Mon08102020

Last update02:20:22 PM GMT

Back Divers Faits Divers Faits Divers en Afrique

Politique en Afrique

Côte d’Ivoire : un nouveau gouvernement pour préparer l’élection de 2020

Le chef de l'État ivoirien, Alassane Ouattara, a procédé ce mercredi à un remaniement du gouvernement. Il s’entoure d’une équipe renforcée dont Amadou Gon Coulibaly demeure le Premier ministre.

À treize mois de la prochaine élection présidentielle qui s’annonce disputée, Alassane Ouattara a procédé à un remaniement du gouvernement pour mettre en place un exécutif prêt à partir en campagne. Plus qu’une grande réorganisation, c’est un réaménagement a minima qui a été annoncé mercredi 4 septembre. Il n’a rien d’une surprise.

41 ministres contre 36 précédemment

Fin juillet, en conseil des ministres, le président ivoirien l’avait annoncé, précisant qu’aucun départ n’était prévu. Il a finalement décidé de se séparer d’un seul membre du gouvernement. Au total, ce nouvel exécutif, qui reste conduit par Amadou Gon Coulibaly, en qui beaucoup voient le dauphin d’Alassane Ouattara, compte 41 ministres et 7 secrétaires d’État dont 9 femmes. Contre 36 ministres et 5 secrétaires d’État jusque-là.

Selon le communiqué lu mercredi 4 septembre par le secrétaire général de la présidence, Patrick Achi, Mamadou Sangafowa Coulibaly quitte le maroquin de l’Agriculture et du Développement rural. Il est remplacé par Kobenan Kouassi Adjoumani, précédemment aux Ressources animales et halieutiques, dont le ministère est récupéré par Moussa Dosso.

Ancien proche de Guillaume Soro, cet ancien ministre dirigeait la « Centrale », la structure financière des Forces nouvelles. Il avait par la suite pris ses distances avec l’ex-chef de la rébellion et était depuis 2007 administrateur de la Banque africaine de développement pour la Côte d’Ivoire, la Guinée et la Guinée équatoriale.

Le retour de Gaoussou Touré

L’ancien ministre des Transports, Gaoussou Touré, fait également son retour au gouvernement. La nouvelle équipe accueille encore le général Diomandé Vagondo. Jusque-là chef d’état-major particulier du président, il est nommé ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Sidiki Diakité passe, lui, à l’Administration du territoire et à la Décentralisation.

Remplacé par Adama Coulibaly, son directeur de cabinet, Adama Koné, le ministre de l’Économie et des Finances, est nommé ministre auprès du président de la République, chargé des Affaires économiques et financières. Claude Isaac Dé quitte de son côté le ministère de l’Économie numérique et des Postes. Il devient ministre auprès du Premier ministre, chargé de la coordination des grands projets.

À noter que trois secrétaires d’État deviennent ministres de rang : Moussa Sanogo, Emmanuel Esmel Essis et Félix Anoblé. Dans le même temps, cinq nouveaux secrétariats d’État ont été crées. Le maire de Didievi, Brice Kouassi, la député Belmonde Dogo et Philippe Legré, le président du conseil régional du Gbôklè, font notamment leur entrée au gouvernement.

2020 dans le viseur

« C’est un gouvernement politique de combat en vue de préparer les élections d’octobre 2020. Le président a nommé des personnalités qui pèsent dans les zones où le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) est faible », explique l’un de ses proches. Mi-juillet, ADO avait procédé à la composition des organes de décision du parti.

Le nouveau gouvernement se réunira pour la première fois ce jeudi. Le chef de l’État s’envolera ensuite, samedi, en Arabie saoudite, où il effectuera une visite d’État.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en Tunisie : début de la campagne pour les 26 candidats

L'instance chargée des élections en Tunisie a présenté samedi une liste finale de vingt-six candidats pour la présidentielle anticipée du 15 septembre, qui permettra d'élire un successeur au chef de l'Etat décédé Béji Caïd Essebsi.

La campagne électorale se déroulera du 2 au 13 septembre en Tunisie et a commencé samedi à l’étranger.

« Il y a 26 candidats à l’élection présidentielle de 2019« , a déclaré Nabil Baffoun, le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), lors d’une conférence de presse à Tunis.

Trois figures de la vie politique, le Premier ministre Youssef Chahed, 43 ans, le président par intérim du Parlement Abdelfattah Mourou, 71 ans, et l’ex-ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi, 69 ans, figurent parmi les candidats.

L’Isie a également validé la candidature de l’homme d’affaires et magnat des médias Nabil Karoui, détenu depuis le 23 août après avoir été inculpé de « blanchiment d’argent ». Même des candidatures de personnes condamnées peuvent être acceptées en Tunisie, avait indiqué Nabil Baffoun.

Seulement deux femmes

Seules deux femmes figurent parmi les 26 candidats : l’ancienne ministre du Tourisme Salma Elloumi, et Abir Moussi, une pasionaria du régime du dictateur déchu Zine El Abidine Ben Ali et présidente du Parti destourien libre.

Au total, l’Isie avait approuvé 26 candidatures et en avait écarté 71 au terme de l’examen préliminaire des dossiers le 14 août.

Initialement prévue en novembre, l’élection a été avancée à la suite du décès fin juillet, à 92 ans, de Béji Caïd Essebsi, premier président élu démocratiquement au suffrage universel dans ce pays pionnier du Printemps arabe.

 

Source : jeuneafrique.com

 

 

Tunisie : vingt-six candidats retenus pour la présidentielle

Description imageJeune Afrique - L'instance chargée des élections en Tunisie a présenté samedi une liste finale de vingt-six candidats pour la présidentielle anticipée du 15 septembre, qui permettra d'élire un successeur au chef de l'Etat décédé Béji Caïd Essebsi.

La campagne électorale se déroulera du 2 au 13 septembre en Tunisie et a commencé samedi à l’étranger.

« Il y a 26 candidats à l’élection présidentielle de 2019« , a déclaré Nabil Baffoun, le président de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie), lors d’une conférence de presse à Tunis.

Trois figures de la vie politique, le Premier ministre Youssef Chahed, 43 ans, le président par intérim du Parlement Abdelfattah Mourou, 71 ans, et l’ex-ministre de la Défense Abdelkrim Zbidi, 69 ans, figurent parmi les candidats.

L’Isie a également validé la candidature de l’homme d’affaires et magnat des médias Nabil Karoui, détenu depuis le 23 août après avoir été inculpé de « blanchiment d’argent ». Même des candidatures de personnes condamnées peuvent être acceptées en Tunisie, avait indiqué Nabil Baffoun.

Seulement deux femmes

Seules deux femmes figurent parmi les 26 candidats : l’ancienne ministre du Tourisme Salma Elloumi, et Abir Moussi, une pasionaria du régime du dictateur déchu Zine El Abidine Ben Ali et présidente du Parti destourien libre.

Au total, l’Isie avait approuvé 26 candidatures et en avait écarté 71 au terme de l’examen préliminaire des dossiers le 14 août.

Initialement prévue en novembre, l’élection a été avancée à la suite du décès fin juillet, à 92 ans, de Béji Caïd Essebsi, premier président élu démocratiquement au suffrage universel dans ce pays pionnier du Printemps arabe.

Par Jeune Afrique avec AFP
Source : Jeune Afrique

 

 

Élections en Tunisie : un programme axé sur l’économie pour le parti Ennahdha

Le parti d'inspiration islamiste Ennahdha a présenté vendredi son programme pour les élections législatives tunisiennes prévues en octobre et le scrutin présidentiel du 15 septembre, mettant l'accent sur plus d'équité sociale et économique.

Principale force au Parlement, Ennahdha (Renaissance) a présenté son programme lors d’une réunion à Tunis devant une centaine de ses adhérents, appelant à une plus grande participation de la jeunesse dans l’économie, notamment dans les régions de l’intérieur du pays.

Le développement économique de l’intérieur du pays était l’une des principales revendications de la révolution qui a mis fin à la dictature en 2011. Huit ans après, de nombreuses régions de l’intérieur du pays restent marginalisées.

Les projets d’investissement et les principaux pôles industriels sont concentrés dans la capitale et la côte est, tandis que les régions de l’intérieur, où le taux de chômage est plus élevé, dépendent du secteur agricole.

« Réduire les disparités »

Lors de la présentation de son programme, Ennahdha a dit vouloir aider les jeunes à financer leurs projets, et inciter les professionnels à investir dans les régions de l’intérieur du pays.

Le parti a également proposé d’équiper en énergie solaire 200 000 foyers précaires dans ce pays de plus de 11 millions d’habitants.

