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Politique en Mauritanie

Éducation : Le point sur la réforme

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Éducation : Le point sur la réformeLe Calame - Dans l’émission « Liqakhass » (entretien exclusif) de la télévision publique Al Mouritaniya, le Ministre de l’Éducation nationale, de la formation technique et de la réforme, monsieur Mohamed Melaïnine ould Eyih, a passé en revue diverses questions, toutes relatives à une réforme freinée par le Covid-19 mais qui reste le principal chantier de l’École républicaine annoncée par le président de la République dans son programme « Taahoudati ».

Le ministre a d’abord évoqué l’essentiel pour toute réforme, à savoir l’investissement dans les ressources humaines. Avec une masse salariale passée de 48 milliards d’ouguiyas à 63 milliards, au cours des deux dernières années, et le démarrage de la construction d’infrastructures scolaires, dans le cadre du programme « Mes priorités » (900 classes) et « Mes priorités élargies » (1000 classes), la réforme lui paraît bien lancée.

Elle concerne d’abord l’enseignement de base et commencera à donner ses fruits dans six ans, à la fin du premier cycle primaire. La programmation est étalée sur plusieurs années : c’est le long terme que la réforme vise.

En ce qui concerne la plateforme numérique centralisant toutes les données du département, « elle facilite la gestion », dit le ministre, « non seulement du personnel mais, également, des centaines de milliers d’élèves, par l’attribution d’un numéro national permettant le suivi de chacun durant tout son cursus ».

La plateforme permet aussi d’établir des statistiques fiables. « Elle nécessite du temps et des moyens pour atteindre sa pleine efficacité mais nous avons commencé avec les ressources disponibles […] Concernant par exemple l’enseignement privé qui nous posait d'énormes problèmes en termes d’organisation, nous avons y introduit déjà les élèves du Primaire. Ceux du Secondaire suivront. Toutes les données devraient être disponibles dans trois à quatre mois », espère Ould Eyih.

Retour en force des cantines scolaires

Relancée il y a quelques jours à partir des régions de l’Est, le programme de nutrition scolaire (cantines) est lié directement à celui du président de la République concernant la lutte contre la pauvreté et la marginalisation.

Il s’agit d’une approche nouvelle consistant à intégrer les cantines dans les politiques nationales de lutte contre la pauvreté (à travers la Délégation Taazour et le Commissariat à la sécurité alimentaire), ce qui fait qu’il n’est plus seulement dépendant des éventuels apports de nos Partenaires Techniques et Financiers (PTF).

Aide aux citoyens démunis, par la prise en charge alimentaire de leurs enfants, les cantines contribuent également à la lutte que mènent les autorités contre la déperdition scolaire. Comme par le passé, elles sont aussi un élément important de cohésion sociale car les enfants y apprennent le partage, en vivant ensemble dans de similaires conditions.

Le choix des écoles bénéficiaires est fonction de la situation économique de leur zone respective et du nombre des élèves. Les PTF associés à ce vaste programme de nutrition scolaire concernant plus de 700 écoles et doté d’un financement de 14 milliards d’anciennes ouguiyas sont le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et Counterpart International, une ONG américaine intervenant dans le secteur du développement international.

On remarque, parmi les donateurs, l’Agence des États-Unis pour le Développement International (USAID) et le département américain de l’Agriculture (USDA). Évaluée par des experts, la valeur nutritive des produits utilisés est certaine mais la présentation de ces repas indexée par divers internautes, « est liée intrinsèquement à l’état de bon nombre d’écoles rurales », reconnaît le ministre en toute franchise, ajoutant que « le gouvernement travaille, dans le cadre du programme "Taahoudati", à améliorer ces conditions générales ».

De l’évaluation des enseignants

Une grande partie de l’émission fut consacrée à l’évaluation des enseignants « qui aura lieu dans les conditions idoines », affirme Mohamed Melaïnine ould Eyih, précisant qu’« elle répond à deux objectifs : la formation de base et la formation continue.

La réforme envisagée passe par le développement des ressources humaines avec le recrutement, depuis 2019, de 1700 enseignants et 400 prestataires de services. Cette année 2021, le département compte engager plus de 1200 nouveaux cadres (800 instituteurs, 300 professeurs) en plus d’inspecteurs et de formateurs des Écoles NormaIes d’Instituteurs (ENI).

La sélection sera relevée. Pour entrer à l’École NormaIe Supérieure (ENS), il faudra désormais justifier d’un bac+5. Pour garantir la qualité de l’enseignement, les critères d’entrée et de sortie doivent être bien précis.

« Il y a des insuffisances notoires dans la formation », reconnaît le ministre,« y compris à l’entrée des écoles professionnelles. Naguère, il arrivait souvent que le nombre réel d’admis ne couvrît pas les besoins et l’on puisait donc dans les « admissibles […] : c’est ce genre de situation qu’il faut éviter à l’avenir ».

À un autre niveau, certains parlent de formation « approximative » dans les ENI où le souci prioritaire était d’obtenir à tout prix le plus haut taux possible de scolarisation :la quantité au détriment de la qualité...

Tous ceux qui entraient dans ces écoles « professionnelles » en ressortaient systématiquement avec un diplôme les habilitant à enseigner ! Les insuffisances de la formation surgissaient alors sur le terrain. L’évaluation – que personne ne devrait contester… – doit servir à déterminer le besoin de formation de chaque enseignant et à penser les contenus de celle-ci.

L’impérative nécessité de mener une réforme profonde de l’enseignement appelle donc à l’unanimité des enseignants sur le besoin d’évaluation, prélude à une offre de formation continue indispensable, même dans un contexte normal, dans la vie professionnelle de tout fonctionnaire.

C’est en cette démarche que le ministre a rencontré les syndicats pour les rassurer sur les finalités dudit processus qui ne vise en aucun cas à exclure, contrairement à ce que laissent supposer certains, ceux qui seraient déclarés « faibles » mais à partir sur de saines bases avant d’entamer le renforcement des capacités par la formation continue.

Il s’agit d’un nouveau départ avec l’apparition, dans les prochaines années, d’enseignants d’un nouveau profil et – il va sans dire mais cela ira certainement mieux en le disant –l’accroissement des compétences de ceux déjà en activité par ces formations à forte dose d’innovation didactique et pédagogique.

La même démarche s’appliquera aux enseignements secondaire et professionnel mais le ministère a commencé par le Fondamental, en sa qualité de base et au regard des ressources disponibles qui dictent des choix programmatiques.

Les formateurs seront choisis prioritairement au sein des inspecteurs de l’enseignement fondamental, des professeurs du Secondaire et des instituteurs expérimentés, notamment ceux qui ont participé à la réécriture des programmes.

Une profession à revaloriser

La revalorisation de la profession d’enseignement, dont le projet de loi a déjà été présenté en conseil des ministres, passe par ce besoin de mise à niveau qui profite prioritairement aux enseignants eux-mêmes et aux élèves sous leur responsabilité. L’enseignant qui chercherait à s’en dispenser porterait préjudice aux élèves : le ministère ne saurait le tolérer.

L’évaluation était d’ailleurs déjà prévue au temps de la séparation des ministères (enseignement fondamental et enseignement secondaire), une journée de sensibilisation avait même été organisée avec l’implication des syndicats.

Son démarrage fut retardé par l’apparition du coronavirus. « À l’époque, aucune voix discordante ne s’était élevée », fait remarquer le ministre,« alors pourquoi maintenant où l’on s’apprête à mettre en œuvre cet important volet de la réforme ? ».

À ceux qui voudraient voir les directeurs des écoles exemptés d’évaluation, le ministre répond par la négative, « ne sont-ils pas eux-mêmes chargés de l’encadrement de proximité ? », fait-il remarquer. Le sort de 600 instituteurs versés dans l’enseignement secondaire et dont certains sont détenteurs de diplômes de l’enseignement supérieur a aussi été évoqué.

Le ministre ne voit aucune opposition notoire au passage d’un corps à un autre mais souligne que celui-là est régi par la loi (fonction publique).

D’autres questions subsidiaires ont été abordées, comme celle des livres scolaires produits par l’Institut Pédagogique National (IPN) et vendus sur les marchés dix fois leur prix ou la dotation des Directions régionales (DREN) en véhicules 4x4.

Concernant le trafic des manuels scolaires,« ce sont des agissements condamnables contre lesquels le département est décidé d’agir fermement », prévient Ould Eyih. Présentement, ce sont les DREN qui recensent les besoins par niveau et par école, avant de faire parvenir les livres aux établissements en fonction de ces données.

Chaque élève devrait donc en être pourvu. C’est loin d’être le cas et cette anomalie situe la zone où s’est organisée la gazra… On doit s’attendre à des actions concrètes visant à y mettre définitivement fin.

Abordant l’appui financier au secteur privé, « certaines écoles ne sont pas à jour en termes de critères à remplir », admet le ministre,« mais une partie de l’aide a été retenue pour être distribuée aux établissements qui n’ont pu, en fin d’année budgétaire 2020, fournir à temps les informations requises mais qui parviendront à redresser leur situation ».

Et de conclure sur l’impact notablement fort de la pandémie sur la présente année scolaire. « La situation est fort différente de l’année dernière. En 2020, le COVID-19 est arrivé à un moment où le programme était déjà bien entamé et nous avons pu opérer un ajustement en prolongeant simplement la scolarité.

Ce n’est pas le cas cette fois où nous avons ouvert en pleine pandémie. Nous pouvons certes prolonger, écourter les vacances scolaires, voire en supprimer, mais il faudra finir l’année au bon moment (Juillet-Août) pour démarrer la rentrée 2021-2022 dans des conditions normales. Une stratégie est en cours d’élaboration pour s’adapter à cette contrainte partout présente dans le Monde ».

