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Economie en Mauritanie

Mauritanie: voici pourquoi la zone franche de Nouadhibou va être restructurée

Mauritanie: voici pourquoi la zone franche de Nouadhibou va être restructuréeLe360 Afrique - La zone franche de Nouadhibou tarde à prendre son envol à cause de pratiques frauduleuses qui l'ont détournée de ses objectifs économiques. Une mission ministérielle de haut rang dépêchée sur les lieux a émis un certain nombre de recommandations pour dynamiser cette plateforme.

La réalité de la zone franche de Nouadhibou (ZFN), grande métropole, cité portuaire et minière du nord de la Mauritanie, à la croisée des voies terrestres et maritimes Afrique de l’Ouest-Maghreb-Europe-Amérique, ressemble étrangement à l’histoire d’un décollage raté.

Conséquence, l’institution, dont la vocation est d’offrir un espace «généralement affranchi d’impôts, afin de faciliter le développement de nouvelles entreprises et la création d’emplois industriels» se retrouve au cœur d’un débat, et même d’une énorme controverse, du fait de certaines pratiques qui en ont dévoyé l’esprit, créant ainsi une espèce de mafia foncière au profit d’individus tournés vers la spéculation.

Un constat qui oblige les nouvelles autorités mauritaniennes à s’orienter vers un changement de paradigme.

La zone franche de Nouadhibou (ZFN) a été créée par la loi 2013/001 en date du 2 janvier 2013.

Mais après 8 ans d’existence, elle peine à remplir sa mission, du fait de l’attribution «de prérogatives régaliennes» totalement étrangères à la vocation originelle d’une zone franche.

Ce constat a été établi par une mission interministérielle, qui recommande de débarrasser l’institution des attributions superflues.

Ce qui reviendrait à «limiter les avantages aux seules entreprises qui ont un impact mesurable, à réduire la surface géographique de la zone franche, ainsi que son système de gouvernance, avec une prise en compte de la gestion de la transition».

Cette recommandation figure dans une communication conjointe présentée en réunion du gouvernement, le 1er octobre dernier, par le ministre des Affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs, Ousmane Mamoudou Kane, le ministre de la Pêche et de l’économie maritime, Abdel Aziz Dahi, le ministre de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, Khadija Cheikh Bouka, et le secrétaire général du gouvernement, Amadou Tijane Thiam.

Le document présenté en Conseil des ministres est le résultat d’une mission de terrain effectuée dans la capitale économique les 17 et 18 septembre 2020.

Cette communication préconise «la réalisation le plus rapidement possible, de certaines infrastructures sur le modèle des contrats de partenariat public/privé (PPP), une garantie de la fourniture des services de base (eau, électricité, moyens de communication, notamment internet), la construction d’un port en eau profonde et d’un aéroport, la garantie d’un système d’assainissement aux normes, une formation et une professionnalisation des ressources humaines, en vue d’avoir une main d’œuvre qualifiée; et une revue du régime de la fiscalité de la pêche par l’application de la Stratégie nationale de développement durable et inclusif de la pêche maritime».

Multiples maux et bilan médiocre

La mission gouvernementale dresse un bilan sombre caractérisé par «une absence des conditions nécessaires à la réalisation des objectifs assignés à la Zone Franche de Nouadhibou (ZFN)».

Le document ajoute que a mission originelle de la ZFN a été dévoyée pour en faire un outil «d’expropriation, de morcellement et de vente aux enchères publiques de terrains ou d'espaces appartenant à l’Etat. Par exemple en 2016, l’autorité de la zone franche a vendu 600 lots situés dans la zone des cabanons à des privés totalisant des revenus de 8 milliards d'ouguiyas».

Par ailleurs «le régime fiscal et douanier accordé par la zone franche est venu se superposer aux autres régimes dérogatoires au niveau de Nouadhibou: régime commun, régime Société nationale industrielle et minière (SNIM), régime Poly Hong Dong, régime points francs, régime Code de la pêche, régime des hydrocarbures et régime des Codes des investissements».

Ces conclusions de la mission gouvernementale recoupent parfaitement l’opinion de nombreux observateurs s’exprimant à travers les réseaux sociaux.

C’est le cas notamment de Mohamed Yahya ould Haiba, qui soutient qu’en créant la ZFN, «les décideurs de l’époque l’ont voulue comme un mirage pour cacher des malversations. L’essentiel pour eux n’était pas la réussite du projet, mais son usage des fins privées (emplois fictifs, morcellements de terrains distribués au patron de la décennie écoulée et ses proches, des usines de conserves de poissons, de farine et d'huile de poissons qui ont fleuri comme des champignons, des bateaux qui pêchaient dans les eaux sans payer aucune taxe, des appels d’offres systématiquement attribués à des proches».

Enorme manque à gagner pour le fisc dont les ressources sont nécessaires à la réduction de la pauvreté, nouvelle mafia foncière et impact marginal sur l’emploi, il faut alors imaginer un nouveau paradigme de fonctionnement à travers la réforme de la loi 2013.

C'est l'option privilégiée par le gouvernement.

Depuis sa création la zone franche de Nouadhibou (ZFN) affiche les chiffres suivants: «452 entreprises agréées. Parmi celles-ci, 294 restent encore en activité, 130 sont en cours d’installation et 28 enregistrements ont changé de régime».

Ces sociétés opèrent dans la pêche, l’industrie, le tourisme, notamment.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

Mauritanie: Attribution provisoire de la licence "4G" à 3 opérateurs

Mauritanie: Attribution provisoire de la licence Infosplusgabon -Suite à un appel d’offre ouvert au public, la licence en vue de l’établissement et de l’exploitation de réseaux et services de communications électroniques de quatrième « Génération/4G » est adjugée à trois soumissionnaires, MAURITEL, CHINGUITEL et MATTEL, selon une déclaration de l’Autorité de Régulation des Postes et Télécommunications, consultée dimanche.

MAURITEL, filiale de Maroc Télécom, opérateur historique, CHINGUITEL, Filiale de la soudanaise « EXPRESSO » et la Mauritano Tunisienne des Télécommunications (MATTEL/Tunisie Télécom et capitaux privés nationaux) sont les sociétés de téléphonie mobile présentes sur le marché mauritanien.

« Les trois soumissionnaires ont proposé des offres financières supérieures ou égales au prix de réserve fixé par l’arrêté 00559 MERSTIC du 30 juillet 2020 du ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication ».

Pour MAURITEL, la proposition est de 500 millions de MRU/13,5 millions de dollars (+2,5% du CA annule de la « 4G », CHINGUITEL 500 millions de MRU/13,5 millions de dollars (+2,59% du CA annuel de la « 4G » et MATTEL 501.000 millions de MRU/13,5 millions de dollars (+2,5% du CA annuel de la « 4G »).

Ainsi « les trois entreprises soumissionnaires ont été invitées à procéder au paiement de la part fixe de la contre-partie financière de la licence et de prendre contact avec l’Autorité de Régulation pour signer et valider le cahier des charges ».