« Nous essayerons de réduire les disparités entre les régions et de les éliminer complètement », a déclaré le dirigeant d’Ennahdha, Rached Ghannouchi, dont le parti a soutenu jusque-là le gouvernement du Premier ministre Youssef Chahed, un libéral.

Plus de 15% de chômage

Malgré les avancées démocratiques après la chute de Zine el Abidine Ben Ali en 2011 et une reprise fragile de la croissance après des années de marasme, la Tunisie, berceau du Printemps arabe, peine à répondre aux attentes sociales et à faire baisser un chômage de plus de 15% et une inflation à 6,8%.

Rached Ghannouchi, à qui nombre d’observateurs prêtent l’ambition de briguer la présidence du Parlement tunisien, est candidat à Tunis pour les législatives du 6 octobre. Ennadha a présenté pour la première fois de son histoire un candidat à la présidentielle, Abdelfattah Mourou, chef du Parlement par intérim.

Le parti, qui a annoncé en 2016 renoncer à l’islam politique et veut devenir un simple mouvement conservateur démocrate, n’a pas évoqué dans son programme sa position sur les questions de société ou religieuses.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en Tunisie : pour la première fois, les candidats s’affronteront dans des débats télévisés

Trois débats télévisés incluant les 30 candidats à l'élection présidentielle du 15 septembre prochain seront organisés. Ils seront retransmis en direct sur la chaîne de télévision nationale.

Ces débats sont organisés par la chaîne de télévision nationale Wataniya, la haute autorité de l’audiovisuel (Haica), et la commission électorale tunisienne (Isie), avec l’appui d’une ONG dont le but est de promouvoir la démocratie, Munathara.

« On essaie de permettre aux électeurs de se faire par eux-mêmes une image plus précise de chaque candidat« , a déclaré Lassaad Dahech, PDG de Wataniya. Les trois débats d’une durée de 2h30 chacun, auront lieu les trois derniers jours de la campagne, le 11, 12 et 13 septembre.

Diffusion en direct

Ils donneront à chacun un temps de parole équivalent et seront diffusés en direct sur Wataniya et plusieurs chaînes locales. « C’est la première fois qu’on organise un débat politique [entre les candidats] pendant les élections en Tunisie », a souligné Nouri Lajmi, président de la Haica.

En 2014, lors de la première présidentielle de l’après-Révolution, certains candidats avaient débattu individuellement avec des électeurs. « L’organisation des débats vise à renforcer la démocratie en Tunisie », a indiqué Belabbed Benkerida, fondateur de l’ONG Munathara.

Lors de ce deuxième scrutin démocratique au suffrage universel, 26 candidats s’affronteront. L’une des principales têtes d’affiche, Nabil Karoui, est en prison.

Source : jeuneafrique.com

 

Dawda Jawara, le premier président de la Gambie est décédé

Le premier président de la Gambie indépendante, Dawda Jawara, renversé en 1994 lors du putsch mené par Yahya Jammeh, est décédé mardi à l'âge de 95 ans.

« C’est avec regret que j’ai appris la disparition de l’ancien président Sir Dawda Jawara, décédé à l’âge de 95 ans », a déclaré sur Facebook et Twitter l’actuel chef de l’État Adama Barrow. Il a déploré « une grande perte pour le pays en particulier et pour l’humanité en général ».

Les drapeaux seront mis en berne, ont indiqué le ministre de la Pêche, James Gomez, ainsi que la présidence. Les funérailles d’État de Dawda Jawara se dérouleront jeudi à partir de 16H00 GMT à l’Assemblée nationale.

Né en 1924 dans une famille mandingue musulmane, à Barajally (centre), où son père était commerçant, ce vétérinaire formé au Ghana, puis en Ecosse, était entré en politique en 1960 en devenant le leader du Parti progressiste du peuple (PPP).

Sa carrière gouvernementale, commencée comme ministre de l’Éducation en 1960, s’était poursuivie comme Premier ministre en 1962. C’est à ce poste qu’il négocia et proclama en 1965 l’indépendance de la Gambie.

Son principal succès aura été d’avoir préservé cette indépendance en refusant l’intégration à son puissant voisin, le Sénégal. Il s’est révélé grand manœuvrier pour résister aux pressions du premier président sénégalais Léopold Sédar Senghor, en restant jusqu’en 1970 sous la tutelle de la Couronne britannique, qui l’anoblira.

Sénégambie

Il ne devait mettre fin à cette tutelle qu’en 1970, lorsque la Gambie est devenue une république. Dawda Jawara avait été ensuite élu régulièrement tous les cinq ans, avec une nette majorité, d’abord par l’Assemblée nationale, puis au suffrage universel après la réforme constitutionnelle de 1982.

Un an avant cette réforme, son régime, considéré comme l’un des plus démocratiques du continent, avait survécu à un coup d’État, grâce à l’intervention de l’armée sénégalaise.

Le président Jawara prit alors l’initiative de proposer une confédération à son voisin. Née officiellement en 1982, la Sénégambie sera cependant dissoute sept ans plus tard.

Putsch

En juillet 1994, il avait été finalement renversé lors d’un putsch sans effusion de sang par de jeunes officiers, menés par Yahya Jammeh.
Quittant Banjul à bord d’un navire de guerre américain, il avait obtenu d’abord l’asile au Sénégal. Il s’était ensuite installé à Londres avec sa famille, dont ses deux femmes, pendant une dizaine d’années, avant de rentrer définitivement en Gambie en 2004.

Il s’était réinstallé dans sa résidence de Fajara, dans un quartier chic près de Banjul, confisquée au lendemain du putsch en même temps que d’autres biens, tous restitués après l’amnistie dont il a bénéficié en 2001.

Depuis cette amnistie, il avait annoncé son retrait de la vie politique et effectué un séjour au pays en 2002, au cours duquel il avait été reçu par Yahya Jammeh dans son ancien palais.

Dawda Jawara avait assisté le 18 février 2017 aux cérémonies marquant à la fois l’anniversaire de l’indépendance et l’investiture en Gambie d’Adama Barrow, après le départ en exil en Guinée équatoriale de Yahya Jammeh, épilogue d’une crise à rebondissements de six semaines.

Les défenseurs des droits humains réclament l’extradition de Yahya Jammeh, dont le régime est accusé de tortures systématiques d’opposants et de journalistes, d’exécutions extrajudiciaires, de détentions arbitraires, de disparitions forcées et de viols.

Source : jeuneafrique.com

 

Sommet du G7 : 251 millions de dollars pour l’entrepreneuriat féminin en Afrique

Afin de réduire le déficit de financement estimé à 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs sur le continent, les dirigeants du G7 ont accordé un prêt global de 251 millions de dollars à la BAD, pour soutenir l'initiative AFAWA.

Incendie en Amazonie, guerre commerciale entre le Pékin et Washington, programme nucléaire iranien… Les questions d’actualités géopolitiques ont dominé la couverture du sommet du G7 qui s’est tenu du 24 au 26 août, à Biarritz, dans le Sud-Ouest de la France. Ce sommet réunissant, les chefs d’État de sept des plus grandes puissances économiques mondiales (États-Unis, France, Royaume-Uni, Allemagne, Italie, Japon, Canada) était pourtant consacré à la lutte contre les inégalités.

Dans ce cadre, huit pays non-membres du G7, dont cinq africains, (Afrique du Sud, Australie, Burkina Faso, Chili, Égypte, Inde, Sénégal, Rwanda), et Akinwumi Adesina, président de la Banque africaine de développement (BAD) ont été invités. Ce dernier, aux côtés d’Emmanuel Macron et de l’artiste béninoise Angélique Kidjo, a annoncé le versement d’un prêt global de 251 millions de dollars à l’initiative AFAWA (Action positive pour le financement en faveur des femmes en Afrique), portée par la BAD.

L’AFAWA, lancée en 2016, vise à débloquer l’accès au financement pour les femmes entrepreneuses, et établit un mécanisme d’autonomisation économique. Cette résolution a été adoptée lors du Sommet des chefs d’État de l’Union africaine en janvier 2015, et la BAD a été chargée de sa mise en œuvre.

« C’est un grand jour pour les femmes en Afrique, a salué le président de la BAD, Akinwumi Adesina. Investir dans l’entrepreneuriat féminin en Afrique est un investissement fort de sens car les femmes ne sont pas seulement l’avenir de l’Afrique, elles sont le présent de l’Afrique ! »

Dialogue politique avec les autorités concernées

« Aujourd’hui, les femmes détiennent plus de 30 % des PME en Afrique, mais il existe un déficit de financement de 42 milliards de dollars entre les femmes et les hommes entrepreneurs. Ce déficit doit être comblé, et vite », a-t-il souligné, précisant que la BAD prévoyait d’investir un milliard de dollars dans cette initiative.