Sneïba Mohamed

 

Concertation entre le ministère de l’éducation et les syndicats autour de la question de l’évaluation des enseignants

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Concertation entre le ministère de l’éducation et les syndicats autour de la question de l’évaluation des enseignantsSahara Médias - Le ministère de l’éducation nationale, de l’enseignement technique et de la réforme a appelé tous les représentants des syndicats et associations de l’enseignement fondamental à une réunion de concertation vendredi prochain dans les locaux de l’institut pédagogique national (IPN) afin de discuter le nouveau projet de l’arrêté relatif à l’évaluation des enseignants.

Dans une lettre adressée hier lundi aux syndicats, le ministère a réaffirmé son souci de parvenir à une forme consensuelle, avant d’ajouter qu’il était ouvert à toutes les propositions faites par les syndicats dans le cadre du respect des lois et textes en vigueur.

Le ministère a ajouté que les propositions doivent tenir compte des garanties nécessaires pour parvenir aux résultats attendus de l’évaluation et qui vise à déterminer avec exactitude les besoins des enseignants en formation et l‘élaboration d’un plan de formation à même de la réaliser.

Le ministère a déclaré que la nouvelle copie est le résultat d’un dialogue entre le ministère et les syndicats avant d’ajouter qu’il présentait, comme convenu, un projet d’arrêté d’évaluation.

Le ministère a invité l’ensemble des syndicats à assister à cette réunion vendredi à l’IPN afin de discuter le projet.

Il a ajouté espérer que le nouveau texte ait permis d’écarter les appréhensions formulées par les syndicats, certains point ayant été révisés, notamment la classification des groupes et la publication des résultats.

Enfin le ministère précise que les enseignants âgés de 58 ans et plus, sont exemptés, au terme du nouvel arrêté de l’évaluation et proposé de soumettre les directeurs à une évaluation particulière, sur la base d’un suivi sur le terrain, considérant qu’il s’agira d’un volet de l’évaluation.

Source : Sahara Médias

Le ministère de l’habitat met en garde contre la vente de terrains dans une zone de Nouakchott

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Le ministère de l’habitat met en garde contre la vente de terrains dans une zone de NouakchottSahara Médias - Le ministère de l’habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire a mis en garde vendredi contre la vente de certains terrains situés au sud-ouest du carrefour appelé communément « carrefour de la théière », à Tevragh Zeina, sur la route de l’aéroport international de Nouakchott.

Dans son communiqué le ministère a révélé qu’il a constaté ces derniers temps une activité soutenue d’intermédiaires proposant la vente de terrains situés derrière « le secteur NOT-EXT module H suite » à Tevrag Zeina, notamment la bande située au sud-ouest du « carrefour de la théière », considérant qu’il s’agit d’un morcellement d’une zone rurale.

Afin de préserver les biens de tous, le ministère affirme que la zone en question ne figure pas sur les plans approuvés par les services compétents.

Le ministère a appelé tous les citoyens à la prudence et à se conformer aux étapes annoncées auparavant pour s’assurer de la légalité de tout terrain avant de l’acheter.

La plus importante parmi ces mesures s’assurer que le terrain proposé à la vente existe effectivement sur un plan de lotissement urbain approuvé et consigné auprès des services de l’urbanisme.

Il faut également s’assurer auprès de la direction des domaines que l’appartenance du terrain est originale et légale et qu’il ne fait pas l’objet de litige, en informer les services de contrôle urbain relevant du ministère de l’habitat.

Celui-ci ajoute qu’il procédera à la destruction de toute construction sur un espace appartenant à l’état, à une collectivité locale ou sur toute zone du domaine public soumise à un plan d’aménagement pour la remettre à son état initial à la charge de l’occupant illégal.

Le ministère a également menacé d’ester en justice contre les intermédiaires, les techniciens ou tous ceux qui auront contribué au morcellement illégal conformément aux articles 121 et 125 du code de l’urbanisme.

Source : Sahara Médas

Escale technique à Nouakchott du président de Guinée Bissau, Umaro Sissoco Embalo

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Escale technique à Nouakchott du président de Guinée Bissau, Umaro Sissoco EmbaloLe Calame - Le président bissau-guinéen, Umaro Sissoco Embalo, a fait une escale technique lundi après midi à l’Aéroport International « Oum Tounsi » de Nouakchott, en compagnie d’une forte délégation comprenant les responsables gouvernementaux chargés des questions liées à la diplomatie et à la sécurité.

Malgré le caractère bref de son passage en terre mauritanienne, le leader bissau-guinéen a eu droit à un accueil digne d’une visite d’Etat de la part du président Mohamed Cheikh El Ghazouani, qui s’est déplacé avec le premier Ministre, Mohamed ould Bilal et d’autres responsables de haut rang.

Une considération qui témoigne des excellentes relations entre Nouakchott et Bissau, qui accueille une forte communauté mauritanienne très active dans le commerce, estiment de nombreux observateurs.

Source : Le Calame

Mauritanie/CAF: Soutien du Maroc après un coup de fil de Ghazouani

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Mauritanie/CAF: Soutien du Maroc après un coup de fil de GhazouaniSenalioune - Selon le journal Jeune Afrique, un coup de téléphone entre le roi Mohammed VI et le président de la Mauritanie, Mohamed Ould Ghazouani, a permis à ce dernier d’obtenir le soutien du Maroc à la candidature mauritanienne pour la présidence de la Confédération africaine de football (CAF). Le vote pour la compétition est prévue le 12 mars prochain.

Selon toujours le journal, il y a une forte compétition entre la Mauritanie et la Côte d’Ivoire pour la présidence de la CAF. D’autres appels téléphoniques et contacts directs ont été faits par des dirigeants des pays africains, chacun cherchant un soutien pour le candidat de son pays à la présidence de la CAF.

Le journal a souligné que le président de la Côte d’Ivoire, Alassane Ouattara, a fait pression en faveur de son candidat. Il a même envoyé deux de ses ministres dans plusieurs pays pour tenter d’obtenir des soutiens.

Par contre le président mauritanien, Ould Ghazouani, poursuit ses appels avec un certain nombre de dirigeants africains pour obtenir le soutien du candidat de son pays Ahmed Ould Yahya.

Par Moustapha Sidiya

 

Sommet G5 Sahel : Ould Ghazouani plébiscité par la conférence des chefs d’Etat à NDjamena

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Sommet G5 Sahel : Ould Ghazouani plébiscité par la conférence des chefs d’Etat à NDjamenaKassataya - Le rideau vient de tomber sur la 7ème session de la conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel dans la capitale tchadienne sur fond d’un satisfecit de la présidence mauritanienne qui aura marqué ses homologues africains et participants observateurs. L’initiative de la création d’un prix pour la culture de la paix fait l’unanimité du sommet auquel le président français a participé en visioconférence.

C’est un président mauritanien requinqué par le bilan positif de sa présidence qui est rentré à Nouakchott après avoir convaincu ses pairs africains et le président français que le G5 Sahel progresse dans la sécurité et le développement au Sahel.

En proposant un prix pour consolider la culture de la paix Ould Ghazouani a séduit même le premier ministre marocain invité pour la première fois de cette 7 ème session de la conférence des chefs d’Etat du G5 Sahel ainsi que le président sénégalais.

Son idée va dans le sens de favoriser une émulation notamment au niveau de la jeunesse des pays sahéliens à s’approprier de leur culture pour favoriser la paix et de contribuer à la prévention des conflits dans cette bande sahélo-saharienne infestée de terroristes islamistes.

C’est un plébiscite pour le chef de l’Etat mauritanien qui aura rempli sa feuille de route et montré que ce n’est pas un hasard que Nouakchott est bel et bien la capitale du G5 Sahel qui vient de gérer avec succès la planification d’une opération conjointe d’envergure au fuseau-Ouest.

Ould Ghazouani peut être satisfait de sa capitale qui abrite ainsi la première école de guerre transnationale au monde le collège de défense crée en 2016 et inauguré le 2 février dernier.

C’est également sous sa présidence que 18 sur 21 projets du programme de développement d’urgence ont démarré avec les partenaires de l’Alliance Sahel en lien avec la corona –résilience et le développement rural.

Le président mauritanien a capitalisé les relations du G5 Sahel avec les institutions financières mondiales le FMI et la Banque mondiale pour demander l’annulation de la dette extérieure des 5 pays sahéliens pour mieux faire face aux implications sanitaires économiques et sociales de la covid-19.

Et enfin son plaidoyer pour la surveillance et la protection de la façade maritime du G5 est une invitation à ses pairs africains de lutter contre la piraterie et la pollution maritime, l’immigration clandestine et les trafics illicites.

Un passage de témoin réussi au Maréchal Idriss Déby qui débute bien son mandat en déployant 1200 soldats tchadiens dans les trois territoires du Jihadisme Mali-Burkina-Niger. Le nouveau président du G5 Sahel aura également la lourde tâche de faire face à 2 millions de déplacés depuis le début du conflit.

Cherif Kane

Crever l’abcès !

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Crever l’abcèsL'Authentique - Le système est fort. Il continue de dicter ses lois. Invisible et insaisissable, c’est lui qui dirige le pays.

Il est si fort que même si, à une époque quelconque, on changeait les hommes du pouvoir, ils demeureront toujours à la tête du pays... par photocopies humaines interposées ! Une sorte de force de duplication et d’ubiquité, que toutes les réformes, tous les changements d’hommes, tous les coups d’Etat, toutes les élections, toutes les révolutions du monde ne parviendront à exorciser.

