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Politique en Mauritanie

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 23 Janvier 2020

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 23 Janvier 2020Le Conseil des Ministres s'est réuni le jeudi 23 janvier 2020 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé un projet de loi abrogeant et remplaçant certaines dispositions de la loi n°2018-033 du 8 août 2018 portant statut de la police nationale.

Le présent projet de loi vise à modifier l’âge de la retraite des personnels de la police nationale prévue par les articles 49 et 50 de la loi 2018-033 en date du 08 août 2018, portant statut de la Police Nationale.

Il s’agit d’harmoniser cette limite d’âge avec celle des forces armées et de sécurité qui vient d’être rehaussée de deux ans au profit de leurs personnels.

Le Conseil a également examiné et adopté un projet de décret fixant les critères et les conditions d’octroi des passeports diplomatiques aux fonctionnaires internationaux mauritaniens.

Le Ministre de la Justice a présenté les deux communications suivantes :

-Communication sur le cadre juridique relatif aux infractions numériques.

-Communication relative à la dépénalisation du chèque sans provision et à la suppression de la contrainte par corps dans les domines civil et commercial et son atténuation en matière pénale.

Cette communication met en évidence les réformes proposées pour modifier les dispositions régissant la contrainte par corps, l’incrimination du chèque sans provision et propose des solutions appropriées pour remédier aux insuffisances constatées dans ce domaine.

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté les deux communications suivantes :

-Communication relative à la situation internationale.

-Communication relative à la création d’une académie diplomatique au Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur.

La création de l’Académie diplomatique répond à un besoin urgent de doter la Mauritanie d’un service diplomatique formé aux exigences de la diplomatie contemporaine qui pourra contribuer efficacement à la décence et à la promotion de l’intérêt du pays sur la scène internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

La Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire a présenté une communication relative à l’état d’avancement du plan d’action du secteur de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du Territoire.

Cette communication fait le point sur l'état d'avancement du plan d'action du Ministère, les contraintes rencontrées et les perspectives de mise en œuvre.

Enfin le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Présidence de la République

Secrétariat Général de la Présidence de la République

Délégation Générale à la Solidarité Nationale et à la Lutte Contre l’Exclusion « TAAZOUR ».

Secrétaire Général : Samba Salem M’Bareck, Ingénieur Statisticien Economiste

Ministère des Affaires Islamiques et de l’Enseignement Originel

Cabinet du Ministre

Inspection Interne

Inspecteur Interne : Abdallahi Sid’Ahmed Vall

Administration Centrale

Direction du Pèlerinage Hajj

Directeur : Mohamed Ould Mohamed Mahfoudh dit « Kaber »

Ministère du Pétrole des Mines et de l’Energie

Administration Centrale

Direction de l’Electricité

Directeur : Brahim Ould Be, Ingénieur.

Ministère de l’Equipement et des Transports

Etablissements Publics

Société des Aéroports de Mauritanie

Directeur Général: Ba Ousmane

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication

Cabinet du Ministre

Chargée de mission : Dr Matchiane Mint Bacar, en remplacement de Mr Souleymane Habibboullah appelé à d’autres fonctions.

Conseillère Chargée de la Coopération Internationale : Dr Mariem Baba Ahmed, Anthropologue.

Conseiller Juridique : Pr Diabira Gueladio Silly, Pr de Droit.

Autorité Mauritanienne de l’Assurance Qualité de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique

Directeur : Pr Amadou Gueye Konté, Professeur de Littérature.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

Le changement : On attend toujours les prémices !

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Voici  bientôt six  mois que les  Mauritaniens se sont donné un nouveau président de la République. Mohamed Ould Cheikh El Ghazwani a pris le pouvoir. Son avènement intervient dans un contexte particulier pour de nombreux  citoyens déçus par la décennie de pouvoir de son prédécesseur. Un président  qui avait suscité, lors de son putsch de 2008, un grand espoir au sein des couches populaires, en usant de discours populistes : lutte contre la pauvreté et la gabegie, pour la justice sociale et la résistance à la colonisation, etc. Il usa du combat contre le terrorisme  pour rassurer les partenaires étrangers  dont des ressortissants venaient d’être assassinés en Mauritanie. Les couches populaires mordirent vite  à l’hameçon  et Mohamed ould Abdel Aziz parvint à asseoir son pouvoir. Mais les fleurs tardèrent à donner des fruits, du moins pour la majorité des citoyens du pays. Rapidement, l’opposition montait aux créneaux, clamant que la gabegie n’avait fait que changer de main. La presse dénonce,  pour sa part, de nombreux scandales, et marchés de gré à gré. Ould Abdel Aziz est vite accusé de se constituer une nouvelle classe d’homme d’affaires, tous suspectés de n’être que des prête-noms.

C’est en ce trouble contexte qu’Ould Ghazwani est élu président de la République, héritant d’un pouvoir  particulièrement décrié, même par ceux qui l’ont enfanté. Un fardeau donc pour le général-marabout, aujourd’hui entre le marteau et l’enclume. Legs de son prédécesseur,  d’une part, et, d’autre part, attentes de ceux qui  se sont  sentis marginalisés tout au long des dix années de règne du tombeur de Sidi Cheikh Abdallahi., Le champ ainsi « à l’évidence miné », comme le dit un ancien officier de l’armée, l’avancée est donc très lente. Une lenteur qui  étonne, pour ne pas dire agace, une opinion pressée de voir  intervenir les  changements tant espérés. La situation économique et sociale demeure particulièrement difficile. Et pour ne pas arranger les choses, les prix des produits vitaux augmentent, au lieu de baisser ou se stabiliser. Un véritable désarroi pour la majorité des ménages dont trop ne s’alimentent qu’une fois par jour. La réunion annoncée à la Primature au sujet des prix n’a pas suffi à rassurer les Mauritaniens. Les recrutements publiés par divers départements ministériels non plus, ils sont considérés comme des cosmétiques. Les électeurs du président Ghazwani attendent plus. Notamment des mesures draconiennes contre ceux qui, bien qu’ayant bradé  et pillé les ressources du pays, continuent à se pavaner dans les rues de Nouakchott ou à se promener dans le Monde. Jusqu’à quand, s’interroge le peuple, le Président maintiendra-t-il son mutisme sur les présumés pillages perpétrés  sous le régime de son prédécesseur ? Le rapport de la Cour des comptes a mis nu  la mauvaise gestion de nombreuses structures et institutions de la République. La presse a révélé les ponctions opérées dans le fond des générations futures. L’opposition ne veut  visiblement pas  gêner  Ghazwani dans sa période de grâce et reste encore  murée dans un troublant silence. Mais l’impatience populaire augmente de jour en jour et le président de la République doit y répondre. Il n’est plus à la tête de la Grande Muette, mais aux commandes de  toute une  République. À ce  titre, il lui faut parler et surtout agir. Vite. Son gouvernement de « compétences » peine à nous montrer ce dont il est capable. Seuls  les ministres  de la Santé et de l’Éducation donnent l’impression de travailler. N’est-on donc pas encore sorti de l’auberge ? Si, répondront certains pour qui le départ d’Ould Abdel Aziz est en soit le premier changement. Consolidé par le limogeage du chef du BASEP et la prise en main résolue de l’UPR par le nouvel homme fort du pays. Mais ces indéniables succès ne font qu’en appeler d’autres. En urgence…

