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La Politique dans le Monde

Toulouse. Al Jazeera s'interroge sur une éventuelle diffusion des images des tueries

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Al-Jazeera, qui a annoncé avoir reçu un montage vidéo des tueries de Toulouse et Montauban, s'interroge sur la diffusion ou non des images. La chaîne qatari a indiqué qu'elle prendrait sa décision dans la journée. De son côté, le père de Mohamed Merah, installé en Algérie, a affirmé vouloir porter plainte contre la France. Alain Juppé lui a conseillé de "se taire".

Le télégramme

EN DIRECT - TOULOUSE : l'assaut est imminent

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MINUTE PAR MINUTE. Depuis plus de 30 heures, les policiers cernent l'homme de 24 ans soupçonné d'être l'auteur des tueries de Toulouse et de Montauban.

Le Raid s'approche de l'immeuble où est retranché Mohamed Mehra.

Le Raid s'approche de l'immeuble où est retranché Mohamed Mehra. © Rex Features / SIPA


Depuis plus de 30 heures, le Raid encercle un immeuble situé au 17, rue du Sergent-Vigné dans le quartier de la Côte pavée à Toulouse. Une véritable guerre d'usure s'est engagée entre Mohamed Merah, 24 ans, qui se réclame d'al-Qaida, et les forces de police. L'individu est soupçonné d'être le tueur présumé dans la série d'assassinats hors du commun commis par un homme sur un scooter dans la ville de Toulouse et sa région. Le Point.fr vous fait suivre en direct l'opération en cours.

Retrouvez minute par minute le récit de la journée de mercredi

9 h 30. Trois brancards sont sortis par les pompiers devant l'appartement du forcené.

9 h 20. Les pompiers s'équipent.

9 h 10. Le ministre de l'Intérieur Claude Guéant arrive à proximité immédiate de l'immeuble où est retranché depuis 30 heures Mohamed Mérah. Il est accompagné du procureur de Paris, François Molins.

8 h 50. Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, estime sur Eruope 1 qu'il faut "faire la clarté" sur une éventuelle faille des services de renseignement dans la surveillance de Mohamed Merah, présumé coupable de sept meurtres à Montauban et Toulouse.

8 h 30. D'après les informations du Point.fr, les deux prochaines victimes de Mohamed Merah auraient dû être le chef de la BAC (brigade anticriminalité) de Toulouse et un fonctionnaire de la DCRI locale de confession musulmane.

8 h 25. D'après les informations du Point.fr, Mohamed Merah a acheté de nombreuses armes dans des cités près de Toulouse. Il aurait été formé par un mystérieux inconnu pas encore identifié, mais que la police recherche activement. Les hommes du Raid ont hésité à donner l'assaut, car, dans son appartement, le forcené a amassé un immense arsenal de guerre composé d'armes de toutes sortes et de grenades. Craignant un carnage, ils ont différé au maximum cette solution ultime.

8 h 20. D'après les informations du Point.fr, Mohamed Merah se serait rendu en 2010 au Pakistan pour épouser une Pakistanaise. Mais, à cause d'une banale infraction au Code de la route, il est expulsé du Pakistan vers la France. Malgré cela, il retournera clandestinement dans les zones tribales quelques mois plus tard. Le jeune homme aurait également, quelques mois plus tôt, obligé sa mère à épouser un islamiste rencontré en prison.

8 h 15. Plusieurs camions de pompiers prennent place rue du Sergent-Vigné. Un véhicule du Samu arrive sur les lieux aussi.

8 heures. Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, espère que Mohamed Merah est "encore vivant"dans son logement.

7 h 55. Mohamed Merah veut "mourir les armes à la main", indique Claude Guéant.

7 h 50. Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, affirme sur RTL qu'il n'y a eu "aucun contact" dans la nuit avec Mohamed Merah, qui est "entré dans une logique de rupture".

7 h 30. Mohamed Merah "semble dans une posture très fermée" et refuse de se rendre, indique une source proche de l'enquête.

6 h 40. Alors que le jour se lève, les policiers du Raid font détoner de puissantes charges près des fenêtres de Mohamed dans l'intention évidente de l'empêcher de dormir et d'ébranler sa résilience. Au même moment, un faisceau lumineux balaie la façade du bâtiment, où la police a fait couper l'eau, le gaz et l'électricité.

1 h 55. Une nouvelle détonation, précédée de deux apparents coups de feu, retentit près de l'immeuble où est retranché Mohamed Merah.

0 h 54. Selon notre envoyé spécial, les négociations ont repris à Toulouse entre les policiers du Raid et Mohamed Merah. Plus tôt dans la soirée, le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, et le ministre de la Défense, Gérard Longuet, avaient tous deux affirmé qu'ils voulaient éviter l'assaut afin que le suspect des tueries soit pris vivant et jugé.

0 h 27. Plusieurs sources policières ont confirmé que l'opération menée par le Raid avait commencé plus de 20 heures après le début du siège. Trois détonations ont été entendues par un journaliste de Reuters sur place et une source policière a indiqué que le Raid avait fait sauter une porte et créé une brèche dans un mur. "Le Raid a fait une brèche dans le mur pour avoir une meilleure vision sur l'appartement", a dit cette source, ajoutant que les policiers n'y étaient pas encore entrés. Selon une autre source policière, Mohamed Merah, un Français d'origine algérienne âgé de 24 ans, "repoussait de plus en plus l'heure de sa reddition, voire refusait de se rendre", ce qui a incité les autorités à faire monter la pression.

0 h 11. La police a donné l'assaut à l'appartement, selon des propos de l'adjoint au maire de Toulouse chargé de la sécurité, Jean-Pierre Havrin, rapportés par l'agence Reuters. "Les négociations sont terminées et l'assaut a commencé", a-t-il déclaré.

23 h 57. Deux sources proches de l'enquête se refusaient à parler d'assaut. "Il disait qu'il voulait se rendre, il a changé d'avis, on augmente la pression pour qu'il se rende", a déclaré l'une d'elles.

23 h 36. Trois violentes détonations ont retenti à 23 h 35. Il s'agirait, selon un spécialiste, du signe d'un assaut lancé par le Raid à l'aide d'explosions assourdissantes et incapacitantes. Généralement, selon un spécialiste, la première explosion est destinée à faire sauter la cloison du logement dans lequel est retranché l'individu visé par l'opération, les deux suivantes devant le sidérer et l'assourdir, le rendant pendant quelques instants incapable de réaction. Juste après ces détonations, un bref faisceau lumineux a été aperçu sur la façade. Aucun échange de tirs entre Merah et les forces de l'ordre n'a été entendu dans les dix minutes suivant ces détonations, avant qu'un éclairage plus intense de la façade ne soit mis en oeuvre.

22 h 10. L'éclairage public a été éteint vers 21 heures dans le quartier de Toulouse où Mohamed Merah, soupçonné d'être le tueur au scooter, est retranché depuis mercredi 3 heures. Vers 22 heures, des policiers casqués et munis de gilets pare-balles prenaient position, ont constaté des journalistes de l'AFP.

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Marine Le Pen décroche ses 500 signatures

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Marine Le Pen, le 8 mars à son siège de campagne.
Marine Le Pen, le 8 mars à son siège de campagne. (Photo Joël Saget. AFP)

La candidate du Front national à la présidentielle, Marine Le Pen, dispose des 500 signatures d’élus nécessaires pour concourir à l’Elysée et fera une annonce officielle de candidature ce mardi après-midi à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais), ont indiqué mardi des sources au FN.

«Je viens de l’avoir au téléphone. Elle me l’a confirmé», a également déclaré le président du comité de soutien de Marine Le Pen, l’avocat Gilbert Collard, dans l’émission les 4 Vérités (France 2). «Marine (Le Pen) entre maintenant dans la campagne […]. A partir de maintenant, elle est libérée de cette angoisse, de ce poids financier, elle va pouvoir dire à ses électeurs "je suis là"», a-t-il assuré.

Marine Le Pen avait déclaré à plusieurs reprises qu’elle n’était pas sûred’obtenir ces 500 parrainages et avait accusé les «grands partis» UMP et PS de pressions pour qu’elle échoue. «Il me manque encore une quinzaine de signatures», avait-elle dit dimanche. «Rien ne me permet aujourd’hui d’être rassurée

Lundi soir, dans l’émission Paroles de candidat sur TF1, le président-candidat Nicolas Sarkozy avait souhaité que Marine Le Pen «puisse avoir ses parrainages». Son adversaire PS, François Hollande, avait dit un peu plus tôt que «ce serait logique» qu’elle les obtienne.

Le FN proteste à chaque échéance présidentielle contre le système des parrainages d’élus et l’obligation de rendre publics les noms des élus qui acceptent de signer pour un candidat. Depuis 1988, Jean-Marie Le Pen avait néanmoins toujours réussi à obtenir les 500 signatures.

Les intentions de vote accordent à Marine Le Pen la 3e place lors du premier tour de la présidentielle, mais elle a vu ces dernières semaines s’allonger la distance avec Nicolas Sarkozy, son adversaire à droite. Selon un sondage Ifop pour Europe1-Paris Match-Public Sénat ce mardi matin, elle obtient 16% d’intentions de vote, loin derrière François Hollande (27%) et Nicolas Sarkozy (28,5%).

Le «ouf de soulagement» de son directeur de campagne

Florian Philippot, directeur de campagne de Marine Le Pen, a déclaré mardi matin sur RTL«C'est un grand ouf de soulagement et c'est une excellente nouvelle.»

«Non seulement pour nous, parce que ça y est, nous sommes enfin officiellement dans la course et nous pourrons enfin aller expliquer aux Français quel est notre projet, a poursuivi Florian Philippot. Mais c'est aussi une très bonne nouvelle pour la démocratie, parce qu'il était tout de même extraordinaire de penser un instant qu'un candidat qui représente près de 20% des voix au premier tour ne soit pas dans la course

«C'est une nouvelle campagne qui commence, il y aura beaucoup de joie et de contentement lorsque Marine Le Pen s'exprimera officiellement cet après-midi à Hénin-Beaumont», selon lui.

«Bon pour le débat démocratique»

Dominique de Villepin, candidat de République solidaire à l'Elysée, s'est réjoui mardi, «pour le débat démocratique», que Marine Le Pen ait obtenu ses signatures pour concourir à la présidentielle, lui-même en cherchant encore une quarantaine.

Interrogé par RTL sur cette annonce du FN, l'ancien Premier ministre a commenté : «Je m'en réjouis pour le débat démocratique. [...] C'est important que les points de vue qui sont les siens, qui ont un large écho dans la population française, puissent être présents lors de ce débat.»

Alors que la date-limite pour déposer ces signatures est le 16 mars, il a assuré avoir «passé la barre des 460 parrainages, avec toujours des difficultés qui ont été un peu accrues par les informations - les désinformations - du week-end, qui me donnaient rallié à Nicolas Sarkozy, qui me donnaient jetant l'éponge».

«Evidemment, tout ceci ne rend pas facile le travail de conviction auprès des maires», a observé le président de République solidaire.

Libération

Bruxelles : un imam tué dans l'incendie criminel de sa mosquée

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Un homme a mis le feu, lundi en fin d'après-midi, à une mosquée chiite d'Anderlecht, un quartier de la capitale belge. L'imam est mort tandis qu'une autre personne a été blessée au sein de l'édifice religieux, en partie détruit par les flammes.

Les secours ont été appelés vers 18h45, lundi, pour une intervention à Anderlecht. Une mosquée de ce quartier de Bruxelles, qui accueille une importante population d'origine immigrée et musulmane en particulier, a été en partie détruite par les flammes. "Il y a beaucoup de dégâts, apparemment toute la mosquée ou presque a brûlé", a expliqué une porte-parole de la police de la ville.

Une personne, née en 1965, est décédée dans l'incendie. La police a confirmé dans la soirée qu'il s'agissait de l'imam. Selon La Libre Belgique, il aurait succombé aux fumées toxiques, malgré les secours qui ont tenté de la réanimer pendant quarante minutes. Une autre n'a été que légèrement blessée, intoxiquée par la fumée dégagée par les flammes. "Un témoin a vu une personne mettre le feu", a indiqué la porte-parole, précisant qu"'un suspect a été interpellé sur place" et "pour nous, c'est le suspect" de l'attentat. Selon le bourgmestre d'Anderlecht, cité par l'agence Belga, l'incendie aurait été provoqué par un jet de cocktail molotov sur cette mosquée proche de la gare du midi dans la capitale belge, rue du Docteur de Meersman.

Premier attentat depuis 1989

Plusieurs dizaines d'habitants du quartier se sont rassemblés devant la mosquée après l'incendie. D'importants effectifs de pompiers et de polices étaient également sur les lieux. La ministre belge de l'Intérieur, Joëlle Milquet, a été "très choquée par les faits qui se sont produits" qu'elle a condamnés "avec fermeté et indignation". "Un homme est mort et c'est ignoble, rien ne peut excuser un tel acte", a écrit sur son compte Twitter Fadila Laanan, responsable politique locale qui s'est dite "scandalisée par cet attentat dans ma commune contre une mosquée".

C'est la première fois depuis 1989 qu'un attentat vise un représentant de la religion musulmane àBruxelles. Adbullah Muhhammad al-Ahdal avait été tué par balles, sans que l'auteur des coups de feu  n'ait jamais été retrouvé. Recteur de la Grande Mosquée de la capitale, il avait été abattu le 29 mars dans sa moquée. Un assassinat revendiqué par un groupuscule libanais pro-iranien qui lui reprochait d'être trop modéré et d'avoir rejeté la fatwa de mort à l'encontre de l'écrivain Salman Rushdie.

le 12 mars 2012 à 22:04
tf1

Pékin appelle Israël à cesser ses raids

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Pékin a appelé aujourd'hui Israël à interrompre ses raids aériens dans la bande de Gaza lancés en riposte aux tirs de roquettes palestiniens, et a souhaité un cessez-le-feu sur place.

"La Chine est préoccupée par la détérioration de la situation à Gaza. Nous appelons Israël à cesser ses raids aériens contre Gaza. Nous espérons que les parties concernées vont cesser les tirs afin d'éviter des victimes parmi les civils innocents", a déclaré le porte-parole de la diplomatie chinoise, Liu Weimin.

Le Figaro

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