Quinze années après le départ de Ould Taya, les Mauritaniens sont unanimes à reconnaître que, malgré tout le travail abattu depuis, celui du CMJD et son gouvernement, en terme de bonne gouvernance administrative ; les actes posés par Sidioca, les intentions exprimées par Ould Abdel Aziz, lors de sa prise de pouvoir alors qu’il se déclarait « Président des pauvres ».

Malgré les prédispositions du tout nouveau président Mohamed Ould Ghazouany, au final, les petites injustices sont demeurées en l’état, les abus d’autorité et de pouvoir n’ont pas disparu, les difficultés quotidiennes sont toujours les mêmes, les pauvres sont toujours pauvres et les riches encore plus riches.

Regardez autour de vous, regardez du côté de la haute hiérarchie administrative, économique et militaire, et vous verrez que ce sont toujours les mêmes d’il y a dix, vingt, trente ans qui sont là si ce ne sont leurs rejetons de fils.

sur la scène publique, les cas d’injustice continuent d’être vécus au quotidien : le spéculateur foncier Cheikh Ridha continue de "se la couler douce" après avoir ruiné des centaines de familles, poussant la majorité d’entre elles, dans la rue ; des candidats au recrutement dans les corps de la sécurité continuent d’être poussés par des « mains invisibles » là où leur citrouille ne les aurait jamais permis d’accéder.

Comme par le passé, ils sont nombreux les candidats méritants, qui ont subi la gifle de l’injustice tribalo-régionaliste et celle des mafias affairistes, avec la complicité des surveillants et le recours systématique à la triche par portables interposés.

En termes des droits de l’homme et surtout de liberté, la question de l’esclavage est rangée dans les tiroirs, tue et étouffée par le Pouvoir, parvenu à mettre les acteurs de la société civile en rangs serrés ; les formations politiques de l’opposition observent un silence complice et se morfondent dans l’antichambre du Pouvoir dans l’espoir d’être cooptées auprès du maître de céans et disposer de ses bonnes grâces. Plus aucune de voix discordante dans ce pays... Le calme est plat.

En terme de gestion de la chose publique, le clientélisme est toujours érigé en mode de conduite de l’administration ; les marchés publics accordés de gré à gré, la stigmatisation de jeunes, les méfaits des forces de l’ordre ou plus précisément, le traitement que celles-ci réservent aux manifestants pacifiques, le partage inéquitable des ressources du pays détenues par une portion de riches et hommes d’affaires, constituent entre autres, des éléments constitutifs de la marque déposée de ce système et par voie de conséquence, des Autorités.

Finalement, tout se passe comme si la justice et l’équité dérangent, déstabilisent, nuisent à l’image et pervertissent la mission de l’administration.

En arrivant au Pouvoir il y a près de deux ans, le président Ould Ghazouany s’était engagé à changer la situation, suscitant à l’occasion, l’espoir d’un renouveau au sein des populations meurtries.

Il ne savait certainement pas que pour remuer le « cocotier Mauritanie » et voyager loin, il ne faut pas seulement se lever tôt et ménager sa monture, il faut aussi avoir la force de David et Goliath réunis, le pouvoir de crever « l’abcès Mauritanie »... radicalement, sans état d’âme, sans regret.

Oumar Moktar

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 17 Février 2021

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Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 17 Février 2021Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi17 Février2021 sous la présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et adopté les deux projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration de la Société Nationale de Distribution du Poisson (SNDP).

-Projet de décret abrogeant et remplaçant le décret N°2017-093 en date du 10 juillet 2017 portant création de l’Autorité Mauritanienne d’Assurance-Qualité de l’Enseignement Supérieur et fixant les règles de son organisation et de son fonctionnement.

Le projet de décret permettra à l’Autorité Mauritanienne d’Assurance-Qualité de l’Enseignement Supérieur, à l’instar des agences similaires de la sous-région, de pouvoir travailler avec plus d’efficacité, de renforcer les aspects purement scientifiques de son action et d’aligner son organisation.

Le Ministre des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Secrétariat Général de la Présidence de la République

Cour des Comptes

Président de la Chambre des entreprises publiques : Mohameden Ould Bah Ould Hella, précédemment chargé de l’intérim de la même Chambre.

Conseiller du Président de la Cour : Abdallahi Salem Ould Zein, précédemment Commissaire du Gouvernement

Commissaire du Gouvernement : Mohamed Ould Tijani, précédemment Commissaire Adjoint du Gouvernement

Commissaire Adjoint du Gouvernement : Mohamed Yahya Ould Izidbih, précédemment Directeur de l’Administration et des Moyens

Direction de l’Administration et des Moyens

Directrice : Bowba mint El Khaless, précédemment Secrétaire Générale de l’Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou.

Autorité de la Zone Franche de Nouadhibou

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Sidi Maouloud Ould Brahim, précédemment Secrétaire Général du Ministère de l’Enseignement Supérieur de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication.

Ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche Scientifique et des Technologies de l’Information et de la Communication

Secrétariat Général

Secrétaire Général : Sidi Ould Moulaye Zein.

Source : AMI

 

Balla Touré prend politiquement ses distances avec Biram Dah ABEID et fustige la gouvernance de Ghazouani

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Balla Touré prend politiquement ses distances avec Biram Dah ABEID et fustige la gouvernance de GhazouaniUne autre trajectoire politique, c’est ce que s’est tracé désormais Balla Touré, un soutien de de la première heure de Biram Dah ABEID et membre très influent du Rassemblement pour une action globale (RAG) et de l'Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie).

En conférence de presse ce mardi 16 février à Nouakchott, à son domicile, Balla Touré a annoncé la création d’un mouvement politique intitulé « Le Sursaut Populaire Démocratique », prenant ainsi politiquement ses distances avec Biram Dah ABEID, arrivé deuxième lors de l’élection présidentielle de 2019.

Face à la presse, Balla Touré, coordinateur du mouvement « Le Sursaut Populaire Démocratique », a fait d’entrée de jeu un diagnostic sans complaisance de la gouvernance du président Ghazouani, avant de revenir sur les raisons qui ont amené à la création de leur mouvement politique.

« Nos espoirs ont été trahis, explique Balla Touré. Aujourd’hui, regardez comment nous vivons dans ce pays : le peuple est dans le désarroi. Vous avez visité nos écoles ? Vous avez visité nos hôpitaux ? Dans ses structures publiques, les mauritaniens ne veulent plus s’y rendre […]. Les mauritaniens vivent mal. À Nouakchott, les familles, qui peuvent couvrir les 3 repas, sont très peu nombreuses. A l’intérieur du pays, c’est la famine quasi généralisée. A cela s’ajoute la récurrence de la violation des droits humains. On continue à tabasser les jeunes parce qu’ils veulent aller à l’université. On continue à tabasser les villageois parce qu’ils refusent que des poubelles soient versées sous leur nez, à Tiviritt où des femmes ont été trainées, blessées, martyrisées. On viole le sacro-saint droit à l’expression, à la liberté. Les droits de l’homme se trouvent confisqués par un régime qui n’a plus le soutien des mauritaniens. Nous sommes nombreux, nous les mauritaniens, qui ne nous reconnaissons plus en ce régime qui est devenu minoritaire ».

Le coordinateur du mouvement « Le Sursaut Populaire Démocratique » a invité la classe politique mauritanienne à dépasser « les intérêts personnels, de clans et de groupes » pour regarder en face l’intérêt de la Mauritanie, rappelant au passage qu’ «il y’a du feu dans la demeure ».

« Nous sommes mouvement de contre-propositions. Nous avons décidé de proposer une alternative et une autre façon de militer pour que des changements profonds interviennent en Mauritanie et pour qu’enfin, la Mauritanie soit un pays véritablement démocratique, libre et égalitaire, pour qu’il n’y ait plus de racisme, d’exclusion, de tortures publiques », a déclaré Balla Touré qui n’a pas manqué de s’interroger sur ce qu’est devenue l’opposition démocratique.

Un pas vers la rupture

Jusqu’ici, Balla Touré a été un fidèle parmi les fidèles de Biram Dah ABEID. Un pas a-t-il été franchi vers une rupture entre les deux ? La réponse a été renvoyée aux calendes grecques par Balla Touré qui affirme qu’il restait à IRA-Mauritanie que dirige Biram Dah ABEID. Une manière pour lui de dissiper tout nuage qui pourrait laisser planer la consommation du divorce.

« Nous ne quittons pas IRA-Mauritanie. Depuis 3 mois, nous travaillons à la mise en place de cette organisation politique. Il y’a quelques jours, j’étais sur le terrain pour travailler en faveur des droits humains pour IRA-Mauritanie. Nous restons à IRA-Mauritanie et nous allons continuer à défendre les droits humains, à dénoncer les violations des droits de l’Homme », a déclaré Balla Touré qui a reçu ouvertement le soutien de la député RAG/SAWAB, Coumba Dada Kane, vice-présidente de IRA-Mauritanie.

Pour rappel, après avoir été reçu deux fois par le président mauritanien Mohamed Cheikh Ghazouani, Biram Dah ABEID annonçait qu’il enterrait la hache de guerre. « La Mauritanie a changé… », avait-il déclaré à nos confrères de « Initiatives News ». Une déclaration qui a fait couler d’encre…

Texte : par Babacar BAYE NDIAYE, pour Cridem

Mauritanie: crise au sein de l’aile politique du mouvement abolitionniste IRA

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Mauritanie: crise au sein de l’aile politique du mouvement abolitionniste IRARFI Afrique - Une dizaine de responsables dont le secrétaire de l’aile politique du mouvement abolitionniste IRA (Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste) a démissionné du parti.