Le programme AFAWA repose sur trois piliers. Le premier vise à améliorer l’accès des femmes au financement grâce à des instruments innovants et adaptés, y compris des mécanismes de garantie. Le deuxième pilier est axé sur la prestation de services de renforcement des capacités pour les femmes entrepreneuses (mentorat et formation en entrepreneuriat).

Le troisième pilier se concentre sur l’amélioration de l’environnement juridique et réglementaire, grâce au dialogue politique avec les gouvernements, les banques centrales et les autres autorités concernées.

Source : jeuneafrique.com

 

Alger nomme un nouvel ambassadeur à Rabat

 Alger nomme un nouvel ambassadeur à Rabat Telquel - Le président par intérim algérien Abdelkader Bensalah a nommé un nouvel ambassadeur à Rabat. Il s’agit d’Abdelaziz Benali Cherif qui occupait jusqu'alors la fonction de porte-parole de la diplomatie algérienne.

De nombreux médias algériens annoncent ce jeudi qu’Abdelkader Bensalah, le président algérien par intérim, a procédé à la nomination de plusieurs d’ambassadeurs. Parmi eux, Abdelaziz Benali Cherif. Celui qui occupait jusqu’alors la fonction de porte-parole du ministère des Affaires étrangères algériennes a été nommé à la tête de l’ambassade à Rabat.

Il a auparavant occupé la fonction d’ambassadeur d’Algérie à Madagascar. A Rabat, il remplace à ce poste Mohamed Salah Dembri, en poste depuis 2009. Ce dernier est actuellement le doyen du groupe diplomatique arabe au Maroc.

On rappellera que lors de son traditionnel discours de la Marche verte, prononcé le 6 novembre 2018, le roi Mohammed VI avait fait part de la disposition du Maroc à initier un “dialogue direct et franc avec l’Algérie sœur, afin que soient dépassés les différends conjoncturels et objectifs qui entravent le développement de nos relations”.

Un appel réitéré lors du discours du trône prononcé le 29 juillet dernier, mais resté sans réponse côté algérien.

A noter également que l’Algérie a pris part aux côtés du Maroc, de la Mauritanie et du Polisario aux tables rondes de Genève pour le Sahara. Les quatre parties avaient convenu de se rencontrer pour une troisième table ronde, initialement prévue pendant l’été, avant la démission de l’envoyé personnel du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara, Horst Köhler, au mois de mai dernier.

Ce changement d’ambassadeur à Rabat s’inscrit dans le cadre d’un large mouvement diplomatique chez le voisin de l’Est. Pour le Huffington Post Algérie, “le départ le plus significatif” de ce premier mouvement d’ambassadeur post-Bouteflika est celui de l’ambassadeur d’Algérie à Paris, Abdelkader Mesdoua.

Ce dernier s’était fait connaitre au mois de mars 2019 suite à ses déclarations concernant la “capacité” de l’ancien président algérien Abdelaziz Bouteflika à gouverner. De nouveaux ambassadeurs ont également été nommés pour l’Espagne, les Etats-Unis, mais aussi les Emirats arabes unis.

Depuis le mois d’avril 2019, la diplomatie algérienne est menée par Sabri Boukadoum, représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations Unies à New York entre 2010 et 2019.

Source : Telquel (Maroc)

 

 

Présidentielle en Tunisie : cinq choses à savoir sur le candidat Kaïs Saïed

98 concurrents ont déposé leur candidature auprès de l'Instance électorale en vue du scrutin présidentiel anticipé du 15 septembre. Parmi les 26 dossiers retenus, Jeune Afrique vous présente les principaux prétendants.

À 61 ans, le constitutionnaliste Kaïs Saïed brigue la magistrature suprême ; un objectif qu’il avait annoncé à Jeune Afrique en octobre 2018 et auquel il travaille depuis bien plus longtemps. Son ambition : remanier les institutions tunisiennes, afin qu’elles répondent aux revendications non satisfaites de la révolution. L’universitaire à la retraite fustige également une classe politique attachée à ses privilèges.

• Refus des honneurs

Surnommé Robocop pour sa diction saccadée, le candidat à la présidence n’est pas austère qu’en apparence. Il dit refuser les honneurs et rejeter les ors de la République ; ainsi, il prévoit de ne pas s’installer au palais de Carthage et de conserver son mode de vie – de même que son épouse, qui ne bénéficiera pas du statut de première dame, promet-il. Considéré comme patriote, il assure toutefois qu’il ne votera pas, et compte appeler au référendum pour remplacer l’Assemblée par un Parlement de représentants régionaux.

• Conservateur

Très directif et intransigeant, Kaïs Saïed est un candidat mystère qui déclare que se présenter à la présidence « ne rend pas heureux ». Ce conservateur, concurrent indépendant qui a obtenu plus de 30 000 parrainages citoyens, compte sur un fort soutien parmi les jeunes.

Celui qui ne s’exprime qu’en arabe littéraire assure qu’il ne fera pas campagne, et financera ses déplacements sur ses fonds propres. Une démarche qui le distingue de ses concurrents et qui s’est avérée jusque-là payante, à en croire notamment le sondage du cabinet Sigma Conseil de juin, qui le plaçait en seconde position.

• Anti- ou hors système ?

Alors que ses rivaux piaffent d’impatience, celui qui assure faire sa course seul ne participe à aucune joute pré-électorale, et promet un programme basé sur « une totale réorganisation politico-administrative de la pyramide du pouvoir ».

Une volonté d’en découdre avec le système qui lui permet de séduire un électorat islamiste, mais aussi les intransigeants sensibles à ses promesses anti-corruption

Une volonté d’en découdre avec le système qui lui permet de séduire un électorat islamiste, mais aussi les intransigeants sensibles à ses promesses anti-corruption. Alors que l’intéressé s’est affiché avec certains dirigeants du parti salafiste Hizb Ettahrir et d’autres ultra-islamistes, le réel positionnement et l’absence de soutiens politiques de Kaïs Saïed sont mis en doute.

• Pour un pouvoir décentralisé

Vice-président de l’Association tunisienne de droit constitutionnel, Kaïs Saïed s’était démarqué en se retirant du Comité d’experts chargé de réviser le projet de Constitution en 2011. Pressenti pour diriger l’Instance supérieure indépendante pour les élections (Isie) en 2013, il avait proposé dès 2012 – sans toutefois être entendu – de baser le projet de loi fondamentale sur une inversion totale du système, en donnant un rôle majeur aux régions, et d’en finir avec le pouvoir central.

• Visibilité médiatique

Mis sous le feu des projecteurs à la faveur de l’élaboration de la Constitution adoptée en 2014, il est l’un des juristes les plus sollicités par les chaînes de télévision nationales. Des interventions qui lui ont permis de se créer une renommée académique, malgré une controverse sur le fait qu’il n’a pas le statut de professeur.

En dénonçant les dérives de la transition démocratique, il exprime des positions tranchées sur la situation institutionnelle et les points d’achoppement législatifs à l’Assemblée. Cette visibilité a probablement contribué à en faire l’un des favoris de la course à Carthage.

Source : jeuneafrique.com

 

Algérie : Ali Benflis rencontre Karim Younès et estime que « la présidentielle est la voie la plus réaliste »

Une présidentielle, sous certaines conditions, est la meilleure solution pour sortir l'Algérie de la crise née du mouvement de contestation en cours depuis février, a estimé mercredi Ali Benflis, ex-Premier ministre puis principal adversaire électoral du président déchu Abdelaziz Bouteflika.

Selon un communiqué de son parti, Talaie El Hourriyet, Ali Benflis a reçu mercredi Karim Younès, coordonnateur de « l’Instance nationale de dialogue ». Cet organisme est chargé par le pouvoir de définir les modalités de la présidentielle que souhaitent organiser « dans les meilleurs délais » les autorités, afin d’élire le successeur d’Abdelaziz Bouteflika, contraint le 2 avril à la démission.

Le hirak s’oppose à ce que le pouvoir, qu’il considère encore aux mains des anciens fidèles du président déchu, organise un tel scrutin, et réclame au préalable le démantèlement de l’appareil hérité des vingt ans de présidence Bouteflika, accusé d’avoir orchestré la fraude électorale.

