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Politique dans le Monde

Mauritanie : la première dame appelle à une meilleure représentation de la femme arabe dans les centres de décision

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Mauritanie : la première dame appelle à une meilleure représentation de la femme arabe dans les centres de décisionSahara Médias - L’épouse du président mauritanien Mohamed O. Cheikh Ghazouani, Marieme Fadel Dah, a appelé mardi à la nécessité d’une plus grande représentation de la femme dans les centres de décision dans les différentes institutions arabes « à ce jour en-deçà du niveau requis ».

Mint Dah qui participait aux travaux du 8ème congrès de la femme arabe a déclaré que la femme fait face à d’importantes difficultés pour accéder à un enseignement supérieur de qualité qui la disposerait à occuper de hautes responsabilités dans la recherche scientifique et académique.

La première dame mauritanienne a réaffirmé que la femme mauritanienne a toujours été fière de son appartenance arabo-africaine et aspire à jouer un rôle pionnier et équilibré pour le préserver.

Elle aspire aussi à réaliser les objectifs de développement global, ajoutant que la femme mauritanienne, comme toutes les femmes dans les sociétés arabes fait face à de multiples défis.

Mint Dah a dit que les questions de la violence conjugale et des mariages précoces ne doivent plus être des sujets tabous, « elles doivent être combattues ».

Elle a plaidé pour l’autonomisation financière de la femme face au chômage récurrent.

La première dame mauritanienne a proposé la création d’une équipe de travail chargée de développer la stratégie arabe afin d’éliminer les obstacles qui entravent l’accès de la femme à l’enseignement et aux importantes charges dirigeantes.

Les travaux de ce 8ème congrès général de la femme arabe qui doit durer trois jours, se sont ouverts mardi sous le thème : « la femme arabe et les défis culturels » sous le haut patronage du président libanais Michel Aoun et la présidence effective de Claudine Aoun, présidente du haut conseil de l’organisation.

Prennent part à l’ouverture des travaux des délégations arabes officielles de haut niveau composées des premières dames, membres du haut conseil de l’organisation ou leurs représentantes.

La délégation mauritanienne comprend la première dame, Marieme Fadel Dah, Naha Haroun Cheikh Sidiya, ministre des affaires sociales, de l’enfance et de la famille et Mohamed Mahmoud O. Ahmed O. Sidi Yahya, secrétaire général du ministère des affaires sociales, de l’enfance et de la famille.

 

Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords entre Israël, la Mauritanie et l'Indonésie (responsables)

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Trump a i24NEWS - Un accord aurait pu être signé avec Jakarta si "D. Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

L'administration Trump a "manqué de temps" pour conclure des accords avec la Mauritanie et l'Indonésie visant à normaliser leurs relations diplomatiques avec l'Etat hébreu, ont affirmé cette semaine deux responsables américains sous couvert d'anonymat dans un entretien accordé au Times of Israel.

Ces responsables ont estimé que l'administration Trump n'était "qu'à quelques semaines" de finaliser un accord avec Nouakchott, qui aurait permis de rétablir les liens entre la Mauritanie et Israël depuis la rupture de leurs relations diplomatiques en 2009.

Toujours selon ces mêmes responsables, un accord aurait pu être également signé avec Jakarta si le président sortant "Donald Trump était resté au pouvoir encore un mois ou deux".

Avec près de 270 millions d'habitants, l'Indonésie est le plus grand pays musulman au monde. Une normalisation entre Jérusalem et Jakarta aurait été d'"une importance symbolique" pour M. Trump, pour qui "le conflit israélo-palestinien n'est pas nécessairement un obstacle à la paix entre Israël et le monde arabe", a expliqué un des responsables.

Ce développement intervient alors qu'Adam Boehler, Directeur général de l'U.S. International Development Finance Corporation, avait expliqué le mois dernier que l'Indonésie pourrait recevoir plus d'un milliard de dollars de la part de l'administration Trump si Jakarta venait à normaliser ses relations diplomatiques avec Jérusalem.

Source : i24NEWS

États-Unis: une investiture hors norme

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L'aile ouest du Capitole accueille la prestation de serment des présidents américains tous les 4 ans.Joe Biden et Kamala Harris sont investis ce mercredi à la présidence et la vice-présidence des États-Unis. Une cérémonie d’investiture qui se déroulera dans des conditions exceptionnelles, du fait de la pandémie et des craintes de manifestations de violences de la part des plus virulents partisans du président sortant.

C’est dans une capitale déserte que le 46e président des États-Unis va prêter serment. Les rues du centre de Washington sont barricadées, hérissées de blocs de béton et de barrières métalliques. L’immense pelouse sur laquelle se pressent habituellement les Américains pour saluer leur nouveau chef d’État est interdite au public : des milliers de petits drapeaux y ont été plantés pour figurer la présence du peuple américain.

Partout le long des bâtiments fédéraux, des soldats de la garde nationale patrouillent. Vingt-cinq mille réservistes participent aux opérations. Selon la chaine de télévision CNN, douze d’entre eux ont été retirés du dispositif ce mercredi : le FBI, qui a passé au crible le profil des hommes venus de tout le pays pour assurer la sécurité de la cérémonie, a jugé leur profil suffisamment inquiétant pour les écarter. La police fédérale craint en effet des menaces venues « de l’intérieur », c’est-à-dire provenant des membres des forces de sécurité déployées pour assurer la sécurité de la cérémonie.

Un nombre restreint d'invités

Le président élu est catholique, et  entamera cette journée historique par une messe à la cathédrale Saint-Mathieu, en compagnie des plus hauts responsables du Congrès. C’est une tradition. Joe Biden, son épouse, Kamala Harris et son mari, rejoindront ensuite le flanc ouest du Capitole, où une estrade a été dressée, protégée par de hautes parois en plexiglas. Pris d’assaut par les partisans de Donald Trump le 6 janvier dernier, elle a été promptement restaurée. La cérémonie d’investiture s’y déroulera en présence d’un nombre restreint d’invités triés sur le volet. Joe Biden et Kamala Harris prêteront serment à midi heures locales. La chanteuse Lady Gaga entonnera ensuite l’hymne national américain. Joe Biden délivrera son premier discours présidentiel : il devrait – comme il le fait depuis le début de sa campagne - évoquer la nécessité d’unir la nation, mais aussi affirmer sa volonté de « battre la pandémie de coronavirus, mieux reconstruire, et guérir la nation », selon le comité d’organisation.

Pas de festivités

À l’issue de la cérémonie, Joe Biden et Kamala Harris, accompagnés des anciens présidents Barack Obama, Georges Bush et Bill Clinton (et de leurs épouses), se rendront au cimetière d’Arlington, de l’autre côté du Potomac, déposer une gerbe de fleurs sur la tombe du soldat inconnu. Le président accédera enfin à la Maison Blanche, désertée dans la matinée par Donald Trump. Joe Biden sera à pied sur les derniers mètres. Il n’y aura pas de festivités dans la soirée, le traditionnel bal a été annulé en raison de la pandémie, mais Joe Biden et Kamala Harris s’adresseront à la nation lors d’une soirée télévisée spéciale, animée par le comédien Tom Hanks, et avec de nombreuses stars américaines. Intitulée « Pour fêter l’Amérique », elle conclura une journée où la liesse populaire aura été singulièrement absente. Elle sera rediffusée par toutes les grandes chaînes américaines.

Source : RFI

Le Qatar appelle les pays arabes du Golfe à un dialogue avec l'Iran

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Le ministre des Affaires étrangères du Qatar, cheikh Mohammed ben Abderrahman al-Thani.Le Qatar a appelé les pays arabes du Golfe à tenir des discussions avec l'Iran, a déclaré le ministre des Affaires étrangères dans une interview diffusée mardi 19 janvier, deux semaines après la réconciliation entre Doha et ses voisins.