Ils désapprouvent le rapprochement avec le pouvoir initiée par le leader du mouvement, Biram Dah Abeid, depuis l’arrivée au pouvoir du président Ghazouani. Les dissidents ont annoncé, mardi 16 février lors d’une conférence de presse, leur intention de créer un mouvement politique.

Les démissionnaires de l’IRA désapprouvent le rapprochement avec le pouvoir initiée par le leader du mouvement Biram Dah Abeid depuis l’arrivée au pouvoir du président Ghazouani.

Balla Touré est resté plus de dix ans secrétaire général du parti de la Refondation pour une action globale, l’aile politique du mouvement abolitionniste IRA. Il énumère les raisons de la crise actuelle : « Nous avons toujours été debout pour combattre les violations des droits humains. Aujourd’hui, nous voyons que cela reprend : les étudiants sont bastonnés, à Tiwilit, les populations qui s’opposent au dépôt des ordures sous leur nez sont bastonnés, des femmes trainées à terre, les expropriations foncières continuent, les personnes reconnues de pratique esclavagiste continuent à bénéficier de l’impunité. »

Face à ce constat, Balla Touré propose une voie alternative pour continuer de mener le combat contre les violations des droits de l’homme : « Face à ce régime, il faut s’opposer, il faut faire une contreproposition au lieu de l’applaudir, au lieu de juger qu’il est sur le bon chemin. »

Le leader du mouvement Biram Dah Abeid a qualifié à la sortie de la conférence de presse les agissements de ses anciens compagnons de lutte de non-événement.

Avec notre correspondant à Nouakchott,
Salem Mejbour

 

La Mauritanie n'est pas en situation de crise pour initier un dialogue, dit le Ministre de l'intérieur

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La Mauritanie n'est pas en situation de crise pour initier un dialogue, dit le Ministre de l'intérieurLe dialogue intervient dans les situations de crise, ce qui n’est pas le cas de la Mauritanie, a affirmé le ministre de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed Salem Ould Merzoug, au journal sénégalais « Le soleil », qui a consacré un un numéro à la Mauritanie sous la gouvernance du Président Mohamed Ould Ghazouani.

En tenant avec instance au dialogue, l’opposition cherche à dévier le Président de son programme électoral sur la base duquel, il a été élu, a-t-il ajouté. Il y a des concertations permanentes avec l'opposition, qui peuvent se poursuivre avec le Président, a-t-il-dit.

La situation en Mauritanie était très tendue, a-t-il rappelé, mettant en exergue l’instauration du Président Mohamed Ould Ghazaouni, dès son accession au pouvoir, de discussions régulières avec les leaders de l’opposition et bien plus avec, des rencontres avec ceux qui n'ont pas de partis, a poursuivi Ould Merzoug.

Les rapports entre le pouvoir et l'opposition en Mauritanie sont démocratiques et naturels, bâtis sur des concertations périodiques, a-t-il assuré, soulignant que le dénominateur commun de ces pourparlers est la quête constante de l’intérêt général.

Par La rédaction de Cridem, avec Alakhbar

VII Session de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel : discours du Président de la République

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VII Session de la Conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel : discours du Président de la RépubliqueAMI - Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice de la conférence des Chefs d’Etat du G5 Sahel, a prononcé, lundi à N’Djamena, un important discours dans lequel il a dressé le bilan du mandat de la présidence mauritanienne du G5 Sahel, et ce, avant de passer le témoin à son frère et ami, le Président du Tchad Idriss Déby Itno.

Il a précisé qu’au cours du mandat qui s’achève, la présidence en exercice du G5 Sahel s’est attelée à consolider les acquis et à impulser une dynamique nouvelle à l’action collective, en vue de traduire la vision stratégique de notre organisation par des réalisations concrètes dans les domaines de la sécurité et du développement.

Le Président de la République a également, mis en exergue les volets saillants de son mandat avec l’adoption d’une feuille de route, qui se veut à la fois réaliste et ambitieuse, feuille qui a permis, dans une large mesure, d’atteindre les objectifs d’étape attendus.

Cette feuille de route, a-il-dit, est déclinée en cinq axes majeurs : ceux de la sécurité-défense, de la résilience, du développement humain et des infrastructures, du renforcement du dialogue intra et intercommunautaire, du renforcement de la dynamique diplomatique d’accompagnement, et enfin le dispositif institutionnel de suivi.

Voici le discours intégral du Président de la République

Monsieur le Maréchal du Tchad, Idriss Déby Itno, Président de la République, Chef de l’État ; Excellences, Messieurs les Chefs d'Etat du G5 Sahel ; Honorables partenaires et amis du Sahel ; Distingués invités ; Mesdames et Messieurs.

Permettez-moi tout d’abord d’adresser mes vifs remerciements à mon frère et ami, Maréchal Idriss Déby Itno, Président de la République du Tchad, pour la parfaite organisation du présent sommet, la chaleur de l'accueil et l'hospitalité dont nous sommes l’objet depuis notre arrivée à N’Djamena.

Je voudrais, en même temps, lui exprimer toute notre reconnaissance, pour les efforts et sacrifices que le Tchad ne cesse de consentir en faveur de la paix et de la sécurité dans la région ; je citerai, en particulier, l’intervention de ses troupes au Mali, l'opération Colère de Bohama et sa décision de déployer un 2ème bataillon au profit de la Force Conjointe du G5 Sahel.

Je renouvelle également nos remerciements et notre profonde gratitude aux pays, aux organisations et institutions partenaires et à tous les amis du Sahel, pour l’intérêt et le soutien constant qu’ils accordent à la paix et au développement économique et social de notre région.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Au cours du mandat qui s’achève, la présidence en exercice du G5 Sahel s’est attelée à consolider les acquis et à impulser une dynamique nouvelle à l’action collective, en vue de traduire la vision stratégique de notre organisation par des réalisations concrètes dans les domaines de la sécurité et du développement.

A cet effet, une feuille de route, qui se veut à la fois réaliste et ambitieuse, a été adoptée et a permis, dans une large mesure, d’atteindre les objectifs d’étape escomptés.

Cette feuille de route est déclinée en cinq axes majeurs notamment ceux de la sécurité-défense, de la résilience, du développement humain et des infrastructures, du renforcement du dialogue intra et intercommunautaire, du renforcement de la dynamique diplomatique d’accompagnement, et enfin le dispositif institutionnel de suivi.

Au niveau de l’axe sécurité-défense, l’accélération de la montée en puissance de la force conjointe du G5 Sahel, le renforcement des forces de défense et de sécurité nationales et la coordination renforcée avec la Force Barkhane, ont permis d’enregistrer d’importants résultats.

Dans ce cadre, on peut citer la densification des opérations dans la zone des trois frontières, le déploiement des premiers contingents de la Task force TAKUBA, le lancement des travaux de planification de l’engagement d’une force africaine au Sahel de 3000 hommes et, récemment, la planification à Nouakchott d’une opération conjointe d’envergure au fuseau ouest.

Ainsi, les forces de défense et de sécurité nationales et la force conjointe reprennent progressivement l’initiative dans les différents théâtres d’opérations et les groupes armés terroristes enregistrent de plus en plus de pertes, tant en matériels qu’en personnels avec la neutralisation de plusieurs de leurs principaux leaders.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Dans le domaine de la résilience, du développement humain et des infrastructures, plusieurs projets visant la lutte contre la Covid-19, les changements climatiques, l’autonomisation des femmes et des jeunes filles, la résilience des entreprises des jeunes, l’eau et la cohésion sociale ont été conclus ou finalisés.

À cet égard, nous nous réjouissons du démarrage de 18 sur les 21 projets du Programme de développement d’urgence (PDU) avec les partenaires membres de l’Alliance Sahel.

De plus, des projets importants dans le domaine de l’urgence en lien avec le développement rural et la résilience face à la Covid-19 sont en cours avec, respectivement l’appui du Fonds International pour le Développement Agricole et de la Banque Africaine de Développement.

L’intégration régionale se renforce avec le processus de suppression des frais d’itinérance, le financement, par la Banque Arabe pour le Développement Economique en Afrique et le Fonds Arabe pour le Développement Economique et Social en Afrique, de projets de tronçons routiers reliant les pays ainsi que la finalisation de l’étude de faisabilité du projet du chemin de fer transsahélien.

Le G5 Sahel capitalise sur un cadre d’engagement politique désormais établi et consensuel et sur la mise en œuvre de ses plans programmatiques, en matière de gouvernance et de développement.

En outre, en dépit d’un contexte international et régional difficile, le G5 Sahel a pu, en 2020, mobiliser et engager les partenaires techniques et financiers internationaux en faveur de la mise en œuvre de sa stratégie de développement et de sécurité.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Au plan du renforcement du dialogue intra et intercommunautaire, des actions concrètes permettant d’assurer aux communautés locales un service de proximité et de créer un climat de confiance favorable au dialogue, ont été entreprises. L’appropriation du cadre de conformité en matière de droits de l’homme, à travers la judiciarisation des opérations de sécurité et le retour progressif de l’Etat, se poursuit et se renforce.

Nous saluons, à ce titre, l’appui en équipements et en formation de l’Union Européenne, de l’Office des Nations-Unies contre les Drogues et le Crime et du Haut-Commissariat des Nations-Unies aux Droits de l’Homme, pour l’opérationnalisation de la composante police de la Force conjointe et pour la génération d’unités d’action rapide de surveillance et d’intervention (GARSI) au niveau national dans les différents pays du G5 Sahel.

Aussi, il importe de souligner l’organisation en 2020 de Conférences régionales sur la lutte contre l’extrémisme Violent où des Oulémas, des érudits, des penseurs mais aussi des acteurs de la société civile ont exprimé leurs opinions, échangé et débattu en vue d’identifier les meilleures et plus efficientes voies pour combattre la radicalisation sous toutes ses formes, en particulier chez les jeunes.

La 4ème conférence sur le renforcement de la confiance entre les forces de défense et de sécurité et les populations dans l’espace du Sahel, organisée le 26 Janvier dernier, est venue corroborer cette dynamique de dialogue intra et intercommunautaire.

Les Pays du G5 Sahel sont résolument engagés sur la voie du renforcement de l’Etat de droit et de la bonne gouvernance.

Dans ce cadre, on peut noter avec satisfaction la relance au Mali du processus des Accords d’Alger et le bon déroulement des élections présidentielles au Burkina Faso.

C’est ici le lieu pour moi de présenter mes vives félicitations à mon frère et ami, le Président Roch Marc Christian Kaboré pour sa réélection, de souhaiter que le second tour de la présidentielle nigérienne se déroule aussi dans de bonnes conditions et de réaffirmer notre plein soutien au processus de Transition au Mali.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Au plan du renforcement de la dynamique diplomatique d’accompagnement, et en dépit du contexte sécuritaire difficile et de la survenue de la crise sanitaire de la COVID-19, la Présidence en exercice a soutenu activement le lancement de la Coalition pour le Sahel, la mise en œuvre des engagements du sommet de Pau et la formalisation du dialogue politique avec l’Alliance Sahel.

Cette dynamique diplomatique d’accompagnement a donné une réelle impulsion à la coopération et permis de renforcer la lutte contre le terrorisme, d’améliorer les capacités militaires des États du G5 Sahel, d’appuyer le retour de l'État et des administrations dans les zones sensibles et de faciliter la mise en œuvre d’activités de développement.

Une intense activité de plaidoyer continue par ailleurs à être menée pour obtenir un mandat sous le chapitre 7 de la Charte des Nations-unies et un financement pérenne de la Force conjointe, une assistance internationale pour lutter contre la crise de la covid-19 et pour un soutien continu en matière de développement eu égard à l’effet d’éviction des dépenses en matière de sécurité sur les budgets de nos Etats.

Aussi, grâce aux efforts consentis par les pays membres et au soutien agissant de nos amis et partenaires, notre organisation a pu occuper une place importante dans l’agenda international à travers une dynamique politico-diplomatique, marquée par de multiples rencontres aux niveaux des Chefs d’Etat et des Ministres.

A la faveur de ces rencontres, nous avons adopté le nouveau cadre d’actions prioritaires intégré (CAPI), qui vise la réalisation de projets à impacts rapides dans les zones sensibles.

Le G5 Sahel dispose aujourd’hui d’un cadre d’engagement politique et programmatique rénové pour concrétiser davantage son action en faveur des conditions de vie et du bien-être de ses populations.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Quant au dispositif institutionnel de suivi, la réforme organisationnelle du Secrétariat Exécutif du G5 Sahel a été menée et la montée en puissance du Secrétariat de la Coalition pour le Sahel se poursuit. A cet égard nous saluons la désignation d’un Haut représentant du Sahel pour la Coalition.

En 2020, le G5 Sahel a fortement consolidé son partenariat avec l’Union européenne. Cela s’est traduit par la perspective de révision concertée de la stratégie de l’UE pour le Sahel. Le G5 Sahel approuve la pertinence de ses lignes stratégiques pour une meilleure gouvernance, plus d’actions de développement et une approche de gestion axée sur les résultats, avec un système de redevabilité plus effectif.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Malgré des défis marqués, notamment, par la persistance des activités des groupes terroristes et une situation complexe sur le terrain, le bilan sécuritaire du G5 Sahel en 2020 se révèle positif, avec un rapport de force favorable qui s’est nettement imposé aux groupes terroristes.

La Force conjointe du G5 Sahel s’est renforcée en capacité de commandement et de planification et mène, en coordination avec les Forces partenaires, des opérations conjointes qui contribuent significativement à l’attrition des groupes terroristes, à la reconquête du territoire et au rétablissement de l’autorité de l’État.

Pour consolider ces acquis, le G5 Sahel continuera à œuvrer pour que ses forces de défense et de sécurité nationales puissent assurer pleinement leurs missions régaliennes et pour que sa Force Conjointe continue sa montée en puissance dans les différents domaines capacitaires.

En même temps, malgré la complexité des conflits asymétriques et les tensions communautaires qui sévissent localement dans certains endroits de l’espace sahélien, nous avons la ferme volonté de continuer de lutter contre toutes formes d’impunité et de mener les enquêtes nécessaires pour dénoncer les exactions et traduire leurs auteurs devant les juridictions compétentes.

A cet égard, le G5 Sahel salue la pertinence du Partenariat pour la sécurité et la stabilité au Sahel (P3S) soutenu par l’Union européenne et visant le retour de la sécurité et de la justice par le soutien de l’action des forces de sécurité intérieure.

De même, nous saluons, la Résolution du Parlement européen adoptée en septembre 2020 relative à la Coopération en matière de sécurité dans la région du Sahel, de l’Afrique de l’Ouest et de la Corne de l’Afrique qui ouvre, dorénavant, la possibilité de financements au profit des forces armées des pays et à leurs forces conjointes, à travers la facilité Européenne pour la paix.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

Depuis le sommet extraordinaire des Chefs d’État du G5 Sahel du 27 avril 2020, où une déclaration sur la pandémie de la Covid-19 a été adoptée, un intense plaidoyer continue à être mené au plus haut niveau pour le soutien aux plans de riposte nationaux et pour l’annulation de la dette extérieure de nos Pays.

C’est le lieu, pour moi, de réitérer notre appel de rendre effective cette annulation de la dette qui constitue sans nul doute la réponse la plus appropriée aux conséquences particulièrement néfastes de la double crise sanitaire et sécuritaire.

La crise libyenne est une source d’inquiétude et un facteur d’instabilité qui alimente l’insécurité et le terrorisme au Sahel. A cet égard, nous notons avec satisfaction le dernier accord signé à Genève sous les auspices desNations-Unies qui constitue un motif d’optimisme pour une résolution durable de cette Crise.

Il conviendrait également qu’un intérêt soit désormais porté à la surveillance et à la protection de la façade maritime du G5 Sahel qui, comme je l’ai indiqué au siège de l’OTAN, le 14 janvier dernier, devrait se prémunir des multiples défis sécuritaires en milieu maritime tels que la piraterie maritime, l’immigration clandestine, les trafics illicites, et la pollution marine.

Excellences,

Mesdames et Messieurs,

L’accumulation des défis dans la sous-région n’est pas une fatalité car le Sahel dispose d’atouts majeurs pour y faire face, notamment, la profonde aspiration de nos populations à vivre en paix et dans la dignité. Ensemble, avec détermination et un soutien de la communauté internationale à la hauteur des enjeux, nous pourrons relever les défis du terrorisme, de la gouvernance et du développement.

Au terme de mon mandat de Président en exercice du G5 Sahel, j’ai le plaisir et l’honneur de passer le témoin à mon frère et ami, le Maréchal du Tchad Idriss Déby Itno, qui, j’en suis persuadé, saura avec sa sagesse et son leadership consolider et promouvoir les acquis de notre jeune organisation.

Je souhaite plein succès aux travaux de notre présent sommet.

Vive le G5 Sahel,

Je vous remercie ».

 

Sommet du G5 Sahel : départ du Président de la République pour N’Djamena

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Sommet du G5 Sahel : départ du Président de la République pour N’Djamena AMI - Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice du groupe G5 Sahel, a quitté Nouakchott, dimanche matin, à destination de N’Djamena pour prendre part à la VII session de la conférence des Chefs d'Etat des pays du groupe G5 Sahel.

Il a été salué à son départ de l’aéroport international de Nouakchott Oumtounsy par le Premier ministre, Monsieur Mohamed Ould Bilal, le ministre secrétaire général de la Présidence de la République et les ministres de la justice et de l’Intérieur et de la Décentralisation ainsi que par la directrice adjointe de cabinet du Président de la République, le wali de Nouakchott Ouest et la présidente de la région de Nouakchott.

Au cours de ce voyage, le Président de la République est accompagné d’une importante délégation comprenant notamment:

- La Première Dame, Dr Mariem Mint Dah;

- Ismaël Ould Cheikh Ahmed, ministre des Affaires étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur;

- Hanenna Ould Sidi, ministre de la Défense nationale;

- Ousmane Mamoudou Kane, ministre des Affaires économiques et des Secteurs productifs;

- M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, directeur de cabinet du Président de la République;

- Mohamed Yahya Ould Teïss, ambassadeur de Mauritanie au Tchad;

- Isselkou Ould Cheikh El Wely, Chef d’Etat-major particulier du Président de la République;

- Yahya Ould Kebid, Chargé de mission à la Présidence de la République;

- Sidi Ould Domane, Chargé de mission à la Présidence de la République;

- El Hacen Ould Ahmed, directeur général des protocoles d’Etat.

Source : AMI

EPU, la Mauritanie passe un 3ème test devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies

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EPU, la Mauritanie passe un 3ème test devant le Comité des droits de l’homme des Nations UniesL'Authentique - C’est mardi 19 janvier 2021, que la Mauritanie a signé son passage devant les 47 membres du Comité des droits de l’homme des Nations Unies à Genève, à l’occasion du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU).

A l’instar des autres Etats membres des Nations Unies, la Mauritanie est passée hier, mardi 19 janvier 2021, devant le Comité des droits de l’homme des Nations Unies lors du 3ème cycle de l’Examen Périodique Universel (EPU). Il s’agit d’un mécanisme qui revient tous les quatre ans et qui est chargée d’éplucher la situation des droits de l’homme dans chaque Etat membre de l’Organisation des Nations Unies.

