour la Finance et directeur des finances.

La BAD a déjà identifié des projets clé qui bénéficieront de ses nouveaux fonds propres, notamment l'Initiative Desert to Power qui, promise pour être la plus grande zone solaire au monde, permettra à 250 millions de personnes dans le Sahel d'accéder à l'énergie.

Tous les grands projets, notamment infrastructuraux et agro-industriels qui permettront également une implémentation facilitée et efficace de zone de libre-échange continental (Zlec), sont une priorité, Akinwumi Adesina a notamment cité l'autoroute Lagos-Abidjan. La BAD s'engage également à « aider les pays à créer des zones spéciales de transformation agro-industrielle qui transforment et ajoutent de la valeur aux produits agricoles ».

La Banque entend également doubler sa mise pour le financement climatique à 25 milliards de dollars d'ici 2025. L'autonomisation des femmes constitue également une priorité. Ainsi, 3 milliards de dollars supplémentaires seront consacrés à la mise en œuvre de l'Action financière positive pour les femmes en Afrique (AFAWA).

Accent sur le secteur privé

De plus en plus, la BAD insiste sur la nécessité de propulser le secteur privé et favoriser la construction d'environnement des affaires propices à l'affluence des entreprises et investisseurs. Ainsi, la Banque entend davantage accompagner les PME africaines, particulièrement celles versées dans la technologie et les petites et moyennes industries (PMI). « Nous ne pouvons pas continuer à exporter les matières premières. Nous devons développer des chaines de valeur.

L'expérience a montré que les pays qui ne font qu'exporter les matières premières sont soumis à la volatilité des prix et finissent par s'appauvrir. Or ceux qui s'orientent vers la transformation s'enrichissent », a remarqué Adesina, soulignant « l'exemple » de la Côte d'Ivoire et du Ghana qui porte désormais cette ambition pour leur cacao.

Pour davantage engager le secteur privé dans l'essor du Continent, la BAD a lancé l'année dernière le Forum pour l'investissement en Afrique. La seconde édition se tiendra du 11 au 13 novembre prochain à Johannesburg, en Afrique du Sud.

Et la Banque compte sur cette plateforme pour davantage fédérer les secteurs privés d'Afrique et d'ailleurs autour des objectifs de développement du Continent.

Par DNES à Abidjan, Ristel Tchounand
Source : La Tribune Afrique (France)

Pétrole/Gaz : ‘’Ce qui nous a amené à dialoguer avec Kosmos Energy’’ (Bp)

Pétrole/Gaz : ‘’Ce qui nous a amené à dialoguer avec Kosmos Energy’’ (Bp)Le méga projet de Grand Tortue, qui doit faire du Sénégal et de la Mauritanie des producteurs de Gaz dans trois ans, est actuellement en plein développement. C’est du moins ce qu’a annoncé Jonathan Evans, vice-président de Bp exploration chargé des nouveaux projets en Afrique.

Celui-ci, dans un entretien accordé à Jeune Afrique et publié dimanche passé, a fait état de la volonté de Bp d’investir plus d’un milliard de dollars, soit plus de 500 milliards de nos francs. Mais il a aussi a évoqué les raisons qui ont conduit Bp à dialoguer avec Kosmos Energy, découvreur du méga gisement de Grand-Tortue.

Il est ressorti des propos de M. Evans que ‘’le géant Bp qui le pilote entend s’appuyer sur cette nouvelle base africaine pour rattraper ses grands concurrents Shell et Total qui parient comme lui sur une explosion du marché du Gaz naturel liquéfié (Gnl).

Après avoir racheté la majorité des parts du projet à l’américain Kosmos Energy en décembre 2016, le découvreur de gisement, la major britannique prévoit d’investir plus de 1 milliard de dollars pour la première phase du projet et plusieurs autres milliards de dollars pour les suivantes, sur une durée d’exploitation de 30 ans.

Des sommes énormes en jeu qui alimentent les espoirs et les fantasmes à Dakar et à Nouakchott, où les gouvernements entendent profiter du boom gazier’’.

Celui-ci a appelé les deux pays (Mauritanie/Sénégal) à ‘’aussi éviter la ‘’malédiction des matières premières’’ qui affecte souvent les nouveaux pays producteurs et dont les symptômes sont la dépendance au secteur extractif et à la mauvaise gouvernance’’

Plus de 500 milliards de francs à investir entre le Sénégal et la Mauritanie

Cette région, est selon M. Evans, ‘’amenée à devenir une nouvelle base pour Bp." D’ici à une dizaine d’années, sa production dépassera celles de nos deux bases africaines historiques : l’Egypte, où nous avons une production importante depuis 55 ans essentiellement gazière aujourd’hui ; et l’Angola, où nous nous sommes installés voici 30 ans, mais dont la production d’huiles décline, car issue de champs vieillissants.