Source : INFOSPLUSGABON/AZS/GABON2020

Nomination d’Abass Sylla au poste de Coordinateur du programme de relance économique

Nomination d’Abass Sylla au poste de Coordinateur du programme de relance économiqueAl-akhbar - Le ministre des affaires économiques et de promotion des secteurs productifs Kane Mamadou Ousmane a nommé, par note en date du 15 septembre dernier, Abass Sylla au poste de Coordinateur du programme économique spécial annoncé par le président Mohamed Ould Ghazouani, avec un plafond financier de plus de 240 milliards ouguiyas.

Sylla travaillait déjà dans le même Département en sa qualité de directeur général des politiques et stratégies de développement.

Il y'a un mois, le président Ghazouani annonçait dans un discours adressé à la Nation, le lancement d’un programme économique exhaustif sur fonds propres pour une enveloppe globale de plus de 240 milliards d’anciennes Ouguiyas "et ce, sans préjudice au déroulement des projets en cours dans différents domaines".

Exécuté sur une période de 30 mois, le programme connu sur le plan médiatique du nom du "Take off économique" et parfois du "décollage économique", vise à réaliser les conditions nécessaires pour la relance de l’économie suivant une approche participative globale qui attribue au secteur privé un rôle économique dynamique, participe à la création de davantage d’emplois et à l’exploitation judicieuse de nos ressources naturelles dans les domaines de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche.

Edité par Al-akhbar
Traduit de l’Arabe par Cridem

Zone Franche de Nouadhibou : 7 ans après sa création, "une évaluation s’imposait", selon Ousmane KANE

Zone Franche de Nouadhibou : 7 ans après sa création, Le ministre des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs productifs, Ousmane Mamoudou Kane, a évoqué mercredi une restructuration de la Zone Franche de Nouadhibou, sept ans après sa création.

Le ministre des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs Ousmane Mamoudou Kane a, lors d'une conférence de presse, exposé les points saillants des observations et recommandations faites à la suite de la mission interministérielle dépêchée à la Zone Franche de Nouadhibou, le 17 septembre 2020.

M. KANE a rappelé que l’objectif de la ZFN est d’être un accélérateur du développement de Nouadhibou et que 7 ans après sa création, le président de la République a décidé qu’une évaluation de son rendement s’imposait.

"Sur la base du rapport de mission, qui résulte des observations et recommandations de l’équipe interministérielle, le conseil des ministres a décidé de réviser la loi n°2013.001 portant création de la Zone Franche de Nouadhibou.

Une commission a été désignée pour proposer des modifications substantielles au texte pour obtenir les résultats attendus d’une zone franche. Elle est composée des ministres des Affaires Economiques et de la Promotion des Secteurs Productifs, des Pêches et de l'Economie maritime, de l'Habitat et de l'Aménagement du Territoire et du secrétaire général du gouvernement", a déclaré le ministre des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs.

M. KANE a déclaré que trois chantiers ont été identifiés. "Il s’agit d’abord, de débarrasser la ZFN des activités régaliennes, qui seront couvertes par les autorités locales, les communes et le conseil régional. Ensuite, la ZFN devra être plus sélective dans l’attribution des agréments et en mettant l’accent sur des activités avec une réelle valeur ajoutée. Enfin, la gouvernance de la ZFN sera révisée et son périmètre sera restreint", a-t-il expliqué devant les journalistes.

Le ministre des Affaires économiques et de la Promotion des Secteurs productifs a rappelé néanmoins que l’effectivité de toutes ces réformes nécessitera une période de transition plus ou moins longue.

Par La rédaction de CRIDEM, avec AMI

Importantes pertes pour les agriculteurs du Trarza

 

Importantes pertes pour les agriculteurs du TrarzaSahara Médias - Le délégué régional du ministère du développement rural au Trarza, l’ingénieur Khattry O. El Atigh a déclaré que les agriculteurs dans cette région ont subi d’importantes pertes lors de la campagne d’été.

Dans une déclaration faite à l’agence mauritanienne d’information (AMI), le délégué régional du ministère du développement rural a ajouté que les dernières pluies auront des incidences positives sur l’agriculture traditionnelle.

Selon O. El Atigh le problème majeur a été l’enclavement des champs cernés par les eaux empêchant l’apport des intrants agricoles aux champs.

Il a réaffirmé par ailleurs l’augmentation des surfaces cultivées au cours la campagne hivernale actuelle, entre 28.000 et 30.000 hectares, une surface à la hausse et une meilleure production et donc un meilleur rendement cette saison.

Source : Sahara Médias

Le ministre de l’économie : « nous ferons des propositions concrètes pour développer économiquement la ville de Nouadhibou »

Le ministre de l’économie : « nous ferons des propositions concrètes pour développer économiquement la ville de Nouadhibou »Saharamédias - Le ministre mauritanien de l’économie Kane Mamoudou Ousmane a déclaré vendredi que la mission ministérielle qui s’est rendue à Nouadhibou pour évaluer les performances de la zone franche, fera des propositions concrètes au président de la république et au premier ministre, sur les mesures à prendre au niveau des différents secteurs à même de jouer un rôle dans le développement de l’économie de la ville de Nouadhibou.

Cette déclaration a été faite par le ministre à l’issue de la visite à Nouadhibou d’une délégation ministérielle composée, outre le ministre de l’économie, des ministres des pêches et de l’économie maritime, de l’habitat, de l’urbanisme et l’aménagement du territoire, du ministre secrétaire général du gouvernement en plus de représentants des ministères des finances et du pétrole et des mines.

Le ministre a ajouté qu’ils ont écouté tous les acteurs économiques de la ville et ont évalué les performances de la zone franche en matière de développement économique.

Au cours de la réunion les différents acteurs économiques de la ville (pêche, tourisme, commerce, services et industrie)ont évoqué les insuffisances et fait les observations à même de promouvoir l’investissement, à encourager le secteur privé et limiter les besoins en main d’œuvre.

Source : Saharamédias

Construction du pont de Rosso : l’Etat du Sénégal accordera une exonération fiscale aux entreprises étrangères

Construction du pont de Rosso : l’Etat du Sénégal accordera une exonération fiscale aux entreprises étrangèresLe courrier du soir - L’Etat du Sénégal est prêt à accorder une exonération fiscale à toutes les entreprises qui souhaiteraient s’impliquer dans le projet de construction du pont qui doit relier Rosso Sénégal et Rosso Mauritanie.

L’Etat sénégalais entend accélérer la construction du pont de Rosso qui reliera le Sénégal et la Mauritanie et est prêt à tout pour attirer des entreprises étrangères qui voudraient mettre la main à la pâte. Pour ce faire, Macky Sall, actuel président du Sénégal, n’hésite pas à procéder à des exonérations fiscales pour faire avancer ce projet phare.

C’est en tout cas ce que Lecourrier-du-soir.com a appris ce 16 septembre du média Construction Review qui a révélé, dans un article paru ce 16 septembre, que le gouvernement du Sénégal est prêt à assouplir sa politique fiscale afin de séduire les entreprises qui souhaiteraient apporter leur savoir-faire à la réalisation de ce projet.