Durant cet examen, un certain nombre de recommandations sont formulées à l’intention des Etats qui peuvent les accepter ou les rejeter. L’examen se déroule sur la base de trois groupes de rapports. Le rapport national, celui de l’Etat examiné, présenté par la délégation officielle et qui consigne tous les progrès réalisés dans le domaine des droits de l’homme dans le pays.

Le rapport des Nations Unies qui contient un certain nombre d’informations délivrées par l’équipe pays des Nations Unies et celles des rapporteurs. Et enfin, le rapport alternatif fourni par les ONG nationales et internationales et qui donne des informations contradictoires par rapport au document de défense présenté par le gouvernement.

Dans ce jeu de paroles, un groupe de pays est désigné pour servir d’intermédiaires entre les Etats examinateurs et les Etats examinés. C’est la Troïka.

En 2015, lors du deuxième cycle de l’EPU, la Mauritanie avait rejeté un certain nombre de recommandations.

Parmi elles, celles relatives à la peine de mort, à l’invitation permanente aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme, c’est-à-dire la permission accordée aux rapporteurs de visiter le pays, la ratification du Statut de Rome portant Cour Pénale Internationale (CPI), les questions liées à l’orientation sexuelle (droits entre époux de même sexe), la suppression du crime d’apostasie, la levée d’un certain nombre de réserves, en particulier sur le Pacte international sur les droits civils, politiques et la Convention pour l’élimination de toute forme de discrimination à l’égard des femmes (CEDEF).

La Mauritanie avait aussi rejeté la recommandation relative à la ratification d’un certain nombre de convention des droits de l’homme, notamment certains protocoles liés à la peine de mort, le protocole facultatif sur la CEDEF reconnaissant la compétence du Comité pour accepter et recevoir les plaintes de la part de citoyens mauritaniens. Egalement rejetée, la reconnaissance d’un certain nombre d’organes de traités qui faciliteraient cette même compétence.

Contexte favorable

En 2015, la Mauritanie avait accepté 134 recommandations sur les 140 formulées à son égard, soit un taux de 96%. Aussi, plusieurs observateurs pensent que la Mauritanie passe l’EPU 2020 dans un contexte politique plutôt favorable, avec l’ouverture du régime actuel qui a initié depuis son arrivée au pouvoir une série de rencontres et de dialogue avec les leaders de l’opposition, en plus d’un plus grand engagement dans la promotion des droits de l’homme d’une manière générale.

Des institutions, comme la Commission nationale des droits de l’Homme (CNDH) travaille sans aucune entrave, les ONG également sont mises dans des dispositions meilleures dans le déroulé de leurs actions.

Beaucoup de mesures ont été également prises pour prendre en compte les recommandations de 2015, comme l’adoption d’une loi incriminant la torture en Mauritanie depuis 2016, la mise en place d’un Mécanisme national de prévention de la torture (MNPT), la Mauritanie étant le deuxième pays, après la Tunisie, à adopter un tel mécanisme dans la sous-région.

Sont également cités, le renforcement de capacité de la société civile, avec la naissance d’un certain nombre d’ONG spécialisées dans la torture et les sanctions infligées à des agents publics pour des actes de torture, comme la radiation et l’emprisonnement d’agents du Groupement général de la sécurité routière, celui des gardes de la prison de Dar-Naïm après la mort d’un détenu.

La large liberté accordée à la CNDH et au MNPT pour des visites inopinées dans des centres de détention, comme les commissariats de police, les brigades de gendarmerie et les prisons, sont aussi mentionnées à l’actif des progrès dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie.

Dans le domaine de l’esclavage, l’Etat cite la mise en œuvre des 29 points inscrits sur la Feuille de route de la Rapporteuse des Nations Unies sur les formes contemporaines de l’esclavage, la création de l’agence Taazour chargée de la lutte contre les disparités sociales et la lutte contre les séquelles de l’esclavage, la tenue de quelques procès ayant abouti à une certaine jurisprudence dans le domaine.

Mais aussi, la création par décret d’une Journée nationale de lutte contre l’esclavage, les campagnes de sensibilisation menées par la CNDH et un ensemble d’acteurs de la société civile, et l’augmentation cette année du budget accordé aux tribunaux spéciaux chargés de l’esclavage ainsi que la mise à leur disposition d’un personnel étoffé, juges d’instruction et greffiers.

Les avancées dans les droits de l’homme

Parmi les avancés, les observateurs citent aussi l’adoption d’un certain nombre de textes, ce qui est perçu comme une véritable avancée dans le domaine des droits de l’homme en Mauritanie, comma la récente loi sur les associations avec l’introduction d’un régime déclaratif à la place du régime des autorisations institué depuis 1969.

Il y a également la loi contre le trafic illicite des migrants qui remplace celle de 2003, la loi instituant la CNDH qui modifie et remplace l’ancienne loi, permettant ainsi à l’institution de bénéficier du Statut A des institutions nationales des droits de l’homme conformément aux Principes de Paris. La CNDH est ainsi redevenue une institution indépendante, efficace et crédible aux yeux des partenaires.

Sur le plan des droits économiques, sociaux et culturels, des avancées récentes sont mentionnées, comme l’assurance maladie accordée aux indigents, l’élargissement de l’âge de la retraite à 63 ans, l’augmentation de la pension de la retraite, les actions menées dans le cadre de la lutte contre la pauvreté, le droit à l’éducation, à la santé et au travail qui se serait beaucoup amélioré.

Autres mesures à signaler, les avancées dans le domaine de la santé de la mère et de l’enfant, la promotion des droits de la femme, la formation et le renforcement de capacité des acteurs de la société civile et des agents de l’Etat dans divers domaines.

Mais selon plusieurs acteurs et activistes de la société civile, beaucoup reste encore à faire, notamment dans le domaine du règlement du Passif humanitaire relatif aux douloureux événements de 89-91 (déportation massive de population, massacre de civils, exécution extrajudiciaire, épuration à connotation ethnique au sein de l’administration civile et militaire, etc).

Cette question mérite, selon les organisations de défense des droits de l’homme, un règlement consensuel et définitif par le biais d’une justice transitionnelle.

La question de l’esclavage reste entière, les abolitionnistes dénonçant des parodies de justice pour liquider, sans aucun respect des procédures, des dizaines de dossiers pendants depuis plus de dix années devant les tribunaux, comme le prouvent les récents procès à Nouadhibou, Néma et à Kiffa.

L’agence Taazour est aussi vivement critiquée dans ses démarches, avec une OPA sur la question de l’esclavage et de ses séquelles alors qu’elle est censée apporter des réponses aux victimes. Beaucoup souhaitent enfin que la Mauritanie revienne sur un bon nombre de réserves apportées à des recommandations jugées pertinentes, comme ce refus d’accepter la visite des rapporteurs dans ce qui est appelé l’invitation permanente aux procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme.

La Mauritanie doit aussi accepter la compétence du comité sur la CEDEF à recevoir les plaintes individuelles émanant de citoyens mauritaniens. L’Etat doit aussi se pencher sur l’élaboration d’une stratégie nationale pour le renforcement de la cohésion sociale et d’harmoniser les actions entreprises dans la promotion de la protection des droits de l’homme en élaborant et en mettant en œuvre un Plan d’action national qui devra fédérer les actions éparpillées initiées par les différents acteurs.

Cheikh Aïdara

Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publique

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Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publiqueL'Authentique - Les présidents de quatorze formations politiques de l’opposition se sont retrouvés lundi dernier au domicile du président de l’APP Messaoud Ould Boulkheir, qui les y avait conviés, aux fins d’échanger, le cas échéant, arrêter une position commune en perspective du dialogue social que le président de la République s’apprête à lancer.

Reçu par le président de la République en fin de semaine dernière, quelques heures avant son départ pour Paris où se déroulait la conférence internationale sur l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahel et le Sahara, Messaoud Ould Boulkheïr, président de APP était bien porteur d’un message auprès de ses pairs de l’opposition.

En sa qualité de président du conseil économique et social, l’homme était bien le mieux indiqué pour servir de relais entre les différents acteurs d’autant que le dialogue social souhaité, devrait se pencher particulièrement sur le secteur du travail et du développement.

Lundi dernier, il a convié ces derniers chez lui pour discuter du projet de dialogue social proposé par le chef de l’Etat à la classe politique nationale.

L’événement était de taille puisque constituant la première rencontre des leaders de l’opposition depuis le départ, il y a plus d’un an, de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz. Elle était d’autant plus importante qu’elle scellait à nouveau les rapports entre les différents acteurs de la scène politique connus pour leurs divergences de vues et l’approche qu’ils ont dans la conception des relations entre l’entité de l’opposition et celle du pouvoir.

Les divergences tues, (notamment celles on ne peut plus conflictuelles qui ont de tous temps marqué les relations entre Messaoud Ould Boulkheïr et Ahmed Ould Daddah), les leaders de l’opposition se sont penchés sur la question du dialogue telle que proposée par le président de la République qui, selon Ould Boulkheïr, compte faire du dialogue social, l’instrument du développement économique et social du pays.

Des rapports entre tous les acteurs impliqués dans le fonctionnement du pays fondés sur la participation, la concertation et le consensus, telle est la proposition du président de la République qui considère cette perspective comme un garant de la stabilité politique et un outil susceptible d’assurer une prospérité économique en ces périodes où la Mauritanie et le monde doivent faire face à de nombreux défis, dont celui de la pandémie du covid-19.