Parlant des raisons qui ont emporté l’adhésion de l’état-major de Bp pour investir plusieurs milliards de dollars dans deux nouveaux pays novices de l’industrie pétrolière, il a évoqué une volonté de créer une sorte d’équilibre dans la répartition de ses productions.

‘’Quand nous avons repris le projet de Grand-Tortue, en décembre 2016 nous étions à la recherche de nouveaux réservoirs de gaz. Bp a pour objectif de parvenir d’ici à 5 ans à une répartition de sa production à 60% gazière et à 40% pétrolière. Nous sommes actuellement au milieu du chemin, avec une production à peu près équivalente en gaz et en pétrole.

L’acquisition de l’américain Amoco, au début des années 1990, avait apporté à Bp d’importants actifs gaziers, notamment aux Usa et en Indonésie, mais il nous fallait mettre au jour d’autres gisements.

Au début de la décennie 2010, les équipes d’exploration de Bp, dont je fais partie ont donc regardé avec attention des opportunités de développement de production gazière dans les régions mal ou pas explorées, et notamment au Sénégal et en Mauritanie.

Cela nous a amené à dialoguer avec Kosmos Energy, découvreur du méga gisement de Grand-Tortue, recelant 15 Tcf (Trillon cubic feets, milliers de milliards de pieds cubes), une taille remarquable. Nous avons étudié les possibilités autour de cette découverte, repris la majorité des parts entre 2016 et 2017, et nous en pilotons le développement opérationnel aujourd’hui’’.

Source : DakarActu

 

 

Air Sénégal ajoute la Mauritanie, le Maroc et le Nigeria à son réseau

Air Sénégal ajoute la Mauritanie, le Maroc et le Nigeria à son réseau Agence Ecofin - Air Sénégal poursuit l’expansion de son réseau régional. La compagnie nationale sénégalaise a annoncé le lancement, dès le mois prochain, de trois nouvelles lignes africaines.

La première, programmée à partir du 25 novembre 2019, reliera Dakar à Nouakchott, à raison de cinq vols par semaine (lundi, mercredi, jeudi, vendredi et dimanche). Les liaisons entre les deux capitales seront assurées en ATR72.

L’axe Dakar-Casablanca quant à lui sera opérationnel à partir du 3 décembre 2019. La liaison quotidienne à destination de la ville marocaine sera exploitée en Airbus A319.

La dernière route, prévue dès le 19 décembre 2019, partira de Dakar pour Abuja en passant par Niamey. La rotation entre les capitales respectives du Sénégal, du Niger et du Nigeria se fera aussi en Airbus A319, à raison de trois vols hebdomadaires (lundi, mercredi et vendredi).

En se déployant sur ces marchés, Air Sénégal aide à booster les relations transsahariennes, surtout économiques, sur l’axe Sénégal-Mauritanie-Maroc.

La forte diaspora sénégalaise vivant dans ces deux pays justifie largement l’opportunité de cette route ; c’est aussi le cas sur le corridor Dakar-Abuja, qui rapproche encore plus le Sénégal et le Nigeria, son deuxième partenaire économique en Afrique après le Mali.

Romuald Ngueyap
Source : Agence Ecofin

 

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BAD

G5 Sahel: contribution de 267 millions de dollars de la BADLe360 Afrique - Institution financière multinationale de développement, dont l’objectif est de contribuer aux progrès et à l’émergence des Etats, la Banque africaine de développement (BAD), entend pleinement participer aux actions de stabilisation du Sahel par la réalisation d’actions concrètes dans le domaine de l’économie.

Ainsi, la BAD dont Abidjan (Côte d’Ivoire) abrite le siège, va contribuer à la réalisation des projets du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel à hauteur de 267 millions de dollars.

Une révélation faite par le Directeur Général du Bureau Régional Développement et Prestations Services pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi.

Ce responsable régional s’exprimait dans le cadre d’une réunion de suivi des annonces du «Groupe de Nouakchott» visant à faire le point sur la mobilisation des ressources suite aux engagements en faveur des projets du PIP.

Nouakchott a abrité une réunion entre le G5 Sahel et ses partenaires, axée sur le financement du Programme d’Investissement Prioritaire (PIP) du G5 Sahel, le 6 décembre 2018. Une rencontre à l’issue de laquelle les différents partenaires ont annoncé des contributions à hauteur de 2,4 milliards d’euros.