“Un pont dont le coût est estimé à 97 millions de dollars”

Toujours d’après la même source, ce pont, financé par la Banque Africaine de Développement pour un montant de 97 millions de dollars, devra relier les villes de Rosso Sénégal et celles de Rosso Mauritanie séparées par le fleuve Sénégal et uniquement accessibles en ferry.

Il convient de souligner que ce projet entre dans le cadre des réalisations du gouvernement en place qui, en janvier 2017, avait inauguré le nouvel aéroport Aéroport International Blaise Diagne dont le coût est estimé à plusieurs milliards de dollars.

Source : Courrier du Soir

Marchés de gré à gré : "une nouvelle disposition imposera la transparence", annonce Kane Ousmane

Marchés de gré à gré : Commentant le projet de décret modifiant certaines dispositions du décret n°2017/126 du 02 décembre 2017 portant Code des Marchés Publics, adopté mercredi en Conseil des Ministres, le ministre des affaires économiques et de la promotion des secteurs productifs a affirmé qu'il visait notamment à renforcer la transparence.

Les difficultés rencontrées interviennent souvent, selon Ousmane Mamoudou Kane, Ministre de l’Economie et de l’Industrie, au niveau de l’application du texte et de son interprétation. Ainsi, les nouvelles dispositions se concentrent sur 4 objectifs.

D’abord améliorer la transparence, ensuite écourter les délais autant que possible, puis accorder une place au secteur privé national dans la commande publique et enfin, maitriser les coûts de l’activité de passation des marchés publics.

Le ministre a souligné, par ailleurs, que certaines des nouvelles dispositions vont toucher l’organisation du processus.

Il a indiqué qu’une confusion s’est installée depuis 2017 à propos des Personnes Responsables de Marchés Publics (PRMP) et ce qu’on appelle le poste Secrétaire permanent. Ce dernier n’est pas prévu par la loi, et il a fallu procéder à sa suppression, précise le ministre qui a évoqué est la responsabilisation des PRMP qu’il estime nécessaire, car c’est elles qui sont chargées d’appliquer les textes.

"Désormais, elles seront choisies parmi un lot de personnes dont les compétences seront avérées. Ensuite, elles seront évaluées tout au long du processus, notamment concernant le respect des délais et des principes de transparence. Un système de notation sera introduit dans ce sens. Ceci devrait conduire à une forte réduction des délais, du nombre de personnes impliquées directement ou indirectement au processus et à plus de transparence dans le processus".

Abordant la question des marchés de gré à gré, le ministre a rappelé qu'ils sont prévus par la loi et peuvent se justifier. "Maintenant, une nouvelle disposition imposera la transparence à ce niveau, à travers la publication systématique de tous les marchés de gré à gré".

S’agissant de l’intérêt accordé au secteur privé, le ministre a déclaré que la disposition est déjà prévue par la loi.

Par La rédaction de Cridem avec AMI

Formation en industrie pétrolière et gazière : La Mauritanie fait appel à l’expertise tunisienne

Formation en industrie pétrolière et gazière : La Mauritanie fait appel à l’expertise tunisienneLe ministère du Pétrole, de l’Energie et de Mines recrute deux ingénieurs tunisiens chargés d’apporter assistance dans le cadre de la création d’un centre de formation en industrie pétrolière et gazière ainsi que la mise en place d’un centre de travaux publics en lien avec les projets d’hydrocarbures.

En effet suite à la découverte du champ gazier Grand Tortue/Ahmeym à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal, le ministère a décidé de pallier le déficit de compétences dans le domaine de l’industrie du gaz et du pétrole et du coup a décidé de la création des trois Centres de compétences (CDC) dont l’un est dédié à la formation en matière d’industrie pétrolière et gazière ; l’autre aux services en relation avec l’industrie en question et le troisième dédié à la formation en travaux publics.

Barnoussi Chafik - recruté pour apporter une assistance technique dans la création et la mise en place du Centre de compétences dédié au domaine de l’industrie et en particulier, le pétrole et gaz aura pour mission d’appuyer l’organisation pédagogique de la formation initiale et continue des formateurs de la formation professionnelle ; développer des outils de gestion et des supports de l’enseignement et contribuer à la promotion de la formation technique et professionnelle.

Mohcen Tennich, l’autre tunisois retenu par le ministère du Pétrole, aura pour mission d’apporter une assistance technique dans la création et la mise en place du Centre de compétences dédié au domaine des travaux publics. La durée du contrat de deux ingénieurs est d’un an renouvelable une fois sous réserve d’une évaluation annuelle satisfaisante par le bénéficiaire.

Leur compatriote Mohamed Ben Chika a quant à lui été écarté du contrat d’ingénieur consultant chargé d’apporter assistance dans la création du Centre de compétences dédié aux services en relation avec l’industrie pétrolière et gazière qui lui avait été attribué provisoirement en juillet 2020.

Son profil selon Elkhadar Abdou, le responsable des marchés publics au sein du ministère du Pétrole de l’Energie et des Mines, ne correspond pas à celle de la personne recherchée pour l’exécution du contrat.

Le recrutement d’ingénieurs dont la mission est d’apporter assistance dans la création de Centres de compétences (CDC) entre dans le cadre du Projet d’appui aux négociations des projets gaziers et de renforcement des capacités institutionnelles (PADG) initié par le ministère du Pétrole, des Mines et de l’Énergie suite à la découverte du champ gazier Grand Tortue/Ahmeym à cheval entre la Mauritanie et le Sénégal et financé par la Banque mondiale à hauteur de 20 millions $.

Source : Mauriweb

Saisie de 20 milliards dans le cadre de l'enquête anticorruption en cours

Saisie de 20 milliards dans le cadre de l'enquête anticorruption en coursAlakhbar - La justice mauritanienne a saisi prés de 20 milliards d'ouguiyas, sur fond des dossiers de corruption objet de l’instruction, sur la base d’un rapport établi par la commission d'enquête parlementaire dont les résultats lui avaient été transférés au début d’aout dernier.

Le Parquet Général a saisi ou bloqué des sommes dépassant les 20 milliards d'ouguiyas, dont certaines étaient placées dans des comptes bancaires alors que d'autres ont été retrouvées dans les villas des responsables impliqués dans le rapport précité.

Les autorités mauritaniennes ont gelé mes comptes bancaires, avait confié la semaine passée à France 24 l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les noms de l'ex Chef de l’Etat, de membres de sa famille et de ses gouvernements successifs ont étés cités dans des dossiers suspectés de corruption, rappelle-t-on.

Edité par Al-akhbar
Traduit de l’Arabe par Cridem

Mauritanie : l’aéroport international de Nouakchott reste fermé

Mauritanie : l’aéroport international de Nouakchott reste ferméSaharamédias - Les autorités mauritaniennes ont prolongé la fermeture de l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsi, aux vols internationaux jusqu’au 12 août, dans le cadre de mesures de prévention contre le covid-19.