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Mauritanie : le ministre de l’Economie revient à la Banque centrale comme gouverneur

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Mauritanie : le ministre de l’Economie revient à la Banque centrale comme gouverneurApanews - Le président mauritanien, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani a nommé, mardi, Cheikh El Kebir Moulaye Taher comme gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie, rapporte l’agence de presse officielle AMI.

Ministre de l’Economie et de l’Industrie depuis le 2 août 2019, Cheikh El Kebir Moulay Taher cède son poste à Abdel Aziz Ould Dahi qu’il vient remplacer à la tête de la BCM.

M. Dahi aurait passé la totalité du mandat légal comme gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM). Le nouveau patron de la BCM, 56 ans, n’est pas un novice à cette institution au sein de laquelle il a escaladé les échelons pendant de longues années.

Ainsi, il y fut successivement chef de service des études et visas, directeur adjoint des études économiques, directeur chargé de la balance des paiements et de la dette, conseiller chargé de mission du gouverneur et directeur général des marchés et de la gestion de la liquidité.

Il devait par la suite émigrer vers le Secrétariat d’Etat auprès du premier ministre chargé des nouvelles technologies, département fraichement créé, où il a occupé les postes de directeur de la programmation et de la coopération, de coordonnateur du Projet Centre de Formation et d’Echange à Distance (CFED, IDA, Banque Mondiale) et de directeur des Projets Microsoft.

Affable mais ferme, technocrate loin des tiraillements politiques, M. Taher a également expérimenté la direction générale des Caisses populaires d’épargne et de crédit.

Il a en outre été désigné cumulativement dans de prestigieuses fonctions internationales comme celles de directeur exécutif (conseil d’administration du Fond Monétaire Arabe - FMA), de gouverneur suppléant à la Banque Islamique de Développement (BID), de gouverneur suppléant pour la Mauritanie au Groupe de la BAD et de président de la Communauté SWIFT Mauritanie, Swift Chairperson.

Mais la première réelle montée en puissance de l’homme est intervenue en 2007 lorsqu’il a été nommé ministre de l’Emploi, de l’Insertion et de la Formation professionnelle, poste qu’il a occupé jusqu’en 2008, date du putsch mené par l’ex président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Incontournable dans le domaine de la finance, M. Taher revient en 2014 à son institution mère mais comme gouverneur adjoint et y restera jusqu’à son rappel au ministère de l’Economie et de l’Industrie il y a quelques mois.

Le destin de l’homme est apparemment lié à la BCM.

Source : Apanews

 

 

Mauritanie: crise à l’Assemblée nationale

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Senalioune - Selon le journal Alakhbar, l’assemblée nationale connaît ces derniers jours une grave crise entre le président Cheikh Ould Baya et le questeur Hamady Khattari Hamadi.

Ce dernier rejette la conduite du président Baya. La crise est due à la nomination d’Ould Baya de l’ancien ministre du Travail, Mohamed El-Amine Ould El-Mami, en tant que son conseiller. Ould Baya a délégué ce conseiller son pouvoir de signer des chèques.

Le président de l’assemblée, a envoyé des lettres aux banques indiquant la nomination d’ Ould El Mami, que Hamadi rejette catégoriquement indiquant que c’est une violation des textes de l’assemblée.

Selon le questeur, les règlements de l’assemblée stipulent que le président n’a pas le droit de céder ses pouvoirs de cette nature à quiconque sauf au questeur.

Par Moustapha Sidiya
Source : Senalioune

 

LuandaLeaks : Isabel dos Santos accusée d’avoir « siphonné » les caisses de l’Angola

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LuandaLeaks : Isabel dos Santos accusée d’avoir « siphonné » les caisses de l’Angola Jeune Afrique - La milliardaire est accusée par une enquête journalistique de s’être accaparé des richesses publiques. Fille de l’ancien président angolais, elle évoquait il y a peu l’hypothèse d’une candidature à la présidence de son pays.

La milliardaire Isabel dos Santos, fille de l’ex-président angolais déjà sous le coup d’une enquête judiciaire dans son pays, est accusée d’avoir « siphonné les caisses du pays », dans une enquête du Consortium international des journalistes d’investigation (ICIJ) publiée dimanche 19 janvier. Un tissu de « mensonges », selon elle.

Les 36 médias internationaux membres du consortium, parmi lesquels la BBC, le New York Times ou Le Monde, ont mobilisé 120 journalistes dans une vingtaine de pays pour exploiter une fuite de 715 000 documents et révéler « comment une armée de sociétés financières occidentales, d’avocats, de comptables, de fonctionnaires et de sociétés de gestion ont aidé » cette femme de 46 ans « à cacher des avoirs aux autorités fiscales ».

Les « Luanda Leaks », du nom de la capitale de l’Angola, ont pu voir le jour grâce à une fuite de données orchestrée par un ou des anonymes depuis la société de gestion financière d’Isabel dos Santos basée au Portugal, « probablement issues d’un piratage informatique », selon Le Monde.

Montages financiers

Celle qu’on surnomme la « princesse de Luanda » était déjà dans le radar de la justice de nombreux pays. L’enquête du ICIJ l’accable en révélant des détails inédits sur les montages financiers utilisés ainsi que les montants en jeu.

