C'est une forme d'exception française que Lyon aime par dessus tout. Tenus en échec mardi par le Real Madrid en 8e de finale aller de la Ligue des Champions (1-1), les Lyonnais n'ont toujours pas perdu en sept confrontations face au club espagnol multi-couronné en Europe.
Une statistique brillante qui offre une saveur toute particulière au match retour prévu le 16 mars au stade Santiago Bernabeu où les Lyonnais devront réaliser un nouvel exploit pour espérer la qualification.
Mais après les cartons en Ligue 1 contre Saint-Etienne (4-1) et Nancy (4-0), Lyon a prouvé qu'il était de retour en grande forme et peut regretter les occasions qui se sont présentés pour l'emporter. Les hommes de Claude Puel avaient sorti les crocs pour repousser les assauts de Cristiano Ronaldo, seulement dangereux sur un coup franc expédié sur le poteau (49e) puis sur un corner déposé sur la tête de Ramos qui expédie le cuir sur la barre de Lloris (50e).
Retour gagnant pour Benzema
Mais Karim Benzema s'est cruellement rappelé aux bons souvenirs de ses anciens coéquipiers et de Gerland. L'enfant du club, biberonné à l'OL avant de s'envoler pour la capitale espagnole à l'été 2009, a jailli du banc peu après l'heure de jeu. Quarante secondes après avoir remplacé Adebayor, l'ancien Gone profite d'un bon travail d'Özil et d'un relais de Ronaldo pour venir glisser la balle entre les jambes de Lloris (0-1, 65e). Le retour désespéré de Cris n'y peut rien.
Benzema restera comme le premier Madrilène a avoir inscrit un but à Gerland lors de la quatrième visite du Real dans le Rhône. « Je n'avais pas rêvé d'un meilleur retour, sourit l'avant-centre des Bleus. J'ai la chance de marquer tout de suite sur mon premier ballon. Je ne le célèbre pas parce que c'est contre Lyon, mon club, là où j'ai grandi. Mais c'est un but très très important. C'est bien de l'avoir marqué parce que Lyon a fait un très bon match. »
Lorsque Benzema ouvre le score, Lyon pouvait regretter le face à face perdu par Gomis face à Casillas (35e) et les innombrables centres de Gourcuff, Delgado ou Bastos qui ne trouvaient jamais preneur. Mais sur un coup franc de Pjanic dévié par Cris de la tête, Gomis battait Casillas de près d'un plat du pied appliqué (1-1, 83e) et offrait à l'OL le droit à rêver avant de s'envoler pour l'Espagne.
« Tout est ouvert, estime José Mourinho. Lyon a une équipe de qualité, expérimentée pour ces grands rendez-vous. Ce sera très difficile pour les deux équipes. Nous n'avons pas peur. Nous sommes bien sûr optimistes.»
leparisien