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Politique en Afrique

Présidentielle en Guinée : entre bataille de chiffres et violences post-électorales

A Conakry, des violences ont éclaté entre les partisans de l’opposant Cellou Dalein Diallo et la police, le 21 octobre 2020.Des violences ont été observées à Conakry et dans plusieurs régions du pays, ce mercredi. La commission électorale pourrait diffuser les résultats complets du scrutin vendredi « au plus tard », tandis que l’opposant Cellou Dalein Diallo se déclare d’ores et déjà victorieux.

Le bras de fer se durcit entre Cellou Dalein Diallo et Alpha Condé. Après avoir proclamé la victoire de son candidat au lendemain du scrutin du 18 octobre, l’Union des forces démocratiques de Guinée (UFDG, opposition) a annoncé, ce mercredi, la publication des résultats compilés par ses représentants.

Dans une stratégie prévisible, l’adversaire du président sortant a devancé la Commission électorale nationale indépendante (CENI), seule habilitée à diffuser les résultats du scrutin, proclamant dès lundi sa victoire à l’issue du premier tour, « malgré de graves anomalies » dans la tenue des opérations de vote.

La Ceni a, quant à elle, commencé à publier mardi soir des résultats partiels. Selon les chiffres qu’elle a publiés, le président sortant, Alpha Condé, arrive en tête dans les quatre préfectures dont les chiffres ont déjà été compilés, à savoir Matoto (49,13 %), Matam (51,39 %), Kaloum (51,87 %) et Boffa (56,69 %).

Des chiffres rejetés par le parti de Cellou Dalein Diallo, qui se base sur des résultats compilés par ses propres représentants, déployés dans l’ensemble des 15 000 bureaux de vote. « Et pourquoi pas, c’est une tradition en Guinée ! Alpha Condé avait fait la même chose en 2010 », justifie à JA le directeur de la communication de l’UFDG, Ousmane Gaoual.

« Nos délégués ont pris en photo ou saisi manuellement les résultats des procès-verbaux et les ont fait remonter, a-t-il par ailleurs expliqué lors d’une conférence de presse. C’est sur ces chiffres que nous nous sommes fondés pour annoncer notre victoire, qui ne souffre aucune contestation. »

« La seule région administrative qui a systématiquement refusé de nous remettre les procès-verbaux, c’est Kankan [fief du Rassemblement du peuple de Guinée, le parti d’Alpha Condé] », a-t-il néanmoins précisé, ajoutant que cela n’était pas de nature à remettre en cause la victoire de Cellou Dalein Diallo.

Résultats complets attendus vendredi

Une déclaration unilatérale, jugée « nulle et de nul effet » par la CENI. « Leurs résultats sont basés sur des chiffres envoyés par SMS, souligne le vice-président de l’institution, Bakary Mansaré. Nous ne pouvons pas les certifier. » Il rappelle que le travail de centralisation des résultats est effectué par la commission nationale de totalisation des votes, au sein de laquelle siègent notamment les commissaires de la CENI et un représentant de chaque candidat à l’élection présidentielle.

Selon lui, la commission électorale devrait publier dès ce mercredi soir des résultats concernant « au minimum » dix autres préfectures, sur les 38 que comptent le pays. « Le processus est rapide », assure Bakary Mansaré, qui ajoute que les résultats complets devrait être publiés « au plus tard vendredi ».

« La Ceni doit publier les procès-verbaux des résultats qu’elle annonce, insiste Ousmane Gaoual, afin de rassurer les Guinéens et la communauté internationale ».

Déployée dans 147 bureaux de vote sur l’ensemble du territoire, la mission d’observation électorale de l’Union africaine (UA) affirmait ce mardi que « malgré quelques dysfonctionnements, la clôture et le dépouillement du scrutin se sont déroulés de manière satisfaisante ».

Les 25 observateurs de l’UA ont toutefois relevé la « représentation inégale des candidats en lice » dans les bureaux de vote et souligné que certains membres des bureaux de vote n’avaient pas « scrupuleusement respecté les procédures de dépouillement telles que prévues par la loi ». La mission estime toutefois que le scrutin s’est globalement déroulé dans « la transparence, le calme et la sérénité ».

Violences

L’annonce des résultats partiels par la Ceni a toutefois été suivie d’une crispation du climat à Conakry et dans d’autres régions du pays, où des heurts entre manifestants et forces de l’ordre ont été observés. L’UFDG estime à neuf le nombre d’individus tués depuis mardi, dont deux membres des forces de l’ordre.

Dans un communiqué publié mercredi, le Front national pour la défense de la Constitution (FNDC) évoque une « situation chaotique ». Il dénonce la mort « par balles » de son coordinateur dans la capitale et annonce des « actions décisives » à venir.

Selon le ministre de la Sécurité, Amara Somparé, des barricades ont été érigées dans plusieurs quartiers de Conakry dans la journée. Des tirs ont été entendus dans plusieurs quartiers de la ville.

Des heurts ont également éclaté dans les préfectures de Kissidougou et de Coyah « entre militants de l’UFDG et ceux d’autres formations politiques, notamment du RPG Arc-en-ciel », a fait savoir le ministre dans un communiqué. Il évoque également des « attaques ciblées à l’intérieur du pays, dans les quartiers de la haute banlieue de Conakry et contre les sièges des partis de la mouvance présidentielle et les domiciles des militants de ces partis. »

Le bilan est de dix morts sur l’ensemble du territoire selon le gouvernement, qui évoque une « stratégie du chaos orchestrée pour remettre en cause le scrutin » et lance un appel « au calme et à la retenue ».

Cellou Dalein Diallo a, quant à lui, affirmé être « séquestré » chez lui depuis un jour, en raison de présence massive de forces de police devant son domicile.

Discret depuis le scrutin du 18 octobre, Alpha Condé s’est, lui, exprimé sur la situation dans un appel à la nation. « Je réitère mon appel, à tous, au calme et à la sérénité, en attendant l’issue du processus électoral en cours dans notre pays. Bien sûr qu’il y aura un vainqueur, mais, ce n’est pas pour autant que la démocratie sera menacée ou que la paix sociale devient impossible », a déclaré le président sortant.

Source : Jeune Afrique

Mali : Le colonel Malick Diaw pressenti président du Conseil National de la Transition

Réputé comme le cerveau du coup d’Etat du 18 août dernier, le colonel Malick Diaw  serait le candidat préparé par la junte pour   briguer la présidence du Conseil National de la Transition, l’organe législatif de la transition. Le poste demeure  le seul  important  non occupé  des organes de la transition.

-Maliweb.net- « Ma famille d’abord et toujours » tel est le scénario qui  est en phase d’être une tradition dans notre pays.  Après la main mise de l’ancien président de la République Ibrahim Boubacar Keïta et ses proches sur presque  tous les postes clés décisionnels,  la junte est  sur le point de répéter les mêmes erreurs.

De sources bien introduites auprès des militaires  soutiennent que le CNSP s’apprête à nommer son premier vice-président, le colonel Malick Diaw, à la tête du futur Conseil National de la Transition.  La mise en place de cet organe législatif de la transition   est prévue par la charte de la transition qui stipule en son article 14  qu’il sera composé de 121 membres repartis entre les forces vives de la nation. Et  l’article 15 de la Charte de poursuivre que  «  le Conseil  de la Transition est présidé par une personnalité civile et militaire élue en son sein ».