À Karim Younès, « Ali Benflis a exprimé sa conviction que l’élection présidentielle est la voie la plus réaliste, la moins longue, la moins risquée et la moins coûteuse pour le pays, à la condition que soient réunies les conditions politiques, institutionnelles et légales et un environnement favorable » pour un scrutin libre et équitable, énonce le communiqué.

Parmi ces « conditions », l’ancien chef de gouvernement a cité « l’adoption de mesures de confiance et d’apaisement, et des signaux forts de la part des autorités quant à la volonté de garantir la régularité, la transparence et l’intégrité du scrutin ». Il a également réclamé « le départ du gouvernement », nommé par Abdelaziz Bouteflika avant sa démission, la création d’une « autorité électorale indépendante ad hoc » chargée de « l’ensemble du processus électoral, depuis la révision des listes électorales jusqu’à la proclamation des résultats », ainsi que la modification de la loi électorale.

Attachement au « dialogue national »

Premier ministre de Bouteflika lors du premier mandat de ce dernier (1999-2004), et parallèlement secrétaire général de sa formation, le FLN, Ali Benflis avait rompu en 2003 et s’était présenté contre lui l’année suivante. Mais il se retrouve marginalisé, comme l’essentiel des membres de l’opposition institutionnelle, par un mouvement de contestation qui les accuse d’avoir légitimé le pouvoir de Bouteflika en participant au jeu politique malgré les fraudes.

Source : jeuneafrique.com

 

Soudan: cinq civils désignés pour siéger au futur Conseil souverain

La Coalition des forces pour la liberté et le changement a annoncé, ce mardi 20 août, sa liste définitive des cinq civils qui participeront à la nouvelle instance de transition. Cette liste sera transmise plus tard dans la journée au Conseil militaire.

Une première liste avait été trouvée ce dimanche 18 août. Mais des divisions, des désistements et des pressions venant de la base et de certaines forces appartenant à la Coalition pour la liberté et le changement ont conduit à changer cette liste. Un délai supplémentaire de 48 heures a alors été demandé au Conseil militaire.

Parmi les pierres d'achoppement, la base refusait qu'un des chefs de l'Association des professionnels soudanais (APS) figure sur cette liste. L'APS avait promis, en effet, de ne pas participer au Conseil souverain pour pouvoir continuer à jouer son rôle durant la période de transition.

Autre obstacle à surmonter, le refus des candidats appartenant à des partis politiques. Pour éviter les divisons, il a fallu recourir à des experts indépendants.

Deux autres noms proposés sur la première liste ont été refusés en raison de l'âge avancé des candidats. La déclaration constitutionnelle insiste sur la nécessité d'accorder des rôles plus importants aux femmes et aux jeunes.

Des quasi-inconnus

Au final, cinq noms, presque des inconnus, dont une femme, seront transmis au Conseil militaire ce mardi après-midi. Ce dernier doit procéder alors à sa dissolution et à la création du Conseil souverain de transition qui le remplacera.

Si tout se passe comme prévu, les membres du Conseil souverain prêteront serment ce mercredi 21 août. Cet organe, composé de cinq civils, de cinq militaires et d'une onzième personnalité civile choisie par les deux parties, doit superviser une période de transition de 36 mois.

Source : RFI

 

Déjà vu……. La désignation d’un médiateur mauritanien au Soudan est-elle délibérée?

Déjà vu……. La désignation d’un médiateur mauritanien au Soudan est-elle délibérée?Adrar-Info - Nul ne sait. L’intéressé avait officié au Congo. De cette expérience est né un livre: Facilitation dans la tourmente. 2 ans de médiation dans l’imbroglio congolais. Au Soudan, il a dû renouer avec des airs familiers tant des similitudes avec son pays d’origine sont manifestes.

Un rapport tumultueux à l’identité nationale. Dans les 2 pays, le sentiment national est précaire. Une des raisons tient à une polarisation autour d’une identité arabe perçue comme hégémonique et une appartenance « africaine » nivelée.

Les régimes soudanais successifs ont été accusés d’instrumentalisation identitaire. L’instauration d’un « racisme sans race » en est une expression. Le président déchu El Béchir a exacerbé ce clivage. Il a, à des fins partisanes, nourri le spectre d’un ennemi intérieur, le « non arabe ».

Ce qui a conduit à des dérives notamment au Darfour. Le numéro 2 actuel de la junte, Mohamed Hamdane Dagolo (Hemetti) y a joué un rôle terriblement décisif .

A en croire la chercheuse Pauline Brücker, El Béchir aurait imputé les révoltes de décembre à ceux qu’il désigne comme « nègres non arabes ». Le soulèvement avait pourtant des motivations sociales avérées.

Autre point commun. Il est sémantique, celui-là, et porte sur le vocable négro-africain, en cours dans les 2 pays; On le note par exemple sous la plume du journaliste Célian Macé et d’ Eric Nguyen ,auteur de Géopolitique africaine. Dans les 2 pays, on retrouve une langue à vocation hégémonique et assimilatrice:l’arabe, un « idiome interethnique » pour reprendre l’expression euphémisante » d’un ancien diplomate occidental au Soudan.

Lors d’un débat sur Aljazira (édition en anglais), le cinéaste soudanais Hajuj Kuka déplorait que la question identitaire ait été l’angle mort des négociations sur la transition tout en observant que, selon lui, l’identité de son pays ne pouvait se fonder sur une arabité exclusive.

En réponse, son compatriote Abdelwahab Affendi, politologue, objecta que le problème identitaire ne pouvait être réglé politiquement par l’Etat. A ses yeux, celui-ci devait être garant de la bonne gouvernance devant conduire à une issue démocratique. Cette oscillation entre fatalisme et déni est un autre point commun à certains acteurs des 2 pays sur le même sujet.

On notera en revanche qu’en Mauritanie, à la différence du Soudan; l’affiliation religieuse n’est pas (en principe) source de discorde.

Tijane Bal

Source : Adrar-Info (Mauritanie)

 

Algérie : l’armée doit négocier une transition comme les généraux soudanais, selon le FFS algérien

Le Front des forces socialistes (FFS) algérien, doyen des partis d'opposition, a appelé lundi les autorités et l'armée algériennes à s'inspirer de l'exemple soudanais et ouvrir des négociations sur une « transition démocratique » pour résoudre la crise politique en Algérie.

À Khartoum, les militaires au pouvoir et les meneurs de 8 mois de contestation massive ayant abouti en avril à la destitution du président Omar el Béchir, au pouvoir depuis 1989, ont signé samedi un accord organisant une période de transition et ouvrant la voie à un transfert du pouvoir aux civils.

En Algérie, le « Hirak », mouvement de contestation déclenché le 22 février a chassé Abdelaziz Bouteflika de la tête de l’État qu’il occupait depuis 1999.

Mais il continue de réclamer le démantèlement des institutions héritées de l’ancien président aux profit d’institutions de transition. Une revendication catégoriquement rejetée par le pouvoir, toujours aux mains d’anciens fidèles du président déchu.

« L’exemple soudanais devrait inspirer les tenants du pouvoir réel en Algérie et les inciter à ouvrir un dialogue sérieux, inclusif, transparent et sans préalables, pour une transition démocratique effective », estime le FFS dans un communiqué reçu par l’AFP à Alger.

à lire Algérie : Gaïd Salah rejette « catégoriquement » tout « préalable » au dialogue

Par « pouvoir réel », le FFS désigne le haut commandement de l’armée algérienne, longtemps véritable organe de décision en Algérie et revenu aux commandes depuis la démission le 2 avril du président Bouteflika qui avait affaibli son influence.

« Mesures d’apaisement »

Pour sortir de la crise, le pouvoir algérien a lancé un « dialogue » limité aux seules modalités d’organisation d’une présidentielle devant élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, un scrutin refusé par le « Hirak » qui craint des fraudes et ne serve qu’à maintenir le « système » en place.

Le FFS réclame aussi des « mesures d’apaisement nécessaires à la réussite d’un tel dialogue comme la libération des détenus d’opinion et le respect des libertés d’expression, de réunion et de manifestation », des mesures également réclamées par le Hirak et rejetées par le chef d’état-major de l’armée, le général Ahmed Gaïd Salah, véritable homme fort du pays.

Le parti, fondé en 1963, « rend hommage au peuple soudanais, à sa classe politique et à sa société civile » dont la « mobilisation et les sacrifices ont réussi à infléchir la junte militaire, qui refusait toute transition et tout transfert de pouvoir aux civils » et permet d' »entrevoir un début de solution à sa crise politique ».