Cheikh Mohammed Abderrahmane Al-Thani a émis l'espoir de voir un tel « dialogue se produire », dans une interview diffusée mardi par la télévision Bloomberg. « C'est aussi un désir d'autres pays du Conseil de coopération du Golfe », a-t-il ajouté en référence au CCG qui regroupe, outre son pays, l'Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats arabes unis, Oman et le Koweït.

Le Qatar, boycotté depuis juin 2017 par quatre pays arabes, dont trois de ses voisins du Golfe en raison notamment de ses liens jugés trop proches de l'Iran, s'est réconcilié avec eux lors d'un sommet du CCG le 5 janvier en Arabie saoudite. Le Qatar et l'Iran se partagent l'un des plus grands gisements offshore de gaz au monde, et Doha entretient des relations cordiales avec Téhéran.

Doha, proche allié de Washington

Doha est un proche allié de Washington et sa prise de position en faveur d'un dialogue régional intervient au moment où le président américain, Donald Trump, artisan de la politique de « pression maximale » sur l'Iran, s'apprête à quitter la Maison Blanche. Ryad, grand rival régional de Téhéran, qui a souvent accusé son voisin d'ingérence, semble peu enclin à engager un dialogue avec l'Iran.

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane (MBS), a vu dans le rapprochement entre monarchies du Golfe un atout pour faire face aux « menaces posées par le programme nucléaire et de missiles balistiques du régime iranien ». « Le Qatar facilitera les discussions si les parties prenantes le demandent, et soutiendra qui que ce soit pour le faire », a souligné cheikh Mohammed à la télévision Bloomberg.

Source : RFI

États-Unis: ce que compte faire Donald Trump après la Maison Blanche

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Donald Trump va faire son dernier voyage à bord de l'avion présidentiel «Air Force One»...Aux États-Unis, à maintenant seulement deux jours de la fin de son mandat, on en sait un peu plus sur ce que compte faire Donald Trump et sa famille une fois la Maison Blanche quittée.

Le président sortant devrait partir s’installer en Floride, dans sa propriété de Mar-a-Lago, une luxueuse villa où Donald Trump s’est rendu à de très nombreuses reprises durant son mandat. Ses enfants devraient en faire de même. D’ailleurs, Ivanka Trump et son mari Jared Kushner ont récemment acheté un terrain sur un îlot recherché et surnommé en Floride « le bunker des milliardaires » où ils comptent faire construire une maison et où la fille du président sortant pourrait entamer une carrière politique.

Une dernière à bord d’Air Force One

Cet ultime déplacement est l’occasion de voyager pour la dernière fois à bord d’Air Force One pour le clan du président sortant. La Floride n’est pourtant pas le fief des Trump. Mais la famille ne serait plus la bienvenue à New York, terre acquise aux démocrates, où le magnat de l’immobilier à pourtant forgé sa réputation et sa fortune. Petit bémol tout de même, de nombreux résidents de Palm Beach, localité où est située le club de Donald Trump, dénoncent leur venue. Certains habitants ont d’ailleurs envoyé le mois dernier une lettre au Conseil municipal rappelant que selon un accord signé, ce club ne peut être transformé en résidence principale.

Une carrière politique pour Ivanka Trump

Ivanka Trump, qui compte s’installer également en Floride après avoir acheté, avec son mari, un terrain estimé à 32 millions de dollars au chanteur espagnol Julio Iglesias, envisagerait quant à elle une carrière politique dans cet État. Mais les comtés où elles pourraient se présenter ne lui sont pas favorables, puisqu’acquis aux démocrates. Reste que Donald Trump et sa famille seront certainement mieux reçu en Floride qu’à New York où ils sont donc désormais considérés persona non grata.

Le juteux marché des grâces présidentielles fait polémique

Donald Trump devrait dévoiler ce lundi ou demain, en tous cas avant son départ de la Maison Blanche, la liste des bénéficiaires de la grâce présidentielle, ils seraient une centaine. C'est conforme à une tradition bien établie. En revanche, le choix des bénéficiaires et les centaines de milliers de dollars en jeu font polémique dans la presse américaine.

C’est un « marché lucratif » selon le New York Times. Exemple : l’ancien procureur Brett Tolman, actuel conseiller de la Maison Blanche sur ces grâces présidentielles, a récupéré des dizaines de milliers de dollars pour obtenir celles, entre autres, du fils d’un ancien sénateur de l’Arkansas, et du fondateur d’une célèbre plateforme de vente de drogue sur internet.

Rudolph Giuliani, l’avocat personnel du président, aurait de son côté demandé pour obtenir la grâce d’un ancien responsable de la CIA, deux millions de dollars. Tout cela est légal tant que le président ne touche pas lui-même de l’argent.

Mais traditionnellement les grâces sont utilisées pour récompenser des personnes méritantes et qui ont reconnu leur faute, explique le Washington Post, pas des amis ou des alliés politiques. C’est pourtant ce que Donald Trump a commencé à faire avant Noël, en graciant Charles Kushner, le père de son gendre, et plusieurs personnes impliquées dans le procès des éventuels liens de sa campagne de 2016 avec Moscou.

La question se pose également de savoir si le président lui-même va se gracier. Après l’invasion du Capitole, note CNN sur son site, certains conseillers lui ont suggéré de ne pas le faire car cela donnerait l’impression qu’il est coupable de quelque chose. On lui conseille aussi d’éviter de gracier quiconque a participé à l’attaque du 6 janvier.

Source : RFI

 

 

La Légion du mérite décernée au roi Mohammed VI par Donald Trump

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Le Roi Mohammed VI décore Donald Trump de la plus haute distinction du MarocLe Point Afrique - Comme dernier acte de la séquence États-Unis-Maroc-Sahara-Israël, Mohammed VI et Donald Trump se sont mutuellement accordé leurs plus hautes distinctions.

Le président sortant Donald Trump a accordé vendredi la prestigieuse Légion du mérite des États-Unis au roi du Maroc, Mohammed VI, pour son « impact positif » sur le paysage politique du Moyen-Orient, citant notamment la normalisation des relations avec Israël.

« Le roi Mohammed VI a fait progresser le partenariat durable et solide entre le royaume du Maroc et les États-Unis dans tous les domaines », a souligné la Maison-Blanche dans un communiqué.

« Sa vision et son courage personnel, notamment sa décision de renouer contact avec l'État d'Israël, a eu un impact positif sur le paysage (politique) du Moyen-Orient et de l'Afrique du Nord, signant le début d'une nouvelle ère de sécurité et de prospérité » pour les États-Unis et le Maroc, a aussi affirmé le communiqué.

Un honneur exceptionnel…

La Légion du mérite est une médaille militaire remise pour un fait d'armes exceptionnel ou à des responsables étrangers, qui peut uniquement être accordée par le président, rappelle la Maison-Blanche. Le Maroc a signé en décembre à Rabat un accord de normalisation des liens avec Israël, parrainé par les États-Unis, avec des accords bilatéraux centrés sur les liaisons aériennes directes, la gestion de l'eau, les connexions des systèmes financiers et un accord d'exemption de visa pour les diplomates.

En échange, Washington a reconnu la souveraineté marocaine sur le territoire disputé du Sahara, revendiquée par les indépendantistes du Front Polisario, soutenus par l'Algérie. Le roi Mohammed VI a confirmé, en qualifiant la décision de Washington sur le Sahara de « prise de position historique ». La suite : le 22 décembre, Jared Kushner et un conseiller de Benyamin Netanyahou ont inauguré le premier vol commercial direct entre Israël et le Maroc. Puis les deux pays signent quatre accords de coopération.

