Sunday, May 20th

FLASH INFO
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
VOUS ETES ICI

Egypte: La troisième audience du procès d'Hosni Moubarak a débuté

Envoyer Imprimer PDF
Note des utilisateurs: / 1
MauvaisTrès bien 

L'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, lors du premier jour de son procès au Caire, le 3 août 2011

L'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, lors du premier jour de son procès au Caire, le 3 août 2011 REUTERS TV

JUSTICE - Des témoignages capitaux sont attendus au procès de l'ancien «raïs» égyptien, qui se tient désormais à huis clos...

La troisième audience du procès d'Hosni Moubarak s'est ouverte ce lundi matin à l'Ecole de police du Caire, où l'ex-président égyptien est été transporté par hélicoptère, a-t-on appris auprès de témoins. Installé sur une chaise roulante, il a été conduit derrière les barreaux du box des prévenus. Lors des deux premières audiences, les 3 et 15 août derniers, l'ex-raïs âgé de 83 ans avait été transporté sur une civière.

Cette troisième audience doit permettre l'audition des premiers témoins. Quatre policiers doivent être appelés ce lundi à la barre, un mois après l'ouverture de ce procès. Renversé le 11 février dernier, l'ancien président égyptien est jugé pour corruption, détournement de fonds publics et meurtre avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement de contestation qui a provoqué sa démission et a fait, selon un bilan officiel, 840 morts.

Huis clos pour proteger les témoins

Les Egyptiens ont été stupéfiés par les images de l'ancien «raïs» tout-puissant, âgé de 83 ans, traîné sur une civière dans la cage du tribunal installé dans l'Ecole de police du Caire lors des deux premières audiences, les 3 et 15 août. Sur ordre du juge Ahmed Refaat, les retransmissions télévisées seront suspendues jusqu'à l'énoncé du verdict. L'une des raisons données par le président du tribunal est la protection des témoins. Lors d'une conférence de presse dimanche, des partisans de l'ancien raïs ont agressé un journaliste qui demandait aux avocats pour quelles raisons ils prenaient la défense de Moubarak.

Ce lundi matin, 150 partisans du président déchu se sont rassemblés devant l'Ecole de police. «Il nous a apporté 30 ans de protection. Moubarak, garde la tête haute!», ont-ils scandé. Un peu plus loin, d'autres manifestants hostiles au principal prévenu ont lancé des pierres en direction des forces de l'ordre. «Il doit être pendu. On ne veut pas d'autre report du procès», a déclaré l'un d'eux, venu pour l'occasion de Kafr el Cheikh, dans le delta du Nil.

«Prouver les charges contre Moubarak et les autres»

«Nous attendons d'entendre la déposition de quatre témoins à la demande de l'accusation afin de prouver les charges contre Moubarak et les autres», a déclaré Gamal Eïd, un avocat représentant 16 des 840 victimes de la répression. Il s'agit de quatre policiers, a précisé l'avocat, dont le général Hussein Saïd Mohamed Moursi, qui travaillait dans le centre opérationnel de la police lors du soulèvement.

Les trois autres témoins convoqués - Emad Badr Saïd, Bassim Mohamed el Otaify et Mahmoud Gala Abdel Hamid - sont également des policiers qui étaient présents dans cette même salle durant les 18 jours de la «révolution du Nil». Moubarak est jugé en même temps que ses deux fils Gamal, un temps considéré comme son dauphin, et Alaa, ainsi que l'ancien ministre de l'Intérieur Habib Adli et six hauts responsables de la police.

Dix avocats koweïtiens devraient rejoindre lundi l'équipe de défense de l'ancien président. Certains d'entre eux affirment qu'il s'agit d'un geste de gratitude à l'égard de Moubarak pour son soutien à la coalition rassemblée sous l'égide des Etats-Unis contre l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991. Lors d'une conférence de presse dimanche, des partisans de l'ancien raïs ont agressé un journaliste qui demandait aux avocats pour quelles raisons ils prenaient la défense de Moubarak.

B.D. avec Reuters
Commentaires (0)
Ecrire un commentaire
Vos détails de compte:
Commentaire: