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Politique en Afrique

La Jordanie ouvre un consulat général à Laâyoune

La Jordanie ouvre un consulat général à LaâyouneSahara Médias - Le Royaume hachémite de Jordanie a ouvert jeudi un consulat général à Laâyoune, la 11ème représentation diplomatique inaugurée dans la capitale du Sahara marocain depuis un peu plus d’un an.

La cérémonie d’ouverture de ce consulat a été présidée par le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, Nasser Bourita, et le vice-Premier ministre, ministre jordanien des Affaires étrangères et des Expatriés, Ayman Al-Safadi.

La Jordanie devient ainsi le 11ème pays à avoir inauguré un consulat à Laâyoune, après les Émirats arabes unis, le Bahreïn, la Côte d’Ivoire, les Iles Comores, le Gabon, Sao-Tomé-Et principe, la République centrafricaine, le Burundi, Eswatini et la Zambie.

Source : Sahara Médias

Niger: l'opposant Hama Amadou transféré à la prison de Filingué

Affiche de campagne de Hama Amadou lors des élections de 2016. L'opposant a été emprisonné lundi 1er mars 2021 à Niamey après trois jours de garde à vue pour son rôle présumé dans les troubles ayant suivi la proclamation des résultats de la présidentielle au Niger.L’opposant du Moden Fa Lumana Africa, Hama Amadou, a été conduit lundi soir, après un peu plus de 72 heures de garde à vue, à la prison de Filingué. Il s’était lui-même rendu à la police judiciaire de Niamey vendredi dernier. Il est soupçonné d’être derrière les troubles survenus mardi dernier, au moment de la proclamation des résultats provisoires du second tour de la présidentielle, contestés par l’opposition.

Hama Amadou est sous le coup d’une dizaine de chefs d’accusation, dont propagande à caractère raciste, propos de nature à dresser les citoyens les uns contre les autres, et complicité dans des manifestations et destructions de biens. L’opposant est soupçonné d’être responsable des échauffourées qui ont duré plusieurs jours, suite à la proclamation des résultats provisoires de la présidentielle.

L’un de ses avocats, maitre Boubacar Mossi, dénonce une « justice des vainqueurs ». Il affirme que son client n’a jamais commenté les résultats provisoires des élections, et qu’il n’est pas juridiquement responsable du parti auquel il appartient.

Pour la présidentielle, Hama Amadou a apporté son soutien au candidat du RDR-Tchanji, puisque sa propre candidature a été invalidée par la Cour constitutionnelle. La coalition de soutien à Mahamane Ousmane, a appelé à la libération de toutes les personnes interpellées et rappelé que Hama Amadou n’était candidat à rien.

Plusieurs autres personnes ont été placées sous mandat de dépôt, dont le général à la retraite Moumouni Boureima, dit « Tchanga ». Il a été conduit à la prison de Ouallam, à une centaine de kilomètres de la capitale

Sénégal : Ousmane Sonko perd son immunité parlementaire

Sénégal : Ousmane Sonko perd son immunité parlementaireJeune Afrique - L’Assemblée nationale a voté vendredi la levée de l’immunité du député d’opposition visé par une plainte pour viols. Une procédure jugée « viciée et illégale » par Ousmane Sonko, qui a déjà annoncé qu’il ne répondra à aucune convocation de la justice.

L’issue du vote ne faisait aucun doute. Enclenchée le 9 février, la procédure de levée d’immunité de l’opposant Ousmane Sonko s’est achevée vendredi vers 14h. Les députés étaient appelés à se prononcer lors d’un vote à main levée, au cours d’une session plénière mouvementée, organisée à huis clos mais filmée par une député présente.

Tandis qu’un important dispositif sécuritaire avait été mis en place autour du bâtiment, auquel les journalistes n’avaient pas accès, plusieurs députés de l’opposition ont déclaré ne pas se rendre à l’Assemblée, qualifiant le vote de « mascarade ».

L’affaire Sweet Beauté

Les députés ont donc choisi d’approuver les recommandations de la commission ad hoc chargée d’examiner la procédure. Dans le rapport de la commission consulté par Jeune Afrique, les députés établissent que « le député Ousmane Sonko doit aller se défendre devant la justice et l’accusatrice doit avoir la possibilité de se défendre devant la justice, seule compétente pour dire le droit et faire triompher la vérité ».

« Au regard du caractère sérieux de la saisine et des accusations graves contre le député Ousmane Sonko, la commission a adopté, à une très large majorité, la décision de recommander à la séance plénière de lever [son] immunité parlementaire pour permettre à la justice de poser les actes, conduire les procédures et appliquer les dispositions de la loi pour aboutir à la manifestation de la vérité », a conclu la commission.

Ce rapport s’est basé sur un dossier constitué notamment des procès-verbaux des auditions réalisées par les gendarmes suite à la plainte déposée le 3 février contre Ousmane Sonko.

Dans celle-ci, l’employée du salon de massage le Sweet Beauté accuse l’opposant de l’avoir violée et menacée de mort sur son lieu de travail, à plusieurs reprises. Le député a admis être un client régulier de ce salon, qu’il dit fréquenter pour des « raisons médicales », mais nie les accusations de la plaignante.

Ce dernier avait déjà annoncé, jeudi soir face à la presse, qu’il ne comptait pas répondre à une éventuelle convocation de la justice. Une posture en contradiction avec celle qu’il avait prise le 7 février dernier, lorsqu’il s’était dit prêt à répondre à la justice dès lors que son immunité serait levée. « Je ne répondrais pas si la levée d’immunité n’est pas légale », a justifié Ousmane Sonko.

Procédure « expéditive » ?

L’opposition a en effet dénoncé plusieurs vices de formes dans la procédure menée à l’Assemblée nationale. Le 20 février, deux députés de l’opposition ont même démissionné de la commission ad hoc, dénonçant le manque d’indépendance d’une Assemblée largement acquise à Benno Bokk Yakaar, (BBY, la coalition présidentielle), qui détient 125 députés sur 165. Une démission qualifiée de « fuite en avant » par le président de la commission Pape Birame Touré, membre de la majorité.

« Il y a eu obstruction, a dénoncé l’un des démissionnaires vendredi à l’Assemblée, le député Moustapha Mamba Guirassy. Nous n’avons eu aucune possibilité d’aller au fond du dossier pour statuer pour savoir si on pouvait lever l’immunité de notre collègue. »

La procédure a été « expéditive », a également dénoncé Ousmane Sonko jeudi, ironisant sur la vitesse d’exécution de sa levée d’immunité, « le seul domaine où Macky Sall fait du fast track », en référence à une expression chère au chef de l’État s’agissant des réformes qu’il initie.

Sonko a également pointé du doigt le juge d’instruction chargé de l’affaire, Mamadou Seck, « faible et non indépendant », membre « du triangle des Bermudes judiciaires » également composé du procureur de la République Bassirou Guèye et du doyen des juges Samba Sall selon le leader de Pastef.

Accusations

« Je suis le protagoniste malgré moi de ce feuilleton que ne mérite pas notre nation », a-t-il affirmé, dénonçant une « machination politique sordide aux conséquences imprévisibles ». Il a d’ailleurs affirmé avoir été placé sous surveillance.

Au cours d’une longue diatribe, il s’est adressé directement au président Macky Sall, qu’il accuse d’être à la tête de ce complot visant à l’écarter du jeu politique. « Nous connaissons vos viles méthodes, mais je peux vous assurer que nous avons du répondant », lui a lancé Ousmane Sonko.

Macky Sall s’est exprimé au sujet de cette affaire pour la première fois cette semaine lors d’un entretien accordé à nos confrères de RFI, évoquant une « affaire regrettable ». « Il y a une accusation, des procédures, il ne faut pas mêler le président à ça. J’ai suffisamment de choses à faire pour comploter des choses aussi basses », a-t-il ajouté.

Le spectre du mandat de dépôt

«[M’]arrêter le plus rapidement possible, décerner un mandat de dépôt, ouvrir une instruction non limitée dans le temps pour me laisser pourrir et me radier de la liste électorale, et ternir mon image auprès des Sénégalais : voilà l’objectif de Macky Sall », a rétorqué l’opposant, qui a fait appel au « droit constitutionnel, naturel et individuel de résistance à l’oppression ».

Le 8 février, des heurts avaient opposé ses partisans et les forces de l’ordre devant son domicile, alors que l’opposant avait refusé de se rendre à la convocation que lui avaient adressé les gendarmes.