Le colonel Malick Diaw réputé d’être  le cerveau du coup d’Etat du 18 août dernier, selon les indiscrétions,   est pratiquement aujourd’hui le seul parmi les 5 colonels  du CNSP à ne pas occuper un poste  de responsabilité  dans les organes de la transition.  De quoi faire de lui, selon notre source,  le profil idéal pour les militaires pour  prendre la présidence du Conseil National de la Transition surtout que les dispositions prévues dans la charte lui autorisent.  Les militaires du CNSP après avoir  floué le M5-RFP en l’écartant de tous les postes décisionnels manœuvrent pour gérer l’organe législatif de la transition, où  toutes les lois sur la réforme de la loi électorale, administrative et institutionnelle seront soumises pour  examen.  Ce qui va consolider leur  main mise sur tous les domaines à savoir : la présidence de la République,  les postes clés dans le gouvernement et  probablement le poste de  l’organe législatif de la transition.

Le M5-RFP qui a précipité la fin du régime de l’ancien Président IBK en l’accusant du pêché d’Israël est loin de  voir le bout du tunnel tant le chemin pour instaurer une gestion collégiale des affaires  est  encore difficile à atteindre.  En appelant ses militants  à l’attente de ses mots d’ordre  pour une rupture véritable avec l’ancien système  qu’il estime reconduire par le CNSP, les responsables du M5-RFP auront du pain sur la planche.  Le Colonel Assimi Goïta et son clan  ont pris le pouvoir et entendent l’exercer seul. Pour preuve, ils ont signé plusieurs décrets dès le lendemain du renversement du pouvoir d’IBK  dans lesquels ils ont  nommé leurs proches au commandement de l’armée,  de la police, et récemment dans le gouvernement.

L’imam Mohamoud Dicko  qui semble être au sein du M5-RFP   la personnalité à craindre à cause de ses capacités à mobiliser les foules dans les rues de Bamako et à l’intérieur du pays a été très vite rapproché par les militaires, puis rassuré avec quelques postes  qu’ils ont attribué à ses proches dans le gouvernement  afin d’éviter une éventuelle contestation de leurs choix.   Ensuite la classe politique qui souffre d’une certaine crédibilité, car accusée d’être  à l’origine de tous les maux  du Mali depuis mars 1991, est aujourd’hui mise hors jeu de la transition. Et ils  sont entrain  de faire valoir cette rupture dans le choix des personnalités chargées de diriger la transition.

Siaka DIAMOUTENE/Maliweb.net

Libération de Sophie Pétronin : "Emmanuel Macron a dû faire pression pour sa libération", estime Antoine Glaser

Libération de Sophie Pétronin : Francetvinfo - Les libérations d'otage interrogent toujours dans ce genre de zones au Mali. Antoine Glaser, rédacteur en chef de "La lettre du Continent", est invité du 23h et revient sur la libération de Sophie Pétronin et Soumaïla Cissé.

"Ce qui se disait à Bamako ces dernières semaines, c'est que c'était d'abord la libération de Soumaïla Cissé, le chef de l'opposition enlevé au mois de mars. C'est certain que la France, compte tenu de l'opération Barkhane… qu'Emmanuel Macron a dû faire pression pour que la libération de Sophie Pétronin soit dans la boucle.

On ne libère pas comme ça 200 djihadistes sans qu'il n'y ait de perspectives qui vont au-delà des libérations. Des perspectives politiques d'union nationale interne dans ce pays, une forme de réunification", décrypte Antoine Glaser, rédacteur en chef de La lettre du Continent.

"Quand la France veut faire libérer des otages…"

"Pierre Camatte a été libéré du temps où Nicolas Sarkozy était en voyage au Gabon, il avait fait un saut précipité à Bamako (Mali) alors qu'il se rendait au Rwanda pour tordre le bras d'Amadou Toumani Touré, le président malien de l'époque, afin qu'il libère quatre djihadistes, deux Mauritaniens et deux Algériens.

À l'époque, c'était incroyable parce que la Mauritanie et l'Algérie avaient très mal réagi, ils voulaient faire revenir leur ambassadeur. Quand la France veut faire libérer des otages, il y a une pression extrêmement forte", souligne Antoine Glaser.

Source : Francetvinfo

Corruption.En Sierra Leone, l’ancien président Ernest Bai Koroma convoqué devant la justice

 Corruption.En Sierra Leone, l’ancien président Ernest Bai Koroma convoqué devant la justice Courrier International - Ernest Bai Koroma et plus de cent de ses anciens ministres et hauts fonctionnaires sont sous le coup d’une enquête pour corruption. Alors que la justice leur a interdit de quitter le pays, ils dénoncent une manœuvre politique.

Ce lundi 5 octobre, Ernest Bai Koroma va-t-il quitter sa ville de Makeni et depuis le centre du pays, rallier Freetown, la capitale ? En début de journée, le mystère demeurait sur les intentions de l’ancien chef de l’État. Mais une chose était sûre, le ministre de la Justice et procureur général du pays, Anthony Brewah, l’attendait de pied ferme dans ses bureaux, où il l’avait convoqué.

“Ernest Bai Koroma, comme nombre de ses ministres et de hauts fonctionnaires qui ont servi avant qu’il ne quitte la présidence en 2018”, rapporte le Sierra Express, font désormais l’objet d’une interdiction de voyager. Au total, 131 personnes sont sous le coup de cette sanction dans l’affaire des “White Papers” [“livres blancs”], comme la surnomme la presse.

Justice ou complot politique

Président de la Sierra Leone entre 2007 et 2018, Ernest Bai Koroma et ses proches sont mis en cause dans un vaste scandale de corruption impliquant des dizaines de millions de dollars. "La Commission anticorruption enquête notamment sur le lien [entre l’ancien président] et une compagnie minière chinoise, l’acquisition de cent bus ou encore autour de plusieurs propriétés qui seraient détenues" par Ernest Bai Koroma, ajoute le Sierra Leone Telegraph.

Aussitôt cette convocation connue, ses partisans ont crié au complot : "La liste, qui comprend les noms de personnes décédées, est devenue un sujet de dérision sur les réseaux sociaux de la part des partisans de l’opposition, qui accusent le gouvernement dirigé par [l’actuel président Julius Maada] Bio d’ineptie", poursuit le journal.

Le pays "à la croisée des chemins"

Ernest Bai Koroma a lui-même pris la plume. Regrettant un acharnement, il a promis qu’il "rassemblerait tous les moyens légitimes disponibles pour défendre fermement [s]a réputation". Ses proches dénoncent un règlement de comptes politique. Au début de cette journée capitale et tendue, le Sierra Leone Telegraph écrivait :

"La Sierra Leone est à nouveau à la croisée des chemins. […] Le gouvernement doit éviter par tous les moyens nécessaires d’utiliser le rapport de la commission d’enquête et son livre blanc pour humilier les accusés et marquer des points politiques car cela pourrait augmenter les tensions, le chaos et la violence dans le pays. [Mais] il ne fait aucun doute que l’ancien président Koroma doit faire l’objet d’une enquête […]. Cela doit être fait avec bon sens et opportunisme politique."