… auquel Mohammed VI a fait écho

Dans cette même journée de vendredi, on apprend aussi que le président américain a également reçu la plus haute distinction du royaume chérifien, notamment pour son travail dans la promotion de l'accord de normalisation avec Israël, a déclaré à Reuters un haut responsable de l'administration.

Lors d'une cérémonie privée au bureau ovale, la princesse Lalla Joumala Alaoui, ambassadrice du Maroc aux États-Unis, a remis à Trump l'Ordre de Muhammad, une récompense décernée uniquement aux chefs d'État. Le conseiller principal de la Maison-Blanche Jared Kushner et l'envoyé au Moyen-Orient Avi Berkowitz ont également reçu des récompenses pour leur travail sur l'accord Israël-Maroc. Les médias n'ont pas été autorisés à assister à la cérémonie de remise des prix.

Par Le Point Afrique (avec AFP)

 

Allemagne: Armin Laschet élu président de la CDU pour continuer l'ère Merkel

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Favorable à la continuité avec Angela Merkel, le modéré Armin Laschet a été élu à la tête de la CDU.En Allemagne, Armin Laschet succède à Annegret Kramp-Karrenbauer, à la présidence de la CDU.  En lice avec deux autres candidats, il a été désigné ce samedi matin par les délégués du parti réunis en congrès. Ils ont fait le choix de la continuité, puisque ce modéré était le candidat d’Angela Merkel.

 

Armin Laschet l’a emporté avec 521 voix contre 466 pour Friedrich Merz. Le nouveau président de la CDU incarne la continuité avec l’ère Merkel, dont il est un fidèle. Il a tenu ce matin un discours émotionnel évoquant son père mineur et la solidarité nécessaire.

Armin Laschet, 59 ans, se veut un réconciliateur et un homme d’équipe ; il a plaidé pour une CDU ancrée au centre de l’échiquier politique dans la lignée d’Angela Merkel. Il dispose lui de plusieurs atouts. Ce modéré, ancien journaliste aux yeux rieurs, marche en effet dans les pas de la populaire chancelière

Angela Merkel a laissé deviner vendredi sa préférence pour « l'équipe » qu'il forme avec le ministre de la Santé, Jens Spahn. ArminLaschet peut plaire à l'électorat centriste et, s'il est candidat en septembre, bâtir une éventuelle coalition avec les Verts, la deuxième force du pays.

Friedrich Merz, perdant pour la seconde fois

Friedrich Merz perd pour la seconde fois. Il s’était incliné fin 2018 face à la présidente sortante de la CDU Annegret Kramp-Karrenbauer. Il incarne une CDU plus à droite, plus conservatrice sur les questions de société et plus libérale sur les dossiers économiques. Il a obtenu 47% des voix ce qui montre une fois de plus que le parti est divisé.

Avec son positionnement dur sur l'immigration, l’homme d’affaires est susceptible d'attirer des électeurs séduits par l'extrême droite, il pourrait toutefois continuer de peser sur la CDU à l'avenir compte tenu de son résultat très honorable. Dans son discours samedi, il a appelé la CDU à ne pas chercher à tout prix le « compromis ». Mais Friedrich Merz n'est pas parvenu à gommer ses handicaps, de ses fonctions grassement rémunérées chez le gestionnaire d'actifs BlackRock à ses dérapages verbaux.

Prochaines élections en ligne de mire

À huit mois des élections, le nouveau président de la CDU devra prouver qu’il est un homme d’équipe. Cela suffira-t-il pour être le candidat à la chancellerie ? On le saura sans doute fin mars. Armin Laschet est bien placé pour défendre les couleurs de la CDU aux prochaines élections, prévues en septembre.

S'il ne convainc pas, si son score médiocre dans les sondages ne s’améliore pas, la CDU pourrait choisir avec le parti frère bavarois d’introniser le très populaire patron de la CSU Markus Söder comme candidat à la chancellerie des conservateurs allemands.

Pour la première fois depuis 2000, la CDU ne sera pas dirigée par une femme. Un temps « dauphine » de Mme Merkel, Annegret Kramp-Karrenbauer lui avait succédé à la présidence en 2018, avant d'en démissionner début 2020, faute d'avoir pu s'imposer.

Source : RFI

 

Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanien

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Le secrétaire général de l'OTAN rencontrera le président mauritanienForeign Brief - Le président mauritanien Mohamed Ould Ghazouani rencontrera le jeudi 14 janvier courant, à Bruxelles le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg.

La région sahélienne est un membre clé du dialogue méditerranéen de l’OTAN. La migration illicite et la sécurité régionale sont également des thèmes qui feront l’objet d’échanges ; la Mauritanie étant un point de départ des migrants qui demandent l'asile en Europe.

L'OTAN est également profondément préoccupée par la forte présence de groupes extrémistes islamiques en Afrique du Nord-Ouest tels que Nusrat al-Islam et Al-Qaïda.

Beaucoup de jihadistes sont des ressortissants mauritaniens et le réseau international des militants et leur rayonnement mondial menacent la sécurité intérieure des membres de l’OTAN.

La Mauritanie, un pays frappé par la pauvreté avec une grande partie de sa population vivant en deçà du seuil de pauvreté, est également un membre éminent du G5 Sahel, dont la vocation première est de lutter contre les organisations terroristes actives.

Au cours de la séance du jeudi, Stoltenberg et Ghazouani insisteront sur la nécessité d’une coopération plus poussée.

Comme il est dans l’intérêt de l’OTAN que Nouakchott élargisse sa lutte contre le radicalisme religieux, l’alliance considère la Mauritanie comme un allié géopolitique important pour lutter contre l’instabilité régionale.

Nouakchott bénéficie de l’aide à la sécurité de l’OTAN tout en s’engageant à poursuivre ses efforts pour combattre les fondamentalistes salafistes.

L’OTAN augmentera à l’avenir, son assistance à l’armée mauritaniens par le biais du programme de renforcement de l’éducation en matière de défense « Defence Education Enhancement Programm » (DEEP) ).

Traduit de l’anglais par Cridem

 

L’empire de Donald et Melania Trump en péril : déjà 14 millions d’euros qui partent en fumée

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L’empire de Donald et Melania Trump en péril : déjà 14 millions d’euros qui partent en fuméeGala - Donald et Melania Trump sont de plus en isolés. Après les insurrections du Capitole le 6 janvier, et la procédure de destitution engagée à l'encontre du président américain, de lourdes conséquences économiques sont également à prévoir.

Donald Trump perd gros. Le président américain déchu fait une nouvelle fois l'objet d'une procédure de destitution après les violences au Capitole qui ont fait 5 morts le 6 janvier dernier. Une humiliation de plus pour Donald Trump, une semaine avant la fin de son mandat. Mais ce n'est pas la seule conséquence fâcheuse. Le maire démocrate de New York, Bill de Blasio a choisi de frapper un grand coup.

"Il a décidé de prendre des mesures et de mettre fin aux contrats qui permettaient à la Trump Organization de gérer certaines attractions de Central Park et un terrain de golf du Bronx," rapportent nos confrères du Point ce 13 janvier.

"La ville de New York ne fait pas affaire avec des éléments insurrectionnels. Nous prenons des mesures pour mettre fin aux accords" a fait savoir Bill de Blasio sur Twitter. Des contrats qui pèsent près de 14 millions d'euros. Une perte d'argent importante pour le milliardaire, qui vient déjà de dire adieu à l'un de ses soutiens financiers, et dont le business a quelque peu ralenti depuis son élection en 2017.

Mais le maire démocrate assure être dans son bon droit. "Si une entreprise ou la direction d'une entreprise participe à des activités criminelles, nous avons le droit d'y mettre fin. Inciter à l'insurrection contre le gouvernement constitue clairement une activité criminelle," a-t-il martelé sur MSNBC.