Enquête au Portugal

La justice angolaise la soupçonne d’avoir détourné, avec son époux danois d’origine congolaise Sindika Dokolo, plus d’un milliard de dollars des comptes des entreprises publiques Sonangol (pétrole) et Endiama (diamant) pour nourrir ses propres affaires.

Nommée en 2016 par son père à la tête de la Sonangol, elle avait mis en place un véritable « schéma d’accaparement des richesses publiques » par le biais de ce que Le Monde décrit comme une « nébuleuse composée de 400 sociétés identifiés dans 41 pays ».

L’enquête de l’ICIJ révèle entre autres que des sociétés de conseil occidentales, telles que PwC et Boston Consulting Group, ont « apparemment ignoré les signaux d’alarme », en aidant la « Princesse de Luanda » à cacher des biens publics. L’investigation s’appuie sur des lettres censurées qui montrent comment de grands noms chez les consultants, tels que Boston Consulting ou KPMG, ont cherché à lui ouvrir des comptes bancaires non transparents.

Début janvier, la justice portugaise a elle aussi annoncé l’ouverture d’une enquête sur la femme d’affaires, qui détient des intérêts dans de nombreuses entreprises du pays, pour blanchiment d’argent public.

« Agenda politique des autorités »

Celle qui est considérée par le magazine américain Forbes comme la femme la plus riche d’Afrique a elle-même dénoncé une « chasse aux sorcières », destinée à les discréditer, elle et son père.

Elle a également répliqué, via une trentaine de tweets en portugais et en anglais. Dans le premier, elle lance: « Ma « fortune » est née de mon caractère, mon intelligence, éducation, capacité de travail, persévérance. Je continue aujourd’hui (dimanche) à voir avec tristesse le « racisme » et les « préjugés » de SIC-Expresso [la télévision et l’hebdomadaire portugais membres de l’ICIJ, NDLR], qui rappelle l’ère des « colonies » dans laquelle aucune Africain ne valait un Européen ».

Elle s’attaque ensuite dans le détail au récit publié par les deux journalistes de ces médias en les accusant nommément de « mensonges » sur certains points de sa gestion à la tête de la Sonangol.

Isabel dos Santos estime aussi qu’il s’agit « « d’informations » qu’ont fait fuiter les services secrets angolais pour manipuler l’ICIJ, au profit d’un agenda politique des autorités angolaises ».

Son avocat a également réfuté les accusations de l’ICIJ, dénonçant auprès du journal britannique The Guardian une « attaque parfaitement coordonnée » par le dirigeant actuel de l’Angola, João Lourenço, qui s’est lancé dans une spectaculaire lutte anticorruption.

Par Jeune Afrique avec AFP
Source : Jeune Afrique

 

Paris : le gendre de l'ex-président Ould Msamboue botté en touche au bureau de la SNIM

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Paris : le gendre de l'ex-président Ould Msamboue botté en touche au bureau de la SNIMAl-akhbar - La Société Nationale Industrielle et Minière (SNIM) a ramèné le gendre de l'ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, en l’occurrence Mohamed Ould Msemboue de son bureau dans la capitale française Paris à son ancien poste à son siège à Nouadhibou.

La Direction Générale de la SNIM a adressé pour la circonstance une circulaire à toutes ses directions, faisant état de l’annulation du titre de responsable de tous ses fonctionnaires qui n’assurent pas un travail régulier à leur lieu de travail, dont le gendre de l’ex-président permuté dans la capitale économique.

La SNIM avait recruté il y a quelques années, dans des conditions qualifiées d’illégales, Ould Msamboue, avant de le désigner à son bureau à Paris, juste après son embauche.

Par Al-akhbar
Traduit de l’Arabe par Cridem

Source : Al-akhbar (Mauritanie)

 

Conseil inter-ministériel chargé de l'Enseignement : Mesures urgentes

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Conseil inter-ministériel chargé de l'Enseignement : Mesures urgentesLe Calame - Le comité inter-ministériel chargé de l'Enseignement, présidé par le premier ministre Ismaël Bodda Cheikh Sidiya, a pris trois décisions au cours d'une réunion organisée jeudi 16 janvier 2020.

La première est le lancement d'un programme d'urgence en 2020 pour élargir la demande scolaire à travers la construction d'établissements du Fondamental et du secondaire et des structures de la formation technique et professionnelle.

La deuxième est la création de comités régionaux composés des autorités administratives, des élus et des différentes parties concernées qui auront pour mission de procéder au diagnostic des écoles qui ne remplissent pas les conditions requises de sécurité et de propreté dans la perspective d'identifier leurs besoins pour une intervention d'urgence.

La troisième est la mobilisation d'un budget pour la réhabilitation et l'entretien des infrastructures scolaires.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

Le Président de la République s’entretient avec son homologue français

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Le Président de la République s’entretient avec son homologue françaisAMI - Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani s’est entretenu, vendredi à Paris, avec le Président Français, Monsieur Emmanuel Macron.

Les entretiens ont porté sur les relations de coopération unissant les deux pays et les voies et moyens de les renforcer davantage. La rencontre a donné lieu également à un échange de vues sur des questions d’intérêt commun, notamment les problèmes de la sécurité au Sahel.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Mauritanie : les progrès de Ghazouani sur les droits humains sont encourageants, selon deux ONG

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Le président mauritanien Mohamed Ould El GhazouaniLes deux associations de défense des droits de l’Homme Human Rights Watch (HRW) et Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) saluent les réformes engagées par le président Mohamed Ould El Ghazouani, mais attendent de nouvelles avancées, sur la peine de mort et l’esclavage notamment.

Le président Mohamed Ould Ghazouani peut être globalement satisfait. Le 14 janvier, l’organisation non-gouvernementale Human Rights Watch (HRW) et l’association mauritanienne Initiative de résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie (IRA) ont publié des communiqués convergents et favorables à ses actions récentes en faveur des droits de l’Homme… mais en l’invitant à faire plus.

HRW dresse un réquisitoire contre l’ancien président Abdel Aziz auquel il impute l’utilisation de lois répressives pour arrêter et museler les opposants. Son rapport passe en revue les atteintes à la liberté d’expression qui ont émaillé l’année 2019, en ayant recours à l’utilisation de l’article 10 de la loi contre la discrimination votée en 2017 : « Quiconque encourage un discours incendiaire contre le rite officiel de la République islamique de Mauritanie sera puni d’un à cinq ans d’emprisonnement ».