Source : jeuneafrique.com

 

Nécrologie : Décès de l’ancien Secrétaire général de la FAO Jacques Diouf

Nécrologie : Décès de l’ancien Secrétaire général de la FAO Jacques DioufL’ancien Secrétaire général de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), Jacques Diouf, n’est plus. Le diplomate sénégalais est décédé ce samedi en France à l'âge de 81 ans, des suite d’une longue maladie, ont annoncé ses parents et proches.

Jacques Diouf, né le 1er août 1938 à Saint-Louis, est un diplomate, homme politique sénégalais, qui a exercé les fonctions de Secrétaire d'Etat puis d'Ambassadeur de la République du Sénégal. Il a été aussi Directeur général de l'organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

 

Source : Dakaractu.com

 

Soudan: le Conseil militaire et la contestation signent l'accord de transition

Au Soudan, un accord historique a été signé, ce samedi 17 août. La cérémonie a eu lieu ce samedi après-midi 17 août, à Khartoum, au Friendship Hallen, en présence de chefs d'États et de gouvernement de la région, comme le Premier ministre éthiopien et le président kényan. Ce document est en fait une sorte de feuille de route pour ramener le pouvoir aux mains des civils. L’accord a été signé par Mohammed Hamdan Daglo, le numéro 2 du Conseil militaire, et Ahmed al-Rabie, représentant de l’Alliance pour la Liberté et le Changement, fer de lance de la contestation.

Après 240 jours de contestation, les civils et les militaires ont finalement signé une déclaration constitutionnelle, à savoir un accord pour organiser, dans le détail, la transition vers un pouvoir détenu par les civils. Dès demain, dimanche, le Conseil militaire sera dissous.

Il faut rappeler qu'après la fronde populaire soudanaise, le 11 avril dernier, l'armée destitue Omar el-Béchir, resté 30 ans au pouvoir, et prend ainsi la tête du pays. Cet accord est donc une victoire pour les démocrates, mais cela reste une victoire fragile. Il faudra composer avec les généraux soudanais.

Le Conseil de souveraineté, l'organe exécutif de la transition, sera composé de six civils et de cinq militaires, avec une présidence tournante qui sera d'abord confiée aux militaires.

Le 20 août, Abdallah Hamdok, un ancien économiste, devrait être nommé Premier ministre. Puis, un gouvernement sera formé, au sein duquel deux postes clés, la Défense et l'Intérieur sont réservés à l'armée.

Le travail pour relever le pays pourra ainsi commencer et durera pendant trois ans et trois mois. Des élections générales sont prévues en 2022.

Source : RFI

 

Nigeria : le chef d’un comité anti-corruption suspendu pour « indélicatesses financières »

Le président nigérian Muhammadu Buhari a suspendu mercredi soir de ses fonctions le responsable du comité chargé de recouvrir les biens spoliés de l'État, accusé de corruption et d'avoir falsifié ses diplômes.

Okoi Obono-Obla a été suspendu « avec effet immédiat », dans l’attente des résultats de l’enquête menée par la Commission gouvernementale chargée des affaires de corruption, l’ICPC, a annoncé la présidence sur Twitter. Il fait face à une série d’accusations, dont « la falsification de dossiers et des indélicatesses financières », selon une lettre qui lui a été adressée par le gouvernement.

Il est notamment soupçonné d’avoir utilisé à son bénéfice des fonds saisis dans le cadre de ses fonctions, ainsi que d’avoir falsifié son dossier d’entrée à l’université.

Okoi Obono-Obla proclame son innocence, assurant qu’il est victime d’une cabale montée par des personnes poursuivies par ses services.

L’enquête qui le vise constitue un test pour Buhari, réélu en février pour un second mandat. L’ancien général s’est engagé à lutter contre la corruption endémique au Nigeria, mais ses critiques l’accusent d’avoir surtout visé ses opposants au cours de son premier mandat.

Le Nigeria, première puissance pétrolière du continent, est placé au 148e rang des pays les plus corrompus au monde (sur 180) par Transparency International. La corruption y est un « cancer » selon les propres mots du président.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en Tunisie : 26 candidatures sur 98 validées

26 candidatures à l'élection présidentielle anticipée du 15 septembre ont été validées - dont celles de tous les principaux favoris - et 72 écartées, au terme d'un examen préliminaire des dossiers, a annoncé mercredi l'Instance chargée des scrutins en Tunisie (Isie).

Les candidats dont le dossier a été rejeté peuvent déposer un recours à partir du 15 août, et l’annonce de la liste finale des candidats pour ce scrutin sera dévoilée le 31 août, a déclaré lors d’une conférence de presse, Nabil Baffoun, président de l’Isie.

Parmi les dossiers rejetés figure celui de Mounir Baatour, qui se présente comme défenseur des droits des LGBTQ, bien qu’il soit contesté au sein de cette communauté. La candidature de cet avocat revendiquant ouvertement son homosexualité aurait constitué une première dans l’histoire du pays et du monde arabe.

Présidentielle anticipée

Le premier tour de l’élection présidentielle en Tunisie aura lieu le 15 septembre, la campagne officielle devant se tenir entre le 2 et le 13 du même mois. Initialement prévue en fin d’année, cette élection a été anticipée à la suite du décès de Béji Caïd Essebsi. Premier président démocratiquement élu au suffrage universel, Caïd Essebsi, 92 ans, est mort le 25 juillet. C’est le président du Parlement Mohamed Ennaceur qui assure l’intérim.

Pays pionnier des Printemps arabes de 2011, la Tunisie est parvenue à poursuivre ces dernières années sur la voie de la démocratisation. Ce scrutin présidentiel, et les législatives programmées durant l’automne, font toutefois figure de nouveaux tests pour cette jeune démocratie, qui reste confrontée à d’importantes difficultés économiques et sociales.

Source : jeuneafrique.com

 

Éclairage – 40è anniversaire de la récupération de Oued Eddahab… quand Hassan II distribua des armes de ses propres mains aux Chioukhs des tribus

Éclairage – 40è anniversaire de la récupération de Oued Eddahab… quand Hassan II distribua des armes de ses propres mains aux Chioukhs des tribusArticle19 - Le peuple Marocain célèbre, ce mercredi 14 août, le 40ème anniversaire du retour de la province de Oued Eddahab au sein de la mère-patrie. Quels étaient le contexte, les enjeux géopolitiques de l’époque et les dangers qui menaçaient l’intégrité territoriale du Royaume?

M. Hassan Alaoui, Directeur du site Maroc Diplomatique et ancien patron de la rédaction de Maroc Soir et Le Matin du Sahara rappelle avec objectivité le processus de la décolonisation du Sahara et la récupération de Oued Eddahab (ex-Tris al-Gharbia).

« Voici un témoignage d’un moment que nous avions vécu », souligne-t-il en substance dans cet éclairage.

« Dénommée Rio de Oro sous la colonisation espagnole, cette province extrême-méridionale du Royaume avait été une première fois intégrée à la Mauritanie, suite à l’Accord tripartite signé le 14 novembre 1975, soit quelques jours seulement après le succès de la Marche verte, par l’Espagne, le Maroc et la Mauritanie.

L’Accord de Madrid octroyait ainsi la région du Rio de Oro ( Oued Eddahab) à la Mauritanie, alors dirigée par Mokhtar Ould Daddah, qualifié de « père libérateur de la nation », renversé en 1978 par un de ses hauts officiers de l’armée, Moustapha Ould Mohamed Salek.

L’accord tripartite de Madrid avait valeur de décolonisation parce qu’il s’inscrivait à coup sûr dans la doctrine des Nations unie, et notamment dans les exigences de la 4ème Commission et de la Charte de l’ONU qui préconisait une solution politique négociée entre puissance coloniale – l’Espagne – et partie ayant-droit – le Maroc.

De ce fait, il illustrait la parfaite conformité de la revendication du Maroc avec le droit international, donc la définitive décolonisation du Sahara.

La beiâa et le sens de l’histoire du Maroc

Constamment menacée par le polisario qui avait pignon sur rue dans une Mauritanie fragilisée et surtout dont le gouvernement Ould Mohamed Salek était devenu de plus en plus docile à l’Algérie, la province de Oued Eddahab était récupérée finalement par le Maroc au nom d’un incontournable impératif : la sécurité régionale et la lutte contre les prétentions hégémoniques algériennes.

D’emblée, il convient de souligner la spectaculaire opération de retour de cette province méridionale du Sahara au giron de la nation.