Fin de règne agitée

La mairie de New York n'est pas le seul à prendre ses distances avec la Trump Organization depuis les insurrections du Capitole. Diverses entreprises et organisations américaines ne souhaitent plus faire affaire avec celui qui rendra les clés de la Maison-Blanche le 20 janvier prochain.

Donald Trump se montre toujours incapable de reconnaître la moindre responsabilité dans les heurts qui se sont déroulés au Capitole. Une triste fin de règne, qui sera marquée par un autre coup d'éclat : son absence historique lors de l'investiture de Joe Biden.

Par Marion Rouyer

Israël: "Nous espérons normaliser nos relations avec 4 nouveaux pays dans les prochains mois" (ministre)

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Israël: i24NEWS - Selon une note, Israël espère normaliser ses relations avec le Qatar pour se rapprocher des Frères musulmans

Le ministre israélien du renseignement Eli Cohen a assuré mercredi que l’Etat hébreu va signer de nouveaux accords de normalisation avec au moins quatre pays musulmans dans les prochains mois.

"Nous comptons signer d'autres accords avec l'Arabie Saoudite, Oman, la Mauritanie et le Niger dans les prochains mois. Le rapprochement entre le Qatar l'Arabie Saoudite augmente également les chances de normalisation (entre Doha et Jérusalem)", a-t-il indiqué au site d'information Ynet.

Selon le radiodiffuseur public Kan, Israël espère normaliser ses relations avec le Qatar, afin de tenter de se rapprocher des Frères musulmans dans la région.

Un document interne du département de recherche du ministère du Renseignement, révélé par la chaîne israélienne, révèle que l'importance du Qatar pour l’État hébreu réside dans sa capacité à bâtir un réseau de contacts qui comprendrait les soutiens aux Frères musulmans dans la région.

"Les relations avec le Qatar peuvent être un facteur de stabilisation dans la bande de Gaza et contribuer à atténuer les tensions existantes avec la Turquie", souligne le document.

La note liste également les domaines dans lesquels une collaboration serait possible entre les deux pays : achats d’armes, énergie, investissement économique, agroalimentaire, agriculture, tourisme, aviation et sports.

La semaine dernière, un accord de réconciliation a été signé entre le Qatar et l'Arabie Saoudite, les Émirats, Bahreïn et l'Égypte.

Selon le document du ministère, la réconciliation de ces pays peut permettre la reprise d’un dialogue politique et économique entre le Qatar et Israël.

Source : i24NEWS


Etats-Unis : la tension monte à Washington quelques jours de l'investiture de Joe Biden

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Critiqué pour avoir tardé à déployer la Garde nationale lors des violences du 6 janvier à Washington, le Pentagone a autorisé le déploiement de jusqu'à 15 000 soldats dans la capitale américaine pour la cérémonie de prestation de serment.De nouveaux appels à manifester commencent à circuler sur les réseaux sociaux et la maire de Washington a demandé aux Américains de participer de manière virtuelle à la cérémonie d’investiture de Joe Biden.

C’est un document interne de la police fédérale qui a alerté les médias américains. Selon le FBI, des partisans de Donald Trump projetteraient des manifestations armées dans les 50 capitales des États du pays, ainsi qu’à Washington. Des manifestations qui pourraient débuter dès la fin de cette semaine et durer jusqu’à la cérémonie d’investiture de Joe Biden, prévue le 20 janvier à Washington.

Des effectifs supplémentaires à Washington

Face à cette menace, les autorités ont annoncé le déploiement d’effectifs supplémentaires dans une capitale déjà bouclée. En plus des 6 200 militaires de la Garde nationale déjà présents, un chiffre qui sera porté à 10 000 le week-end prochain, 5 000 soldats devraient venir en renfort pour la cérémonie prévue la semaine prochaine.

Donald Trump, qui n’assistera pas à l’investiture, a accepté la demande de la maire de Washington qui réclamait que l’état d'urgence soit déclaré en amont afin d'obtenir des fonds supplémentaires pour la sécurité.

Le FBI dit lui se concentrer sur les manifestations qui représentent une menace pour la sécurité et qui pourraient engendrer de la violence et des destructions notamment celles qui ciblent les législatures locales. Une inquiétude accentuée suite à l’annonce ce mardi 12 janvier de la démission du chef par intérim de la sécurité intérieure Chad Wolf, très critiqué après les évènements de la semaine dernière au Capitole.

L’investiture pose plusieurs défis sans précédent qui dépassent la portée de nos préparatifs habituels, avec la pandémie de Covid-19 et bien sûr l’attaque terroriste domestique sur le Capitole. Le district de Columbia demande au ministère de la Sécurité intérieure l’extension de la période de sécurité nationale décrétée pour cet événement du lundi 11 janvier au dimanche 24. Je demande aussi au ministère d’établir la sécurité et un plan de déploiement des forces fédérales pour assurer la sécurité de toutes les propriétés fédérales. Je demande aussi au secrétaire à la Sécurité intérieure d’annuler tous les événements publics du district de Columbia et de refuser tout permis pour les demandes de rassemblements entre le 11 et le 24 janvier.

Source : RFI


 

Procédure de destitution: les démocrates présentent l'acte d'accusation contre Trump

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Photo : Nancy Pelosi. Les démocrates ont engagé, ce lundi à la Chambre des représentants, plusieurs procédures visant à obtenir le départ de Donald Trump de la Maison Blanche, cinq jours après l'assaut lancé par les partisans du président sortant contre le Capitole à Washington.

Comme prévu, les démocrates passent à l'offensive après les événements de mercredi dernier au Capitole de Washington, qui ont choqué l'opinion publique américaine et jusque dans le propre camp du président américain.

Ils ont déposé, ce lundi, à la Chambre des représentants dont ils ont le contrôle, un acte d'accusation contre Donald Trump, première étape vers l'ouverture formelle attendue cette semaine d'une deuxième procédure de destitution contre le président américain, qu'ils accusent d'avoir « incité à la violence ».

En parallèle, les démocrates ont présenté une autre résolution demandant au vice-président Mike Pence de démettre Donald Trump de ses fonctions, en invoquant le 25e amendement de la Constitution américaine. Un républicain s'est opposé à son adoption immédiate à l'unanimité. Un vote en séance plénière devrait avoir lieu dès mardi.

Source : RFI

One Planet Summit : Paris va doper les investissements pour la biodiversité

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One Planet Summit : Paris va doper les investissements pour la biodiversitéOuest-France - Le monde investit six fois plus dans des activités néfastes pour l’environnement qu’il ne le fait pour le protéger. Les dirigeants de la planète ont rendez-vous ce lundi 11 janvier à Paris, au One Planet Summit, pour inverser la tendance.

La France organise ce lundi 11 janvier, un nouveau sommet mondial de la finance verte, le One Planet Summit, conjointement avec la Banque Mondiale et les Nations Unies. Ce rendez-vous lancé par Emmanuel Macron, réunit des chefs d’État et des acteurs de la société civile. En ce début d’année 2021, il se penche sur la biodiversité : elle en a assurément besoin…

En 2010 paraissait le Petit livre du financement pour la nature, en marge du sommet de l’Onu sur la diversité biologique, à Nagoya, au Japon. L’ouvrage, basé sur des études universitaires et des chiffres de la Banque mondiale ou de l’OCDE, a servi d’électrochoc : le monde dépensait entre cinq à six fois plus d’argent à détruire la nature qu’à la protéger !