Après Karim Wade, cadre du Parti démocratique sénégalais, condamné à six ans de prison en 2016 pour enrichissement illicite et désormais exilé au Qatar et Khalifa Sall, ex-maire de Dakar gracié de sa peine pour détournements de fonds public mais aujourd’hui inéligible, Ousmane Sonko sera-t-il le prochain opposant à visiter les cellules de la prison dakaroise de Rebeuss ?

Le Pastef se prépare quoi qu’il en soit à « l’arrestation illégale et imminente » de son leader ». « On s’achemine vers sa convocation devant le juge. S’il ne répond pas, la justice peut venir le cueillir, glisse un responsable du parti. Nous n’avons jamais envisagé l’avenir du parti sans lui, mais aujourd’hui, ça va peut-être être le moment de se poser la question. »

Par Anne-Sophie Faivre Le Cadre et Marième Soumaré

 

Les Algériens dans la rue, le Hirak se remet en marche face au pouvoir

Les Algériens dans la rue, le Hirak se remet en marche face au pouvoirTV5 MONDE - Après un an d'arrêt, Covid oblige, des milliers d'Algériens sont descendus dans la rue vendredi, marquant un retour spectaculaire des marches hebdomadaires du mouvement de protestation populaire Hirak face à un pouvoir sur ses gardes.

Malgré l'interdiction des rassemblements pour raisons sanitaires, plusieurs imposants cortèges se sont formés sitôt après la prière dans des quartiers d'Alger, notamment à Bab El Oued, pour rejoindre le centre-ville.

"C'est grandiose. C'est comme les grands vendredis du Hirak", a confié Yacine, un protestataire, à propos des défilés hebdomadaires interrompus après le 13 mars 2020 en raison de la pandémie due au coronavirus.

A Alger, les manifestants ont été aussi nombreux que lundi quand des milliers de personnes ont défilé à l'occasion du 2e anniversaire du Hirak, déclenché le 22 février 2019 et qui avait forcé l'ex-homme fort Abdelaziz Bouteflika à quitter le pouvoir, selon des témoins.

Les forces de l'ordre ont utilisé matraques et gaz lacrymogène quand des manifestants ont forcé un barrage pour rejoindre la Grande Poste, lieu emblématique des rassemblements antirégime, selon une vidéo diffusée par le site internet d'information Interlignes.

"Ni islamiste ni laïc mais hirakiste", pouvait-on lire sur une affiche brandie par la foule qui scandait "Un Etat civil et pas militaire", une des principales revendications des contestataires qui réclament une "démilitarisation" de l'Etat.

Les slogans phares du Hirak ont été également repris : "Le peuple veut la chute du régime !", "Algérie libre et démocratique !" ou encore "Silmiya, silmiya (pacifique) !", une allusion à la nature non violente du mouvement.

Le vice-président de la Ligue algérienne pour la défense des droits de l'Homme (LADDH), Saïd Salhi, a fait état, sur sa page Facebook, de près de 500 personnes interpellées dans une vingtaine de wilayas (préfectures), dont la plupart ont été relâchées en fin de journée.

- "Conscience et responsabilité" -

Comme si le temps était resté suspendu pendant un an, les mêmes foules, les mêmes drapeaux et les mêmes chants ont réinvesti la rue.

"On ne reviendra pas en arrière", ont scandé des femmes regroupées en marge de la marche à Alger, tandis que les derniers manifestants se sont dispersés dans le calme.

Des rassemblements ont également eu lieu en province, notamment à Bejaïa et Tizi Ouzou, en Kabylie (nord-est), à Bordj Bou Arreridj (est) et à Oran et Tlemcen (nord-ouest).

Jeudi, des militants du Hirak avaient appelé sur les réseaux sociaux à respecter le port du masque au cours des manifestations, après le relâchement observé en début de semaine.

"La port du masque sanitaire nous protège", "Notre Hirak se poursuit avec conscience et responsabilité", pouvait-on lire sur des affiches publiées en ligne par le collectif de la diaspora algérienne Ibtykar.

Nombreux cependant étaient ceux à ne pas le porter.

Cette mobilisation massive "confirme bien le retour irréversible et la volonté de poursuite du Hirak avec la même détermination et le même attachement au revendications, notamment de libération du champ démocratique et de changement effectif du système", a déclaré à l'AFP M. Salhi.

- "Votre départ" -

"(...) Le peuple est dans la rue. Il faut maintenant lui proposer une offre politique, celle qu'il réclame. Il faut la structurer, lui donner des mots, un sens, un mode d'emploi, une ligne conductrice. Il faut faire une offre politique au pouvoir", a plaidé un internaute algérien sur Twitter.

Amnesty International a dénoncé cette semaine "une stratégie délibérée des autorités algériennes visant à écraser la dissidence". "Une stratégie qui vient contredire leurs promesses en matière de respect des droits humains".

Vendredi, à Genève, la Haute-Commissaire de l'ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a invité le gouvernement algérien à continuer sur la voie du dialogue et à "immédiatement libérer tous ceux détenus pour avoir participé pacifiquement à des manifestations".

Mme Bachelet, qui s'exprimait devant le Conseil des droits de l'homme (CDH), à l'occasion de la présentation de son rapport annuel, a salué la récente décision du président Abdelmadjid Tebboune d'appeler à des élections législatives anticipées et de gracier quelques dizaines de détenus d'opinion.

M. Tebboune a ainsi tenté de reprendre la main, après une longue hospitalisation à l'étranger, et d'apaiser la crise politique, sociale et économique qui ébranle le plus grand pays du Maghreb.

"Vous avez attisé dans nos coeurs une révolution qui ne peut s'éteindre qu'avec votre départ", lui a répondu vendredi un groupe de manifestantes.

AFP

 

Présidentielle au Niger : des heurts éclatent, l'opposition clame sa victoire

Présidentielle au Niger : des heurts éclatent, l'opposition clame sa victoireFrance24 - La tension est montée d'un cran, mercredi, au Niger où l'opposition a revendiqué sa victoire à la présidentielle après l'annonce officielle de celle du candidat du pouvoir, Mohamed Bazoum. Cette situation a provoqué des manifestations de mécontentement dans plusieurs villes du pays.

Le candidat de l'opposition au Niger, Mahamane Ousmane, a revendiqué, mercredi 24 février, la victoire à la présidentielle de dimanche dans un discours reçu par la presse au lendemain de l'annonce officielle des résultats provisoires par la Commission électorale donnant pour vainqueur Mohamed Bazoum, candidat du pouvoir.

"La compilation des résultats des PV en notre possession à travers nos délégués dans les différents bureaux de vote nous donnent gagnants avec 50,3 % des voix", a affirmé Mahamane Ousmane depuis son fief de Zinder, dans le sud-est du pays, dans un discours dont une vidéo a été reçue par l'AFP et authentifiée auprès de cadres de son parti.

L'accès au réseau internet était très réduit mercredi matin dans la capitale Niamey et à Zinder, deuxième ville du pays, sans qu'un lien direct avec la revendication de Mahamane Ousmane puisse être clairement établi.

À Agadez, dans la circonscription de Timia, "le taux de participation de 103 % a été rapporté avec un score de 99 % en faveur du candidat du pouvoir", a accusé le candidat de l'opposition dans son discours prononcé dans la nuit de mardi à mercredi depuis son fief de Zinder, selon son parti. "Dans ces zones, nos délégués ont été contraints sous la menace d'armes à feu à signer les PV, sans aucune possibilité de porter des observations", a-t-il affirmé.

Des heurts dans la capitale

Cette annonce a été suivie mercredi matin par des heurts dans la capitale, notamment dans le quartier central du grand-marché où au moins une station essence Total a été vandalisée.

Des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre – les premiers jetant des pavés contre les seconds répondant par des gaz lacrymogènes – ont également été constatés par des journalistes de l'AFP.

La veille, la Commission électorale nationale indépendante (Céni) avait donné vainqueur, avec 55,75 % des voix, Mohamed Bazoum, dauphin du président sortant Mahamadou Issoufou, selon des résultats provisoires qui doivent être confirmés par la Cour constitutionnelle.

Un "hold-up électoral", selon l'opposition

Avant cette annonce, l'opposition avait déjà dénoncé un "hold-up électoral" et demandé la suspension de l'annonce des résultats. Des heurts sporadiques avaient alors eu lieu à Niamey, des jeunes marchant dans les rues du centre-ville en jetant des pierres vers les forces de l'ordre.

Aux abords du siège du parti au pouvoir où Bazoum a fait une déclaration en saluant le score d'Ousmane et en souhaitant "que nous regardions dans la même direction", des gaz lacrymogènes avaient été tirés contre des manifestants tentant de s'en approcher.