C’est la deuxième fois que la fermeture de l’aéroport de Nouakchott a été décidée afin d’évaluer la situation épidémiologique, ce qui sera fait de nouveau après le 12 août, pour voir si l’aéroport pouvait être de nouveau ouvert aux vols internationaux ou si sa fermeture devait se prolonger.

Le mois dernier les autorités mauritaniennes avaient autorisé la reprise des vols domestiques et allégé les mesures de prévention du coronavirus, en organisant des vols commerciaux destinés à rapatrier des mauritaniens suspendus à l’étranger depuis la fermeture de l’aéroport.

Ces vols ont concerné la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, l’Espagne, les Émirats arabes unis, en plus du Sénégal, du Gabon, du Congo, de la Côte d’Ivoire et le Mali.

Les autorités avaient par ailleurs autorisé la société Air France d’organiser un vol pour rapatrier des français suspendus en Mauritanie après la fermeture des frontières et des aéroports.

La Mauritanie avait suspendu le mouvement du transport aérien au niveau de l’aéroport international de Nouakchott en mars dernier, dans le cadre de mesures destinées à prévenir la propagation du coronavirus dans le pays.

Source : Saharamedias (Mauritanie)

Mauritanie : l’arnaque des quotas de pêche dans le collimateur de l’IGE

Mauritanie : l’arnaque des quotas de pêche dans le collimateur de l’IGEKassataya - Le ministère de la pêche fait l’objet d’enquête depuis plus d’une semaine par l’inspection Générale d’Etat ( IGE) quelques jours après les révélations de scandales autour de la société chinoise Poly Hong Dong par la commission d’enquête parlementaire.

Les allocations des quotas de pêche dans le viseur des inspecteurs d’Etat. L’histoire des quotas nationaux en matière de pêche ne date pas d’aujourd’hui. Les côtes mauritaniennes étant les plus poissonneuses dans la sous-région font l’objet de beaucoup de convoitises des étrangers.

Pour gérer ces ressources halieutiques la Mauritanie applique la procédure de licence de pêche qui octroie les quotas à chaque pays conformément aux orientations de la politique pêche. La politique qui prévalait au sommet de l’Etat depuis l’élection de Ould Aziz en 2009 était comblée par un vaste marché de dupes.

Un jeu du chat et de la souris entre quelque fois des partenaires fictifs nationaux et des opérateurs étrangers possédant un ou plusieurs navires moyennant des commissions. L’affaire de Poly Hong Dong est significative à cet égard.

Cette société chinoise exploiterait environ 110 navires pour la pêche hauturière et côtière et 150 pirogues immatriculées mauritaniennes mais tout l’équipage est chinois.

Les premières investigations de la commission d’enquête parlementaire ont mis devant l’opinion publique cette gestion chaotique du régime de Ould Aziz. La présence depuis plus d’une semaine de l’IGE dans les locaux du ministère de la pêche n’est pas dû au hasard.

Les gendarme de l’Etat veulent tirer au clair ces quotas de complaisance qui ont permis à beaucoup de cadres et militaires mauritaniens de piller les ressources naturelles du pays. Les conséquences de cette arnaque sont énormes pour l’économie du pays qui perd des milliards d’ouguiya pour son trésor public.

Cherif Kane

Source : Kasstaaya


 

RIM-Chine : Des discussions sur la construction du rond-point et du pont de l’amitié du « Carrefour Madrid »

RIM-Chine : Des discussions sur la construction du rond-point et du pont de l’amitié du « Carrefour Madrid »Tawary - Les ministres mauritaniens de l’Économie et de l’Industrie et de l’Équipement et des Transports respectivement M. Abdelaziz Ould Dahi et M. Mouhamedou Ould Ahmedou Ould Mhaimid, ont tenu, ce mardi 12 mai 2020, une réunion conjointe avec l’ambassadeur de la République populaire de Chine en Mauritanie, SEM. Zhang Jianguo.

Au cours de la rencontre, les différents partis ont abordé de façon particulière, les voies et moyens d’accélérer le rythme des projets programmés dans le cadre de la coopération avec la Chine, notamment en ce qui concerne la construction l’édification du rond-point et pont de l’amitié du « Carrefour Madrid ». Ils ont aussi passé en revue les différents aspects du partenariat et de la coopération entre les deux pays.

Selon les informations, la Mauritanie et la Chine avaient signé en janvier 2018, un protocole d’accord d’un montant d’1 milliard 650 millions nouvelles ouguiyas pour la construction du pont et du rond-point au niveau du carrefour Madrid.

La réunion s’est déroulée en présence des cadres dont le directeur général des financements, des investissements publics et de la coopération économique.

Source : Tawary

 

Mattel, premier opérateur à lancer une application mobile en Mauritanie

 

Mattel, premier opérateur à lancer une application mobile en Mauritanie

Consciente du rôle du digital dans l’amélioration de la qualité de service rendue à ses clients, Mattel est le premier opérateur en Mauritanie à lancer une application Mobile permettant de gérer son abonnement Mobile en toute autonomie.

 

En effet, avec l’application mobile « My Mattel », les abonnés de Mattel ont maintenant la possibilité d’accéder à tout l’univers Mattel en quelques clics pour gérer avec efficacité et simplicité leur abonnement.

 

L’application mobile « My Mattel » est une application conviviale, performante et ergonomique qui permet à l’abonné de bénéficier d’une expérience client simple et agréable.

 

Ainsi, à travers « My Mattel », le client peut recharger son numéro ou celui d’un autre abonné, suivre sa consommation en temps réel, transférer du crédit en toute sécurité, activer rapidement et simplement des offres et services Mattel, bénéficier de promotions exclusives et gérer ses points de fidélité. Il peut aussi entrer en contact avec le service clients de Mattel pour ses réclamations ou demandes d’information et trouver l’agence Mattel la plus proche avec une proposition d’itinéraire pour y arriver.

 

L’application mobile « My Mattel » est disponible en trois langues (Arabe, français et anglais) et son utilisation se fait sans consommer le forfait internet du client. Elle est téléchargeable gratuitement sur Google Play ou Apple Store.

 

 

Pour plus d’informations sur l’application mobile « My Mattel », visitez le site www.mattel.mr ou contactez le centre d’appel de Mattel au 132.

Union africaine : le Sud-Africain Wamkele Mene élu secrétaire général de la Zleca

Une statue du dernier empereur éthiopien, Haile Selassie, après son dévoilement devant l'Union africaine à Addis-Abeba, le 10 février 2019.Après plusieurs jours de débat, l’Union africaine a tranché avec un vote des États membres, le 10 février en fin de journée. Le Sud-Africain Wamkele Mene a été élu secrétaire général de la Zone de libre-échange continental africaine.

Cela aura été le dossier à suspense de ce 33e sommet de l’Union africaine (UA). En fin de journée, lundi 10 février, l’assemblée des États de l’UA a procédé au vote pour désigner le Sud-Africain Wamkele Mene secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Il était jusqu’ici le négociateur en chef de l’Afrique du Sud pour la Zleca.