Le PIP du G5 Sahel repose sur 4 axes stratégiques: Défense et Sécurité, Gouvernance, Infrastructures, Résilience et Développement.

La BAD est favorable à une approche régionale de mobilisation des partenaires et une synergie visant une bonne répartition des investissements.

Ainsi les projets financés par l’institution panafricaine dans l’espace du G5 Sahel concernent, selon Mohamed El Azizi, les axes stratégiques résilience et développement, et les infrastructures. Il s’agit, pour le Burkina Faso, d’un projet de renforcement à la résilience face à l’insécurité alimentaire, le projet "Désert To Power", un programme de restauration des terres dégradées pour la stabilisation des populations rurales dans leur territoire.

Au Mali «les actions portent sur un programme intégré de développement pour l’adaptation au changement climatique dans le bassin du fleuve Niger (un projet régional partagé avec le Niger), le projet régional Désert To Power/Mali.

En Mauritanie, un projet d’appui à la transformation agricole dans la vallée du fleuve Sénégal, qui va contribuer à la sécurité alimentaire, fixer les populations dans leur territoire et créer plusieurs centaines d’emplois permanents».

Il y a également un projet de financement du secteur de l’élevage au Tchad.

La BAD est à l’origine d’une série de grandes initiatives panafricaines dans le domaine du développement au cours des dernières années, à l’image du projet «Désert To Power» annoncé le week-end dernier à l’issue d’un sommet des chefs d’états du G5 Sahel, tenu à Ouagadougou, le week-end dernier.

Le G5 Sahel est une organisation sous-régionale dédiée à la lutte contre le terrorisme et à la coordination des efforts de développement, dont les pays membres sont le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

 

Energies : le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de GNL

Energies : le Sénégal expérimente la génération d’électricité à base de GNLLa Tribune Afrique - Le Sénégal s’est doté d’une centrale flottante génératrice d’énergie à base de GNL couvrant près d’un sixième de ses besoins. L’ouvrage est un composant du projet d’exploitation pétrolière Grand Tortue Ahméyim (GTA) et une nouvelle étape dans son plan de développement d'un mix énergétique.

Le Sénégal expérimente la génération d'électricité à base de gaz naturel liquéfié (GNL). Dès octobre 2019, le navire turc de production d'électricité Ayşegül Sultan, qui a déjà pris la direction des eaux sénégalaises, devrait y produire 235 MW. Ces volumes couvrent 15 % des besoins en énergie de ce pays d'Afrique de l'Ouest d'environ 16 millions d'habitants.

La centrale flottante du navire de la société turque Karpower, filiale du producteur d'énergie Karadeniz Holding, est le premier projet de génération d'électricité à partir de GNL en Afrique, a annoncé le groupe dans un communiqué le dimanche dernier.

Sur une période transitoire de six mois, la production se fera à base de carburant de transition. La génération d'électricité au Sénégal à partir du GN devrait débuter au cours du deuxième semestre de l'année 2020, avec du GNL importé.

Le gaz sénégalais pour faire du GNL

Le projet s'inscrit dans le cadre de l'exploitation gazière offshore Grand Tortue Ahmeyim (GTA), un gisement à cheval entre le Sénégal et la Mauritanie qui devrait entrer en production au cours de la période 2022-2023. Le GNL sera importé jusqu'au démarrage de la production locale de gaz.

«Le GNL est une composante de GTA. Le projet a fait l'objet d'une étude d'impact qui a permis d'appréhender les implications potentielles et de préconiser des mesures encadrant toutes les phases de sa production», explique Sanou Dakono, juriste, environnementaliste à la Division des évaluations d'impact sur l'environnement du ministère de l'Environnement et du développement durable au Sénégal.

Avant le projet l'Ayşegül Sultan, la société turque Karpowership -présente au Ghana- a annoncé sa prochaine implantation au Mozambique et lorgne des pays comme la Guinée-Bissau, la Gambie, le Soudan, la Sierra Leone ou encore la Zambie. Leader dans son domaine d'activités, la compagnie turque est présente dans 10 pays et exploite 22 centrales électriques.

Vers un mix énergétique au Sénégal

L'énergie générée par le GNL devrait aider le Sénégal à accélérer la couverture de ses besoins énergétiques. En 2016, la Banque mondiale a estimé que 65% des Sénégalais avaient accès à l'électricité, faisant du pays un leader régional en matière d'électrification.

La demande en hausse combinée à la capacité de production limitée des infrastructures avait conduit à des coupures intempestives d'électricité -due à cette hausse de la demande- qui deviendront moins fréquentes à partir de 2012.