La nuit a ensuite été agitée dans la capitale et à Dosso, à 100 km au sud de Niamey, où des affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont eu lieu. À Niamey, au moins un commissariat et des boutiques de présumés proches du pouvoir ont été saccagés par des manifestants.

À Dosso, le siège d'un parti allié au pouvoir qui avait appelé durant l'entre-deux tours à voter pour Bazoum, a été partiellement incendié durant la nuit, selon des habitants. À Zinder, aucune manifestation n'a été rapportée durant la nuit, mais un important dispositif de police était déployé en ville depuis mardi soir, selon un journaliste local.

La vraie réussite du scrutin dans ce pays sahélo-saharien à l'histoire marquée par les putschs et déjà confronté à de multiples défis, dont celui des attaques jihadistes, réside dans l'acceptation des résultats par toutes les parties une fois les résultats annoncés, selon de nombreux observateurs.

Entre les deux tours, l'opposition avait déclaré qu'elle ne reconnaîtrait pas les résultats si elle les estimait entachés de fraudes. Elle avait déjà dénoncé des irrégularités lors du premier tour, mais avait été déboutée par la justice.

Si elle avait refusé de participer à la Céni au premier tour, elle l'avait finalement rejointe pour le second. "Si l'opposition a des doutes, elle doit pouvoir disposer d'éléments de preuves" à transmettre à la Cour constitutionnelle, a relevé Mohamed Bazoum mardi soir à la presse.

Avec AFP

 

Tunisie : Ghannouchi veut un Maghreb sans le Maroc et la Mauritanie

Vidéo. Tunisie : Ghannouchi veut un Maghreb sans le Maroc et la MauritanieYabiladi - Le chef du Parti Ennahda et président du Parlement tunisien ne se prive pas d’étaler publiquement sa proximité avec l’Algérie.

Il en a apporté une nouvelle preuve à l’occasion d’une interview accordée, mardi, à la Radio Diwan FM, en plaidant pour un Maghreb à trois, composé uniquement de l’Algérie, la Tunisie et la Libye. «Ce noyau doit être le point de départ de la relance du rêve de l’Union du Maghreb Arabe, qui contribuera à résoudre les problèmes de la Tunisie dans un cadre régional», a-t-il souligné.

Ghannouchi a confié qu’il souhaite que ce «noyau» réalise de grands projets, tels «l'ouverture des frontières entre les trois pays et l'unification de la monnaie car l'avenir de ces pays du Maghreb est commun».

Le président d’Ennahda a, par ailleurs, qualifié ses relations avec le président algérien Abdelmadjid Tebboune d’«excellentes».

La proximité entre le voisin de l’Est et le chef d’Ennahda a été scellée lors des visites qu’il a effectuées à Alger en 2013, 2014, 2016 et 2017 où il a été accueilli avec les honneurs dus à un chef d'Etat et reçu par l’ancien président Abdelaziz Bouteflika. Une alliance qui dure encore malgré le changement de locataire au Palais d'Al Mouradia.

Suites aux sorties de l’ancien président tunisien, Moncef Marzouki, accusant l’Algérie d’avoir avorté la révolution du jasmin, la direction d’Ennahda avait salué dans un communiqué «les positions algériennes en appui à la Tunisie, particulièrement à l'expérience démocratique émergente dans le pays, et les efforts des deux pays pour consolider la coopération entre eux, notamment dans le domaine économique, la lutte contre le terrorisme et faire face à la pandémie du Covid-19».

Source : Yabiladi

Niger : Mohamed Bazoum élu président face à Mahamane Ousmane

Mohamed Bazoum lors de la campagne pour la présidentielle 2020Le candidat du parti au pouvoir, Mohamed Bazoum, a été élu lors du second tour de l’élection présidentielle, avec 55,75% des voix, selon les résultats provisoires de la Ceni. Il devance l’opposant Mahamane Ousmane.

Selon les résultats provisoires annoncés par la commission électorale nationale et indépendante (CENI), Mohamed Bazoum a remporté le second tour de l’élection présidentielle, qui s’est tenu le 21 février dernier. Le candidat du Parti nigérien pour la démocratie et le socialisme (PNDS, au pouvoir) a remporté 55,75 % des suffrages (2 501 459 voix).

L’ancien ministre de l’Intérieur devance l’opposant Mahamane Ousmane (44,25 % des suffrages et 1 985 736 voix), qui avait reçu le soutien de Hama Amadou, de Salou Djibo ou encore d’Ibrahim Yacouba. Mohamed Bazoum avait quant à lui bénéficié du ralliement, entre les deux tours, de Seini Oumarou et d’Albadé Abouba (8,95 % et 7,07 % des suffrages au premier tour).

Mohamed Bazoum l’aurait emporté largement dans les régions de Tahoua, Agadez et Diffa, et arrive également en tête à Maradi et, de justesse, à Zinder, où les scores sont cependant très serrés (340 397 voix contre 340 249). Mahamane Ousmane gagne quant à lui à Dosso et, surtout, dans les centres urbains de Tillabéri et Niamey.

Présidentielle au #Niger : selon les résultats de la totalité des 266 communes, Mohamed Bazoum l'emporterait avec 2 501 459 voix contre 1 985 736 pour Mahamane Ousmane, lequel a cependant déjà contesté ces chiffres.

Huit agents électoraux tués

Ces chiffres provisoires doivent encore être validés par la Cour constitutionnelle, qui ne proclamera pas les résultats définitifs avant plusieurs semaines. La mission d’observation de la Communauté des États sahélo-sahariens (CEN-SAD) a « exhorté tous les candidats en lice à respecter les résultats issus des urnes et à recourir aux procédures et aux voies légales pour le règlement de tout contentieux ».

« Si jamais les citoyens constatent que ces élections ont encore (…) été des élections truquées, je crains que la situation soit difficile à gérer », avait déclaré Mahamane Ousmane après avoir voté à Zinder le 21 février. Mardi 23 février, la direction de campagne de l’ancien président a encore contesté les résultats et dénoncé un « hold-up électoral ».

La tension est ensuite montée d’un cran à l’annonce des chiffres provisoires, notamment à Niamey, où plusieurs dizaines de partisans de l’opposition sont descendus dans la rue. Le scrutin s’est cependant déroulé dans « des conditions satisfaisantes », avait auparavant estimé la CEN-SAD.

Ce matin, j'ai accompli mon devoir civique en tant que citoyen à l'hôtel de ville de Niamey.
Je vous invite tous à voter massivement pour renforcer la maturité démocratique de notre pays.

Le deuxième tour de cette présidentielle a cependant été endeuillé par la mort d’au moins huit agents électoraux – sept dans la région de Tillabéri, après l’explosion d’une mine, et un dans la région de Diffa.

Le ministre de l’Intérieur, Alkache Alhada, a dénoncé un « acte barbare », dont l’objectif est d’instaurer une « dictature moyenâgeuse ». « Nous ne céderons pas aux menaces terroristes », a ajouté le successeur de Mohamed Bazoum.

« Une victoire pour la démocratie nigérienne »

Ce scrutin marque la première transition pacifique entre deux chefs d’État démocratiquement élus au Niger, une promesse du président sortant. Mahamadou Issoufou, qui prépare aujourd’hui sa reconversion et la création d’une fondation, avait en effet assuré qu’il ne tenterait pas de modifier la limite constitutionnelle de deux mandats présidentiels.

« Je suis fier d’être le premier président démocratiquement élu de notre histoire à pouvoir passer le relais à un autre président démocratiquement élu », a-t-il déclaré après avoir voté dimanche 21 février. « C’est une victoire pour la démocratie nigérienne », se réjouit un ministre, contacté par Jeune Afrique.

Bazoum devra faire de la place au gouvernement pour ses alliés, mais il a les coudées franches »

Lors d’une visite à la présidence de la République, les représentants des missions d’observation électorale (notamment de l’Union africaine et de la Cedeao) ont félicité Mahamadou Issoufou « pour avoir pris la décision de ne pas se présenter à l’élection ». Ceci constitue « une leçon pour tous les leaders de l’Afrique », ont-ils affirmé.

« C’est surtout une victoire pour le PNDS », glisse un cadre du parti au pouvoir, qui rappelle que la formation du nouveau président élu a remporté 80 des 166 sièges mis en jeu lors des législatives organisées en même temps que le premier tour de la présidentielle, le 27 décembre dernier.

Un gouvernement début avril

« Bazoum a sécurisé sa victoire à la présidentielle en s’alliant avec Seini Oumarou et Albadé Abouba, mais le PNDS reste ultra-dominateur », analyse un politologue. « Il a concédé à Seini Oumarou la présidence de l’Assemblée et devra faire de la place au gouvernement pour ses alliés, mais il a les coudées franches », ajoute un cadre du parti au pouvoir.