2019, année sombre pour les droits humains en Mauritanie

C’est ainsi qu’ont été arrêtés notamment l’opposant Samba Thiam en juin, les journalistes Seydi Moussa Camara (juin également) et Ahmedou Ould Wedia (juillet) ainsi que deux blogueurs, Abderrahmane Weddady et Cheikh Ould Jiddou (en mars), qui avaient dénoncé sur Facebook la corruption. En juin, les connexions Internet mobiles ont été coupées, après des manifestations contre les résultats de l’élection présidentielle.

Les pratiques policières n’ont pas forcément changé du tout au tout avec l’arrivée au palais présidentiel de Mohamed Ould Ghazouani en août. En octobre, les bacheliers protestant contre l’âge limite de 25 ans pour une première inscription à l’Université ont été rudement dispersés par la police.

Mais le rapport note que les étudiants ont fini par être entendus, tandis que les opposants et blogueurs ont été libérés. Toutefois, HRW estime que les autorités doivent en faire plus pour régler le problème des 90 000 personnes vivant en état « d’esclavage moderne », soit 2,4 % de la population.

 

L’ONG l’invite à supprimer la peine de mort pour blasphème (le blogueur Mohamed Cheikh Ould Mkheïtir a été libéré en juillet, au terme de cinq ans de détention), l’adultère et l’homosexualité. Il lui demande également de mieux définir et sanctionner les agressions sexuelles dont sont victimes les femmes.

Les discriminations pointées du doigt

Il estime enfin que la transition présidentielle d’Abdel Aziz à Ould Ghazouani « laisse espérer que le nouveau chef de l’État garantira la protection des droits humains de tous les Mauritaniens ».

Quant à l’IRA, ce sont des félicitations en bonne et due forme qu’il adresse au gouvernement pour avoir obtenu la démission de deux fonctionnaires ayant commis des « crimes aggravés de racisme » selon elle.

Le premier était un juge d’instruction près la Cour criminelle de Nouakchott-sud qui avait décidé de maintenir une mineure en esclavage et libéré ses maîtres. La seconde est une haut-fonctionnaire du ministère des Affaires étrangères qui se félicitait du refoulement le 12 janvier à l’aéroport de Nouakchott de Jean-Marc Pelenc, président de l’IRA-France, car il était juif.

Le communiqué de l’IRA « encourage [le gouvernement et le président] à une réforme en profondeur du personnel de l’État » pour réussir « la restauration du mérite, la fin des discriminations fondées sur l’ethnie et la langue, l’enseignement de la déontologie, du protocole et du savoir-vivre moderne ».

Source : jeuneafrique.com

 

Cinq mois après l’investiture : La fin de l’état de grâce ?

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Le président Mohamed Ould Cheikh ELGhazwani bénéficie d’une  bonne période de grâce. Cinq mois après son élection, aucune véritable contestation politique n’est venue  déranger son sommeil, excepté la veille de la Fête de l’Indépendance, gâchée par  celui qu’on ne  pouvait imaginer : Ould Abdel  Aziz, son ami et prédécesseur. Moins de trois mois après son départ du Palais, l’ex-Président revenait brusquement de sa villégiature en Europe, sans prévenir  les autorités, pour « sauver  la démocratie mauritanienne », dira-t-il plus tard, « menacée par  les tentatives de son successeur de mettre sous sa coupe l’Union Pour la République (UPR) », principal parti de l’ex-majorité présidentielle, déchirée entre ceux qui se réclament toujours de l’ex-président de la République et ceux qui estiment ne devoir servir que celui en cours. La réunion entre Ould Abdel Aziz et le directoire provisoire de l’UPR  jette le trouble dans  l’esprit des Mauritaniens : Ould Ghazwani tenait-il un simple rôle de Medvedev, comme le pensaient certains, ou non ? Celui que beaucoup trouvaient trop mou décide alors de prouver à ses compatriotes qu’il n’est pas seulement un soldat loyal, mais un  général  et un véritable chef. C’est à la  date qu’il a lui-même fixée que se déroule le congrès de l’UPR et cet acte d’autorité sonne le glas du pouvoir d’Ould Abdel Aziz sur la majorité présidentielle. L’épreuve marque comme une rupture – définitive ? – entre les deux amis de quarante ans. Le combat des chefs est  suivi avec un vif intérêt par des mauritaniens pressés de tourner la page d’une décennie de « changement constructif », transformée en une vaste entreprise de gabegie, avant de s’achever en «  cauchemar » pour certains.

Bataille gagnée… à quel prix ?

Ghazwani  a certes remporté la bataille sur son frère d’armes mais ne doit surtout pas s’arrêter là. Il lui faut mettre en œuvre ses engagements  électoraux, en  démontrant à tous que rien ne sera plus comme avant dans la gestion des affaires du pays. Les Mauritaniens ont hâte de changement : dans leur quotidien, dans leur administration, dans leur rapport à la chose publique, dans le fonctionnement de leurs institutions ; mais ont encore, à ce jour, hélas  cette impression que rien n’a véritablement changé. Que du cosmétique ! En effet, même à considérer  les pesanteurs de tout début de mandat, le lourd héritage du précédent, les lobbies et les  nouveaux chasseurs de primes,   on   ne comprend pas pourquoi président Ghazwani  ne se hâte-t-il  pas à se débarrasser de certains fossiles et momies qui firent le mauvais – surtout – et le beau temps de l’ère azizienne. Cinq mois après son arrivée au pouvoir, pourquoi garder, au Palais et à la Primature, tant de ces conseillers et chargés de mission ? Dans les départements ministériels et en dépit des éclatements ou fusions, les secrétaires généraux sont restés quasiment tous en place. D’anciens cadres et patrons d’institutions de la République se sont vu recyclés par le nouveau Président, à commencer par l’actuel PM, au détriment de nouveaux  jeunes loups et autres personnalités qui attendent leur heure.  Certes  les choses  bougent, à la Grande Muette – notamment au Groupement de la Sécurité Présidentielle (GSP),  même si certains chefs de corps gardent leur poste. En France et ailleurs, quand un nouveau président est élu, fruit d’une alternance ou non, beaucoup de hauts fonctionnaires font leur cartons.  Ici par contre, on a comme l’impression que les choses ne doivent évoluer que dans la stabilité. C’est peut-être pourquoi le Conseil national de l’UPR et son bureau exécutif servent de fourre-tout, ne donnant prépondérance qu’aux zombies, nombreux. La « nouvelle » composition de ces deux instances dirigeantes déçoit beaucoup de cadres et personnalités indépendantes  qui soutinrent la candidature de Ghazwani.

