Le Ministère de la Santé vient de prendre la décision d’homologuer les prix de médicaments sur toute l’étendue du territoire national, à compter du 1er mars prochain. Cette décision mettra ainsi fin à l’anarchie qui régnait dans la fixation des prix de médicaments. Car, jusque-là, chaque pharmacie ou dépôt fixait les prix au gré de ses humeurs. D’où une course effrénée à la spéculation pour plus de profit au détriment des consommateurs.
La mesure, qui a été l’objet d’une large concertation avec les partenaires intervenant dans le secteur de l’importation et de la distribution, vient à point nommé et soulagera les populations qui étaient à la merci des vendeurs de médicaments qui prenaient leurs pharmacies comme des boutiques.
Le communiqué, rendu publique par le Ministère de la santé, indique que c’est pour enrayer l’anarchie dans le secteur pharmaceutique caractérisée par la non homologation des prix de médicaments, que le Ministère de la santé, après une large concertation avec les partenaires intervenant dans le secteur de l’importation et de la distribution, a pris la mesure d’homologuer les prix de médicaments sur toute l’étendue du territoire national.
En effet, depuis la disparition de l’Office National de la Pharmacie (PHARMARIM), en 1987, et suite à la libéralisation du secteur du médicament, l’année suivante, sur injonction des institutions du FMI, le secteur baignait dans une totale anarchie. Des sociétés de médicaments pullulèrent en violation des règles tant dans l’attribution des autorisations d’importation que de la fixation des prix. Et pire, les médicaments proviennent de partout mettant en danger la santé des citoyens, alors que l’Etat était incapable d’endiguer le phénomène. La corruption aidant, les contrevenants s’en tiraient facilement, et à bon compte.
THIAM Mamadou