Par Anna Sylvestre-Treiner

Source : Courrier International

Mali: pourquoi la Cédéao n'a pas encore levé son embargo

Mali: pourquoi la Cédéao n'a pas encore levé son embargoRFI Afrique - Le président de la transition Bah N’Daw, son Premier ministre le diplomate Moctar Ouane, ainsi que le vice-président le colonel Assimi Goïta se sont rencontrés lundi 28 septembre à Bamako pour évoquer les tâches qui les attendent pour les 18 prochains mois.

Mais ils doivent d'abord faire face à un problème : l'embargo décrété contre le Mali par la Cédéao n'est pas encore levé malgré la nomination d'un Premier ministre civil. Bamako n’a pas encore officiellement réagi à la non-levée de l’embargo décrété par la Communauté économiques des États de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao).

Cependant, s’exprimant à titre privé, un interlocuteur du premier cercle du nouveau pouvoir malien, explique que le contact est maintenu avec l’institution sous-régionale afin de faire avancer les choses.

Dans un rapport officiel, Goodluck Jonathan, envoyé de la Cédéao dans la crise malienne, fait des constats. Par exemple, la version finale de la charte de transition n’est toujours pas connue du grand public. Pourtant, ce document qui balise les 18 mois de transition est important.

Des prérogatives trop larges pour le vice-président

Ensuite, il constate que les prérogatives du vice-président de transition, le colonel Assimi Goïta, chef des putschistes du 18 août pose problème. Selon une déclaration officielle le jour de sa prestation de serment aux côtés du président, il a été dit qu’il pourrait prendre la place de ce dernier en cas de force majeure. Une disposition non acceptée par la Cédéao qui veut un rapide retour du pouvoir aux civils.

D’autres problèmes ? La dissolution attendue de direction de la junte ou encore la libération ou la présentation devant la justice des détenus militaires et civile. Sur tous ces points, les chefs d’États de la Cédéao pourraient se concerter, interroger le pouvoir malien avant de décider de la levée ou non des sanctions.

Avec notre correspondant à Bamako,
Serge Daniel

 

Mali: Moctar Ouane nommé Premier ministre de la transition

Mali: Moctar Ouane nommé Premier ministre de la transitionRFI Afrique - Au Mali, le président de la transition Bah N'Daw a signé un décret nommant le Premier ministre. C’est l’ancien ministre des Affaires étrangères Moctar Ouane qui est nommé au poste de chef de gouvernement.

Deux jours après la cérémonie de prestation de serment du président de transition Bah N'Daw, le Mali connaît son Premier ministre civil. « Moctar Ouane, nommé Premier ministre », voici ce que dit le décret signé par le président de la transition Bah N’Daw ce dimanche 27 septembre. Depuis 2016, il faut savoir que le tout-nouveau Premier ministre était Délégué à la paix et à la sécurité à la Commission de l'Union économique et monétaire de l'Afrique de l'ouest (UEMOA) à Ouagadougou.

D'après nos informations, il a rencontré samedi soir des responsables de la junte, ainsi que le président de transition à qui il a donné son accord pour occuper le poste de Premier ministre.

C'est un homme indépendant, ses proches le décrivent comme très pointilleux sur les principes. Il a également un carnet d'adresses. L'homme fut également ancien représentant du Mali auprès des Nations unies et conseiller diplomatique à la présidence.

Comme le président de transition, il estime qu'on ne peut pas tout faire en 18 mois. Moctar Ouane a donc des priorités : l'organisation d'élections transparentes, et poser des actes pour participer à la refondation de l'État. Selon son entourage, il entend travailler avec le président de transition et veiller ce que la justice soit indépendante avec les moyens adéquats.

♦ Le choix d’un des candidats du M5 écarté

Le choix ne s’est donc pas porté finalement sur un des candidats du M5, cette coalition qui avait lancé la contestation populaire contre l’ex-président IBK, relate notre envoyée spéciale à Bamako, Florence Morice.

Plusieurs figures politiques de ce mouvement estimaient que ce poste devait leur revenir compte tenu de leur contribution au départ d’IBK. Mais c’est seulement samedi matin que la coalition a été reçue par la junte pour présenter ses candidatures pour le poste, à un moment où les tractations qui ont conduit à la nomination de Moctar Ouane étaient déjà largement avancées. Par ailleurs ils avaient présenté 14 candidats ce qui, même en interne, ne laissait pas beaucoup d’espoir de voir l’un d’entre eux choisi. Tous les yeux sont désormais rivés vers la Cédéao, la communauté ouest-africaine avait promis de lever les sanctions qui pèsent depuis plus d’un mois sur l’économie malienne en cas d’annonce d’un Premier ministre civil.

Avec notre correspondant à Bamako,
Serge Daniel

Mali : investiture du président de transition le colonel Bah Ndaw, la Cédéao maintient ses sanctions

Mali : investiture du président de transition le colonel Bah Ndaw, la Cédéao maintient ses sanctionsTV5 Monde - Le président et le vice-président de transition au Mali, Bah Ndaw, retraité de l'armée, et le colonel Assimi Goïta, ont prêté serment ce vendredi 25 septembre à Bamako devant la Cour suprême lors d'une cérémonie officielle. La Communauté des états ouest-africains (Cédéao) maintient ses sanctions.

Bah Ndaw, 70 ans, et le colonel Goïta, chef de la junte au pouvoir depuis le putsch du 18 août contre le président Ibrahim Boubacar Keïta, ont prêté successivement serment devant le président de la Cour suprême, Wafi Ougadeye Cissé ce vendredi 25 septembre.

Cette investiture est censée marquer le début d'une période de transition d'une durée maximale de 18 mois préparant des élections générales et le retour des civils à la tête du pays, a rappelé le procureur général de la Cour suprême Boya Dembélé.

"Elle ne doit pas s'éterniser, cela s'entend", a insisté le procureur, citant à plusieurs reprises les articles de la "charte de transition" du 12 septembre, dont le contenu n'a pas été officialisé.

La cérémonie, à laquelle assistaient de nombreux militaires en uniforme s'est tenue en présence de l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan, médiateur mandaté par la Communauté des Etats d'Afrique de l'Ouest (Cédéao), qui doit décider de lever ou non ses sanctions à la suite de cette double investiture.

"Nous sommes optimistes sur le fait que cet événement marquera le début du retour à la normalité au Mali", a indiqué M. Jonathan jeudi soir sur son compte officiel Twitter.

Dans son discours d'investiture, l'officier à la retraite, Monsieur Bah Ndaw, s'est déclaré "prêt à tout pour que (le Mali) renoue avec la pleine légalité constitutionnelle, avec des autorités élues, des représentants légitimes". Il a affirmé "la détermination des Maliens à conduire une transition stable, apaisée et réussie dans les conditions et les délais convenus".

La Cédéao maintient ses sanctions

Lors d'un sommet sur la crise malienne la semaine passée, la Cédéao avait réclamé la nomination immédiate de civils comme président et Premier ministre de transition. L’organisation a annoncé ce vendredi qu’elle maintenait les sanctions après l’investiture du président de transition.