Le calme avant la tempête ?

Par ailleurs, si le Président a réussi  à décrisper la tension  entre  lui et  ce qui reste de l’opposition, il reste réticent quant à l’organisation d’un débat avec celle-ci sur diverses questions majeures  comme la démocratie (élections, CENI, place de l’armée et de l’administration…), le renforcement de l’unité nationale (passif humanitaire et esclavage…) ; plus généralement, la question de la cohabitation ; suivant les doléances de certains partis politiques…  Le refus du Palais de tenir un tel débat national est venu tempérer l’espoir de leaders qui refusent de se contenter de concertations informelles au Palais, sans lendemain. Le « Président-marabout » dont tous les acteurs politiques qui l’ont rencontré saluent la pondération et la capacité d’écoute doit se débarrasser de cette image qui colle déjà à son pouvoir.  Celui-ci se cherche encore mais si certains virent, dans l’allure d’Ould Abdel Aziz,  celle d’un phacochère, Ghazwani devrait éviter qu’on perçoive, en la sienne, celle d’une tortue. Le front politique semble sous contrôle mais on constate, ailleurs, des signes d’impatience : quelques  manifestations d’étudiants, d’abord, et d’enseignants, ensuite ;  plaintes en sourdine de la ménagère dont le panier n’a pas connu d’amélioration, alors qu’on annonce une énième flambée des prix  des produits vitaux… Lame de fond en perspective ? Son déferlement ne manquerait très certainement pas de profiter à Ould Abdel Aziz et aux mécontents de l’UPR… En tout cas, la fin de la période de grâce semble bel et bien imminente et le Président, remarquent déjà plusieurs observateurs, devra y manœuvrer  finement. Or en cette espèce de malaise grandissant, le Palais reste, faute de porte-parole, muet et le gouvernement  terne, malgré les commentaires élogieux que ses membres servent aux Mauritaniens chaque jeudi après-midi. Ont-ils conscience du feu qui couve ? De grâce, Président, montrez-vous !

Dalay Lam

Source : lecalame.info (Mauritanie)


 

Mauritanie : « inacceptable » a dit le premier ministre

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Mauritanie : « inacceptable » a dit le premier ministreSahara Médias - Le premier ministre mauritanien, Ismael O. Bedde O. Cheikh Sidiya, est descendu ce mercredi matin sur le terrain et a visité une école dans la moughata d’Arafat et les installations de l’assainissement pour l’évacuation des eaux de pluie sur les principales artères de la ville.

A l’issue de ces visites le premier ministre a déclaré avoir décelé beaucoup de manquements qualifiant cette situation d’ « inacceptable ».

Dans une déclaration à l’issue de cette visite, le premier ministre a promis d’ouvrir une enquête sur le déficit constaté au niveau du livre scolaire au niveau des établissements de la capitale à fortiori dans les établissements de l’intérieur, malgré les importants moyens mobilisés par l’état dans ce domaine.

Il s’est déclaré déçu par la situation de l’école qu’il s’agisse des infrastructures, la présence du corps enseignant ou encore le règlement intérieur et la présence des élèves, appelant les parents d’élèves à participer à l’action pédagogique.

Le premier ministre a invité les instances concernées à combler le déficit constaté au niveau des écoles ajoutant qu’il était inconcevable que des élèves apprennent dans une classe dépourvue de fenêtres en période d’hiver.

Ould Cheikh Sidiya a fait le constat que les axes bitumés au niveau de la capitale se détériorent très rapidement ce qui implique implicitement la nécessité de réviser les mécanismes d’attribution des marchés, la conception et la réception.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

Mauritaniens et Marocains débattent du processus de régionalisation

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Vidéo. Mauritaniens et Marocains débattent du processus de régionalisationLe360 Afrique - Nouakchott abrite, les lundi 13 et mardi 14 janvier 2020, une rencontre axée sur la régionalisation, sous le thème: «La gouvernance des régions en Mauritanie et au Maroc». La manifestation connait la participation de plusieurs centaines de présidents de régions, maires de communes, hauts fonctionnaires et experts de la décentralisation.

Ce conclave est organisé par l’ambassade du Maroc à Nouakchott, en collaboration avec le gouvernement mauritanien par l’entremise du ministère de l’Intérieur et de la décentralisation.

Fatimetou mint Abdel Malik, président du Conseil régional de Nouakchott, livre les enjeux de la réunion.

Selon elle, cette rencontre s'inscrit dans un processus permanent de coopération et d’échanges d’expériences entre les deux pays dans le domaine de la décentralisation et de la gouvernance locale. Une dynamique qui permet des actions de proximité en faveur de l’accès aux services de base et dans le domaine de la lutte contre la pauvreté.

La réunion ouvre ainsi de bonnes perspectives de coopération entre Nouakchott et Rabat dans le domaine du développement local et dans le renforcement des capacités des acteurs intervenant en matière de décentralisation.



Pour sa part, M'Barka Bouaida, présidente du Conseil de la Région Guelmim-Oued Noun, parle de l’expérience marocaine et de l’importance de la décentralisation dans le processus de développement à la base.

Le Maroc est ainsi disposé à coopérer avec la Mauritanie, suivant les priorités dégagées par le ministère de l’Intérieur et de la décentralisation, expliquait il y a quelques mois l’ambassadeur du royaume à Nouakchott, Hamid Chabar.

Pour rappel, Maroc a adopté la régionalisation à partir de 1975 et dispose d’une solide expérience en matière de gouvernance décentralisée.

La Mauritanie a créé des mairies à la faveur des élections municipales de 1986, avant de passer à la communalisation intégrale à la fin de l’année 1988, avec la création des communes rurales.