Ainsi, le 14 août 1979, les représentants de toutes les tribus de cette province s’étaient-ils rendus à Rabat accomplir l’acte d’allégeance au Roi du Maroc, feu Hassan II, ils scellaient définitivement leur retour à la mère patrie, suscitant l’ire des militaires algériens, dans un décor de fin de journée quasi surréaliste tant la cérémonie d’allégeance avait épousé de couleurs magiques, un Roi et les princes – Sidi Mohammed et Moulay Rachid – tout de blanc vêtus et nos frères sahraouis, la plupart en bleu et blanc, conférant à la Beiâa sa dimension historique fabuleuse.

La dimension politique, diplomatique, militaire et historique de ce retour au Maroc de Oued Eddahab n’échappait à personne. Et surtout pas aux dirigeants algériens qui en conçurent de l’aigreur, tant il est vrai qu’après la Marche verte, ils furent de nouveau et spectaculairement pris de court par ce qu’on appelait déjà le « deuxième coup de maître de Hassan II ».

En ce jour du 14 août 1979 , le Maroc parachevait désormais la réunification de son Sahara, quatre ans après la Marche verte et l’accord de Madrid, un peu moins de deux ans que le fameux sommet de l’OUA ( Organisation de l’unité africaine) tenu à Nairobi fin 1980 au cours duquel, à la surprise générale, non sans mettre en exergue les droits historiques et juridiques du Maroc, le Roi Hassan II annonça avec conviction son accord de principe pour l’organisation d’un référendum au Sahara.

Il prenait soin en revanche de préciser qu’il s’agirait d’un « référendum confirmatif » dont l’objectif, ni plus ni moins, devait ratifier le rattachement définitif du Sahara au Royaume, tout en entrevoyant une ouverture pour ses populations.

On glosera à l’infini sur la relation de cause à effet entre l’accord tripartite de Madrid de 1975 , le retour de Oued Eddahab en août 1979, le Sommet de Nairobi et les autres événements qui s’étaient succédé en cette période, marquée d’un côté par une réalité géopolitique nouvelle et, de l’autre, par les préparatifs que le gouvernement algérien mettait au point, aux niveaux diplomatique et militaire.

Le retour de Oued Eddahab procédait d’une volonté rédhibitoire de ses populations dans leur totalité qui ne concevaient et n’acceptaient plus désormais leur existence et leur émancipation sous le régime de la Mauritanie. L’accord de Madrid, qui les avait exclues du giron marocain et leur imposait de vivre sous la houlette mauritanienne constituait pour elles la plus grande et douloureuse frustration.

Avant Ould Salek, la Mauritanie sœur fragilisée

Le contexte géopolitique dans lequel survenait le tournant décisif du 14 août 1979 , autrement dit la cérémonie d’allégeance des tribus de Oued Eddahab – haute en couleurs et forte en symboles – ne prêtait à aucune confusion, il était dominé par une course contre la montre maroco-algérienne.

Le pouvoir du président mauritanien, Mokhtar Ould Daddah, chancelait depuis quelques mois sous les coups de boutoir conjugués de l’armée algérienne et du polisario, d’autant plus que les nouveaux dirigeants algériens qui avaient succédé à Houari Boumediene en décembre 1978 ne s’étaient guère écartés de la stratégie de pressions accablantes sur la Mauritanie accusée d’être l’alliée du Maroc.

Les pressions exercées contre la Mauritanie de Ould Daddah, allié du Maroc, participait d’une machiavélique vision d’encerclement du Royaume et, bien évidemment, de cette sinistre théorie de dominos…

Un coup d’Etat militaire renversa en juillet 1978 le président Mokhtar Ould Daddah et le colonel Moustapha Ould Salek, chamarré dans son petit costume d’officier, lui succéda sans encombres. Une nouvelle donne s’était instaurée au sud du Royaume, porteuse d’inquiétude et justifiant une réadaptation géopolitique urgente.

Le polisario s’était, armes et bagages , impunément installé à la frontière sud entre le Maroc et la Mauritanie. Il lançait désormais ses agressions à partir d’Akjoujt contre les populations de Oued Eddahab qui se sentaient menacées voire déstabilisées et, élément déterminant, n’avaient de cesse de proclamer leur marocanité ancestrale.

Une comparaison s’imposait d’emblée avec l’annexion en 1962 de Tindouf – ville marocaine par excellence – contre la volonté des populations qui affichaient leur attachement au Maroc et qui, sans aucune forme de recours furent incorporées par la France manu militari à l’Algérie.

Le syndrome d’encerclement algérien sur le Maroc

Une telle situation plus ou moins prévue ne pouvait échapper à la perspicacité du Roi Hassan II qui, raison et droit historique obligent, ne pouvait l’admettre. Il en saisissait bel et bien l’enjeu stratégique régional et mesurait à quel point cette nouvelle donne impliquait d’ores et déjà la traduction pure et simple du syndrome d’encerclement algérien.

Il n’eut jamais pu s’accommoder de la présence dans cette région des séparatistes, à la solde du pouvoir algérien, une région qui était tout, sauf un « no man’s land »…. Le spectre d’une occupation du Rio de Oro par le polisario le hantait obsessionnellement. De surcroît, il pesait sur les populations, devenues de plus en plus impatientes et agitées…

Nous sommes le mardi 14 août 1979. Arrivés depuis quelques jours à Rabat des villes de la province de Dakhla et de la région, les représentants de près d’une vingtaine de tribus et de sous tribus ( Ouled Dlim, Reguibat, Aït Lahcen , Lâaroussiyine, Izarguiyine, Oulad Cheikh Maa-alaïnine, Ouled Tidrarine, Aït Bâamrane, Mohamed Salem, Bark Allah, Assikab, Tindagha, Fikart et Amghrane ) avaient été reçus dans la cour du Palais royal de Rabat, inondé de lumières, à l’heure où un soleil torride finissait de se couche, laissant place à une lumière bleuâtre et saisissante.

Hassan II, dans sa tenue traditionnelle d’Amir al-Mouminine, accompagné de ses deux fils, le Prince héritier Sidi Mohammed et le prince Moulay Rachid, dominait de sa stature la grande cour au bout de laquelle, drapés dans leur tenue traditionnelle , se tenaient en face de lui, compassés les chefs de la totalité des tribus de Oued Eddahab…

L’allégeance, un référendum à caractère constitutionnel…

C’est Cheikh Ahmed Habib Allah Ould Bouh, doyen et Cadi de Dakhla, qui se fait alors leur porte-parole et s’inscrit dans le cérémonial de ses ancêtres pour proclamer au nom de tous les Sahraouis l’allégeance des populations de Oued Eddahab au Roi du Maroc.

De la même manière, la technologie en moins, cette allégeance, les tribus sahraouies l’avaient continuellement exprimée des siècles durant aux Sultans, la geste et la solennité hissées, la conviction jamais démentie, enfin le sentiment d’appartenance au Royaume du Maroc affiché sur leur fronton. « Nous nous considérons désormais comme les partisans de Amir Al Mouminine, son soutien et ses soldats(…) pour la noblesse de ses actes, pour ses efforts tendant à la libération de la patrie, à sa réunification et à la prospérité de ses sujets… » avait souligné Cheikh Ahmed Habib Allah dans l’incipit de son allocution.

Ce à quoi le Roi Hassan II, tout à sa lucidité prémonitoire, répondra entre autres : « Nous nous faisons un devoir de garantir votre défense et votre sécurité et d’œuvrer sans relâche pour votre bien » !

Ce fut en vérité une manière de serment sacré, il s’inscrit dans le « Kassam d’al-Massira », irrévocable, imprégné sans aucun doute de ce qu’il y a de plus profondément enraciné dans le coeur de cette vertu dénommée Pacte entre le Trône et le peuple, entre le Roi et ses fidèles.

Une dimension quasi messianique qui est au rapport entre les deux ce que l’engagement irréversible est à la fidélité proclamée entre deux forces de la nation. Un Pacte que les Occidentaux et autres n’auront jamais compris.

Hassan II distribua des armes de ses propres mains aux chioukhs

Il convient de rappeler que cette cérémonie du 14 août 1979, n’avait pas seulement une dimension familiale et un caractère de retrouvailles puisées dans la tradition quasi millénaire, elle s’inscrivait dans un contexte politico-militaire interpellateur.

Aidé militairement et financièrement par une Algérie par trop dominatrice et manipulatrice, le polisario multipliait ses agressions au Sahara et entendait occuper par la force Oued Eddahab.

Le Roi Hassan II , après avoir souligné la volonté du Maroc de ne pas laisser les « fils du Maroc » livrés à eux-mêmes, ni non plus exposés aux agressions, procéda alors à la distribution d’armes, de fusils aux représentants des tribus de Oued Eddahab.

