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Tribune libre Mauritanie

Insulter au nom de quoi, et jusqu'à quand?

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Les sessions du parlement mauritanien, seuls moments récréatifs, bien que lamentables qu'offre la "télébidon"à ses"pauvres" téléspectateurs que nous sommes, sont de plus en ridicules et irrespectueuses.
Les ministres du gouvernement Ould Mohamed Lagdaf, sans scrupule, se font un malin plaisir parce que calculé, d'insulter les parlementaires de l'opposition, sans autre forme de procès. La grossièreté étant l'arme de celui qui n'a su convaincre, nos ministres font preuve encore une fois, de leur incompétence notoire et de leur arrogance qui ne se justifie que par la longévité inexpliquée de leur mandat.
Leur patron qui s'est voulu plus courtois, en mal d'arguments aussi, se laissant intimider voire déstabiliser par quelques questions, quand bien même pertinentes n'a épargné aucun effort pour essayer à son tour de ridiculiser, en vain ces mêmes parlementaires.
Les sorties cacophoniques, bâclées et qui finissent toujours en queue de poisson ne sauraient redorer le blason de la République, terni par une administration incapable, qui œuvre minutieusement pour discréditer l'Etat.

En tout état de cause, il est important de soulever ici, qu'être membre d'un gouvernement ne donne aucunement le droit d'insulter quiconque, et a fortiori un élu du peuple. Ce faisant, on insulte tout un peuple, ses valeurs et par conséquent, on piétine les lois de la République.

Oumrara Ahmed Bezeid

Renouvellement de la classe politique: Abdellah Ould Breihim enfonce la porte.

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Pendant que le vent de la révolution souffle en direction du monde Arabe, celui d'un changement positif semble prendre son élan doucement, en Mauritanie. Ce vent dont dépend la stabilité d'un pays et pour lequel les grandes nations de ce monde doivent la leur, n'est autre que celui de la relève.
 
Si les dirigeants tunisien, égyptien, lybien et autres ont été déstabilisés, c'est bien parce qu'ils ont occulté cette question de taille, en se cramponnant au pouvoir, refusant ainsi le renouvellement de la classe politique. Lors de son dernier discours, s'adressant à son peuple déjà en colère, le Président Saleh s'est permis de dire qu'ils ont raté le train. Une telle arrogance n'est plus permise car les peuples se sont réveillés. Quand une personne rate le train, ce dernier peut continuer son chemin, mais quand on fait de sorte que tout le monde le rate, le train ne peut aller loin et son seul occupant devra le quitter dans les pires conditions. Ainsi, c'est bien Saleh et ses semblables qui semblent à vrai dire, rater le coche.
 
 Si par contre des pays comme la France et les Etas-unis ont réussi, c'est bien parce qu'une certaine démocratie est respectée grâce à laquelle l'élection de présidents jeunes et de surcroit d'origines étrangères a vu le jour. Aujourd'hui, en Mauritanie l'espoir est permis. Avec un président s'autoproclamant  président des pauvres, pour un changement constructif, soucieux selon ses dires du renouvellement de la classe politique, la jeunesse peut dès lors espérer récupérer sa place dans la scène politique de laquelle, elle a été pendant longtemps, sinon toujours éloignée.
Maintenant, il y'a des discours qui ne passent plus, l'heure est au changement et sans la relève il ne peut y avoir de changement. Les Mauritaniens ont souhaité être présidés par un président jeune, le plus jeune de tous ceux qui ont eu à gouverner le pays et la jeunesse a été mise à forte contribution pour ce faire. Nonobstant cette mobilisation, soldée par un franc succès, cette même jeunesse qui représente environ la moitié de la population ne s'est jusque-là pas encore confirmée en se forgeant une place certaine, aussi bien sur le plan gouvernemental que sur le plan électoral.
Avec l'annonce de sa candidature aux futures élections municipales à Nouakchott, Abdellah Ould Breihim fait montre de beaucoup de courage et d'ambition. Il enfonce par cette déclaration, cette porte qui est restée jusqu'ici fermée à sa génération. Lui, il a compris que la relève politique dépend de ce que veulent en faire les jeunes. Lui, il a ciblé la ville de Nouakchott. Lui et beaucoup comme lui, savent que Nouakchott a besoin de sang neuf pour être ce qu'elle devait être depuis longtemps; une ville propre, moderne, conviviale et attractive qui détourrne la jeunesse de l'immigration clandestine et de l'intégrisme.
Mohamed Vall