Après deux écrémages, la liste des 120 candidatures pour le poste avait été réduite à trois noms : la Nigériane Cécilia Akintomide, le Sud-Africain Wamkele Mene et le Congolais (RDC) Faustin Luanga.

Un consensus tardif

Les présidents sud-africain Cyril Ramaphosa (qui a pris la présidence de l’UA), congolais Félix Tshisekedi et nigérian Muhammadu Buhari avaient abordé le sujet dans leurs discussions personnelles. Mais aucun consensus n’avait été trouvé.

Le temps du colonialisme est révolu

Un sommet exceptionnel de l’UA sur la Zleca est prévu en mai en Afrique du Sud. « Nous devons construire un marché dont les entreprises africaines devront être les acteurs principaux. Le temps du colonialisme et de l’impérialisme est révolu », a lancé Cyril Ramaphosa, le 9 février.

Le lancement opérationnel de la Zleca sera célébré par une autre rencontre de l’UA, au Tchad, en juillet.

Source : jeuneafrique.com

 

Sénégal/Mauritanie : UPTIME désigné pour fournir des solutions d’accès au terminal marin du projet gazier GTA

Sénégal/Mauritanie : UPTIME désigné pour fournir des solutions d’accès au terminal marin du projet gazier GTA Agence Ecofin - La société norvégienne UPTIME International a été désignée par Eiffage Génie Civil Marine pour fournir une solution d’accès au terminal marin du projet gazier Greater Tortue Ahmeyim, au large des côtes de la Mauritanie et du Sénégal.

Le contrat comprend l’ingénierie, la conception et la fourniture de solutions d’accès entre le terminal GNL et le navire flottant de production. Il consiste en la réalisation de deux grandes passerelles à compensation de mouvement, des socles et des tours d’escalier. Les travaux démarreront immédiatement et dureront exactement 12 mois. Toutefois, aucun détail financier concernant l’accord n’a été divulgué.

« Nous sommes très heureux d’avoir obtenu ce contrat de la part d’Eiffage Génie Civil Marine. Grâce à ce contrat, nous disposons d’un solide carnet de commandes et d’une charge de travail importante pour 2020, ce qui constitue une base importante pour la poursuite de notre croissance », a commenté Åge Højmark, PDG de UPTIME.

La société est le leader mondial des solutions d’accès en mer, avec plus de 40 ans d’expérience.

Olivier de Souza
Source : Agence Ecofin

 

 

Petits pélagiques : une étude évalue le potentiel de la sous-région à 2, 2 millions de tonnes par an

Petits pélagiques : une étude évalue le potentiel de la sous-région à 2, 2 millions de tonnes par anAPS - Une étude du partenariat régional pour la conservation côtière et marine (PRCM), fait état d’un potentiel halieutique des petits pélagiques côtiers pour la Mauritanie, le Sénégal, la Gambie et la Guinée-Bissau, estimé à 2 222 500 tonnes par an.

Elle vise à contribuer à une meilleure connaissance de la valeur économique, sociale et écologique des petits pélagiques en Afrique de l’Ouest particulièrement en Guinée-Bissau, en Mauritanie et au Sénégal et servir de base pour des actions de plaidoyer en direction des décideurs pour une meilleure gestion des petits pélagiques, indique- t-on.

A part, pour la sardine (sardina pilchardus), la situation des stocks s’est dégradée, en particulier pour les espèces clé, supportant les captures de la Mauritanie, du Sénégal et de la Guinée-Bissau (ethmalose, sardinelles et chinchards).

En 2017, le niveau des captures totales des petits pélagiques en Mauritanie, en Gambie, au Sénégal et en Guinée-Bissau se situe à environ 1 300 000 tonnes et la Mauritanie capitalise 65% de ces captures, suivi du Sénégal 28%.

La Gambie et la Guinée-Bissau réunies ne comptent que pour 7%. Le document renseigne que les petits pélagiques côtiers sont exploités au Sénégal par une flottille artisanale de sennes tournantes et de filets maillant encerclant, chiffrées à 1200 unités de pêche et des unités semi-industrielles constituées de sardiniers au nombre de 2.

Le Sénégal n’a accordé depuis 2012 aucune possibilité de pêche sur les pélagiques côtiers aux flottilles étrangères. A cet effet, d’importantes mutations ont été notées au Sénégal dans les unités de pêche artisanale ciblant les petits pélagiques côtiers surtout en termes de capacités de pêche (pirogues plus grandes, filets plus logs, puissance motrice plus élevée).

La Mauritanie et la Guinée-Bissau ont favorisé la politique de concession de licences et de droits de pêche à des flottes de pêches côtières et industrielles avec un accès aux étrangers.

Pour ces dix dernières années, en moyenne 60 bateaux appartenant à plus d’une vingtaine de nationalités opèrent dans la zone économique exclusive mauritanienne (ZEE).

En Guinée-Bissau, 496 unités de pêche ciblent spécifiquement les petits pélagiques côtiers à côté d’une flottille industrielle de 13 bateaux de diverses nationalités. Les captures de petits pélagiques débarquées dans les trois pays font l’objet de plusieurs destinations dont le mareyage, la production de farine de poisson et la transformation artisanale.

Le développement de l’industrie de farine de poisson répondait à un objectif d’intégration des pêcheries de petits pélagiques côtiers dans les économies nationales.

En Mauritanie, une trentaine d’usines actives en 2018 ont traité 450 000 tonnes de sardinelles pour une production de 105 000 tonnes de farine de poisson. Des navires affrétés approvisionnement ces infrastructures.

L’industrie de la farine au Sénégal a enregistré un pic de production de 6 288 tonnes en 2015 et reste essentiellement concentrée sur le traitement des déchets des usines de valorisation de tous types de produits de la pêche.

En Guinée-Bissau, il n’y a aucune usine de farine de poisson faute de matières premières. La transformation artisanale de petits pélagiques côtiers est particulièrement importante au Sénégal où l’activité traite environ 36% des débarquements de la pêche artisanale soit 157 00 tonnes en 2017.

En Guinée-Bissau la précarité des moyens de conservation des produits halieutiques à tous les niveaux de la filière met avant la transformation artisanale.

En Mauritanie, l’activité reste peu développée en raison surtout d’un faible savoir-faire des acteurs locaux. La pêche de petits pélagiques côtiers est un secteur stratégique pour sa contribution dynamique aux équilibres macroéconomiques et son potentiel de croissance et d’emplois.

Les petits pélagiques côtiers constituent la source de protéines animales la plus accessible aux populations bissau-guinéennes, mauritaniennes et sénégalaises à faible pouvoir d’achat. Pour une disponibilité apparente de 258 974 tonnes en 2017, le Sénégal a une consommation per capita de produits halieutiques de 17.2 kg.

