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La Justice dans le Monde

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Etats-Unis: grâce refusée à Troy Davis à la veille de son exécution

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La justice américaine a refusé mardi la grâce de Troy Davis, un Noir condamné à mort en 1991 pour le meurtre d'un policier blanc et devenu un symbole de la lutte contre la peine de mort, à la veille de son exécution prévue en Géorgie (sud-est).

Manifestation devant l'ambassade des Etats-Unis à Rome contre l'exécution de Troy Davis, le 16 septembre 2011

AFP/Archives

"Le comité a refusé sa clémence", a indiqué dans un communiqué le comité des grâces de Géorgie.

La réunion de ce comité à Atlanta, la capitale de Géorgie, était considérée comme la dernière chance pour le condamné de voir sa peine de mort commuée en prison à vie, le gouverneur de l'Etat ne disposant pas du droit de grâce.

L'exécution de Troy Davis par injection mortelle est programmée mercredi à 19H00 (23H00 GMT) à la prison de Jackson, malgré des doutes sur sa culpabilité.

"Il est inconcevable que le comité des grâces ait refusé" d'empêcher l'exécution de Troy Davis, a réagi Amnesty International dans un communiqué, qualifiant cette décision "d'affront à la justice". "Amnesty International exhorte le comité à reconsidérer sa décision immédiatement", a ajouté l'organisation de défense des droits de l'homme.

Financements occultes : Robert Bourgi maintient

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  • Crédits photo : PATRICK KOVARIK/AFP

    Alors que la polémique enfle après les révélations de Robert Bourgi concernant des fonds occultes africains transmis à Jacques Chirac et Dominique de Villepin, l'avocat maintient. «Je confirme totalement, intégralement» l'interview donnée au Journal du dimanche , a -t-il déclaré à la radio RTL.

    Et pour répondre à ceux qui l'accusent de s'être livré dans la presse plutôt qu'à un juge, il déclare qu'il se tient «à la disposition de la justice». «Participer à une remise de mallettes - et je pouvais pas dire non - au président de la République, dans le bureau de Dominique de Villepin, en présence d'un chef d'Etat africain, je l'ai fait, mais vous n'empêchez pas ma conscience d'être agitée, j'étais troublé, j'en ai eu honte», a affirmé Robert Bourgi. «Je veux tourner la page du passé, un passé dont je ne suis pas très fier», a-t-il ajouté.

     

     

    Rober Bourgi, en mai 2010.
    Rober Bourgi, en mai 2010. Crédits photo : LUDOVIC MARIN/AFP

     

    L'ancien président de la république Jacques Chirac et son premier ministre Dominique de Villepin sont accusés par un des piliers de la «Françafrique» d'avoir reçu, par mallettes entières, des fonds occultes de dirigeants africains. Robert Bourgi, avocat d'origine libanaise, décrit dans le Journal du Dimanche des remises de fonds d'Afrique d'un montant «incalculable», dit-il, mais qu'il estime à «plusieurs dizaines de millions de francs par an». Il aurait agi personnellement auprès de l'ex-président et l'ex-premier ministre entre 1997 et 2005. «J'ai été le porteur de valises de Chirac puis Villepin», révèle-t-il.

    La noria de «valises» africaines aurait commencé, selon Robert Bourgi, en mars 1997 «le jour de l'enterrement de mon maître Jacques Foccart». Jacques Foccart créa à l'Elysée, sous de Gaulle, la «Françafrique», système très décrié de réseaux d'influence maintenus par Paris avec ses ex-colonies d'Afrique noire.

    «Villepinte» pour Villepin

    «Pendant 30 ans, Jacques Foccart (décrit comme «l'homme de l'ombre de De Gaulle» par le JDD, ndlr) a été en charge, entre autres choses, des transferts de fond entre les chefs d'État africains et Jacques Chirac. Moi-même, j'ai participé à plusieurs remises de mallettes à Jacques Chirac, en personne», déclare l'avocat.

    Les livraisons auraient pris fin en 2005 quand Dominique de Villepin a lancé abruptement, selon Robert Bourgi : «l'argent de tous les Africains sent le soufre». «Par mon intermédiaire», «cinq chefs d'état africains -Abdoulaye Wade (Sénégal), Blaise Compaoré (Burkina Faso), Laurent Gbagbo (Côte d'Ivoire), Denis Sassou Nguesso (Congo-Brazzaville) et, bien sûr, Omar Bongo (Gabon)» ont versé d'importantes sommes pour la campagne présidentielle de 2002, prétend l'avocat.

    Rendez-vous devant une boutique de fleurs, argent dissimulé dans des tambours africains, surnoms fleuris («Villepinte» pour Villepin, «Le Doyen» pour Jacques Foccart) émaillent ce récit circonstancié. Robert Bourgi, conseiller de Nicolas Sarkozy pour l'Afrique, exonère totalement le président qui lui aurait demandé de travailler pour lui, «mais sans le système de financement par ‘valises'».