La Cédéao a imposé un embargo sur les flux commerciaux et financiers avec le Mali deux jours après le coup d'Etat du 18 août, pour obtenir un retour à l'ordre constitutionnel. La junte au pouvoir estimait avoir fait l'essentiel en faisant prêter serment ce vendredi à Bah Ndaw, en qualité de président d'une transition qui ramènerait les civils à la direction du pays au bout de plusieurs mois.

L'organisation dit dans son communiqué "prendre acte" de l'investiture de M. Ndaw et le félicite. Mais elle s'inquiète de l'emprise conservée par les militaires dans la transition. Elle souligne "l'impossibilité pour le vice-président de remplacer le président de la transition" et réclame une version "finale et officielle" de ce plan de transition intitulé "charte" et invoqué à de multiples reprises pour légitimer l'investiture du président et du vice-président.

Elle demande la dissolution de la junte, ainsi que la libération des personnalités civiles et militaires arrêtées lors du coup d'Etat, dont l'ancien Premier ministre Boubou Cissé.

Bah Ndaw, un colonel-major à la retraite, a été brièvement ministre de la Défense en 2014 du président Keïta. C'est lui qui nommera le Premier ministre, selon le plan de transition retenu par la junte.

Source : TV5 Monde

Nouakchott et Bissau signent un accord de coopération commerciale et industrielle

Nouakchott et Bissau signent un accord de coopération commerciale et industrielleAMI - Le président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani et son homologue bissau-guinéen, M. Umaro Sissoco Embalo, ont co-présidé, mercredi à Bissau, une cérémonie de signature d’un accord de coopération commerciale et industrielle.

L’accord a été signé, côté Mauritanie, par Mme Naha Mint Hamdy Ould Mouknass, ministre du Commerce, de l’Industrie et du Tourisme, et côté bissau-guinéen, par le ministre du Commerce et de l’Industrie, M. Antonio Artur Sanha.

La signature s’est déroulée en présence des membres des deux délégations d’accompagnement. Le président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a, par la suite, assisté à un dîner organisé en son honneur par le président M. Umaro Sissoco Embalo, à l'Hôtel Royal Bissau.

Source : AMI

Mali: la CMA maintient la pression sur la junte autour de l'accord d'Alger

Le chef de la junte malienne, le colonel Assimi Goïta, est devenu le vice-président de Bah N'Daw, qui dirige la transition au Mali.Une réunion entre la junte et la CMA, qui cherche à obtenir des garanties sur la mise en œuvre de l’accord de paix d’Alger de 2015 par l’équipe de la transition, a eu lieu ce mercredi. Si elle n’obtient pas satisfaction, la Coalition des mouvements de l'Azawad a fait savoir qu’elle refuserait de siéger au Conseil national de la transition.

Ce fut « une rencontre constructive », selon le porte-parole de la CMA, Almou Ag Mohamed. Au cours de cet échange avec quatre responsables de la junte, il a été convenu de mettre en place une commission technique qui doit travailler à partir de jeudi pour voir comment répondre aux demandes exprimées par la CMA.

La Coalition des mouvements de l'Azawad réclame notamment une référence plus explicite à l’accord d’Alger dans le préambule de la charte de la transition. Actuellement, il est écrit dans ce préambule que la charte se fonde « sur la Constitution » de 1992. Pour la CMA, il est impératif d’ajouter à cet endroit qu’elle se fonde aussi sur l’accord d’Alger, qui pour eux complète la Constitution.

Ses représentants veulent aussi que l’application de cet accord figure clairement dans les objectifs de la feuille de route de la transition. Lundi soir, dans son discours à la nation, à la veille du soixantième anniversaire de l’indépendance, le colonel Assimi Goïta s’est engagé à mettre en œuvre cet accord mais pour la CMA cela ne suffit pas : il faut des garde-fous. Si elle n’obtient pas gain de cause, la CMA a fait savoir qu’elle refuserait de siéger au Conseil national de la transition, son organe législatif.

Un souci exprimé aussi par l’Algérie. À deux reprises, le ministre des Affaires étrangères

Les consultations continuent

D’autre part, un autre rendez-vous d’envergure est attendu au Mali. Goodluck Jonathan, le médiateur de la Cédéao, est attendu ce mercredi à Bamako. Le médiateur a pour mission d’évaluer si les conditions sont réunies pour une levée des sanctions de la Cédéao.

L’enjeu de cette visite est de taille car l’embargo pèse déjà sur la population malienne et la Cédéao a menacé de le durcir si elle n’obtenait pas ce qu’elle demande à savoir un président et un Premier ministre civils. Au cours des cérémonies d’indépendance, Assimi Goïta a plaidé pour une levée de ces sanctions, estimant avoir répondu aux demandes de la Cédéao.

Mais concrètement, il manque encore le Premier ministre et c’est sur ce point que la Cédéao veut être rassurée. Les chancelleries européennes ont également fait passer un message à la junte : « Nous voulons un vrai civil cette fois », glisse une source diplomatique, en référence à la double casquette « civilo-militaire » du président Bah N’Daw.

Ce sera en quelque sorte « un test », explique cette source sur la « volonté réelle » de la junte de ne pas conserver l’ensemble des leviers du pouvoir.

Source : RFI

Mali: le retour en grâce du capitaine Sanogo, chef de la junte de 2012

L’ex-chef de la junte de 2012, Amadou Sanogo, au tribunal le 30 novembre 2016.La cérémonie officielle des 60 ans de l’indépendance du Mali, le 22 septembre, a vu la présence remarquée d’Amadou Sanogo, auteur du coup d’État de 2012. L’ex-chef de la junte est en attente de jugement pour « assassinat et complicité d’assassinat ».

Lors de la cérémonie officielle des 60 ans de l’indépendance du Mali, on l’a vu sous plusieurs plans. D’abord descendant de l’arrière de son véhicule, portant des gants blancs. Autre remarque : il flottait un tout petit peu dans sa tenue d’apparat. Sur sa poitrine, des médailles. En main, un bâton de commandement. Malgré ses lunettes noires, Amadou Sanogo a été tout de suite reconnu pour sa première grande sortie officielle depuis sa libération en janvier dernier.

L’homme est très à l’aise dans la tribune officielle. Le voilà assis, casquette à feuilles d’or sur la tête, chaussettes blanches aux pieds, il porte enfin un masque. Il lit en diagonale un journal. À la fin de la cérémonie, il serre des mains, fait des selfies. Il n’est pas du tout perdu dans ce milieu. Capitaine en 2012, il a fait un coup d’État avec d’autres militaires. Quelques mois après, il obtient le grade de général. Fin 2013, il est arrêté pour son implication présumée dans la mort de 21 militaires « bérets rouges » retrouvés dans un charnier près de Bamako.

Ouvert trois ans après, son procès pour « assassinat et complicité d’assassinat » est reporté sine die. Il est donc en attente de jugement. Mais visiblement, pour le moment, il signe plutôt un retour en grâce.

« C’est une violation de l’ensemble des conventions internationales signées par le Mali, Maître Moctar Mariko, président de l'Association malienne des droits de l'homme

Source : RFI

Le Mali enterre son ancien dictateur Moussa Traoré sans aucun dirigeant étranger

Le Mali enterre son ancien dictateur Moussa Traoré sans aucun dirigeant étrangerLe Figaro - Chefs de la junte, ex-responsables et collaborateurs ont participé vendredi à Bamako à l'hommage rendu à l'ancien dictateur et dirigeant du pays pendant 22 ans, Moussa Traoré, lors de ses obsèques nationales, en l'absence de dirigeant étranger.