Une manière de signifier qu’il n’est pas d’autre solution, en ces circonstances, que d’assurer aussi son autodéfense comme l’avaient fait depuis la nuit des temps ses ancêtres…Le pacte d’allégeance réciproque avait pris alors, après ce geste, une signification qui avait valeur de symbole : il renouvelait le serment prêté par le Roi et par les populations de Oued Eddahab à leur engagement réciproque.

Oued Eddahab refondait le pacte sacré de la Béiâa que le colonialisme espagnol et l’isolement des populations avaient cru en vain occulter voire briser. Oued Eddahab , traduira toujours une sorte de retour aux sources des fondements de l’allégeance telle qu’elle a constamment fonctionné, renouvelant le pacte historique et religieux entre le Roi et les populations, entre celui qui incarne le rôle et la mission d’Amir Al Mouminine et les fidèles, à l’image du verset coranique « Dieu a béni les croyants qui t’ont fait allégeance sous l’arbre » qui décrivait le prophète Sidna Mohammed recevant le serment de la Béiâa à l’ombre d’un arbre…Et l’arbre est à présent symbolisé par l’ombrelle qui « protège Amir Al-Mouminine du soleil »…Sultans et Rois du Maroc ne se sont jamais départis d’une telle tradition, devenue au fil du temps le socle emblématique du règne monarchique. Elle est aujourd’hui inscrite dans la Constitution comme un acte fondateur !

Al Beiâa, confiance et continuité ancestrale du Maroc

Ce 14 novembre 1979, les représentants des tribus du Sahara ont perpétué la tradition en l’occurrence et réitéré leur fidélité à la fois au principe de l’allégeance et au Roi qui la leur rend bien à son tour.

Car, l’allégeance procède d’une volonté partagée Des siècles durant, avant même que le colonialisme ne s’installât au Maroc, leurs arrières parents et leurs parents quittaient le territoire et effectuaient pendant des semaines le voyage à Fès ou à Rabat pour faire acte d’allégeance au Roi.

C’est sur le principe de l’allégeance et des liens historiques et juridiques que le Maroc a fondé son argumentaire en posant en 1974 le problème du Sahara devant la Cour internationale de justice (CIJ) de La Haye et que celle-ci a rendu un verdict sans appel le 15 octobre 1975…

Il est clairement explicité qu’au moment de la colonisation par l’Espagne, des « liens juridiques d’allégeance » ont de tout temps existé entre les tribus du Sahara et le Sultan du Maroc, quelles qu’en fussent les conditions et les circonstances.

Or, l’allégeance illustre, à coup sûr, un pacte de droit , un acte de foi dont les fondements juridiques et partant historique ne se sont jamais, tant s’en faut, accommodés avec le droit occidental, dit positif. La Béiâa incarne, en outre, un dispositif de valeurs religieuses, relevant de l’imamat, qui corroborent aussi les valeurs universelles régissant la politique, la gouvernance voire le comportement de l’homme autant qu’elles défendent la dignité de ce dernier.

Historiquement, et quelle qu’aient été les circonstances, l’allégeance a constitué le fil conducteur par lequel s’est pérennisée la relation de confiance entre les populations du Sahara et les sultans du Maroc, à commencer par les Almoravides, Berbères venus du sud au XIème siècle qui avaient eu le mérite d’unifier le Maroc sous leur coupe, de mettre un terme aux dissidences, d’organiser un Etat centralisé dont les contours géographiques allaient de Tanger jusqu’au fleuve Sénégal.

Il n’est pas rare de lire, encore aujourd’hui, qu’à ce titre, la prière du vendredi était dite au nom du sultan du Maroc, à Gao et Tombouctou…Le 5 août 1890, au moment où elles concevaient et mettaient en œuvre leur politique d’occupation coloniale du Royaume , France et Espagne signaient une convention qui, paradoxalement, constitue une preuve à conviction de la marocanité irréversible des territoires convoités :

à savoir les oasis du Touat, du Tidikelt, de Gourara, d’Igli et du Saoura à l’est, à proximité de l’Algérie et qui ont été arbitrairement incorporés par la suite par la France coloniale à l’Algérie…Ensuite du Sahara marocain qui, au moment de son occupation par l’Espagne en 1884, n’était pas une « terra nullius », ce que la Cour de justice internationale reconnaîtra le 15 octobre 1975 en rendant son avis…Les signataires de la convention de 1890 parlaient d’un « Maroc dont les frontières s’étendaient de Figuig au Cap Blanc ( Nouadhibou, en Mauritanie) et comprenant Saquia al-Hamra et Rio de Oro » ( Oued Eddahab)

Le dernier territoire du Sahara décolonisé

C’est dire que les populations de Oued Eddahab, non contentes d’avoir appartenu depuis des lustres au Maroc, et d’avoir façonné son histoire méridionale – au même titre que les légendaires Mâa al-Aïnine, les Hiba à Smara, les Aït Bâamrane à Sidi Ifni ou Moha ou Hammou Zayani dans le Moyen Atlas – , ont toujours eu à cœur d’affirmer leur attachement au Royaume du Maroc. La colonisation espagnole les en a empêchées pendant quelques décennies, peut-être, mais elle n’est jamais parvenue pour autant à détruire leur appartenance.

Les tribus qui composent les populations de Oued Eddahab, notamment les Ouled Dlim, avaient des attaches irréversibles dans le nord, à Sidi Kacem et dans le Maroc du nord. Quand l’Espagne s’empara du Rio Oro en 1884 pour y créer la Sociedad de Africanistas y colonistas et s’installa officiellement à Villa Cisneros (Dakhla) les Ouled Dlim se soulevèrent pendant dix ans en signe de révolte contre cette présence et en écho à la lutte menée plus loin par un certain Ma al-Aïnine à Tidjijka…

Oued Eddahab constituait le dernier territoire saharien à être décolonisé et réintégré au Royaume du Maroc. La cérémonie du 14 août 1979 officialisait ce retour, parce que la Béiâa que les tribus ont présentée ce jour-là au Roi du Maroc signifiait ni plus ni moins un référendum confirmatif, le libre choix et l’option irréversible d’exprimer leur attachement définitif au Maroc.

Quelque sept mois plus tard, en mars 1980, le Roi Hassan II s’était rendu à Dakhla pour une visite historique où il avait reçu un accueil plus que chaleureux, délirant et enthousiaste…

Cette visite immémoriale , accomplie dans la tradition d’un Roi comme Moulay Ismaïl et d’un Hassan 1er, traduisait ainsi sa volonté de défendre cette province , ses populations et le patrimoine historique du Maroc… Les historiens retiendront donc que le retour de Oued Eddahab au Royaume du Maroc, réalisé avec succès par les populations de la province, est un acte de foi qui entérine définitivement la décolonisation du Sahara et tourne une page controversée ». (Le Maroc Diplomatique.Net)

Par Hassan ALAOUI
Source : Article19 (Maroc)

 

 

Sahara: pas de nouvel Etat en Afrique disent les Américains et… les Espagnols

Sahara: pas de nouvel Etat en Afrique disent les Américains et… les EspagnolsLe360 - Quand l’ex-président mauritanien, Mohammed Ould Abdelaziz, avait affirmé que les pays occidentaux ne veulent pas d’un Etat entre le Maroc et la Mauritanie, il l’aurait dit en pleine connaissance de cause. En tout cas, les Etats-Unis et l’Espagne viennent, peu ou prou, de lui donner raison.

Une nouvelle orientation plus ou moins clairement exprimée par deux pays occidentaux, et non des moindres, pulvérise définitivement le socle «juridique» sur lequel repose le soutien algérien aux séparatistes du Polisario, et qui voudrait que le dossier du Sahara relèverait encore d’un prétendu processus de «décolonisation».

Pas de nouvel Etat en Afrique, estime Washington, alors que Madrid, ancienne puissance coloniale au Sahara, appelle la Mauritanie et le Maroc à sécuriser militairement leurs frontières communes face aux incursions du Polisario. Le tournant est sans équivoque.

En avril dernier, alors qu’il était à son dernier trimestre au pouvoir, l’ex-président mauritanien, Mohamed Ould Abdelaziz, dont le pays est impliqué par l’ONU dans les discussions visant à résoudre le conflit créé autour du Sahara marocain, discussions sur lesquelles il en connaît un bout, avait glissé une «confidence» au journaliste palestinien, Abdel Bari Attwane.