Pour la Mauritanie, la disponibilité apparente de 57 046 tonnes de poissons correspond, à une consommation per capita de 14.6 kg. Là où, la Guinée-Bissau a une disponibilité apparente annuelle fluctuant entre 25.000 et 27.000 tonnes pour une consommation per capita se situant entre 16 et 18 kilogrammes.

Pour les trois pays, les petits pélagiques côtiers sont prépondérants dans la disponibilité apparente. Au Sénégal, la pêche aux pélagiques côtiers fournit globalement près de 84 158 emplois représentant près de 55% des effectifs totaux de la pêche.

Si l’on sait qu’un travailleur actif sénégalais fait vivre en moyenne 10 personnes, on en déduit que près de 841 580 individus vivent au Sénégal grâce aux pélagiques côtiers.

En Mauritanie, les pêcheries de petits pélagiques côtiers emploient 11 495 personnes dont 3 330 pêcheurs. En Guinée-Bissau, la population tributaire de la pêche est estimée à 68 658 individus dont plus de 60% relèvent des pêcheries artisanales de petits pélagiques côtiers.

La valeur ajoutée dégagée par la pêche sénégalaise en 2015 a été estimée à 159.6 milliards de FCFA dont 95.8 milliards, relèvent des seules pêcheries de petits pélagiques côtiers.

Pour une valeur ajoutée de 6,2 milliards MRU en 2018 générée par les pêcheries mauritaniennes, environ 20% de cette valeur ajoutée, soit 1.2 milliards MRU, sont tirés des pêcheries de petits pélagiques côtiers.

En Guinée-Bissau, les petits pélagiques côtiers ont généré annuellement une valeur ajoutée de 5,2 milliards de FCFA. En outre, au Sénégal, les petits pélagiques côtiers comptent pour 66% des volumes exportés soit, 124 467 tonnes et 36% des recettes commerciales pour une valeur estimée à 69 839 691 050 FCFA.

En Mauritanie, les statistiques d’exportation de pélagiques côtiers sont respectivement à 56 % des volumes, soit 502 320 tonnes. Les exportations bissau-guinéennes de petits pélagiques côtiers sont marginales.

Les recettes budgétaires générées par les pêcheries de pélagiques sont faibles au Sénégal. Un maximum de 30 millions de FCFA annuellement du permis de pêche.

En Mauritanie, les redevances tirées des petits pélagiques côtiers sont estimées 2,7 milliards MRU (30% des redevances totales). Ces redevances sont de l’ordre d’un milliard de FCFA pour la Guinée-Bissau.

Les pêcheries de petits pélagiques jouent un rôle important dans la lutte contre la pauvreté dans les trois pays en raison notamment de leur contribution à la sécurité alimentaire des couches pauvres de la population et ses capacités à fournir des moyens d’existence aux populations sans investissements lourds ou un savoir-faire conséquent.

Evoquant la gouvernance des pêcheries dans les trois pays concernés, l’étude indique que les limites de la gouvernance centralisée des pêcheries ont poussé les autorités publiques en charge de la pêche dans les trois pays, à développer un partenariat avec les professionnels de la pêche particulièrement en Mauritanie avec la fédération nationale des pêches et au Sénégal à travers le conseil local de pêche artisanale.

Le cadre règlementaire régissant l’exercice de la pêche de petits pélagiques prévoit plusieurs types de mesures destinées à minimiser l’impact de la pêche sur les espèces exploitées, ainsi que les interactions entre les différents types d’embarcations.

Les mesures de gestion en place en Mauritanie, au Sénégal et en Guinée-Bissau passent par l’immatriculation des embarcations, les conditions d’accès aux ressources, la délimitation des zones de pêche, l’institution de taille minimale de débarquement pour certaines espèces, la réglementation en matière de maillage, l’interdiction de certains gréements, l’institution de quotas de pêche et de droits d’usages.

Pour gérer durablement les petits pélagiques côtiers, l’approche "plan d’aménagement" est adoptée en Mauritanie et au Sénégal, alors qu’en Guinée-Bissau les ressources sont gérées sur la base d’un plan de gestion annuel global incluant les pêcheries de petits pélagiques côtiers.

A cet égard, souligne le texte, les initiatives locales de gestion des pêcheries de pélagiques côtiers au Sénégal ont porté sur la lutte contre la pêche de juvéniles, le refus de transformation et de commercialisation des juvéniles de sardinelle, la gestion des sorties de pêche des unités de senne tournante, l’interdiction d’utilisation de filets à mono filament dans certains centres de pêche, les fermetures périodiques de certaines zones de frayère et l’interdiction de transbordement de captures.

En Mauritanie, la fédération nationale des pêches est très présente dans l’ensemble des processus d’élaboration des politiques publiques de pêche du pays. En Guinée-Bissau, des initiatives locales dans les pêcheries de petits pélagiques côtiers n’ont pas été développées par les organisations professionnelles dont les logiques relèvent plutôt de stratégies de captation de financements ou d’aides en matériel et en subvention.

Ainsi, la principale menace de durabilité qui pèse sur les ressources de petits pélagiques côtiers demeure l’incapacité, à nos jours, de mettre en place un mécanisme assurant, à l’échelle des pays et de la région, l’adéquation des capacités de captures aux potentialités halieutiques.

D’autre part, l’étude fait noter que la maîtrise de l’effort de pêche et la domestication des activités des captures doivent être des orientations prioritaires. La gestion des pêcheries de petits pélagiques côtiers passe par la disponibilité d’informations fiables et accessibles.

La cogestion fait ses premiers pas dans les pêcheries artisanales dont celles des petits pélagiques côtiers. Ainsi, l’implication des parties prenantes à la prise de décision fait qu’en Mauritanie et au Sénégal les mesures de gestion arrêtées aujourd’hui font alors l’objet d’une application plus résolue à un moindre coût et sans recours à une exécution forcée.

En Guinée-Bissau par contre, l’approche centralisée de la gestion des pêches persiste et l’absence de consultations avec les parties prenantes constituent des obstacles majeurs à la mise en place d’une politique de pêche efficiente.

Source : Agence de Presse Sénégalaise (APS)

 

 

Le marché aux poissons de Nouakchott: Nouveaux investissements de 14 milliards exécutés par la société BIS-TP

Le marché aux poissons de Nouakchott: Nouveaux investissements de 14 milliards exécutés par la société BIS-TPLe Calame - Après l'achèvement de la première phase des travaux, laquelle comprenait le mur de sécurité pour le marché, un réseau d'éclairage et d'extension de la puissance électrique capable d'approvisionner 70 usines de produits marins simultanément pour donner une valeur ajoutée aux produits nationaux, des infrastructures sanitaires et des bâtiments administratifs et de sécurité aux cinq portes du marché, équipées de caméras de surveillance télécommandées pour préserver la sécurité du marché.

La seconde phase des travaux a commencé avec la réhabilitation et la construction d'infrastructures industrielles modernes dans les zones terrestres et marines du marché aux poissons de Nouakchott dans le cadre du projet de développement de la pêche en Afrique de l'Ouest PRAO- MR sur financement de la Banque Mondiale.