Le pays a misé -sous la houlette de la Société nationale d'électricité (Senelec)- sur le Plan stratégique de la Senelec à l'horizon 2020, baptisé Yessal. ("rénover", "transformer", "reconstruire", dans la langue locale).

Au Sénégal, la Société africaine de raffinage (SAR) assure l'approvisionnement du marché domestique sénégalais en hydrocarbures. Le projet de la centrale énergétique flottante à partir du GNL s'inscrit dans un vaste programme dans lequel le pays compte associer les énergies fossiles aux renouvelables pour couvrir sa demande intérieure en énergie et exporter dans la sous-région.

Le Sénégal projette de construire une deuxième raffinerie, une centrale en charbon et totalisait début 2018 près de quatre centrales photovoltaïques d'une capacité de 102 MW.

Source : La Tribune Afrique

 

 

G5 Sahel : projet d'un chemin de fer transsahélien

G5 Sahel : projet d'un chemin de fer transsahélienMauriweb - A Ouagadougou, au Burkina-Faso, une étude de faisabilité du projet a été lancée le 6 septembre. Il s'agit là d'une étape vers la réalisation d’un chantier qui devrait relier cinq pays du Sahel, à savoir la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad.

Les chefs d’Etat du G5 Sahel avaient décidé, lors de leur premier sommet ordinaire de novembre 2015, à N’Djamena, au Tchad, la construction d'un chemin de fer, le "Transsahélien", pour relier les cinq pays de la région. L’idée a été inscrite dans le Programme d’investissement prioritaire dont la première phase couvre la période 2019-2021 et contient quarante projets structurants et à impact rapide.

" Nul besoin de rappeler à quel point le développement des infrastructures ferroviaires est capital pour le désenclavement de nos vastes territoires, enclavés et surtout pour les pays de l’hinterland (Niger, Mali, Burkina Faso, Tchad).

La mise en œuvre du Transsahélien permettra surtout de mettre en réseau les cinq pays de manière plus dynamique, condition indispensable pour envisager la mise en valeur du riche potentiel de son espace", a déclaré le ministre des Transports, de la mobilité urbaine et de la sécurité routière du Burkina-Faso, Vincent Dabilgou.

Le développement des routes est capital pour amorcer le développement qui est également et surtout une arme pour lutter contre l’insécurité, la raison principale qui a prévalu à la mise en œuvre du G5 Sahel. "Les chefs d’Etat ont compris qu’on ne peut pas aboutir à un espace de paix, si on ne s’attaque pas aux problèmes réels du développement.

L’insécurité est nourrie par la pauvreté et vice versa. C’est un projet qui va nous permettre de relier espace de sécurité et espace de développement", a ajouté le ministre des transports.

" Face au contexte actuel de plus en plus changeant au sein duquel cohabitent aussi bien des facteurs d’instabilité que des opportunités liées au terrorisme et à la mondialisation, la marge de manœuvre pour relever de tels défis se décline en termes d’intégration des réseaux d’infrastructures ", a expliqué Mikaïlou Sidibé, expert en infrastructures au G5 Sahel.

L’étude de faisabilité est prévue pour une durée d'environ dix mois, une étape préalable qui devra fournir les arguments utiles dans la mobilisation des financements pour les travaux futurs.

Cette phase permettra, entre autres, de définir la structure des liaisons ferroviaires existantes et décrire les tracés possibles, les conditions topographiques, géologiques et autres conditions d’environnement et préciser les points de départ et d’arrivée ainsi que les localités traversées; d' établir un diagnostic général des conditions actuelles de transport des biens et des personnes dans l’espace G5 Sahel; de proposer une estimation sommaire des coûts d’investissent requis et un mécanisme de financement du projet.

Aujourd'hui, le tracé sommaire disponible est à 5000 km, en tenant compte des sections de rails qui existent dans certains pays. "C’est la première fois que cinq pays se mettent ensemble pour un aussi grand projet, la pression est grande, il y a l’insécurité. On ne peut pas ramener la paix seulement par la guerre, par les militaires.

Il faut qu’on crée un espace de développement économique et social. Nous sommes accompagnés par des partenaires. Cette étude, dès qu’elle va se terminer, nous allons lancer une conférence des bailleurs des fonds", a plaidé Vincent Dabilgou.