La Mauritanie et le Maroc sont les seuls pays de culture arabophone ayant opté pour la régionalisation.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Mauritanie: le retour en grâce progressif de Mohamed ould Bouamatou se confirme

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Mauritanie: le retour en grâce progressif de Mohamed ould Bouamatou se confirmeLe360 Afrique - Opposant à l'ex-président mauritanien, Mohamed ould Abdel Aziz, le banquier et homme d'affaires Mohamed ould Bouamatou revient progressivement dans les bonnes grâces du palais présidentiel.

Signe patent: sa banque, la Générale de Banque de Mauritanie (GBM), est relancée en Mauritanie. Mohamed ould Bouamatou semble progressivement revenir en grâce en Mauritanie.

Ce banquier et homme d'affaires était devenu un opposant, durant plusieurs années, au régime de Mohamed ould Abdel Aziz, et s'était retrouvé sous le coup d’un mandat d’arrêt international, émis le 1er septembre 2017, pour un chapelet de chefs d’inculpation.

Même si l'annulation de ce mandat n’a pas été officiellement notifiée à ses avocats par la justice mauritanienne, une évolution positive de sa situation auprès du palais présidentiel de Nouakchott est attestée par plusieurs signaux.

Le dernier en date est la relance des affaires du banquier dans ce pays, à travers une entité qui fût jadis le fleuron des institutions financières privées de Mauritanie.

En effet, la Générale de Banque de Mauritanie (GBM), entièrement dédiée aux affaires, et dont Mohamed Ould Bouamatou est l'actionnaire principal, a inauguré hier, samedi 12 janvier, une nouvelle agence à Nouadhibou, capitale des activités halieutiques.

Cet évènement intervient quelques semaines après la levée, par l’administration Ghazouani, d'une interdiction qui avait été notifiée aux opérateurs hauturiers de traiter avec la banque de Bouamatou.

Dans une allocution prononcée à l’occasion de la cérémonie d’inauguration, Leila Bouamatou, PDG de la GBM, et qui est aussi l'une des filles de Mohamed ould Bouamatou, a tenu à rappeler ce passé récent, selon elle extrêmement difficile: «notre banque a été frappée et a souffert de plusieurs mesures arbitraires depuis 2012. Toutefois, la situation est désormais sous contrôle. Avant cette crise, nous contrôlions 30% du marché du secteur de la pêche au niveau de la capitale économique, Nouadhibou. Un élan qui été fortement affecté par des mesures injustes et même totalement arbitrées imposées», a-t-elle dénoncé, alors même que cette institution financièrere était en pleine croissance.

Durant le dernier mandat de Mohamed ould Abdel Aziz, ordre avait en effet été donné à toutes les entreprises à capitaux publics de retirer leurs dépôts auprès de la GBM.

Aux commandes de cette institution bancaire, la fille de Mohamed ould Bouamatou a ajouté dans son allocution qu'aujourd'hui, «cette situation est dépassée. Nous sommes désormais concentrés sur les voies et moyens à même de permettre une relance des activités et redonner à l’institution sa santé d’antan».

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya
Source : Le360 Afrique (Maroc)

 

Départ du Président de la République pour la France

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Départ du Président de la République pour la FranceAMI - Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazaouni a quitté Nouakchott lundi matin pour la France où il prendra part au sommet des 5 pays du Sahel et la France, qui se tiendra à Pau.

Le Président de la République a été salué à son départ de l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy par le Premier ministre, M. Ismail Ould Bedde Ould Cheikh Sidiya , les ministres de la Justice, de l’Intérieur et de la Décentralisation, le wali de Nouakchott ouest et la présidente du conseil régional de Nouakchott.

Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazaouni est accompagné, au cours de ce voyage par une importante délégation comprenant :

-La Première Dame, Mariem Mint Dah ;

-M. Ismail Ould Cheikh Ahmed, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur ;

-M. Hanena Ould Sidi, ministre de la défense nationale ;

-M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, directeur de cabinet du Président de la République ;

-SEM Ahmed Ould Bahiya, ambassadeur de Mauritanie auprès de la France

-Le général de division Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine, chef d’état-major général des armées ;

-M. Ahmed Ould Bah dit H’hmeïda, conseiller à la Présidence de la République ;

-M. Ahmed Ould Bahine, chargé de mission à la Présidence de la République ;

-M. Mohamed Lemine Ould Daddah, chargé de mission à la Présidence de la République ;

M. Traoré Harouna, chargé de mission à la Présidence de la République ;

-M. Hassen Ould Ahmed, directeur général du protocole d’Etat.

Source : Agence Mauritanienne d'Information

 

Congrès de l’UPR : La situation est-elle sous contrôle ?

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Le congrès de l’Union Pour la République (UPR), principal parti de la majorité présidentielle, a pris fin, le 29 Décembre 2019, par l’élection – désignation ? –  d’un nouveau président. Tenu dans la précipitation, il  devait surtout consacrer la reprise en  main de la situation par le nouveau locataire du Palais gris, Mohamed Cheikh El Ghazwani, pour ne pas le nommer. A l’arrivée, les congressistes ont de fait plébiscité son candidat, sorti des eaux troubles de la SNDE, et mis en place un bureau exécutif et un conseil national. L’homme bénéficie  d’une bonne réputation :  propre, intègre et bosseur.

Si le CN a servi de fourre-tout -335 membres-, le choix  des  vice-présidents  et  des membres du BE n’a, par contre,  pas manqué de faire des mécontents qui dénoncent un déséquilibre criant dans la représentativité régionale et départementale. Autre fait, l’entrée en force des nationalistes arabes (nassériens et baathistes) au sein des organes exécutifs du parti alors que les observateurs s’attendaient à un clin d’œil aux islamistes dont  beaucoup avaient choisi de soutenir Ould Ghazwani, d’autant plus que le centre de formation de leur idéologue Ould Dedew vient d’être rouvert, un signe « indirect » à l’endroit  et du  Qatar et  de la Turquie, des pays où le guide islamiste disposerait de sérieuses entrées.