Rencontre


Tout porte à croire que les leaders de l’opposition ont été briefés par le président de la République qui leur aurait demandé de répondre à l’invitation du président du Conseil économique et social. Tous ont été en effet reçus en amont en audience au Palais présidentiel après son investiture.

Les derniers en date restent les leaders de Tewassoul. Le parti des Islamistes est depuis quelques semaines au-devant de la scène en portant à l’adresse du monde politique un document sur l’impératif d’une concertation où il appelle à un dialogue inclusif politique qui prenne en compte l’ensemble des problèmes du pays.

Conceptions

Les leaders de l’opposition ont espéré que la main tendue du pouvoir ne soit pas une réponse aux urgences de l’heure que le Pouvoir compte utiliser pour juguler les problèmes actuels du pays. Comme ce fut à maintes reprises le cas avec l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a souvent utilisé l’opposition dans des concertations dont le seul but était d’assouvir ses intérêts personnels.

L’occasion pour les leaders de l’opposition d’informer que le pays a de tous temps disposé d’un cadre réglementaire qui encourage la concertation, mais la volonté politique a toujours fait défaut pour la résolution des problèmes de coexistence pacifique, d’égalité entre citoyens, d’emploi, de réglementation en matière de travail, entre autres.

Pour l’opposition, il est certes nécessaire d’engager des discussions sans tabou ni exclusion et partant, de déchiffrer les conflits de tous ordres qui freinent le développement du pays, mais il faut impérativement aborder les questions politiques si l’on veut prévenir les conflits et trouver des solutions définitives à la coexistence et aux problèmes de développement.

MOM

Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 20 Janvier 2021

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Communiqué du Conseil des Ministres du Mercredi 20 Janvier 2021AMI - Le Conseil des Ministres s'est réuni le Mercredi 20 Janvier 2021 sous la Présidence de Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El-Ghazouani, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé le Projet de loi portant Statut des Personnels de la Sécurité Civile.

Ce projet de loi met en place un cadre statutaire harmonieux pour la gestion de ces personnels, adapté aux missions qui leur sont confiées en symbiose et par comparaison avec leurs homologues de la sous-région.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

-Projet de décret portant nomination des membres du Conseil d’Administration du Centre Hospitalier de Cheikh Zayed.

-Projet de décret portant nomination du Président du Conseil d’Administration de la Société Nationale de Distribution du Poisson.

-Projet de décret portant création, organisation et fonctionnement du Groupe Polytechnique.

Le présent projet de décret est relatif à la création d’une structure d’enseignement supérieur pluridisciplinaire qui regroupe un ensemble d’établissements de formation relevant de l’Enseignement Supérieur dénommé Groupe Polytechnique (GP) et désigné ci-après « le groupe ».

Le groupe est placé sous la cotutelle du Ministre de la Défense et du Ministre chargé de l’Enseignement Supérieur.

Il est doté de la personnalité morale, de l’autonomie administrative, financière, pédagogique et scientifique dans le cadre de ses missions.

Son Excellence, Monsieur le Président de la République a instruit les départements concernés à l’effet de procéder à l’étude et au suivi du phénomène d’augmentation des prix de produits de première nécessité et de proposer des solutions idoines dans les meilleurs délais.

Le Ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens de l’Extérieur par Intérim a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté une communication relative à la situation intérieure.

Le Ministre du Développement Rural a présenté une communication relative à la redynamisation de l’Ecole Nationale de Formation et de Vulgarisation Agricole (ENFVA) de Kaédi.

Enfin, le Conseil a pris les mesures individuelles suivantes :

Ministère de l’Hydraulique et de l’Assainissement

Cabinet du Ministre

Conseiller chargé de la Communication : Cheikhh Ahmed Yahya Aleyewa, Consultant.

Ministère des Affaires Sociales, de l’Enfance et de la Famille

Cabinet du Ministre

Chargées de Mission :

- Oumou Dieng Boubou Farba Gestionnaire en Ressources Humaines, Consultante. - Lalle Vatme Mint El Arbi, Enseignante, précédemment Directrice de la Famille.

Conseillers

Conseillère technique protection sociale : Haja Mint Mohamed Mahmoud Boukhari, PhD

Conseiller technique Personnes Handicapées : Ahmed Mohamed Jeilany, titulaire d’une Maitrise en Droit Public, Inspecteur du Travail.

Conseiller technique chargé de la famille et de la promotion féminine : Mohamed Sid'Ahmed Bedde, Ingénieur, précédemment Directeur Enfance.

Conseillère technique enfance : Zahra Issa Koulibaly, titulaire d’une Licence Administrative, précédemment au Conseil Régional du Guidimagha.

Conseiller technique Autonomisation des Groupes Vulnérables :Yacoub Ould Habib, Professeur MEN.

Conseillère technique Communication: Aminetou Billal, titulaire d’une Maîtrise en Géologie, précédemment au même poste.

Inspection Interne

Inspecteur Général : Mohamed Vadel Mohamed Lemine, Administrateur Civil, précédemment au même poste.

Inspectrice Action sociale : Vatimetou Mohamed Zeine, titulaire d’une Maitrise en géologie, précédemment au même poste.

Inspectrice Personnes Handicapées : Zeina mint Mohamed Lemine, Enseignante, précédemment Directrice CPISE.

Inspecteur Enfance : Mohamed Abdallahi TELMOUDI, Pédiatre, précédemment Conseiller Genre.

Inspectrice Famille Promotion Féminine et Genre : Roughiyatou Ly, Enseignante, précédemment au même poste.

Inspectrice Autonomisation des Groupes Vulnérables : Zeinebou Moussa, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment Directrice adjointe DPFG.

Administration centrale

Direction des Études de la Coopération et du Suivi

Directeur : Saleck Jeireb, Statisticien, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Mohamed El Hacen Ould Sejad, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment, Chef Service Coopération.

Direction des Affaires Financières

Directeur : Mohamed Lemine Mounir, Enseignant, précédemment au même poste.

Directrice adjointe : Moulhind MintYamar, Professeur de Collège, précédemment au même poste.

Direction Informatique

Directeur Adjoint : Jiyed ould Mohamed Lemine, titulaire d’une Maîtrise en Économie, précédemment Chef Service Informatique.

Direction des Ressources Humaines

Directrice adjointe : Alia Sidi Yaraf, Enseignante, précédemment chef de service à la DRH.

Direction de la Protection Sociale et de la Solidarité Nationale

Directeur : Abdallahi Vally, Dr Santé Publique, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Mamine Taghiyoullah, titulaire d’un Master en Psychologie, précédemment Directeur Adjoint CPISE.

Direction des Personnes en situation d’Handicap

Directeur : Alioun Haidara Ishagh, Assistant Social, précédemment au même poste.

Directeur Adjoint : Chrif Mohamed Mahmoud, titulaire d’une Maîtrise en Droit, précédemment Chef de Service Carte Handicapés MASEF.

Direction de la Famille, de la Promotion Féminine et du Genre

Directrice : Lebneike Mint Soule, Enseignante, précédemment, Directrice Adjointe de la Famille MASEF.

Directrice Adjointe : Aichetou Mint Sidi, Travailleuse Sociale, précédemment Chef Service Autonomisation Femmes MASEF.

Direction de l’Enfance

Directeur: Mohamed Ould Souleimane, Travailleur Social, précédemment Directeur Adjoint de l’Enfance.

Directrice Adjointe : Fatimetou Kaber, Enseignante, précédemment Directrice Adjointe DECS.

Établissements Publics

Centre de Protection et d’Intégration Sociales des Enfants (CPISE)

Directrice : Mariem Mint Baba, Professeur de Collège, précédemment Coordinatrice Trarza MASEF.

Directeur Adjoint :El Hacen Bayo, titulaire d’une Licence en travail social, précédemment Directeur Centre CPISE Dar Naïm.

Centre de Formation et de Promotion Sociale des Enfants en situation d’Handicap (CFPSESH)

Directeur : Abdallahi Diakité, titulaire d’une Maitrise en Droit, précédemment Conseiller Juridique MASEF.

Directrice Adjointe : Toutou Mint Mahfoudh, Enseignante, précédemment au même poste.

Centre de Formation pour la Promotion Féminine (CFPF)

Directrice : Siyda Jeireb, Enseignante, précédemment au même poste.

École Nationale de l'Action Sociale (ENAS)

Directeur : Mohamed Lemine Hacen,Professeur de Géographie, précédemment au même poste.

Directrice Adjointe : Mbarka Mint Abdel Jelil, Enseignante. Précédemment Directrice Adjointe Direction de la Protection Sociale et de la Solidarité Nationale (DPSSN).

Source : AMI

Visite de Ghazouani à Paris et Bruxelles: Le bilan

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Visite de Ghazouani à Paris et Bruxelles: Le bilanLe Calame - Le président Mohamed Cheikh El Ghazouani est rentré à Nouakchott dimanche après-midi, après une visite à Paris et Bruxelles.

La toile diplomatique de ce voyage était constituée par la participation au « On Planet Summit de Paris » qui s’est déroulé le 11 janvier, les questions liées à la sécurité sous-régionale, la Mauritanie assurant la présidence en exercice du G5 Sahel (organisation dont sont également membres le Burkina Faso, le Mali, le Niger et le Tchad) et la coopération avec l’OTAN.

Mais plus que l’aspect diplomatie sécuritaire, c’est surtout la rencontre avec certaines organisations de la diaspora (malheureusement pas toutes) qui aura retenu l’attention des mauritaniens.

Ayant le privilège d’une audience, les associations des ressortissants du Guidimakha ont ainsi pu exposer leurs doléances. Celles-ci portent sur « une Citoyenneté pleine et entière, qui commence par l’accès à l’état-civil, un droit fondamental ».