Hommage posthume à Moulaye El Hassen Ould Moctar El Hacen

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"Un seul être vous manque, et tout est dépeuplé" Alphonse de Lamartine

Le Club Diplomatique de Nouakchott a rendu hommage à son Excellence Moulaye El Hassen Ould Moctar El Hassen dans une soirée organisée à l'occasion, à l'hôtel El Khaima dans la capitale mauritanienne. Etaient présents à cette manifestation, les membres de sa famille, ses amis, des diplomates mauritaniens et étrangers, des journalistes, des médecins, des hommes politiques, des hommes d'affaires, des riches, des pauvres, des femmes, des jeunes, de moins jeunes... toutes les classes sociales étaient représentées.

Prenant la parole, le président du club des diplomates a précisé que cet hommage posthume est un devoir de reconnaissance et d'amitié en regard de leur confrère, visant à valoriser les services rendus à la nation par des hommes et des femmes qu'il qualifie de héros sensés inspirer les futures générations.

En effet et à juste titre, homme vaillant, Moulaye El hassen après avoir été très jeune, transporteur, entre la Mauritanie et le Sénégal, a par la suite et par sa volonté inégalée réussi un cursus assez long et riche où l'homme brave qu'il était, se convertissait selon sa convenance et au gré des évènements en homme d'Etat, en diplomate, économiste, écrivain ... 

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Lô Gourmo Abdoul : Recensement des populations : J’ai honte et je proteste… !

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L’urgence nous prend à la gorge. Notre pays s’enfonce, dans l’indifférence quasi générale et la connivence d’une partie des élites, dans les sables mouvants du chaos.

Le recensement à vocation d’état-civil présenté par le pouvoir comme une panacée pour mettre fin au désordre administratif supposé régner en la matière, nous  installera fatalement dans le tourbillon des incertitudes et les risques de confrontation identitaire. Car, c’est bien cela l’enjeu réel du processus engagé par le pouvoir. Et c’est bien cela qui, seul,  peut expliquer cette ambiance étrange qui règne autour de l’opération administrative la plus calamiteuse de l’histoire de ce pays qui en a vu pourtant bien d’autres…Des dizaines de milliers de Hal pular, wolofs et soninkés, des milliers d’autres  mauritaniens ou mauritaniennes aux noms à consonance « étrangère » sont d’ores et déjà soumis à la question, écartés avec mépris et voués à la dérive apatride dans leur propre pays par la stupidité  d’obscurs petites mains chauvines, à l’œuvre dans l’ivresse immodérée de la toute puissance bureaucratique. S’il n’ya plus de bornes, il n’y a plus de limites…

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Elections municipales et législatives : L’échéance d’Octobre prochain serait-elle tenable ?

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Dans une interview à l’Afp, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que la date des échéances électorales (municipales et législatives, en Octobre 2011, ndlr) seront « scrupuleusement respectées ». Le président du RFD, Ahmed Ould Daddah, lui faisant écho, par le même canal, a estimé que son parti « n’est pas concerné» par ces élections, dont l’organisation a été décidée, unilatéralement, par Ould Abdel Aziz. Tandis que Messaoud Ould Boulkheïr, président de l’APP, s’inscrirait dans la droite ligne de la participation. Devant ces positions tranchées, l’échéance d’Octobre prochain serait-elle tenable ?

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Télévision nationale, Dimi mint Abba, quelle histoire!

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Longtemps durant, pendant son ascension sociale et internationale jusqu'à son son dernier souffle la défunte diva Dimi Mint Abbe aura prêté sa voix d'or et à juste titre, à la télévision nationale fidélisant ainsi les téléspectateurs de cette dernière, à juste titre aussi. 