Si le congrès de l’UPR a conforté Ould Ghazwani en lui octroyant une légitimité supplémentaire, il laisse comme un goût d’inachevé. Quelques jours après sa clôture, des mécontents dénoncent la manière dont ont été mandatés les membres des différentes instances du parti. Certains déclarent que ces membres n’ont, en fait, pas été élus mais simplement cooptés. Des proches du président Ghazwani, dont son directeur  de cabinet, auraient été  au cœur de la manœuvre. À quel prix ? On le saura sous peu. Mais il est probable qu’Ould Abdel Aziz ne manquera pas de tenter d’exploiter les manquements de ce conclave.

Épilogue d’un bras de fer ?

On n’oublie pas que l’ex-chef d’état-major des armées, éphémère ministre de la Défense et compagnon de l’ex-Président a été vite confronté à une  « contestation », voire entreprise de « déstabilisation » de son prédécesseur,  suspecté de vouloir  continuer à tirer les ficelles du pouvoir après l’avoir quitté trois mois plus tôt. Ghazwani que nombre de Mauritaniens jugeaient soldat Medvedev à la solde de son prédécesseur Poutine mauritanien se devait de reprendre la main, alors qu’on commençait à mettre en doute ses capacités de présider aux destinées de la République. La réponse fournie par  Hanana, son ministre de la Défense, à l’Assemblée Nationale : « la situation est sous contrôle » ; tendait à révéler la gravité de la situation née de la tentative d’Ould Abdel Aziz à « contrôler »  et  éventuellement « user de l’UPR » dans l’objectif un peu plus tard prétendu de « sauver la démocratie mauritanienne » que son successeur s’évertuait à  saborder,  en  violation flagrante  de la Constitution qui interdit au président de la République de présider un parti politique. Ces divergences politiques  apparues entre les deux frères et amis de quarante ans,  seulement trois mois après une tranquille passation de témoin, sont venus polluer les festivités de l’Indépendance avec le limogeage du patron du Groupement de la sécurité présidentielle, placé  à ce poste stratégique par l’ex-président, quelques temps avant son départ  des affaires. Des purges suivront au sein de ce corps d’élite lourdement armé et doté de moyens logistiques. Rien de plus normal, dira cependant en substance le président Ghazwani, dans une interview accordée à un journal français, qu’un nouveau pouvoir place ses hommes de confiance. Manière supplémentaire de reprendre la main…

La bataille autour de l’UPR aura été le premier test grandeur nature pour le président Ghazwani qui réussit à rallier à sa cause l’écrasante majorité des instances de ce parti, d’autres issus de l’opposition, des initiatives diverses et autres personnalités indépendantes. Même la Grande Muette a gardé un « silence complice » dans le combat entre ses anciens patrons. Une victoire que le congrès de l’UPR est venu conforter, isolant davantage son prédécesseur et aujourd’hui principal opposant, si l’on en croit les propos de ses récentes déclarations à la presse. Ould Abdel Aziz ne s’avoue pas vaincu ; réussira-t-il à renaître de ses « réalisations » comme le Sphinx de ses cendres ? En a-t-il les moyens ? Wait and see! Observé  à la loupe, le tombeur de Sidioca serait à la manœuvre  pour «  récupérer » un des partis politiques qu’il mit en place en 2009,  pour en faire son cheval de bataille. Lui et ceux qui lui sont encore fidèles mèneraient des contacts au sein du landerneau politique de la majorité pour allier les égarés et mécontents de l’UPR. L’homme a des moyens financiers. Assez pour conquérir, au-delà, une part notable de l’opposition « traditionnelle » qui se retrouverait ainsi le dindon de l’éventuelle farce jouée par les deux ex-généraux secrètement comparses ?

DL

Source : le calame.info (Mauritanie)

 

« L'esclavage existe en Mauritanie’", dixit El Khalil Ould Teyib

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Le Calame - Invité mardi soir (7 janvier 2020) à l'émission " Kelam Visseyassa " diffusée par la chaîne privée Al Wataniya, l’ancien député El Khalil Ould Teyib, qui vient d'être élu quatrième vice-président de l'Union Pour la République lors de son dernier congrès organisé le 28 décembre dernier a déclaré sans détour que l'esclavage existe bien en Mauritanie en pratiques et en séquelles et qu'il faut désormais cesser à "peindre sur le poil ".

La déclaration de ce haut responsable du plus important parti du pays est inédite et très importante.

D'abord parce que depuis la première ordonnance des militaires (034/81) interdisant la pratique de l'esclavage en Mauritanie jusqu'à la loi 031/2015 la criminalisant et l'élevant en crime contre l'humanité , tous les systèmes politiques (à l'exception de l'intermède SIDIOCA sous lequel la loi 048/2007 criminalisant l'esclavage a été adoptée)ayant eu en charge le pays ont fondé leur stratégie de lutte contre l'esclavage sur sa négation.

Ensuite elle démontre que la reconnaissance officielle de l'existence de l'esclavage ne fera pas tomber le ciel sur la terre et qu'au contraire elle permettra tout simplement de précipiter son éradication à travers l'implication de tous ceux qui en sont chargés: autorités judiciaires, administratives, sécuritaires et organisations de la société civile sans aucune crainte de paraître contredire les orientalistes officielles qui jusque-là se fondaient sur la dénégation et l'entêtement.

Se faisant, les autorités agiraient comme celles du Niger où grâce à cette reconnaissance officielle , les pratiques esclavagistes ont connu un grand recul et les programmes et politiques de son éradication ont enregistré de gros succès qui présagent qu'à l'horizon 2024/25, le Niger se serait débarrassé complètement de l'une des pratiques les plus abjectes et les plus abominables de l'Histoire de l'Humanité.

Source : Le Calame (Mauritanie)

 

 

Le président Ghazouani réaffirme l’importance du conseil économique, social et environnemental

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Sahara Médias - Le président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani a rappelé ce mardi, lors de la cérémonie d’investiture du président du conseil économique, social et environnemental, Messaoud O. Boulkheir que ce conseil est une institution constitutionnelle chargée de jouer un rôle central dans les politiques publiques, ajoutant que le gouvernement collaborera positivement avec lui.

Le président Ghazouani a rappelé que l’objectif visé par les politiques mises en chantier par le gouvernement est de réaliser les aspirations de toutes les composantes du peuple mauritanien.

Le président Ghazouani estime que pour que ce développement global se traduise dans la réalité, il est indispensable de mettre en place une économie diversifiée efficient dans la création d’opportunités d’emplois, de création de la valeur ajoutée et l’adoption de politiques sociales pour lutter contre l’injustice, la précarité et l’exclusion.