Une fanfare mortuaire a marqué dans la matinée l'arrivée du corps dans un cercueil drapé aux couleurs du Mali dans un camp militaire de Bamako où se déroulaient les obsèques, en présence de soldats en tenue d'apparat, selon des journalistes de l'AFP.

Moussa Traoré est décédé le 15 septembre à Bamako à l'âge de 83 ans, après avoir dirigé le Mali pendant 22 ans, à la suite d'un coup d'État qui avait renversé en 1968 le président Modibo Keïta qui était au pouvoir depuis 1960.

Moussa Traoré, alors lieutenant avant de devenir général par la suite, était devenu président de la République un an plus tard et aura exercé un pouvoir quasiment sans partage pendant plus de 22 ans.

Son corps a été placé près de la tribune présidentielle, en présence du colonel Assimi Goïta, chef du Comité national de salut public (CNSP), l'organe mis en place par la junte actuellement au pouvoir. Le colonel Goïta, aux côtés d'autres responsables de la junte, n'a pas pris la parole lors de la cérémonie à laquelle ont assisté des centaines de personnes.

Après la cérémonie officielle, le corps a été remis à la famille pour l'inhumation prévue dans l'après-midi dans un cimetière de Bamako, précédée d'une prière mortuaire dans une mosquée.

Ex-dirigeants présents

L'ancien président Amadou Toumani Touré (1991-2012), qui a renversé en 1991 le président Moussa Traoré, le dirigeant de la transition en 2012 Dioncounda Traoré, ainsi que l'ancien Premier ministre Cheik Modibo Diarra, également beau-fils du défunt, étaient présents pendant la cérémonie. Des diplomates russes ont également pris part aux obsèques.

L'ancien président Alpha Oumar Konaré qui a dirigé le Mali de 1992 à 2002, après une transition consécutive à la chute de M. Traoré, n'était pas présent pendant ces obsèques. Aucun représentant de l'ambassade de France et de l'Union européenne n'était présent lors de cette cérémonie, également boudée par les dirigeants étrangers alors que le Mali a été placé sous embargo par ses voisins ouest-africains après le putsch du 18 août.

L'ancien président Amadou Toumani Touré dit ATT a salué «un homme de confiance» qu'il a servi notamment comme chef de la garde présidentielle avant que «la vie, les évènements ne décident autrement», en allusion à son putsch en 1991. «Nous avons perdu en lui (Moussa Traoré) un homme de vérité, un homme complet, un homme réellement patriote», a déclaré à l'AFP le colonel Missa Traoré, son ancien ministre de la Santé avec qui il a mené le putsch en 1968.

Mais au Mali, l'évocation de Moussa Traoré ne réveille pas que de bons souvenirs comme le rappelle un ancien responsable d'un syndicat d'étudiants faisant état des «arrestations arbitraires, emprisonnements et brimades» dont ont été victimes ses camarades sous le règne de Traoré.

Après sa chute, Moussa Traoré a été en février 1993 condamné à mort pour «crimes de sang». Le président Alpha Oumar Konaré commue sa peine en détention à perpétuité en décembre 1997. Condamné à nouveau à la peine capitale pour «crimes économiques» en 1999, il est gracié en 2002.

Pendant les dernières années de sa vie, Moussa Traoré était devenu une sorte de vieux sage que des politiciens allaient consulter.

Par Le Figaro avec AFP

 

Libye: le Premier ministre Fayez el-Sarraj annonce sa démission prochaine

Le Premier ministre libyen Fayez el-Sarraj en conférence de presse, le 15 février 2020 à Tripoli. (Illustration).Le Premier ministre libyen Fayez el-Sarraj a annoncé ce mercredi soir 16 septembre la démission à venir de son gouvernement, celui de Tripoli, au plus tard fin octobre. Il a appelé le comité de dialogue à nommer très rapidement un nouveau gouvernement. Des réunions de ce comité doivent avoir lieu prochainement à Genève sous l'égide de l'ONU, avant de nouvelles discussions au Maroc à la fin du mois prochain. Les contacts internationaux autour de la Libye se sont multipliés ces dernières semaines pour consolider le cessez-le-feu, ce qui passe d’abord par une réforme des institutions.

Fayez el-Sarraj n’a fait qu’officialiser une démission attendue, et déjà connue dans les coulisses à Tripoli. Dans son discours, il est revenu sur le bilan de son gouvernement d’union nationale, installé dans la capitale à l’issue de l’accord de Skheirat en 2015 : « nous n’avons pas travaillé dans des conditions normales. Nous étions la cible de complots internes et venant de l’étranger », a-t-il affirmé.

Il a accusé sans le nommer Khalifa Haftar de « miser sur la guerre pour arriver illégalement à ses fins », ce qui a poussé, a-t-il dit « à faire beaucoup de concessions pour annihiler ses ambitions ».

L’annonce de cette démission intervient quelques jours après celle du gouvernement provisoire installé dans l’Est, ce qui indique clairement des pressions internationales, et surtout américaines, pour parvenir à un accord. « Des arrangements internationaux pour réorganiser à la va-vite la scène politique en Libye avant les élections américaines » prévues le 3 novembre, croit savoir Abou al Kassem Kzeit, parlementaire de Tripoli.

Les prochains pourparlers prévus au Maroc se feront en tout cas en présence des dirigeants de l'est et l'ouest: Aguila Saleh, chef du parlement installé à l'est et Khalid al Michri, président du haut Conseil de l'État à Tripoli qui signeront, si tout va bien, un accord politique pour une nouvelle phase en Libye, sans Fayez el-Sarraj, et sans Khalifa Haftar.

Source : RFI

Mali: la junte se dit favorable à une transition menée par un militaire

Le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole du CNSP, lors d'une conférence de presse à Bamako le 16 septembre 2020.Lors d'une conférence de presse mercredi 16 septembre, la junte malienne a, pour la première fois, affirmé officiellement qu'elle était pour une transition dirigée par un militaire.

C’est la première fois qu’ils le disent officiellement. Les militaires, qui ont pris le pouvoir le 18 août à Bamako, sont plutôt proches des idées de la frange de la population qui affirme qu’ils doivent diriger la transition. Mais Ils sont désormais obligés de tenir compte de l’avis de la Cédeao qui exige un civil comme président et comme Premier ministre, explique notre correspondant à Bamako, Serge Daniel.

« Toutes les options sont sur la table, a déclaré le colonel-major Ismaël Wagué, porte-parole de la junte malienne. La position de la Cédéao est intégrée. Il y a des compromis à faire, il y a des sacrifices à faire. » Une manière pour la junte de ne pas avoir l’air de défier frontalement les dirigeants ouest-africains, tout en se présentant comme garante de la volonté populaire même si, selon la coalition du M5 qui a mené la contestation contre l’ex-président IBK, c’est au contraire l’option d’une transition civile qui est ressortie des consultations menées la semaine dernière, analyse notre envoyée spéciale à Bamako, Florence Morice.