En cette date du 4 juin 2011, alors que le gouvernement mauritanien rendait public un communiqué annonçant le décès de la diva et pendant que la ministre de la culture se rendait au Maroc pour le rapatriement du corps, la télévision nationale n'a trouvé mieux que de diffuser l'émission "enaghma edhehebiya". Cette émission, de son nom la voix d'or, "plat préféré" et surtout quand réchauffé, de notre télévision pouvait attendre des jours moins tristes que celui-ci, où les téléspectateurs affligés, pleurent leur idole en attente d'inhumation.
Dimi Mint Abbe, prestigieux symbole de la Mauritanie et de son unité nationale, patriote hors paire méritait un deuil de trois jours et des funérailles grandioses diffusées en direct par la télévision qui a un devoir de l'accomagner jusqu'à sa dernière demeure. Dimi, qui nous rappelle souvent Oum kalthoum a réussi à elle seule et avec ses moyens, ce que notre équipe nationale de foot-ball, nos chancelleries, nos ministères de la culture, du tourisme et de l'information n'ont jamais réussi hélas, et ce malgré les budgets collossaux alloués à cet effet.

Ne sommes-nous pas interpellés souvent dans les quatre coins du monde, en référence à la célèbre "Richetou elveni ven", ou encore Habibi habeitou"( Maalouma)? Qui d'entre nous, n'a pas versé de chaudes larmes en écoutant à l'étranger les chansons," Nekhteir ane koul awtan, wtani mouritane" ou " Ya mouritani elik Mbarek lestiklal"? Combien ont-ils été détournés de l'idée d'un exil par ces chansons, ô combien émouvantes et attachantes fredonnées avec entrain par amour pour cette patrie méconnue. A l'avenir, nous pleurerons doublement! Au demeurant, le décès de Oum kalthoum a occasionné un deuil similaire à celui de Jemal Abdel Nasser.


Pour d'autres raisons, étant la fille de Sidaty Ould Abbe compositeur de l'hymne nationale de la Mauritanie et épouse de Sidi Ould Nemine présentateur du journal et d'émissions à la télévision, cet organe aurait pu faire preuve de décence et de compassion pour ne serait-ce que s'abstenir d'émettre, en ce jour une émission à caractère festif.
Et voilà que la télébidon comme l'appellent les intimes, a râté définitivement l'occasion de rendre hommage à une star mauritanienne! Pas parce que les autres ne le méritent pas, mais, frustrés de voir le traitement réservé à la virtuose Dimi Mint Abbe, ils ne peuvent s'attendre à grand-chose. Et à juste titre, entre la télévision mauritanienne et Dimi Mint Abbe, ce fut une longue histoire qui a mal fini à l'image de tant d'autres dans ce pays. Tant pis pour la télébidon, dommage pour tant de jeunes filles qui n'auront pas eu la chance d'entendre dans de circonstances en général spéciales et attendues " Yemi, yemi bati...

Nous sommes à Allah et à Lui, nous revenons.

Oumrana Mint Ahmed Bezeid.

Politique en Mauritanie : De l’électricité dans l’aire

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Faute de maintenir le titre du pays du million des poètes, les mauritaniens  tentent en vain celui du million de politiciens .Or, vraisemblablement celui-ci est loin de leur réussir. L’opposition, sensée stabiliser notre démocratie est d’une telle légèreté qu’elle manque de crédibilité tant  intéressée. Une technique avec laquelle, nos pseudos politiciens n’ont jamais rompu est le nomadisme notoire même en termes de politique. Cette « transhumance » fait que nos politiciens n’ont aucune crédibilité, ni à l’intérieur du pays, ni à l’extérieur. Yahya Ould Waghf qui annonçait hier fièrement l’affiliation de son parti , ou du moins celui de Sidi Ould Cheikh Abdellahi, à la majorité présidentielle, couve aujourd’hui une déprime et menace de ne pas se rendre à l’audience que Mohamed Ould Abdel Aziz voudrait bien accorder demain à la coalition des partis de la majorité. Allez savoir si, dans les jours à venir, il ne s’allierait pas une énième fois à la coordination de l’opposition démocratique ou au diable s’il se déguisait en chef de parti.

 

 Le parti-Etat, constitué essentiellement des incontournables anciens du PRDS qui ne sont autres que les alliés de Ould Waghf,  Ould Boilil et consorts  ne laisse pas cacher son ambition de saboter le Président de la République. Normal, il s’agit du même système qui est en parfaite symbiose et se divise soit disant pour multiplier ses chances d’atteindre son objectif, celui de déstabiliser Mohamed Ould Abdel Aziz dont le tort est de ne pas s’être débarrassé d’eux pour s’entourer de ceux qui l’ont accompagné d’emblée et qui souscrivent à son programme.