Cette étape comporte des canaux, un réseau et une station d'épuration avec des technologies modernes, reliées par un canal long de 1050 m en eaux profondes. Il s’agit de la deuxième station avec ces spécifications dans la sous-région.

Elle comprend aussi un réseau d'eau potable et on attend le début de la troisième étape qui comprendra deux plates-formes flottantes pour les bateaux de pêche de taille moyenne, le pavage des rues et la construction de hangars de commercialisation pour les petits vendeurs.

Les observateurs considèrent que le financement de la construction du marché aux poissons de Nouakchott par la Banque Mondiale avec ces généreux fonds sous forme de don en fait le plus grand marché aux poissons d'Afrique de l'Ouest grâce aux infrastructures qu’il offre et peut augmenter ses chances d'attirer les mécontents du Port de Tanit après les changements survenus dans son plan d'urbanisme, lesquels ont porté préjudice à certains investisseurs liés par des contrats de bail foncier avec le Port pour établir des usines de farine de poisson que le Ministre des Pêches s'est engagé à éliminer dans deux ans, selon la nouvelle stratégie des pêches.

D’ailleurs, les lots loués par certains ne sont pas apparus dans le nouveau plan et d'autres ont vu leurs emplacements décalés vers le nord alors qu’ils se situaient sur les première rues du Port dans des places de choix, ce qui leur a fait perdre confiance dans les contrats de bail qui les lient à l'administration portuaire, craignant que le changement des plans fonciers ne soit lié à l'arrivée de tout nouveau ministre, auquel cas le port sera un port de débarquement.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

MATTEL, meilleur service Internet Mobile, selon l’Autorité de Régulation

La Mauritano-Tunisienne des Télécommunications -MATTEL-(association entre Tunisie Télécom et des capitaux privés mauritaniens), premier opérateur de téléphonie mobile en Mauritanie, offre le meilleur service Internet Mobile à Nouakchott, selon le dernier rapport de l’Autorité de Régulation sur « le contrôle de la qualité des services Voix et Data », publié à la fin de l’année 2019.

Agglomération la plus peuplée du pays, Nouakchott abrite naturellement le plus important contingent d’abonnés pour les services « Voix » et « Internet » de toute la Mauritanie.

Le document de l’Autorité de Régulation  est le résultat d’une mission sur le terrain, dans le cadre de laquelle l’autorité a procédé à un test sur les données mobiles (3G) en effectuant la mesure de la vitesse des téléchargements.

Cette opération s’est déroulée du 16 novembre au 13 décembre, et a concerné plusieurs localités.

Adel Ben Slama, Directeur des Réseaux de la MATTEL explique cette performance d’amélioration du service Data (Internet) par une série d’investissements très importants effectués au cours des dernières mois. « Nous avons procédé à la pose de plus de 100 kilomètres de fibre optique à Nouakchott, entraînant une hausse des capacités à hauteur de plus de 30%. Nous venons aussi d’achever le déploiement de la technologie U-900 qui permet d’améliorer considérablement la qualité de l’internet mobile offrant ainsi plus de capacités et une plus grande pénétration du signal notamment à l’intérieur des bâtiments (Indoor). »

A travers ces investissements, Mattel confirme son rôle d’acteur majeur des TICs en Mauritanie, engagé à tout mettre en œuvre pour être au diapason de l’innovation technologique via des équipements 4G Ready et à contribuer au développement des infrastructures de télécommunication en Mauritanie avec la qualité requise conformément aux normes internationales

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : Tirer profit de l’or, en attendant le gaz

Mauritanie : Tirer profit de l’or, en attendant le gazAfrimag - La compagnie canadienne Kinross Gold a annoncé, le 18 décembre 2018, par voie de presse, qu’elle a conclu un accord avec un groupe de prêteurs pour un financement de 300 millions dollars US destinés au développement de sa mine d’or Tasiast, en Mauritanie.

mine d or mauritanieAu moment où l’actualité économique est fréquemment liée au développement du champ gazier Grand Tortue Ahmeyim (GTA), sur la frontière maritime entre la Mauritanie et le Sénégal, l’importante levée de fonds effectuée par Kinross fondent de nouveaux espoirs sur l’or.

Les 300 millions de dollars US (11,3 milliards MRU) accordés par des prêteurs de renom (la Société financière internationale, membre du groupe de la Banque mondiale, Export Development Canada, ING Bank et Société Générale) serviront à financer les plans de la compagnie pour porter la capacité de l’usine de traitement de la mine à 24.000 tonnes/jour.

Certes, c’est moins que ce qui avait été annoncé par M. Michel Sylvestre, alors président de TMLSA, le 18 septembre 2017, pour la phase 2 de l’extension de la mine prévoyant 30.000T/jour, mais c’est nettement mieux que la phase de démarrage qui annonçait une production journalière oscillant entre 8000 et 12.000 tonnes.

Pour la société, il s’agit, néanmoins d’une étape importante de son développement mais également d’un signe de confiance en le climat des affaires en Mauritanie en net amélioration ces dernières années : «  Cet accord de financement démontre l’attrait du climat d’investissement étranger en Mauritanie.

Nous pensons qu’il contribuera au succès à long terme de la mine Tasiast dans l’intérêt de Kinross et du peuple mauritanien », a commenté le PDG, J. Paul Rollinson.

Avec cette extension, les mauritaniens sont en droit d’attendre des dividendes proportionnels aux gains réalisés par le propriétaire de la mine. Selon la Note de Conjoncture du troisième trimestre 2019 publiée par l’Office national de Statistiques (ONS), les exportations de l’or de la Mauritanie comptant pour 19,1%, arrivent en troisième position après les produits de la pêche (36,9 %), et le minerai de fer (37,6 %).

En valeur, et sur la période indiquée, l’or, dont la principale destination est la Suisse, a rapporté 4.810 millions MRU (133 millions USD), soit une baisse de 29,4 % par rapport au deuxième trimestre 2019 mais le double de la valeur d’il y a un an.

L’exploitation du gaz de GTA prévue en 2022 devrait cependant bouleverser cette donne en faisant passer cette « nouvelle économie » devant l’or et le cuivre, et probablement au même niveau que le fer et le poisson.

Surtout que British Petroleum (BP), annonçait, lundi 16 décembre 2019, par voie de communiqué, avoir « rencontré du gaz de haute qualité » dans le bassin maritime entre la Mauritanie et le Sénégal.

Ces nouvelles découvertes ont pour effet immédiat «le renforcement de la confiance dans les ressources gazières de la région».

A titre de rappel, au mois de novembre 2019, le puits ORCA-1, au large des côtes mauritaniennes, détenue en partie avec Kosmos Energy et la Société Mauritanienne du Patrimoine Minier et des Hydrocarbures (SMPMH), avait été approfondi, donnant des résultats positifs, avec davantage de gaz rencontré.

