Le sit-in pacifique organisé aujourd'hui par les proches des étudiants détenus suite aux récentes manifestations, devant le palais des justices de Nouakchott, a pris une tournure plus violente que prévue. En effet, selon certains témoins oculaires, plusieurs manifestants notamment femmes, ont organisé un rassemblement de soutien aux étudiants détenus selon eux, arbitrairement, qui devaient être présentés aujourd’hui devant le procureur de la République.
Après l’annonce du verdict consacrant la libération, d’une grande majorité des étudiants détenus sauf 6 d’entre eux, les policiers ont atterri sur les lieux pour disperser sans ménagement les manifestants, en grande partie des mères de famille, à coups de matraques et de grenades lacrymogènes. Bilan de cette charge policière, plusieurs femmes évanouies ainsi que des blessées. Une situation inhabituelle dans notre pays où généralement on accorde un grand respect pour les femmes. Une chose est sure, cette répression violente contre ces mères de famille, risque de faire sortir de leurs gonds bon nombre de personnes qui ont prévu de réinvestir les rues pour réclamer la libération des autres étudiants encore en détention. Par ailleurs, il faut souligner également qu'un menuisier et un mécanicien qui ont eu la malchance de se trouver aux mauvais endroits et aux mauvais moments, ont été également libéré aujourd'hui.
Parmi les étudiants libérés, certains sont revenus sur leurs conditions de détention qu’ils jugent effroyables et inhumaines avec notamment des sévices corporels et psychologiques des détenus à longeur de journée.
Ci-après la liste des étudiants déférés : Abderrahmane Camara, Boubacar Thiam, Moustapha Aly Thiam, Boubacar Diallo, Souleymane Kébé, Aly Idrissa Sow.
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