Le report des sénatoriales où l’opposition s’est investie tant bien que mal, allant jusqu’à solliciter l’intervention de l’ambassade des Etats Unis pour s’en indigner après, en dit long sur la malveillance de cette opposition qui se cherche encore, tout en gardant une main mise sur le parti au pouvoir.

Tewassoul accuse l’UPR de reporter les partielles par manque de confiance, étant sûr qu’il sera battu. Adil fustige la décision du report, soutenant qu’elle n’est ni réfléchie ni concertée. Alors que tous les deux ont exigé le report

l’Upr,  Pendant ce temps, se déchire à Arafatt, Koboni, Digueni, Kankoussa, Tijikja, Boumdeid etc…avec des listes doubles, faisant fi des choix du parti. De l’indiscipline caractérisée qui prouve cette volonté manifeste de sabotage, sachant que le règlement intérieur du parti puni le non respect du choix de celui-ci.  Pire encore, ce vendredi, alors que l’Upr tenait une réunion de sa section de Rosso, dans ses locaux, le député Mohamed Vall dit Moutali, qui illustre parfaitement cette versatilité politique est venu tenir en parallèle un meeting à l’hôtel El Asma.

Aujourd’hui, encore une mission de l’Upr s’est rendue à Akjoujt, une première, pour dit-on prendre contact avec les cadres et  acteurs politiques locaux. Cette mission s’explique par le fait qu’une rumeur persistante fait état de la création d’un parti politique dirigé par un natif de cette localité et qui se dirait « mandaté » par le Président de la République. Cette rumeur, en dehors de la panique qu’elle suscite dans les rangs de l’Upr, affriande aussi car nos politicards privilégient toujours le devant de la scène. Si cette rumeur persisterait, nous assisterions à une course effrénée vers ce groupe, et voilà la queue leu leu…

Ainsi, l’un après l’autre nous reconnaitrions, Ould Waghf, Ould Ahmedou Wah, Cheyakh Ould Ely, Mohamed Vall dit Ould Moutali, Limam Ould Benne et j’en passe.

Ceci étant, le Président Ould Abdel Aziz qui s’est autoproclamé président des pauvres n’a pas besoin d’un parti politique.  Il ne s’était présenté sous aucune couleur et il a gagné haut la main. Pas besoin aujourd’hui de lui attribuer un parti surtout si celui-ci se veut à l’image du PPM ou du PRDS. Il serait plutôt judicieux que la dynamique qui a accompagné le président s’organise et chacune de ces initiatives crée son parti. Tout comme l’opposition devrait dissoudre la coordination et chaque parti travaille dans le cadre du programme pour lequel  ses adhérents l’ont choisi. Amen...  

Oumrana Mint Ahmed Bezeid

 

Transports Mauritanie-Sénégal: La guéguerre perdure

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Rien ne va plus entre le Sénégal et la Mauritanie. Une crise dans le secteur de transport terrestre oppose les deux pays. Et la circulation est interrompue pour les camions dans les deux sens. Des jeunes transporteurs mauritaniens, qui en sont les principales victimes, montent au créneau et ne demandent ni plus ni moins que l’application de la Convention qui lie les deux Etats. La crise est née du refus des autorités sénégalaises de délivrer des autorisations aux transporteurs mauritaniens qui, à leurs yeux, pourraient concurrencer ceux du Sénégal. Côté mauritanien, la règle de la réciprocité a été appliquée par les autorités régionales du Trarza après les instructions délivrées par le ministre des Transports.