Les ressources du gisement gazier offshore transfrontalier Grand Tortue/Ahmeyim (GTA) sont estimées à 450 milliards de mètres cubes. Ce chiffre a été récemment confirmé par BP, compagnie assurant l’exploitation du site dans le cadre d’un consortium avec Kosmos et au sein duquel les Britanniques sont largement majoritaires, et ce, depuis 2016.

Les impacts pour la Mauritanie

En l’absence de données actualisées, le Rapport de Moore Stephens LLP, Administrateur Indépendant de l’ITIE pour les Revenus de l’Année 2012 (publié en 2014), peut donner une idée de ce qui est attendu du secteur extractif, en général, et de l’exploitation de l’or, en particulier : « Sur la base des données déclarées, après conciliation, les revenus générés par le secteur extractif totalisent un montant de 160,1 milliards MRO pour l’année 2012.

La contribution directe au budget de l’Etat, telle que reportée par les administrations publiques, totalise un montant de 12,75 milliards MRU représentant 80% des revenus générés par le secteur. La contribution directe au Fonds National des Revenus des Hydrocarbures (FNRH), telle que reportée par le Trésor Public, totalise un montant de 2,12 milliards MRU représentant 13% des revenus générés par le secteur.

La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) est le principal contributeur au budget national avec un total de 9,32 milliards MRU, soit 73% des recettes budgétaires provenant du secteur extractif.

C’est dire que des sociétés minières viables, comme la SNIM (détenue à 78% par l’Etat), Tasiast (or) ou encore MCM (cuivre, or) signifient des bénéfices importants pour la Mauritanie et les Mauritaniens. En termes d’emplois, l’extension peut nous faire voir plus loin que les 4.200 employés et sous-traitants que déclare actuellement Tasiast.

En 2017, la société annonçait que la Phase 2 « devrait nécessiter le recrutement de 200 employés supplémentaires pour le bon fonctionnement des opérations lorsque le projet d’expansion sera achevé en 2020. »

Il faut aussi espérer que la société continue à respecter ses objectifs et son calendrier en termes de « mauritanisation », elle qui déclarait, en 2017, qu’elle poursuit sa politique de « transfert de compétences » avec un taux de « mauritanisation » de près de 90% et une volonté de pousser vers plus d’opportunités d’accès des nationaux aux fonctions de direction.

Cotée à la bourse de Toronto, Kinross Gold est une compagnie minière canadienne possédant des mines et projets miniers aux États-Unis, au Brésil, en Russie, en Mauritanie, au Chili et au Ghana.

Par Mohamed Sneïba Correspondant permanent – Nouakchott
Source : Afrimag (Maroc)

 

 

Amélioration de l’environnement des affaires: Les efforts contrariés de Ghazouani

Le Président Ghazouani a passé une grande partie du mois de janvier dans des déplacements à Paris et Londres pour représenter la Mauritanie sur la scène internationale. Sa principale apparition a eu lieu à Londres, lors du UK-Africa Investment Summit, où il a annoncé publiquement une série d’initiatives pour améliorer le climat des affaires.

Si une rupture nette avec la corruption, les tracasseries et la politique de l’ère Aziz est attendue pour permettre à la Mauritanie de prospérer, les milieux d’affaires de Nouakchott bruissent de rumeurs selon lesquelles Ghazouani aurait du mal à améliorer l’image du pays auprès des investisseurs, comme le soulignait récemment Africa Energy Intelligence.

Le 21 janvier dernier, cette publication indiquait que BP peinait à conclure un accord avec le Sénégal et la Mauritanie pour vendre le gaz naturel qu’elle y produira. La date butoir du 24 janvier étant passée, faut-il en conclure que la date d’entrée en production est retardée ? Ces négociations durant depuis des années entre BP et les équipes des ministères du pétrole et celui de la finance n’ont pas abouti. M. Looney, le PDG de BP, a dû porter la question directement auprès des Présidents Sall et Ghazouani.

Statu quo

L’échec de ces tractations illustre parfaitement l’enracinement des pratiques de corruption datant de l’ère Aziz,  un système qui encourage les hauts-fonctionnaires à solliciter un dessous-de-table pour conclure un accord. Il va de soi que cela refroidit les investisseurs et draine des personnages peu recommandables. Cela fait des années que les entreprises privées mauritaniennes dénoncent cette corruption publique. Pour les petites, elle peut se traduire par des tracasseries, et pour les autres par la retenue des subventions et de la TVA due ou des contrôles fiscaux abusifs visant à obtenir des pots-de-vin. Malheureusement, plus de six mois après l’arrivée au pouvoir de Ghazouani, ce tableau sombre est toujours d’actualité.

Comment contrer ces pratiques ? Peu d’opérateurs économiques sont suffisamment puissants pour pouvoir faire appel au président comme BP l’a fait, ou menacer d’une action en justice – et s’ils en avaient l’idée, l’histoire a montré que le gouvernement ne respecte pas toujours les verdicts, même émanant d’une justice indépendante.

Nouvelles institutions

Les déclarations de Ghazouani à Londres suggèrent qu’il compte amorcer un véritable changement. Lors de sa tournée, il a en effet annoncé plusieurs initiatives pour mettre fin à ces tracasseries, à commencer par la mise en place d’un Centre international de médiation et d’arbitrage qui est censé éviter le recours à des litiges et faciliter des issues équitables. Il a également annoncé la mise à jour du Code des investissements et la formation d’un Conseil supérieur de l’investissement relevant directement de la Présidence de la République, comme l’a rapporté l’Agence mauritanienne d’information.

Ces réformes ont été dévoilées lors de réunions entre le président Ghazouani, la Banque mondiale, le Premier ministre britannique et des journalistes. Auront-elles lieu et seront-elles suffisantes ? Si ces efforts sont louables et nécessaires, ils ne peuvent suffire à résoudre un problème ancré dans l’administration. Une vraie rupture avec la gouvernance de l’ère Aziz est nécessaire pour éradiquer les pratiques en vigueur au sein de ministères tout-puissants.

Possible rédemption

L’UK-Africa Investment Summit, qui a été marqué par la signature de 27 accords, a été salué comme un grand succès. Malheureusement, aucun de ces accords n’a été signé avec la Mauritanie du fait de sa mauvaise image à l’international. L’ère Ghazouani apporte au pays une occasion de la modifier. Le 29 janvier prochain, Dakar accueillera le MSGBC Basin Summit & Exhibition, où la Mauritanie tentera d’attirer des investissements étrangers dans ses champs pétroliers et gaziers offshore, en concurrence avec ses voisins côtiers. Dans la foulée, Le Cap accueillera l’Africa Mining Indaba dès le 3 février et Nouakchott hébergera la grande conférence des Mauritanides en décembre, avec toujours comme objectif d’attirer des investissements au service du développement du pays. Si le Président veut y parvenir, il devra certes conclure des affaires avec les bons investisseurs, mais il devra aussi se montrer sévère avec les pratiques et les individus susceptibles de ruiner ses efforts.

Ben Abdalla

Source : lecalame.info (Mauritanie)