    «J'ai décidé de jeter ma tunique de Nessus»

    Pourquoi cet homme de l'ombre rompt-il son long silence ? «J'en ai assez des donneurs de leçons et des donneurs de morale», explique-t-il au JDD, se présentant comme «déçu» et «humilié». «J'ai décidé de jeter ma tunique de Nessus, cet habit qui me porte malheur et que je n'ai jamais mérité», affirme-t-il encore, en référence à un épisode de la mythologie grecque, où Déjanire aurait envoyé une tunique empoisonnée à Héraclès.

    Dominique de Villepin a réagi en qualifiant dans le JDD les accusations de Bourgi de «fariboles». «Ces allégations sont mensongères et indignes», a déclaré dimanche sur France 3 l'ancien premier ministre. «On voit l'acharnement, la volonté de salir la présidence de Jacques Chirac». «Tout cela n'est pas un hasard et il y a sans doute également un écran de fumée», assure-t-il. Comme on lui oppose le luxe de détails que développe Robert Bourgi dans son interview, il lance: «La caractéristique des jolis scénarios, c'est qu'ils sont pleins de détails croustillants. Cela ne fait pas une vérité».

    Hollande demande à la justice une enquête

    Coïncidence de calendrier? Dominique de Villepin y voit au contraire un «mauvais coup», en lien avec la tenue du procès Clearstream et avec le jugement qui doit être rendu dans quatre jours. C'est mercredi que l'ancien premier ministre sera fixé sur son sort en appel, tandis que se poursuit le procès des emplois fictifs de la ville de Paris auquel Jacques Chirac est dispensé d'assister pour cause d'anosognosie.

    A gauche, François Hollande, candidat à la primaire socialiste, a demandé sur Canal + au Garde des Sceaux l'ouverture «d'une procédure judiciaire», qualifiant les faits de «graves infractions à la législation sur le financement des campagnes électorales et peut-être même davantage». François Hollande a aussi dit ressentir «de l'étonnement» à la lecture de l'interview de Robert Bourgi. «C'est un conseiller officieux, c'est lui qui est, auprès de Nicolas Sarkozy, en charge par je ne sais quelle mission, d'être la relation entre Nicolas Sarkozy et les chefs d'Etat africains», a-t-il souligné.

    Pour l'UMP, qui attend «des éléments de preuve» comme pour les deux président du sénat et de l'Assemblée nationale, Gérard Larcher et Bernard Accoyer, le seul débouché possible à toutes ces accusations est judiciaire. «Quand on a des choses à dire, on le dit devant la justice», a tranché Gérad Larcher. Interrogé sur l'éventuelle création d'une commission d'enquête parlementaire, le président de l'Assemblée a indiqué qu'il ne doutait pas «que l'une ou l'autre seront saisis».

  • le figaro.fr

Egypte: La troisième audience du procès d'Hosni Moubarak a débuté

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L'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, lors du premier jour de son procès au Caire, le 3 août 2011

L'ex-président égyptien, Hosni Moubarak, lors du premier jour de son procès au Caire, le 3 août 2011 REUTERS TV

JUSTICE - Des témoignages capitaux sont attendus au procès de l'ancien «raïs» égyptien, qui se tient désormais à huis clos...

La troisième audience du procès d'Hosni Moubarak s'est ouverte ce lundi matin à l'Ecole de police du Caire, où l'ex-président égyptien est été transporté par hélicoptère, a-t-on appris auprès de témoins. Installé sur une chaise roulante, il a été conduit derrière les barreaux du box des prévenus. Lors des deux premières audiences, les 3 et 15 août derniers, l'ex-raïs âgé de 83 ans avait été transporté sur une civière.

Cette troisième audience doit permettre l'audition des premiers témoins. Quatre policiers doivent être appelés ce lundi à la barre, un mois après l'ouverture de ce procès. Renversé le 11 février dernier, l'ancien président égyptien est jugé pour corruption, détournement de fonds publics et meurtre avec préméditation dans le cadre de la répression du mouvement de contestation qui a provoqué sa démission et a fait, selon un bilan officiel, 840 morts.

Huis clos pour proteger les témoins

Les Egyptiens ont été stupéfiés par les images de l'ancien «raïs» tout-puissant, âgé de 83 ans, traîné sur une civière dans la cage du tribunal installé dans l'Ecole de police du Caire lors des deux premières audiences, les 3 et 15 août. Sur ordre du juge Ahmed Refaat, les retransmissions télévisées seront suspendues jusqu'à l'énoncé du verdict. L'une des raisons données par le président du tribunal est la protection des témoins. Lors d'une conférence de presse dimanche, des partisans de l'ancien raïs ont agressé un journaliste qui demandait aux avocats pour quelles raisons ils prenaient la défense de Moubarak.