Cette crise résiduelle perdure depuis 2008. Un bras de fer avait été engagé par les transporteurs mauritaniens qui lâcheront du lest suite au refus du ministre des transports de l’époque de les épauler. A son limogeage en décembre dernier, les transporteurs reviennent à la charge en demandant à son successeur l’application de la convention liant le Sénégal à la Mauritanie dans le domaine du transport de marchandises et de passagers.   Yahya Ould Hademine accède à la requête des transporteurs mauritaniens qui ont manifesté leur désir de mener  des activités à travers les deux pays. La direction des transports accordera un avis favorable consistant à disponibiliser des cartes inter Etats de transport à nos transporteurs. Un dossier bien ficelé par les autorités mauritaniennes sera remis à la partie sénégalaise par le président de la Générale Mauritanienne de Transports (GMT), Mehdy Ould Sidi Mohamed. Quelle ne fut la surprise de ce dernier lorsque le directeur des transports du Sénégal lui signifiera son refus d’appliquer cette convention et de disponibiliser des cartes inter Etats aux mauritaniens qui, aurait-il dit, « vont concurrencer les syndicats des transporteurs sénégalais et utiliser leurs gares. »
Le statu quo perdure. Du côté des syndicats mauritaniens, on laisse entendre que depuis le 12 février dernier, aucun transporteur sénégalais n’a manifesté son désir de bénéficier d’une autorisation des autorités mauritaniennes. Alors que « nous faisons des pieds et des mains, depuis le 12 janvier afin de disposer d’autorisations pour exercer librement nos activités. Les syndicats mauritaniens  qui ont subi de grands préjudices ne demandent que la réciprocité», selon le président de la GMT.
A noter que la convention en matière de transport routier, signée, le 15 février 2005, pour une durée de deux ans, a été renouvelée, par tacite reconduction, en vertu de son article 19, relatif à la durée de validité et de dénonciation. Or, les autorités sénégalaises refusent, depuis quelques mois, de délivrer autorisation ou licence aux véhicules de transport public mauritaniens, tandis que leurs homologues mauritaniennes respectent, toujours strictement, les termes de l'accord. Les transporteurs mauritaniens se sont retrouvés bloqués à la frontière, faute d'autorisation de circuler, selon leurs dires. Tandis que leurs collègues sénégalais continuaient à circuler, librement, en Mauritanie.
De leur côté du fleuve, les camionneurs sénégalais ont bloqué la circulation à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, pour protester contre le refus des autorités mauritaniennes de leur délivrer une autorisation d’entrée en Mauritanie. Selon la presse sénégalaise, plus d’une centaine de camionneurs se sont vus refuser l’autorisation d’entrée en territoire mauritanien depuis le 19 janvier dernier.
Le jeudi 24 février, les camionneurs sénégalais ont décidé d’appliquer la réciprocité en bloquant les camionneurs mauritaniens qui entrent au Sénégal. Gora Khouma, président du Syndicat des transporteurs, dénonce une prise en otage des camions sénégalais.
THIAM

Le Calame

25 février : Ils sont sortis, et alors?

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On le savait, "plat" favori de certains fonctionnaires pour qui ça marche tant bien que mal, le copier-coller. Mais le peuple a montré aujourd'hui que ce n'est pas sa tasse de thé. Ils étaient peu nombreux à se présenter au rendez-vous afin de manifester, pour manifester. En effet, un mouvement social ne se justifie pas car ce qui s'est passé en Tunisie, en Egypte et en Libye est le fruit d'oppression des peuples sur plusieurs décennies. En Mauritanie le peuple n'est pas opprimé, il bénéficie d'une démocratie qui lui permet de s'exprimer sans reserve à travers plusieurs organes.
Les parlementaires fustigent à tort et à raison le régime, les chefs de partis politiques font autant sans crainte d'être appréhendés ou inquiétés, tant dans leurs meetings que dans les points de presse qu'ils organisent à tout bout de champs. La presse indépendante dépasse les limites de la liberté d'expression, frisant souvent la diffamation et ce, dans l'impunité totale.
Le régime en place est fraichement investi et tente d'améliorer la vie des populations au quotidien, Il y a une volonté de changement de la part des pouvoirs publics mais la communication fait défaut.