Une évolution positive qui doit se traduire « par le règlement du cas des personnes n’ayant pas été recensées en 1998, l’automatisation de l’acquisition de la double nationalité, pour la commodité des déplacements et une meilleure intégration à la Mauritanie des enfants nés à l’étranger de parents mauritaniens».

La réouverture du consulat de Paris et «la création à Nouakchott d’un guichet unique où seront intégrés tous les services de la diaspora, en vue de faciliter les démarches administratives.

Ouverture d’une ligne aérienne Nouakchott/Paris et Paris/Selibaby par la compagnie aérienne Mauritania Airlines International (MAI), renégociation de la convention entre la Caisse Nationale de Sécurité Sociale et la France pour un système de réversion simple et transparent des allocations familiales dues aux immigrés».

Les associations des victimes du passif humanitaire et l’opposition n’ont pas été conviées à ce rendez vous, qui y ont vu le goût amère d’une Mauritanie à 2 vitesses.

Source : Le Calame

Mauritanie: l’avis de deux acteurs des médias sur le dialogue "social" en préparation

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Mauritanie: l’avis de deux acteurs des médias sur le dialogue Le360 Afrique - En Mauritanie, le débat tourne autour de l’organisation prochaine, sans fixer aucune date précise, d’un dialogue «social». Ce sujet occupe les conversations dans les salons tant les attentes d'un véritable débat sont nombreuses et conditionnent l'avenir du pays.

Depuis quelques semaines, c'est l'effervescence en ce qui concerne le dialogue politique qui constitue pour certains partis politiques l'alpha et l'oméga pour l'avenir de la société mauritanienne de plus en plus divisée. Le problème de l'unité nationale est désormais sur toutes les lèvres et non plus l'apanage des groupes négro-africains. Idem pour celui de l'esclavage.

Ces deux maux de la Mauritanie et l'exclusion qu'ils provoquent devraient être au centre d'un "dialogue social" devant permettre aux Mauritaniens de se retrouver devant l'essentiel. Du coup, le terme "social" pose lui-même problème, jugé réducteur d'un dialogue qui doit être global.

Ainsi, de nombreux analystes relèvent le caractère "non approprié" de ce qualificatif qui ne répond pas à la situation, estimant que la Mauritanie a plutôt besoin «d’un dialogue national inclusif» permettant d’aborder tous les enjeux qui conditionnent l’avenir du pays: unité nationale, question historique de l’esclavage, passif humanitaire, situation de l’école, problèmes liés à la mauvaise gouvernance, processus électoral,…

Ahmed Cheikh, directeur de publication du célèbre hebdomadaire "Le Calame" relève le caractère impropre de la formulation «dialogue social» strictement réservé au monde du travail, devant impliquer le gouvernement, le patronat et les représentants des travailleurs, notamment les syndicats.

Il rappelle que le dialogue politique est une vieille et constante revendication de l’opposition en Mauritanie, pays qui fait face à des problèmes de fond au sujet des desquels tous les pouvoirs ont jusque-là refusé le débat: esclavage, passif humanitaire, organisation des élections dont les résultats sont toujours contestés. Des questions qui doivent être posés sur la table et résolus définitivement.

Cheikh Aidara, rédacteur en chef de «l’Authentique» parle d’un dialogue évoqué par la presse et les réseaux sociaux. Il rappelle le concept et le format classiques du «dialogue social» pour dire que ce dernier terme «n’est pas approprié» et qu’un tel exercice ne peut réunir des partis politiques issus de la majorité et de l’opposition.

Le journaliste revient également sur la recomposition du paysage politique, depuis l’arrivée au pouvoir du président Mohamed Cheikh El Ghazouani, le 1er août 2019, qui a réduit l’opposition à sa plus simple expression par une stratégie de concertation individuelle avec ses différents leaders, sans rien céder dans le fond.

Ainsi, il estime qu’en cas de dialogue, celui-ci «sera forcément politique» et devrait porter sur les grands enjeux au centre des revendications de l’opposition historique, notamment la mouvance négro-africaine et la frange abolitionniste (cohabitation et lutte contre l’esclavage).

Le qualificatif «social» relève ainsi d’une précaution sémantique pour ménager les oreilles des partisans du statu quo.

Par De notre correspondant à Nouakchott
Amadou Seck

Clans au sein du pouvoir, Vivement un arbitrage…

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Clans au sein du pouvoir, Vivement un arbitrage…RMI Biladi - Tous ceux qui, nombreux, ont eu le privilège de décrocher une audience avec le président Ghazouani louent ses compétences, sa connaissance des problèmes réels du pays et sa volonté de les résoudre sans triche ni manœuvres politiciennes.

Pourtant au niveau des nominations et de la gestion au quotidien des affaires de l’Etat, rien, à quelques rares exceptions, n’a changé. On continue de nommer les mêmes personnes qui ont toujours géré les affaires du pays pendant les périodes décriées. Et qui sont loin d’être les meilleurs parmi nous.

Au contraire, dans leur grande majorité, les choix répondent à des critères souvent inavoués et inavouables. Cet état décrié des faits s’expliquerait par une lutte sans merci de deux clans au sein du système : les conservateurs et les modernistes.

Les premiers militent pour le statu quo et veuillent à ne rien changer dans la gestion de l’Etat et, surtout, à favoriser le choix de ceux qui étaient là, qui ont composé avec tous les régimes et qui sont nourris à la sève de la soumission et de la flagornerie.

L’important pour ce clan n’est pas de réparer les injustices, ni d’enregistrer des résultats positifs, ni de satisfaire l’opinion, mais juste de maintenir la sécurité. Ses conservateurs continuent d’avoir la main haute sur le choix du personnel administratif et politique.

Objectivement, leur intérêt consiste à provoquer le maximum de tension et de mécontentement au sein de la société. C’est ce qui doit assurer leur longévité et l’intérêt du président à les garder à côté de lui…

L’autre clan, pas très constitué (c'est-à-dire que ses membres ne coordonnent pas entre eux), n’arrive pas souvent à faire passer ses idées ni ses nominations qui sont généralement empêchées par les autres bien représentés dans le circuit de prise de décision.

Fraichement rentré d’un voyage réussi en Europe, le président de la République va-t-il mettre terme à ce clivage qui plombe l’action gouvernementale ? C’est ce que souhaite une grande partie de l’opinion qui continue de réclamer le changement et qui commence franchement à désespérer à cause de cette option, qui ne s’est jamais démentie, de choisir les mêmes sans se soucier, apparemment, outre mesure de l’attente et du désir de l’opinion.

Source : RMI Biladi

Le Président de la République s’entretient avec le Président du Conseil de l’Europe

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Le Président de la République s’entretient avec le Président du Conseil de l’EuropeAMI - Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, président en exercice du groupe du G5-Sahel, s’est entretenu, jeudi, au siège du Conseil de l’Europe à Bruxelles, avec le Président du Conseil, M. Charles Michel.

Les entretiens ont porté sur les relations bilatérales et les moyens de les renforcer davantage entre la Mauritanie, d’une part, et, de l’autre, l’Union Européenne, et entre cette dernière et le groupe du G5-Sahel.

Il est à rappeler que des forces militaires européennes prennent part aux efforts visant à ramener la sécurité et la stabilité au Mali et à lutter contre les groupes armés dans la zone des trois frontières, située entre le Mali, le Niger et le Burkina Faso.

L’Union Européenne est considérée comme un partenaire stratégique aux efforts de développement, tant pour la Mauritanie que pour le groupe du G5-Sahel.

Les entretiens se sont déroulés en présence du ministre des Affaires Étrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Etranger, M. Ismael Ould Cheikh Ahmed, du directeur de Cabinet du Président de la République, M. Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de l’ambassadeur de la Mauritanie auprès de l’Union Européenne, SE M. Abdallahi Ould Kebd.

Source : AMI

 

Dîner à l'Elysée entre Ghazouani et Macron : "diverses questions d'intérêt commun abordées"

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Dîner à l'Elysée entre Ghazouani et Macron : AMI - Son Excellence le Président de la République, M. Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a assisté mercredi soir à l'Elysée à Paris, à un dîner offert en son honneur par Son Excellence le Président français Monsieur Emmanuel Macron.

Le dîner a été une opportunité pour le Président de la République et son homologue français de discuter du renforcement des relations bilatérales à tous les niveaux.

En outre, diverses questions d'intérêt commun ont été abordées, notamment les questions liées à la situation sécuritaire dans la région du Sahel et les résultats obtenus par notre pays lors de sa présidence du G5 Sahel malgré la complexité de la situation et les répercussions négatives de la pandémie Covid-19 aux niveaux mondial et régional.

La mobilisation d'un soutien militaire, économique et politique en faveur du Groupe des Cinq pays du Sahel, a constitué le plus important résultat de cette rencontre. Ce soutien a d'ailleurs été traduit par le lancement de plusieurs initiatives telles que la Coalition pour le Sahel, la Coalition pour la sécurité et la stabilité du Sahel et d'autres initiatives.

Les entretiens entre les deux Présidents ont porté sur l'amélioration du niveau d'efficacité des plans de terrain, qui s'est reflétée dans certaines des victoires décisives enregistrées au cours de cette période, en plus du suivi strict et régulier de la mise en œuvre de la ''feuille de route de Pau'' et l’approfondissement de la prise de conscience de la nécessité pour la communauté internationale d'assumer ses responsabilités face à la situation dans le Sahel.

Au cours de la rencontre, les deux Présidents ont passé en revue le grand effort qui a été consenti pour réduire les dettes des cinq pays du Sahel entre autres réalisations accomplies.

Source : AMI