Le président Ghazouani a ajouté que le conseil, de par sa constitution et les compétences de ses membres est à même de contribuer et accompagner les politiques élaborées.

Le président mauritanien a ensuite évoqué les prérogatives du conseil et sa capacité à faire des propositions et des initiatives relativement à tout ce qui a trait à la vie économique, sociale et environnementale.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Messaoud O. Boulkheir : "le conseil économique et social a été marginalisé pendant plusieurs années"

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Sahara Médias - Le président du conseil économique, social et environnemental en Mauritanie, Messaoud O. Boulkheir a déclaré mardi que le conseil a vécu plusieurs années d’exclusion et son avis à propos des questions économiques, sociales et environnementales est resté gelé.

Le président du conseil qui s’exprimait lors de son investiture a déploré la situation de l’institution et a demandé à ce qu’on lui octroi les moyens matériels nécessaires pour remplir sa mission comme le prévoit la loi et pour qu’il occupe la place qui est la sienne dans les institutions constitutionnelles.

Ould Messaoud a ajouté que le conseil contribuera aux réformes constructives, que le gouvernement entreprendra et pèsera de son poids dans l’amélioration de la croissance économique, sociale et environnementale souhaitée.

Le président du conseil économique, social et environnemental a encore dit que son institution s’est investie dans une sphère limitée ce qui ne l’a pas empêché de nouer des partenariats avec les institutions mondiales similaires, africaines et francophones.

Ould Messaoud a déclaré qu’il fondait beaucoup d’espoirs sur l’actuel mandat du président Mohamed O. Cheikh Ghazouani pour que se réalisent la concorde et la réconciliation entre tous les mauritaniens.

Messaoud O. Boulkheir qui préside le parti alliance populaire progressiste (APP) a ajouté que toutes les décisions prises jusqu’ici l’ont été dans le calme et l’écoute de tous, souhaitant que persiste cette approche.

Le conseil économique et social est constitué de 42 membres nommés par décret présidentiel alors que son bureau est composé de 6 membres et il est présidé par Messaoud O. Boulkheir, investi officiellement ce mardi en présence du président de l’assemblée nationale, le président de l’institution de l’opposition démocratique et certains membres du gouvernement.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

Urgent!!! Sebkha : AKA et son conseil se constituent prisonniers

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Le maire de Sebkha Aboubacar Soumaré et toute son équipe municipale se sont constitués, ce lundi 6 janvier  2020 prisonniers au commissariat de Sebkha 1, suite à l’arrestation en début de matinée par le commissariat de police de Sebkha 2 de Hassen Ould Falili, nommé
récemment par l’édile de Sebkha gérant du marché principal.

Cette nomination faisait suite à l’expiration de l’ultimatum donné par le maire de Sebkha à la fédération de commerce pour la signature d’un nouveau partenariat.
La fédération de commerce et la mairie de Sebkha qui estime être flouée par les précedents contrats de gestion du marché principal du département sont à couteaux tirés. Ce différend prend une nouvelle tournure.

Hassen Ould Falili était candidat de l’avant-garde des forces du changement aux dernières élections municipales à Teyarett.

Source : lecalame.info (Mauritanie)

 

Messaoud O. Boulkheir prochainement installé officiellement à la tête du Conseil économique et social et environnemental

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Messaoud O. Boulkheir prochainement installé officiellement à la tête du conseil économique et socialSahara Médias - Selon des sources de Sahara Medias les autorités mauritaniennes se préparent à organiser une cérémonie pour l’installation à la tête du conseil économique et social de Messaoud O. Boulkheir, pour la première fois depuis sa nomination à ce poste en 2014.

Ould Boulkheir avait été reconduit pour un deuxième mandat les derniers jours du pouvoir de l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz. Tout au long du pouvoir de l’ancien président, O. Boulkheir n’a jamais été installé officiellement dans ses fonctions, exigeant que le conseil dispose d’un siège propre à lui.

Nos sources précisent que cette cérémonie aura lieu demain mardi au palais des congrès, au centre de Nouakchott en présence du président de la république Mohamed O. Cheikh Ghazouani et certains membres du gouvernement.

Le conseil économique été social avait été présidé pour la première fois par Ahmed O. Sidi limogé quelques mois après sa nomination par O. Abdel Aziz après le coup d’état de 2008, et désigné à sa place Mohamed O. Heïmer qui a achevé son mandat en 2014, sans jamais avoir été officiellement installé pendant son mandat.

En 2014 Messaoud O. Boulkheir a été nommé à la tête du conseil économique et social quelques mois seulement après avoir perdu la présidence de l’assemblée nationale.

Son mandat a été renouvelé aux derniers jours du pouvoir de l’ancien président O. Abdel Aziz.

Le conseil économique et social, troisième institution constitutionnelle en vertu de l’article 95 de la constitution mauritanienne, est une instance consultative ayant des missions et des prérogatives limitées.

A la demande du président de la république, le conseil peut émettre un avis ou mener une étude à propos d’une question qui touche à la vie économique et sociale de la nation, à l’exception des lois financières.

Le conseil peut également prendre l’initiative d’examiner des questions économiques et sociales et mener pour cela les études nécessaires, les statistiques ou les enquêtes, et émettre à la fin des résultats des avis ou des propositions de réforme qu’il estime à même de consolider la croissance sociale de la nation.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

 

L'organisation des femmes de Tawassoul élit une nouvelle présidente

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L'organisation des femmes de Tawassoul élit une nouvelle présidente Essahraa - L’organisation des femmes du parti du Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (RNRD) "Tawassoul" a élu la députée Aichetou Sidi Mohamed Bouna au poste de présidente de ladite association pour le prochain mandat.

Mint Bouna a obtenu 179 voix, loin devant sa concurrente la plus proche, en l’occurrence Aminata Niang, dont 74 voix ont voté pour, suivie de Megboula Mint Dah avec 44 voix.

L'organisation des femmes de Tawassoul avait mis en place une commission chargée de nommer et de superviser l'élection d'une nouvelle présidente après l’expiration du mandat de son ex présidente Toutou Mint Taleb Navé, rappelle-t-on.

Source : Essahraa (Mauritanie)