Source : Mauriweb (Mauritanie)

 

 

Exploitation du Gaz de Grand Tortue AHMEYIM entre le Sénégal et la Mauritanie : Le Français Nexans arrive

Exploitation du Gaz de Grand Tortue AHMEYIM entre le Sénégal et la Mauritanie : Le Français Nexans arriveLa Vie Senegalaise - Ça ronronne a priori, mais le projet gazier du Nord, Grand Tortue Ahmeyim (Gta), connait des avancées. Acteur mondial de l’industrie du câble, le Français Nexans s’invite dans la partie via un contrat signé avec l’Américain Mc Dermott, ce mercredi 28 août, apprend-on d’un communiqué du groupe depuis La Défense, à Paris.

Nexans s’est vu attribuer un contrat pour la fourniture d’environ 100 km d’ombilicaux et d’accessoires sous-marins pour le projet de gaz naturel aussi appelé Greater Tortue Ahmeyim, au large de la Mauritanie et du Sénégal. Aux termes du contrat, Nexans fournira des services de gestion d’approvisionnement, d’ingénierie, de activités de fabrication et de test pour les ombilicaux et le matériel auxiliaire.

Les câbles électriques et les fibres optiques seront fabriqués à l’usine de Nexans Norway, à Rognan, et les ombilicaux seront développés, fabriqués et testés chez Nexans Norway, dans son unité spécialisée à Halden.

La livraison aura lieu en 2021, alors que le ‘‘first gas’’ est annoncé pour le premier semestre de 2022. Vincent Dessale, le vice-président directeur des systèmes sous-marins et terrestres chez Nexans, s’est réjoui de cette nouvelle :

‘‘Le contrat Greater Tortue Ahmeyim revêt une importance stratégique pour Nexans de maintenir une position sur le marché dans la région ouest-africaine et faire partie d’un nouveau développe- ment de gaz ultra-profond. Il met en évidence notre volonté continue de développer des solutions compétitives pour des développements complexes sur le terrain.’’

En mars dernier, l’opérateur leader pour le projet gazier du Nord, British Petroleum (Bp), 61 % des parts, avait attribué des contrats à McDermott International et Baker Hugues portant sur des équipements dans la fourniture et la pose de conduites, ombilicaux et structures sous-marines (Surf) ainsi que des équipements pour systèmes de production sous-marins (Sps).

A peine plus d’un trimestre plus tard, en juillet, le major britannique avait annoncé que le puits Gta-1, situé dans la zone de développement d’uni- tés de Greater Tortue, a rencontré environ 30 mètres de charge nette de gaz dans le réservoir de haute qualité.

McDermott est une société américaine fournisseur de solutions technologiques, d’ingénierie et de construction destinées au secteur de l’énergie, spécialisée dans la conception et la construction d’infrastructures et de solutions technologiques, de la tête de puits au réservoir de stockage, pour le transport et la transformation du pétrole et du gaz en produits dérivés.

Le 29 juillet dernier, les résultats de l’Américain faisaient état d’une perte de 61 millions de dollars pour le deuxième trimestre de 2019, malgré un chiffre d’affaires de 2,1 milliards de dollars.

Une semaine plus tôt, le groupe français Nexans avançait, de son côté, une perte d’exploitation de 54 millions d’euros à la fin du premier semestre de 2019, alors qu’à la même période de 2018, il avait engrangé des revenus de 91 millions d’euros.

Le champ du Gta est situé à environ 120 km au large des côtes mauritaniennes et sénégalaises chevauchant la frontière maritime, à 2 850 m de profondeur. Le système sous-marin comprend un total de 4 puits au premier gaz, regroupés dans un centre de forage.

La première extraction de gaz dans le cadre du projet devrait survenir dans le premier semestre de 2022, et cette phase 1 du développement passera ensuite à celle plus avancée de conception et de construction, avec l’attribution de contrats d’ingénierie, d’approvisionnement, de construction et d’installation (Epci). L’exécution de cette partie du projet devrait démarrer dans ce premier trimestre.

En outre, Gta produira du gaz pro- venant d’un système sous-marin en eaux profondes et d’une unité flot- tante de production, de stockage et de déchargement mi-profonde, qui traitera cette ressource et en éliminera les composants lourds en hydrocarbures.

Le gaz sera ensuite transféré vers une installation flottante de gaz naturel liquéfié (Flng) dans un centre innovant sur le littoral, à la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal.

Le système de production est relié à environ 70 km jusqu’à une unité de stockage et déchargement de production flottants amarrée et positionnée au bord du plateau dans des profondeurs d’eau de 100 à 120 m.

Le Fpso entreprend un prétraitement du gaz avant son exportation sur une distance de 35 km vers un hub proche du littoral et un terminal où le gaz est liquéfié et déchargé aux méthaniers.