Le PNDS se taillera donc logiquement la part du lion dans la future équipe gouvernementale. Selon nos sources, celle-ci ne sera pas dirigée par un Touareg, comme ce fut le cas sous Mahamadou Issoufou avec Brigi Rafini. La fonction devrait revenir à un membre de l’une des deux ethnies majoritaires, les Haoussas et les Djermas, Bazoum étant lui issu de la minorité arabe.

Selon nos informations, le nom du prochain Premier ministre devrait être annoncé le 4 avril prochain, jour de l’investiture du nouveau chef de l’État. La liste complète des ministres devrait quant à elle être connue le lendemain, 5 avril.

Source : Jeune Afrique

Présidentielle au Niger: Mohamed Bazoum déclaré vainqueur, selon les résultats provisoires

Mohamed Bazoum s'adresse aux médias à l'extérieur du bureau de vote après avoir voté lors du second tour des élections nigériennes, à Niamey, le 21 février 2021.Le candidat du parti au pouvoir à la présidentielle au Niger, Mohamed Bazoum, l'a emporté avec 55,75% des voix face au candidat de l'opposition Mahamane Ousmane (44,25%), a annoncé ce mardi la Commission électorale nationale indépendante (Céni).

Ces « résultats sont provisoires et doivent être soumis à l'analyse de la Cour constitutionnelle », a précisé Issaka Souna, président de la Céni, devant le corps diplomatique et les autorités nigériennes rassemblés au Palais des congrès de Niamey.

Source : RFI

Sahara, Maroc : le roi Mohammed VI sur le point d’acclamer la Mauritanie ?

Sahara, Maroc : le roi Mohammed VI sur le point d’acclamer la Mauritanie ?Afrik - Se basant sur la position des Nations Unies qui ne reconnaît pas la « République arabe sahraouie démocratique (RASD) » et les récentes résolutions de son Conseil de Sécurité sur le sujet, la Mauritanie s’active pour la remise en cause du décret portant reconnaissance du Polisario. Acte qui, s’il est posé, sera acclamé par le roi Mohammed VI.

Le Sahara Occidental est devenu un enjeu international majeur. Si les États-Unis reconnaissent la souveraineté du Maroc sur le Sahara Occidental, ce n’est pas le cas de l’Algérie. Également au cœur de cette crise du Sahara Occidental, la Mauritanie s’apprêterait à annoncer prochainement l’annulation du décret portant reconnaissance du Front Polisario.

Le pouvoir actuel de la Mauritanie veut remettre en cause cette décision prise sous l’ancien Président Mohamed Khouna Ould Haidala, et qui n’a été jusque-là contrariée par aucun gouvernement par crainte de représailles ou de pressions.

Se basant sur la position des Nations Unies qui ne reconnaît pas la « République arabe sahraouie démocratique (RASD) » et les récentes résolutions de son Conseil de Sécurité sur le sujet, la Mauritanie s’active pour la remise en cause du décret portant reconnaissance du Polisario, rapporte le journal électronique mauritanien Anbaa.info.

Les gouvernements successifs n’ont jamais approuvé cette décision prise, en février 1984, par le gouvernement de l’ancien Président Mohamed Khouna Ould Haidala mais n’ont pas pu l’annuler par craintes de représailles ou de pressions, selon une source du journal.

Ces gouvernements ont toujours redouté que la remise en cause de cette décision provoque des tensions entre la Mauritanie et le Polisario, protégé de l’Algérie. À l’époque, l’armée mauritanienne n’était pas capable de gérer une situation conflictuelle.

La source a ajouté que la Mauritanie est en mesure de prendre la décision historique, qui sert ses intérêts géopolitiques stratégiques et les intérêts de la stabilité et de la sécurité de toute la région, sans craindre les pressions. une décision qui, si elle se concrétise, sera certainement acclamée par les autorités royales, avec à leur tête le roi Mohammed VI.

Source : Afrik

Algérie: des milliers de manifestants dans les rues pour les deux ans du Hirak

Un homme est porté par la police et des manifestants lors d'une manifestation marquant deux ans depuis le début du Hirak, à Alger, en Algérie, le 22 février 2021.

 

 

De nombreux rassemblements ont lieu ce lundi dans le pays pour marquer l'anniversaire de ce mouvement de contestation qui avait conduit à la démission du président Abdelaziz Bouteflika en avril 2019.

Le mouvement avait dû interrompre pendant plusieurs mois ses rassemblements en raison de l’épidémie de Covid-19, mais il a continué de réclamer le démantèlement du système en place, synonyme à ses yeux d’autoritarisme et de corruption.

Ce lundi, à l’occasion des deux ans du mouvement de protestation, plusieurs rassemblements ont été organisés un peu partout en Algérie.

Dans la capitale Alger, un important dispositif policier a été déployé tôt ce matin et des barrages de police ont été mis en place sur plusieurs axes routiers menant à la capitale. Les forces de l'ordre ont également procédé à des contrôles d'identité près de la Grande Poste, lieu de rassemblement emblématique du Hirak.

« La situation est beaucoup plus effrayante qu’au début »

Mais malgré ce dispositif, les manifestants ont commencé à défiler à la mi-journée et plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées dans la capitale. Il y aurait également eu quelques interpellations dans le centre-ville ce lundi matin, avant l’arrivée des marcheurs.

Dans le reste du pays, des rassemblements à Bouira, Bejaia, Constantine, Tlemcen, Oran, Tizi Ouzou ont été organisés. Dans ces villes, il semblerait qu’ils étaient plusieurs centaines tout au plus.

À Skikda, par exemple, dans l’est du pays,  500 à 700 personnes ont défilé dans le calme du stade à l’hôtel de ville. Les forces de l’ordre étaient présentes mais elles ne sont pas intervenues.

Pour de nombreux manifestants, les mesures prises par le gouvernement ces derniers jours, comme la dissolution de l’Assemblée, le remaniement du gouvernement ou encore la libération de plusieurs dizaines de détenus d’opinion, n’ont pas convaincu. « Ils essaient de nous faire croire que le système a été changé par les dernières présidentielles, mais en fait non, ce n’est pas le cas du tout. La situation est beaucoup plus effrayante qu’au début. Il y a des intimidations par les forces de l’ordre, il y a toujours des intimidations », confiait à RFI un étudiant de 23 ans.

Source : RFI

Le Sénégal aux portes du G5 Sahel

Le Sénégal aux portes du G5 SahelMondafrique - Avec la participation de son président au Sommet de N’Djamena, organisé lundi et mardi derniers, le Sénégal a fait un grand pas vers son entrée dans le G5 Sénégal. Une chronique de Francis Sahel...

Ce n’est pas encore le ticket d’entrée. Mais, en se rendant au Sommet du G5 organisé les 15 et 16 février à N’Djamena, le président sénégalais Macky Sall a accru les chances de son pays de devenir membre du G5 Sahel qui regroupe à ce jour le Burkina Faso, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad.

Outre sa participation en présentiel, là où Macron intervenait en visioconférence depuis Paris, Macky Sall a versé au Secrétariat exécutif du G5 Sahel la somme d’un milliard de FCFA (près de 1,5 million d’euro) et promis un engagement militaire du Sénégal sur le fuseau Ouest (Mauritanie/Mali) de la force conjointe du G5 Sahel.

La médiation de la Mauritanie

Les portes du G5 Sahel étaient restées fermées à double tour au Sénégal, notamment à cause du véto de l’ancien président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz qui entretenait de mauvaises relations avec son homologue sénégalais. Avec Mohamed Ould Ghazouani, les relations entre Dakar et Nouakchott ont pris un autre cap. C’est d’ailleurs le président mauritanien, président sortant du G5 Sahel, qui avait invité Macky Sall au sommet de N’Djamena.

Pour le G5 Sahel, l’entrée du Sénégal dans ses rangs devrait être une opération rentable. En rejoignant le fuseau Ouest de la force conjointe qui regroupe le Mali et la Mauritanie, l’armée sénégalaise apportera son appui à la lutte contre la katiba Macina du prédicateur malien Amadou Koufa, numéro 2 du Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM) dirigé par Iyad Ag Ghali.

Nouveaux horizons

Même si elle a fait un pas important, l’adhésion du Sénégal au G5 Sahel nécessite une révision des textes portant création de l’organisation. Tirant les enseignements de l’échec du Comité mixte d’état-major opérationnel conjoint (CEMOC), qui regroupait l’Algérie, le Mali, la Mauritanie et le Niger, les pays du G5 avaient fermé toute possibilité d’accueillir un nouveau membre. En dépit du soutien de la France, la candidature du Sénégal s’est heurtée à cet obstacle juridique, mais surtout au véto mauritanien sous le règne de l’ancien président mauritanien Aziz.