Ce lundi matin, 150 partisans du président déchu se sont rassemblés devant l'Ecole de police. «Il nous a apporté 30 ans de protection. Moubarak, garde la tête haute!», ont-ils scandé. Un peu plus loin, d'autres manifestants hostiles au principal prévenu ont lancé des pierres en direction des forces de l'ordre. «Il doit être pendu. On ne veut pas d'autre report du procès», a déclaré l'un d'eux, venu pour l'occasion de Kafr el Cheikh, dans le delta du Nil.

«Prouver les charges contre Moubarak et les autres»

«Nous attendons d'entendre la déposition de quatre témoins à la demande de l'accusation afin de prouver les charges contre Moubarak et les autres», a déclaré Gamal Eïd, un avocat représentant 16 des 840 victimes de la répression. Il s'agit de quatre policiers, a précisé l'avocat, dont le général Hussein Saïd Mohamed Moursi, qui travaillait dans le centre opérationnel de la police lors du soulèvement.

Les trois autres témoins convoqués - Emad Badr Saïd, Bassim Mohamed el Otaify et Mahmoud Gala Abdel Hamid - sont également des policiers qui étaient présents dans cette même salle durant les 18 jours de la «révolution du Nil». Moubarak est jugé en même temps que ses deux fils Gamal, un temps considéré comme son dauphin, et Alaa, ainsi que l'ancien ministre de l'Intérieur Habib Adli et six hauts responsables de la police.

Dix avocats koweïtiens devraient rejoindre lundi l'équipe de défense de l'ancien président. Certains d'entre eux affirment qu'il s'agit d'un geste de gratitude à l'égard de Moubarak pour son soutien à la coalition rassemblée sous l'égide des Etats-Unis contre l'Irak lors de la guerre du Golfe en 1991. Lors d'une conférence de presse dimanche, des partisans de l'ancien raïs ont agressé un journaliste qui demandait aux avocats pour quelles raisons ils prenaient la défense de Moubarak.

B.D. avec Reuters

La victime présumée de DSK s'entoure de deux avocats réputés

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Nafissatou Diallo, la victime présumée de Dominique Strauss-Kahn, s'est entourée de deux plusieurs avocats supplémentaires, souligne le journal Le Figaro, qui fait le point vendredi 27 mai sur la stratégie de la plaignante.

Parmi les avocats figure Norman Siegel. Selon Le Figaro, c'est une figure de la lutte pour les droits civiques. Sa présence indiquerait donc "que cette affaire pourrait prendre une tournure politique". Le second avocat, Kenneth Thompson, est un ancien procureur. Ce brillant avocat afro-américain de New York a évité la prison à nombre de prévenus, dont un faussement accusé de viols.

Il s'agit de "renforcer" l'équipe qui la représente au civil, afin d'examiner "l'utilité" d'une action en dommages et intérêts. Cette action "pourrait rapporter plusieurs millions de dollars à l'immigrée guinéenne", écrit Le Figaro, qui précise qu'elle dispose "d'un an après les faits pour lancer la procédure".

Une stratégie en deux temps

Le quotidien indique qu'il est peu probable qu'un procès civil soit ouvert dans un avenir proche, car "une telle procédure nuirait considérablement à la crédibilité de la jeune femme au pénal". "Si les avocats de la plaignante lancent une procédure civile, ceux de Dominique Strauss-Kahn seront en droit de dire aux jurés qu'elle est motivée par l'argent", estime Me Lefcourt, avocat pénaliste cité par le journal.

Un procès au civil entrerait dans les intérêts de la victime de DSK à plus long terme.

Le Nouvel Observateur

Jacques Vergès sur la Côte d'Ivoire: «Nous allons porter plainte la semaine prochaine en France pour crimes contre l'humanité»

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Créé le 20.04.11 à 15h52 -- Mis à jour le 20.04.11 à 17h43Maître Jacques Vergès dans son bureau à Paris, le 20 avril 2011.

Maître Jacques Vergès dans son bureau à Paris, le 20 avril 2011. A. GELEBART / 20 MINUTES

INTERVIEW – Jacques Vergès fait partie du collectif d'avocats chargés de défendre le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo, arrêté le 11 avril.

Il révèle que le collectif va défendre des familles de victimes des massacres de Duékoué et, dans ce cadre, porter plainte la semaine prochaine en France pour crimes contre l'humanité.

Il affirme également que le collectif a exclu mardi Me Collard. L'intéressé a démenti auprès de 20 Minutes, tout en décidant dans la foulée de se retirer du collectif. Jacques Vergès et Roland Dumas publient vendredi «Crimes et fraudes en Côte d'Ivoire» (ed. Edite)

Laurent Gbagbo est actuellement en résidence surveillée. Avez-vous des contacts avec lui?