La crainte d'un embargo total

Tout en laissant une porte ouverte donc à de possibles ajustements, la junte insiste sur le caractère inflexible de la Cédéao. « Ils ont dit que leurs conditions ne sont pas négociables. Et que si on insiste, ils sont en mesure de faire un embargo total », a affirmé le colonel Wagué. Un embargo synonyme, selon lui, d’« asphyxie » rapide du Mali.

Le débat n'est donc pas tranché. Les discussions se poursuivront. Le collège composé notamment de civils chargés de désigner le président et le Premier ministre de la transition est quasiment déjà nommé par la même junte. Le travail va commencer. Il faut aller vite. Les sanctions contre le Mali se font de plus en plus sentir. Notamment sur les transactions financières, a reconnu lors de la conférence de presse le porte-parole de la junte.

« Il n'y a pas eu de temps perdu »

Quoi qu’il en soit, la junte se montre décidée à avancer près d’un mois après le coup d’État. « Il n'y a pas eu de temps perdu », s’est défendu le porte-parole, avant d’annoncer que le processus de désignation des futurs dirigeants de la transition avait déjà débuté.

La semaine prochaine, l’envoyé de la Cédéao pour le Mali, Goodluck Jonathan, sera de retour à Bamako pour prendre notamment connaissance des propositions de la commission de nomination des membres.

La FIDH et l'AMDH (Association malienne de défense des droits de l'homme) se disent inquiètes « des tentatives des militaires de garder le pouvoir » au Mali, et appellent à la mise en place d’un gouvernement de transition « dirigé par des civils » et dont la mission serait axée sur les droits humains.

Source : RFI

Gambie : l’épouse de Yahya Jammeh visée par des sanctions américaines

Gambie : l’épouse de Yahya Jammeh visée par des sanctions américainesJeune Afrique - Zineb Jammeh, la femme de l’ancien président gambien Yahya Jammeh est désormais sous le coup de sanctions économiques, comme son époux.

Le département d’État américain et le Département du Trésor ont annoncé mardi que l’épouse de l’ancien homme fort de Banjul fait désormais l’objet de sanctions économiques : ses comptes et avoirs aux États-Unis ont été bloqués.

« Zineb Jammeh est désignée pour son rôle dans l’assistance matérielle, le soutien ou l’aide à son mari. Elle a utilisé une fondation caritative et des organismes de bienfaisance comme couverture pour faciliter le transfert illicite de fonds à son mari », a détaillé le département d’État dans un communiqué distinct.

Une villa dans le Maryland

L’épouse de Yahya Jammeh « contrôle de nombreux actifs à l’étranger de son mari, Yahya Jammeh, l’ancien dirigeant notoirement corrompu de la Gambie, qui a été sanctionné par le Département du Trésor en 2017 », précise encore le communiqué de Mike Pompeo, le secrétaire d’État américain.

Les autorités américaines évoquent en particulier une propriété située dans le Maryland, achetée via une société créée par Zineb Jammeh et estimée à 3,5 millions de dollars, qui fait désormais l’objet d’une procédure de confiscation.

Persona non grata aux États-Unis

Dès 2018, Washington, qui accuse Jammeh d’avoir mis en place un véritable système en vue de « piller les caisses de l’État gambien et de siphonner les fonds de l’État à son profit personnel », avait interdit d’entrée sur leur territoire Yahya Jammeh, son épouse, et ses enfants, Mariam Jammeh et Muhammad Yahya Jammeh.

Tous ont également été placés sur la liste noire américaine des dirigeants étrangers impliqués dans des faits de « corruption à large échelle » ou dans de « graves violations des droits humains ».

Par Jeune Afrique avec AFP

 

Mali: l'ancien président Moussa Traoré est décédé

Mali: l'ancien président Moussa Traoré est décédéRFI Afrique - L’ancien président malien, le général Moussa Traoré est décédé mardi 15 septembre, a appris RFI auprès de sa famille.

Né le 25 septembre 1936, il avait pris le pouvoir en 1968 avant d’être renversé en mars 1991. Condamné à mort, il avait été gracié en 2002 par l’ancien président Alpha Oumar Konaré. Il était ces dernières années très écouté de la classe politique malienne.

Source : RFI Afrique

Présidentielle ivoirienne: la candidature de Ouattara validée, pas celle de Gbagbo

Le président ivoirien Alassane Ouattara.En Côte d'Ivoire, le Conseil constitutionnel a validé ce lundi 14 septembre la candidature du président sortant Alassane Ouattara à un nouveau mandat. Celles de Guillaume Soro et Laurent Gbagbo sont en revanche déclarées irrecevables.

Quarante-quatre dossiers avaient été déposés et le Conseil constitutionnel en a validé quatre, dont celui du président Ouattara. Le Conseil constitutionnel juge que la Constitution de 2016 consacre une nouvelle République et qu'elle remet par conséquent les compteurs à zéro. « Il ne peut être fait grief au candidat de briguer un nouveau », ont statué les juges.

La candidature du président du PDCI, Henry Konan Bédié, est aussi validée, tout comme celle du candidat SPI, Pascal Affi N’Guessan, et Kouadio Konan Bertin, plus connu sous ses initiales KKB, un transfuge du PDCI.

Les candidatures de Gbagbo et de Soro irrecevables

Les candidatures de Laurent Gbagbo et de Guillaume Soro ont été déclarées irrecevables. Laurent Gbagbo a été rayé de la liste électorale et il n’a pas signé sa déclaration de candidature. Il n’a d’ailleurs pas non plus expressément renoncé à son statut de membre de droit du Conseil constitutionnel comme ancien chef d’État. Or les membres du Conseil constitutionnel doivent démissionner six mois avant une élection pour pouvoir y candidater.

Guillaume Soro, lui aussi radié de la liste électorale, le Conseil constitutionnel s’est déclaré incompétent pour l’y réinscrire comme le demandaient pourtant ses avocats. La candidature d’Albert Toikeusse Mabri est aussi considérée comme irrecevable, car il n’a pas recueilli suffisamment de parrainages dans le nombre de régions requises. Celles de Mamadou Coulibaly et de Marcel Amon-Tanoh sont aussi irrecevables pour les mêmes raisons.

Source : RFI

Le Nigérien Mohamed Moussa réélu Directeur Général de l’ASECNA

Le Nigérien Mohamed Moussa réélu Directeur Général de l’ASECNAANP - Le Nigérien Mohamed Moussa a été réélu, ce lundi 14 septembre 2020, Directeur Général de l’Agence pour la Sécurité de la Navigation Aérienne en Afrique et à Madagascar (ASECNA) à l’issue de la réunion extraordinaire du Comité des Ministres qui s’est tenue à Dakar, au Sénégal, siège de l’Institution.

Il succède ainsi à lui-même pour un nouveau mandat de quatre (4) ans à partir du 1er janvier 2021. Il a été élu pour la première fois par le Comité des Ministres de l’ASECNA lors de sa 60ème réunion tenue le 11 novembre 2016 à Bamako, au Mali, et a été installé dans ses fonctions le 03 janvier 2017 au siège de l’Agence, à Dakar.