Après sept années d’existence, le G5 semble désormais inscrire son action dans une ouverture à la coopération avec d’autres Etats africains et des organisations sous-régionales. Le président ghanéen Nana Akuffo-Ado, président en exercice de la CEDEAO, était présent au Sommet de N’Djamena ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine Moussa Faki qui a annoncé une contribution financière de l’organisation panafricaine.

En quête de financements stables

Au-delà de l’élargissement à d’autres pays de la région et du renforcement de la coopération internationale, le G5 Sahel reste mobilisé sur l’urgence d’obtenir le placement de sa force conjointe sous le chapitre 7 de la Charte des Nations unies. Ce qui lui garantirait un financement pérenne. Avec le soutien de la France, de l’Union africaine, de l’Union européenne et du Secrétaire des Nations unies, les pays du G5 réclament ce placement sous chapitre 7 qui s’est constamment heurté au refus de l’administration américaine sous Trump.

Tous espèrent un revirement de la position américaine avec l’arrivée de Joe Biden qui affiche nettement une meilleure prévenance pour les dossiers africains. Il n’est finalement pas exclu donc que ce placement sous le chapitre 7 intervienne en même temps que l’élargissement du G5 Sahel au Sénégal.

Par Francis Sahel

 

Mali : Moctar Ouane promet une révision de la Constitution

Le Premier ministre malien de transition, Moctar Ouane.Le Premier ministre malien Moctar Ouane a présenté vendredi son plan d’action devant le Conseil national de transition (CNT).

Près de six mois jour pour jour après le coup d’État du 18 août qui a renversé le président Ibrahim Boubacar Keïta, la feuille de route du gouvernement était très attendue. Devant les fauteuils de velour rouge du Centre internationale de conférences de Bamako (CICB), le chef du gouvernement de la transition a décliné sa déclaration de politique générale face aux membres du CNT.

Renforcer les institutions

Un plan d’action en six axes qui s’étalera jusqu’à mars 2022 -date à laquelle devraient se tenir les prochaines élections- et qui appuie sur la nécessité de « réformes politiques et institutionnelles nécessaires à la consolidation de la démocratie, c’est-à-dire à renforcer la stabilité des institutions démocratiques et républicaines ».

S’il a largement été question du renforcement de la sécurité sur l’ensemble du territoire national et du renforcement de la cohésion nationale à l’heure où le Mali fait face à une crise sécuritaire et des violences inter-communautaires sans précédent, le Premier ministre a fait de la bonne gouvernance l’un des principaux chevaux de bataille de son programme.

Lutte contre la corruption

« La lutte contre l’impunité et la corruption s’inscrit en droite ligne des préoccupations soulevées par le peuple malien […], elle pose les questions fondamentales relatives à l’amélioration de la gouvernance et à la mise en place d’institutions fortes et crédibles », a-t-il ainsi martelé en réponse aux accusations de corruption et de mauvaise gestion administratives longtemps soulevées par l’opposition et la société civile.

Révision constitutionnelle

Promettant une « rationalisation des dépenses de l’État » et des contrôles plus assidus sur la gestion des deniers publics, Moctar Ouane a surtout fait valoir la nécessité d’une refonte de la loi fondamentale malienne, proposant l’adoption d’une nouvelle constitution « par voie référendaire ».

Maintes fois mise sur la table, la révision de la loi fondamentale malienne de 1992 est réclamée de longue date par les Maliens. Déjà en 2011, en 2017 et de nouveau en 2019, des projets de révision constitutionnelle avaient été entamés en vue d’un référendum avant d’être abandonnés face aux soubresauts politiques et sociaux.

Source : Jeune Afrique

Algérie: le journaliste Khaled Drareni a été libéré de prison

Le journaliste Khaled Drareni à Alger le 10 mars 2020.Le journaliste Khaled Drareni, devenu le symbole du combat pour la liberté de la presse en Algérie, a été libéré vendredi soir au lendemain de l'annonce d'une grâce présidentielle en faveur de dizaines de détenus d'opinion, a-t-on appris auprès de son avocat.

« Je voudrais remercier tous ceux qui m’ont soutenu et qui ont soutenu les détenus d’opinion car votre soutien est essentiel pour nous tous, votre soutien est la preuve de notre innocence », a déclaré Khaled Drareni vendredi soir, dans la voiture qui le ramenait chez lui. Le correspondant de TV5 Monde et de Reporters sans frontières en Algérie a été accueilli par ses proches à sa sortie de la prison de Koléa, en fin de journée, comme les 32 autres détenus d'opinion libérés le même jour à la faveur d'une grâce présidentielle accordée à trois jours du 2e anniversaire du soulèvement populaire du Hirak.

Mais sa libération à lui a revêtu un caractère particulier, tant son incarcération et sa condamnation avaient mobilisé hors des frontières de l'Algérie, appelant donc ce petit mot adressé à ses soutiens sur Twitter.

Le journaliste âgé de 40 ans est apparu sur des images des réseaux sociaux à sa sortie de prison, porté par une foule de sympathisants. Condamné en appel par la Cour d’Alger le 15 septembre dernier à deux ans de prison ferme pour « incitation à attroupement » et « atteinte à l’unité nationale », Khaled Drareni est en attente d'une décision de la Cour suprême le 25 février sur son pourvoi en cassation. Il est pour le moment en « liberté provisoire », a expliqué l'un de ses avocats.

« On est encore suspendu à la décision de la Cour suprême, rappelle le directeur de RSF pour l'Afrique du Nord, Souhaieb Khayati. Après, on verra bien les suites au niveau judiciaire. On espère très bientôt revoir Khaled à l’antenne ou en train de faire son travail de journaliste. Ce serait un véritable message d’espoir pour la jeunesse algérienne qui s’est mobilisée pour une véritable transition démocratique, qui trouve aussi sa base dans le droit à l’information. »

C'est une grande joie car j'ai connu Khaled il y a quelques années et il m'avait interviewé dans une émission à lui donc c'est devenu comme un ami, un petit frère.

L'opposant Rachid Nekkaz, 47 ans, a également été remis en liberté, selon le Comité national de libération des détenus (CNLD). Incarcéré à la prison d'El Bayadh (sud-ouest), il avait commencé une grève de la faim dans la journée pour protester contre sa détention prolongée, sans jugement, malgré la détérioration de son état de santé selon son entourage.

« Au total, 33 personnes ont été libérées jusqu'ici. Les procédures sont en cours pour le reste », a indiqué un communiqué du ministère de la Justice sans préciser leurs noms. Des photos et vidéos relayées sur les réseaux sociaux ont montré des détenus retrouvant leurs proches dans plusieurs régions dont celle de Koléa à l'ouest d'Alger, ou familles et journalistes ont attendu toute la journée la libération des prisonniers.

« Nous souhaitons que la grâce (présidentielle) soit un premier pas vers une véritable transition politique où le peuple sera souverain », a déclaré l'avocat Badi devant la prison de Koléa. RSF espère également y voir « un premier pas vers la bonne voie », estimant qu’on « ne peut pas lutter contre le sens de l’Histoire ». « La rue algérienne s’est prononcée pour plus de démocratie et ça repose aussi sur une presse libre et indépendante, a rappelé le directeur de RSF pour l'Afrique du Nord, Souhaieb Khayati. Khaled en est le symbole. Et on espère un véritable apaisement et une véritable transition démocratique. »

Dans son discours à la nation jeudi, le président Abdelmadjid Tebboune avait déclaré : Le "Hirak béni" a sauvé l'Algérie. J'ai décidé d'accorder une grâce présidentielle (...) Entre 55 et 60 personnes rejoindront leurs familles » d'ici ce vendredi soir.

Il n’a absolument rien fait qui mérite qu’il aille en prison, donc tant mieux que ce soit aujourd’hui, qu’il n’ait pas attendu une journée de plus pour sortir. Je crois qu’on peut dire que la mobilisation aussi bien en Algérie et qu’à l’international a payée.

Source : RFI

Le Mauritanien, El Ghassim Wane, le prochain chef de la MINUSMA

Selon, Africa Intelligence, Washington a accepté l’idée de nommer le diplomate mauritanien El Ghassim Wane à la tête de la mission des Nations Unies au Mali, où il remplacera Mahamat Saleh Annadif, qui doit quitter son poste en avril.