La sortie du 25 février, qui était un échec total n'a servi à rien sinon à tuer le mythe, alors que des signes  montrent que nos gouvernants appréhendaient cette sortie, à l'image de ce qui se passe dans le monde Arabe. Non seulement l'impact était médiocre, mais encore nos dirigeants s'en sortiraient renforcés....
La Mauritanie a surtout besoin d'être batie et non détruite. A l'heure actuelle, nos hôpitaux ne peuvent pas recevoir trente blessés en urgence et en même temps, nos sapeurs pompiers ne sauraient éteindre cinq incendies alternativement. L'on se souviendra toujours de l'incendie du marché de Rosso qui s'est aggravé dans l'attente des sapeurs-pompiers en provenance du Sénégal. Donc les pyromanes qui veulent mettre le pays en feu et en flammes n'ont rien compris.
Notre pays est sous la menace constante du terrorisme, nos vaillants militaires se débattent pour pallier à ce fleau qui constitue déjà une psychose générale. Nos priorités sont ailleurs que d'imiter des pays dont le paysage politique, économique et social est totalement different du notre. Ceux qui sont sortis le 25 février n'ont rien compris, ils copient et mal, car pour copier, il faut au moins savoir lire pour bien tricher. A les voir, on sent la manipulation sur les visages juvéniles qui ne sont pas convaincus de leur ponctuelle mission. Ils gagneraient s'ils étaient sortis revendiquer une réforme de l'éducation nationale. Les slogans sur leurs pancartes étaient vides de sens et confirment jusqu'ou, ils sont manipulés.
 Le vent de mouvements sociaux qui a soufflé dans le monde Arabe est animé par l'intérêt général, or en Mauritanie, cette notion n'éxiste pas ou du moins, pas encore. Le mauritanien en général n'est animé que par l'intérêt personnel.
Le seul vrai mouvement social, dont la Mauritanie a besoin est celui de changer les mentalités et de souder les mauritaniens entre eux. Le jour où ce vent soufflerait, on pourrait aspirer à un "Tsunami" humain si l'on veut, malgré notre nombre.
Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz, qui doit souffler devant l'échec de ce rendez-vous râté, n'est certes pas comparable aux dirigeants arabes déchus, mais il devrait tirer des conclusions. Il devrait faire preuve de vigilence et écouter son peuple qui l'a élu suivant un discours et un programme bien définis.
Ce que les mauritaniens reprochent à leur Président dont le cheval de bataille a été la lutte contre la gabegie, est qu'il s'entoure de plus en plus des gabegistes notoires. A part son Premier Ministre et quelques ministres, le Président collabore aujourd'hui, essentiellement avec les fondateurs des régimes successifs qu'il a dénoncés et qui ont motivé selon lui, sa candidature. Paradoxalement, les militants qui ont accompagné le candidat, charmés par son discours et son combat contre ce système là qui a mis le pays à plat, se sont vus écarter pour céder la place à ceux qu'ils ont combattus. Ce rêve d'être les artisans de cette Mauritanie nouvelle, tant attendue leur est volé par ces gabegistes qui continuent à se faire leur pluie et leur beau temps au grand dam du peuple qui pensait avoir fini avec les budgetivores et qui par la même occasion a vu se briser la passerelle qui le conduisait au Président des pauvres.
Ces figures sont présentes dans l'administration comme dans le parti de la majorité où ils s'arrachent les premiers rangs pour être nommés. Ils rappellent honteusement l'époque du PRDS.

Pourtant, Mohamed Ould Abdel Aziz, Président des pauvres, élu par ceux-là n'avait pas besoin de créer un parti-Etat à qui il ne doit rien, ne s'étant présenté sous aucune couleur. Ironie du sort, à part les parlementaires frondeurs de l'époque et peu d'autres membres (restés par scrupule), les ténors de l'Union Pour la République sont ceux qui se sont opposés à lui, à un moment ou un autre. Ceux qui lui reprochaient et lui reprochent encore, sournoisement d'avoir déstitué Maaouya Ould Taya, d'autres qui lui en veulent pour avoir délogé Sidi Ould Cheikh Abdellahi et d'autres encore qui ne lui pardonneront jamais de s'être présenté et d'avoir gagné les éléctions. Les pauvres comme les soutiens de première heure n'ont pas de place dans cette cour... 
Dès lors, les attentes du peuple et les projets du Président pour y répondre risqueraient de se faire broyer par la machine de ce système "serpent de mint steyli" si les routes ne lui sont pas barrées.

Oumrana Ahmed Bezeid

Nouakchott : Le panel des Chefs d’Etat trouvera-t-il la solution miracle à la crise Ivoirienne ?

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Le panel des Chefs d’Etat chargé de régler la crise ivoirienne, créé par l’Union  Africaine, lors de sa réunion de Janvier dernier, composé du président de la Commission Paix et Sécurité, le Mauritanien Mohamed ould Abdel Aziz, des présidents Sud-Africain Jacob Zuma, Burkinabé Blaise Compaoré, Tanzanien Jakaya Kikwété et Tchadien Idrissa Déby Itno, se penche, ce dimanche, au Palais de Congrès de Nouakchott, sur l’affaire, en vue de dégager une solution pour son règlement, dans le cadre du mandat qui lui a été donné par les Chefs d’Etat africains, au dernier sommet d’Addis-Abeba, en Ethiopie.

 

 

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