Le total des ressources en gaz dans le champ est estimé à 15 trillions de pieds cubes. Ce projet est le premier d’envergure dans le secteur du gaz à avoir eu sa décision d’investissement final (Fid) en décembre 2018. Il devrait fournir du Gnl destiné à l’usage domestique en Mauritanie et au Sénégal ainsi qu’à l’exportation mondiale.

Source : EnQuete
Source : La Vie Senegalaise

 

Sénégal : le très attendu rapport pétrole et gaz

Sénégal : le très attendu rapport pétrole et gazFinancial Afrik - 160 pages. Le rapport sur le secteur pétrolier et gazier du Sénégal qui sera dévoilé en marge de la conférence annuelle au Cap (9-11 octobre 2019) est très attendu par les opérateurs du secteur.

Le document réalisé par Africa Oil & Power fait un zoom sur le nouveau code pétrolier du Sénégal, les le local content et l’approche inclusive de la gestion du secteur à travers le Cos petrogazier. Le rapport tourné investisseurs donne la parole entre autres, à Mahamadou Makhar Cissé, ministre du Pétrole et de l’Energie et au top management des compagnies pétrolières.

«C’est le rapport le plus exhaustif jamais mené sur le secteur pétrolier du Sénégal», déclare Guillaume Doane, CEO de Africa Oil Power, qui salue l’équilibre entre intérêts du pats et intérêts des investisseurs qui caractérise l’approche sénégalaise. Pays pétrolier depuis 2014, le Sénégal a réussi à boucler son arsenal législatif en la matière en cinq ans.

En plus des recettes attendues, les entreprises du pays devront tirer les bienfaits de la loi sur le local content sur toute la chaîne de valeur Pétro-gazière, de l’up-stream au down stream.

C’est certainement pour tous ces efforts que le président sénégalais, Macky Sall, a été désigné à l’unanimité pour recevoir le prestigieux prix « Homme de l’année » lors de la conférence. « Sur un continent où les conflits frontaliers ont freiné le développement des ressources en mer, le président Macky Sall insiste sur un résultat plus productif.

Il a travaillé avec son homologue mauritanien, S.E. Mohamed Ould Abdel Aziz, pour obtenir un accord visant à développer conjointement des ressources offshore dans l’intérêt mutuel des deux pays », a déclaré Jude Kearney, ancien sous-secrétaire adjoint aux industries de service et aux finances du département du Commerce des États-Unis sous l’administration Clinton et actuellement président de Kearney Africa Advisors.

Cette forme d’accord représente la meilleure pratique pour le développement de ressources transfrontalières et, dans ce cas particulier, est basée sur l’accord historique de Frigg conclu en 1976 entre le Royaume-Uni et la Norvège.

Cette affaire a montré que, lorsque les dirigeants travaillent ensemble, des ressources peuvent être développées de manière pacifique au profit des populations des deux pays.

« L’accord entre la Mauritanie et le Sénégal a ouvert la voie au développement du champ de la Tortue grâce à l’unification transfrontalière, avec une répartition initiale des coûts, de la production et des revenus 50/50 ainsi qu’un mécanisme pour les futures déterminations d’équité fondées sur la performance sur le terrain. Cela demande du leadership, de la vision et de la prévoyance », a poursuivi Kearney.

Le dernier récipiendaire du prix «Homme de l’année», était le Secrétaire général de l’Opep, le nigérian Mohammed Sanusi Barkindo, un homme qui a fait sens de son leadership pour guider le cartel pétrolier dans l’une de ses périodes les plus turbulentes, marquée par une baisse soutenue du prix du pétrole et une perte de part de marché mondiale.

Source : Financial Afrik

 

Ghana et Côte d'Ivoire suspendent leurs ventes de cacao

La Côte d'Ivoire et le Ghana, les deux premiers producteurs mondiaux de cacao, suspendent leur vente jusqu’à nouvel ordre pour le cacao qui sera récolté en octobre 2020. Les deux pays essaient ainsi d’obtenir des marché un prix plancher. Objectif affiché : mieux rémunérer les producteurs.

Deux jours de discussions entre acteurs de la filière à Accra au Ghana et un bras de fer. Bras de fer engagé entre d’une part les deux principaux producteurs de cacao, deux tiers de la production mondiale, et d’autre part les marchés.

Objectif : obtenir un prix plancher. Les acteurs se sont entendus sur le seuil de 2 600 dollars la tonne. Une nouvelle réunion pour fixer les modalités précises est convoquée pour le 3 juillet à Abidjan.

Concrètement, pour faire pression sur les marchés, la Côte d’Ivoire et le Ghana suspendent jusqu’à nouvel ordre la vente du cacao qui sera récolté lors de la campagne 2020-2021. Il faut savoir que 80% de la récolte est vendu avant le début de chaque campagne.