Selon le journal en ligne, l’ancien chef de cabinet de Moussa Faki Mahamat devrait succéder à Mahamat Saleh Annadif à la tête de la mission des Nations Unies au Mali (MINUSMA) en avril. En fonction depuis 2015, l’ancien ministre tchadien des Affaires étrangères devrait diriger le Bureau des Nations Unies pour l’Afrique de l’Ouest et le Sahel (UNOWAS) basé à Dakar, remplaçant Mohamed Ibn Chambas.

Africa Intelligence révèle que Wane bénéficie du soutien de Paris, sa candidature a fait face pendant longtemps à un NON du département d’État américain sous administration de Trump.

L’an dernier, Wane était un candidat potentiel pour diriger la Coalition pour le Sahel, mais ce rôle a fini par aller à Djimet Adoum du Tchad.

Un diplomate chevronné

Depuis 2019, Wane vit dans la capitale américaine, où il est professeur à l’Elliott School of International Affairs de l’Université George Washington.

Wane connait bien les rouages l’ONU. En décembre 2015, Ban Ki-moon l’a nommé au poste de secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix, qu’il a occupé jusqu’en 2017. Il a été directeur de personnel à Moussa Faki Mahamat à l’UA, où il a été auparavant directeur du Département de la paix et de la sécurité de la Commission de l’UA.

Avec : Africa Intelligence.

Traduction RMI-info.com

Sommet du G5 Sahel au Tchad pour évaluer l’avenir de la force française Barkhane

Sommet du G5 Sahel au Tchad pour évaluer l’avenir de la force française BarkhaneSahara Médias - Le 7ème sommet des pays membres du G5 Sahel et la France se tient demain lundi à Ndjamena pour discuter la situation sécuritaire dans la région déchirée par de multiples conflits.

Ce sommet qui doit durer deux jours, se tient un an après que la France ait décidé de renforcer sa présence en augmentant le nombre de ses soldats dans la région du Sahel, portés de 4500 à 5100 soldats dans l’espoir de gagner la bataille qui s’est prolongée.

Seulement, malgré les résultats militaires obtenus, les groupes armés continuent de régner sur d’importants espaces et de mener de dangereuses attaques d’un moment à l’autre.

Parmi les victoires militaires enregistrées la mort du chef d’Al Qaida au Maghreb islamique Abdel Malek Droukdel et le chef militaire du groupe Nousratou Al Islam, affilié à Al Qaida.

Mais les dernières attaques ont augmenté les pertes au sein de la force française qui mène les combats, 50 soldats au total, ce qui a provoqué un débat intérieur en France sur le coût de la mission Barkhane et son utilité.

Ce débat avait amené le président français Emmanuel Macron, le mois dernier, d’ouvrir la porte à un éventuel retrait, ce qui fait dire à certains que Paris pourrait réduire l’effectif de ses soldats au Sahel, après une intervention qui a duré 8 ans.

Celle-ci avait débuté en 2012 quand des sécessionnistes Touaregs se sont révoltés, pressés ensuite par des groupes islamistes armés.

La France est intervenue pour repousser ces groupes, mais ceux-ci se sont disloqués pour se redéployer ensuite dans le centre du Mali, puis au Burkina Faso et au Niger ce qui a entrainé d’importantes pertes humaines parmi les militaires mais aussi les civils dans la région du Sahel et l’exode de plus de deux millions de personnes hors de leurs terroirs.

En 2017, les 5 pays du Sahel ont lancé une force de 5000 soldats, encore handicapée cependant encore par un manque de moyens financiers, la vétusté des équipements et des entraînements insuffisants.

Il y a près d’un an le Tchad, qui dispose de la meilleure armée parmi les 5 pays avait promis d’envoyer un bataillon au point de rencontre entre la frontière des trois pays mali-Niger-Burkina Faso ce qui ne s’est pas réalisé à ce jour.

Selon des rapports véhiculés par des médias, la France tentera, lors de ce sommet, de réduire sa force, quand bien même il n’est pas attendu un retrait des forces françaises lors de la réunion de Ndjamena.

Cependant la France, pour réduire le poids imposé par cette intervention au Sahel, espère obtenir de ses partenaires européens, à travers la mission Tokba qui appuie le Mali dans guerre contre les groupes armés.

L’agence France presse, citant un responsable de la présidence française qui a souhaité garder l’anonymat, a révélé que les dirigeants examineront la possibilité d’attenter à la vie des chefs du groupe Nousratou Al Islam We Al Mouslimine.

Un point de vue que ne partagerait pas la France avec les dirigeants maliens qui semblent tentés de plus en plus d’engager un dialogue avec les groupes armés pour préserver des vies humaines.

Source : Sahara Médias

Un vent contestataire en Tunisie

Un vent contestataire en TunisieRFI Afrique - Dix ans après le « printemps arabe », un vent contestataire balaye de nouveau la Tunisie.

« Les troubles n’ont pas arrêté ce lundi », relate le site Réalités. Des troubles encore hier soir dans plusieurs villes, comme à Sousse où « les forces de l’ordre étaient sur le qui-vive », peut-on lire.

Des échauffourées à Sfax également. « Le pays est à feu et à sang, déplore le site Tunisie Numérique. Les jeunes sont dans les rues. Les forces de l’ordre sont exténuées, les militaires qui devraient garder le pays et ses frontières sont harcelés dans les rues, et entrainés dans une guérilla urbaine. Des centaines de jeunes sont arrêtés », constate encore Tunisie Numérique.

Des scènes de pillage

Et sur place, des scènes de pillage également. Ce qui interpelle le site internet, « ce sont les pillages des magasins et grandes surfaces, et, surtout, ce qui interpelle, encore plus, ce sont les produits volés ». En effet, explique l’auteur de l’article, « on a été interloqué de voir que les pilleurs ont volé… du lait, des pâtes, du poulet… Bref ! Ces pillards se sont avérés être, plutôt, des affamés. Ça fait honte… »

Constat amer de Tunisie Numérique. « Et pourquoi donc ? », se demande le site de façon rhétorique. « Parce que les politiciens semblent complètement déconnectés de la réalité de la rue tunisienne », conclut-il. Une rue dans laquelle s’est pourtant rendu, hier, le président Kais Saied. On le lit dans le journal La Presse : « À M’nihla, dans le gouvernorat de l’Ariana, le président a mis en garde contre toute instrumentalisation des jeunes ».

Des troubles suivis hors des frontières tunisiennes

Chez le voisin algérien, par exemple, El Watan voit une « Tunisie dans la tourmente ». Une Tunisie qui « vit mal cette période, marquée par le 10e anniversaire de sa révolution. La crise liée au coronavirus n’a fait qu’approfondir les difficultés socioéconomiques et financières rencontrées par le pays, au bord de la faillite », analyse le journal algérien.

Mais il a du mal voir clair sur le profil des manifestants. « Observateurs et politiciens s’interrogent si ce sont vraiment des affamés qui s’attaquent aux symboles de la richesse, comme les banques et les grandes surfaces », explique El Watan. Ou bien s’il s’agit de « groupes de jeunes, manipulés par des personnes malintentionnées, qui ne veulent pas de la stabilité de la Tunisie ».

Par : Sébastien Duhamel

 

Tunisie : qui sont les nouveaux ministres du gouvernement Mechichi ?

Le nouveau Premier ministre tunisien Hichem Mechichi s’exprime lors de la cérémonie de passation de pouvoirs à Tunis, le 3 septembre 2020.Entre confinement et tensions sociales, le chef du gouvernement tunisien a effectué un remaniement ministériel attendu depuis sa prise de fonction en septembre.

Aux commandes de la Kasbah depuis début septembre, Hichem Mechichi a subi, dès sa nomination, la pression exercée par les partis et la présidence, qui lui ont imposé plusieurs de ses ministres.

La polémique autour de Walid Zidi, éphémère ministre des Affaires culturelles (du 2 septembre au 5 octobre 2020) voulu par Carthage, avait rendu public le désaccord entre les deux têtes de l’exécutif Kaïs Saïed et Hichem Mechichi, ce dernier ayant pourtant été adoubé par le président de la République. Un premier bras de fer qui indique que Mechichi n’entend pas être le porte-voix de Carthage, mais souhaite jouer pleinement son rôle de chef de gouvernement avec l’appui de l’assemblée.

Sept mois plus tard, son émancipation est actée. L’énarque vient d’opérer une refonte de son équipe, une mesure devenue urgente après le limogeage du ministre de l’Intérieur, Taoufik Charfeddine, début janvier. Un poste-clé sur lequel Carthage avait des visées, bien que le département de l’Intérieur ne relève pas de ses prérogatives. Le remaniement, qui a porté sur onze portefeuilles, écarte tous ceux qui avaient supposément été désignés par Kaïs Saïed en septembre.

