De sources généralement bien informées, indiquent la police vient de procéder à la libération de l’étudiant Ahmedou Ould Bouddah, leader d’un des syndicats estudiantins et activiste du mouvement du 25 février.
Rappelons qu’Ahmedou Ould Bouddha avait été interpellé le lundi 13 février dernier, alors qu’il était en compagnie d’un groupe d’étudiants qui se réunissaient au restaurant Phénicia de Nouakchott.
Cependant, d’autres étudiants du SNEM notamment, parmi lesquels des filles, sont toujours détenus et ce malgré la mobilisation de leurs proches qui réclament sans cesse leur libération. D’ailleurs, la liste des étudiants affiliés à ce syndicat, qui sont toujours en détention s’est encore allongée aujourd’hui avec l’arrestation d’une dénommée Aby Sow, qui venait juste de sortir de chez elle.
Il faut noter que certaines arrestations ont été opérées au cours de perquisitions dans les domiciles des étudiants. Cette vague d’arrestations dont la communauté estudiantine du pays est victime, a soulevé de vives condamnations et indignations de la part des organisations des droits de l’homme, des membres de la société civile et même les partis politiques, qui voient ainsi une opportunité de revenir sur le devant de la scène.
Pourtant, tout est parti de simples revendications formulées par les étudiants pour réclamer l’augmentation et la généralisation des bourses, la permission aux étudiants maitrisards d’accéder au master ainsi que la révision des critères d’inscription. Visiblement, ces revendications sont entrain de prendre une autre tournure qui risque de laisser des traces dont le pays pourrait bien s’en passer en raison de sa relative et fragile cohésion.
Ci-après les noms des étudiants toujours en détention :
Kady Kébé, Boubacar Diagana, Kadiata Ngaidé, Bouyagui Sall, Lô Idrissa Sow, papis Camara, Bouba Thiam, Amadou Tijane Sow, Bouba, Djiby Sall, Bady Sall, Kadiata Boubacar Bâ, Marième Ball, Coumbis Diop, Anthita Diagana, Amy Dieng, Hacen Lô et Haby Sow