Sa réélection est le fruit d’une grande offensive diplomatique menée par le Niger. Il était face à trois (3) autres candidats, notamment le Centrafricain Théodore Jousso, le Mauritanien Hassen Ould Ely et le Camerounais Zoa Etoundi.

Mohamed Moussa est Economiste et Ingénieur de la Navigation Aérienne de classe exceptionnelle. Il a été formé en France et au Niger. Il a mis sa riche expérience au service de l’ASECNA où il a occupé d’éminentes fonctions stratégiques, notamment Chef de service des projets de l’ASECNA, Chef du Département de la maintenance, Directeur de l’Ecole Régionale de la Navigation Aérienne et du Management (ERNAM), Représentant de l’ASECNA en Mauritanie puis aux Comores et Directeur des Ressources Humaines de l’ASECNA.

Dans son pays, le Niger, M. Mohamed Moussa a occupé plusieurs portefeuilles ministériels dont le Ministère de l’Intérieur et de la Sécurité, le Ministère du Commerce et enfin le Ministère des Transports et du Tourisme.

Avant sa nomination au poste de Directeur Général de l’ASECNA en Janvier 2017, il occupait les fonctions de Conseiller du Premier Ministre du Niger et Responsable de la Cellule d’Appui aux Partenariats Publics-Privés (PPP).

Polyglotte, Mohamed Moussa parle Français, Anglais, Espagnol de même que plusieurs langues nationales du Niger dont le Djerma et le Haoussa.

Créée le 12 décembre 1959 par la Convention de Saint-Louis au Sénégal, l’ASECNA regroupe dix-huit (18) Etats membres que sont le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, la Centrafrique, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, la France, le Gabon, la Guinée Bissau, la Guinée Equatoriale, Madagascar, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Etablissement public international, l’ASECNA est chargée de remplir la fonction de fournisseur de services de navigation aérienne destinés à garantir la sécurité et la régularité des vols de la circulation aérienne générale dans les espaces aériens qui lui sont confiés par les Etats membres. Elle assure également une mission de service public de sécurité de la navigation aérienne et de la météorologie.

L’ASECNA, c’est un espace aérien de 16 100 000 km2 réparti en six régions d’informations de vol (Antananarivo, Brazzaville, Dakar Océanique, Dakar Terrestre, Niamey, Ndjamena). Dans ces régions, elle assure le contrôle de la circulation aérienne ; le guidage des avions ; la transmission des messages techniques et de trafic ; l'information de vol, ainsi que le recueil des données et enfin la prévision et la transmission des informations météorologiques.

Elle supervise également 27 aéroports internationaux et 76 aéroports nationaux et régionaux situés sur le territoire de ses membres.

Source : APN

Coup d'Etat au Mali : les dirigeants d'Afrique de l'Ouest "exigent une transition de 12 mois"

Coup d'Etat au Mali : les dirigeants d'Afrique de l'Ouest BBC Afrique - Lors d'un sommet virtuel qui s'est tenu ce vendredi, le groupe régional des 15 pays de la Cedeao demande que les "troupes retournent dans leurs casernes" et que des élections soient organisées dans 12 mois.

Selon les chefs d'Etat ouest-africains, la transition devrait être supervisée par un civil. Le rapport des envoyés de la CEDEAO proposait que le président Keïta nomme un civil pour diriger la transition, rapporte Reuters.

Mais la junte militaire - connue sous le nom de Comité national pour le salut du peuple - a parlé d'une transition pouvant durer jusqu'à deux ans. Les dirigeants militaires avaient initialement parlé d'une période de transition de trois ans.

Lors du sommet de ce vendredi, les chefs d'État ont déclaré qu'ils lèveraient progressivement les sanctions imposées par la CEDEAO au Mali après le coup d'État - notamment la fermeture des frontières, la suspension de son adhésion et des échanges commerciaux - à mesure que le pays retournerait à un régime civil.

Les soldats ont libéré le président Keïta, l'une des demandes de la CEDEAO lorsque ses envoyés ont rencontré les rebelles militaires au début de la semaine. Mais le bloc régional estime que cette action seule ne suffit pas.

Aucun accord n'avait été trouvé avec l'équipe dirigée par l'ancien président nigérian Goodluck Jonathan suite à ces entretiens.

Reuters cite également le rapport de la Cedeao qui affirme que M. Keïta s'est retiré volontairement "pour la paix et la réconciliation du Mali".

Source : BBC Afrique

Mali : Le Colonel Assimi Goita officiellement chef de l’Etat

Mali : Le Colonel Assimi Goita officiellement chef de l’Etat.En attendant la mise en place d’une transition dont les contours sont en train de prendre forme, le Mali est gouverné par le Comité national pour le salut du peuple.

Son président assure les fonctions de chef de l’Etat selon un acte fondamental signé par le Colonel Assimi Goita et publié dans le Journal officiel ce jeudi 27 aout.

Ce statut est reconnu dans l’article 32 du titre III de l’acte qui stipule que « le comité national pour le salut du peuple désigne en son sein un président qui assure les fonctions de Chef de l’ETAT ».

Le colonel Assimi Goita, 37 ans, ayant été désigné président du CNSP, il assure donc les fonctions de chef de l’Etat.

Selon l’acte fondamental, « lorsqu’il est empêché de remplir ses fonctions, de façon temporaire ou définitive, ses pouvoirs sont exercés par un Vice-président suivant l’ordre déterminé par le Comité ».

Le Colonel Malick Diaw est le premier vice-président du CNSP. Il assurera les fonctions de président en cas de vacances du pouvoir.

Selon l’article 33, le président du CNSP incarne l’unité nationale et est le garant de l’Indépendance nationale, de l’Intégrité territoriale, du respect des traités et accords internationaux auxquels le Mali est partie.

Il relève de son pouvoir de veiller au fonctionnement régulier des pouvoirs publics ainsi qu’à la continuité de l’Etat.

Dans l’article 34, il est indiqué que le président du CNSP signe les ordonnances et les décrets adoptés par le CNSP.

Il revient aussi au Président du CNSP, comme le fait remarquer l’article 36 d’accréditer les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires auprès des puissances étrangères. De la même manière, les ambassadeurs et les envoyés extraordinaires sont accrédités auprès de lui.

L’article 41 stipule que les dispositions de l’acte fondamental s’appliquent comme dispositions constitutionnelles, complètent ou suppléent celles de la Constitution du 25 février 1992. Ces nouvelles dispositions peuvent être caduques après l’adoption d’une charte pour la transition.

D’ici, là, les rênes du Mali sont entre les mains de la junte militaire qui juge que la durée de la transition doit être définie en interne.

Source : Dakaractu.com

Mali : Ibrahim Boubacar Keïta a été libéré

Mali : Ibrahim Boubacar Keïta a été libéré Jeune Afrique - L’ex-président malien a été remis en liberté dans la nuit de mercredi à jeudi par la junte militaire.

L’ancien président malien, Ibrahim Boubacar Keïta, a été libéré aux alentours de 3 h du matin, heure de Bamako, a appris Jeune Afrique auprès de sa famille. Il a été ramené par des éléments des forces spéciales maliennes à sa résidence de Sébénikoro, laquelle est sécurisée par la junte.