Soutien d’Ennahdha

Le onze qui fait son entrée sur le terrain gouvernemental est hétéroclite. L’ancien ministre de Ben Ali, Ridha Ben Mosbah, est rappelé aux affaires, aux manettes de l’Industrie et des PME, secteur qu’il connaît bien. Le gouvernement fait aussi appel à deux jeunes pointures : le polytechnicien Zakaria Belkhodja à la Jeunesse et aux Sports, et Youssef Fenira, un ancien du groupe Lagardère, à l’Emploi. L’exécutif répond aussi aux urgences actuelles avec le spécialiste de la santé publique, le docteur Hédi Khairi, à la Santé.

La configuration du gouvernement prend en compte les équilibres partisans et fait la part belle aux proches d’Ennahdha. « C’est ainsi qu’il faut interpréter le retour à l’Agriculture de l’ingénieur Oussema Kheriji ou celui de Chiheb Ben Ahmed, ancien ministre des Transports, nommé aux Affaires locales et à l’Environnement », commente un observateur.

L’ancien chef du gouvernement et dirigeant d’Ennahdha Ali Larayedh a d’ailleurs salué la nouvelle équipe : « Certains des nouveaux ministres ont été nommés auparavant. La majorité d’entre eux ont eu un bon rendement et sont des compétences respectables, voire très respectables. »  Hichem Mechichi a pourvu aux postes vacants mais aussi confirmé certains ministres, comme Ali Kooli, ministre de l’Économie, des Finances et du soutien de l’investissement.

À peine le chef du gouvernement a-t-il énoncé les noms qui rejoignent son équipe qu’il a été taxé de machiste pour n’avoir pas nommé de femme à l’un de ces postes, même si quatre femmes sont en fonction depuis septembre. Certains crient aussi au conflit d’intérêts en suggérant notamment que Sofiane Ben Tounes, membre de Qalb Tounes, à la tête du ministère de l’Énergie et des Mines, serait actionnaire d’une entreprise concernée par des marchés publics. La déclaration de biens dont devront s’acquitter les nouveaux ministres permettra de tirer au clair ces accusations lancées par l’ONG I Watch.

Décrédibilisation des prises de décision

Mechichi a ainsi fait le choix de privilégier et de consolider ses appuis politiques au parlement, mais entérine également une rupture, ou du moins une prise de distance, avec Carthage. Dans son annonce de remaniement, il a simplement signifié qu’il avait informé le président de la République, une démarche courtoise qui n’appelle pas de réponse ou d’aval de Kaïs Saïed.

Plus question, donc, de consulter Carthage hors des questions de défense nationale et de diplomatie, prérogatives du président. « L’ingérence dans les affaires de l’État, sans consulter le chef du gouvernement, de la directrice du cabinet présidentiel, Nadia Akacha, a conduit à cette situation. Sans compter les intromissions récentes de Kaïs Saïed lui-même, qui finissent par décrédibiliser les prises de décisions au sein de l’exécutif », affirme un conseiller de Mechichi.

Les nominations ministérielles portent l’empreinte d’Ennahdha et de Qalb Tounes, et rappellent que ces partis ont appuyé Mechichi en septembre pour empêcher Kaïs Saïed de dissoudre éventuellement l’assemblée.

 

Entre temps, des liens se sont tissés et Mechichi est devenu le champion des deux principales formations politiques au parlement. Elles devraient d’ailleurs approuver sans rechigner les nouveaux venus de l’équipe Mechichi quand ce dernier les présentera à l’hémicycle. Une démarche qui n’est pas obligatoire. « La Constitution prévoit le passage devant l’assemblée lors de la création d’un gouvernement et non à faveur d’un remaniement », précise Salsabil Klibi, professeur de droit constitutionnel. Mais c’est devenu une tradition depuis que l’ancien chef du gouvernement Habib Essid a souhaité, lors d’un remaniement partiel en 2015, demander la confirmation de nouveaux ministres aux députés.

Le gouvernement de Mechichi aurait tort de s’embarrasser de contraintes superflues tant les urgences se multiplient. Malgré l’expansion de la pandémie, la grogne sociale est si exacerbée qu’elle défie, depuis une semaine, le confinement et le couvre-feu de rigueur. Des heurts et affrontements nocturnes opposent des jeunes aux forces de l’ordre, un peu partout sur le territoire, comme en 2011, avant la révolution.

Les nominations :

  • Ministre de l’Intérieur : Walid Dhahbi
  • Ministre de la Justice : Youssef Zouaghi
  • Ministre des Domaines de l’État et des Affaires foncières : Abdellatif Missaoui
  • Ministre de l’Industrie et des PME : Ridha Ben Mosbah
  • Ministre de l’Énergie et des Mines : Sofiene Ben Tounes
  • Ministre des Affaires locales et de l’Environnement : Chiheb Ben Ahmed
  • Ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi : Youssef Fennira
  • Ministre de la Jeunesse et des Sports : Zakaria Belkhodja
  • Ministre de l’Agriculture, de la Pêche et des Ressources hydriques : Oussama Kheriji
  • Ministre de la Culture : Youssef Ben Brahim
  • Ministre de la Santé : Hédi Khairi

Source : Jeune Afrique

Les grandes manœuvres militaires algériennes à la frontière du Sahara occidental

Les grandes manoeuvres militaires algériennes à la frontière du Sahara occidentalRFI Afrique - Importantes manœuvres de l'armée algérienne ces dimanche et lundi à Tindouf, dans le sud, province à la frontière du Sahara occidental et du Maroc. Cet exercice intervient dans un contexte de tensions au Sahara occidental.

Chars, véhicules tout terrain, hélicoptères, avions de combats, de reconnaissances, ou appareils ravitailleurs... et des tirs réels de missiles. Les manœuvres spectaculaires de l'armée algérienne auront duré deux jours, sous la supervision du chef d'état-major de l'armée nationale populaire, le général Saïd Chanegriha, et retransmis à la télévision nationale ce lundi pendant près d'un quart d'heure.

Baptisé « Résolution 2021 », l'exercice très symbolique survient à un moment où l'Algérie s'inquiète d'un risque potentiel d'un conflit à ses frontières, en particulier depuis la reprise des hostilités au Sahara occidental.

Dans son numéro de décembre, l'influente revue de l'armée, El-Djeïch, avait appelé les Algériens à se « tenir prêts » à faire face à des « menaces imminentes » et constatait « une détérioration de la situation régionale ».

Alors que le Maroc revendique la souveraineté sur le Sahara occidental, l'Algérie soutient les indépendantistes sahraouis du Front Polisario.

Le pays avait d'ailleurs dénoncé des « manœuvres étrangères » et pointé du doigt Israël, après la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara occidental, en contrepartie d'une normalisation des relations de Rabat avec l'État hébreu.

Source : RFI Afrique

Tunisie : vaste remaniement ministériel

Le chef du gouvernement tunisien, Hichem Mechichi, lors du vote de confiance du Parlement, le 1er septembre 2020.Le Premier ministre tunisien Hichem Mechichi a annoncé samedi un vaste remaniement de son gouvernement affectant douze ministères, dont ceux de l’Intérieur, de la Justice et de la Santé.

Ce nouveau gouvernement, dans lequel aucun des ministères redistribués n’a été attribué à une femme, doit encore être approuvé par le Parlement. « L’objectif de ce remaniement est d’avoir davantage d’efficacité dans le travail du gouvernement », a déclaré Hichem Mechichi à la presse.

Son directeur de cabinet Walid Dhahbi est proposé au ministère de l’Intérieur après le limogeage début janvier de l’ancien avocat Taoufik Charfeddine, pilier de la campagne électorale du président Kaïs Saïed. Le ministre de l’Environnement Mustapha Aroui, en détention pour une affaire de déchets dangereux importés d’Italie, est remplacé par Chiheb Ben Ahmed, PDG du Centre de promotion des exportations (CEPEX).

Youssef Zouaghi, directeur général de la Douane, obtient le portefeuille de la Justice tandis qu’Hédi Khairi, gynécologue-obstétricien et ancien doyen de la faculté de médecine à Sousse (est), reçoit celui de la Santé.

« Intégrité »

Les autres ministères concernés sont ceux de l’Industrie, de l’Énergie, de la Jeunesse, de l’Agriculture, du Développement régional et de l’Investissement, de la Formation professionnelle et de l’Emploi, de la Culture ainsi que celui des Domaines de l’État et des Affaires foncières. Par ailleurs, Hichem Mechichi supprime le ministère chargé des Relations avec les instances constitutionnelles et de la société civile, et le poste de secrétaire d’État aux Finances.