Non, on n’a aucun contact et on ne sait pas où il est. On craint le pire. Surtout, il n’a pas de statut juridique : d’habitude, ou on est gardé à vue, ou on est inculpé, ce qui donne droit à des avocats, et là ce n’est pas le cas. C’est un no man’s land juridique. On ne sait pas à qui s’adresser pour avoir accès à lui. J’attends que le gouvernement Ouattara nous dise quel est le statut de Gbagbo.

Justement, Me Collard, lui aussi membre du collectif, a adressé une demande au président Alassane Ouattara pour l’autoriser à voir Laurent Gbagbo. Vous avez dénoncé cette initiative. Pourquoi?

A la suite de cette initiative, le collectif s’est réuni au complet mardi et a décidé à l’unanimité d’exclure Collard. Et ce pour trois raisons: d’abord parce que la lettre qu’il a adressée à Ouattara avait un ton très obséquieux, ce qui était une espèce de reniement. Ensuite parce que la démarche juridique est absurde et nulle: nous n’avons pas à demander à Ouattara un permis de visite. Si demain vous avez un ami en garde à vue, vous n’allez pas demander à Sarkozy un permis de visite! Enfin, à cause de l’indélicatesse du procédé, puisqu’il a écrit sa lettre en notre nom sans nous prévenir.

Vous êtes-vous expliqué avec Me Collard?

Non, ce n’est même pas la peine. Je n’ai pas besoin d’explications.

[Me Collard, que nous avons contacté, a démenti avoir été exclu du collectif, et jugé cette querelle «démodée et déplacée compte tenu des enjeux». Peu après, Alain Toussaint, représentant de Gbagbo en France et initiateur de ce collectif, nous a déclaré que Me Collard s’en retirait «compte-tenu des difficultés rencontrées avec Me Vergès» mais qu’il «continuerait à assurer la défense du couple Gbagbo et de leur fille» parallèlement au collectif. Un avocat ivoirien sera chargé de coordonner les actions des différents avocats.]

Avant d’être l’avocat de Gbagbo, vous étiez celui d’Ouattara…

Oui, j’étais son avocat quand [l’ex-président ivoirien] Henri Konan Bédié contestait sa nationalité. Celui qui m’a présenté Gbagbo, c’est Ouattara, il y a une quinzaine d’années, dans sa villa à Abidjan. A ce moment-là, Gbagbo soutenait Ouattara contre Konan-Bédié.

Le fait que vous l’ayez défendu auparavant vous est-il utile, d’une façon ou d’une autre, dans la défense de Gbagbo aujourd’hui?

Ça me permet d’anticiper ses réactions, et d’avoir une opinion sur lui qui ne soit pas schématique. Je ne l’attaque pas personnellement et ne lui fais pas un procès d’intention. Par exemple, je voudrais connaître son rôle dans le massacre de Duékoué, commis par des gens qui le soutiennent [au moins 330 personnes ont été massacrées dans cette ville entre le 27 et le 29 mars, selon l'Onuci, qui a accusé les forces pro-Ouattara d'être coupables de «la plupart» de ces crimes]. Je pense qu’il a droit à la présomption d’innocence, qu’il n’a pas donné l’ordre, mais qu’il l’a couvert. Ouattara est l’otage de bandes armées.

Vous avez dit début avril que vous comptiez porter plainte en France pour crimes contre l’humanité, mais vous avez reconnu que «pour l’instant, [vous n’aviez] pas d’élément». Qu’en est-il?

Nous avons des éléments. Le collectif a décidé mardi de porter plainte en France la semaine prochaine contre X pour crimes contre l’humanité, visant les forces rebelles et certains éléments de la force Licorne. Le collectif le fait dans le cadre de la défense d’une douzaine de familles de victimes des massacres de Duékoué. Le lien [permettant juridiquement de déposer cette plainte en France], c’est le fait que le chef de ces bandes, en tout cas le chef nominal, a une villa à Mougins et un appartement dans le 16e arrondissement à Paris, et que, d’autre part, les responsables de la force Licorne ont leur domicile en France. Le collectif, qui compte neuf membres mais devrait s’élargir, m’a chargé de rédiger cette plainte. Nous posons la question: qu’est-ce que la France [appelée à l’aide par l’Onuci le 3 avril] a fait pour protéger la population de Duékoué? L’objectif de notre plainte est de clarifier ce qui s’est passé, obtenir des sanctions et dédommager les familles des victimes.

Comment ces familles sont-elles venues jusqu’à vous?

(Il sourit) Oh, je ne vais pas les dénoncer… Mais on dispose de dizaines de documents fournis par nos correspondants sur place : témoignages des parents des victimes, des photos, des dates, des lieux… Et ça arrive tous les jours.

Recueilli par Faustine Vincent-20minutes.fr

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