L’objectif affiché est de mieux rémunérer les producteurs. Aujourd’hui, en Côte d’Ivoire, le prix bord-champ fixé à titre indicatif par l’État à 750 F CFA le kg cette année, n’est pas respecté.

Il se situe en réalité plutôt entre 500 et 700 F CFA le kg selon Kanga Koffi, président de l’Association nationale des producteurs de cacao de Côte d’Ivoire, l’ANAPROCI, et par ailleurs très réservé sur l’issue des discussions d’Accra : « En général, la hausse des cours reste entre l’acheteur et l’exportateur. On attend de voir quelle sera l’impact réel sur le terrain pour les producteurs. »

Selon Kanga Koffi, compte tenu des charges, officielles ou officieuses, qui pèsent sur les producteurs ivoiriens, un prix décent se situerait autour de 1000 F CFA le kg.

Source : RFI

 

Restructuration de Tunisair : suppressions de postes et vols low-cost en perspective

Le Conseil des ministres du 20 mai a validé le programme de restructuration de la compagnie nationale tunisienne annoncé depuis près de deux ans, qui prévoit le départ de 1 200 salariés au cours des trois prochaines années et des investissements pour le renouvellement de la flotte.

Acculé par la dette, les insuffisances matérielles et les retards de Tunisair, le conseil des ministres tunisien a adopté, lundi 20 mai, le programme de réforme de la compagnie aérienne nationale – annoncé depuis août 2018 -, excluant toute privatisation de la compagnie. Hichem Ben Ahmed, ministre du Transport, à précisé le lendemain, sur les ondes de la radio tunisienne Express FM, que ce programme de restructuration courrait sur une période de cinq ans.

Sur le plan social, le programme prévoit qu' »avec l’accord de l’UGTT [Union générale tunisienne du travail], 1 200 salariés quitteront la société Tunisair dans les trois ans à venir », a indiqué le ministre. Un plan de licenciements prévu depuis près de deux ans, mais toujours suspendu jusque-là, faute d’aide financière du gouvernement pour son exécution.

Cette réduction du personnel correspond à 15 % des 7 800 employés de la compagnie. Elle vise a résorber les pertes cumulées de la compagnie, qui se chiffraient à 500 millions de dinars en 2017. Celles-ci s’expliqueraient, selon la direction de Tunisair, par des recrutements massifs entre 2011 et 2012, notamment du fait de la réintégration des sociétés de catering et de handling au sein de l’entreprise.

Un plan estimé à 375 millions d’euros

Ce même matin, Ilyes Mnakbi, PDG de Tunisair, invité à la radio Shems FM, a précisé que la réforme de la compagnie nécessiterait 1,3 milliard de dinars (375 millions d’euros) d’investissements – une somme que l’État serait incapable de lui procurer. En revanche, il a indiqué que 170 millions de dinars seront débloqués par la compagnie pour indemniser les 400 salariés qui devront quitter Tunisair chaque année pendant trois ans.

« Tunisair va prendre en charge [leurs] prestations sociales jusqu’à leurs 62 ans. Les agents concernés par le départ seront sélectionnés par la compagnie », a indiqué le PDG.  L’UGTT quand à elle ne s’est pas encore exprimée.

À court terme et sur le plan matériel, le programme gouvernemental prévoit que l’État se porte garant pour permettre à Tunisair d’emprunter 50 millions de dinars dans les prochaines semaines, afin de réparer ses avions et d’éviter les retards, a indiqué le ministre du Transport.

Une subvention sera aussi accordée à Tunisair pour louer deux avions (en plus de la trentaine qu’utilise la compagnie) en vue de la prochaine saison estivale et il y aura des vols supplémentaires sur plusieurs destinations « au profit de la diaspora tunisienne », a indiqué M. Ben Ahmed, sans préciser les villes concernées ni le montant de la subvention en question.

Selon le PDG de Tunisair, une sous-compagnie low-cost pourrait aussi être lancée pour les zones de Djerba et de Monsatir.

32 % de ponctualité

Suite au gel des recrutements initié en 2015, plusieurs mouvements sociaux ont éclaté au sein de la compagnie. Le dernier en date remonte à avril 2019, lorsque le personnel au sol à menacé d’observer vingt-quatre heures de grève pour revendiquer le recrutement d’employés saisonniers supplémentaires, afin de répondre au manque de personnel.

Dans son dernier rapport d’activité, la compagnie indique observer une reprise globale de la croissance (+ 1,2 % pour d’activité en avril 2019, par rapport à avril 2018), en revanche le rapport indique que la ponctualité de Tunisair est tombée à 32 % en avril 2019, contre 41 % en 2018.