Selon lui, l’Algérie et le Polisario sont en train de prêcher dans le désert, puisque les pays occidentaux ne veulent tout simplement pas d’un Etat entre le Maroc et la Mauritanie. Une confidence que certains faits récents viennent de corroborer.

Le 1er août courant, jour de l’investiture du nouveau président mauritanien, Mohamed ould Cheikh El Ghazouani, le royaume d’Espagne a dépêche son ministre des Affaires étrangères, de l'Union européenne et de la coopération, Josep Borrell, à la tête d’une imposante délégation espagnole.

Après la cérémonie du passage de témoin entre les deux présidents mauritaniens, le ministre espagnol a été reçu en tête à tête par Ghazouani. Il lui «a souligné l’importance que l’Espagne attache à ses relations avec la Mauritanie, un pays ami et un partenaire clé de la région stratégique du Maghreb avec lequel nous entretenons de forts liens humains, culturels et historiques, et qui constitue un modèle de stabilité dans la région», selon les termes d’un communiqué du ministère espagnol des Affaires étrangères.

En effet, en plus d’importants intérêts économiques (pêche maritime surtout), l’Espagne dispose à Nouadhibou (au nord-ouest du pays) d’un imposant dispositif de sécurité composé d’éléments de la Guardia civil et de l'Équipe de coopération Internationale (ECI) conjointe de la police nationale, un poste avancé chargé d’empêcher les flux de migrants clandestins de rejoindre illégalement les Iles Canaries à partir du couloir Atlantique longeant la Mauritanie.

Des patrouilles maritimes mixtes, avec les garde-côtes mauritaniens, soutenues par des missions de reconnaissance aériennes, ont permis de quasiment fermer cette voie d’accès à l’Europe.

D’ailleurs, Josep Borell a rendu visite aux forces espagnoles présentes à Nouadhibou depuis maintenant dix ans, devant lesquelles il «a salué la coopération exemplaire entre les deux pays en matière de migration et de sécurité».

C’est justement ce souci sécuritaire qui a poussé le chef de la diplomatie espagnole à sonner le tocsin pour mettre le holà aux obstructions que le Polisario mène sporadiquement dans les parages du passage d’El Guerguerat.

Surtout que la petite portion de la côte Atlantique incluse dans la zone tampon peut servir de point de départ vers l’Europe pour des migrants clandestins, des trafiquants de drogue ou des terroristes.

Il a été soutenu dans cette démarche par un autre haut diplomate espagnol, Angel Losada, le représentant spécial de l'Union européenne auprès du G5 Sahel, lui aussi reçu au palais présidentiel par Ghazouani, auquel il a exprimé les mêmes inquiétudes et la nécessité d’y faire face.

Il faut ajouter qu’en plus des préoccupations sécuritaires, les intérêts économiques de l’Union européenne sont également en jeu car de nombreux camions frigorifiques espagnols (chargés de poisson) partant de Nouadhibou, et de marchandises venant d’Europe empruntent régulièrement cette voie terrestre reliant le Maroc à la Mauritanie.

Pour l’Espagne, il s’agit donc bien d’une frontière marocco-mauritanienne, puisqu’elle exige désormais que ces deux pays voisins prennent leurs responsabilités en mettant sur pied une force commune qui aura pour mission de sécuriser l’important trafic routier de marchandises entre l’Union européenne, le Maroc et le continent africain.

Pour sa part, et sur la foi d’un récent reportage au Sahara marocain réalisé par le quotidien new-yorkais The Wall Street Journal, et publié dimanche dernier, l’administration américaine aurait toujours soutenu, en privé du moins, la marocanité du Sahara.

En effet, pour les Etats-Unis, l’option indépendantiste comme solution au conflit saharien est écartée, même si John Bolton, conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, «met le poids de la Maison-Blanche derrière un plan litigieux pour résoudre le conflit du Sahara occidental en serrant la vis aux Nations Unies et en essayant de forcer les parties rivales à conclure un accord», écrit The Wall Street Journal.

Et de conclure que les hauts responsables américains ont toujours et «clairement fait savoir que Washington ne soutiendrait pas un plan visant à créer un nouvel Etat en Afrique».

Par Mohammed Ould Boah
Source : Le360 (Maroc)

 

Sénégal : les instances du PDS remaniées au profit de Karim Wade

Toujours en exil au Qatar, le fils de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade va occuper un poste clé au sein du Parti démocratique sénégalais (PDS, opposition) dirigé par son père, qui a écarté Oumar Sarr de la direction du parti.

Karim Wade, 58 ans, a été désigné secrétaire général adjoint du PDS « chargé de l’organisation, de la modernisation et de l’élaboration des stratégies politiques » du parti, indique le communiqué du PDS publié dans la soirée du 9 août et signé de son secrétaire général national, Abdoulaye Wade.

En procédant à une refonte de la direction du PDS, l’ex-président sénégalais, âgé de 93 ans, a promu son fils et ses proches. Mais il en a également profité pour écarter des personnalités considérées comme dissidentes.

Oumar Sarr écarté

C’est en particulier le cas de l’ex-numéro deux du PDS, Oumar Sarr, qui ne fait plus partie de la direction du parti, ce poste étant désormais occupé par Bara Gaye, considéré comme un très proche de Karim Wade. Après la réélection du chef de l’État Macky Sall en février, Oumar Sarr avait accepté de participer à un « dialogue national », rejeté par Abdoulaye Wade.

à lire Sénégal : Abdoulaye Wade, la politique dans le sang

Samedi matin, les titres de la plupart des journaux sénégalais étaient sans équivoque sur le sens de cette refonte de la direction du PDS opérée par l’ex-président Wade. « Karim prend concrètement le pouvoir », « Dévolution monarchique au PDS », « Oumar Sarr out, Karim aux commandes », pouvait-on lire dans la presse nationale.

Exil au Qatar

Karim Wade a toujours été proche de son père, dont il a été conseiller et ministre. Il avait été condamné en 2015 à six ans de prison ferme et à plus de 210 millions d’euros d’amende pour « enrichissement illicite » du temps où son père était président, ce qu’il a toujours nié. Après trois ans de prison – dont deux en préventive – , il a bénéficié d’une grâce présidentielle et a été libéré le 24 juin 2016. Il vit depuis en exil au Qatar.

Source : jeuneafrique.com

 

Présidentielle en Tunisie: le tour d'horizon des poids lourds de l'élection

En Tunisie, la date limite du dépôt des candidatures pour le scrutin présidentiel anticipé est fixée à ce vendredi 9 août au soir. Au moins 69 candidats ont déposé leur dossier auprès de l'Instance indépendante chargée de ces élections (Isie) qui sont prévues le 15 septembre. Rien que ce vendredi, 13 nouvelles candidatures ont été déposées, dont celle de Youssef Chahed, le Premier ministre, qui ne démissionne pas de ses fonctions.

Le Premier ministre tunisien est l'un des derniers candidats à avoir officialisé sa candidature. Cet ingénieur de formation se présente comme le candidat de la nouvelle génération, de la rupture. Lorsque son parti, Tahya Tounes, l'a investi le 25 juillet, il avait annoncé se positionner contre « l'ancien système, les anciennes pratiques et les anciennes mentalités ».

C'est d'ailleurs lui qui a fondé le parti Tahya Tounes en janvier dernier, à la suite d'une scission de Nidaa Tounes et en protestant contre la corruption au sein de ce parti. Tahya Tounes est aujourd'hui le premier parti libéral au Parlement.

Youssef Chahed devrait cependant avoir fort à faire face à d'autres candidats, puissants, comme le ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi, l'un des favoris qui se présente comme indépendant. Face aussi à Abdel Fatah Mourou, vice-président du parti d’inspiration islamiste Ennahdha. Ce candidat a également officialisé sa candidature ce vendredi. Ennahdha est la troisième force politique du pays, mais le premier au Parlement.

Les candidatures validées ou non d'ici la fin du mois d'août

Mohsen Marzouk, du parti Machrou Tounes, a lui aussi présenté sa candidature aujourd’hui. Il rejoint ainsi d'autres personnalités qui ont déposé leur candidature comme Moncef Marzouki, l'ancien président, Mehdi Jemaa, l'ancien Premier ministre ou encore Nabil Karoui, un homme d'affaires controversé. Des candidats moins connus en politique font également parler d'eux comme Abir Moussa, sympathisante de l'ancien régime de Ben Ali, ou l'avocat Mounir Baatour, chef du parti libéral et avocat homosexuel.

L’Instance se donne jusqu'à la fin du mois pour annoncer les noms des candidats éligibles qui réunissent toutes les conditions nécessaires pour participer à l’élection.

Source : RFI