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Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publique

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Dialogue social / Pour une gestion commune de la chose publique

L'Authentique - Les présidents de quatorze formations politiques de l’opposition se sont retrouvés lundi dernier au domicile du président de l’APP Messaoud Ould Boulkheir, qui les y avait conviés, aux fins d’échanger, le cas échéant, arrêter une position commune en perspective du dialogue social que le président de la République s’apprête à lancer.

Reçu par le président de la République en fin de semaine dernière, quelques heures avant son départ pour Paris où se déroulait la conférence internationale sur l’Initiative de la Grande Muraille Verte pour le Sahel et le Sahara, Messaoud Ould Boulkheïr, président de APP était bien porteur d’un message auprès de ses pairs de l’opposition.

En sa qualité de président du conseil économique et social, l’homme était bien le mieux indiqué pour servir de relais entre les différents acteurs d’autant que le dialogue social souhaité, devrait se pencher particulièrement sur le secteur du travail et du développement.

Lundi dernier, il a convié ces derniers chez lui pour discuter du projet de dialogue social proposé par le chef de l’Etat à la classe politique nationale.

L’événement était de taille puisque constituant la première rencontre des leaders de l’opposition depuis le départ, il y a plus d’un an, de l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz. Elle était d’autant plus importante qu’elle scellait à nouveau les rapports entre les différents acteurs de la scène politique connus pour leurs divergences de vues et l’approche qu’ils ont dans la conception des relations entre l’entité de l’opposition et celle du pouvoir.

Les divergences tues, (notamment celles on ne peut plus conflictuelles qui ont de tous temps marqué les relations entre Messaoud Ould Boulkheïr et Ahmed Ould Daddah), les leaders de l’opposition se sont penchés sur la question du dialogue telle que proposée par le président de la République qui, selon Ould Boulkheïr, compte faire du dialogue social, l’instrument du développement économique et social du pays.

Des rapports entre tous les acteurs impliqués dans le fonctionnement du pays fondés sur la participation, la concertation et le consensus, telle est la proposition du président de la République qui considère cette perspective comme un garant de la stabilité politique et un outil susceptible d’assurer une prospérité économique en ces périodes où la Mauritanie et le monde doivent faire face à de nombreux défis, dont celui de la pandémie du covid-19.

Rencontre


Tout porte à croire que les leaders de l’opposition ont été briefés par le président de la République qui leur aurait demandé de répondre à l’invitation du président du Conseil économique et social. Tous ont été en effet reçus en amont en audience au Palais présidentiel après son investiture.

Les derniers en date restent les leaders de Tewassoul. Le parti des Islamistes est depuis quelques semaines au-devant de la scène en portant à l’adresse du monde politique un document sur l’impératif d’une concertation où il appelle à un dialogue inclusif politique qui prenne en compte l’ensemble des problèmes du pays.

Conceptions

Les leaders de l’opposition ont espéré que la main tendue du pouvoir ne soit pas une réponse aux urgences de l’heure que le Pouvoir compte utiliser pour juguler les problèmes actuels du pays. Comme ce fut à maintes reprises le cas avec l’ex-président Mohamed Ould Abdel Aziz qui a souvent utilisé l’opposition dans des concertations dont le seul but était d’assouvir ses intérêts personnels.

L’occasion pour les leaders de l’opposition d’informer que le pays a de tous temps disposé d’un cadre réglementaire qui encourage la concertation, mais la volonté politique a toujours fait défaut pour la résolution des problèmes de coexistence pacifique, d’égalité entre citoyens, d’emploi, de réglementation en matière de travail, entre autres.

Pour l’opposition, il est certes nécessaire d’engager des discussions sans tabou ni exclusion et partant, de déchiffrer les conflits de tous ordres qui freinent le développement du pays, mais il faut impérativement aborder les questions politiques si l’on veut prévenir les conflits et trouver des solutions définitives à la coexistence et aux problèmes de développement.

MOM