La Cedeao a été en première ligne dans les négociations pour la libération de l’ancien chef de l’État malien. Durant toute la journée du 26 août, son représentant à Bamako, Hamidou Boly, a ainsi été en contact avec les putschistes du Comité national pour le salut du peuple (CNSP) afin de les inciter à libérer IBK avant la prochaine réunion des chefs d’État de la sous-région, prévue le 28 août.

Selon nos informations, la Cedeao avait en effet fait de la remise en liberté de l’ex-président un préalable à un assouplissement des sanctions à l’encontre de la junte. Celle-ci avait été fortement invitée à faire un geste de bonne foi.

Rencontre Cedeao-IBK

Quelques jours plus tôt, les émissaires de la Cedeao, menés par l’ancien président nigérian Goodluck Jonathan, avait pu rencontrer Ibrahim Boubacar Keïta sur son lieu de détention, en présence des colonels du CNSP, puis en leur absence.

À chaque fois, IBK leur avait assuré ne pas imaginer revenir au pouvoir. L’ancien président se disait même « soulagé » et affirmait qu’il était bien traité et « respecté » par les putschistes. Il avait demandé à ses visiteurs de faire passer le message à ses anciens homologues de la Cedeao.

Selon nos informations, IBK avait également émis le souhait de quitter provisoirement le Mali pour poursuivre un protocole de soins à Abu Dhabi, aux Émirats arabes unis, et le principe de ce séjour aurait été accepté par le CNSP.

Par Jeune Afrique

 

Tunisie : Mechichi snobe les partis

Hichem Mechichi (à droite, au centre) en consultation pour la formation de son gouvernementLe chef du gouvernement Hichem Mechichi a présenté une équipe gouvernementale qui s’affranchit des partis. Reste à convaincre les députés de lui accorder leur confiance.

Engagé dans une course contre le compte à rebours constitutionnel, le chef du gouvernement Hichem Mechichi a présenté, le 24 août à 23h58, son équipe à deux minutes de l’échéance du temps imparti par la constitution. « On pourra dire qu’il a entretenu le suspense jusqu’au bout. Son allocution était prévue à 22h30 », signale un internaute. La tension et le retard laissaient présager des changements de dernière minute mais finalement Mechichi a dévoilé une équipe assez inattendue.

« Sur 28 membres, le gouvernement comprend huit femmes et un malvoyant ! Une révolution culturelle est en marche », ironise un militant de gauche, qui ne croit pas si bien dire. La composition du gouvernement Mechichi, présenté comme celui de la dernière chance pour sortir la Tunisie de la crise profonde où elle est engluée, est parmi les moins classiques des neufs gouvernements qui se sont succédé depuis la révolution de 2011.

Les défenseurs de la parité seront certainement mécontents de voir que seuls huit portefeuilles sont attribués aux femmes (le précédent gouvernement comptait six femmes ministres, ndlr) mais aucun n’a relevé la nouvelle répartition des missions attribuées à certains ministères. Avec le financier Ali Kooli aux manettes, le ministère des Finances, qui regroupe maintenant l’Économie, les Finances et le Soutien à l’investissement devrait gagner en efficacité et constituera une sorte de mini pôle avec le secrétariat d’État chargé des Finances publiques et de l’Investissement.

Pas de vedette mais des hauts-commis de l’État

Néanmoins dans cette nouvelle configuration, certains regroupements paraissent moins logiques puisque l’emploi est par exemple rattaché au ministère de la Jeunesse et des Sports sous le label d’Intégration professionnelle. Aux Affaires culturelles, c’est Walid Zidi qui enseigne la rhétorique à l’université de la Manouba et malvoyant qui a été choisi. De son côté, la diaspora tunisienne  peut être satisfaite, puisque désormais le ministère des Affaires étrangères est en charge de la communauté tunisienne à l’étranger.

Une équipe de compétences et d’indépendants

À l’énoncé du nom des ministres, la première réaction de l’opinion a été l’étonnement. Les membres du nouvel exécutif ne sont pas des vedettes de la politique ou des plateaux de télévision mais sont des hauts commis de l’État ou des universitaires dont les compétences sont reconnues dans leur domaine. « Une équipe de compétences et d’indépendants » avait souligné Mechichi en expliquant ses intentions.

Indépendants, certainement sur le papier. Mais déjà certains tentent de dénicher les allégeances cachées des membres de la nouvelle équipe. Selon l’avocat et influenceur Imed Ben Halima, Mohamed Boussetta, ministre de la Justice serait « un sous-marin d’Ennahdha ».

Un gouvernement loin des partis

S’il ne faut pas oublier la présence d’Ali Hafsi (Nidaa Tounes), ministre reconduit à son portefeuille des Relations avec l’Assemblée, le gouvernement Mechichi demeure celui qui s’est le plus écarté des partis. Le gouvernement de Mechichi innove avec une formule centrée sur les compétences issues des rangs de l’État, après les expériences, menées depuis 2011, de gouvernements tour à tour partisans ou technocratiques.

Écarter du gouvernement les partis, victorieux aux élections, est anticonstitutionnel

Les formations politiques dont le Courant Démocrate et la Coalition d’El Karama, n’ont pas caché leur mécontentement. « Écarter du gouvernement les partis, victorieux aux élections, est anticonstitutionnel »,  accuse un député. La mise au ban d’Ennahdha, premier parti du pays avec 25 % des sièges à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), semble elle actée. Le chef du gouvernement sortant, Elyes Fakhfakh avait déjà écarté les ministres d’Ennahdha, manière d’affirmer son positionnement dans la mouvance du président de la République, Kaïs Saied. Mais il a été rattrapé par les affaires tandis que Hichem Mechichi fait figure d’homme neuf et non encarté.

Soutien de l’UGTT

Mettre à distance les partis ne signifie pas n’avoir pas d’appui. L’administration et la centrale syndicale de l’UGTT soutiennent ce gouvernement sans compter qu’il a l’aval du président dont la popularité est demeurée intacte un an après le scrutin de 2019. Pour certains observateurs le gouvernement Mechichi est celui de Kaïs Saïed. Ils en veulent pour preuve la nomination de Taoufik Charfeddine, qui a mené la campagne électorale du chef de l’État à Sousse, à l’Intérieur.

Mais l’épreuve la plus importante reste à venir. Il faudra à l’équipe de Mechichi obtenir la confiance de l’assemblée pour être opérationnelle. Une séance plénière devrait être organisée rapidement mais rien n’est gagné pour le chef du gouvernement. Il n’a que quelques jours pour négocier en coulisses avec les partis et les convaincre du bien fondé de ses choix, et surtout s’assurer une majorité pour pouvoir gouverner. Mechichi devra ainsi tenir compte de la susceptibilité des partis pour ne pas faire du Parlement un adversaire.

Le chef du gouvernement n’aura peut-être pas besoin de déployer des trésors de rhétorique pour convaincre les élus. Si la confiance des députés était refusée au gouvernement proposé, le président pourrait dissoudre l’Assemblée. 109 sur 217 c’est le nombre de votes nécessaires pour obtenir la confiance du Parlement. C’est l’unique crainte des partis : en cas d’élections anticipées, ils subiront un revers important. Entre une débâcle annoncée et continuer de jouer un rôle au Parlement, le choix est déjà fait.

Source : jeuneafrique.com