Source : jeuneafrique.com

 

 

Côte d'Ivoire: une nouvelle usine ultramoderne construite sur la mine d'or d'Ity

mediaCette semaine la compagnie canadienne Endeavour Mining a inauguré une nouvelle usine sur la mine d'or ivoirienne d'Ity. Un investissement de 412 millions de dollars pour prolonger, grâce à des techniques de pointe l'exploitation de la plus ancienne mine d'or de Côte d'Ivoire qui a tendance à s'épuiser. Le procédé utilisé va permettre d'extraire 5 à 6 tonnes d'or supplémentaire pendant une dizaine d'années et donc de garantir la pérennisation d'un millier d'emplois directs sur le site. Cet investissement est aussi le fruit d'une politique volontariste de la part de l'État ivoirien qui entend développer un potentiel aurifère encore largement sous-exploité.

Il existe en Afrique de l'Ouest un axe volcano-sédimentaire qui va du Ghana au Burkina Faso, en passant par le Mali et la Côte d'Ivoire et qui recèle d'importantes réserves en or.

Le Ghana est devenu l'an dernier le premier producteur africain de métal jaune, avec 158 tonnes extraites, le Mali et le Burkina Faso le talonnent de près. Mais la Côte d'Ivoire, elle, n'a pas encore exploité tout son potentiel, loin de là. Le pays a pourtant d'énormes réserves prouvées, plus de 600 tonnes, et sans doute bien davantage selon les experts.

Dès 2014, Abidjan a mis en place une politique attractive : nouveau code minier, délivrance à la pelle de permis d'exploration, plus d'une centaine, et politique fiscale avantageuse. Les géants du secteur comme le Canadien Endeavour Mining et l'anglais Rangold sont arrivés en force. Ils exploitent déjà 5 mines dans le pays.

 

Entre 2009 et 2018, la production nationale est donc passée de 7 à 25 tonnes, l'objectif du gouvernement étant de franchir les 30 tonnes d'or d'ici l'an prochain. Mais cette exploitation ne va pas sans problèmes. Certaines communautés rechignent à laisser leurs terres aux compagnies minières, les conflits fonciers se multiplient. Par ailleurs, l'État a du mal à endiguer une exploitation

Source : RFI

 

Aéronautique : Bombardier largue son usine marocaine

Le constructeur canadien Bombardier a décidé de mettre en vente son unité marocaine, implantée à Casablanca depuis 2014. De grands noms du secteur seraient déjà intéressés par cette reprise.

L’annonce a eu l’effet d’une bombe : Bombardier met en vente son usine marocaine. La décision a été rendue publique, le 2 mai, en marge de la présentation des résultats trimestriels – peu reluisants – du constructeur canadien.  Le numéro 3 mondial annonce en fait la création d’une division aéronautique unique en rapprochant ses activités d’avions d’affaires et de court-courriers en parallèle de la cession d’actifs considérés désormais non stratégiques, notamment ses unités d’aérostructures à Belfast et au Maroc.

Implantée dans la zone franche de Nouaceur depuis 2014, l’usine casablancaise du géant canadien s’étend sur 16 000 m² et emploie 400 salariés pour la production de composantes d’ailes, de nacelles de moteurs ainsi que de certaines pièces de fuselage et de sous-ensembles pour des régionaux CRJ ou des jets d’affaires comme le Challenger ou le Global. Au quatrième trimestre 2018, Bombardier avait même lancé les travaux d’extension de cette unité sur un terrain de 14 500 m² et qui devait permettre la création de 450 emplois supplémentaire.

Rassurer quant à la préservation de l’emploi

Malgré l’annonce de cette mise en vente, ce projet de développement reste d’actualité à en croire les responsables de Bombardier qui tiennent également à rassurer quant à la préservation des emplois actuels. Cette annonce « peut susciter l’inquiétude des employés, mais la société travaillera en étroite collaboration avec les syndicats pendant toute la période de transition future vers un nouveau propriétaire », ont déclaré les responsables de la firme canadienne.

Même son de cloche au ministère de l’Industrie marocain, qui reste confiant quant à l’attrait du secteur aéronautique au royaume. On parle déjà de repreneurs potentiels pour cette unité, autour de laquelle tout un écosystème a été créée vu son taux d’intégration de 30 %. Parmi les acquéreurs éventuellement intéressés, sont cités l’américain Spirit, proche de Boeing, ainsi que Airbus. Deux poids lourds de la fabrication d’aérostructures qui sont déjà présents au Maroc.

Source : jeuneafrique.com