Six fois plus de dépenses néfastes pour les espèces

Dix ans plus tard, le ratio a-t-il changé ? " Non, les ordres de grandeur sont les mêmes " , révèle le biologiste Julien Calas, du pôle recherche de l’Agence française de développement, qui a participé à la deuxième version, qui paraît ce lundi 11 janvier (disponible ici, en français). Julien Calas note " une petite hausse de 52 milliards de dollars " ​dédiée à la protection des écosystèmes, mais déplore toujours les " mille milliards de dollars annuels" ​investis dans la déforestation, la surpêche, l’urbanisation, les industries polluantes…

Il manquerait donc au moins 800 milliards par an pour stopper l’effroyable déclin de la biodiversité. Selon l’ONG WWF, les populations animales ont chuté de 68 % en moyenne entre 1970 et 2016. C’est pire dans certaines régions, comme l’Amérique latine et les Caraïbes, où la baisse atteint 94 %. "Notre capital naturel, les services économiques de la nature, est en train de fondre" , constate l’expert.

Les conséquences sont financières et sanitaires. Un seul exemple : ces trois dernières décennies, le monde a perdu au moins 1,3 million de km² de forêts, presque trois fois la France. Les chauves-souris, hôte préféré des virus, sortent du bois, détruit. Combien coûte une épidémie de coronavirus ultra-contagieux ? Soudain, " on a une parfaite idée du service rendu par la conservation des forêts", analyse Julien Calas.

Le Covid-19 joue les accélérateurs d’une prise de conscience récente. Le secteur public – gros payeur doté de petits moyens – est enfin rejoint par le privé. Il est poussé par 82 % des consommateurs qui jugent que les entreprises "ont l’obligation morale" de respecter la nature, selon le baromètre 2020 de l’Union for Ethical Biotrade.

Réunir la force du public et du privé, c’est l’objectif du One Plan Summit, où selon des sources élyséennes, des sommes colossales doivent être annoncées par les chefs d’État, comme le Britannique Boris Johnson ou le Canadien Justin Trudeau, souvent par caméra interposée. Les dirigeants doivent notamment débloquer un meilleur financement de la Grande muraille verte, l’initiative africaine pour lutter contre la désertification du Sahel…

Christelle GUIBERT

À la Une: la réaction de la presse américaine après les événements de Washington

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Des manifestants pro-Trump font irruption dans le Capitole américain lors d'affrontements avec la police, lors d'un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès américain, à Washington, États-Unis, le 6 janvier 2021.Des manifestants pro-Trump font irruption dans le Capitole américain lors d'affrontements avec la police, lors d'un rassemblement pour contester la certification des résultats de l'élection présidentielle américaine de 2020 par le Congrès américain, à Washington, États-Unis, le 6 janvier 2021.

Les grands titres de la presse américaine sont tous d’accord sur un point : Trump est responsable de ce qui est arrivé et les faits gravissimes qui se sont produits auront des conséquences espèrent le New York Times et le Washington Post. Pour le quotidien de la capitale, la poursuite du mandat de Donald Trump est une grave menace pour la démocratie. Le quotidien rappelle qu’alors que les événements se déroulaient, Donald Trump a publié deux tweets qui incitaient ses partisans à rester devant le Capitole, alors que la situation dégénérait. Ce n’est qu’à la suite d’appels de hauts responsables du parti républicain qu’il a finalement accepté d’adresser un message à cette foule, leur demandant de quitter les lieux, tout en rappelant que cette élection était un vol. Une vidéo avec un double message puisque Donald Trump termine en disant à ses supporters « Nous vous aimons. Vous êtes très spéciaux » rappelle un Washington Post très en colère.

Il s’agît là du regard d’une presse qui a toujours conspué Donald Trump. Du côté des journaux plus proches de Donald Trump, à l’image du Washington Times, on tente de se distancer, légèrement, des événements. « Les Américains épris de paix sont lents à se mettre en colère et il a fallu quatre ans de provocation pour que cela déborde » détaille le quotidien dans son éditorial. « Des manifestants pacifiques qui se sont transformés en manifestants en colère » et qui ont enfreint la loi. « Leur seule récompense » aujourd’hui est « le déshonneur et le regret ».

Le New York Post, un autre tabloïd, ne prend pas position.Mais les tribunes d’opinion publiées par le quotidien ce jeudi dénoncent presque toutes l’irresponsabilité du Président qui a provoqué « cette journée d’infamie ».

Réaction de la presse du continent américain après les évènements de Washington

« Journée d’infamie » titre le quotidien canadien La Presse ce jeudi. « Bien sûr que ce qui vient de se passer chez nos voisins du Sud est épouvantable » peut-on lire dans une tribune d’opinion du quotidien, « Bien sûr qu’il faut s’en désoler et le déplorer. Comme on le fait, d’ailleurs, lorsque la démocratie est menacée ou bafouée en Turquie, en Hongrie ou ailleurs dans le monde. Mais comment se surprendre de ce qui vient de se passer ? », s’interroge le journaliste. « L’insurrection à laquelle on vient d’assister est la suite logique de ce que Donald Trump et ses nombreux alliés ont dit et fait depuis l’élection du 3 novembre ».

Au Mexique, la revue Milenio publie également des tribunes très critiques à l’égard de cette « insurrection » et du rôle de Donald Trump. Un président sortant qui ne se préoccupe que de son ego, qui refuse de reconnaître sa défaite et la victoire de Joe Biden et qui ne se fiche des conséquences que pourraient avoir de tels événements pour la démocratie américaine.

Au Venezuela, tout comme à Cuba, des pays qui ont des relations pour le moins tendues avec les États-Unis, les journaux considérés comme officiels reviennent largement sur les événements au Congrès américain. Le quotidien vénézuélien Ultimas Noticias détaille la réaction des autorités du pays qui se disent préoccupées par ce qu’elles qualifient d’événements violents. « Les États-Unis souffrent des mêmes maux que ceux qu’ils ont engendrés dans d’autres pays avec leur politique d’agression » peut-on lire dans un communiqué diffusé par le ministère vénézuélien des Affaires étrangères.

Pour le quotidien cubain Granma, les manifestants pro-Trump ont « cassé les vitrines de la démocratie avec lesquels les États-Unis ont voulu donner des leçons au monde entier ». L’événement le plus grave au Congrès depuis 1814 rappelle Granma, lorsque les Britanniques avaient incendié le bâtiment, ainsi que la Maison Blanche et d’autres institutions. Une presse qui ne profite pas de ces événements pour tirer à boulet rouge sur les États-Unis.

Source : RFI

Relations Qatar/Israël: "La levée du boycott par l'Arabie saoudite permettra un réchauffement potentiel des relations" (ministre à i24NEWS)

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Relations Qatar/Israël: i24news - "D'autres pays pourraient nous rejoindre : le Niger, la Mauritanie, Oman, l'Arabie saoudite et l'Indonésie"

Le ministre israélien du Renseignement, Eli Cohen, s'est exprimé mercredi au micro d'i24NEWS dans un entretien exclusif concernant les prochains pays qui pourraient normaliser leurs relations avec l'Etat hébreu, mais également concernant la situation dans le Golfe avec la récente levée du blocus visant le Qatar.

Les accords de normalisation avec les Emirats, Bahreïn, le Soudan et le Maroc "modifient en profondeur notre région et créent une coalition sécuritaire forte face à l'Iran", pays qui finance "le terrorisme dans le monde".

"D'autres pays pourraient nous rejoindre", a-t-il ajouté, citant "le Niger, la Mauritanie, Oman, l'Arabie saoudite" ou encore "l'Indonésie".

"Ces pays comprennent que faire la paix avec l'Etat d'Israël peut améliorer leur stabilité, leur sécurité et avoir un potentiel économique", a expliqué M. Cohen.