Il avait rencontré quelques heures plus tôt Kaïs Saïed, qui avait insisté sur le choix de ministres « dont l’intégrité ne soulève aucun doute », a rapporté un communiqué de la présidence de la République. « Il n’y a pas de place (dans le gouvernement) pour les personnes faisant l’objet de poursuites judiciaires » ou pour lesquelles « il existe des doutes sur leurs parcours ou leurs comportements qui pourraient porter atteinte à l’État et à la crédibilité de ses institutions et à la légitimité de ses décisions », a-t-il souligné, selon le communiqué.

La classe politique, plus fragmentée que jamais depuis les élections législatives de 2019, se déchire alors que l’urgence sociale s’accentue avec la pandémie de coronavirus (175 065 cas, dont 5 528 morts), qui s’ajoute à la hausse des prix, la persistance du chômage et la défaillance croissante des services publics.

Source : Jeune Afrique

 

Présidentielle en Ouganda : le président Yoweri Museveni réélu pour un sixième mandat

Une affiche de campagne du président Museveni, au pouvoir depuis 35 ans en Ouganda, qui a été réélu, ce samedi 16 janvier 2021, pour un sixième mandat.En Ouganda, le président Yoweri Museveni, âgé de 76 ans, au pouvoir depuis 1986, a été réélu, dès le premier tour, ce samedi 16 janvier, pour un sixième mandat, avec 58,64% des voix, a annoncé la commission électorale du pays. Le principal rival du président sortant, Bobi Wine, a obtenu 34,83% et la participation a été de 57,22%.

Le président sortant Yoweri Museveni est réélu avec plus de 58,6% des votes, ce qui correspond à un peu plus de 5 850 000 voix. Le principal candidat de l’opposition, Bobi Wine, sous son vrai nom Robert Kyagulanyi, du parti National united plateforme (Plateforme de l'unité nationale), obtient, lui, 34,83% des voix, soit 3 775 000 votes.

Appel au calme

Le directeur de la commission électorale a demandé à tous les candidats et à leurs partisans de rester calmes et d’accepter les résultats. Vendredi matin, l’opposant Bobi Wine, dans une conférence de presse, chez lui, à Magere, avait déclaré avoir certainement gagné cette élection et l’avoir gagnée de loin. Il a appelé tous les Ougandais à rejeter le chantage que représente, selon lui, ce scrutin.

Yoweri Museveni est donc réélu pour un sixième mandat, après 35 ans à la tête de l’État.

Source : RFI

Maroc-États-Unis : bons baisers de Dakhla

Le ministre des Affaires étrangères marocain Nasser Bourita (au centre), entouré de David Schenker, secrétaire d’Etat adjoint américain en charge du Moyen-Orient, et de David Fischer (à g.), ambassadeur des Etats-Unis au Maroc, et son épouse Jennifer, à Dakhla le 11 janvier 2021.La visite de diplomates américains dans cette ville du Sud acte la reconnaissance par Washington de la souveraineté du royaume sur le Sahara.

En visite ce 10 janvier à Dakhla à l’occasion de l’ouverture d’un consulat US dans cette province du Sud du Maroc, le secrétaire d’État adjoint américain pour le Proche-Orient David Schenker, et l’ambassadeur de Washington à Rabat David T. Fischer ont affiché clairement leur soutien à la marocanité du Sahara.

Après avoir rappelé la décision prise un mois auparavant, le 10 décembre, par le président Donald Trump de reconnaître la souveraineté du royaume sur l’ensemble de ce territoire, les deux diplomates américains, vêtus pour l’occasion de la traditionnelle « derâa » sahraouie, ont réaffirmé que les États-Unis soutiennent la proposition d’autonomie du Maroc comme « seule solution crédible » à la résolution de ce conflit qui dure depuis 45 ans.

Tenue traditionnelle sahraouie

« En fait, ce n’est qu’après avoir visité Laâyoune et Dakhla que nous avons compris pourquoi cette région du Sud est si chère au cœur des Marocains », a lancé David Fischer. Venu en compagnie de son épouse, Jennifer, arborant elle aussi une « melhfa », à l’instar des femmes du Sahara, l’ambassadeur des États-Unis, a paru très enthousiaste : « Il était en verve, allant jusqu’à exprimer publiquement son désir d’acquérir une résidence secondaire dans la région », nous confie une source présente lors de la visite de la délégation à Dakhla.

Les relations américano-marocaines sont plus fortes que jamais »

« Les relations américano-marocaines sont plus fortes que jamais (..). Nos meilleures années sont devant nous », a déclaré quant à lui le sous-secrétaire d’État américain David Schenker, lors du point de presse qui s’est déroulé à l’issue de l’entretien qu’il a eu avec le ministre des Affaires étrangères Nasser Bourita. Un discours où le diplomate américain a notamment souligné que l’année 2021 correspond au 200e anniversaire de l’ouverture de la première mission diplomatique des États-Unis au Maroc, à Tanger — où se trouve « la plus ancienne installation diplomatique américaine du monde ».

Il a en outre mis en avant les efforts du Maroc pour « promouvoir la tolérance et l’harmonie religieuses » qui sont « un exemple dans la région », et a notamment cité « sa tradition historique de protection de sa communauté juive ».

« Les développements récents qu’ont connues les relations entre les États-Unis et le royaume ont été rendus possibles grâce au leadership du roi Mohammed VI dans la promotion d’un agenda de réforme audacieux et de grande envergure au cours des deux dernières décennies », a noté le secrétaire d’État américain adjoint.

Le Maroc, un partenaire-clé

Schenker s’est d’ailleurs félicité du « soutien continu et précieux » du souverain sur des questions d’intérêt commun telles que « la paix au Moyen-Orient, la stabilité et le développement en Afrique ». Et de préciser que le Maroc est « un partenaire clé pour la stabilité régionale », rappelant que les deux pays « bénéficient d’un large partenariat militaire ».

De son côté, le chef de la diplomatie marocaine s’est réjoui de voir que la coopération entre les deux pays « évolue à un rythme sans précédent », remerciant au passage l’administration américaine d’« avoir corrigé l’ensemble des cartes affichées dans ses représentations diplomatiques » aux quatre coins du monde — où une ligne séparait jusqu’alors le royaume du Sahara occidental.

L’ouverture du consulat américain de Dakhla est la vingtième ouverture consulaire dans la région depuis début 2020.

Précisant que l’ouverture de l’antenne diplomatique américaine de Dakhla est la vingtième ouverture consulaire dans la région depuis début 2020, le ministre a expliqué que le Maroc se sent ainsi renforcé dans la légitimité de sa cause nationale.

Arrivée de Lâayoune dans la soirée du 9 janvier, la délégation américaine a débuté sa journée à Dakhla par une réunion au siège de la wilaya, présidée par David Schenker en présence du wali Lamine Benomar, des élus locaux et régionaux dont le président de la région, Yanja Khattat, des représentants de la CGEM (le patronat marocain) et d’ONG locales. Une rencontre au cours de laquelle le diplomate américain a annoncé la création de « Dakhla Connect », une plateforme destinée à encourager et promouvoir les investissements dans la région.

Toutefois, l’une des activités phares de ce déplacement des diplomates américains à Dakhla a porté sur la visite des futurs locaux du consulat général des États-Unis, dont l’ouverture a été annoncée par la Maison Blanche, dans la foulée de la reconnaissance par les États-Unis de la souveraineté du Maroc sur le Sahara. Une cérémonie à laquelle ont assisté de nombreux notables de la région, aux côtés du MAE marocain et des autorités locales.

Un New Deal maroco-américain

Sur le volet économique, David Schenker a indiqué que le royaume était le seul pays d’Afrique avec lequel les États-Unis avaient signé un accord de libre-échange, expliquant que les exportations marocaines vers les États-Unis ont plus que doublé depuis l’entrée en vigueur de ce pacte en 2006. « La valeur de notre commerce bilatéral a quintuplé au cours de cette période », a-t-il déclaré, avant de préciser que les entreprises américaines arriveraient bientôt en force pour contribuer au développement économique régional mais aussi national.

Les États-Unis ont également décidé d’ouvrir un bureau des investissements, chargé de financer des projets, pour une enveloppe de l’ordre de 3 milliards de dollars, débloquée par la Banque américaine de développement — dont le président est Adam Boehler.

Depuis le début du conflit du Sahara, jamais un pays occidental, de surcroît membre permanent du Conseil de sécurité de l’ONU, ne se sera autant impliqué pour conforter la marocanité de ce territoire.

Source : Jeune Afrique