Concernant la menace iranienne, le ministre a affirmé qu'"Israël était prêt à tous les scénarios possibles mais je ne suggérerais à personne de mettre Israël à l'épreuve", a-t-il mis en garde.

"La question iranienne ne concerne pas qu'Israël mais le monde tout entier. Je propose à l'Iran de s'occuper de ses propres affaires", a prévenu M. Cohen.

Ce dernier a également évoqué l'actualité régionale, dont le rétablissement des relations diplomatiques entre le Qatar et quatre pays du Golfe.

"J'espère que par cette démarche, le Qatar prend la direction du monde occidental et des pays du Golfe. Une telle démarche permettra de réchauffer les relations entre le Qatar et Israël".

"Nous avons une stratégie conjointe avec les pays modérés - Arabie saoudite, Bahreïn, les Emirats et Oman -, qui souhaitent la paix. A partir du moment où le Qatar rejoint ces pays et que l'Arabie saoudite lève le boycott, cela permet un réchauffement potentiel des relations entre Israël et le Qatar", a-t-il poursuivi.

Enfin, alors qu'un confinement généralisé doit entrer en vigueur en Israël dans la nuit de jeudi à vendredi, le ministre a appelé ses concitoyens "à se mobiliser pour surmonter ensemble ce confinement de deux semaines".

Source : i24news

États-Unis: isolé, le président Donald Trump admet la fin de son mandat

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Le président américain, Donald Trump, se trouve de plus en plus isolé après les émeutes de ses partisans au Capitole, mercredi 6 janvier 2021.Les scènes de chaos au Capitole resteront associées à la fin de mandat tumultueux du président américain Trump, qui apparaît désormais extrêmement isolé dans son propre camp. Le président a promis une transition ordonnée mais n’admet toujours pas les résultats du vote.

Privé de ses comptes Facebook et Twitter, suspendus temporairement mercredi 6 janvier, le président Donald Trump a été contraint d’envoyer un communiqué de presse. Son texte a été partagé par l'adjoint au chef de cabinet de la Maison Blanche : « Même si je ne suis pas du tout d'accord avec le résultat de l'élection, il y aura une transition ordonnée. Bien que cela représente la fin du plus grand premier mandat de l'histoire présidentielle, ce n'est que le début de notre combat pour rendre sa grandeur à l'Amérique ».

Il ne condamne donc pas les violences perpétrées au sein du Congrès et il ne reconnaît toujours pas sa défaite, précise notre journaliste du service International, Marie Normand. Il reconnaît juste la fin de son mandat de président, alors même qu’il apparaît isolé sur la scène politique après les émeutes à Washington.

Donald Trump, abandonné par ses alliés

À la Maison Blanche, les démissions se sont succédé avec notamment Stephanie Grisham, la cheffe de cabinet de la première dame, ainsi que Rickie Niceta et Sarah Matthews, deux membres de l'équipe de communication de Donald Trump, selon l'agence Reuters. Ce matin, CNN a annoncé la démission de son adjoint à la sécurité nationale, Matthew Pottinger. Selon plusieurs médias, il y a aussi le conseiller à la sécurité nationale, Robert O'Brien, qui envisagerait de démissionner, rapporte notre journaliste du service international, Stefanie Schüler.

Des figures du Parti républicain, qui avaient toujours soutenu Donald Trump, l'ont également abandonné mercredi. Son vice-président, Mike Pence, qui lui a toujours été loyal, a déclaré refuser d'obéir à sa demande de ne pas certifier l'élection. Mitch McConnell, le patron des républicains au Sénat, a martelé de son côté que le Congrès ne se laisserait pas « intimider ». Il y a eu surtout l'allié de toujours, le sénateur Lindsey Graham, qui aurait déclaré : « Ne comptez plus sur moi. Trop, c'est trop ».

L'utilisation du 25e amendement peu probable

Durant la nuit, certains médias américains évoquaient même des ministres prêts à faire jouer le 25e amendement de la Constitution. Ce texte autoriserait le vice-président et une majorité du Parlement à déclarer le président « inapte ». Pour Tamara Boussac, spécialiste des États-Unis, qui intervenait sur RFI ce jeudi matin, cela semble une situation peu plausible :

« La formulation de l’amendement est assez vague, c’est-à-dire que beaucoup l’interprètent comme une incapacité médicale, une incapacité physique à assumer ses fonctions de la part du président. Donc, ce n’est pas le scénario dans lequel on se trouve. Et il semble plus plausible en réalité que la fin de la présidence Trump se déroule sous haute sécurité à Washington, puisque la maire de Washington a annoncé un état d’urgence pour 15 jours, notamment à l’approche de l’investiture de Joe Biden. Mais il est plus probable que la présidence Trump se termine sans impeachment, sans démission, sans remplacement et qu’après, une nouvelle séquence s’ouvre. »

Source : RFI

USA : «Scènes pénibles», «honteuses», «choquantes», le monde regarde les émeutes au Capitole

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Un groupe de partisans pro-Trump prenant d'assaut le Capitole, le 6 janvier 2021.L’intrusion de militants pro-Trump dans le Capitole a provoqué une avalanche de réactions internationales. Pékin, notamment, a ironisé en comparant les scènes d’intrusion au Capitole avec les manifestations pro-démocratie à Hong Kong.

Des scènes « honteuses », « choquantes », « préoccupantes », les condamnations se sont multipliées ces dernières heures pour dénoncer une « attaque contre la démocratie ». Mais toute occasion est bonne aussi pour railler les faiblesses de la démocratie américaine et les images venues de Washington ont fait le tour des écrans chinois, écrit notre correspondant à Pékin, Stéphane Lagarde. Si le commentaire reste sobre sur la télévision centrale de Chine, certains n’hésitent pas enfoncer le clou sur les réseaux sociaux stigmatisant « un système américain qui s’aggrave et présente des signes de cancer » selon l’éditorialiste du Global Times (filiale anglophone du Quotidien du Peuple) .

« Beau spectacle »

L’occasion aussi de ressortir l’argument du deux poids deux mesures avec des photos côte à côte des pro-Trump entrant par effraction dans le Capitole, et des manifestants pro-démocratie au Conseil législatif (Legco) de Hong Kong en 2019. « Quel beau spectacle » ironisent les jeunesses communistes sur leur compte weibo en reprenant la phrase de Nancy Pelosi à propos des manifestations de Hong Kong. « Dira-t-elle la même chose à propos de la situation au Capitole ? », feint encore de s’interroger le Global Times sachant que le slogan « la loi et l’ordre » de Donald Trump pendant les manifestations du Black Live Matters était le même que celui employé par les dirigeants chinois lors des marches hong-kongaises pour la démocratie.

Du pain béni pour les Chinois

Le quotidien anglophone, filiale du Quotidien du Peuple, s’exprime via son compte Twitter censuré en Chine. Le message est donc d’abord destiné à une audience étrangère. Les images de civils s’introduisant dans un lieu de pouvoir sont en revanche plus rares sur les réseaux chinois. Le post weibo du China Daily a entraîné 155 000 likes et 7 800 commentaires. Ce qui est loin d’être exceptionnel sur le net chinois, mais permet, là aussi, de porter un coup au rêve américain.

L’élection de Donald Trump a été du pain béni pour le soft power chinois, jugent avec recul certains observateurs en Chine. Ce dénigrement d’une Amérique plus que jamais divisée s’est encore accentuée depuis la crise sanitaire. Reste à savoir si ce Make China Great Again qui a fait les choux gras de la presse chinoise sous l’ère Trump, va continuer sous Joe Biden.

Condamnation de l'UE et du Royaume-Uni

L’Union européenne a condamné un « assaut inédit » et appelé « au respect du résultat de l’élection présidentielle », tout comme Londres qui insiste sur une transition de pouvoir « pacifique et ordonnée ». Et Angela Merkel à Berlin s'est dite jeudi « triste » et « en colère » et a regretté « profondément que le président Trump n'ait pas concédé sa défaite, depuis novembre et encore hier ». Emmanuel Macron en France, dans une vidéo, rappelé l'importance de ne pas céder devant « la violence de quelques-uns qui veulent remettre en cause » la démocratie. « Quand, dans une des plus vieilles démocraties du monde, des partisans d'un président sortant remettent en cause, par les armes, les résultats légitimes d'une élection, c'est une idée universelle - celle d'un homme, une voix - qui est battue en brèche », a-t-il ajouté.

« Scènes pénibles »

Profonde « inquiétude » et « tristesse » au Canada, « scènes pénibles » déplore l’Australie qui attend aussi un transfert pacifique du pouvoir.

Autre ton en Iran : Téhéran met en garde contre la montée du populisme tout en soulignant la « fragilité et la vulnérabilité de la démocratie occidentale ».

« Le saccage du Capitole hier était un acte scandaleux et doit être vigoureusement condamné », a déclaré en Israël, Benyamin Netanyahu, avant une rencontre à Jérusalem avec le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin. « Je n'ai aucun doute sur le fait que la démocratie américaine triomphera, elle l'a toujours fait ».


Une « joie mauvaise » pour Moscou

En Russie, le Kremlin a attendu le dernier moment pour reconnaître la victoire de Joe Biden. Le chaos représenté par l’élection présidentielle américaine est accueilli comme un don du ciel à Moscou, il renforce son narratif illibéral. Et les violences d'hier ne peuvent que réjouir les dirigeants russes, analyse notre correspondant à Moscou, Léo Vidal-Giraud.

On dit en russe « zloradstvo » : la joie mauvaise que l’on éprouve en regardant se produire les malheurs des autres. Et c’est sans doute ce mot qui définit le mieux les réactions des officiels russes aux événements survenus ce mercredi à Washington. Joie mauvaise de ceux qui voient, dans les États-Unis, l’organisateur en chef des révolutions anti-russes dans l’espace post-soviétique, comme Léonid Sloutski, président du Comité des affaires étrangères du Parlement russe, qui déclare : « Le boomerang des révolutions de couleur est revenu dans la figure des Américains. »

« Joie mauvaise », parce que la Russie a toujours très mal supporté les critiques régulières des États-Unis sur son propre système politique et son manque de démocratie. Et toute la séquence de l’élection présidentielle américaine, jusqu’aux dysfonctionnements de mercredi, renforce le narratif du Kremlin : la démocratie n’existe pas, nulle part, ni en Amérique, ni ailleurs.

« La démocratie américaine est manifestement boiteuse », commente ainsi le sénateur russe Konstantin Kosatchev. « Les États-Unis ont perdu le cap de la démocratie, et ils ont perdu le droit de le définir. Et encore plus, de l’imposer aux autres. »

Pour les dirigeants russes, plus jamais l’Amérique ne pourra donner de leçons de politique à qui que ce soit. C’est sans doute, pour le Kremlin, la meilleure façon de commencer 2021.

Source : RFI

 

La ministre française des armées : « les situations sécuritaires au Sahel restent encore difficile »

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La ministre française des armées : « les situations sécuritaires au Sahel restent encore difficile »Sahara Médias - La ministre française des armées Florence Parly a déclaré que les situations sécuritaires au Sahel demeurent difficiles, ajoutant que le nombre de morts est en augmentation.


La ministre a précisé que son pays a perdu plus de 50 de ses soldats depuis le début de son intervention au Sahel il y a quelques années.

La ministre qui s’exprimait lors d’un point de presse a exclu toute négociation avec les « groupes terroristes comme Al Qaida et l’état islamique qui tuent aveuglement et dont les mains sont souillées de sang ».

La ministre a réaffirmé que les situations sécuritaires demeuraient encore difficiles et que « les terroristes utilisaient les armes des lâches, sans exclusives ».

La France envisage de réduire l’effectif de ses soldats estimés à 5100 dans les prochaines semaines mais la ministre n’a pas exclu une modification de ce redéploiement.

Source : Sahara Médias

Golfe: l'Arabie saoudite et le Qatar affichent leur réconciliation

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Le prince héritier Mohammed ben Salmane (à dr.) accueille l'émir du Qatar à son arrivée en Arabie saoudite.Réunis à Al-Ula, en Arabie saoudite, les six pays pétroliers du Conseil de coopération du Golfe ont signé un accord de « solidarité et de stabilité ». Riyad annonce ce mardi soir le rétablissement des relations diplomatiques entre le Qatar et les pays qui le boycottaient depuis trois ans et demi : Arabie saoudite, Emirats arabes unis, Bahrein et Égypte.

« Nous avons aujourd'hui un besoin urgent d'unir nos efforts », a déclaré le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed ben Salman qui a accueilli ce mardi les dirigeants des six monarchies pétrolières du Golfe. L'homme fort du royaume saoudien a immédiatement ajouté que l'unité retrouvée doit permettre d'affronter « les menaces posées par le programme nucléaire et de missiles du régime iranien et ses plans de sabotage et de destruction ».

Avant l'ouverture de ce sommet des pays membres du Conseil de coopération du Golfe, le même Mohammed ben Salman avait accueilli l'émir du Qatar Tamim al-Thani à la descente de son avion. Au bas de la passerelle, les deux hommes, masqués en raison du Covid-19, se sont donné l'accolade.

Riyad et Doha affichent donc leur réconciliation, trois ans et demi après une spectaculaire rupture lorsque le Qatar a été isolé par l'Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, Bahrein et l'Égypte, qui l'accusaient de soutenir les mouvement islamistes et d'être trop conciliant envers l'Iran.

Le Qatar n'a pas plié

On ignore pour l'heure si le Qatar a fait des concessions alors qu'il a toujours rejeté les exigences de ses voisins qui lui demandaient par exemple de fermer Al-Jazeera, la télévision qatarienne qui est un outil d'influence de l'émirat dans le monde arabe.

« Visiblement, le Qatar n'a fait aucune concession dans ce sens là. Le Qatar a réussi pendant ces trois ans et demi à remplacer ce qu'il avait perdu en construisant de nouvelles relations avec des pays qui jusque-là n'étaient pas dans sa sphère d'influence ou en tout cas qui l'étaient beaucoup moins, comme l'Iran et la Turquie. Donc le Qatar a tenu et c'est plutôt une victoire pour lui », analyse le chercheur Stéphane Lacroix, du CERI-Sciences Po.

« Peut-être que le Qatar mettra de l'eau dans son vin, mais je ne crois qu'il ira plus loin. Ce qui veut dire que cette crise ne se réglera pas complètement. Ce qui irritait l'Arabie saoudite va continuer une manière ou d'une autre », poursuit Stéphane Lacroix qui pense que les deux pays se dirigent plutôt vers une paix froide.

Ce sera une paix froide tout au mieux, c'est une réconciliation froide à laquelle il faut s'attendre. Je ne crois pas que les deux pays vont devenir les meilleurs amis du monde en quelques mois.

Source : RFI

L'Arabie saoudite rouvre son espace aérien et ses frontières au Qatar

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L'Arabie saoudite rouvre son espace aérien et ses frontières au QatarLe Figaro - L'Arabie saoudite va rouvrir au Qatar son espace aérien et ses frontières terrestres et maritimes après plus de trois ans de rupture des liens entre les deux pays du Golfe, a annoncé lundi le ministre des Affaires étrangères du Koweït.

«Sur la base d'une proposition de l'émir du Koweït, cheikh Nawaf al-Ahmad Al-Sabah, il a été convenu d'ouvrir l'espace aérien ainsi que les frontières terrestres et maritimes entre l'Arabie saoudite et le Qatar à compter de ce soir (lundi)», a affirmé cheikh Ahmed Nasser Al-Sabah dans une déclaration télévisée.

Cette annonce intervient à la veille d'un très attendu sommet des pays du Conseil de coopération du Golfe en Arabie saoudite, lors duquel pourrait être scellée une réconciliation entre Ryad, ainsi que d'autres pays, et le Qatar.

En juin 2017, le royaume saoudien, les Emirats arabes unis, Bahreïn et l'Egypte, avaient rompu les relations diplomatiques avec le Qatar, l'accusant de soutien aux islamistes, de connivence avec l'Iran ou encore de semer le trouble dans la région.

Le riche et ambitieux émirat gazier a toujours démenti et dénoncé le «blocus» dont il se dit victime. Le chef de la diplomatie koweïtienne a ajouté que l'émir de ce pays qui fait office de médiateur dans la crise du Golfe, s'était entretenu par téléphone avec les dirigeants saoudien et qatari. Ces derniers ont, selon lui, appelé à «l'unité» des pays du Golfe à l'occasion du sommet de mardi.

Les États-Unis, soucieux d'unifier les pays arabes face à l'Iran, ont fait pression pour réconcilier les pays en froid dans le Golfe, tous étant des partenaires stratégiques de Washington. Le conseiller américain à la sécurité nationale Robert O'Brien a déclaré en novembre qu'autoriser les avions du Qatar à survoler l'Arabie saoudite était une priorité pour Washington.

Par Le Figaro avec AFP

 

Mali : « Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire » estime Christian Cambon

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Mali : « Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire » estime Christian Cambon Public Sénat - Après le décès de cinq soldats français en une semaine au Mali, le Sénat s’interroge sur l’issue de l’opération Barkhane lancée depuis 2014 pour combattre le terrorisme dans la région. Bilan, stratégie militaire, solution politique ? La ministre des Armées Florence Parly sera auditionnée au Sénat le 20 janvier, avant un débat en séance publique le 9 février.

« Les OPEX (Les opérations militaires extérieures de la France), c’est comme les autoroutes. A un moment, il faut trouver la bonne sortie ». Par cette formule empruntée à un général, Christian Cambon, le président LR de la commission de la défense et des forces armées et des affaires étrangères du Sénat, résume sa pensée sur la présence militaire Française au Sahel.

Ces derniers jours, la France a payé un lourd tribut dans son combat contre djihadisme. Trois militaires de la force Barkhane lundi dernier et deux autres ce week-end, ont perdu la vie dans des circonstances similaires : deux attaques de leur véhicule blindé léger (VBL) par « un engin explosif improvisé ».

Lancée en 2013, l’opération Serval, en soutien aux autorités maliennes contre des groupes terroristes, a été remplacée l’année suivante par la force Barkhane dont la mission s’étend sur 5 pays du Sahel (Mali, Tchad, Mauritanie, Burkina Faso, Niger). En janvier 2020, à l’issue du sommet de Pau avec les pays du G5 Sahel, Emmanuel Macron avait annoncé le renfort de 600 soldats supplémentaires, faisant passer les troupes françaises de 4 500 à 5 100 militaires. « La France-Afrique, c’est fini »

« On pourrait passer à 100 000 hommes supplémentaires, qu’on n’y arriverait pas. Nous n’obtiendrons pas de victoire militaire dans ce conflit. Au Mali, les groupes terroristes bénéficient de la tolérance de la population car ils se substituent à l’Etat qui a failli.

Il est temps que la France prenne l’initiative d’exiger des forces politiques maliennes qu’elles organisent la réconciliation nationale et fassent revivre l’État malien dans toutes les provinces où il a disparu. Nous n’avons pas vocation à assurer la sécurité en Afrique, la France-Afrique, c’est fini » lâche Christian Cambon qui se rendra à Gao (Mali) dans quelques semaines pour réaffirmer le soutien du Sénat aux forces armées.

Dans une interview donnée au Parisien, la ministre des Armées, Florence Parly a souhaité rappeler que la France était engagée au Sahel « à la demande des Etats concernés parce que des groupes terroristes, affiliés à Al-Qaïda et Daech, sèment la terreur et le chaos sur place et que ces mêmes groupes ont un agenda international qui concerne directement notre sécurité, nous Français et Européens ».

La ministre s’est également targuée de « succès militaires importants » dans la région, par la « neutralisation » de hauts responsables terroristes, selon la formule consacrée.

Néanmoins Florence Parly n’a pas écarté le rappel de soldats français dans les prochains mois, après la tenue d’un nouveau sommet avec les chefs d’Etat africains du G5 Sahel. « Un renfort par définition, c’est temporaire. Mais la décision en revient au président de la République, chef des Armées » a-t-elle souligné.

Les soldats français sont-ils suffisamment protégés ?

En attendant, au Sénat où, à la demande des élus, un débat se tiendra le 9 février en séance publique sur le « bilan de l’opération, la stratégie militaire et la solution politique », plusieurs questions sont en suspens.

« Quel type de matériels utilisent nos soldats ? Sont-ils suffisamment protégés dans les missions de reconnaissance où cinq d’entre eux ont péri cette semaine ? » s’interroge, par exemple, Hélène Conway-Mouret, sénatrice PS, secrétaire de la commission de la Défense du Sénat.

En octobre dernier, auditionné au Sénat, Joël Barre, délégué général pour l’armement, évoquait la livraison de nouveaux véhicules blindés légers (VBL) Griffons et Jaguar en 2021 après des retards cette année « en raison de la crise ». Ces véhicules demandent « une régénération particulière puisqu’ils ont été largement utilisés et continuent de l’être » expliquait-il.

Hélène Conway-Mouret met également en avant la question « d’un meilleur équilibrage des forces militaires ». « A chaque fois que nous avons neutralisé des chefs terroristes, c’est par des frappes aériennes » met-elle en évidence.

« Un retrait précipité de nos troupes serait dramatique »

Au moment où la ministre des Armées ouvre la porte à des négociations avec des groupes qui ont « déposé les armes et qui ne sont pas motivés par une idéologie radicale et criminelle », le vice-président centriste de la commission de la Défense du Sénat, Olivier Cadic, met en garde contre « toutes décisions prises sous le coup de l’émotion et dans la précipitation ». « Nous avons besoin d’un nouveau sommet avec le G5 Sahel.

Nous devons redéfinir nos objectifs sur place de façon collective. Nous avons en face de nous deux groupes terroristes Al-Qaïda et l’Etat islamique qui sont en concurrence. Un retrait précipité de nos troupes serait dramatique notamment pour les Français qui vivent dans la région ».

Depuis le départ du président Ibrahim Boubacar Keïta, renversé par un putsch en août, l’instabilité politique au Mali repousse à une perspective lointaine la solution politique qu’appelle de ses vœux Christian Cambon, même si les autorités de transition maliennes n’excluent pas d’engager des négociations avec des groupes armés.

La France trop seule au Sahel ? A cette question, la ministre des Armées a mis en avant le déploiement à l’été 2021 de la force Takuba, constituée de militaires des forces spéciales européennes en soutien des forces armées maliennes. Interrogé par publicsenat.fr la semaine dernière, l’ancien ministre de la Défense et actuel sénateur LR de la Meuse, Gérard Longuet, regrettait le manque d’implication « de grands partenaires », comme l’Algérie.

Autant de questions que les parlementaires poseront à Florence Parly le 20 janvier lors de son audition devant la commission de la Défense, des forces armées et des affaires étrangères du Sénat, et en séance le 9 février.

Source : Public Sénat